La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Catégorie : Cinéma, tchi tcha !

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Cinéma, tchi tcha ! (Cinéma)

Sous ce titre énigmatique, je vous propose de voir quelques films des années 80/90 sur le thème de l'école, mais aussi sur les problèmes sociaux des jeunes. Alors salut les gars, et au tintement de la sonnerie, veuillez vous asseoir à vos tables ! Et c'est non-négociable...

COLLEGE ATTITUDE

Une jeune femme, plutôt mignonne, mais totalement effacée par sa timidité et sa nunucherie, rêve d'être l'un des plus grands reporters des USA. Malheureusement pour elle, sa place se trouve en tant qu'assistante de direction, job qu'elle effectue avec un brio proche du génie par ailleurs. Et puis, suite à un quiproquo avec son patron (qui ne la connait pas du tout, le vieux feignant de base), la voici inscrite dans un lycée, en dernière année, afin de produire un papier sur ce qui fait kiffer les jeunes d'aujourd'hui.

Mais, est-ce vraiment une bonne idée ? Car Josie se souvient bien de cette époque, où son poids était un vrai problème, ses camarades se moquaient d'elle en permanence, et sa popularité était totalement et irrémédiablement à zéro. Et, il faut dire que le cauchemar est tout près à recommencer...s'il n'y avait pas un groupe d'ados, accros aux maths, pour l'accueillir, et surtout le professeur de littérature qui la prendra très vite sous son aile.

Il faut avouer qu'il y avait du boulot...

Drew Barrymore campe une ado légèrement mal dans ses baskets, aux expressions proches des jeunes en berne de la société djeuns. Si certains passages sont très clichés et le dénouement totalement prévisible, il faut avouer que la sauce prend tout de même. Et tout ceci grâce à la star du film, mais aussi à ses compatriotes, comme David Arquette (son frère, qui s'inscrira aussi comme étudiant) ou Lily Sobiesky (en intello sexy), sans oublier Michael Vartan (le prof de littérature un peu amoureux de son élève qu'il croit trop jeune). Au final, nous avons une petite comédie romantique gentillette, quelquefois drôle, mais toujours sympathique.

BREAKFAST CLUB

Attention, comédie-dramatique culte des années 80 avec de la vraie bonne musique de 1984 dedans ! 5 étudiants de 16 ans sont collés ce samedi. Andy est un sportif qui supporte mal le poids de la compétition qui pèse sur son dos. Gentil, mais il démarra au quart de tour. Brian est le cerveau, l'intello, le laissé pour compte. Très effacé, il n'en demeure pas moins un garçon vraiment sympathique, mais très fragile aussi. Allison, c'est la folle du lycée, celle qui passe totalement inaperçue, mais dont tout le monde connait les frasques sociales. Accro à l'alcool et aux sandwichs improbables, ses réactions sont pour le moins bizarres. Pourtant, il s'agit d'une vraie belle jeune femme... Claire est la fille à papa, la reine de la promo, celle qui fera chavirer tous les coeurs. Très jolie, riche, et capricieuse, elle aimerait pourtant qu'on lui donne sa chance et que les professeurs la jugent sur ces capacités intellectuelles, plutôt que sur les chèques de son paternel. Enfin, John est le maillon qui tient cette équipée soudée. Véritable rebelle, il n'aura de cesse que de faire les pires conneries, histoire de ne pas faillir à sa réputation. Provocateur, drogué aux produits doux, je-m'en-foutiste jusqu'au bout des ongles, il est néanmoins loin d'être l'idiot que le principal veut bien le laisser entendre.

Ils n'ont rien en commun...jusqu'à ce jour...

Durant plusieurs heures, ces 5 adolescents vont apprendre à vivire, à se connaître, mais surtout à s'apprécier mutuellement. N'attendez pas des blagues à gogo, des situations rocambolesques ou des scènes de franche poilade, car il s'agit d'un drame social au final. Mais les acteurs sont bons, malgré que peu de monde les connaissent, surtout pour l'époque. Enfin, Emilio Estevez (Alarme Fatale), ou Molly Ringwald (Mrs Tingle), ça peut vous parler un peu...ou pas.

ESPRITS REBELLES

Ah, voilà un faux film de gang dans un lycée. Faux ? Parce-que les problèmes de ghettos américains y sont plus stéréotypés que dénoncés. En fait, on ne voit rien de ce fléau, mais seulement les conséquences des actes de ces jeunes en perdition. Pour faire le lien, on aura quelques scènes dans des quartiers pauvres et délabrés, mais pas plus.

Lou-Ann (Michelle Pfeiffer) est une toute jeune enseignante (mais sur le retour tout de même). Désireuse de montrer ses capacités et de fabriquer de bons petits bacheliers, elle se voit projeter dans un lycée difficile, et qui plus est, dans une classe de rattrapage, où les autres profs se sont succédés à une vitesse faramineuse. Après un contact difficile, voire impossible en utilisant les moyens proposés, notre chère enseignante utilisera ses bottes secrètes, souvent décriées et détractées par le reste de l'établissement. Mais, contre toute attente, cela marche très bien, et les élèves, d'abord très rétissent à apprendre, se prendront au jeu. Pourtant, que peut une simple prof contre les règles et les lois de la rue qui se précipitent sur cette jeunesse ?

Une prof cool, qu'on aurait aimé avoir...mais seulement au lycée, c'aurait été du gachis avant...

Une fois tous les stéréotypes et les clichés passés, on a un film plutôt plaisant, malgré les ficelles extrèmement capilotractées (offrir un après-midi au parc d'attractions, pourquoi pas, mais lancer des friandises aux élèves qui donnent de bonnes réponses, c'est limite raciste). Sinon, Michelle Pfeiffer est égale à elle-même, donc son jeu est acceptable, sans plus. Par contre, si vous êtes allergique aux expressions de la rue, passez votre chemin, il n'y a que ça... On s'attendait à un film plus punchy, et en fait, nous voici avec une oeuvre extrèmement moralisatrice et molle...pour ceux qui aime cette actrice à la tronche de bidet (et ce n'est pas moi qui le dit).

CLASS OF 84

Bizarre, pour un film qui se passe en 1982... Bon, là, on à affaire à de la pure violence, comme on l'aime dans les films des années 80. Andrew Norris est professeur de musique, mais n'a jamais enseigné dans un établissement. Pour se faire la main, le voilà remplaçant à la Abraham Licoln High School, un lycée réputé pour son taux de délinquance record. En fait, l'établissement est aux mains d'un gang. Mais, histoire de briser les clichés habituels de l'époque (et encore de maintenant), ce ne sont pas des groupes de black qui y font la loi, mais des néo-nazis. Emmenés par le très intelligent (et surtout le très psychopathe) Peter Stegman, l'armée d'ados deale, raquette, terrorise, mais aussi viole et recrute des petites frappes et des filles pour faire le trottoir. Bien décidé à produire la classe de musique, qui est excellente, à différentes manifestations organisées par la ville, Andy va tout faire pour chasser la bande. Mais, s'il peut faire preuve d'un peu d'autorité dans l'enceinte du lycée, il en est tout autre dans la rue...

Film assez choquant lors de sa sortie (estampillé - 16 ans), il sera plus édulcoré de nos jours (un peu dans la veine d'Orange Mécanique). Mais certaines scènes sont encore assez gores et très dures (on y voit des ados se droguer, se mettre à poil, voire pas mal de violence aussi). Bien-sûr, les acteurs sont de série B, mais cela reste regardable. Le DVD n'a malheureusement pas subit de filtre remasteurisant, que ce soit en matière graphique que sonore, sauf pour la version originale.

Oui, oui, c'est bien Michael J. Fox à droite...

Sachez juste qu'il s'agit du premier rôle important pour Michael J. Fox (Marty MacFly, dans Retour vers le Futur), et qu'il est plutôt convaincant en ado grassouillet, humoriste à ses heures, et pétochard. Il y a aussi Perry King (Le Jour d'Après) et Roddy Mc Dowal (bonne question, je ne le connait pas). Très cliché du film des années 80, l'histoire est très conventionnel, mais les affrontements de la fin sont assez bien construits (avec une bonne base pour la saga des Saw par la suite). Un peu gore quelquefois, souvent violent, mais assez bien joué, voilà une oeuvre que vous devriez voir, ne serait-ce que pour le coup d'oeil très brut du réalisateur.

187 CODE MEURTRE

Là aussi, on a un vrai film sur la délinquance, avec violence, ambiance et tout le toutim qui va avec. Trevor Garfield est passionné par son métier de prof de science, et ça se voit. Il suffit de le voir donner un cours à des étudiants peu enclins à se cultiver, lui qui met tout en oeuvre pour attirer leur attention. Et ça marche pas mal en plus. Mais il est aussi relativement sec et sait quelquefois perdre patience. C'est ce qu'il s'est passé avec un élève particulièrement violent, qu'il n'a pas hésité à recalé aux derniers examens. Pour se venger, ce jeune délinquant notoire l'aggresse dans les couloirs en le poignardant d'un poinçon, à multiples reprises dans le dos. Laissé pour mort, l'enseignant s'en sortira neanmoins...

Une année plus-tard, Trévor accepte un remplaçement dans un lycée de Los Angeles, où il découvrira que la délinquance ne touche pas seulement son ancine quartier de Brooklyn. Dès le départ, il se confrontera à la forte tête de l'établissement, qui disparaîtra mystérieusement par la suite. Très affecté par cette disparition, les amis du petit con de base vont tenter de mettre la pression au prof imperturbable. Et le terrain de jeu se poursuivra aussi bien dans le lycée, que dans les rues de la ville... Trevor est-il, comme le pensent les potes méxicains du disparu, l'assassin tant recherché (enfin, pas par la police, il s'en foutte) ? Et quel est le secret que perçera l'amie de Trévor, prof elle aussi, et cible préférée de la bande ?

Dès le début du film, on sent bien que ce gentil professeur va rapidement basculer dans la violence

Samuel L. Jackson est excellent en professeur blasé, mais toujours plein de passion pour son métier. Bien-sûr, nous n'échapperons pas aux clichés habituels sur les gangs, les ghettos et les taggeurs dorgués et violents. Et c'est pourtant une certaine réalité dans les USA. Il y a des scènes choquantes quelquefois, mais aussi des personnages hauts en couleurs, malgré, là encore, des stéréotypes bien trop présents (la jeune mexicaine qui se fait tous les mecs du lycée, mais qui est très intelligente en fin de compte). Bon film tout de même, encore très contemporain.

LE PROVISEUR

Un film qui va ressembler à Class of 84, quelques années plus-tard. Rick Latimer est un prof très spécial. Laxiste, mais relativement sympathique, le voici renvoyé du lycée, pour bagarre dans un bar après son divorce. Mais, un alternative lui est proposé, comme un beau cadeau empoissoné que l'on voit arriver de loin. Proviseur à Brandel, établissement classé comme le plus pauvre de l'Etat, voire du Pays. Et à son arrivée, le nouveau dirlo va comprendre que les gangs s'affrontent dans les couloirs, la drogue circule librement, et les profs ne sont certainement pas en sécurité, même dans leur classe.

Et c'est avec l'aide du gardien, ancien footballeur, qu'il va changer les règles, à grands coups de baffes, de discours et d'autorité. Mais, le voyou qui dirige tout ce traffic (un black, sigh) ne va pas se laisser faire, et s'en prendra à tous ceux qui vont faire ami-ami avec Latimer.

Un gentil proviseur blanc contre de méchants délinquants black...vous avez dis cliché ?

Là encore, des clichés, rien que des clichés... Un proviseur célibataire qui vit dans un taudis et qui est incapable de faire à manger, un délinquant de couleur noire (c'est dingue ça), un pote (noir lui aussi, il ne faut renvoyer cette image du bandit toujours black, même si c'est trop tard) qui va l'aider brièvement, un jeune garçon (ou une jeune fille) qui se révèlera être doué, de la violence presque gratuite,... Bref, le scénario lambda des films sociaux américains des 80's. Seuls les frasques comiques et les réactions toujours un peu en marge des standards de James Belushi vont vous faire sourire, car il est complètement cinglé dans ce film. Une sorte de Jim Carrey au masculin quoi... Et ce rôle de rebelle au grand coeur lui va comme un gant. Malheureusement, le film n'est pas remasteurisé et la bande son est toujours en mono. Dommage, la calvacade en moto dans les couloirs du lycée, ç'eut été plus géant avec un son dolby surround tri-dimensionnel THX multi-canaux extra-ouïe...

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Cinéma, tchi tcha ! (Cinéma)

J'ai envie ! Ouais, j'ai envie de vous faire partager ce film que j'ai récupéré, il y a peu, sur un vide-grenier. Et vu ma grande "nanaritude" que certains connaissent bien, maintenant, je ne vais pas vous décevoir avec ce film tout droit sortit de notre beau pays qu'est la France (yeah, si ce n'est pas la classe ça).

 

ZOMBIS D'UN AUTRE TEMPS ET FEMMES NUES

Tout commence par une légende...enfin, une légende, très contemporaine en fait, ça ressemble plus à une légende urbaine. Lors de la seconde guerre mondiale, un village français s'était rebellé contre l'envahisseur outre-Rhin, et avait réussi à noyer quelques soldats nazis venus s'installer dans le coin. Mais, depuis la fin de cette cochonerie, que seuls ceux qui n'ont pas connus ce genre de misère vous diront qu'il serait bon d'en avoir une autre, le lac dans lequel les officiers allemands ont été engloutis est devenu maudit (ce qui donnera l'autre titre du film, "Le lac Maudit", si ça ne pue pas un peu ce genre d'embrouille...).

Toute l'équipe du club vous souhaite la bienvenue...surtout, ne pas faire de gros plan sur les costumes...

Et dès lors qu'une jeune femme, bien foutue, toute nue, aux grands cheveux ondulés flattant doucement ses épaules rondes et peu charnues, décide de goûter aux appels langoureux et irrésistibles des eaux fangeuses et peu avenants du point d'eau, elle mourra dans d'atroces souffrances, attrapée par les ex-Schutzstaffel qui prennent gentillement leur retraite dans ce gigantesque aquarium. Et, à chaque fois qu'une femme ose montrer le bout de ses seins aux SS subaquatiques, ces derniers refont surface et térrorisent la population...

 

LA FRANCE, PATRIE DU CINEMA D'AUTEUR

Et bien, pas là...mais alors pas du tout ! ! Je suis pourtant un grand défenseur du cinéma français, que ce soit pour les films fort en drames, larmes, ou situation comiques, voire en scènes d'action à la Bébél. Mais quand les français veulent copier les série z américaines, cela donne des étrons comme celui-ci...

Admettez que la camionnette en arrière plan ne fait pas vraiment dans les 50's...les tenues non plus d'ailleurs...

Considéré comme le pire film du paysage du septième art de notre beau pays, il faut dire qu'il n'usurpe pas du tout sa réputation le gaillard. D'abord, parlons du jeu d'acteur qui est, à mon sens, l'un des pires jamais vu. Toujours dans le surjeu, absolument pas naturel, les acteurs sont pitoyables, que ce soit lors des scènes fortes ou en arrière plan. Mais même les figurants ont l'air d'avoir un rôle important dans cette production.

Ensuite, et là je ne me plaindrais pas outre-mesure, tout est prétexte à voir des femmes légèrement vêtues, voire pas du tout vêtues. Alors, voir une paire de seins, ça fait toujours plaisir, je suis d'accord, mais quand on en voit toutes les deux minutes, ça commence à faire beaucoup, et l'overdose de tétons nous guette... Surtout que ces appendices fort appréciés par la gente masculine, sont souvent accompagnés par d'autres attributs féminins. Bref, on frise l'érotisme... Et, pour accentuer la polémique, on peut voir aussi toute une tribu de jeunes femmes, probablement pas totalement majeures, en tenue très légère (et très mouillée aussi), plongeant dans le fameux lac (ce qui déclenchera la vague de meurtre, et fera avancer le scénario...enfin, le petit texte sur le bout de papier, là).

Devine qui c'est ? C'est le Père Noël ma petite fille...

Et puis, il faut le dire quand-même, le film est un gigantesque anachronisme à lui-seul. Comment ? Et bien c'est simple. En voyant la touche, les vêtements, les coiffures, les véhicules de ce film, on peut imaginer que l'action se passe début des années 80 (le film date de 1981), voire milieu des années 70, au pire. Et pourtant, lors d'une interview du maire du village, ce dernier nous indique qu'il y a des morts vivants dans le lac, et ce depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il y a dix ans... QUOI ! ! ! ! Vous avez bien lu, il y a dix ans... Alors, soit le maire ne sait pas du tout compter (et aucun autre de ses administrés d'ailleurs), soit le film se passe dans les années 50...ce qui donne un autre anachronisme de taille, expliqué plus haut (la touche 70's/80's). Alors je pose la question : "DEPUIS QUAND LA GUERRE CONTRE LES ALLEMANDS S'EST TERMINEE DANS LES ANNEES 60 ! ! ! !"

 

AMOUR, ENGEANCE, ET BORDS DE PISCINE

Pour donner une petite touche dramatique et émotive, les scénaristes ont intégrés une scène de sexe entre un officier allemand (vivant, hein) et une femme du village, ce qui donna, comme de par hasard, une jeune fille. Et, je vous le donne en mille, le même officier, zombi cette fois-ci, va tout simplement rendre une petite visite improvisée à sa progéniture... Et s'ensuit une scène presque émouvante des retrouvailles entre le père, vert de figure (oui, les morts sont verts en France) et sa fille qui le reconnaît de suite.

Là, on voit un peu le bord du lac...qui ressemble curieusement à une piscine

Et je ne parle pas des innombrables faux raccords du film, comme la nuit qui tombe en quelques secondes et s'enfuit par la suite à la même vitesse, pour revenir dans la scène suivante... Messieurs les monteurs, votre travail est difficile, je peux le concevoir, mais s'il vous plaît, rattachez les scènes dans l'ordre ! Ou cette charmante jeune femme qui se baigne nue dans un lac...mais qui comporte des bords et des margelles en pierre... Et les morts vivants qui, en sortant de l'eau, perdent leur maquillage vert, et décident de replonger en urgence pour qu'on ne puisse pas le voir. Et encore cet officier qui, sous l'eau et manquant cruellement d'air, remonte brusquement à la surface, en arrière plan.

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Alors que retenir d'un tel nanard ? Franchement, il vaut largement le détour, tant le scénario, les acteurs, les raccords, l'ambiance sont au-dessous de tout ce qui pouvait-être imaginé. Je sais que j'ai tendance à exagérer de temps à autres, mais là, il s'agit du pire film que j'ai jamais vu, toutes catégories confondues. Seules les femmes en tenue d'Eve sont crédibles (car naturelles), mais on fleure avec l'overdose de foufounes garnies. Et que dire de l'anachronisme flagrant concernant la fin de la seconde guerre mondiale... Un fait que nos anciens combattants devraient porter à leur connaissance...

 

Titre : Le lac des morts vivants (le lac maudit).

Année : 1981.

Origine : France, Espagne.

Acteurs : Howard Vernon, Pierre Escourrou, Anouchka,...et plein de filles à poils bien sûr...

Genre : horreur.

Réalisateur : Jean Rollin.

PEGI : interdit au moins de 16 ans.

Durée : 89 minutes, environ.

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Annecdotes :

- selon plusieurs sites internet, le film se passerait dans les années 50, mais là, je suis très sceptique, à l'instar de cette camionette qui transporte les filles et qui dénote un peu avec cette époque.

- il y eu une suite, 100 % espagnole, de ce film, mais il ne toucha pas nos contrées avec le plus petit bout de doigt de pied.

- apparement, le film est sortit en Blu-ray, sachant que la version DVD ne fut même pas restaurée en numérique...

Quelques scènes du film, compilées par un internaute, le tout en anglais. Garantie sans nudité totale, mais pas sans portnawak bien français...

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Cinéma, tchi tcha !

Salut les amis ! ! Aujourd'hui, je vais me mobiliser un petit peu (un minimum en fait) pour vous faire découvrir un jeune internaute qui commence à faire des vidéos assez fun. Moi, j'adore, alors à vous de subir toutes ces conneries...et ne me dites pas que vous êtes trop vieux pour ça...

Et surtout, s'il vous plaît, ne vous moquez pas de son chapeau...

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Cinéma, tchi tcha !

Alors, des mauvais films, j'en ai une tripotée, et de tous les genres .Des films d'horreur, des films sentimentaux, des films d'épouvante...et Autumn. Tiré d'un best seller (c'est que nous enseigne la jaquette), nous allons voir qu'une bonne idée départ et qu'une guest star ne font pas du tout la qualité d'une production.

 

CELA COMMENCE BIEN...

Tout débute par quelques images de feuilles jaunis, emportées par un vent d'automne telles des sacs de plastiques dansant au gré du vent du large. Un prof faisant un cours dans une université, une femme faisant ses courses dans un supermarché,...bref, quelques scènes de la vie quotidienne en somme. Puis, vînt une étrange épidémie qui décime presque toute la population mondiale. Les symptômes en sont des vomissements, des maux de tête, et une certaine léthargie (putain, les mecs sont mort d'une gastro).

Quelques survivants se réfugient dans un établissement scolaire et tentent de s'occuper tant bien que mal. Partir à la chasse de nourriture, surveiller les alentours pour détecter une quelconque menace, écouter la radio pour découvrir d'éventuels rescapés...jusqu'au jour où, sans prévenir, les morts se réveillent d'une longue et bienfaisante sieste, pour marcher. Et c'est bien là tout ce qu'ils feront...marcher. Que ce soit dans la rue, dans leur maison, contre un mur, ils marchent sans arrêt...

Le chef du groupe et la scientifique...qui n'a pas l'air si intelligente que cela.

C'est à ce moment que, comme par hasard, une cission se forme dans le groupe, causant ainsi le départ de cinq membres, dont une scientifique et un jeune homme relativement idiot, sans oublier le chef de bande qui prendra toutes les décisions importantes (Sir, yes Sir).

 

...ET CELA CONTINUE DANS LA JOIE

Pour montrer qu'ils sont d'une logique implacable, les barroudeurs investissent une maison isolée (pffff...) où une scène angoissante (il serait peut-être temps, le film affiche déjà plus d'une demie-heure) n'aura même pas lieue : le jeune se penche sur un mort, la musique s'intensifie, et...et...le mort reste mort... Puis, on voit une scène de poursuite entre un zombi qui n'a pas encore rencontré de mur et...un chien (qui se fera écarteler par la suite, mais on ne verra rien du tout).

Et à ce moment, nous allons assister au premier What the Fuck du film (pas de panique, il y en aura d'autres), le changement brutal de saison. Car oui, sans prévenir, pas même un petit flocon tombant esseulé sur le gazon, l'action se passe en hiver avec une couche blanche et immaculée recouvrant toute la campagne environnante...alors que l'action est censée se passer en automne (je sais que la neige peut tomber avant l'hiver, mais là...c'est un peu soudain).

Ensuite, la scientifique remarque que les morts-vivants (qui doivent avoir les crocs, ils n'ont encore mangés personne) commence à devenir aggressif. Pire, ils évoluent et apprennent à franchir les obstacles. Voici le second What the Fuck, un zombi qui apprend (dans un film parodique, je comprendrais, mais là c'est sérieux).

David Carradine, dans un rôle plus que dispensable.

Et le troisième arrive de suite, car le gamin prend sa moto pour aller en ville (alors qu'il y a plein de neige sur la route). Et en arpentant les rues civilisées, on s'aperçoit que...What the Fuck...les artères sont toutes dégagées avec des tas de neige gentiment confectionnés sur les côtés. Non mais c'est n'importe quoi là, les zombis sont devenus des putains d'agents communaux ou quoi ???!!!!! D'ailleurs, dans une maison de cette bourgade, se trouve un clochard (David Carradine, la voila la guest-star) qui veille sur sa mère zombifiée. Et, en ressortant de la barraque, notre jeune courageux aventurier se retrouve au milieu de morts-vivants affamés et hurlant de toutes leurs forces qu'ils aimeraient bien un petit big-mac chacun. Et là, encore un autre What the Fuck, il arrive à se faufiler à travers la marée "morte-humaine" sans prendre le moindre coup de quenottes.

 

ENCORE QUELQUES UNS ?

En revenant à la maison, les nouveaux occupants s'aperçoivent qu'il faudrait couper l'éléctricité, histoire de ne pas attirer les envahisseurs avec des machines qui feraient trop de bruit. Mais, pour ne pas s'ennuyer, ils décident de regarder la télévision en branchant un groupe éléctrogène, ce qui entraînne un double What the Fuck en or. En effet, le chef du groupe enclenche la machine un rien bruyante (qui d'ailleurs a réussi à attirer les zombis, même avant qu'elle soit mise en route), et se faufilera parmi une nuée de dents claquantes sans être vraiment inquiété par les assaillants.

Puis, en revenant vers le salon, ils regardent tous les trois (oui, il y en a deux qui se sont tirés entre-temps) la télévision, alors qu'il n'y a plus une seule chaîne en état de marche. Et sur l'écran, c'est un film, alors qu'il n'y a pas le moindre appareil de lecture de VHS ou de DVD. Trop forte cette scientifique...avec ses théories totalement bidouillées.

Un clown, un zombi pllutôt bien fichu, des morts qui marchent, une femme triste.

Mais le comble, c'est qu'il faudra attendre la fin (pas loin de 2 heures d'ennui profond) pour voir une victime des morts-marchants. Et on ne voit toujours rien en plus...

 

LES QUESTIONS DEBILES

1) Pourquoi certains humains résistent au virus, et surtout, comment se fait-il qu'ils soient tous au même endroit ?

2) Pourquoi les morts-vivants marchent contre les murs, et ne se soucient pas des vivants ?

3) Qui a dégagé les rues de la neige ?

4) Comment un zombi peut-il évoluer ?

5) Comment marche la télé sans emmission d'aucune sorte ?

6) Qu'est-il advenu au chien ?

7) Pourquoi citer une guest-star si on ne la voit que quelques minutes dans un rôle qui aurait pu ne pas exister ?

 

FICHE TECHNIQUE

Nom original : Autumn.

Date : 30 mai 2009.

Réalisation : Steven Runbelow.

Pays d'origine : Canada.

Acteurs : Dexter Fletcher, Dickon Tolson, Lara Kamenov, David Carradine.

Durée : 110 minutes approximativement.

 

Vous vous en doutiez, voici le trailer à mourrir d'ennui.

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Cinéma, tchi tcha !

Je vais tenter de renouveler un peu ce blog en proposant de vous parler de films plus ou moins connus, et surtout plus ou moins réussis. Et pour inaugurer cette rubrique, voici un film des plus navrants...mais tellement drôle qu'il faut en avoir un aperçu, ne serait-ce que pour sa culture vidéo.

 

UN CRETIN PEU ORDINNAIRE

L'action se passe dans la gentille bourgade de Trauma. Entourée d'usine chimique, elle sent bon les produits toxiques et les déversements honteusement interdits dans la rivière toute proche. La délinquance y est omniprésente, et seuls les plus forts sortent leur épingle du jeu.

C'est ici que vit Melvin, l'idiot de la ville. Concierge dans le club de sport, il n'aspire qu'a passer le balai et la bâche dans chaque pièce des locaux. Tous les jours, ils voient ses sens mis en émoi par tout un florilège de jeunes femmes plus superbes les unes que les autres, mais ne peut les approcher à cause de sa timidité chronique, mais surtout de son air niais. Il se prend donc à rêver tout debout, ce qui lui donne quelques problèmes avec les autres occupants du club : les hommes.

Voici Melvin en version gentil crétin...

Car, comme de bien entendu, Melvin est entouré de mecs bien virils et musclés, qui n'ont de cesse de l'ennuyer, en lui préparant des farces plus lourdes les unes que les autres. Moqueries, croches-pieds, rien ne lui sera épargné. Pourtant, Melvin aimerait bien faire parti de ce monde, et rendre service à ces abrutis, car il ne se rend même pas compte qu'ils se fichent de sa tronche.

 

IT'S ALIVE !!!

Un soir, alors qu'il travaille comme à son habitude, un jeune homme vole les clés du club et y invite sa copine du moment pour faire certaines choses peu scrupuleuses. Bien sûr, notre anti-héros les surprend. Se sentant humiliée, la jeune femme demande à son ami réparation. Ni une, ni deux, avec l'aide de ses potes, le fautif vole (décidemment) un camion transportant des produits chimiques très corrosifs, et le stationne devant une fenêtre du club. Ces autres comparses poursuivent le pauvre Melvin à travers les couloirs, et l'obligent à se jeter par cette même fenêtre, plongeant ainsi dans les fûts. 

...le voila en version "j'suis pas content".

S'ensuit un concierge idiot se tordant de douleur, mais restant miraculeusement en vie. Des changements physiques s'opèrent, mais aussi quelques bouleversements psychologiques .En effet, Melvin devient laid au possible, brulé sur tout le corps, les yeux exhorbités, et prend quelques centimètres salvateurs également. Mais surtout, il devient plus intelligent, et apprend à lancer quelques bons calambours bien sentis. Sa voix change aussi, et devient guturale, voire caverneuse.

Bien entendu, on se doute que le nouvel homme va chercher à se venger, mais pas que...en effet, il se met dans la tête (du moins, ce qu'il en reste) de débarasser Trauma de sa délinquance en constante évolution, en arpentant les rues envelopées de nuit.

 

AAAHHH L'AMOUR...

Et justement, c'est après une nuit bien remplie que notre nouvel héros entend des bruits de coup de feu dans un restaurant tout proche. Dans l'établissement culinaire, une bande de malfrats tente de dévaliser les clients, et de façon radicalement violente. C'était sans compter l'intervention du super-héros défiguré, qui utilisera des méthodes peu conventionnelles, mais très marrantes, pour défaire les méchants pas beaux.

Sa copine est assez jolie, mais totalement cruche...dommage qu'il ne l'ait pas rencontré avant sa transformation.

Et c'est à ce moment, alors que tous le monde hurle devant tant de laideur sur un seul homme, qu'il rencontre une charmante jeune femme. Mais pourquoi ne se sauve-t'elle pas ? Simplement car elle est aveugle. S'ensuit une idylle passionnée entre les deux tourtereaux, bien que la pauvre infirme sache dans quel état son sauveur se trouve.

Parallèlement, nous apprenons que la bande d'abrutis, tortionnaires de l'ancien concierge, a trouvée un nouveau jeu qui les amuse fortement. Dans leur voiture de course, les crétins chroniques arpentent les rues de la ville à la recherche de passants, et se gaussent en les écrasant, sachant que le but du jeu est de leur faire éclater la tête. Et leur dernière victime est un gamin sur son vélo...il n'en fallait pas plus pour rendre Melvin fou de rage.

 

DU SANG, DU SANG, ET DU SANG

Comme dans tous bons films d'horreur, le sang coule à flots. Mais pas trop non plus, jusque ce qu'il faut en fin de compte. Les exécutions sont originales, surtout dans le restaurant, et les calembours de Melvin sont vraiment lourds, mais tellement kitsch. Bref, la corrélation entre l'humour absurde (et quelquefois débile) et l'horreur gore fait bon ménage.

Les exécutions de Melvin ne sont pas toujours gores, mais souvent drôlatiques.

Là où le bas blesse véritablement, c'est au niveau du jeu d'acteur. Je sais ce que vous allez m'écrire, dans ce genre de film des années 80, les comédiens sont souvent mauvais, mais cela reste très cheap tout de même. Mais là, pas du tout, on est dans le surjeu en permanence. Vraiment, les acteurs sont plus que mauvais, et même leurs mimiques font pitié.

De plus, certains passages auraient mérités d'être plus développés, comme ce jeu macabre qu'ont inventés les jeunes crétins. C'est vrai, on voit une scène, et puis c'est fini, on n'entend plus parlé de cette pratique. Pourtant, l'accent a été mis sur cette course poursuite avec le gamin, car avant cete scène, les contrevenants en parlent...

Les doublages sont au même niveau que le jeu d'acteur, ça fait pitié. Melvin a une voix qui colle bien à son rôle...lorsqu'il est humain tout du moins. Car, en se transformant en monstre, il s'approprie la voix française de Marty Mc Fly (Retour vers le Futur), interprétée par Luq Hamet. Et là, le ton haut perché ne colle plus du tout au personnage, sachant qu'en plus, Melvin voit sa voix transformée en sons guturaux lorsqu'il est en colère...navrant.

Les effets spéciaux sont, quant à eux, réussis, et Melvin fait vraiment peur à voir. Les scènes gores sont très réalistes, et les jeux de mots véritablement potaches. Ce n'est pas du Bigard, c'est sûr, mais ça fait rire tout de même.

Ils en ont même fait une comédie musicale sur planche...sigh...

Scénaristiquement, c'est pitoyable, mais bon...Déjà qu'avant la transformation de notre concierge, ce n'était guère brillant, mais après...c'est hilarant de ridicule. Chaque scène d'action devient un prétexte à des exécutions sanglantes, et même les transitions entre les moments forts font très plastique, ça sonne faux.

Bref, voici un film à regarder sans à priori, et surtout, sans cerveau, avec une bonne bande de potes. Sachez simplement que deux suites ont été tournées, avec des acteurs encore bien pire. On croirait voir une très mauvaise production de lycée...sauf que là, la découverte et l'humour bon enfant ont totalement disparus...

 

FICHE TECHNIQUE

Nom : Toxic Avenger (Le Vengeur Toxique, en VF).

Genre : Horreur/Comédie.

Année : 1985.

Production : Troma Team.

Acteurs : Mitch Cohen, Mark Torgl, Andrée Maranda.

Budget : 500.000 dollars environ.

 

Petit trailer original en cadeau bonus...

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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