La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Catégorie : Bi Di world.

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Bi Di world. (BD-Manga-Comics)

Bon matin gentils loubards en armure ! C'est un fait, j'aime les histoires médiévales-fantastiques. Si en plus, on a un scénario qui déboîte comme il faut, et des graphismes d'une beauté à se damner pour l'éternité, je plonge sans me poser la moindre question...alors, suivez votre instinct et rejoignez les Compagnons du Crépuscule...

 

VIENDEZ MA BANDE

Tout commence simplement par l'errance sans but véritable d'un chevalier dont on ne connait pas le nom. Ce dernier n'enlève jamais son heaume ni son armure, ne dort que d'un oeil et reste toujours très sombre dans son comportement.

En chemin, il rencontre deux jouvenceaux. Mariotte, une jeune femme rousse très jolie, dont la vie et la chevelure lui valent des sobriquets plutôt méchants, mais aussi la haine incompréhensible des habitants du village. D'ailleurs, elle vit avec sa grand-mère, une rebouteuse accusée de sorcellerie. Après la mise à sac du village et le massacre atroce des habitants, la pauvre jeune esseulée se doit de suivre notre héros masqué.

Puis, par la suite, il rencontre l'Anicet, un jeune garçon qui connait bien Mariotte, pour l'avoir plus d'une fois vilipendé de ses railleries et de ses tours de mauvais goût. Pleutre, fourbe, essayant sans cesse d'évincer sa compagne d'infortune, il fut sauver d'une pendaison certaine. Pour se donner une certaine importance, il se proclamera écuyer du chevalier, ce dernier le qualifiant plutôt de valet...

 

C'EST QUOI QUE TU FUMES ?

Voici donc trois compagnons qui entament un voyage sans but, dans "le sortilège du bois des brumes". Dans ce premier tôme, l'Anicet détruit bien malgré lui un village de lutins. Pour le punir, ces petites bêtes de la forêt emprisonnent le fautif, mais aussi Mariotte, et demande au chevalier d'occire la malbête, une créature les oppressant continuellement, symbolisée par un ours. Sans quoi, ils mangeront les deux jouvenceaux...

Outre un graphisme remarquable, l'ambiance générale est excellente

Ensuite, dans le deuxième tôme, "les yeux d'étain de la ville glauque", ces mêmes lutins demandent au chevalier de chasser d'autres créatures, les duards, qui violent et tuent les leurs. Mais pour ce faire, ils doivent mettre la main sur un bijou, l'éclipse bleue, et l'amener dans la ville glauque, afin de détruire la reine des duards, qui ne saurait résister à la vue du collier. On y rencontre un autre personnage, Yuna.

Enfin, dans le troisième opus, "le dernier chant des Malaterre", la partie onirique des deux premières parties s'estompe un peu, pour laisser place à un scénario plus terre à terre. Les aventuriers arrivent dans une ville, Montroy, administrée par Dame Neyrelle, la chatelaine. Obnubilée par le chevalier dont elle semble connaître le passé, cette dernière les invite au château. D'autres personnages font leur apparition, comme une bande de saltimbanques juifs, un chasseur de loups, un moine amoureux...et une jeune aristocrate bien mystérieuse...qui ressemble à s'y méprandre à Mariotte...

 

MAGIE ET HISTOIRE

Dans cette série, qui compte également un hors série que je ne connais pas, on y découvre des faits historiques, comme la guerre de cent ans (qui ouvre d'ailleurs chaque tôme par un petit poème) et la vie quotidienne d'un fief, de la basse-cour (le village quoi) à la haute-cour.

Les lutins sont des sortes de petits hommes/femmes-chats

Il ya surtout beaucoup de magie et de légendes, notamment des loups-garous ou des monstres fantastiques comme le basilic. D'ailleurs, l'histoire est assez compliquée à suivre, car le rêve et la réalité se mélangent allègrement (un peu comme dans le film Matrix), notamment en faisant souvent des circonvolutions et des incursions les uns dans les autres. Par exemple, lorsque les deux jeunes se font faire prisionniers par les lutins, l'Anicet rêve qu'on lui coupe un doigt, et se réveille...avec le doigt en moins...avant que nous comprenions que c'était encore une chimère, et que le doigt est toujours à sa place... Mais c'est bien là ce qui fait le charme de cette bande-dessinée, une histoire forte et empreinte de magie, des personnages forts et charismatiques (si, si, même l'Anicet), et surtout des faits historiques cotoyants des légendes, donnant une ambiance presque réaliste au tout.

 

ANNECDOTES

- si les deux premiers tômes sont de taille normale pour une BD, le troisième, quant à lui, comporte 142 pages, et est divisé en trois parties.

- ce même opus est d'ailleurs écrit en une sorte de vieux français, qui rend les dialogues assez difficiles à comprendre, mais qui renforce énormément cette ambiance médiévale.

- il persiste un arrière plan très celtique, de par certains personnages, mais aussi certaines légendes utilisées.

- la guerre de cent ans est aussi utilisée en toile de fond, ce qui explique les bandes armées qui déciment les villages rencontrés.

- il existe un hors-série nommé "dans le sillage des sirènes", en 1992.

 

Auteur : François Bourgeon.

Edition : Casterman - Delcourt.

Années : de 1984 à 1990.

Tômes : 3.

Ambiance : médiévale/fantastique.

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Bi Di world. (BD-Manga-Comics)

Salut les p'tits loubards bronzés ! Ça bulle ? Je suis en pleine lecture d'une saga de bande-dessinées qui me fascine énormément, de par son graphisme très joli, mais aussi par son scénario hautement intéressant...bienvenue, donc, dans les mondes d'Aldébaran...

La saga comporte trois opus de 5 tomes chacun. Nous débutons avec Aldébaran, puis nous continuons sur Bételgeuse, pour finir enfin avec Antarès. Chacun de ces noms sont, en fait, des  planètes (et des sattélites aussi), et nous y retrouverons quelques personnages qui y feront une incursion, dont la très jolie Kim Keller, héroïne permanente.

ALDEBARAN

Kim Keller, donc, est une enfant de 13 ans, débrouillarde, curieuse de tout, et surtout très énervante avec sa capacité de tout savoir sur tout (genre Lisa Simpson). Elle est très amoureuse de Marc Sorensen, un fils de pêcheur de 17 ans qui ne rêve que d'évasion dans la grande ville d'Anatolie, la capitale d'Aldébaran. Cela fait un peu plus d'un siècle que les premiers colons sont venus de la Terre, mais depuis, il n'y eut plus aucun contact. D'ailleurs, le Gouvernement en place à Anatolie a cessé de penser à reprendre des nouvelles...et en a profité pour mettre en place un régime totalitaire, militaire et déspotique.

En voici deux qui se prennent pour un certain prophète, cher aux Catholiques...

Mais ce jour là, un évènement spécifique, voire catastrophique, va se produire dans le petit village de pêcheurs où habite la jeune adolescente. Un animal, habitué aux fonds marins, vient s'échouer sur la plage. Peu de temps après, un inconnu voyageur, du nom de Driss, arrive dans la bourgade tranquille et prévient la population qu'un grand danger menace la quiétude environnante. Bien entendu, personne ne le prend au mot... Par la suite, une jeune et belle journaliste, à la poursuite de cet homme mystérieux, va entraînner un jeune Marc Sorensen, encore sous l'ébullition mal contrôlée de ses hormones, dans un périple sur la mer, laquelle va littéralement se solidifier avant d'engloutir le bateau...heureusement que, mû par un fort désir de survie, les deux nouveaux amis vont s'échapper par la plage...et juste à temps encore...

Par la suite, ils assisteront impuissants, avec Kim et sa soeur, à l'anéantissement du village et à la mort du père des deux filles...s'ensuivra un long périple à travers la jungle de la planète vers une capitale vraiment peu accueillante...

 

BETELGEUSE

Ici, on retrouve Kim Keller quelques années après, son diplôme de biologiste en poche, fraîchement revenue de la Terre, sur sa planète natale. Elle y retrouvera ses amis, Driss et Alexa, la compagne scientifique de ce dernier. Il s'agira de coloniser une autre planète (Bételgeuse donc), après qu'un premier groupe de colons s'y serait perdu...encore une fois, plus de trace d'une quelconque communication. Et c'est avec quelques compatriotes que notre belle biologiste va partir à l'aventure, sur une planète à l'aspect accueillant. Arrivée sur son orbite, ils découvriront le vaisseau des premiers aventuriers, dans lequel y sont emprisonnés deux rescapés, les autres étant tous morts...ou partis...

Les Iums sont de bien étranges créatures...intelligentes mais féroces...

Et, une fois sur Bételgeuse, nos amis vont vite comprendre le malaise qui peut sceller le destin d'une planète toute entière. En effet, deux groupes de colons rescapés se sont formés. D'un côté, il y a un village organisé, mais sous la discipline miltaire. Les hommes y sont rois, et les femmes y sont cantonnés aux tâches ménagères et à la descendance (en gros, elles doivent repeupler tout ceci). Ces personnes sont pour une colonisation rapide. De l'autre côté, nous avons un petit groupe de scientifiques qui ont compris qu'il existe des animaux d'une grande intelligence sur Bételgeuse, les Iums. Et comme le stipule les accords internationaux terriens, on ne peut coloniser une planète s'il y subsiste déjà une intelligence proche de l'homme.

Vous l'aurez compris, nous sommes plus en présence d'un problème liés aux humains, plutôt qu'à la faune locale...surtout que, dans l'ombre, semble veiller une étrange créature...

 

ANTARES

Nous sommes au dernier chapitre des aventures de Kim. Antarès, une autre planète du système d'Aldébaran, comporte du Scandium, un métal très recherché par les terriens. Du coup, une compagnie sera chargée d'exploiter ces gisements. Sur place, des phénomènes étranges se produisent, dont la pétrification des intervenants et la disparition d'autres. Et pour légitimer cette entreprise, la compagnie décide d'engager Kim Keller, qui n'est pas motivée du tout pour cela...mais un argument de poids risque bien de la contraindre à s'exécuter...

Le bestiaire est fourni, très étrange, et magnifique...du travail d'artiste...

En compagnie de ses anciens amis et collègues, elle devra faire face aux évènements étranges, mais aussi aux dissentions qui se formeront au sein du groupe...pérénité du projet oblige...

Kim apprendra qu'elle est enceinte d'un extra-terrestre rencontré sur Bételgeuse, et sa fille aura des pouvoirs bien singuliers, qui risqueront fort d'être en adéquation avec les phénomènes dont elle et son groupe seront confrontés.

 

ANNECDOTES

- Antarès, troisième série du cycle Aldébaran, pourrait bien compter 7 volumes, selon l'auteur lui-même.

- Beaucoup de personnages sont récurrents dans les trois parties de ce cycle, mais le personnage central restera Kim.

- Antarès est la planète la plus semblable à la Terre, Aldébaran étant presque totalement composée d'eau, et Bételgeuse étant le contraire...

- D'ailleurs, sur Bételgeuse, le contraste entre les différents environnements est énorme, la végétation luxuriante pouvant faire place brutalement à un désert extrêmement aride.

- Une série dérivée au cycle d'Aldébaran est en chantier, comportant déjà trois tomes, nommée Les Survivants. Elle raconte les péripétie d'un autre groupe, sur une autre planète.

- Pour le moment, il existe deux versions intégrales, chacune pour les deux premiers cycles.

- Il ya aussi une autre série, qui n'a aucune corrélation avec celle-ci, mais qui traîte de sujets très similaires, du nom de Kenya, en 5 tômes ou en intégral.

 

LES PERSONNAGES

Kim Keller : l'héroïne, adolescente difficile au départ, elle deviendra une brillante biologiste par la suite.

Marc Sorensen : un jeune pêcheur, il rêve de faire des études à Anatolie. Malheureusement, il deviendra rapidement un hors la loi pour avoir aider Driss et Alexa.

Driss Shediac : scientifique renommé, il a défié le gouvernement en place à des fins de recherches animales. Il tente de percer le mystère qui entoure la Mantrisse, une étrange créature qui tente de communiquer avec lui...

Alexa Komarova:  c'est la collègue de Driss. Elle sera aidée par Marc et devra lever rapidement le mystère qui plane sur elle et Driss.

Eldermore Paderewsky (monsieur Pad) : voici le personnage le plus intriguant du groupe. Un peu fourbe, toujours très intéressé, il jouera quelques tours à Marc et Kim, mais sera aussi d'une importance capitale quant aux déroulements futurs des missions.

Gwendoline Lopes : journaliste, elle sera en charge de montrer au monde entier la véracité sur la Mantrisse.

Maï-Lan : jeune fille orpheline, habitant avec les Iums sur Bételgeuse.

Sven : extra-terrestre qui s'intéresse de très près aux humains sur Bételgeuse. En voyant la colonie militaire, il semble peu optimiste quant à l'essor des colons, mais il changera très rapidement d'avis en espionnant Kim...

 

Auteur : Léo.

Genre : Science-fiction.

Série : quatre jusqu'ici. Aldébaran (5 tômes), Bételgeuse (5 tômes), Antarès (5 tômes, à ce jour), Survivants (3 tômes, à ce jour).

Date de parution : de 1994 jusque maintenant, série en cours.

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Bien le bonjour les amis ! Aujourd'hui, encore un article sur un manga qui m'a véritablement plu. En fait, j'ai visionné l'animé avant de lire les bouquins, et ça m'avait bien fait délirer. Surtout qu'ici, outre la romance impossible à la manière d'un Roméo et Juliette, l'auteur se paie le luxe de commencer par la fin...ou plutôt de dévoiler l'intrigue amoureuse dès le début...

 

RONIN, UN METIER PAS SI COOL

Kaoru est un étudiant simple et comme tous les autres. Orphelin et sans le sou, il vit modestement dans un appartement minuscule, mais propre, de la banlieue de Tokyo. Chaque jour, il prend le train pour aller à l'université et il se débrouille avec quelques boulots de çi de là pour payer le loyer et sa nourriture. Autant dire que sa vie n'est pas toute rose, mais cela lui convient assez bien.

Messieurs, faîtes votre choix...

Aoi, quant à elle, est une jeune femme provinciale et extrêmement riche. Jolie comme un coeur, très dévouée à ses parents, elle se promène toujours en vêtements ancestraux (kimono, sandales, enfin vous voyez le topo). Quelle est la corrélation entre ses deux personnages que tout oppose apparament ? Et bien, lorsqu'ils avaient 4 ans, ils furent fiancés de force, car Kaoru est issu d'une famille également riche. Mais, il fut chassé par la suite, ce qui cassa bien évidemment le contrat.

 

A LA RECHERCHE DE L'ETRE AIME

Sauf que, notre petite Aoi est réellement tombée amoureuse de Kaoru, car même étant gamin, il était très gentil. Et c'est avec une simple photo de l'époque qu'elle se lance à sa recherche dans cette grande ville où, bien sûr, elle se retrouve perdue.

Dans la gare, elle fait la connaissance d'une jeune homme plutôt prévenant qui l'accompagne jusque l'adresse qu'elle a récupérée (on ne sait trop comment), mais ils se rendent rapidement compte qu'il n'y a rien à cet endroit. Dépitée et surprise par la pluie, Aoi se laisse entraînée dans l'appartement du jeune homme où elle peut prendre un bon bain. Mais quelle n'est pas sa surprise en découvrant une photo d'elle petiotte sur un meuble...

Là, je met une image soft, mais le manga va beaucoup plus loin

Vous l'aurez compris, le jeune homme n'est autre que Kaoru (non mais, quelle coïncidence) et après lui avoir raconté toute l'histoire, notre héros bien malgré lui doit admettre que la jeune femme est largement à son goût.

 

POURQUOI FAIRE SIMPLE...

Et c'est à ce moment que les choses se compliquent (et démarrent réellement), car la belle Aoi a fuguée de chez elle, ses parents ne voulant pas qu'elle retrouve l'ancien fiancé. Surgit donc, après une nuitée soft mais pleine de sentiments, la gouvernante d'Aoi, chargée par le paternel de retrouver la fifille à son papa. Et comme cette dernière ne veut plus quitter son amant, Miyabi ne peut que trouver une solution temporaire, le temps que sa protégée se lasse d'un Kaoru bien banal à ses yeux.

C'est officiel, nous te détestons Kaoru...

Et donc, afin de contenter tout le monde (enfin presque), le trio va emménager dans une grande maison familiale (sauf Kaoru qui logera dans une petite barraque du jardin, faut pas déconner non plus). Si la vie s'écoulera tranquillement pour les tourtereaux et le garde-fou, les ennuis vont commencer à arriver...

Et oui, car Kaoru a pas mal de fans à l'université. Quelques filles qui sont folles de lui, et des potes un peu envahissant quelquefois. A commencer par Tina, une américaine qui passe son temps à voyager et à faire la fête. Elle s'invite d'elle même dans la maison, et passe souvent ses nuits dans la cabane de Kaoru. Elle a cette habitude détestable (quoique) de malaxer la poitrine des gens qu'elle aime bien... Et puis il y aura aussi Taeko, la plus jeune des étudiantes. Dévouée, intelligente, arborant une poitrine plus que généreuse, elle est surtout extrêmement maladroite et ne sait absolument pas faire la cuisine. Comme ses parents l'ont un peu mise à la porte de la maison, elle implore Miyabi de l'engager en tant que femme de ménage et cuisinière...Heureusement qu'Aoi est là, et qu'elle est la parfaite femme d'intérieur...

Pour qui veut entreprendre Taeko, ne pas oublier son équipement complet de spéléo...

S'ensuit quelques autres personnages un peu moins récurants dans la série, comme Mayu, jeune fille de 16 ans qui entre également à l'université (précoce la gamine), et accessoirement très amoureuse de...vous savez qui. Ou Chika la jeune cousine de Taeko qui vit au bord de la plage et qui vient, de temps à autres, mettre son grain de sel dans la vie de cette joyeuse communauté.

 

POUR ADULTES ? UN PEU...

L'histoire semble assez banal. Un couple amoureux qui doit vivre plus ou moins séparemment, des amies bien casse-pieds qui tentent de conquérir le jeune homme (oui, la relation entre Kaoru et Aoi doit restée secrète), des situations tantôt drôles, tantôt dramatiques... Rien de bien nouveau donc, sauf que...et bien oui, la relation entre les deux jeunes gens se dévoilent dès les premiers chapitres, et on assiste plus à une évolution entre chaque personnage. Si les sentiments entre Aoi et Kaoru resteront grosso-modo les mêmes (ils grandiront, mais jamais ils ne faibliront), il faudra bien que les autres filles lui disent adieu, même Miyabi qui va voir en lui le parfait jeune homme.

Miyabi est sévère au début de l'histoire, mais elle va vite prendre Kaoru en amitié

Les personnages sont bien dessinés, vraiment. C'est du beau travail, même si on retrouve quasiment tous les ingrédients d'un bon roman d'amour, et si les protagonistes sont clônés avec d'autres, dans différents mangas. Les décors aussi sont assez soignés, on en prend plein les mirettes, et c'est agréable. Comme beaucoup d'ouvrages de ma collection, le fan-service est présent, et sous plusieurs formes cette fois-ci. On n'aperçoit pas seulement des seins de temps en temps, mais il y a aussi des scènes assez osées quelquefois. Comme Tina qui masse allègrement la poitrine de toutes les femmes qui passent devant son champ d'amitié. Et quelques ébats amoureux sont aussi au programme (ça reste soft, mais on devine bien ce qu'il se passe sous les draps). Le seul soucis réel de ce manga, c'est qu'on connaît déjà la fin de l'histoire, et ce, à peine après l'avoir commencée. Mais les frasques de Kaoru, les espérances d'Aoi, les bétises de Tina et Taeko nous maintiennent en haleine jusqu'au dénouement final, prévisible, certes, mais tellement mignon...

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Titre : Aï Yori Aoshi (Bleu Indigo chez nous).

Genre : romance, drame, comédie.

Auteur : Kou Fumizuki.

Parution : juin 2003 - août 2006.

Editeur : Pika Edition.

Volumes : 17.

Le manga fut adapté en animé en 2002. La première saison se nomme simplement Aï Yori Aoshi. Elle comporte 24 épisodes et reprend l'intégralité du manga. Il existe en version française, mais je n'ai que la VOST en anglais. D'ailleurs, les sous-titres sont mal-lisibles, et la traduction est un peu faite à la va-vite. Une seconde saison voit le jour en 2003, et porte le nom de Aï Yori Aoshi Enishi. Elle continue les aventures amoureuses de Kaoru et Aoi, et n'est plus du tout basée sur la manga original.

Voici le trailer en anglais

Emprunter amicalement à cette chaîne : 

https://www.youtube.com/channel/UCOT9-u3Lvv4QoElVKrKhpFg

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Bi Di world. (BD-Manga-Comics)

Dobryï dien ! Bon, mon article sur le parc d'attractions n'a pas fonctionné. Tant pis, voici donc un autre manga que j'affectionne particulièrement, et surprise, ce n'est pas de Tsukasa Hojo... Mais c'est assez joli quand-même...

 

L'AMOUREUX TRANSI

C'est comme ça qu'on pourrait définir Ichitaka Seto, un jeune homme timide, intelligent, sympa, mais amoureux. Et de qui ? Et bien de sa camarade de classe, Iori Yoshizuki, une belle plante peu farouche de prime abord. Car le lycéen vient de déouvrir quelques photos osées de sa belle dans un magazine national, et il ne sait pas trop si cela l'émoustille ou le rend fou de rage.

Ichitaka, Itsuki, Iori, Yasumasa

La jeune mannequin en herbe fait également partie du club de théâtre et passe donc son temps libre à jouer la comédie, domaine dans lequel elle excelle particulièrement, de même pour les études. Mais comme beaucoup d'autres étudiants l'ont vu en tenue légère et dans des positions peu équivoques, c'est une foule de jeune mâles en manque de sexe qui s'agglutine devant la salle où la jeunesse "Moliérienne" s'entraîne. S'ensuit une pléthore de commentaires graveleux, peu esthétiques et très dégradants pour notre nouvelle amie à la voix nasillarde. Heureusement, Ichitaka va prendre sa défense en éloignant les géneurs à grand renfort de son pote le balai.

 

L'AMI PAS SI AMI QUE CELA

Et puis, il y a Yasumasa Teratani, le meilleur ami de Seto (enfin, ami, c'est vite dit). En effet, il aime entendre les dérives et tribulations amoureuses du héros, et se délecte par la suite des blagues potaches et des situations désastreuses de ce dernier...situations qu'il a lui-même mit en scène au préalable... Il cache des photos de femmes nues dans les affaires d'Ichitaka, lui tend un piège dans des thermes féminins, vend souvent la mèche à Iori (qui ne comprend rien d'ailleurs),... Bref, tous les stratagèmes sont bons pour se marrer au dépens d'un pauvre garçon épris jusqu'à la moelle.

Avouez qu'il y a plus que du fan-service là... Heureusement, ce n'est pas tout à fait ce que l'on croit...

Sans oublier Itsuki Akiba, une amie d'enfance de Seto, qui est partie vivre aux Etats-Unis, mais qui revient vivre chez lui. Elle-même très amoureuse de son hôte forcé, elle ne saura pas lui avouer ses sentiments, malgré une spontanéité et une énergie hors du commun (et un visage d'ange, sans compter des formes généreuses).

D'habitude, dans ce genre de manga, on a droit à un triptique amoureux. Mais, là, il s'agit plus de quatre personnes, même si Teratani ne fera pas parti intégrante du groupe (mais sera plus une pièce rappportée qui met le cirque partout où il passe). Heureusement (pour nous), d'autres personnages viendront grossir les rangs de cette joyeuse troupe, comme Izumi, amoureuse également d'un Ichitaka pas vraiment consentant, qui se bat déjà entre la facilité (sortir avec Itsuki), ou le Graal (avec Iori).

 

PAS POUR TOUS LES YEUX

Comme beaucoup de mangas du genre, il y a du fan-service ici...et je dirais même plus, c'est carrément érotique quelquefois. Le pauvre Seto va se retrouver dans des situations de plus en plus explosives, et pas toujours à cause d'un Teratani taquin et pervers. A l'instar de cette scène où, bloqué sous l'eau d'un bain pour femmes par une Izumi totalement nue et aux hormones en ébullition, qui tente de le cacher aux yeux des autres filles (dont Iori, bien sûr). Sauf que, à un moment donné, tout être humain se doit de respirer, donc, la suite coulera forcément de source...

Ici, on peut voir tout le machiavélisme de Teratani. Et le petit blondinet est amoureux du prof...

Ajoutons à toutes ces péripéties les farces de Teratani, mais aussi celles d'Itsuki, et une capacité à faire tout le contrarire de ce qu'il aimerait faire véritablement (il 's'appelle lui-même "monsieur l'inversé"), et on obtient des péripéties délirantes, souvent inexctricables, mais qui finiront souvent bien. Car, malgré une malchance maladive et des "amis" plus que douteux, Ichitaka saura sauver Iori de tous ces problèmes, devenant même son plus grand confident.

 

ATTENTION SPOILER

Alors là, je vais un peu expliquer les tenants et les aboutissants du manga, donc pour le voir, sélectionnez le pavé entre les guillemets et vous pourrez lire ce que certains ne voudront pas savoir. Sinon, bah, ne le faites pas...

" Depuis, le début, Seto est amoureux de Iori. En tant que lecteurs, on ne se doute pas trop de ce qu'il se passe réellement. Pourtant, et très rapidement, on comprendra que ces sentiments sont partagés... Sauf que Iori est persuadée qu'Ichitaka est en émoi devant Itsuki (et c'est pas faux), donc elle n'ose pas non plus lui avouer ce qu'elle ressent. Au final, ils sortiront ensemble, mais pas bien longtemps, puisque Iori partira réaliser son rêve, devenir comédienne. Heureusement que Séto est toujours là pour l'aider et lui éviter des désagréments qui risquent souvent d'être fatals."

Sinon, les dessins sont beaux, malgré quelques erreurs de dimensions (qui sont souvent voulues d'ailleurs), les personnages sont quelquefois volontairement caricaturés (surtout Teratani, qui ne fait pas très japonais) et les décors sont sympathiques. Bref, c'est chatoyant, notamment les corps des jeunes femmes peu (voire pas) vêtus.

Chaque coffret DVD comporte 4 épisodes (deux par DVD) et un goodies. En France, on a eu droit à une chifonnette pour téléphone... et apparement une statuette pour le second volume (mais là, je ne sais pas, je n'ai pas eu le goodies sur ce dernier)

Le scénario est assez conventionnel, il est vrai, mais les aventures de Seto au pays du vice caché et les tribulations érotiquement amoureuses avec Iori, Itsuki et Izumi sont assez drôles pour nous maintenir en haleine, bien que les aboutissements soient prévisibles au final. Toutefois, sur la fin, le manga prend une dimension bien plus dramatique et sérieuse, et nous montre un Ichitaka plus mature et responsable.

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Titre : I"s.

Tomes : 15 (dont un double pour le dernier).

Genre : romance, comédie.

Public : averti (au moins 16 ans).

Années : 1997-2000.

AuteurMasakazu Katsura.

Editeur : Tonkam.

 

Anecdotes

- sachez d'abord que le manga fut adapté en 6 OAV, appelé I"s Pure. Si cela peut paraître court pour une oeuvre qui compte quinze volumes, force est de constater que ces quelques épisodes résument assez bien toute l'histoire .Bien entendu, beaucoup de situations sont passées à la trappe, mais l'essentiel est là, d'une manière magnifiquement condensée.

- il y eut également deux opus dérivés, n'ayant rien à voir avec l'histoire principale, From I"s. Il y est raconté la rencontre fortuite de Seto, Yoshizuki et Akiba. Si l'histoire commence bien, elle part vite dans le grand n'importe-quoi, avec un scénario lié à un meurtre...bof...

- le titre du manga rappelle simplement le triptique amoureux formé par Ichitaka, Iori et Itsuki (d'où trois I).

- pour une fois, nous fûment mieux loti en matière d'édition, que nos voisins nippons. En effet, le manga français est gratifié d'une fin alternative (ou plutôt d'une fin "rallongée"), la version originale s'arrêtant quelques pages plus tôt (et donc en eau de boudin, comme aiment le faire les mangakas).

- il y eut également un roman illustré en 1998.

Et pour finir, voici le trailer/générique de I"s Pure, la série animée (enfin série, quelques OAV)

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Ohayo ! ! ! Que les orphelins lèvent le doigt ! Mais ici, pas de pauvres gamins qui perdent leur famille pour arpenter les routes de France en compagnie de chiens, d'un singe et d'un vieux pervers puant. Car si Family Compo comporte bien un atout dans sa manche, c'est de l'humour fabriqué à partir d'une histoire triste au départ, mais qui part vite en vrille... Allez, vous me suivez ?

 

 PAUVRE PETIT DESHERITE

Masahiko Yanagiba (alias Giba) est un tout jeune étudiant de 19 ans. Ayant perdu sa mère lorsqu'il était tout trognon, il a vécu par la suite avec son père...Enfin plutôt avec l'ombre de son paternel, car ce dernier n'en avait que pour son boulot (ah la la, ces japonais...). Habitué à se débrouiller tout seul, le jeune Masa se fait à manger, fait sa lessive et le ménage...bref, il se démmerde comme un chef (ou une Conchita, c'est selon le point de vue).

Alors, en haut à gauche, c'est une femme, et à côté, c'est un mec. Véridique...

Sauf que, dorénavant, son père décède également, et le voici véritablement seul. Désoeuvré, ayant déjà lapidé la maigre fortune que lui a laissé son géniteur, notre apprenti-étudiant se doit de trouver un job pour pouvoir subvenir à ses besoins primaires. Lui qui rêvait d'intégrer une peitte faculté pour y étudier encore quelques années, c'est louper pour le coup...quoique...

 

TU ES DE MA FAMILLE

Sonne à la porte de l'appartement une jolie femme d'une quarantaine d'années environ. Et c'est bizarre, car elle ressemble assez à la mère de Masahiko (mère qui n'avait pourtant qu'un frère). Elle ser présente comme étant la soeur de sa mère, et lui propose de vivre avec elle, son mari et leur fille de 16 ans dans un quartier de classe moyenne de Tokyo, ce qui lui permettra par la suite de continuer ses études là où il le désire (enfin, surtout là où il le pourra).

Masahiko est bien entouré, mais sont-ce vraiment des femmes ?

D'abord sceptique, notre héros va se rendre au domicile de Yukari (sa tante donc) pour y découvrir une famille unie, mais un peu en marge de la société. En effet, les riverains semblent déconseiller à notre jeune ami d'entrer chez ces fous dangereux. Mais en chemin, il rencontre aussi une jeune et jolie jeunne femme dont il tombe de suite amoureux. Elle se propose de l'emmener jusque là, et, en fin de compte, se découvre comme étant Shion, la fille des Wakanaé (son oncle et sa tante, vous suivez jusque là ?).

Yukari est une femme au foyer dévouée et heureuse en apparence, tandis que Sora, l'oncle, est un dessinateur de manga très connu (et Masahiko ne le saura pas tout de suite). D'ailleurs, le mangaka le prendra d'abord pour un assistant. Bref, une famille assez lambda de prime abord...

 

L'INVERSION DES ROLES

Sauf que Yukari n'est pas la tante de Masahiko, et Sora n'est pas son oncle...mais l'inverse en fait. Comprenez que la tante est un homme déguisé en femme et l'oncle une femme déguisée en homme. Un couple de travestis qui ont inversés leur rôles respectifs (mais c'est quoi cette maison de ouf, c'est Secret Story avant l'heure ?). Comprenant la situation, provoquée par une Shion légèrement beurrée, le voici qui rentre chez lui ventre à terre. Pourtant, bien conscient de sa situation financière (et familiale) catastrophique, il reviendra par la suite, essayant de ne pas faire fi à cette étrange mode de vie.

Shion jouera aussi sur l'ambiguité de son sexe. Mais nous, on n'a aucun doute...

Du coup, il sera considéré par les Wakanaé comme un fils, et pourra intégrer une petite faculté de seconde zone. Là, il se fera quelques amis bien sympathiques, et entrera même dans le club vidéo, bien malgré lui. Et à partir de ce jour, l'histoire commencera réellement à partir en vrille, en mettant notre Masa national dans des situations toutes aussi loufoques qu'insolubles. Et ce sera quelquefois de sa faute en plus...

Comme lorsqu'il assiste à la cérémonie d'ouverture de sa fac et demande à Sora et Yukari de venir couple normal...sauf qu'en arborant les vêtements de leur sexe d'origine, ils ont l'air de vrais travestis (parce-qu'en travelos, ils sont tout à fait comme tout le monde). C'est la panique dans les couloirs de l'université, et une chasse aux soricières improvisée.

Là, c'est Masahiko en femme. Bluffant et...dérangeant aussi

Par la suite, pour un projet de film du club, notre copain malchanceux va devoir se grimer en fille (il n'y a que des hommes au club) et en bluffera plus d'un. Ajoutez à cela une ancienne camarade de lycée qui revient vers lui en lui avouant ses sentiments (qu'il déclinera tout au long de l'histoire, le con), un yakuza sensible qui tombera amoureux de Masami (ouais, c'est le nom de Masahiko quand il est en femme), des assistantes de Sora qui ne sont pas vraiment des femmes mais qui aiment faire la fête et se dépoiler devant tout le monde, une Shion qui aime jouer l'ambiguité et se jouer de ce pauvre Giba, et vous obtenez des situations loufoques, drôlatiques , voire complètement irréelles quelquefois.

 

LA PATTE DU MAITRE

Je l'ai déjà dit dans le précédent article, nous sommes en présence du maître en matière de dessins et de scénario. C'est d'une beauté renversante, avec toujours autant de petits détails qui fourmillent un peu partout. La mise en scène est excellente, et le moindre petit soucis de Masahiko devient une farandole de situations invraisemblables où l'on rit de bon coeur. Mais il y a aussi de l'émotion de temps en temps, et on retrouve un peu le plan scénaristique de City Hunter : une histoire principale qui se fait éclipser par plein de petits à côtés. Mais pourtant, on se prend tout de suite d'affection pour cet étudiant maladroit avec les filles, et pourtant loin d'être un idiot notoire.

Attendez-vous à de la romance, mais aussi pas mal de fan-service

Le manga comporte 14 volumes (c'est un peu long, je sais), mais rempli bien la vie de Masahiko sur trois années. Chaque personnage est dépeint avec une personnalité qui lui est propre, avec souvent des contre-pieds caractériels de haute voltige (le yakuza amoureux d'un homme, par exemple). Et la fin reste un peu décevante, puisqu'on n'a pas le fin mot de l'histoire...Shion est-elle réellement une femme ? Sinon, faire une histoire de travestis une comédie hilarante, il n'y avait que Hojo pour faire ça...

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Titre : Family Compo.

Année : de 1996 à 2000.

Genre : comédie pour jeunes adultes.

PEGI : 16 ans et plus.

Créateur : Tsukasa Hojo.

Editeur : Tonkam, Panini Manga (2010).

Tomes : 14.

Un p'tit film sur la Japan Expo et Tsukasa Hojo ? Allez, vous faîtes pas prier...

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Bi Di world. (BD-Manga-Comics)

Guten morgen bande de p'tits geeks ! Et si je vous faisais découvrir quelques mangas pas très connus (voire pas du tout) dans nos vertes contrées baignées par un soleil flou et définitivement en vacances ? Et commençons par mon mangaka préféré, voulez-vous ?

 

NATURICIDE PROGRAMME

Tatsuya est un gamin de Tokyo bien banal. Il va à l'école primaire, a quelques camarades et copains bien immatures (tout comme lui), et ne s'intéresse pas du tout aux filles (enfin, pas encore). Mais aujourd'hui, il s'apprète à commettre l'irréparable. Armé d'une scie minuscule, mais résolument coupante, il s'approche d'un arbre majestueux avec un air menaçant, bien décidé à le couper. En effet, il associe l'accident de sa soeur à cet être tout de verdure, ce qui l'a cloué dans un fauteuil roulant, sans doute pour le reste de sa vie.

S'en vient une jeune fille, du même âge que Tatsuya, qui s'oppose physiquement au meurtre, épaulé par un homme d'une taille impressionante. Prit de panique devant le géant, notre anti-héros s'enfuit sans demander son reste, mais reviendra à la charge par la suite. Contents de cette action bénéfique, les deux compères installent leur camping-car à côté de l'arbre (centenaire en plus), histoire de le protéger dans un avenir proche.

Avouez que pour un fleuriste, Falcon n'a pas la tête de l'emploi...

Ces deux individus sont un père et sa fille, fleuristes de leur état. D'ailleurs, tout connaisseur de City Hunter connaît ce géant moustachu aux lunettes noires, car il s'agit tout simplement de Falcon (mais si, vous savez, Mammouth en français, un personnage de Nicky Larson). Et, en voyant son physique pas vraiment vendeur pour un botaniste, il compte bien sur sa jeune fillette pour accueillir le client et vendre des produits qui s'avèreront d'exception (c'est qu'il est doué le colosse).

 

BIS REPETITA

Comme je l'ai déjà annoncé, Tatsuya revient à la charge peu de temps après, et se voit prendre une belle raclée par Sarah, l'apprentie fleuriste de onze ans. Et, contre toute attente, il en tombera rapidement amoureux, en voyant sa grande maturité (ce qui ne colle pas vraiment avec ses traits de gazoute tout mignonne). Et, c'est à ce moment que notre jeune vengeur en herbe va avoir quelques révélations surprenantes quant à sa nouvelle muse.

Voici les deux apparences de Sarah...laquelle préférez-vous ? Aheum, j'en étais sûr...

En effet, Sarah n'est pas une fillette comme les autres. Elle peut, en prenant contact mentalement ou physiquement avec une plante, quelle qu'elle soit, communiquer avec elle et ainsi, ressentir sa douleur ou ses sentiments. Et, ce faisant, une sorte d'entité de Sarah prend forme, sous les traits de la gamine en plus vieille (et accessoirement toute nue). Bien entendu, le père sait tout cela, mais demande toujours à sa rejetonne de ne pas utiliser ce pouvoir à la légère, car cela les fait déménager sans-cesse (tu m'étonnes).

 

ON S'CONNAIT NON ?

Mais, les vrais ennuis commencent lorsque Sarah intègre l'école. Là-bas, un instituteur un peu pervers (un lolicon, il aime photographier les jeunes filles en uniforme) va reconnaître Sarah, l'ayant rencontré lorsqu'il était plus jeune également. Le soucis est qu'elle avait exactement le même âge que maintenant, chose impossible bien entendu. Il tentera donc de prouver l'origine magique de la jeune fille, se créant au passage des problèmes qui seraient nombres de motifs de renvois dans notre beau pays.

Genichiro Ooki est un prof qui connaît déjà Sarah, et il ressemble beaucoup à Ryo Saeba (et pas seulement physiquement)

Vous l'aurez compris, Tsukasa Hojo (City Hunter, Cat's Eye, Family Compo,...) nous livre ici des personnages très haut en couleurs, malgré le fait d'un recyclage à peine déguisé (Falcon, Ryo Saeba en prof pervers, Sarah qui ressemble à une amie détective de Ryo,...). La trame principale reste toujours le fil conducteur de la série, en 3 volumes, malgré quelques dérives du scénario pour développer quelques personnalités (surtout celle de Hayato, le père fleuriste). Bref, si le thème central est la nature et les arbres, les petits tracas et soucis du quotidien de chaque personnage ne sont pas mis de côté pour autant. Et ils n'eclipsent pas l'histoire non plus.

Côté graphismes, c'est du Hojo pur jus. C'est fin, joli, maginifique même, et ça fourmille de détails dans le décor. La mise en scène est également irréprochable, malgré le fait que l'action est quasiment absente. Les petites blagues, les petites histoires parallèles, et le développement des personnages participent à l'élaboration du scénario principal et étoffent largement l'intrigue. Il n'y a jamais de hors-sujet.

Aucun doute sur les talents de Tsukasa Hojo, c'est sublime, point barre

Sous un rayon de soleil nous livre un conte drôle et émouvant à la fois, parsemé de drame et de sentiment humain. Les protagonistes y sont très développés et on se prend d'affection pour chacun d'eux, et rapidement qui plus est. De plus, les 3 volumes sont d'une justesse proche du génie : ce n'est ni trop long, ni trop court, juste comme il faut. Pour tous les amoureux de la nature, des histoires charmantes matinées de romance et de visuel plus qu'agréable pour les yeux.

 

Titre : Sous un rayon de soleil.

Volumes : 3.

Créateur : Tsukasa Hojo.

Editeur : Tonkam.

Genre : romance, fantastique.

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Bi Di world.

Salut à tous, aujourd'hui, quelques mangas que vous ne connaissez peut-être pas. Il s'agit de la Guerre des Etoiles, revue à la version japonaise. L'histoire reste intacte, ainsi que toutes les références de l'oeuvre originale, mais la patte nippone est passée par là.

Ce sont les trois premiers opus sortis au cinéma, donc le milieu de la saga en fait, avec les épisodes 4, 5 et 6.

Mise à part l'aspect manga, on reconnait bien chaque protagoniste de la série, sauf pour la princesse Leïa, un peu trop fille en détresse peut-être.

Le mangaka est Hisao Tamaki pour les premiers opus. Puis, il laisse la main à Kudo Toshiki avec le cinquième et à Shin-Ichi Hiromoto pour le sixième épisode. Chacun d'entre eux se compose en deux parties pour ce manga.

Dès l'Empire Contre-Attaque, on sent une faiblesse dans les dessins...l'oeuvre est moins représentative.

Et cela ne s'arrange pas vraiment avec le Retour du Jedi, les proportions des personnages sont assez mal retranscrites. Sinon, cela reste tout de même assez beau, et le scénario original est respécté, c'est ce qui compte véritablement.

Bien entendu, les trois premiers (vrais) épisodes ont eu également droit à une adaptation Manga, sous la plume décorative de Kia Asamiya. Mais je ne le présenterai pas ici, puisque je ne les possède pas encore...et comme je suis de ceux qui n'ait pas apprécié cette trilogie cinématographique (contrairement aux bouquins, bien meilleurs), je ne me presse pas pour les trouver...

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Bi Di world.

Le nom de cet article vous aura sans doute mit la puce à l'oreille, je démarre cette nouvelle rubrique avec une mini-collection de BD. Bien-sûr, j'en possède bien d'autres, mais celles-ci sont plus banales. Alors voici les quelques planches qui auront, peut-être, la vocation de vous interpeller un peu.

La Belle Coquetière est en 2 tomes, dessinés et scénarisés par Servais (Les Sept Vies de l'Epervier).

 

Voici, sans doute, le livre qui me procure le plus de nostalgie, car il date des années 1982. Directement tiré du dessin-animé éponyme, il arbore des textes très bien écrits et facile de compréhension pour les enfants, ainsi que des dessins du même type que le dessin-animé. Bref, c'est beau...

 

Le grimoire Maudit relate quelques nouvelles horrifiques de Howard Philip Lovecraft. C'est vraiment un beau livre.

 

Voici d'ailleurs l'avertissement au dos du livre...vous voici prévenus...

 

Dans la même veine, le Chat Noir est tiré des nouvelles d'Edgar Alan Poe. Je trouve que les histoires sont mieux choisies que pour le précédent livre (le coeur révélateur, le chat noir, la barrique d'Amontillado,...). Ces deux ouvrages sont illustrés par Horacio Lalia, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est assez en adéquation avec ces univers sombres.

 

Ensuite, voici une saga en 3 tomes que j'apprécie particulièrement. Les Compagnons du Crépuscules relate les aventures d'un chevalier mystérieux et défiguré, accompagné d'une jeune femme rousse et très volage, ainsi que d'un écuyer poltron et manipulateur. Cette série est, au début, très médiévale, mais se teinte rapidement de magie et de fantastique. Sachez enfin que, dans le dernier tome, le langage est en ancien français.

 


Et dernière BD de cette mini-collection, mais pas la moindre, voici une édition au format original d'un album de Gaston Lagaffe. Elle date des années 70, et n'est pas en très bon état (comme presque toute ma collec d'ailleurs).

 

 

 

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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