La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Catégorie : Vieille nouveauté

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Salut les petits loubards crieurs ! Etant donné que ça fait un très long moment que je suis sur le jeu, arrêtant momentanément mes parties pour les reprendre ensuite, à ne plus trop savoir où je me me trouve dans l'histoire, il serait peut-être temps que je parle de ce monument du jeu vidéo qu'est : 

 

DES DEBUTS PROMMETTEURS

Et bien oui, comme tous les opus de la saga Elder Scroll, vous commencez l'aventure emprisonné (je ne dis pas en prison, car dans le troisième épisode, nous sommes sur un bateau, et dans celui-ci, sur une charette). Donc, vous vous réveillez hébétez, embrumé, dans l'incompréhension totale, avec quelques compagnons, fraîchement arrêté par les gardes de Bordeciel, en route vers un destin qui s'annonce plus que funeste. En effet, vos nouveaux "amis" ne semblent pas très optimistes quant au déroulement prochain des événements. Il y a même un rebelle qui vous parle d'éxecution sommaire, c'est dire...

Et en arrivant à votre destination finale, en effet, vous voyez un joli billot maculé de sang, un gigantesque homme arborant une grosse hache rougeâtre et tout une péthore de gardes en armures, semblant être une sorte de tribunal ardent qui aurtait déjà statué sur votre sort. Ouais ! C'est la fête ! ! ! En descendant du chariot, et après avoir entendu quelques insultes gratuites de la part des habitants du patelin arriéré, visiblement heureux de la prochaine représentation, vous voici placé confortablement sur un bout de bois d'une chaleur presque surnaturelle...ou due au liquide rouge et chaud de vos prédecesseurs, près à sentir la lame brûlante vous conduire directement vers les bras reposant de Morphée, et ce pour l'éternité.

Chaque ville ou village comporte ses protagonistes vacant à leurs occupations

C'est à ce moment que, venant de nulle-part, un rugissement de bête se fait entendre, laissant pantois tous les protagonistes de la scène. Après avoir repris quelque peu leurs esprits, et juste avant la sentence fatale du bourreau qui s'impatiente, un autre rugissement revient, suivi, cette fois-ci, par l'auteur de ce dernier... Un beau dragon gigantesque et pas content du tout. Et c'est qu'il commence à enflammer tout ce qui bouge en plus, cet abruti... Non, mais ça ne va pas la tête ! !

 

ENCORE UN ELU ?!

Ni une, ni deux, vous arrivez, non sans l'aide du rebelle, à vous extirper des liens qui vous embêtent, et vous fuyez à toutes jambes (que faire d'autre...). Dans une habitation, temporairement à l'abris du méchant monstre, vous pouvez vous équiper sobrement et apprendre les bases du combat (à se demander pourquoi les gardes vous ont arrêté). En sortant de la ville, enfin ce qu'il en reste, vous débouchez dans une caverne, puis à l'air libre, où votre compagnon d'infortune vous quittera. De là, vous arrivez dans un petit village paisible, où l'arrivée d'un dragon semble laisser tout le monde de marbre.

La boussole, en haut au milieu, est très pratique, mais donne des informations pas très lisibles

Bon, les bouseux ne veulent pas vous croire, allons prévenir un type plus important, un Jarl (chef d'une communauté, si vous préférez)... Et là, ben on vous croit un peu plus, et le patron dépêche toute une armée pour vaincre le dragon qui, comme par hasard, vous a un peu suivi... En défaisant le monstre, une chose bizarre se passe, car vous absorbez l'âme du dragon, ce qui fait de vous...l'enfant de dragon...(papa ? C'est toi ?)...

Revenu dans la ville, le Jarl et sa clique vous conseille d'aller voir des prêtres ermites, nommés les grises barbes, pour en savoir plus sur votre destinée apparemment toute tracée...

 

LA GUERRE DU POUVOIR

Toute cette histoire se passe sous fond de guerre civile entre la garde impériale et les sombrages, des rebelles... Pour faire simple, le haut roi de Bordeciel a été assassiné par un certain Ulfric Sombrage, en utilisant sa voix (un cri pour être plus précis)...c'est du moins ce que les ragots colporteront tout au long du scénario... Mais, pour arranger les choses, les dragons viennent d'avoir l'excellente idée de se réveiller, et donc de menacer de nouveau le monde de Tamriel...

Quand je vous dis qu'il faut aimer la montagne...

Pour rééquilibrer tout ceci, il faut trouver l'enfant de dragon, le Dovahkiin...et ça tombe super bien, puisque c'est vous (tiens donc...). Mais comme vous ignorez vos pouvoirs, mais aussi l'ampleur de votre mission, il va bien falloir passer par la case apprentissage, notamment des cris qui sont, en fin de compte, le langage perdu et oublié des dragons...

Donc, après être passé par l'étape obligatoire dorénavant du choix de personnage, parmi plusieurs race (humain, elfes, lézard, félin, orque, pour faire simple), vous choisirez aussi votre sous-race (disponible pour les humains et les elfes). Chaque race et sous-race ont des attributs bien définis (force, magie, endurance,...) et des capacités innées plus ou moins magiques (résistance aux maladies, aux sorts, capacité de respirer sous l'eau, résistance aux dégâts,...) Bref, un peu comme dans le précédent opus, quoi... Mais ici, les caractéristiques physiques sont un peu plus poussées, puisqu'on peut ajouter des traits plus marqués, comme des tatouages, des cicatrices...Et même rendre notre personnage visiblement aveugle (si, si)... Après un temps plus ou moins long à choisir, sculpter, nommer votre protagoniste à votre guise, l'histoire commence véritablement...(billot, dragon, fuite,...).

Qui dit enfant de dragon, dit adversaire dragon...Et vous allez en bouffer du monstre écailleux...

Et là...et bien le scénario, on s'en fiche une peu... Non, non, ne hurlez pas à l'hérésie (bien que je sois un hérétique), j'entend par là que les activités du soft sont tellement nombreuses, que l'on va mettre l'histoire principale entre parenthèses, et ce pour un bon moment... J'irais même jusqu'à dire, au risque de m'attirer les foudres des internautes, que ces activités sont bien trop nombreuses, on ne sait plus trop où donner de la tête, et le journal de quêtes sera rapidement submergé, vous obligeant à laisser la trame principale de côté pour vous consacrer à votre personnage, le faire évoluer...

 

EVOLUTION DE L'EVOLUTION

Tiens, en parlant d'évolution, vous souvenez-vous du système de points d'expérience du 4ième opus et de la façon de gagner un niveau ? Bien agencé dans sur le papier, voire relativement logique et plausible, les contraintes furent très nombreuses par la suite... Choisir une compétence intéressante ou qui augmente facilement ? Et bien là, ce dilemme ne se posera plus, car toutes vos caractéristiques de base vont augmentées de la même manière, engrangeant ainsi des points d'expérience sans se soucier des choix du joueur. Bien-sûr, vous opterez pour telle ou telle compétence au départ (arme à une main, à deux mains, magie destructrice ou de guérison, armure lourde ou légère,...), mais si vous utilisez une autre compétence, elle évoluera de la même manière que les autres... Et ça, c'est bien, c'est mieux...

Vous pouvez aussi vous déplacer à cheval, ce dernier pouvant escalader un peu mieux que vous les montagnes...

Et puis, plus besoin non plus de dormir pour passer un niveau, ce dernier se fait tout seul, ce qui vous demande d'upgrader l'une des trois compétences principales, à savoir les points de magie, les points de vie ou les points de vigueur, statuant sur votre endurance (poids porté, et surtout capacité à courir ou à donner des coups puissants par le maintien de la touche d'attaque). On ne se prend plus la tête, donc... Et puis, ensuite, vous choisirez une caractéristique à augmenter (enfin, plutôt une nouvelle caractéristique à débloquer) dans un arbre de compétence plutôt dense. Par exemple, dans "arme à une main", vous pouvez débloquer la possibilité de faire plus de dégâtes avec telle ou telle arme...ou alors, dans la compétence "sécurité", vous pouvez choisir d'avoir plus de facilité pour ouvrir des serrures, ou de pouvoir crocheter une porte sans vous faire voir... Bref, tout ceci est complet, mais il faut avoir un certain niveau dans la comptétence pour avoir le droit d'en débloquer certains aspects...

 

ET QU'EST QU'ON FAIT MAINTENANT ?

Bon, j'ai parlé des quêtes annexes nombreuses, et ce n'est pas un euphémisme à la douceur d'une sucrerie. Sérieusement, entre les quêtes de factions, celles des seigneurs Daedras (des sortes de démons), les demandes des Jarls de chaque communauté, mais aussi de la population, les missions mercenaires (des bandits à tuer), sans parler des deux extensions énormes concernant un groupe d'adepte prétendant que vous n'êtes pas l'élu et un autre groupe chasseurs de vampires, il y a de quoi faire... C'est simple, pour donner une idée, je suis à plus d'une cinquantaine d'heures, et je n'ai presque rien fait de la trame principale... Ah oui, il y a aussi les guildes (voleurs, assassins,...) qui demandent, non seulement pas mal de temps, mais aussi de faire des missions sous certaines conditions... Pffff, je peux parler, et sans exagérer, de plus d'une centaine d'heures de jeu...De quoi se lasser...

L'inventaire (oui, je sais, là, c'est le menu d'enchantement) n'est pas très pratique, comparé à celui d'Oblivion...

Surtout que, les quêtes annexes ne se déclenchent pas automatiquement, mais souvent en glanant des infos par çi, par là... Donc, il faut parler aux gens, entrer dans les tavernes, les magasins, les auberges, pour écouter ce que les pnj ont à dire... De quoi bien se mettre dans l'ambiance, vraiment... Mêmes les quêtes daédriques, qui ne se faisaient qu'en trouvant un autel éponyme, dans l'opus précédent, peuvent se déclencher en commençant une demande d'un protagoniste... Qui a dit chronophage ? Ah oui, c'est moi...

 

UN AIR DE FAMILLE

Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre dans ce jeu ? Et bien, on peut acheter des maisons (tout comme dans l'épisode d'avant), mais aussi adopter des enfants, deux en tout. En allant à l'orphelinat ou en rencontrant des gosses mendiants dans la rue...

On peut aussi looter dans les cavernes ou forts en ruines alentours, histoire de trouver quelques armes ou armures intéressantes. Car, on peut également fabriquer des items, simplement des armes, armures, jouets pour les enfants, pièces de maison... Mais surtout, on peut s'amuser à enchanter les objets, en utilisant l'autel pour ce faire... Et c'est simple, il suffit de prendre un item enchanté, de le détruire pour apprendre ledit enchantement, puis, au moyen de gemmes remplis d'une âme, appliqué l'enchantement sur un autre objet... Et un conseil, faîtes-le souvent, ça fera rapidement augmenter votre niveau...

L'arbre de compétences est très complet...et très pratique...

Même constat pour l'alchimie, on peut fabriquer des potions ou des poisons, afin de les utiliser ou de les revendre par la suite...Et se faire plein de pépettes... Et si j'oublie quelque-chose, n'hésitez pas à me le dire en commentaire...

 

LA MONTAGNE, ÇA VOUS GAGNE

Autant le dire de suite, si vous êtes allergique aux étendues neigeuses et hautement situées, vous ne serez pas vraiment pote avec ce jeu. Il y a de la montagne partout, et c'est souvent une vraie galère pour trouver un chemin vers les cimes. Et souvent, vouloir passer par des raccourcis n'est pas la meilleure des idées...car la roche nous bloque presque tout le temps...et c'est un peu énervant...

Tout comme dans Oblivion, il y a des sanctuaires Daedras un peu partout...

Graphiquement, que dire de plus, sinon que le jeu est trop beau...de loin en tout cas, car si on s'approche un peu des cailloux plein de neige, on s'aperçoit qu'il s'agit plus de peinture blanche jetée n'importe comment... Et en plus, ça pixélise un peu... Mais je chipotte, car pour un jeu Xbox 360 et PS3, ça a largement de la gueule. Même si les animations sont souvent hachées, et qu'une pléthore de bugs viendront s'inviter à la fête, force est de constater que c'est du bon boulot, comme souvent dans les productions de chez Bethesda... Les personnages, surtout, ont subit un soin tout particulier, ça fourmille de détail, les textures sont riches... Quoique, les décors ne soient pas en reste non-plus... Seule véritable ombre au tableau, il y a un peu de clipping (textures qui apparaissent tardivement), mais bon, ce n'est pas vraiment gênant... A savoir simplement que, l'édition originale sur PS3 bugue dès le début, et voit son frame rate chuter après plusieurs de jeu...défaut, apparemment, corrigé avec l'édition Legendary (avec les extensions, donc...). Sur Xbox 360, je n'ai pas constaté de gros soucis du genre...

Niveau ambiance sonore, c'est magique, tout simplement... Les musiques, épiques, symphoniques, donnent un côté très guerrier au soft. Et la bande originale s'accorde parfaitement avec les situations, que ce soit du combat, de la découverte, du repos... La traduction française est aussi très réussie, c'est vraiment un bonheur d'entendre des voix si bien jouées...dommage que ces dernières soient souvent répétitives, mais bon... Et puis, les lieux sont, pour la plupart, traduit de l'anglais au mot à mot. C'est une pratique que je réprouve d'habitude, mais là,  je dois dire que ça colle parfaitement au jeu...

Les contrôles du soft sont simples et compliqués à la fois. Mention spéciale pour le fait de pouvoir, enfin, utiliser une arme et de la magie en même temps... Cramer un adversaire pour le finir à la hache ensuite, ce n'est que du bonheur... Et puis, les raccourcis manettes sont les bienvenus aussi, plus besoin de passer par les menus, pas très ergonomique au passage, encore et encore... L'intellgence artificielle est revue à la hausse également, les ennemis, humains ou non, se protègent plus souvent, adoptent quelquefois des stratégies en fonction de leurs armes...bref, vous donnent du fil à retorde...un peu... Car, très rapidement, vous serez relativement puissant, mais sachez que, au détour d'une fort, vous pourrez toujours mourir face à un adversaire anodin de prime abord... Par contre, les gardes peuvent toujours vous voir faire des conneries à travers les murs... Les connaisseurs d'Oblivion aimant chaparder ou assassiner dans l'ombre sauront de quoi je parle...

La carte aussi n'est pas très claire...

Si l'histoire n'est pas des plus originales, il faut tout de même dire qu'elle est très bien écrite, puisque bien des pnj ont un background étoffé... Dommage que la trame principale ne soit pas très longue, mais avec autant d'à-côtés, il y a de quoi faire sans soucis... Du coup, la durée de vie est gargantuesque, pour qui aime se promener, écouter tout et tout le monde, façonner un personnage dans les moindres détails... Ouais, une centaine d'heures, au bas mot...

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Comme nous l'attendions, Skyrim, 5ième opus de la saga Elder Scroll, est une tuerie à tous les niveaux... Graphismes magnifiques (si on ne regarde pas de trop près et si on fait abstraction des bugs d'affichage), ambiance prenante, gameplay aux petits oignons, avec des nouveautés plus que bienvenues, histoire intéressante, plein de petits (et de gros) à-côtés... Bref, sans-doute le RPG à l'occidental ultime, pour le moment tout du moins, qu'il faut absolument posséder dans sa ludothèque, même si on n'est pas fan du genre... De plus, la version Legendary regroupe les extensions, donc vous n'avez aucune excuse pour ne pas vous le procurer, même pas le prix...

Hurlement de l'élu : graphismes, ambiance, jouabilité, durée de vie, scénario...tout ça, au top du top... De quoi faire, facile d'accès...

Agonie de dragon : des textures, quelquefois, bof...plein de bugs à la con, pouvant faire échouer une quête...et c'est tout...sinon, ça roule mes cailles ?

 

Graphismes : 18/20

Sons : 20/20

Jouabilité : 18/20

Scénario : 17/20

Durée de vie : 20/20

Sentence

Hors concours

 

Machines : Xbox 360, PS3, PC.

Développeur/Editeur : Bethesda Softworks.

Sortie : 11/11/11 (fin du monde ?)

Genre : RPG/FPS.

Difficulté : plus ou moins, mais paramétrable.

PEGI : 18 +.

Prix : entre 10 et 20 euros, pas plus...

Qui se ressemble : Fallout 3, Fallout New Vegas, Fallout 4, Elder Scroll 4 Oblivion...

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Salut les p'tits loubards ! Parce-que, moi aussi, je veux faire des soldes, sachant que j'ai râté bien malgré moi les premiers jours, j'ai tout de même déniché quelques trucs sympatoches...

Et on commence par un jeu pas folichon du tout, mais une boîte collector sympa comme tout. Alone in the Dark sur Xbox 360 (ouais, ce fut mon cadeau de Noël, cette petite console bien cool), dans un packaging vraiment classe, avec cette fausse fissure qui le traverse. Et pour 15 euros, j'allais pas me priver...

Avec le jeu, bien entendu, mais encore sous célophane, donc neuf. Et du coup, il ne risque pas d'attérir dans mon lecteur celui-là...

Le traditionnel artbook, avec rien de bien original dedans. Le design est sympa, mais sans plus.

Un cd comportant 8 musiques du jeu. C'est peu, et le design de la boîte me fait horriblement penser à un cd de démo sur PC...

Un autre goodies redondant dans les boîtiers dit collector de maintenant, le dvd making-of, dans une pochette plutôt jolie.

Et enfin, ce qui justifie un achat peu convaincant au départ, une figurine de Carnby (le sempiternel héros de la série). Pas très grande, peu de détails et un regard un peu dans les vapes, elle est pourtant d'assez bonne facture, malgré quelques couleurs baveuses et des finitions peu esthétiques au niveau des mains. Mais pour 15 euros, je ne vais pas faire mon difficile, surtout que cette édition collector s'arrache dans les 50 ¤ sur le net.

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Et puis, j'ai trouvé une autre édition collector d'un jeu bien plus cool. Mortal Kombat, toujours sur Xbox 360. La boîte est plus conventionnelle ici, et le logo de la console fait un peu tâche et contraste avec le design noir de l'emballage principal.

Le jeu est enfermé dans un steel-book classe, mais banal de nos jours...et encore sous célophane...

Le verso de la boîte métal est bien classe, j'adore ce design.

Histoire de changer, un art book sur le jeu...

Bien-sûr, on voit différents arts sur les personnages...

Mais il y a aussi des explications sur les tableaux des combats, et ça c'est une bonne idée...malheureusement, tout en anglais (quoique, il vaut mieux garder la version originale, les traductions sont souvent empruntes de coquilles).

Et le clou de cette édition, une double figurine relatant un combat entre Sub-Zero et Scorpion, les deux rivaux anthologiques de la série. Si les deux personnages manquent un peu de détails, cette scène est tout de même bien classe. Et pour 19 euros le collector, c'est presque donné, sachant que cette même édition vaut 50 ¤ sur le net, et plus de 100 ¤ pour la verison américaine.

Bon, j'ai trouvé d'autres choses, mais qui ne feront pas partie des soldes, alors je ferais un autre article par la suite, oki ?

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Bon, et bien il faut que je m'y remmette quand-même, je ne peux pas me faire papouiller par de charmantes dames toutes blanches ad-vitam...

Il y a, de nos jours, plusieurs types de RPG sur PC et consoles (surtout sur consoles d'ailleurs). Les deux grandes différences sont les intrigues à la japonaise (tour par tour ou temps réel, très manga en général, avec forcément un gentil et un gros méchant), et le jeu de rôles dit à l'occidental. Dans ce dernier type, on sera plus en face d'un jeu d'action (FPS, mais aussi aventure) avec des mécanismes de RPG papier. Il faudra souvent choisir ses caractéristiques de base, puis des compétences plus affinées par la suite. Et tout ceci évoluera selon un système de points d'expérience plus ou moins obscur (rappellons-nous d'Oblivion, simple, mais qui sortait un peu des sentiers battus). Tomberons-nous en amour pour ce Fallout 3, dont le grand frère sur Playstation 2 tentait de nous imposer un hack'n slash bien insipide ?

 

TU COMMENCES FORT DANS LA VIE...

Tout débute par...une naissance...la vôtre en l'occurence. Vous voici tout droit sorti du ventre de votre mère, avec un type masqué qui vous débite une centaine de paroles empruntes d'une certaine émotion. Sans attendre, il vous applique un écran devant les yeux qui doit vous donner votre apparence future. Petite pirouette scénaristique qui vous donne la possibilité de créer votre personnage, avec une pléthore de caractéristiques physiques. Coupe de cheveux, ethnie, couleur des yeux, forme du visage, des oreille, du nez, de la bouche...bref, une interface assez complète, digne d'un Elder Scroll 4...ou presque.

Par la suite, et malgré les cris enthousiastes de votre papa, un drame va survenir rapdiement : la mort brutale de votre génitrice... Puis, après une interlude mortelle pour vos yeux, vous voici dans un parc de jeux, à un an. Ecoutez votre père (mais, il a comprit qu'on ne captait rien à ce qu'il disait ?), échappez-vous de votre prison minuscule et ouvrez le livre un peu plus loin. Ce dernier, par un système très intelligent, vous demande de répartir quelques points parmi des caractéristiques de base (force, intelligence, charisme,...). A vous de voir si vous voulez un guerrier, un tireur, un toubib,...sachant que, les armes privilégiées dans ce jeu sont tout de même des armes à feu ou à énergie...ne négligez donc pas l'adresse...

Votre pip-boy est votre meilleur allié

Encore une transition qui fait bobo aux mirettes, et un bond de 9 ans dans le temps. Votre anniversaire bat son plein, lors de vos dix années dans un abris anti-atomqiue. Cette fois, et selon le règlement de votre "ville", vous pouvez commencer à travailler et obtenez un pip-boy, sorte d'interface à votre poignet qui gèrera absolument tout ce qui vous concerne, aussi bien votre état physique que votre inventaire et la carte des endroits visités. Vous gagnez également votre première arme à feu, ainsi qu'un petit didactitiel pour vous apprendre les bases du tir. Et c'est à ce moment que vous ferez connaissance avec vos amis, notamment la fille du gouverneur de l'abris, mais surtout avec vos détracteurs, quelques hooligans en culottes courtes qui deviendront par la suite un gang aussi méprisable qu'obsolète...

Vous connaissez la musique maintenant, aïe mes yeux et...voici l'heure du Goat, un examen scolaire, censé vous donner un métier (enfin, disons plutôt une certaine position) dans l'abris. Qui a dit qu'à 17 ans, on n'était pas sérieux ? Surtout que là, vous n'avez que 16 ans... Après quelques questions bizarres mais quelquefois hilarantes, l'instructeur vous propose un boulot totalement débile (aumonier, non mais et puis quoi encore...), qui déterminera vos cométences futures (armes à feu, corps à corps, médecine, réparation, crochetage,...). Heureusement, vous pourrez redéfinir ces compétences (3 à choisir, qui seront privilégiées), sachant que les autres seront également disponibles, mais seront simplement de base (elles auront donc un score de 20, sur 100).

Vos adversiares ne seront pas seulement des monstres, mais aussi des humains

Malheureusement poru vous, ces moments de pur bonheur ne seront plus bien longs, car dès le lendemain, vous êtes réveillé par votre amie (la fille du gouverneur, donc) et vous dit de vous échapper rapidement, les gardes de l'abris vous recherchant avtivement. D'ailleurs, une siène d'alarme retentissante vient accentuer cet état d'alerte qui semble mettre tous les habitants en panique. En fait, votre père, le médecin en chef, vient d'ouvrir la porte de l'abris donnant sur l'extérieur, un monde en proie à une guerre nucléaire dévastatrice depuis de nombreuses années, voire de nombreuses décennies... Et, quelle est votre unique alternative, sinon de suivre les traces de votre papa, dans un environnement détruit, à l'agonie, peulplé de monstres difformes et sans aucun autre être humain ? Ces paroles sont l'oeuvre du gouverneur lui-même, mais peut-être n'a-t'il pas totalement raison.

 

LE NOUVEAU MONDE

Après avoir ouvert la porte de l'abris (et l'avoir soigneusement refermée derrière vous), vous voici enfin dans le vrai monde, celui qui est censé ne plus pouvoir accueillir d'êtres humains, compte tenu de la grande radioactivité omniprésente. C'est le coeur battant, la sueur au front, et les yeux plissés par la luminosité naturelle dont vous n'êtes pas habitué que vous arpentez les premières routes dévastées et en ruines qui vous entourent. Des bâtiments complètement détruits, des bouts de ferraille un peu partout, quelques robots volants au loin pour toute compagnie, c'est là votre nouvel environnement...

Mais bien rapidement, vous-vous rendrez compte que...vous n'êtes pas si seul que cela ici. En effet, des humains se sont réfugiés dans une ville un peu plus loin. Et d'ailleurs, c'est bien par ici que vous allez commencer votre quête : retrouvez votre père. Parlez aux gens sera votre principale source d'informations, alors préparez vos plus belles répliques et restez courtois, on n'aime pas trop les étrangers arrogants à Megatron.

Le SVAV vous permet de viser une partie du corps de l'ennemi

Si le coeur vous en dit, et ce sera très vite le cas, vous pouvez aussi vous promenez dans les ruines alentours, car certaines maisons encore debouts peuvent être visitées. Vous y trouverez des quêtes, des personnages plutôt attachants, et...une école aux mains d'un gang sanguinaire et à moitié fou. Car s'il existe des personnes qui tentent de reconstruire leur vie d'avant, il y en a d'autres qui s'adonnent au pillage et au meurtre de voyageurs (bien qu'il n'y est plus grand chose à rapiner). Et là, il faut faire parler les flingues, et autres armes à feu, ou frapper avec batte, masse ou épée si vous avez.

 

LA TETE ET LES JAMBES

Les dégâts occaisionés par les ennemis sont localisables sur votre corps (et sur leur corps aussi qui plus est). Donc, outre la perte de points de vie, vous pourrez également perdre la fonction d'un membre. Si l'on vous tire dans une jambe, elle peut devenir invalide, ce qui vous donnera plus de mal pour vous déplacer. Si c'est la tête qui est touchée, vous serez pris de céphalées brouillant vos sens de façon alternative (donc, tous les tant de temps). Pour vous soigner, vous pouvez utiliser des steampack, sorte de trousses de soin que vous appliquerez sur votre corps (ce qui redonnera des PV) ou sur une blessure particulière (ce qui soignera l'endroit meurtri, mais ne redonnera pas de PV). Outre les piqûres salvatrices, vous pouvez aussi boire du Nuka Cola, le soda rescapé de la guerre, ou boire simplement de l'eau.

Attendez-vous à visiter bon nombre de bunkers, infestés d'ennemis

Le soucis, si vous utiliser du liquide, est que ces derniers sont irradiés, et déclencheront le compteur associé dans votre pip-boy. Et, en franchissant certains seuils, vous perdrez temporairement des points de caractéristiques, sans oublier que ce taux d'irradiation évoluera tout seul avec le temps ou en approchant d'un endroit sensible (souvent une étendue d'eau). Si vous obtenez un taux de 100 % d'irradiation, c'est évidemment la mort instantanée... Heureusment, si vous avez une petite soif, vous trouverez également des bouteilles d'eau purifiée, qui vous désaltèreront, sans vous contaminer. De plus, en débouchant une bouteille de Nuka Cola, vous gagnerez une capsule en plus.

Car oui, si vous trouverez de l'argent sous forme de billet, il ne vous sera pas d'une grande utilité (sauf pour un collectionneur), car la monnaie sera dorénavant des capsules...que vous obtiendrez en fouillant des corps, des armoires, des tables,...et ne perdez jamais une occaison de prendre un peu de monnaie, car elle sera très prisée par les marchands et autres réparateurs d'armes et d'armures.

 

T'EN VEUX ?

Pour agrémenter son arsenal, il y aura quelquefois des marchands d'armes, d'armures et d'objets en tous genres. Malheureusement pour vous, les prix seront souvent exhorbitants, et vous devrez faire du troc pour soulager un peu votre bourse déjà bien percée. Sinon, il reste toujours la bonne vieille méthode de l'investigation dans les cabanes, abris ou autres dédales amis ou ennemis. Cependant, restez sur vos gardes, car, comme dans Oblivion, le vol ne sera pas tolérer...Et comme dans ce même jeu, les gardes et propriétaires des lieux sauront vous voir à travers les murs...et vous pourchasseront sans relâche, allant jusqu'à vous plomber la tête, au sens littéral.

L'ambiance post-apocalypse est très bien rendue...à faire froid dans le dos

Votre intentaire est limité, conditionné par votre score de force et quelques dorgues. Lorsque cette limite est atteinte, vous ne pouvez plus vous déplacez rapidement, ni voyager automatiquement (pratique en cas d'allers-retours incessants, et il y en aura moult). Ces voyages sont également impossible lorsque un ennemi est à proximité. Mais, ne pensez pas vous promener à coup de téléportation, il faudra arpenter à pied le plus possible, crapahuter comme un vagabond solitaire, afin de débloquer des villes, des donjons, des endroits plus ou moins importants. D'ailleurs, le voyage éclair n'est permit que dans les endroits déjà visités, alors...gardez vos bottes aux pieds...

Outre la jauge de PV, vous avez aussi une jauge de points d'action que vous pouvez déclencher quand bon vous semble, lors d'un combat. Ceci vous permet de viser un endroit du corps de votre cible bien précis, agrémentant ce schéma de pourcentages de "touche". Plus il est élevé, plus vous avez de chance de faire mouche, et les dégâts seront importants. Sans oublier une boussole qui vous indique les points cardinaux (non, sans blague), mais surtout vos objectifs principaux, vos quêtes préalablement séléctionnées, et surtout les endroits alentours, découverts ou non...pratique, mais un peu fouillis tout de même si l'on n'a pas l'habitude...

 

C'EST...TOUT VERT...NON ?

Le premier constat nous saute aux yeux dès le début du jeu. C'est assez laid dans l'ensemble. Bien-sûr, aux prémices de l'histoire, c'est assez jolis, comme une cinématique pré-calculée (mais ce n'est pas le cas). D'ailleurs, dans l'abris, c'est même assez bien fichu, malgré une teinte dominante de vert et de gris. Les personnages sont assez bien modélisés, et mise à part une animation assez mal découpée, on se dit que ça passera si tout le jeu est comme cela. Malheureusement, ce n'est plus trop le cas une fois dans la nature...les teintes passent du vert au jaune, les personnages se ressemblent tous un peu, et on dénote des pertes de frame-rate catastrophiques quelquefois. Sans parler que, le système de visée est peu précis, pour qui à l'habitude de jouer à des FPS sur PC (de plus, la version ordinateur du jeu est bien mieux lotie, tant au niveau des graphismes que de la jouabilité). Mais bon, l'ambiance post-apocalyptique est bien présente, et on est heureux de voir que la distance d'affichage est correcte, et que la machine ne rame pas trop...en tous cas, cela ne gène pas spécialement le gameplay. Et puis, l'action est présente, avec des adversaires qui bougent rapidement et qui sont, parfois, assez bien organisés. L'IA n'est pas géniale, mais les réactions ennemies sont plutôt logiques.

Profitez de la vraissemblable quiétude de l'abris 101, ça ne durera pas...

Si le bestiaire est peu large, il est en outre très original. Il s'agit, en fait, d'animaux existants, mais transformés par les radiations. Et les humains ne seront pas épargnés, car on dénombre également des goules (sortes d'humains transformés en zombies) et des mutants (un peu la même chose, mais en plus intelligent). Ces derniers sont d'ailleurs redoutables, car ils possèdent un arsenal conséquent pour faire face aux autres pillards et abominations de ce monde. D'autant plus, que le fait de pouvoir jouer les méchants dans ce jeu (ouaip, on peut butter des gentils citadins si on veut), augmente l'intérêt général...quelques temps.

La quête principale est simplette (retrouver quelqu'un), mais les nombeurses quêtes annexes relèveront la durée de vie, même s'il s'agit souvent de retrouver un objet, ou un ami. Quelquefois, on vous demandera d'investir un lieu, ou de faire une action plus dangereuse (par exemple, désarmorçer une bombe à Megatron). Ces demandes ne pourront être solutionnée que si vous avez les compétences à niveau (pour la bombe, il faudra une certaine connaissance en explosif). Et, à part augmenter vos compétences en évoluant, vous pourrez lire des livres qui vous font gagner des points salvateurs dans des comptétences propres, selon le titre du bouquin, et ce de façon permanente.

La localisation française est de bonne facture, les voix aussi

Le vrai problème de cette version PS3, sera les plantages système lors des temps de chargement, ou juste à la reprise du jeu. Il ne sera pas rare, en effet, que la console se bloque durant un des nombreux loadings, ou rame horriblement après. Un conseil donc, sauvergardez souvent... C'est d'ailleurs un soucis récurant dans les jeux du même genre (le dernier en date étant Skyrim, pour ma part). Et franchement, c'est énervant de devoir rebooter sa console, quelquefois 3 ou 4 fois en moins d'une heure, simplement parce-qu'on est entré dans un bâtiment trop rapidement (alors que la console faisait déjà un chargement).

Au niveau du gameplay, la prise en main est intuitive au possible, même à la manette. Les touches sont paramétrables, les différents mouvements sont expliqués de façon claire, et malgré une précision un peu à la ramasse, c'est largement jouable. Seule la navigation lors des menus du pip-boy peut sembler laborieuse pour un néophyte, mais rien de méchant. Par contre, les teintes monochromes vertes pourront aggresser un tant soit peu vos mirettes, bien que l'amalgame entre un monde bloqué dans les années 50 (départ de cette guerre) et de l'éléctronique qui flirte largement avec celle des années 80 se marit bien. De plus, les nombreuses quêtes, la volonté de visiter tout édifice se dressant devant vous, décimer chaque gang qui menace la liberté et la sécurité des voyageurs, vous demandera pas mal de temps. De quoi passer quelques bonnes nuits blanches...préparez le café...

Le jeu ne cache pas son côté gore, et s'en amuse même...

Et du côté de l'ambiance, on s'y croirait presque. Les ruines environnantes, les villes de métal construites à la va vite, mais aussi les musiques symphoniques et quelquefois épiques, desserviront agréablement ce jeu atypique. Sans oublier que les voix françaises sont de qualité, bien qu'elles ne font pas le poids face à la VO. Et il n'y aura guère que la synchronisation labiale qui sera à la ramasse, mais ce n'est vraiment pas grave. Et, personnellement, j'aime quand un jeu nous propose des dialogues fins et non-édulcorés, cela donne une certaine crédibilité aux acteurs et à l'environnement.

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Malgré le fait que je ne sois pas fan de RPG à l'occidental (qui se rapproche plus du FPS qu'autre chose), je dois dire que ce Fallout 3 m'a bien emballé. Un monde apocalyptique charmant, des dialogues savoureux, de l'action en pagaille et des mécanismes de jeu de rôles bien huilés. Et, malgré des graphismes en deçà de ce que l'on pourrait attendre (mais loin d'être laids aussi) et des textures quelquefois monochromes et tirant sur une couleur en particulier, le jeu reste agréable à regarder et à jouer. C'est un vrai bonheur d'arpenter les ruines et de vider chaque édifice de sa vermine, humaine, robotique ou organique. Malheureusement, les nombreux plantages de la console lors des chargements risquent de décourager les plus patients des gamers (vive les sauvegardes automatiques). A savoir que je possède la version Game of the Year du jeu, donc toutes les DLC, qui seront disponibles dès la sortie de l'abris.

Tombé pour elle : scénario riche, action omni-présente, ambiance apocalyptique bien rendue, de bons doublages, musiques sympathiques, plein de petites idées...

La faute à Voltaire : ...mais pas toujours bien exploitées, chute de frame-rate, plantages intempestifs de la console, graphismes moyens, difficulté quelquefois mal dosée.

 

Graphismes : 14/20.

Sons : 18/20.

Jouabilité : 16/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 19/20.

Sentence

17/20

 

Machines : PS3, Xbox 360, PC.

Genre : FPS/RPG.

Sortie : octobre 2008.

Développeurs : Bethesda.

Editeur : Bethesda.

PEGI : 18 +.

Difficulté : pas trop, sauf contre certains adversaires.

Prix : 12 euros maximum, plus ce serait une arnaque.

Qui se ressemble : Oblivion, Skyrim, Farcry, Dead Island, Fallout New-Vegas.

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Owh, owh, owh les p'tits gars ! Ahem, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression de m'être trompé de fête... Quoi qu'il en soit, le gentil Papa Noël vous propose de vous amuser avec, non pas une femme, mes bien deux belles pépées se ressemblant assez sur le plan physique... Mais, comme je suis issu d'une fête religieusement païenne, la contrepartie risque de ne pas trop vous plaire...Tant pis, vous avez déjà signé...

 

AH L'AMOUR

Vous jouez le rôle de Vincent, un trentenaire fénéant et peu dégourdi. Votre appartement est plutôt minable, votre boulot ennuyant et proposant peu d'évolution de carrière, bref, votre vie est lambda. Pourant, vous vous promenez de temps en temps avec une belle et charmante femme à votre bras, votre copine. Cela fait bien trois ans que vous êtes ensemble, mais votre indécision chronique lui font doûter de votre sincérité, et pire, de votre fidélité. Et c'est ce soir même que Katherine vous lance un ultimatum à peine déguisé (mais bien entendu, vous ne le comprendrez pas), et vous demande par des chemins détournés de s'installer avec elle. Mais ce ne sera pas la seule surprise...

En effet, cette même soirée, une très charmante jeune femme s'assied à vos côtés, dans le bar que vous avez l'habitude de fréquenter avec vos amis. Catherine est vraiment belle, peu farouche et un brin tentatrice...à croire que c'est votre petite amie qui l'a placée là pour vous tester un peu. Sous le charme, mais encore assez rétissent, vous vous laissez quand-même mener par le bout du nez, et...

Vincent est assez mou comme type, Catherine est bien plus énergique...mais qu'est-ce qu'elle lui trouve...

Et oui, ça devait arriver... Vous voici réveillé le lendemain matin dans votre lit (enfin, presque, c'est juste un matelas sans alèse ni housse) avec ladite demoiselle nue. Paniqué, boulversé, il semble bien que ce que vous avez fait cette nuit soit sans équivoque aucune. Et le pire dans tout cela, c'est que cette mijorée blonde et pas vraiment futée semble bien accro à vous et à votre corps d'athlète.

 

LES MEILLEURS POTES DU MONDE

Ce même soir, vous vous confiez à vos amis qui, plutôt que de vous ramener à la raison ou vous proposer de faire le moins de dégâts possible, vous charient bien proprement, allant jusqu'à demander à rencontrer la belle. Et bien-sûr, c'est ce même soir que Katherine veut discuter de votre avenir...

Katherine, quant à elle, est jolie aussi, bien que plus froide. On comprend l'indécision de Vincent...

Le jeu se déroulera de deux façons bien distinctes. D'abord, la journée se passe tranquillement. Boulot, déjeûner, beuverie avec les potos... Et quelques messages de votre amie qui vous demandent de réfléchir. Tout ceci se passe au bar, où vous pouvez également discuter avec les clients, le patron et la serveuse, jouer à une borne d'arcade, retrier de l'argent, écouter de la musique...et tant que vous ne partez pas, cette séquence de grande sérénitude se poursuivra.

Ensuite, lorsque vous rentrez chez vous, fourbu, titubant, les idées un peu embrouillées, et que vous vous écroulez sur votre matelas crasseux et suintant de sueur, c'est le cauchemar et la vraie partie jouée qui débute.

En effet, à cet instant où vos yeux se ferment, vous voici plongé dans un cauchemar où vous rencontrerez des moutons sur deux pattes (en fait, vous l'êtes aussi, mais chaque personnage se voit comme un humain). Là, le but du jeu sera de grimper un assemblage de cubes avant que ces derniers ne tombent inexorablement au fur et à mesure du temps qui passe. Bon, ça a l'air simple dit comme ça, mais croyez-moi, cette partie va vite se transformer en parcours du combattant.

Voilà un niveau lambda du jeu. Vous devez déplacer les cubes de façon à grimper tout en haut de l'édifice...simple n'est-il pas ?

Parce-que, outre le temps qui passe, vous aurez droit aussi à des pièges souvent bien placés. Des pointes qui sortent du sol, par exemple, ou d'autres protagonistes qui essayeront de vous faire tomber. Car, bien entendu, le but sera d'atteindre le sommet de l'édifice de fortune. Et pour ce faire, il faut grimper sur les cubes, les déplacer ingénieusement, et selon les règles un peu bizarres du jeu.

 

LES LEGO, C'EST COOL

C'est un peu le sentiment de prime abord. On pousse un cube, on en tire un autre, on descend d'un étage pour pouvoir y remonter de l'autre côté... Ouais, c'est assez chiant tout ça... D'autant plus que, dans le monde de Catherine, les cubes restent en suspension dans le vide s'ils sont rattachés à un autre cube, ne serait-ce que par les bords. Abandonnez donc toute logique physique ici...quoique cette particularité soit bien pratique au final. Par contre, et là c'est très logique, évitez de pousser un élément qui, par la suite, fera tomber un cube au-dessus de vous...le piège bien connu des joueurs de Boulder Dash...

Heureusement, en gravissant les étages et en atteignant les points de contrôle (votre but à chaque niveau), vous pouvez vous reposer quelques instants, sauvergarder et surtout parler aux autres protagonistes qui ont réussis à vous suivre. Là, certains vous donneront des techniques très efficaces (voire vitales) pour continuer votre course vers le sommet. Ensuite, vous aurez à répondre à une question qui déterminera si vous êtes gentil ou beaucoup moins, ce qui vous propulsera au niveau suivant.

Ici, entre deux niveaux, vous pourrez vous reposer, mais surtout apprendre de nouvelles techniques par vos compagnons d'infortune.

Après quelques séances de King Kong, vous devrez affronter un boss. La situation sera la même, sauf que là, un monstre vous pourchasse et pourra modifier le puzzle et votre état aussi. Et c'est surtout là que vous vous arracherez les cheveux, car les tactiques sont souvent difficiles à mettre en oeuvre, non pas que les boss soient compliqués à contrecarrer.

 

LA GUEULE DE L'EMPLOI

Il faut le dire de suite, ce qui fait la plus grande force de Catherine, c'est l'habillage. Le jeu est vraiment beau, avec des cinématiques en HD sorties des meilleures productions nippones. Et même les séquences passives sont magnifiques, ça fourmille de petits détails, ça bouge de partout, c'est...vraiment excellent. Le cell-shading est de toute beauté, et la différence entre les scènes intermédiaires et lorsqu'on contrôle Vincent est assez minime. Par contre, la partie active (enfin, puzzle) du jeu est bien moins jolie. Ce n'est pas moche, au contraire, mais là, ce sont principalement des cubes que l'on bouge. Et la lisbilité n'est pas au top, car souvent on peste contre la caméra qui ne suit pas Vincent, mais reste fixe par défaut. Il faut sans cesse la bouger manuellement si notre héros passe de l'autre côté du mur de cubes.

Dans ce bar, vous pourrez vaquer à vos occupations sans vous soucier du reste du jeu.

Les dialogues sont en anglais, sous-titrés en français, avec une maitrîse de la langue assez juste. C'est propre, facilement compréhensible, et pas trop édulcoré (pour une fois). Quant à la musique, c'est banal, ni plus ni moins. Avec l'avênement des jeux sur support numérique, on commence à avoir l'habitude des bandes sons symphoniques, épiques ou plus groovy. Bref, de ce côté, Catherine fait son boulot sans fioriture. Heureusement que la direction artistique et que le jeu d'acteur sont bien présents. Sans atteindre le génie des grands comédiens, les intonnations sont franches, et ce n'est pas le cas de tous les jeux...

Mais le point noir reste la jouabilité, qui est bonne, mais un peu déconcevante lors des phases de puzzle. Du moment que Vincent est en face de nous, tout va bien (enfin, ça va), mais s'il s'accroche à un cube et qu'il passe sur l'un des côtés, la catastrophe nous guette. En effet, à ce moment, les commandes changent comme si la caméra restait toujours derrière le héros. Du coup, lorsqu'on appuie sur bas (par exemple), Vincent ne se décroche pas, mais repasse sur l'avant du cube. Ce qui nous oblige à chaque fois de recadrer la vue, et ça nous fait perdre un temps précieux. De plus, les commandes sont assez sensibles, et diriger Vincent dans ses cauchemars ne sera pas une sinécure. Il ne sera pas rare de le voir monter sur une partie de l'édifice, et d'en redescendre par l'autre côté, simplement parce-qu'on a appuyé trop fort (ou trop longtemps) sur le joystick (ou la croix directionnelle). Frustrant, réellement...bon nombre de Game Over seront la cause de ce manque de maniabilité.

La serveuse aussi est à croquer, mais elle fera la morale à Vincent.

Que dire de la durée de vie...si vous accrochez au concept, ce qui n'est pas une certitude, maglré les nombreuses qualité du soft, vous en aurez pour votre argent, c'est sûr. Mais devant une difficulté assez mal dosée, certains jetteront l'éponge, surtout si vous n'êtes pas habitués aux Die And Retry du genre Ghost'n Gobelins.

Quant au scénario, c'est plutôt original, car il soulève pas mal de polémique du quotidien, comme l'adultère et l'infidélité, la culpabilité, la manque de confiance en soi...et les peurs cachées de notre inconscient, peurs qui sont pour les autres de simples ennuis ou de la routine.

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Le concept de ce puzzle-game un peu coquin est d'une grande originalité. N'attendez-pas à voir des femmes dénudées ou des scènes érotiques, tout est juste suggéré ici, et les quelques morceaux de peau de Catherine qui nous raviront les mirettes ne descendront jamais en-dessous de la gorge et de la ceinture...dommage, en effet... Sinon, je suis de ces joueurs qui aimeraient voir plus de ce genre de production passer nos frontières, car nous sommes en présence d'un véritable ovni japonais (mais à la sauce assez occidentale tout de même). Dommage que la jouabilité soit si perfectible, car l'habillage général et le scénario sont de haut vol, surtout que les choix aux questionnaires ont un réel impact sur la fin du jeu...Encore faut-il vaincre la difficulté quelquefois rebutante.

 

Belle pépée : graphismes magnifiques, scénario intéressant, un peu d'érotisme, de quoi se creuser la tête, Catherine...et Katherine...

Trop belle pour toi : maniabilité décevante et trop pointue, caméra mollassone, scènes osées frustrantes, j'aime pas le mouton...

 

Graphismes : 19/20

Sons : 15/20

Jouabilité : 12/20

Scénario : 18/20

Durée de vie : 16/20

Sentence

16/20

 

Machines : PS3, Xbox 360.

Genre : puzzle-game.

Développeur : Atlus.

Editeur : Deep Silver.

PEGI : 18 ans (mais pourquoi...).

Difficulté : prenez rendez-vous chez votre coiffeur.

Sortie : 9 février 2012.

Prix généralement constaté : entre trente et quarante euros en magasin, une vingtaine d'euros sur le net.

Qui se ressemble : Trapt (PS2), Devil's Deception (PS1), Deception IV (PS3).

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Coucoudidou les amis ! Je viens de me replonger dans un jeu pas trop vieux, et je me rend compte que j'avais écrit un test sur un autre site qui me paraît bien élogieux maintenant. Etant souvent déçu par les suites (notamment dernièrement par Sacred 3), j'attendais beaucoup de ce Silent Hill Downpour, surtout en voyant ce que l'éditeur nous avait promis. Mais encore une fois, tout ceci tomba vite à l'eau glacée du lac Toluca...

 

UN AIR DE DEJA VU ?

Tout commence avec un prisonnier, Murphy Pendletton. Grand, ténébreux, mal rasé, bien taillé dans son corps d'athlète de réserve...mais je le connais ce type, je l'ai déjà vu quelquepart...mais où ? Bref, le jeu commence dans une salle de douche où, en guise de didacticiel, il faut poignarder une homme bien gras qui attise la haine de notre héros (et on saura vite pourquoi). S'ensuit quelques scènes dans lesquelles on dirige encore le prisonnier calme vers son prochain transfert. Dans la cour où le bus pénitenciaire est arrêté, on découvre ses compagnons de voyage et surtout une petite fliquette pas commode, mais ô combien jolie...mais mince, ça aussi, ça me parle...

Voici un monstre qui n'est pas très original, et ils sont tous du même tonneau

Enfin, durant les kilomètres qui séparent l'engin roulant de la prison de Silent Hill, les occupants commencent sérieusement à se chamailler, ce qui perturbe la vigilance (déjà pas au top) du conducteur. Un glissement de terrain au milieu de la route goudronnée et paf, c'est le ravin assuré. Après quelques tonneaux, plusieurs bosses et contusions, Murphy se réveille avec un sacré mal de crane, mais surtout tout seul, au milieu de la forêt. En arpentant le seul chemin praticable, il approchera de la ville destination, mais rencontrera la petite fliquette toute mimi, mais pas du tout enclin à l'aider.

 

UN VRAI BADBOY AU COEUR TENDRE

C'est ici que commence l'aventure de Pendletton. Au programme des réjouissances, ennemis véloces, énigmes tordues, ramassage d'armes et autres items, et éboulements à gogo...ah oui, et sauvetage râtés de différents personnages. Un peu comme dans Silent Hill The Room, le jeu ne se passe pas tout de suite dans la ville à la colline calme, mais plutôt dans se faubourgs, puisqu'il faut trouver le moyen de s'y rendre (s'il savait, il n'irait pas). Ensuite, une fois dans la ville, il faudra...s'en échapper (non mais, quelle idée...).

Murphy a vraiment des airs d'Henry Townsend, le protagoniste de The Room

Dans son itinéraire, Murphy rencontrera quelques âmes perdues, et devra faire un choix cornélien (en gros, sauver la personne ou non). Enfin, il n'y aura que deux choix à faire (donc tenter d'aider la représentante de l'ordre, et rassurer un type bien décidé à se jeter du haut d'une falaise). Mais, contre toute attente, les deux scénettes se solderont par la même fin, quel que soit le choix effectué. Autant la jeune femme entre bien dans le scénario, mais le facteur et le dépressif font des apparitions éclairs et peu esthétiques. En gros, on ne sait pas trop à quoi ils servent, surtout le facteur qui ne sert, apparemment, que de fil conducteur.

D'ailleurs, chaque chapitre se déroulera de la même manière. On cherche la destination principale, on résout les énigmes du lieu, on entre dans le monde alternarif de Silent Hill pour être poursuivit par une lumière rouge dont on ne sait rien (et ça, ça ne vous dit rien ?), puis on revient dans les rues de la bourgade pour commencer un autre chapitre...

 

C'EST LA FETE A LA GRENOUILLE

Bien entendu, il y a des ennemis dans les rues de Silent Hill, mais aussi dans les maisons et autres lieux à visiter. Ces derniers sont grandement humanisés et somme toute peu originaux. Des femmes avec des griffes qui vous hurlent dessus pour vous déstabiliser, des mecs en camisole de force, des créatures qui marchent au plafond et vous tombent dessus, des esprits de mannequins (oui, oui)...bref, pas de quoi fouetter un petit garçon après qu'il est fait une grosse bétise quoi... Et parlons des combats, qui devaient être dynamiques, contrairement à Homecoming. Ils sont d'une molesse sans pareil, puisque cette fois-ci, il suffit de se protéger pour riposter par la suite...c'est lent, c'est mou, c'est chiant à souhait. Pour les armes, le système de Silent Hill Origins est reprit. On ramasse des armes un peu partout, et souvent de fortune (bouteilles, pierres, batons,...), puis on en change lorsqu'elles se cassent lamentablement. Heureusement, il y également des haches, gaffes, et aussi des armes à feu. Mais le soucis, est qu'on ne peut en porter qu'une à la fois. Il faut donc choisir, et on se retrouve souvent sans rien dans les mains, ou avec une arme qui ne nous plaît pas car le scénario nous en impose quelquefois (par exemple, il faut une gaffe pour attraper une échelle en hauteur, ou une hache pour démollir des planches devant une porte). De plus, on ne peut même pas avoir accès à l'inventaire comme bon nous semble, mais seulement ponctuellement, devant un endroit où il faut utiliser un item.

Pour consulter la carte, il faut la chercher dans les documents. Fatiguant...

De temps en temps, il pleuvera sur les artères de la ville, avec toujours des éclairs violets (?). A ce moment, ce sera à vous de faire un choix cornélien. Ou vous affrontez les gouttes de pluies, au risque d'être tout mouillé et de voir les monstres plus forts (parce-que la pluie et les tempêtes rendent les ennemis plus balèzes), ou vous trouvez un abris en attendant que l'orage cesse... Ouaip, il faut attendre patiemment que la pluie s'arrête...sans bouger...sous un porche ou dans une maison...lâcher la manette et poireauter...sachant en plus que dans une barraque, on ne voit pas la pluie au dehors ni les éclairs... Alors je connaissais les jeux qui trichent, qui font tout pour que le joueur ne puisse pas avancer, mais alors celui qui te demande de ne pas jouer ! ! !

 

TU NE SAIS PAS QUOI FAIRE ?

Heureusement, dans tout ce magma d'idées saugrenues et de déplacements ennuyeux, on peut trouver des quêtes annexes. Ce sont de petites énigmes plus ou moins longues et difficiles, disséminées par çi et par là dans les rues et les maisons de Silent Hill. Trouver des oiseaux dans des cages, rapporter des tableaux volés, suivre une piste, trouver des erreurs dans un tableau représentant une salle,...plutôt originales pour certaines, ça nous apporte un peu de fraîcheur. Par contre, les récompenses sont souvent décevantes. Une arme, une trousse de soin, un bout de papelard nous donnant quelques informations sur les mystères de la ville... D'ailleurs, en parlant de mystères, vous devrez aussi, si cela vous chante, collectionner les secrets de la ville, sous forme d'articles et autres papiers.

La lumière rouge qui vous poursuit fait un effet de distortion très réussi...comme dans Silent Hill 3 d'ailleurs

Surtout que, en discutant avec un sans-abris (la seule âme vivante ici, et dont on est sûr qu'elle est réelle), vous pourrez débloquer un système de passages secrets entre les différentes zones de la bourgade, en passant par les tunnels du métro. Mais avant cela, il faudra apporter des objets au vieux briscard qui a faim, froid et s'emmerde tout seul. Et croyez-moi, il faudra absolument débloquer ces raccourcis, car comme les rues sont souvent défonçées et bloquées, il faudra faire pas mal de détours pour arriver à destination. Cela évitera de se perdre dans les artères qui sont, il faut le dire, bien alambiquées.

 

JE SUIS OU LA...?

Bon, le premier constat sera aussi le plus facile à faire, puisqu'il s'agit des graphismes. Je dois dire que je suis sceptique ici. Si les décors sont plutôt sympas dans l'ensemble, les personnages sont tout simplement affreux. Déjà, ils ne possèdent pas de textures affinées, c'est plus dans l'esprit 128 bits, avec peu de détails. Et les cheveux de Murphy (et des autres aussi) sont juste lissés, sans fioriture aucune. Sans parler de cet effet de flou qui entoure les objets en permanence, c'est moche et ça irrite la rétine. Non là, franchement, c'est râté complètement...Et c'est dommage, car les rues de Silent Hill sont plutôt pas mal représentées. Par contre, on ne reconnait pas du tout l'architecture des précédents épisodes, même les noms de rues ont changés. Un rien détoutant pour qui aime la saga et s'est représenté un plan bien précis. Les ennemis, quant à eux, sont assez pompés sur les opus antérieurs. Des femmes avec des griffes, des camisoles de forces...même Homecoming, pourtant décrié par la critique et les gamers, avait un bestiaire plus étoffé et original que ça. Surtout qu'ici, les monstres ne sont pas vraiment monstrueux...et repopent à volonté au bout de quelques minutes. Quant à l'idée de la pluie qui les rend plus fort, c'est une bonne idée de départ, mais de là à demander aux joueurs de cesser toute activité en attendant un acalmie...

Vous rencontrerez quelques personnes, mais leur utilité restera longtemps un mystère

Les commandes répondent bien, il est vrai, mais ce n'est pas très intuitif tout ça. D'abord, les contrôles sont calqués sur Homecoming (et oui, encore), et les affrontements sont très similaires aussi à cet opus. Et les combats sont d'une molesse...surtout qu'il n'est pas rare de voir un coup de hache passer à travers l'adversaire sans le toucher pour autant. Et ne pouvoir transporter qu'une seule arme sur soi... Et puis, il y a une touche totalement dispensable, celle qui permet de regarder en arrière. Faite surtout pour les poursuites avec la lumière rouge (qui nous tue si on la touche trop longtemps), elle ne sert à rien puisque la lumière en question émet une distortion autour d'elle, donc on sait quand elle est proche...sans oublier qu'en regardant par dessus son épaule, on ne voit plus rien devant du coup... Et puis, Murphy se heurte souvent aux encadrements de portes, ou hésite devant une échelle s'il n'est pas bien en face. Quelques phases délicates sont aussi au rendez-vous, comme traverser une planche en équilibre au dessus du vide, ou s'accrocher à un pont qui vient de se rompre, ou encore dévaler une pente en évitant les obstacles (qui nous one-shot d'ailleurs). Coupant un peu avec le rythme, ces phases sont plus un calvaire qu'autre-chose, car lente et peu intéressantes au final.

Côté bande sonore, je rage. Les musiques sont jolies, flippantes, très holywoodiennes. Et il y aussi quelques ficelles bien employées pour nous faire sursauter. Mais où est le génie des autres épisodes ? Finis les martellements, les bruits incongrus, les grincements sinistres et lourds inclus dans la musique. On a le droit à du très standard là. C'est propre, soit, mais l'âme torturée de Yamaoka n'existe plus. Enfin, mieux vaut un changement radical qu'un plagiat honteux et râté... Par contre, les cris lointains et autres bruits inquiétant sont bien plus dans l'esprit de la série. Le point noir n'est pas vraiment sonore, mais plutôt écrit. Bien que la traduction française (c'est du sous-titrage) soit correcte, ce qui n'a pas toujours été le cas dans l'univers de la colline silencieuse, les conseils que l'on nous donne lors des temps de chargements (peu nombreux, mais bien longs, et pas toujours placés à des endroits logiques) nous rendent perplexes quelquefois. Jugez plutôt : "Murphy peut s'abriter de la pluie", "avec la bonne arme, Murphy peut atteindre des sommets", ou "si vous ne savez pas quoi faire, écoutez ce qui dit Murphy". Je veux bien écouter ce qu'il dit, mais il serait peut-être plus judicieux de donner la touche qui permet de le faire parler... ! ! ! Pareil pous les documents que l'on récupère, il faut zoomer dessus pour pouvoir les lire, ce qui donne un grain des plus désagréables aux lettres...et du coup, il faut aussi parcourir le document avec le stick droit, car le zoom est trop proche.

Niveau décors, on reste dans le ton Silent Hill

La durée de vie du soft est banale, comptez une demie-douzaine d'heures au plus, sans prendre en compte les quêtes annexes qui, si elles sont bien sympathiques, ne rallongeront pas trop le scénario de base, et n'apporteront pas de connaissances nouvelles quant à l'histoire. Mais ce qui frappe le plus, ce sont les similitudes avec les autres opus de la série. Murphy ? C'est le portrait craché de Henry (Silent Hill The Room), la fliquette nous fait penser au premier SH, la lumière rouge qui poursuit Heather dans le 3ième épisode...et il y a sûrement d'autres "clins d'oeil" comme ceux-là.

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Je m'attendais à un retour aux sources, ressentir les premières peurs de l'opus Playstation 1, mais aussi un peu d'originalité. Mais pour Vatra, un retour signifie reprendre les anciennes gloires d'une série et les mélanger pour en ressortir quelque chose de nouveau. Outre des graphismes ternes et des textures complètement râtées (voire invisibles), un bestiaire des plus communs sans aucun génie et une progression totalement scriptée, le jeu propose aussi des contrôles mous et lents, ainsi que des personnages peu charismatiques, même le protagoniste principal. Sans parler du jeu qui rame, les temps de chargement bien longuet (une bonne minute quelquefois) et souvent en pleine partie. Et c'est d'autant plus rageant que les bonnes idées sont également de la partie, comme des quêtes annexes et des énigmes bien pensées. Mais, même si l'habillage d'un jeu ne fait pas tout, il contribue largement à succès. Et là, la garde-robe de Silent Hill Downpour fait dans le très vieux et la friperie bouffée aux mites. Vivement le prochain épisode, qui s'annonce grandiose avec Norman Reedus (Daryl dans Walking Dead) dans le rôle principal.

 

La colline à des yeux : scénario riche, énigmes bien pensées, quêtes annexes, ville réussie...

La colline est myope : graphismes assez hideux, contrôles trop similaires à l'opus précédent, animations molles, protagonistes absolument pas charismatiques, pas d'inventaire réel, impossible de stocker des armes, pas de Yamaoka.

 

Graphismes : 08/20

Sons : 14/20

Maniabilité : 10/20

Scénario : 14/20

Durée de vie : 12/20

 

Sentence

10/20

 

Machines : PS3, Xbox, PC.

Genre : survival-horror.

Développeur : Vatra Games.

Editeur : Konami.

Sortie : 29 mars 2012.

PEGI : 18 ans.

Difficulté : moyenne, sauf pour les poursuites.

Prix : comptez une vingtaine d'euros maximum.

Qui se ressemble : Resident Evil (5 et 6), et tous les survival-horror en général.

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Bien le bonjour à toutes et à tous. En ce jour chômé qu'est la Fête Nationale de notre beau pays, berceau d'une révolte (et pas révolution, cela constitue un paradoxe complètement idiot du coup) qui apporta les bases du changement (mais aussi d'une guerre fratricide entre deux camps n'aspirant, en fin de compte, qu'à leur liberté), je vous propose le test d'un jeu tiré d'une série de film que beaucoup de personnes classeront dans les pires de ce bas monde : Saw. Personnellement, je ne déteste pas du tout, mais ils m'ont bien fait rire...

JE VEUX JOUER A UN JEU...

Tout commence avec un personnage bien connu des officionados des films, l'inspecteur Tapp. Ce dernier se retrouve enfermé dans un ancien asile psychiatrique, désaffecté maintenant, mais dont la présence humaine (enfin, façon de parler) est bien là. Et, pour nous mettre dans le bain du reste de l'oeuvre tirée des six premiers films (rien que ça), nous voici pris en étau dans l'un des pièges de Jigsaw, une sorte de machoire géante qui, si nous ne parvenons pas à efféctuer les QTE, nous brise les mandibules, nous tuant par la même occasion. Mais pas de panique, on est loin des épreuves à la Shenmue ou Dragon's Lair. On a le temps, et largement même...

Ensuite, nous serons confrontés à l'une des innombrables énigmes sadiques qui nous attend dans ce jeu masochiste. Plonger la main dans une cuvette de toilettes remplies de seringues (et là, on a mal pour Tapp), jouer avec la caméra pour voir un texte s'afficher sur un miroir (ou un mot de passe, une suite de chiffres,...), et plein d'autres surprises qui n'en seront pas, si vous avez vu les films. Et oui, car tout le scénario se base sur la double trilogie sortie au cinéma.

Tout commence pour le mieux pour vous...une QTE simple à faire, et le tour est joué

D'ailleurs, voici la rythmique du jeu. On arpente des couloirs plus ou moins labyrinthiques, on cherche comment déjouer telle ou telle énigme, on se retrouve devant une autre victime de Jigsaw qu'il faudra sauver obligatoirement (et oui, pas de fin multiple apparemment) en résolvant un puzzle relativement sadique et...bah on recommence en fait...

 

...A UN JEU DE BEAT'EM ALL...

En vous balladant dans cet asile délabré et potentiellement en ruine, vous rencontrerez des adversaires qui vous en veulent de prime abord. Et pour cause, ils sont tous dans la même galère que vous, ils sont prisonniers. Sauf que, vous détenez la solution de leur délivrance, une clé implantée dans votre corps. Et c'est tout naturellement qu'ils vous pourchasseront, vous tabbasseront, histoire de vous arracher le sésame tant convoité. Donc, à vous de vous défendre du mieux que vous pourrez. Et c'est là le gros point noir du soft. Si vos ennemis sont assez véloces, vous vous déplacez comme un vieillard arthritique, que ce soit pour courir ou frapper. Sérieusement, vos coups sont tellement lent que vous devez les préparer plusieurs secondes à l'avance. Et si, par malheur, vous êtes acculé dans un coin, c'est la fin des haricots, car l'adversaire vous mattraquera de ses poings, sans que vous puissiez riposter ou vous protéger efficacement.

Une ambiance proche des films et des scènes très inspirées de ces derniers aussi

Pour vous aider, il y a bien quelques armes de fortune (tuyaux, barres de fer, balais,...), mais leur utilisation est d'une lenteur encore plus exaspérante que vos mains. Du coup, il est complètement impossible de se battre efficacement avec, préférez largement vos poings, et le plus rapide si possible. En défaisant les ennemis (enfin, si vous y arrivez), vous trouverez quelques items utiles pour fabriquer des armes plus puissantes (et plus commodes), mais aussi pour ouvrir (forcer) des armoires et des portes.

 

...OU A UN JEU DE PUZZLE...

Pour ouvrir les armoires, vous devrez déjouer (et oui, encore) un petit puzzle assez simpliste. A l'intérieur, d'autres objets, armes ou de quoi vous soigner ultérieurement. Quelques autres "jigsaw" (ben ouais, ça veut dire puzzle après-tout) vous attendent bien sagement, comme reconstituer un assemblage de tuyaux en faisant tourner chaque partie circulaire par exemple. Assez facile, il est vrai, sauf que...et bien, quelquefois, ces casse-têtes doivent s'effectuer dans une salle qui se remplie petit à petit de gaz mortel. Il faudra donc finir tout cela rapidement, sans avoir la possibilité de réfléchir longuement, comme le demande ce genre d'énigme.

Déjouer l'énigme, ou cette pauvre âme (enfin, il est victime et coupable) mourra

De plus, les portes (enfin certaines d'entres elles) sont piégées. Vous verrez Tapp les ouvrir avec plus de méfiance, ce qui déclenchera une sorte de balancier sur le côté, arborant une touche de la manette. Appuyez sur la touche désignée de cette manière, et le plus rapidement possible, car le système ne dure pas plus de trois secondes. Si vous n'y parvenez pas, une balle vous sera tirée dans la tête...et game over, bien entendu... La vraie difficulté de ce genre de piège, est qu'ils sont assez présents au début du jeu, puis il disparaisse quasiment par la suite, pour revenir de temps en temps après. Mais cela reste des QTE très simples.

 

...MAIS A UN JEU GORE EN TOUS CAS

Pour tous les amoureux de la série de films, sachez qu'ici vous ne serez pas dépaysés. Les décors sont crades, gores, masains à souhait, avec un je ne sais quoi de paranoïaque par dessus la marché. Si les graphismes sont acceptables pour l'époque, il faut avouer que les texutres sont souvent très sombres; et on ne voit pas grand chose au final. Bon, allez, on va dire que c'est pour l'ambiance, et que cela dessert bien le genre épouvante.

Pour se repérer dans ce dédale de couloirs et de salles dégueulasses, on peut utiliser des objets émétant de la lumière. Et on commence faiblement par un briquet, puis plus originalement par un appareil photo avec flash. D'ailleurs, il y aura une énigme à faire avec ce dernier, et des plus stressante qui plus est. Je trouve que c'est une bonne idée ça, même si ce n'est pas la première fois qu'on utilise un vieil appareil photo dans un jeu d'horreur. De même, certaines énigmes sont excellentes, comme lorsqu'il faut sauver Amanda (complice de Jigsaw dans les films, et la seule victime s'en étant sortie), en s'amusant avec une machine qui délivre des médicaments ou du poison à la pauvre fille. Il faudra jouer avec un système de collecteurs qui verse chaque liquide dans les veines d'Amanda ou les vôtres, ce qui demande une certaine stratégie.

Comme je l'ai dit, le jeu est sombre dans son ensemble. Heureusement, Tapp a sauvé Amanda

L'ambiance est, par contre, le point fort du jeu. On tremble d'effroi devant tant de cruauté et de génie, on sursaute au moindre cri lointain, on stresse devant une énigme dont le mécanisme est d'un machiavélisme imparable. Bref, sur ce point, les développeurs ont fait leur office, et c'est une atmosphère qui rappellera, sans équivoque, les films (surtout le premier, le meilleur). Le seul soucis, c'est que le jeu rame beaucoup, et on se demande bien pourquoi au final, car les graphismes sont tout juste jolis. 

Musicalement, c'est pauvre, car ce sont plutôt les bruitages qui font tout. Pourtant, lors des scènes cinématiques et des grands moments du scénario, il y a un peu de musique, discrète, mais présente. Les voix sont, malheureusement, en anglais (quoique, pour une meilleure immersion...), mais sont les mêmes que le film (ouf). De plus, les cris au loin, les bruits de machines essoufflées et grinçantes, les sons stridents et soudains, sont réellement effrayants. Du coup, on appréhende d'ouvrir une porte, ou de passer le coin du couloir. Qui sait quelles horreurs nous attendent de l'autre côté...

Mais alors, lorsqu'il s'agit de déplacer Tapp, c'est tout de suite une autre histoire qui se dévoile. Ses contrôles sont d'une lenteur exaspérante, même en courant (en fait, on dirait plutôt qu'il marche vite). Et lors des affrontements, c'est carrément l'hallali... Tapp est tellement mou et arthritique que se battre devient une véritable sinécure, et un parcours du combattant quotidien. Surtout que les ennemis, eux, ne sont pas handicapés comme lui. Et avec une arme, c'est encore pire. Il faut préférer les rixes à mains nues. Heureusement, les combats avec plusieurs adversaires sont rares, mais ils existent...

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Bon, et bien voici une licence pas si mal exploitée que cela. Disons que pour ce coup-çi, il n'y avait d'impératif de sortie de film, puisque le jeu s'inspire des oeuvres cinématographiques déjà présentes. Si les graphismes sont moyens et le scénario assez convenus (et très copiés sur ce qu'il existe déjà sur nos écrans), il faut avouer que les énigmes sont bien pensées pour certaines d'entre-elles. L'ambiance est réussie, malgré un écran très sombre (trop sombre même). Quel dommage que les contrôles de Tapp soient si baclés, et rendent le jeu bien trop difficile. A croire que c'est le point qui fut développé en dernier et à la va vite pour satisfaire un impératif de l'éditeur. Sinon, nous voici en présence d'un énième ersatz de Resident Evil (ou Silent Hill, question de point de vue...oui, plutôt Silent Hill), qui sait renouveller un peu le genre, sans en boulverser les fondements si bien ancrés. Bref, pour une licence déjà très controversées, et faisant la part belle à ces détracteurs, c'est assez réussi...Et c'est assez rare pour le souligner, non ?

 

LES JEUX SONT FAITS : énigmes bien pensées, ambiance noire et oppressante, graphismes assez dans le ton, bonne durée de vie, gore et malsain à souhait.

RIEN NE VA PLUS : trop sombre, Tapp est un vieillard, difficulté quelquefois, ça rame bien trop, on s'ennuit par moment.

Graphismes : 12/20

Sons : 15/20

Maniabilité : 06/20

Scénario : 11/20

Durée de vie : 13/20

Sentence

13/20

 

Machines : PS3, Xbox 360, PC.

Genre : action/aventure/survival.

Développeur : Zombie.

Editeur : Konami.

Difficulté : c'est l'enfer ici ! !

PEGI : 18 ans (et c'est mérité).

Sortie : 17 novembre 2009.

Prix généralement constaté en magasin : 19 euros.

Qui se ressemble : Silent Hill, Resident Evil (du 1 au 3), et tout les jeux qui ont copiés ces deux séries (Rule of Rose, pour ne citer que celui-là).

 

Les premières minutes de jeu, rien que pour vous. Merci à Eric De Brocart.

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Hiiiiiii ! ! ! Cette fois-ci, parlons birèvement d'un jeu qui n'eut malheureusement pas les meilleures critiques, mais qui vaut le détour par bien des choses. Surtout que je vous propose, ici, la version collector du soft qui est, à mon humble avis, un peu limite (comme souvent dans nos contrées). Et comme on attendait un certain Diablo III depuis un bon moment, Sacred 2 devrait pouvoir combler cet énorme vide, du moins pour quelques temps... Jeu testé sur PS3.

 

COCHONERIE DE GUERRE

Sacred 2 nous propose un monde médiéval-fantastique comportant une grande part de technologie, ce qui lui donne une touche assez paradoxale. Néanmoins, cet corrélation entre passé et futur se marie bien, et donne un monde des plus intéressants.

Ancaria est assujettie à une guerre énergétique (un peu comme les USA contre les pays possédant le pétrole). Jusqu'ici, les gardiens de cette ressource furent les Séraphins, des guerriers véloces et puissants. Mais, au fil du temps (et après plusieurs conflits), ce sont les Hauts-Elfes qui prirent le contôle de cette énergie. Ce monopole propulsa la race aux grandes oreilles vers des sommets et en fit le peuple le plus puissant.

Et comme l'histoire se répète inlassablement, quels que soient les Mondes, une guerre éclata rapidement entre ces Elfes et les autres races d'Ancaria (avec en plus, quelques réfractaires dans leur rang). Mais comme l'énergie donne aussi le plus grand des pouvoirs, ce sont les Elfes qui gagnèrent le conflit, laissant Ancaria en ruines.

Voici une balise de résurrection. Notez que l'environnement sera essentiellement de la verdure.

Pourtant, loin d'être terminée, la guerre fait encore rage dans les entrailles de la Terre, là où le conflit commença réellement. Et tous les coups sont permis pour prendre possession de l'énergie T. Heureusement, il reste un dernier espoir pour sauver Ancaria de l'annihilation totale...VOUS, bien entendu...

 

CHOOSE YOUR DESTINY

Tout commence par un choix...un choix entre plusieurs races. Les Séraphins sont des êtres polyvalent, capables d'utiliser des armes de mélée ou de jet, mais aussi la magie et la technologie. Des personnages moyens et pour débutants donc.

Les Hauts-Elfes sont des magiciens avant tout. Leur but ultime est la connaissance, mais aussi la compréhension des mystères d'Ancaria (bizarre, car ils sont quand même à l'origine de la destruction partielle de ce Monde).

Les Dryades communiquent avec la nature, et ne font qu'un avec elle. Leurs armes de prédilections sont les arcs et autres armes de jet.

Les Gardiens du Temple utilisent la technologie (et donc l'énergie T). Ils possèdent un canon au bras, mais peuvent aussi se battre au corps à corps (on pourrait presque les assimiler à des robots d'ailleurs).

Le Guerrier Noir est un combattant d'élite, et n'utilise que le combat de mélée. Entraînné par les Hauts-Elfes autrefois, il peut contacter le monde des morts, royaume dont il vient directement.

L'Inquisiteur, enfin, est un grand prêtre des Hauts-Elfes. Il ne se préoccupera que de ses intérêts, et n'utilisera que la magie noire, l'invocation et le combat de mélée.

Une fois la race choisie, vous pouvez personnaliser très brièvement votre personnage (enfin là, c'est vite dit, puisqu'il suffit de choisir entre deux visages et deux coupes de cheveux). Puis, demandez à un Dieu de vous prendre sous son aile, parmi 6 divinités (3 gentilles, 3 méchantes), ainsi qu'un sort spécifique à chaque Dieu. Et enfin, vous aurez la possibilité de faire l'aventure au côté de la Lumière ou des Ténèbres (sauf pour deux races de personnages, le Séraphin sera forcément du côté lumineux, et l'Inquisiteur du côté obscur).

Ensuite, choisissez votre campagne (solo ou online, quoique maintenant, je doute que les serveurs soient encore d'actualité), et entrez de plein pied dans le Monde "Ancarien"...

 

JE FAIS LE TRI-CITOYEN

Nous sommes en présence d'un hack'n slach assez conventionnel, de prime abord. On frague des vagues d'ennemis, on ramasse des objets, des armes, des armures, de l'argent, et on s'équipe, on revend ou on stock dans un coffre magique. Et puis, on parle aux gens qui nous demande un service de temps en temps, ce qui nous octroie de l'argent et des points d'expérience. Ces derniers arrivant à remplir une jauge spéciale, vous gagnez un niveau et pourrez augmenter une caractéristique parmi la force, la dextérité, l'endurance,...etc. Bref, rien de nouveau jusqu'ici, c'est du très conventionnel. 

Certaines montures sont très anachroniques de prime abord. Celle-là vient d'un certain Wild Arms 5...

Ensuite, vous avez également des compétences spéciales, selon le personnage choisi. Utilisation d'un type d'arme, d'une botte secrète, de la magie... A vous de faire votre propre guerrier et d'élaborer votre stratégie de combat. Si vous augmentez la compétence générale Art du Combat, vous pourrez par la suite choisir des coups spéciaux, des bottes guerrières ou magiques, et vous devrez les affecter à une touche spécifique (les quatres boutons du paddle), sachant qu'il y aura aussi les armes sur ces touches. Bref, si vous voulez plus de compétences Art du Combat, il faudra faire un choix quant aux armes utilisées (perso, j'ai deux armes et deux Arts).

De plus, en améliorant ces Arts, vous débloquerez des points de modification, ce qui augmentera la puissance de l'Art en question. Et puis, il est possible de combiner ces Arts pour en augmenter encore plus la puissance et l'efficacité. Et là, on est beaucoup moins dans le conventionnel...

Il y aussi des runes à collecter dans les cités d'Ancaria. Vous en trouverez en défaisant des ennemis, en fouillant des coffres ou autres tonneaux, mais aussi en les échangeant avec des maîtres des runes, dans les cités. Elles serviront, par la suite, aux forgerons...

 

TUNING, PAS QU'UNE PASSION

En vous adressant aux travailleurs du métal, vous pourrez insérer dans vos armes et armures des runes, ou autre pièce de customisation. Encore faut-il que l'objet à modifier ait un emplacement. De bronze, d'argent ou d'or, ce dernier peut accueillir différents matériaux ou items afin d'en augmenter la puissance, ou d'en octroyer un élément ou une spécificité majeure (comme l'empoissonement, le saignement,...). Ouais, on a déjà vu ça dans Baldur's Gate, je crois... Seul soucis véritable (et un peu énervant à la longue), c'est que le forgeron est un peu abruti sur les bords. Il est incapable de forger une arme équipée, à croire qu'il est aveugle comme une taupe sans lunettes. Du coup, on est obligé de déséquiper l'arme ou l'armure à modifier (et en passant par l'inventaire en plus, il n'y a pas de commande simplifiée) pour que le marteleur idiot puisse nous y insérer un item. Qui plus est, on ne peut pas mettre n'importe quoi n'importe où, car chaque modificateur doit s'insérer dans un emplacement spécial (bronze, argent ou or)... Un peu chiant là, mais totalement indispensable pour pouvoir progresser dans les quêtes.

On est souvent submergé par des vagues d'ennemis...et le personnage ne vise pas toujours bien...

Vous pouvez aussi lire des livres qui vous donneront des informations et peuvent augmenter légèrement vos caractérisitques. Bref, pour faire plus simple, vous passerez autant de temps à vous battre qu'à echanger, vendre et modifier vos atours.

Et je n'oublie pas que votre personnage changera d'aspect vestimentaire selon les armes et armures que vous lui mettrez sur le dos, et ça, c'est classe quand-même. Et puis il pourra disposer d'une monture spécifique par la suite (au début, on peut acheter un cheval qui aura, lui aussi, des caractéristiques et des compétences, comme le saut ou la ruade). Serpent géant, chien de l'enfer, arraignée géante,...un beau bestiaire pour vous épauler quoi. Et les monstres ne sont pas en reste. Loups, sangliers, gobelins, orques, squelettes, humains,...plein d'ennemis à envoyer ad patrès. Et vous pourrez même connaître leur niveau, grâce au curseur qui l'entourrera. S'il est vert, il est faible. S'il est rouge, il est plus fort que vous...simple non ?

 

J'ATTAQUE LA FALAISE

Si graphiquement le jeu tire son épingle du jeu, il accuse de nos jours son âge. Datant de 2009, on a vu bien mieux depuis, et même à l'époque. Bien entendu, les décors sont chatoyants et les petites animations sont légions, mais alors, le jeu rame d'une façon atroce parfois. Et cela se ressent essentiellement sur le scrolling. Les mouvements des animations sont saccadées, mais surtout le frame rate ne suit pas du tout l'action, ce qui engendre comme des coupures dans le défilement (souvent dues aux chargements disque). Et en parlant de loadings, ils seront presque tous cachés...sauf dans les villes, où il n'est pas rare de devoir attendre quelques secondes in-game un chargement d'animations ou de suite de décors. Sinon, les textures employées sont jolies et très colorées (un peu trop même, on ne se croirait pas vraiment dans un monde en ruines), et la caméra est customisable (on peut zoomer et dézoomer). Le problème reste que pour la commander, il faut utiliser le joystick droit (ouais, normal quoi). Et, en bougeant la caméra à gauche ou à droite, on risque fortement de d'éloigner et de rapprocher la caméra en même temps, et ça peut géner la visibilité générale.

En ville, faîtes vos emplettes. Mais attention, les affrontements peuvent s'y poursuivre.

Le gameplay est simple et très conventionnel. On attribue une action à une touche, et c'est partit. Toutefois, lorsqu'on est sur une monture, les commandes changent car les compétences du "véhicule" sont prédéfinies aux touches (carré et triangle, en général). Et votre personnage ne vise pas toujours les bons adversaires, et il n'est pas rare de le voir se déplacer vers une cible éloignée, alors qu'il y a plein d'ennemis autour de lui. De plus, en utilisant un arc pour fraguer de loin, puis en voulant dégaîner votre arme de mélée par la suite, vous devez attendre un petit moment avant d'appuyer sur la touche correspondante (sinon, le héros continue à utiliser son arc, bizarre ça). Sinon, à part les sempiternels voyage dans les menus de l'inventaire, c'est une maniabilité propre et intuitive. A savoir aussi que vous devrez activer des portes de téléportation et des balises de résurrection en entrant des les villes et les villages. En mourrant, vous reviendrez vers la dernière balise activée. Par contre, les téléporteurs sont assez rares, et ils ne vous éviteront pas des voyages souvent longs et chiants, de par les adversaires qui repopent sans fin sur votre chemin. Sérieusement, vous éviterez bien rapidement les combats, car ils seront bien trop nombreux et vous empêcheront de progresser rapidement sur le chemin de vos quêtes. Heureusement que les ennemis ne soient pas très malins, et il sera facile de les éviter.

La bande sonore est de qualité, comme souvent dans ce genre de jeux. Les musiques sont présentes, et relativement discrètes, ce qui augmentent l'ambiance des environnements. Les voix françaises sont réussies, malgré quelques phrases prononçées par les pnj un peu hors-contexte. Et puis, votre personnage aura quelques calembours bien placés de temps en temps et saura aussi faire état de son état (armure innéficace, ennemis trop puissants,...). Après, le jeu d'acteur est loin d'être excellent, c'est honnête, sans plus. Par contre, quelques bruitages sont légèrement hors-sujet, comme ce bruit strident qui intervient lors de la fin d'une quête (qui ne s'enclenche pas toujours au bon moment d'ailleurs).

Le jeu est long, ça c'est une certitude, du fait du terrain souvent accidenté et des chemins toujours alambiqués et sinueux. Bien-sûr, il sera très tentant de faire du hors-piste, mais cela risque fortement de se solder devant une forêt ou une montagne infranchissable. Utilisez donc souvent la carte pour y établir un itinéraire. Soucis, et il sera de même pour l'inventaire et les autres menus, le jeu ne se met pas en pause, et donc, si vous subissez des assauts, vous ne pourrez pas arrêter le jeu. Pas de pipi urgent donc ! Et comme les adversaires reviennent régulièrement, vous pouvez finir un affrontement pour satisfaire un besoin naturel, mais attendez vous à vous presser la vessie, car les méchants seront sûrement de retour en quelques secondes... La jaquette du jeu prone les quêtes annexes, en se targant d'en posséder 500... Non mais, 500 quêtes annexes ! Vous n'êtes pas bien là...surtout qu'elles se ressemblent toutes, puisqu'il s'agit de récupérer un item pour untel, ou de tuer des monstres pour un autre. Bref, il y a trop d'activités là-dedans, et on en oublie facilement l'aventure principale. Seule la présence d'un groupe de hard-rock (qui proposera d'ailleurs un quête, et nous récompensera par des instruments de musiques pas très en phase avec l'ambiance) peut faire sourire.

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Le jeu est sympa, c'est vrai, avec de bons graphismes généraux, un scénario travaillé et une ambiance très médiévale et assez originale. Mais les quelques tares, souvent énervantes, peuvent en rebuter plus d'un. Le frame-rate tombe à terre dès qu'il y a le moindre chargement ou qu'il y a trop d'animations en même temps, les menus ne sont pas toujours clairs, et les règles non-plus d'ailleurs, et puis les quêtes annexes sont d'une redondance proche de la nausée. Néanmoins, pour une alternative à un Baldur's Gate ou un à Diablo, force est de constater que Sacred 2 s'en sort avec brio, en utilisant des mécaniques, certes connues, mais qui ont fait leurs preuves. Et les amoureux de hack'n slash ne seront pas déçus, surtout que les innovations sont tout de même là, et apportent un peu de fraîcheur à un genre peu représenté sur console.

Nouveau héros : ambiance médiévalo-futuriste réussie, graphismes clairs, musiques et voix de qualité honnête, scénario intéressant, 70 km2 de terrain en open-world, des affrontements épiques quelquefois, pas mal d'humour, de l'innovation bienvenue...

Anti-héros : ...mais des mécaniques déjà-vues, le frame-rate souvent à la ramasse, trop d'ennemis qui repopent tout le temps, des allers-retours trop contraignants, les temps de chargement, pas de pause, quelques bizarreries en matière de jouabilité.

Graphismes : 14/20.

Sons : 16/20.

Jouabilité : 13/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 18/20.

Sentence

15/20

 

Machines : Playstation 3, Xbox 360, PC.

Genre : hack'n slash.

Développeur : Ascaron Software.

Editeur : Koch Multimedia.

Sortie : octobre 2008.

Difficulté : moyenne.

PEGI : - 16 ans.

Qui se ressemble : Baldur's Gate, Diablo, Oblivion (pour l'ambiance).

 

Pour vous, voici le unboxing de la version collector, faite par mes soins. Un peu décevant en fin de compte.

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Vieille nouveauté (Jeu vidéo)

Guten tag à toutes et à tous ! Parce-que je ne joue pas qu'à des vieux jeux tout moisis, parce-que je possède une PS3 qui commence sérieusement à prendre la poussière, et parce-qu'il n'y a pas que des suites spoporiphiques et des machines à cash sur ces générations de consoles qui sont encore d'actualité, je propose de revenir sur quelques jeux moins vieux, mais qui nous plongeront dans un univers qui vaut sûrement (ou pas) le coup d'oeil.

 

COQUILLAGES ET CRUSTACES

Imaginez une plage au sable fin, la mer qui chantonne au loin, quelques mouettes vous donnant le bonjour en pêchant gentillement. Et là, un majordome s'approche doucement vers vous pour vous servir votre cocktail préféré. Soleil brulant, farniente, belles jeunes femmes en bikini et charmant jeune homme à la musculature proéminente et tentante... Bref, des vacances de rêves, dans un décor paradisiaque, voici le programme qui vous attend...

Toute l'équipe des GO vous accueille à bras ouverts...

Sauf que le serveur qui s'approche doucement de vous semble avoir une démarche un peu bizarre...il titube, il trébuche, il grogne et bave de façon canine...il m'a bien l'air un peu alcoolisé celui-là... Et ce n'est pas le seul dirait-on, car d'autres vacanciers semblent dans un état similaire. D'ailleurs, n'y avait-il pas plus de monde dans la mer, il y a quelques instants ? Et ces jeunes gens qui jouaient au beach-volley, où sont-ils passés ? Et le cauhemar commence...

 

MOI AVOIR FAIM

C'est un peu de cette manière que débute le jeu. Vous vous réveillez avec un mal de crâne incommensurable, dans un endroit connu, mais embrouillé. (Attention, je raconterais le jeu en temps que Xian Mei, réceptionniste à l'hôtel). Enfermé dans une chambre, vous déambulerez avec précaution dans des couloirs bloqués par des bagages et de rares chambres non-fermées, afin de gagner le corridor principal.

En progressant dans ce décor un peu apocalyptique, berçé par l'alarme d'urgence de l'hôtel, vous arrivez sur le balcon de l'étage où une femme, certainement en proie à un énorme désespoir, passe sous votre nez et s'écrase quelques étages plus bas. Là, une voix commence à raisonner dans votre tête, et vous demande de descendre au rez-de-chaussée...mais ce n'est pas qu'une voix dans votre tête, c'est surtout un survivant qui aimerait vous sauver. Et, en arrivant à l'endroit indiqué, vous voici pourchassée par une horde de types totalement dingues, qui courent très vite et poussent des grognements guturaux. Et, malheureusement pour vous, la bande de fans improvisée vous rattrapent et commencent à vous taper sur la tronche, ce qui aura pour effet de vous plonger dans un coma éphémère...et c'est juste avant que vos yeux se ferment que vous apercevez un homme baraqué vous tirez de là, in-extrémis...

Vous serez souvent dans cette situation désespérée de surnombre

A votre réveil, vous comprenez très vite que ce n'était pas un cauchemar...peut-être en entendant les bruits de combat hors du petit bungalow. Et, en suivant le contraire des conseils que tous les survivants autour de vous peuvent vous donner, vous ouvrez la porte qui donne sur une plage, où une lutte épique et complètement inégale se déroule. Ni une, ni deux, vous aggripez une rame qui traîne par là, et vous donnez un coup de main salvateur et désespéré à votre sauveur.

 

THE WALKING DEAD MEN

Après un combat vite torché au final, votre nouvel ami, vous demande de trouvez le poste de secours de l'île. Il est un secouriste, et il sait que là-bas, il y aura de quoi soigner les gens, et se reposer un peu. Vous voila donc près à arpenter la plage, les zones résidentielles pour vacanciers, mais aussi une petite partie de la jungle alentour (sans parler des zones qui arpentent les routes de l'hôtel). Le mot d'ordre ? Rester extrêmement vigilant, récupérer tous les objets qui peuvent servir d'armes de fortune (balai, rame, couteau,...), et surtout résister à la menace zombie.

Lorsqu'un zombi vous attrape, une QTE se déclenche. Réussisez là, sous peine se morsure

Car c'est bien de cela qu'il s'agit, toute l'île (ou presque) s'est transformée en no man's land rempli de morts-vivants assoifés de chair humaine frémissante et de violence gratuite revigorante. Oui, car dans ce jeu, les ennemis ne vous mordront pas systématiquement, mais ils préfèreront largement vous balancer des coups de poings dans les dents, afin de vous renverser à terre, puis, bizarrement, de vous laisser là par la suite (ben je croyais qu'ils avaient les crocs ceux-là). Vous comprenez, lors de votre sauvetage, que vous êtes immunisé contre le virus qui semble insuffler tous ces ex-personnes. Donc, il vous est impossible de mourir (cool, quoique...), à croire que les morsures, les coups et les blessures, aussi mortelles soient-elles, n'ont aucune incidence sur votre santé (immortel donc, un vrai Serval quoi).

En découvrant le fameux poste de secours, vous découvrirez également d'autres survivants, mais aussi d'autres endroits saufs. Et tous ces gens seront autant de quêtes annexes pour vous : trouver un collier, apportez des médicaments ou de l'alcool, terminer un travail spécifique... Des quêtes assez banales donc, mais qui vous donneront deux choses importantes. La première sera, bien entendu, des objets, surtout des armes, quelquefois rares. La seconde, seront des points d'expérience (oui, il s'agit d'un FPS avec des relents de RPG occidental, du type Oblivion). Et lorsque vous atteindrez un certain palier de points, vous gagnerez un niveau, ce qui vous octroiera le droit de débloquer une capacité spéciale.

Le jeu est pas mal gore, mais est surtout terrifiant

Ces compétences sont rangées en trois arbres distincts. La capacité spéciale vous donne...ben une capacité spéciale, tiens, différente selon le personnage choisi (au nombre de quatre donc), que vous pourrez ensuite faire évoluer. Par exemple, Xian pourra entrer dans une rage folle et découper les zombis à la chaîne. Cette capacité comporte une jauge qui augmente au fur et à mesure des coups reçus, mais donnés aussi. Par la suite, vous pourrez up-grader la durée de cette furie, la force des coups durant cette dernière, et plein d'autres choses en sus.

Puis, la branche combat développera vos coups, votre force, les séquelles de ces derniers (saignement, par exemple), mais aussi de nombreux bonus en utilisant vos armes de prédilections (pour Xian, les armes blanches...ouais, c'est pour ça que je l'ai choisi), comme plus d'xp, plus de saignement, plus de rage... De plus, c'est ici que vous pourrez débloquer la possiblité de mettre des coups de pieds dans la tête des envahisseurs anthropophages, lorsqu'ils sont à terre, et ainsi de leur exploser la tête, ce qui les enverra ad patrès sur le coup. Bien pratique (voire indispensable), ce coup n'en est pas moins lent à se déclencher...à utiliser lorsque l'ennemi est seul, ou s'il n'y a aucun autre de ses copains à proximité. Un dernier conseil concernant les affrontements : utilisez et usez du coup de pied dans le bide, histoire de faire tomber tous les relous alentours, cela dégagera bien la foule et vous donnera une meilleure amplitude avec votre arme.

La carte du jeu est lisible, mais on n'y voit pas tous les éléments importants

Enfin, la branche survie vous donnera des bonus liés à votre santé, mais surtout votre instinct (possibilité de crocheter des serrures, de porter plus d'objets, de développer la place dans votre sac...). D'ailleurs, vous trouverez d'assez nombreux coffres sur l'île, contenant des armes (soit-disant) puissantes, mais il y a un moyen plus radical pour faire évoluer vos joujoux...

 

L'ATELIER DE MAC

En tuant des zombis, en fouillant des placards ou des corps, vous trouverez de l'argent et des items plus ou moins intéressants. Et en explorant les environs, vous tombrerez sur des établis de bricoleur, où vous pourrez améliorer vos armes, les réparer (elles perdent aussi des points de vie à force de les utiliser, et ce de manière très rapide), mais aussi les transformer en utilisant les objets trouvés (téléphones, briquets, fils, piles,...). Mais avant de jouer à Monsieur Guyver, il vous faudra trouver des plans d'armes en accomplissant des quêtes, mais aussi en cherchant un peu dans les recoins de l'île. Et toutes ces modifications seront payantes (bizarre, c'est vous qui les bricolez, vous donnez votre argent à vous-même ?), et cela sera fort onéreux, surtout lorsque votre arme est up-gradée.

Voici l'arbre de compétence de votre personnage. A chaque niveau gagné, choisissez votre comptétence spéciale

D'ailleurs, en parlant oseille, à chaque fois que vous tombez dans le coma, sous les coups des morts (et cela arrivera souvent, croyez-moi), vous perdrez une somme en fonction de votre argent total. En gros, plus vous êtes riche, plus vous lâcherez de billets verts. Pensez donc à dépenser sans compter...

Et n'oubliez pas de fouiller tout ce que vous trouverez, notamment les sacs de voyage qui joncheront littéralement les alentours, surtout près de l'hôtel. De plus, vous pourrez revendre vos items qui ne serviront pas, et achetez d'autres objets, notamment des armes.

 

Y'A FOULE PAR ICI

Les personnages sont au nombre de quatre, à choisir avant de commencer l'aventure. Xian est une experte en arme blanche, Purna est une fanatique des armes à feu, Logan un ex-champion de football qui aime les armes de lancer, et Sam B est un rappeur ayant eu un succès rapide. Il aime les armes contondantes (les masses, quoi). Et chacun d'entre eux comporte des compétences différentes. Il est impossible de changer de personnage en cours d'aventure, mais le jeu en ligne permet à deux autres compatriotes de venir vous porter un coup de pouce qui ne sera certainement pas de trop.

Les ennemis ne sont pas très diversifiés, mais il ya tout de même plusieurs types de morts-vivants : 

Le contaminé est un simple zombi qui vous sautera dessus à la moindre occasion. Il se déplace assez lentement, mais ne fait pas toujours de bruit. C'est l'ennemi le plus simple à battre, bien qu'il possède une bonne réserve de santé.

L'infecté gagnera rapidement vos nerfs, tant il est rapide. En vous voyant, il poussera un cri de damné, et se précipitera sur vous en frappant sans s'arrêter. Le meilleur moyen de le battre, sera de le mettre à terre avant de le laminer de coups. Le fait que dans certaines parties de l'île, il repope sans discontinuer (et ce toutes les 3 à 5 secondes), le rendra vite énervant. Heureusement, il n'a que peu de points de vie.

L'assassin est, en fin de compte, une sorte de boss. Il possède une énorme constitution et il est très difficile de le mettre par terre (mais ce n'est pas impossible). Il est plus grand que les autres, et possède des chromosomes de gorilles, tant il aime hurler et se taper sur la poitrine.

Le kamikaze est dangereux au corps à corps. On peut même dire qu'il est imbattable, car il explose au moindre contact avec vous. La stratégie ? Approchez-vous, et dès qu'il commence à  être la proie de convulsions, cassez-vous rapidement avant qu'il finisse en feu d'artifices. Son cri mélange hurlement guttural, et un "help me" à peine perceptible.

Le berseck est en camisole. Un peu comme l'infecté, il se précipitera sur vous pour vous renverser d'un coup d'épaule. Sa tenue le protège contre certaines armes (les plus abîmées), et il faut éviter sa charge pour pouvoir le mattraquer par la suite... Et si vous pouvez le faire foncer dans un mur ou tout autre obstacle, c'est encore plus jouissif.

Le noyé est un gros zombi qui aurait péri par la flotte. Il peut vous jeter des gerbes d'acide dans les dents, mais aussi vomir tout son saoûl lorsque vous vous en approchez de trop près. Conseil, essayez de vous glisser derrière lui...

Le boucher est un zombi sans avant-bras. Il comporte les mêmes caractéristiques de l'infecté, mais il possède beaucoup de points de vie. En outre, il fait très mal, et il est difficile de le mettre à terre. Il frappera avec ses moignons comme un fou, jusqu'à ce que vous soyez sur le sol.

Le gazeur est un scientifique infecté. Il projète des jets de substances inconnues. Il peut aussi produire une fumée toxique et aveuglante.

Les humains sont aussi des ennemis ici. Ce sont souvent des bandits qui n'hésitent pas à utiliser des armes à feu contre vous. Ils sont surtout présents dans la ville, et dans la jungle aussi.

 

C'EST LE PARADIS ICI

Graphiquement, le jeu est plutôt sympathique, même s'il subsiste encore pas mal de bugs de collision, surtout lorsqu'un ennemi se jette sur vous et vous traverse littéralement. Sinon, les détails sont assez bien retranscrits, mais il persiste aussi une sorte de filtre baveux sur les couleurs. Cet effet de soleil est assez proche de la réalité, mais il semble aussi trop prononcé, ce qui ôte une certaine crédibilité aux graphismes. Sinon, les effets d'eau, d'explosion, ainsi que les transformations sont vraiment excellents. Mais, ce qui bluffe le plus, est l'ambiance générale du jeu. On se croirait dans une production cinématographique de série B, et tous les éléments du genre sont présents. Une vraie réussite...

Les personnages se manient facilement et intuitivement, sachant que les commandes sont paramétrables. Et tous les boutons de la manette sont mis à contributions, à la manière d'un FPS classique. Ce n'est peut-être pas original, mais quand cela marche à la perfection, pourquoi changer ? On aurait juste aimé des raccourcis un peu plus logiques, mais là, je chipote un peu (et j'aime ça, vous le savez). Par contre, les ennemis sont souvent mus par des bugs (les morts qui vous traversent en vous sautant dessus, les infectés qui repopent sans arrêt,...), et il persiste aussi quelques bugs graphiques, mais rien de falgrant non-plus. La possibilité de rejoindre différentes parties de l'îles via un résau de tunnels est une bonne idée, quoiqu'un peu étriquée. Enfin, la conduite des véhicules sera un cas d'école, tant leur maniabilité est bizarre. D'abord, vous serez sûr que le pare-brise éclatera à un moment ou à un autre, ce qui engendrera que votre personnage le brisera (et là, votre visibilité sera nulle durant quelques secondes). De plus, il sera assez difficile de tourner le volant, car vous ne disposez pas (apparemment) de la direction assistée (il faudra souvent faire des manoeuvres ou freiner pour prendre un virage un peu serré). Mais le pire reste que lorsque vous réculez, vous n'avez aucune vue arrière...on conduit donc à l'aveugle...non mais quelle idée !

Voici le genre d'armes que vous pourrez fabriquer, avec des modifications élémetaires par la suite (feu, éléctricité,...)

La musique d'ambiance est peu représentée, laissant les bruits et autres grognements prendre le pas. Et cela marche véritablement... On sursaute au moindre bruit venant de derrière, on se prend à regarder partout pour être sûr qu'il n'y a pas d'ennemis cachés, et on s'appuie sur les cris des zombis pour les repérer... Et là, c'est un peu le problème, car il arrive souvent qu'un infecté hurle, sans que l'on puisse le voir (souvent derrière nous, ou bloqué par un mur). N'émpêche que côté ambiance, c'est tout même réussi. Seuls les temps de chargements, et les grands moments du jeu (notamment les phases d'action) comportent des musiques qui se rapprochent beaucoup, là aussi, des productions cinématographiques du genre "28 jours plus-tard". Flippantes aussi, donc...

Les animations sont bonnes, quelquefois saccadées, mais c'est normal pour des zombis, non ? Par contre (et c'est sûrement un problème de console, sur PS3 en tous cas), il y a pas mal de ralentissements et autres ramages durant le jeu. Et quelques quêtes sont mal programmées, ce qui interdit quelquefois de revenir sur les lieux une fois cette dernière terminée. De plus, et c'est surtout lors des passages en ville, il existe des temps de chargement assez fréquents (notamment en entrant dans des maisons ou dans les égoûts), et longs aussi (une bonne trentaine de secondes).

Si le jeu se finit en une bonne vingtaine d'heures, c'est surtout grâce aux quêtes annexes, et notamment à la grande difficulté du jeu. Bien-sûr, on ne peut pas mourrir ici, mais tomber dans le coma sera une chose plus que fréquente. Ce sera la cause à un surnombre d'ennemis quasi permanent, à d'autres totalement indestructibles, et à quelques missions mal expliquées. Bref, la grande difficulté de ce soft aura, peut-être, raison de vous... A focre de mordre la poussière, on préfèrera relancer ce bon vieil Oblivion...

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J'étais très sceptique en voyant le jeu sortir sous nos contrées, je n'y voyais qu'un énième ersatz FPS sans génie, et surfant sur la vague "The walking dead". Pourtant, en commençant l'aventure, je fus tout de suite pris par l'ambiance parfaite, la terreur omniprésente et les graphismes relativement agréables. Arpenter une plage luxuriante au milieu des transats, des bars et des infectés révèle une expérience traumatisante, mais intéressante également. Le jeu d'acteur est assez crédible, mais cela reste de la série B tout de même. On se prend d'affection pour certains personnages (notamment Sinamoï, le secouriste, et la jeune fille qui vous sert de mulet), mais la plupart des autres PNJ sont de simples clônes. Mais les ennemis sont trop nombreux, et ils repopent sans arrêt quelquefois, sans oublier qu'ils évoluent en même temps que vous, ce qui anihile totalement le sentiment d'évolution de votre personnage. Néanmoins, ce soft est une réussite artistique et ludique, et rempli grandement son contrat, en proposant de la peur, du gore et du dépaysement. Alors, à quand le prochain vol pour Banoï ?

 

Infection grave : graphismes sympas, ambiance effroyable, possibilité d'évolution, éléments de RPG, jouer au petit bricoleur, de l'action et de la recherche d'objet, des ennemis assez diversifiés...

Petit rhume : ...mais qui sont trop nombreux, des temps de chargements un peu longs et fréquents, le système d'évolution des ennemis, que se passe-t'il ?

 

Graphismes : 16/20

Sons : 18/20

Jouabilité : 15/20

Scénario : 15/20

Durée de vie : 16/20

Sentence

16/20

 

Machines : PS3, Xbox 360, PC.

Année : 2011.

Développeur : Techland

Editeur : Deep Silver

Type : FPS/RPG

Difficulté : au secours, sortez moi d'là ! ! !

PEGI : 18 ans (21 ans aux States)

Qui se ressemble : les RPG occidentaux (Skyrim, Oblivion, Fallout 3), la plupart des FPS, Resident Evil (pour l'ambiance zombie).

 

Et pour vous faire un peu plus envie, voici l'introduction du jeu

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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