La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Catégorie : Hasta la musica siempre

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Hasta la musica siempre (Musique)

Salut les p'tits loubards ! Donbald 87 a fait découvrir un groupe local dans l'un de ses articles, il y a quelques temps (par ici) :

http://www.gameblog.fr/blogs/donald87/p_103727_music-archives-n-55-exceptionnellement-il-est-hors-categorie

 

Et bien, je vais, moi aussi, promouvoir un "artiste" bien de chez moi. Mais, je vous laisserais juge quant à la pertinence véritable de cet élan charitable...

Ah oui, que ceux qui aiment le flow bien ravageur, regardent avec attention, histoire de remonter leur moral...et que ceux qui haïssent le rap (comme moi), regardent aussi, c'est trop génial...

Sachez juste que ce type ce prend réellement au sérieux, et qu'il crie sur tous les toits, à qui veux bien l'entendre (et même les autres), qu'il est une grande star du rap sur le net...

Et on commence avec un Papa Noël qui pète...si, si, je vous assure...

Ne vous moquez plus jamais de votre conjoint(e) lorsqu'il(elle) chante sous la douche...plus jamais...

'Tain, le bus Carapine quoi... Si ça, c'est pas un nom de beauf...

Là, il fait ce que tout le monde fera en cachette... "La pêche est bonne ?!"

Mais...il rappe sur des chiottes ?! Et avec du pq dans la main en plus...

And last, but not least, voici une interview que je qualifierai de...très représentative intellectuellement du gaillard...et j'ai un bon médoc pour les spasmes...

 

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Hasta la musica siempre (Musique)

Gentil matin mes seigneurs ! Allez, je n'y tiens plus, je dois parler et terminer cet article sur ce groupe qui me procure, encore maintenant, une tonne de frissons. C'est parti pour une seconde dose de...

 

LE RENOUVEAU

Terminé le rock psychédélique, place au progressif qui prendra son essor dans les 70's, avec d'autres groupes mythiques. Pourtant, c'est bien du côté des Floyd que la surprise va arriver. Un tout jeune ingénieur du son, qui avait déjà travaillé sur d'autres oeuvres bien connues, se voit la tâche immense d'enregistrer ce qui devrait-être un album conceptuel, surtout au niveau du son. Des synthétiseurs plus présents, des sons éléctroniques, une ambiance glauque et futuriste, voici les maîtres-mots de Dark Side of the Moon (1973). Richard joue des ses claviers de manière si innovante, qu'il déclenchera un véritable mouvement musicale, notamment en Allemagne. Le succès sera énorme, avec 300 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Il atteind la troisième place, toutes catégories et années confondues. De plus, il restera dans le top 200 des charts américains durant...1007 semaines (rendez-vous compte, cela fait plus de 19 ans).

Money (1973)

Après un tel raz de marée, le groupe peine à se renouveller et perd toute inspiration créatrice. Ils décident donc de se lancer dans un autre album conceptuel avec, pour tout instrument, des ustensiles de cuisines et de maisons...mouais, ça, ce n'est pas une bonne idée, enfin c'est un peu trop tôt...

Heureusement, le quatuor se rend compte rapidement de l'erreur et se remettent à la composition "normale". C'est donc en 1975 que sort Wish You Were Here, avec une chanson divisée en deux parties (l'une constituant l'introduction de l'album, l'autre la conclusion). Et chaque partie se subdivise en plusieurs actes (symbolisés par un changement de rythme ou  d'instruments). Le morceau dure donc plus de 25 minutes en tout, et s'intitulera Shine on Your Crazy Diamond. Ce sera un vibrant hommage à Sid Barrett, l'ex-leader du groupe, qui s'est définitivement retiré de la scène musicale.

Shine on Your Crazy Diamonds (1975), concert de 1987

Puis, Animals sort dans les bacs en 1977. Critique acerbe du mouvement punk qui grandit en cette fin des 70's, c'est surtout une réponse aux détracteurs qui accusent de plus en plus les Floyd d'incarner le rock prétentieux. Comme son nom l'indique, il ne s'agit que d'animaux (de la ferme, sauf le chien) dans cette oeuvre. D'ailleurs, il n'y a que 5 chansons, et chacune arbore le nom d'un animal (Dog, Sheep, Pigs). Pour la sortie de cet album, le groupe commanda un cochon géant et gonflable. On le voit sur la pochette du disque, en fond...

 

ANOTHER BRICK

Et c'est en 1979 que sort l'autre grosse production des Floyd, The Wall. Ils y décrivent la dérive d'une rock-star, coupée du monde et de ses proches, qui construira un mur invisible entre lui et ses fans. L'accent rock (et même un peu hard-rock quelquefois) y prédomine, laissant un peu de côté les synthés. Et trois ans plus-tard, Alan Parker sortira un film, inspiré de l'album. On y verra Bob Geldof en musicien maudit et abruti par la drogue, tombant lentement mais inexorablement dans l'enfer de la dépression. Sur ces deux oeuvres, on peut y découvrir des titres mythiques comme Another Brick in the Wall, Comfortably Numb ou encore Hey You (magnifique, mais qui n'apparaîtra pas dans le film). Le film, justement, contient peu de dialogues (et ils ne sont pas conventionnels), et alterne des scènes filmées reprenant les chansons de l'album, et des animations.

Sheep (1977)

Après une pause bien méritée, et des tensions de plus en plus ingérables au sein du groupe, Roger Waters décide de sortir un ultime album. Portant le nom de Final Cut, interprété par Pink Floyd, il n'en demeure pas moins qu'une oeuvre totalement personnelle. On y découvre des chansons (toutes interprétées par Waters) sur les frustrations de ce dernier, notamment la mort de son père durant la guerre. D'ailleurs, l'album entier lui est dédié. De plus, le titre "When the Tiger Broke Free" apparaît dans le film The Wall.

Another Brick in the Wall part 2 (1979), version du film

Dorénavant, Waters pense sincèrement qu'il est l'unique force créatrice du groupe, et ne pouvant dissoudre la formation, il part de lui-même en 1985, étant persuadé que ses ex-compagnons ne survivront pas sans lui...dommage, ce fut le contraire en fait. En effet, il rencontre le succès en reprenant en concert les titres des Floyd (notamment en organisant un concert géant lors de la chute du mur de Berlin, accompagné d'une pléthore d'artistes connus). Par contre, aucun des ses albums solo ne restera dans les annales

 

IL EST OU LE GENIE ?

Au début, chaque membre pense également que le groupe ne peut survivre sans Waters. C'est pourquoi ils se concentrent sur des carrières solo. Mais en 1986, Guilmour a la riche idée de reformé le groupe pour un projet commun, sous le nom de Pink Floyd. Mais c'était sans compter un Waters amer qui entamera des poursuites quant à l'utilisation du nom de la formation. En 1987, A Momentary Lapse Of Reason sort sous le nom Pink Floyd, malgré les poursuites de l'ex-membre. Mais comme aucun n'est doué pour l'écriture, ils seront épaulés par quelques sommités du monde musical. Par contre, la musique est de Guilmour. Et il faut dire que la sauce prend finalement. Certes, on est loin des compositions géniales de Waters, mais l'album tout entier tient la route avec des riffs de guitare percutant, et des musiciens additionnels qui assurent le spectacle sans aucun problème. Toutefois, les chansons sont bien plus conventionnelles, et on ne retrouve pas les circonvolutions habituelles.

Not Now John/Fletcher Memorial Home (1983)

Ensuite, c'est une grande tournée qui démarre, laissant de côté les albums studio. A l'occasion, un double album est produit sur le concert, nommé Delilcate Sound of Thunder (pour les noms, ils sont toujours productif en tous cas) en 1988. Roger waters est remplacé par un certain Guy Pratt à la basse...

En 1994, les Floyd renoueront avec le succès artistique et commercial avec The Division Bell. Sur cet ultime album, on y découvre les talents d'écritures de la femme de David Guilmour. Et c'est complètement soudés que les membres décidèrent de ne plus produire d'album depuis, bien qu'ils continuent à se produire sur scène de temps à autres. D'ailleurs, ayant fait la paix avec Waters, ils se regroupent régulièrement en concert...

Learning to Fly (1987)

 

DISCOGRAPHIE : Darkside of the Moon (1973), Wish You Were Here (1975), Animals (1977), The Wall (1979), Final Cut (1983), A Momentary Lapse Of Reason (1987), Delicate Sound of Thunder (1988), The Divison Bell (1994), Pulse (1995).

Marooned/Come Back to Life (1994)

 

PETITES ANNECDOTES (ET OUI ENCORE) :

- L'ingénieur du son sur Darkside of the Moon, c'est Alan Parsons, dont vous trouverez un article ici : 

http://www.gameblog.fr/blogs/masahiko666/p_102584_alan-parsons-project

- Dans l'album Wish You Were Here, on y voit l'un des premiers dessins-animés en 3D (fait enièrement à la main, ce n'est donc pas de la vraie 3D), dans Welcome to the Machine.

- Le cochon-zeppelin perdit son fil le reliant au sol et fut retrouvé dans un champ de Canterbury

- Au départ, ce n'est pas The Wall qui dut voir le jour, mais un album sur les peurs et les fantasmes de Roger Waters. Il sortira ce denier par la suite lorsqu'il quittera le groupe.

- Malgré des compositions sympathiques, la carrière solo de Waters ne décollera jamais. Je conseille tout de même Amused to Death, dont la chanson éponyme est jolie...quoique quelque peu déroutante.

- En 1987, Richard Wright ne rejoint pas tout de suite le groupe, et ne participe pas à l'album. Pourtant, il y sera crédité (il a eu des ennuis avec la justice, de par Waters).

- En 1996, Pink Floyd entre au Rock'n Roll Hall of Fame, un musée dédié à cette musique aux States.

- Syd Barrett est mort le 7 juillet 2006, des suites d'un cancer du pancréas. Richard Wright décède le 15 septembre 2008 après un court combat contre le cancer.

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Hasta la musica siempre (Musique)

Hey, hey, hey à tous ! ! ! Il y avait longtemps que je n'avais pas parlé musique (enfin pas tant que ça, en fait). Alors, pour reprendre le clavier, je vais m'attaquer à un groupe que tous guitaristes ou bassistes (et même claviéristes ou batteurs d'ailleurs) se doit de connaître et d'essayer. Et comme le groupe est plus que mythique, je vais le faire en deux parties. Place donc aux gigantissimes, aux excellents, aux Dieux vivants (ou presque)...

UN RIEN DEFONCE

Formé en 1965 en Angleterre, Pink Floyd (qui ne veut pas du tout dire Flamand Rose, puisque le flamand se dit "flamingo" en anglais) est un groupe de musique de type psychédélique-rock. Emmené par le guitariste et chanteur Sid Barrett, le succès est juste d'éstime au début, et la formation devient l'un des groupes underground de la scène londoniène. Mais très rapidement, le comportement difficilement gérable de Barrett conduit les autres membres à le remplacer par un autre guitariste de talent. Simplement relégué à un remplacement de fortune pour démarrer, David Guilmour prendra petit à petit la place du meneur emblématique en tant que guitariste.

Arnold Layne (1967)

Par la suite, ce sera Roger Waters (à la basse) qui prendra les rênes du groupe, en signant quasiment tous les textes. Les autres musiciens (Richard Wright aux claviers et Nick Mason à la batterie) s'occuperont de la partie instrumentale qui leur incombera.

 

LES ANNEES 60

Mais revennont aux 60's et aux délires incompréhensibles de Sid Barrett. Prenant de plus en plus de drogues dures (notamment du LSD), les compositions du meneur s'en ressentent énormément, avec des chansons très psychédéliques (Arnold Layne, Interstellar Overdrive, See Emily Play,...). Le style plait moyennement au départ, et le succès est modeste. Pourtant, les boîtes de nuit controversées de l'époque semblent en faire une sorte d'érigie.

The Nile Song (1968)

Malheureusement, en 1968, les prises bien trop fréquentes d'acide provoquent chez Sid un dépression nerveuse, ce qui le rend de moins en moins performant sur scène. Pour pouvoir assurer le spectacle, Waters invite un ami d'enfance, David Guilmour, à le remplacer lors des concerts. Mais pour ne pas froisser Sid, ils joueront à cinq durant quelques mois, ce dernier n'ayant plus aucune prestance. Puis, il quittera la formation de son propre chef, sortira deux albums solo et se retirera de la vie musicale...

 

LES ANNEES WATERS

Après ce départ, somme toute peu catastrophique pour les flamands, Waters prendra la tête du quatuor et signera presque toutes les paroles. Et pour ne pas ébranler les fans, la musique restera principalement psychédélique, mais offrira des riffs de guitares plus soignés. Par contre, les délires incompréhensibles seront toujours d'actualité, avec une ambiance très beatnick.

Et pour repartir du bon pied, Pink Floyd signera en 1968 la bande originale du film "More" (Barbet Schroeder). Il y raconte la descente aux enfers d'un journaliste, éprit d'une jeune et jolie droguée. On y retrouve donc la patte Barrett, mais aussi une petite incursion dans le hard-rock (avec Nile Song). Ensuite, c'est un album concept, Ummagumma (1969) qui voit le jour. On y retrouve un mélange de prestations live et de musiques conceptuelles. Enfin, Atom Heart Mother sort en 1970. Les influences psychédéliques ne suivront pas, le groupe décidant de rentrer plus dans la mouvance rock-progressif.

Set the Control for the Heart of the Sun (1968)

En 1971, c'est au tour de Meddle de nous chatouiller les oreilles. Et c'est avec lui que Pink Floyd souligne son nouveau son, un peu de planant, mais surtout des riffs de guitares complexes. Et des compositions qui s'éloignent des standards de l'époque, avec notamment Echoes, qui dure plus de 23 minutes. Enfin, nous terminerons cette partie avec une autre bande sonore d'un film de Schroeder, "La Vallée". Cette-fois, il s'agit plus d'un film-documentaire racontant le voyage de jeunes gens dans la jungle amazonienne. Film à caractère écologique, on y voit la vie d'une tribu indigène.

La suite, et l'apogée du groupe avec une vraie révolution, une porchaine fois...

Free Four (1972)

DISCOGRAPHIE : Piper at the Gates of Dawn (1967), A Saucreful of Secrets (1968), More (1968), Ummagumma (1969), Atom Heart Mother (1970), Meddle (1971), La Vallée (1971), Obscured by Clouds (1972).

 

PETITES ANNECDOTES

- En fait, Waters, Guilmour et Barrett habitait la même ville.

- Le nom du groupe rappelle l'importance de la mouvance rythm'n blues et jazz du rock.

- En plein concert, Sid Barrett aurait arracher les cordes de sa guitare et aurait prit la fuite.

- Les films "More" et "La Vallée" sont disponibles en DVD (ouais, je les ai), mais sont très bizarres en fin de compte.

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Hasta la musica siempre (Musique)

Ah, la mode des gothiques... Beaucoup pensent que cela date depuis la fin des années 90, avec l'arrivée de Marylin Manson. Mais que nenni, bien avant la naissance de ce personnage bas en couleurs (et peu enclin à faire valoir la musique glauque, c'est mon avis personnel), il y avait un homme, plutôt petit, il est vrai, mais tellement excellent... Alors, vous prendrez bien un peu de cette fiole de...

 

T'AS PAS L'AIR EN FORME...

Ce groupe, qui débuta sa carrière dans les années 70, et le fruit de quelques adolescents anglais, en 1973. Robert Smith et ses amis du collège (ainsi que son frère et sa soeur), donnent un concert dans l'établissement. Par la suite, ils montent un autre groupe qui n'aura pas vraiment de succès, mais qui posera les bases de ce que sera par la suite la bande à Smith.

Et c'est en 1978 que The Cure né véritablement, avec Robert Smith à la guitare, Lol Tolhurst à la batterie et Michael Dempsey à la basse. Le trio signe chez Fiction Records, petit label naissant, avec lequel il restera fidèle jusq'en 2001. Avant de sortir un album, le premier single (assez controversé) donne le ton de compositions totalement dans le contre-courant disco de l'époque, et par la suite, la new-wave qui propose des mélodies pop et plutôt rythmées.

Boy's Don't Cry (version remixée)

Killing An Arab est tiré du livre d'Albert Camus, L'étranger. D'ailleurs, le partie d'extrême droite britanique a tenté de s'approprier cette chanson qui ne prône absolument pas la violence envers les personnes d'origine arabe.

 

NON FRANCHEMENT, T'AS L'AIR UN PEU MALADE, MEC

Et déjà, Robert Smith annonce la couleur (enfin si je peux m'exprimer ainsi), en se grimant en blanc, avec une chevelure en bataille et des fringues noires. Clairement, il lance la mode du gothique, en plein milieu de la mouvance punk, disco et le début de la new-wave. Culotté quand-même...

L'album qui suivra, n'est pas celui que l'on pense, car il s'agit de Three Imaginary Boys, en mai 1979. Et puis, très rapidement, Boys Don't Cry sort un mois plus-tard, un 45 tours très apprécié par les fans. Le clip, montrant trois enfants jouer à la place des membres, sera reprit en 1986 lors du remix (minimaliste) du hit. A l'arrière plan, on peut voir le trio véritable, sous forme d'ombre.

A Forest (avec un Robert sans maquillage)

Du coup, l'album éponyme sort en 1980, et remporte un bon succès. Pourtant, il reprend les singles du premier opus, ainsi que trois autres titres sortis en 45 tours.

 

LE DEBUT DE LA COLD WAVE

C'est de cette manière que The Cure définit sa musique, de la new-wave très sombre, très froide. Les spécialistes musicaux classeront même ce genre comme étant de la musique pour dépressifs, voire pour suicidaires.

Seventeen Seconds sort en avril 1980 (rapidement, encore une fois). Il sera enregistré et mixé en 6 semaines. C'est dans cet album que sortira le premier succès britannique du groupe, intitulé A Forest. Petite annecdote amusante du clip vidéo (quoique), on y voit un Robert Smith non-maquillé, et totalement inexpressif... Et c'est en 1981 que nait le troisième album, Faith. Ce dernier est encore plus sombre que les précédents.

The Caterpillar

En 1982, c'est le tour de Pornography de voir le jour, album le plus sombre selon Robert Smith, lui-même. Mais comme la mouvance Gothique se rapproche assez du néo-romantisme (très en vogue en ce début des années 80), le succès sera toujours au rendez-vous, même si cette atmosphère oppressante ne plaît pas à beaucoup de fans du groupe.

 

TIENS, VOILA UN PETIT CACHETON POUR TE REDONNER DU PEPS...

Après une série de concerts éprouvants, la formation décide de prendre un peu de repos, et l'album suivant, The Top, ne verra le soleil qu'en 1984. Avant, des singles sortiront dès 1983, comme Let's Go To Bed, The Lovecats, et The Walk. Ce dernier 45 tours fit la part belle aux synthétiseurs et aux boîtes à rythmes. D'ailleurs, ces trois musiques sont bien plus dansantes que les précédentes. Les fans sont pris à contre-pied, pensant que le mélange pop-gothique/new-wave est définitivement perdu.

In Between Days (hyper simple à jouer à la gratte)

Puis, en 1985, The Head On The Door vient les rassurer. Toujours plongé dans une mouvance assez rythmique, les clips sont, quant à eux, très sombres et très...bizarres. Il suffit de voir Close To Me pour s'en convaincre, bien qu'il soit réellement réussi. Des mélodies bien plus simples et accessibles pour le public font surface, à l'instar de In Between Days, et son riff de guitare accoustique simpliste, mais entraînant. D'autres incursions sont au programme, comme un peu de flammenco (The Blood), ou de musique aux accents asiatiques (Kyoto Song). Mais la patte gothique déprimante reste tout de même de mise, avec, notamment, Sinking...

C'est le début du "réveil" du groupe, avec des musiques plus punchies. En 1987, "Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me" nous propose toujours des mélodies variées et entraînantes, comme Just Like Heaven, tout en gardant un peu de mélancolie. A savoir que cette chanson fut origninellement composée pour l'émission Les Enfants Du Rock, qui a toujours soutenue la formation britannique.

Lullaby (j'adore ce clip)

Mais The Cure n'oublie pas ses fans de la première heure, en sortant en 1989, Desintegration. L'oeuvre est bien plus mélancolique ici, et les fans y verront un retour aux sources plus que bienvenu. Les officionados plus recents ne bouderont pas leur plaisir non plus... La première chanson, Lullaby, propose des sons très dépressifs, et un clip vraiment magnifique, récompensé d'ailleurs aux Brits Awards. Il sera parodié par Les Inconnus, pour la petite histoire...

 

MAIS T'ES PAS ENCORE TOTALEMENT GUERRI MON AMI

Début des années 90, une radio éphémère voit le jour : Cure FM. Elle sera animée par les membres du groupe eux-mêmes, et n'aura pour but que de promouvoir le nouvel album...enfin nouveau, c'est vite dit... Il s'agit, en fait, de remix d'anciennes chansons. Sobrement appelé Mixed Up, cet opus n'aura pas un bon accueil par la critique, mais marchera auprès de la nouvelle génération qui voyait en The Cure un groupe trop gothique, et peu enclin à franchir cette nouvelle décennie.

Lovesong

1992, un vrai nouvel album voit le jour, et Wish reprend les compositions hautes en couleurs, avec des guitares de plus en plus présentes. The Cure devient plus un groupe Pop-rock dorénavant. Les clips sont également plus simples, et moins torturés, comme le prouve l'excellent "Friday, I'm In Love".

C'est à ce moment que le groupe commence à décliner, malgré le virage prit. Car il faudra attendre 4 années pour voir le prochain opus, Wild Mood Swings. Le son décousu et les compositions bien trop longues seront descendus par la critique et les fans, assez injustement d'ailleurs (mais ça, c'est un avis très personnel).

Friday, I'm in Love

Par la suite, d'autres albums ont vu notre monde cruel, mais je dois dire que l'intérêt est, pour ma part, peu réveillé. Il s'agit, pour la plupart, de clônes déjà entendus auparavant...

DISCOGRAPHIE : Three Imaginary Boys (1979), Seventeen Seconds (1980), Faith (1981), Pornography (1982), The Top (1984), The Head On The Door (1985), Kiss Me Kiss Me Kiss Me (1987), Desintegration (1989), Mixed up (1991), Wish (1992), Wild Mood Swings (1996), Bloodflowers (2000), The Cure (2004), 4:13 Dream (2008).

MEMBRES : Robert Smith (guitares, chants, claviers) - Simon Gallup (basse) - Roger O'Donnel (claviers) - Jason Cooper (batterie) - Reeves Gabrel (guitare)...et plein d'autres en fait...

 

Petites anecdotes :

- Robert Smith a participé au concert de David Bowie pour ses 50 ans.

- Boy's Don't Cry n'est pas le premier opus du groupe, contrairement aux idées reçues. D'ailleurs, il ne fut pas un si grand succès lors de sa sortie, mais en eu bien plus lors de sa réédition en 1986.

- A Forest est le seul clip d'époque où l'on peut voir un Robert Smith naturel...et ça fait assez bizarre.

- Même si on pourrait le penser, Robert Smith n'est pas homosexuel (loin de là). Il est d'ailleurs marié à Mary Poole, qu'il a rencontré au collège (si c'est pas mignon, ça).

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Hasta la musica siempre (Musique)

Guten tag à tous ! Aujourd'hui, un groupe de musique bien plus connu va être (un peu) décortiqué par mes soins... Des mélodies qui restent encore dans nos mémoires, des clips vraiment novateurs, mais un nom qui ne dira peut-être pas grand chose... Faites place au grand :

DANS LA DECHE

Euh, ouais, on ne voit pas grand chose sur ce logo. Comprenez donc Dire Straits...

Ce groupe mythique, surtout pour les joueurs de guitare, avait pourtant très mal débuté sa carrière. Son nom veut tout simplement dire "dans la dèche", ou "raide fauché" (en traduction littérale). Et c'est bien de cette façon que les quatre comparses commencèrent. 

Sultans of Swing (live 1983, date de 1978)

En 1977, Mark Knopfler est journaliste sans le sou en Angleterre, lorsque son frère, David, lui présente un bassiste, John Illsley. Les trois amis aimeraient vivre de leur musique, mais les temps sont durs, entre les groupes émergents à succès immédiat et les autres qui ont droit au piston.

C'est cette même année que Mark composera l'hymne du groupe, Sultans of Swing, qui ne connaitra pas un franc succès au début. Un disc-jockey passera la bande plus-tard sur les ondes, sans en prévenir les musiciens au préalable, et cet évênement les conduira à signer cinq albums avec Phonogram.

 

LA RANCON DE LA GLOIRE

C'est en 1978 que le premier album, sommairement appelé Dire Straits, sortira dans les bacs. Et le succès est quasi-immédiat, car tous les musiciens (Pick Witers à la batterie les a rejoint entre-temps) sont de premier ordre, surtout Mark et ses solos de guitares hallucinants.

Once Upon A Tme In The West (1979)

Influencé par la country et le blues, le leader du groupe se place a contre-courant des standards de l'époque qui délivrent du gros sons, et n'utilise qu'un son clair (ou légèrement saturé quelquefois). Mais cela n'émpêche pas la formation de sortir un deuxième album l'année suivant, "Communiqué". Le succès est aussi au rendez-vous, car les compositions sont assez proches du premier opus, mais sont aussi plus travaillées. Le seul reproche que l'on puisse faire, est cette voix peu mélodieuse de Mark, qui chante tout de même juste.

 

PUISQUE TU PARS...NOUS ON CONTINUE

En 1980, David Knopfler décide de quitter le groupe, après des divergences (jalousies) avec son frère. Il veut également partir en carrière solo (qui débutera plus-tard, et ne comportera pas vraiment de succès). Bref, c'est à trois que Dire Straits continue l'aventure et pond le très excellent "Making Movies", aux accents un peu plus rock. Mais les compos sont toujours aussi alambiquées (que ceux qui ce sont cassés les doigts sur Romeo and Juliet lévent le moignon). Et surtout, les morceaux commencent à dépasser les durées standards (Tunnel of Love, notamment).

Romeo And Juliet (1980)

Puis, en 1982, freinant un peu le rythme des sorties d'albums, nous voyons "Love Over Gold". La production est loin de ce que l'on connait habituellement, car il n'y a que 5 titres dessus (allant de 7 minutes à plus de 15 minutes). De plus, il devait y avoir un sixième titre, offert finalement à une certaine Tina Turner pour relancer sa carrière (ah les femmes, incapables de faire les choses toutes seules...). Et les plus de trente ans se souviendront peut-être de la fin du morceau intitulé "Private Investigations" (sublîme qui plus est), qui fut reprit durant un bon moment comme musique d'une publicité pour une banque qui prônait "le bon sens près de chez vous". Et puis, cet album donnait une place bien plus prépondérante pour les sons accoustiques (de guitare surtout). Bref, un opus magistral...

Private Investigations (1982)

 

L'AIRE DU NUMERIQUE

Par la suite, en 1983, un double-album live vit le jour, appelé "Alchemy". Dans cette oeuvre, on peut y entendre quelques faces B (dont le génial "Two Young Lovers"), mais surtout la première musique de film composée par Mark Knopfler (Local Hero, un film absolument pas connu), et un remix de Portobello Belle, qui sera choisi ensuite dans la compilation fin des années 80.

Après...ah, après, voit le jour l'album le plus mythique, le plus connu, le plus...tout, du groupe. En 1985, "Brother in Arms" nous gâte les esgourdes avec plusieurs titres énormes, et des collaborations logiques et bien trop rares malheureusement. Devrais-je parler de "Money for Nothing", avec son intro gratée de folie et la voix hallucinante de Sting (oui, oui, le leader du regretté Police) ? Et surtout, du premier clip en images de synthèses générées par ordinateur ? Mais encore, le premier clip vidéo diffusé sur la chaîne MTV ? Et enfin, l'un des premiers albums gravés sur disque laser (le cd, quoi) ? Non, je n'en parlerais pas du tout...

Money For Nothing (1985, choix discutable, mais je me devais de mettre ce clip mythique)

A savoir que, dans cet album, il y a une chanson qui reverra le jour au début des années 90, et contribuera au nouveau succès du groupe.

A ce moment, les musiciens décident de faire une pause, bien méritée, et se sépare provisoirement jusqu'en 1988, où ils donnent un concert gigantesque en l'honneur de Nelson Mandela, en compagnie d'Eric Clapton, ami de Mark (et dire que je l'avais en cassette audio ce live...).

 

UN RETOUR EN DEMIE-TEINTE

C'est en 1990 que Dire Straits se reforme, avec la collaboration de Jeff Porcaro, batteur de Toto (rien que ça), et sort, en septembre 1991, "On Every Street". Le succès est moindre, mais les clips vidéo et quelques compositions sympathiques auront raison des consommateurs qui accueilleront cet opus les bras ouverts (notamment, le clip de "Calling Elvis", et les membtres du groupe caricaturés en marionnettes, façon Bomber X).

Calling Elvis (1991)

Puis, en 1993 un dernier album live sort, sous le nom "On The Night".

En parallèle, Mark Knopfler travaillera sur plusieurs projets (deux musiques de films), mais aussi à la compositon d'un groupe de country/blues. C'est en 1990 que les Notting Hillbillies sortent leur unique album "Missing...Presumed Having A Good Time". Ils y retracent la vie des esclaves noirs et l'histoire des Amériques. Pour ceux qui aiment le genre, cet album est excellent, et a remporté un beau succès.

Your Latest Trick (live 1993, mais date de 1985)

Après l'aventure Dire Straits, le guitariste emblématique débuta une carrière solo en 1996, mais ne remportera pas autant de succès qu'avec Dire Straits. Il y fera plusieurs incursions dans le monde Country/blues, mais sans plus de chance...

DISCOGRAPHIE : Dire Straits (1978), Communiqué (1979), Making Movies (1980), Love Over Gold (1982), Alchemy (live 1983), Brother in Arms (1985), On Every Street (1991), On The Night (1993). Mais aussi, Local Hero (1983), Cal (1984), Missing...Presumed Having A Good Time (Notting Hillbillies, 1990), Neck and Neck (avec Chet Atkins, 1990), Golden Heart (1996), Sailing to Philadelphia (2000), Shangi-La (2004), Get Lucky (2009), Privateering (2012). Cette seconde partie est une discographie sélective, il existe d'autres albums et collaborations.

Membres de Dire Straits : Mark Knopfler (guitares, chant) - David Knopfler (guitares, chant additionnel) - John Illsley (basse, chant additionnel) - Pick Witers (batterie) - Alan Clark et Guy Fletcher (claviers).

Telegraph Road (live 1983, date de 1982)

Quelques annecdotes en plus :

David Knopfler commença une carrière solo en 1983, mais je ne connais qu'un seul de ses albums (Lifelines, en 1991, opus bien symapthique). Il dispose d'une voix très proche de celle de son frère...

Le groupe fut élu le plus modeste des années 80 par plusieurs magazines spécialisés dans la musique, mais également par Le Monde.

Le premier album compilatoire, appellé Money For Nothing, comporte le remix de Portobello Belle datant de 1979, chanson qui remporta plus de succès que l'originale.

Enfin, les symbôles mythique du groupe sont la Fender rouge de Mark, son bandeau fluo sur la tête et son personnage affublé des vêtements de Mark, mais sans visage ni corps...ouais, c'est bizarre ce truc...ce sera d'ailleurs l'image de la pochette de l'album de compilation vu juste au-dessus...

Ah oui, et Mark Knopfler a cette particularité de jouer sans médiator, même avec une gratte électrique...il dira dans une interview qu'il n'a jamais ressenti l'utilité d'en utiliser, mais qu'il reconnaissait que ce petit morceau de plastique (ou de nylon, voire de métal) formait un sacré booster de son...

Dire Sraits :  (de gauche à droite) John Illsley, Mark Knopfler, Pick Witers, David Knopfler.

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Hasta la musica siempre (Musique)

Souvent, le hard-rock est une mouvance musicale venant des pays anglo-saxons, ou américains. Mais là, nous allons simplement traverser la frontière orientale de notre beau pays pour accueillir l'un de mes groupes préférés...

AU COMMENCEMENT, UN SIMPLE PROJET

Mekong Delta est un groupe de hard venant tout droit du pays de la Ruhr. Il vît le jour en 1985, et avait pour ambition de supplenter tous les autres groupes du même style, du moins ceux qui s'inscrivaient dans la production indépendante. Lancé par Ralf Hubert, la formation sera rapidement rejointe par d'autres musiciens assez talentueux dans le domaine.

True Lies (1988)

Désireux d'entretenir un certain mystère quant à ce groupe naissant, chaque membre utilisait un pseudonyme, plutôt que leur véritable identité. Le premier album sort en 1986, et prend simplement le nom du groupe. Puis, en 1988, The music of Erich Zann voit le jour. Avec ces deux premiers opus, le ton est donné, et on y ressent bien les effluves de Dark Fantasy (type de littérature propre à ce qu'on pourrait définir par du fantastique sombre, Lovecraft en étant le plus bel exemple).

 

ON RESTE DANS LE CONCEPT

Puis, en 1990, le chanteur du moment quitte le groupe, car il ne pouvait pas s'identifier au virage que semblait prendre ses compatriotes. L'américain Doug Lee prendra sa place et réenregistrera Dances of Death, un opus qui proposera des mélodies et des paroles bien plus crues et qui fera entrer le groupe dans la mouvance death-métal. En effet, si la voix du chanteur reste dans les standards du genre, les riffs de guitares sont, quant à eux, bien plus punchy, voire carrément dévastateurs. De  plus, l'introduction de l'album est une suite de plusieurs morceaux se suivant, et dure près de 20 minutes.

Transgressor (1990)

Au même moment, le mystère des noms des musiciens commenca réellement à se faner, ce qui mena la formation à organiser quelques séries de concerts. Puis, en 1992, Kaleidoscope attérit dans les bacs de tous les bons disquaires. Il contient une reprise du groupe Genesis, Dance on a Volcano.

Ensuite, en 1993, une étrange (mais très bonne) idée traverse l'esprit de Mekong Delta : sortir un album sur différentes musiques classiques, en réarrangeant le tout à la sauce métal (exercice déjà utilisé avec Night on a Bare Mountain, sur l'album Dances of Death). Il s'intitulera Classics.

 

UNE EQUIPE QUI GAGNE

Cette idée étant largement plébiscitée par les fans de métal, la prochaine oeuvre, Vision Fugitives datant de 1994, reprend également un titre classique à sa sauce.

Night on a Bare Mountain (1990/1993)

Puis, en 1996, Pictures at an Exhibition reprend le principe de Classics, et propose des musiques symphoniques en riffs majeurs. Et comme sont aîné, il ne sera qu'instrumental.

S'ensuit une grande traversée du désert pour le groupe, qui alimentera bien des rumeurs, dont la mort du membre fondateur, Ralf Hubert. Mais en 2005, Hubert se voit contacter par Peter Lake, un guitariste, afin de reconstruire Mekong Delta. Deux ans plus-tard, Lurking Fear vient lécher délicatement nos oreilles. Puis, en 2010, c'est au tour de Wanderer of the Edge of Time de nous bercer les esgourdes.

Dance on a Volcano (1992)

Un prochain album est en préparation, et devrait voir le jour cette année, et s'appellera In a Mirror Darkly.

Membres : Ralf Hubert (basse), Wolfang Borgmann (chant jusqu'en 1990), Doug Lee (chant depuis 1990), Reiner Kelch (guitare), Franck Fricke (guitare), Jörg Michael (batterie et percussions).

Discographie : Mekong Delta (1987), The Music of Erich Zann (1988), Principle of Doubt (1989), Dances of Death (1990), Kaleidoscope (1992), Classics (1993), Vision Fugitives (1994), Pictures at an Exhibition (1996), Lurking Fear (2007), Wanderer of the Edge of Time (2010), In a Mirror Darkly (2014).

Dances of Death (1990), si vous avez un peu de temps devant vous...

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Hasta la musica siempre (Musique)

Et si on saupoudrait ce monde de musique de brute avec un peu de folle douceur ? Et oui, il n'y a pas que les chevelus et les chanteuses françaises qui savent hurler dans un micro, il y a aussi une charmante américaine qui risque bien de nous étonner...

 

TI AMO TANYA

Belly est un groupe formé en 1991 dans le Massachussets par Tanya Donelly et Fred Abong. La jeune femme dispose d'une voix assez particulière, car elle est capable de monter assez haut, caractéristique qu'elle n'utilisera pas tout de suite par ailleurs.

Feed the tree (1993)

Avant de se lancer dans une carrière bien à elle, Tanya était guitariste dans le groupe The Breeders (the last splash) avec Kim Deal (ex-bassiste des Pixies). C'est en rencontrant des amis d'enfance qu'elle décida de former son propre groupe, dont elle sera considéré comme le leader.

Slow Dog (1993, live)

Le visage d'ange de Tanya lui confère d'emblée des critiques assez venimeuses de la part des journaux spécialisés, considérant qu'une femme si jolie ne pouvait pas emmener un groupe au firmamant des rock-stars.

 

PREMIER ALBUM TOUT EN SCHYZOPRENIE

Star est le premier opus du groupe, qui n'en contera que deux (plus une compilation, mais cela ne compte pas). Il sort en 1993 et les compositions très grunge se mèlent largement avec des sons bien plus psychédéliques. On sent que la chanteuse n'ose pas trop donner de la voix, et privilégie les riffs de guitares issus de groupe comme Nirvana ou Pixies. Bref, le groupe n'y met pas trop les formes, et tente de surfer sur la vague grunge du moment, qui s'essoufle pourtant.

Superconnected (1995), ma préférée...

Pourtant, quelques singles sortent du lot et entrent dans les charts anglais et américains, comme "Feed the Tree" ou "Slow Dog" (numéro 1 en Grande-Bretagne). Et le concert qui s'en suivra sera supporté par Radiohead, rien que ça...pas mal pour un début...

 

PUIS NOS TYMPANS VONT SE SOUMETTRE

En 1995, fort du succès du premier album, Belly sort une seconde et ultime oeuvre, King. La bassiste du moment sera remplacé par Gail Greenwood, jeune femme qui épaulera Tanya dans les chants (et de fort belle manière). La musique est ici bien plus rock, et l'accent est misé sur la voix de Tanya et les paroles plus recherchées.

Now they'll sleep (1995)

Mais ce virage un peu plus commercial ne leur réussit pas très bien, malgré que des singles se classent encore dans les charts, et que des vidéos bien plus élaborées inondent les chaînes musicales. De plus, Belly accompagnera REM en tournée, ce qui n'est pas rien...

Afin de dissoudre le groupe, Tanya aurait délibéremment rôté lors d'un concert, et ce pour montrer qu'elle désirait poursuivre une carrière solo.

Judas my heart (1995)

Discographie : Star (1993), King (1995), Sweet Ride (compilation, 2002).

Membres : Tanya Donelly (chant, guitare), Thomas Gorman (guitare), Chris Gorman (batterie), Fred Abong (basse, 1993), Gail Greenwood (basse, 1995).

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Hasta la musica siempre (Musique)

Attention chers amis et lecteurs, je commence cet article par une mise en garde toute particulière. Que les âmes sensibles et les fans de musiques électroniques passent leurs chemins, car voici venu de la musique de (très) gros énervés. Vous voici prévenus...place à 

INTELLIGENCE BIEN CACHEE

La création de ce que l'on appelle encore aujourd'hui le Death-métal est due, selon ces dires, par un américain : Chuck Shuldiner. Seul membre permanent du groupe Death dont il changera à chaque album la composition, ne trouvant jamais de réels musiciens capables de suivre son évolution constante, le jeune Chuck était, en fin de compte, un enfant surdoué.

Né à Long Island, il déménagea rapidement en Californie avec sa famille. Il se mit à la guitare acoustique dès l'âge de neuf ans, après le décès brutal de son frère. Mais au bout d'un an, il décide de stopper ses cours, car cela ne lui plait pas du tout. Pour satisfaire leur fils, ses parents lui achètent une guitare électrique qu'il apprécie bien plus.

Peu enclin aux études, il lâcha également son parcours scolaire secondaire, décision qu'il regrettera plus-tard. Pourtant, en discutant avec des psychologues, il découvrit qu'il était, en fait, un surdoué, ce qui expliqua son ennui profond à l'école.

 

VOIX DE TROGLODYTE

Avant de fonder le groupe Death, Chuck créa Mantas qui ne restera pas dans les annales. Et c'est en 1983 que Death vit le jour officiellement. Mais le premier album ne sortit pas avant 1987. Scream Bloody Gore donna tout de suite le ton, avec des riffs de guitares violents, des solos très rapides et une rythmique proche des 300 bpm. Mais c'est incotestablement la voix du chanteur qui laissera les plus grosses traces dans les méandres boueuses du hard-rock.

Baptised in Blood (1987), la plus violente de toutes.

Chuck ne fait pas que crier, il hurle comme un damné et le son caverneux de sa voix nous rappelle les cris gutturaux des pires monstres de nos cauchemars d'enfants. Pire encore, il racle le fond de sa gorge ce qui ne manque de provoquer des saignements. Cet album est, sans aucun doute, l'un des plus violents de toute la musique.

Beyond the Unholy Grave (1987)...celle-là aussi est très violente.

Ensuite, les bacs accueillent le deuxième opus du groupe, Leprosy, en 1988. Sa voix est déjà un peu moins percutante, mais il continue à gueuler (ou à dégueuler, c'est selon les points de vue) comme après une cuite carabinée.

 

ON SE CALME SIOUPLAIT

Par la suite, nous pûmes écouter Spritual Healing en 1990, où les compositions du chanteur/guitariste devenu culte prennent des allures plus modestes. Les paroles sont moins gores, et les circonvolutions orales sont plus travaillées, avec des prises de position personnelle. Mais Chuck continue à pousser des hurlements de bêtes féroces de temps à autres, histoire de ne pas oublier ce que l'on a dans les oreilles. Cet album est considéré comme plus mature.

Together as One (1991), live en 1998. Il n'a plus de voix du tout...

Ensuite, et très vite, Human naît en 1991. Encore une fois, le mono-membre perpétuel a l'air de se calmer, et il ne crie plus comme avant, mais garde sa voix grave. Les riffs sont moins violents, et les solos de guitares bien plus élaborés. Et on y retrouve toujours des prises de position de la part du musicien, en faveur notamment pour le suicide assisté (ou l'euthanasie si vous préférez).

Left to Die (1988) live.

A ce moment, les sorties d'albums commencent à s'espacer avec Individuel Thoughts Pattern en 1993, Symbolic en 1995 et The Sound of Perseverance en 1998. Ici, on retrouve les même patterns que ceux de Human et la folie qui semblait toujours vivante s'amenuise brusquement.

Chuck Shuldiner est mort le 13 décembre 2001, des suites d'un cancer de la nuque. Il avait pourtant réussi à s'en débarasser, mais le coût des opérations le ruina quasiment, et il ne put honorer ses dettes chirurgicales. Heureusment, la communauté métalleuse était là et après quelques concerts de charité, l'idole beuglante put payer les médecins.

Mais un malheur n'arrive jamais seul, le cancer récidiva deux ans plus-tard, et les hopitaux refusèrent la chirurgie (qui aurait du le sauver pourtant), par manque d'argent. Mais il se battit jusqu'au bout, bien que la fin était inéluctable...

Spiritual Healing (1990)

Dans une dernière interview, Chuck déclara avec une certaine fiérté qu'il ne prit jamais de drogue, mise à part un peu de canabis dans sa jeunesse. Il est mort à 32 ans...

Discographie : Scream Bloody Gore (1987), Leprosy (1988), Spiritual Healing (1990), Human (1991), Individual Thoughs Pattern (1993), Symbolic (1995), The Sound of Perseverance (1998).

Formation : Chuck Shuldiner (hurlements, guitares, basses), Chris Reifert-Bill Andrews-Chris Reinert (batteries), Rick Rozz-James Murphy-Paul Masvidal (guitares), Terry Buttler-Steve Digiogio (basses), entre autres...

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Hasta la musica siempre (Musique)

Résumé de l'épisode précédent : Fish s'en est allé du groupe pour poursuivre une carrière solo, laissant les fans orphelins d'un show-man d'exception.

De gauche à droite : Peter Trawavas, Mark Kelly, Steve Rothery, Steve Hogarth, Ian Mosley 

 

MARILLION SEEKS VOCALIST

C'est par cette petite annonce dans un journal musical que le groupe organise des auditions. Pour le moment, la partie chant des concerts est assurée bien difficilement par Peter Trawavas, qui, s'il a d'incontestables capacités de chanteur, n'a en rien la prestance physique de Fish sur scène.

Conscient qu'il faut absolument tourner la page des années 80 et que la musique change rapidement en cette veille des 90's, la formation veut un vrai nouveau chanteur. Malheureusement (et prévisiblement), des dizaines de clones de Fish font leur apparition, allant jusqu'à singer sa tenue vestimentaire et en forçant l'accent écossais. Un ami leur parle alors d'un jeune chanteur/claviériste dont le groupe vient de spliter, qui veut arrêter la musique pour subvenir aux besoins de sa nouvelle famille. Ce dernier convainc sans problème les membres du groupe.

The Uninvited Guest (1989)

Toutefois, ce ne sera pas le cas pour les fans. Quand bien même Steve Hogarth possède une voix magnifique et riche, il ne saura jamais égaler le charisme de Fish. Ce qui divisera la communauté, scindant les pro-Marillion en fans de Fish et en fans de Hogarth.

En 1989, Season's End voit le jour. S'il reprend quelques arrangements propres aux albums précédents, il s'inscrit d'emblée dans une mouvance bien plus rock-progressif. Les musiques sont plus rapides ou plus lancinantes, les paroles bien plus simples à comprendre, la composition plus commerciale. Finis les circonvolutions littéraires et poétiques, place au langage qui parle tout de suite aux masses populaires.

 

SUR LES TRACES D'UN CHANGEMENT

Par la suite, Holidays in Eden nait en 1991, et conforte la musique de Marillion dans le rock-progressif, en y incluant des samples (morceaux de musiques enregistrés par ordinateur ou synthé). Steve Hogarth y développe grandement sa voix, et en fait un instrument de musique à part entière. Le crédo du groupe dorénavant sera de maximiser chaque intervention des différents instruments. Bref, les musiciens ne doivent pas disparaître derrière le chanteur.

Cover my Eyes (1991)

Mais voilà, Marillion n'a pas perdu de vue son passé et ses concept-singles. Donc, il pond en 1994 Brave, un album expérimental, comprenant des chansons se suivant et souvent à tiroir. La durée de certains singles est aussi hors concept commercial, avec des titres dépassant les 12 minutes quelquefois. Le clip est aussi expérimental, car il s'agit en fait d'un film retraçant le parcours d'une jeune fille rejetée par sa famille et mal dans sa peau.

Bridge/Living with the Big Lie live (1994, live en 2004)

Puis, en 1995, sort Afraid of Sunlight. Dans cet album, on retrouve les accents très rock-progressif, et Marillion entre de plein pied dans cette nouvelle musique des années 1990/2000. Les guitares sont près des standards rock/grunge de l'époque, ce qui renforce le côté commercial des compositions. Et puis c'est dans cet opus que Steve Hogarth (dit H dorénavant) commence enfin à faire découvrir sa voix aux tonalités hautes et percutantes. L'album ne comprend que 8 chansons, mais elles dépassent toutes les 6 minutes. Et les claviers sont de plus en plus présents, prenant un peu le pas sur la guitare de Rothery.

 

AUTOPRODUCTION

C'est après Afraid of Sunlight que Marillion quitte sa maison de production (EMI) et créé son propre label (Racket Records). Le premier opus sort en 1997 sous ce label. This Strange Engine n'atteind pas un gros succès, compte tenu de ses accents très accoustique (la mode étant aux concerts unpplugged, donc sans instruments éléctriques). Sous la grande idée de Kelly, le groupe décide de communiquer largement par le biais d'internet, y incluant des ventes de singles et d'albums, mais aussi de goodies (tee-shirt, casquettes, et autres vêtements pour commencer, mais aussi places de concerts).

Under the Sun (1998, live en 2013)

En entrant dans cette ère web, Marillion surfe largement sur ce monde geek qui s'offre à eux. Et les albums suivants le soulignent bien, avec Radiation en 1998 et Marillion.com en 1999. La composition est bien moins mature et bien plus commerciale qu'auparavant. On sent l'influence des autres groupes comme Radiohead par exemple.

En 2001, Anoraknophobia renoue largement avec les fans de la première heure, en proposant des inspirations bien plus novatrices. Certes, on reste dans du rock-progressif assez commercial, mais les paroles et la musique semblent se rapprocher avec les circonvolutions "Fishiennes". Et puis la formation y inclue également beaucoup de fun et de folie, ce qui accentue ce côté concept qui est cher à ses années 80.

Between You and Me (2001)

Dans la même mouvance, Marbles attérit dans les bacs en 2005 et affiche une durée totale de  1 heure et 40 minutes, pour 15 titres. Les musiques y sont plus psychédéliques et beaucoup de fans y retrouvent les prestations scéniques de Fish.

 

CA PLANE POUR MOI

Ensuite, deux albums aux sonorités planantes viennent grossir les rangs. Somewhere Else (2007) et Hapiness is the Road (2009) prennent les fans à contre-pied et s'inscrivent dans des catégories proches des standards du moment (Radiohead, encore eux). L'image populaire du groupe revient en force, après avoir reconquit les férus de Marillion des 80's.

The Invisble Man (2005)

Et la tactique marche bien, puisque les journaux spécialisés se remettent à parler du groupe en termes élogieux (il était temps). En parallèle, les albums et singles sortent sur les plates-formes de téléchargement, car Marillion ne croit plus trop aux ventes de Cd. Encore une fois, la stratégie s'avère payante et les ventes s'envolent enfin.

Et enfin, le dernier album du groupe sort en 2012 avec Sounds That Can't be Made. Le retour aux sources est au programme.

Parallèlement au travail avec Marillion, Steve Hogarth part dans un trip solo en sortant un album de son côté, en accord avec ses compatriotes musicaux. Ice Cream Genius, en 1997, accuse un simple succès d'estime, mais prouve bien que Steve est aussi talentueux sans son groupe.

Discographie : Season's End (1989), Holidays in Eden (1991), Brave (1994), Afraid of Sunlight (1995),  Made Again (1996, live), This Strange Engine (1997), Radiation (1998), Unplugged at the Walls (1998, live), Marillion.com (1999), Anoraknophobia (2001), Anorak in the UK (2002, live), Marbles (2005), Marbles Live (2005, live), Somewhere Else (2007), Hapiness is the Road (2009), Less is More (2009, reprises accoustiques), Sounds That Can't be Made (2012). 

Formation : Steve Hogarth (alias H, chant, guitare, claviers), Peter Trawavas (basse, chant), Steve Rothery (guitare), Mark Kelly (claviers, chant), Ian Mosley (batterie, percussions).

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Hasta la musica siempre (Musique)

Bonjour à tous et à toutes. Aujourd'hui, nous allons nous attaquer à un mythe anglo-écossais du rock-alternatif (accentué de new-wave) que peu de gens connaissent en définitive. Et comme il y a pas mal de choses à dire, cet article sera divisé en deux parties...et ça tombe bien, il y a deux formations...

En haut : Pete Trewavas, Mark Kelly. En bas : Steven Rothery, Fish, Ian Mosley.

 

UN PHENOMENE BIEN SINGULIER

Marillion ne s'est pas toujours appellé comme cela, car au départ, son nom fut Silmarillion, nom emprunté à un roman de Tolkien (pour l'influence folklorique). Fort d'une musique punchy, le groupe manquait tout de même d'un chanteur charismatique, puisque ce poste était occupé par le bassiste.

La formation initiale de 1978 était : Doug Irvine (basse, chant), Steven Rothery (guitare), Mick Pointer (batterie) et Mark Kelly (claviers). Très rapidement, les quatres comparses furent associés comme les clones officiels de Genesis (à juste titre). Mais faute d'un vrai chanteur, le groupe décide de passer des auditions, et engage un jeune vocaliste de talent venant d'écosse, Derek William Dick, alias Fish

Assassing (1984)

Malheureusement, il n'est question que de concerts et de quelques singles enregistrés à la va-vite pour le moment, ce qui fatigue largement Doug Irvine, qui sera remplacé au début des années 80 par Peter Trewavas. Puis, c'est au tour du batteur de se faire la malle. Ian Mosley prendra sa place. Voila, la formation définitive est enfin sur pied, mais en ce début des 80's, il n'y a toujours pas d'album en préparation.

 

DE L'ART DE SE PLANTER

D'ailleurs, pour le moment, Marillion ne fait que des premières parties de groupes plus connus. Et comme ces derniers sont dans la mouvance hard-rock, nos cinq potes sont catalogués comme tels, et sont également jugés par la presse spécialisée dans la musique d'énervés.

Pseudo Silk Kimono/Kayleigh/Lavender (1985). On peut sentir la tension entre Fish et Kelly...

Et le premier album, après un tournée de 30 concerts dans tout le Royaume-Uni (Ecosse et Irlande compris), sort enfin en 1983. A l'intérieur, on retrouve les singles préalablement composés comme Garden Party et He Knows, You Know. Bref, Script for a Jester's Tears est une réussite totale, avec des paroles très alambiquées et une musique torturées au possible.

L'année suivante, le deuxième album sort, et Fugazi s'inscrit pleinement dans le répertoire du premier. Des textes compliqués et des musiques loin des standards de l'époque, affichant tous une durée de plus de 5 minutes, atteignant même quelquefois les 8 minutes. Néanmoins, malgré cet aspect peu commercial de prime abord, cet opus est un succès.

 

EXPERIMENTAL

C'est à partir de ce moment que Marillion décidera de tester des chansons lors de ses concerts, afin d'analyser les réactions du public. Par exemple, en 1984, Fish teste plusieurs fois une chanson à tiroir de plus de 15 minutes qui sera, par la suite, sur l'album suivant intitulée Kayleigh/Lavender/Heart of Lothian (qui seront en fait trois chansons se suivant).

He Knows, You Know (1983)

Et donc, en 1985, le public voit sortir le troisième opus de la formation, Misplaced Childhood. Ici, Fish parlera, pour la première fois, de son enfance et de ses amours déçus. Une oeuvre plus marquée et personnelle donc.

Et c'est maintenant que les choses vont s'accélérer. Fort d'un succès grandissant, mais pas vraiment prévu, Marillion va commencer à enchaîner les dates de tours un peu partout en Europe, mais aussi aux States. Et cela ne s'arrangera pas, au vu de la pénétration phénoménale de ce dernier album dans les charts mondiaux, mais surtout Américains.

 

UNE FIN PREVISIBLE

Fatigué par les concerts, les interviews et ses disputes incessantes avec les autres membres du groupe, notamment avec Mark Kelly, Fish est considéré comme le leader du groupe, et relègue, sans le vouloir, le reste de la formation à un backing-band. C'est donc dans ce climat de tension que sort, dans la douleur, Clutching at Straws en 1987. Bien plus mature et adulte, cet album parle de faits de société comme les sans-abris ou la dépendance aux drogues et à l'alcool. Un succès encore plus grand, grâce notamment à la plus grande accessibilité des compositions.

Incommunicado (1987)

En 1988, le groupe s'enferme dans un château écossais pour pondre un cinquième opus, Vigil in a Wilderness of Mirrors. Mais il ne sortira jamais, tout du moins pas sous le nom Marillion, car Fish quittera brusquement la formation. Fatigué de devoir faire des concerts de plus en plus gigantesques, de prendre toutes sortes de produits dopants, afin de satisfaire leur manager du moment, Marillion se sépare donc de son chanteur emblématique.

Script for a Jester's Tears (1983)

Par la suite, Fish continuera une carrière solo peu productive au final, car il sortira ce qui aurait du être le cinquième album du groupe en son nom. Heureusement, avant cette séparation qui laissera des millions de fans orphelins, un double album live sortira sous le nom Thieving Magpie, reprenant Misplaced Childhood au complet.

Par bonheur, Marillion ne se disloquera pas, au contraire, il évoluera...

Discographie : Script for a Jester's Tears (1983), Fugazi (1984), Real to Reel (Live 1984), Misplaced Childhood (1985), Clutching at Straws (1987), B'sides Themselves (1988, compilation de chansons en face B), Thieving Magpie (Live 1988).

Formation définitive : Derek William Dick, dit Fish (chant), Peter Trewavas (basse, chant additionel), Steve Rothery (guitare), Mark Kelly (claviers), Ian Mosley (batterie, percussions).

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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