La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Fort d'un bon petit succès du premier épisode, Konami décide de nous gratifier d'un second opus prometteur. Mais, vous le savez peut-être déjà, je ne suis pas emballé par les suites (surtout en ce moment). Sauf que là, les défauts de l'aîné ont été gommés complètement, et on s'approche du chef d'oeuvre. Alors restez dans le rang et écoutez bien les explications de l'expert. Et surtout, n'oubliez pas le guide...

 

EMBUSCADES ET TRAHISONS

Vous incarnez un jeune orphelin, enrôlé dans l'armée de votre pays. Accompagné par votre meilleur ami, Jowy (vous n'avez pas de nom défini, à vous de vous appelé comme bon vous semble), vous commencez votre aventure dans un camp militaire, prêt à donner l'assaut contre une faction ennemi. Ayant du mal à trouver le sommeil, vous vous balladez dans le camp au hasard de vos pas, lorsque vous comprenez qu'une attaque adverse est en train de se préparée. Mais, malgré vos cris et l'alerte donnée, l'assaut est déjà en cours, et les sentinelles extérieures au camp sont déjà décimées.

Voulant bien faire, les deux compères se dirigent vers le capitaine de votre faction, et comprennent rapidement que ce dernier est de mèche avec l'ennemi, et que cette attaque surprise s'est faite sous sa propre houlette. Ecoeurés, et obligés de se rendre, nos deux héros décident plutôt de se carrapater avant de périr sous les coups des assaillants, car tout au long du chemin qu'ils empruntent, ils ne verront que des corps sans vie et des blessés graves. Malheureusement, en arrivant au bout du chemin, les deux jeunes hommes se retrouvent acculés au bord d'une falaise bien haute. En contrebas, il coule une rivière, et à vos trousses, il y a votre ancien capitaine.

Jowy est votre meilleur ami...pour le moment.

Décidant de vous en remettre à votre bonne étoile (qui jusqu'ici semble un peu en retard), vous sautez dans le vide, en vous prommettant de tout faire pour vous retrouver par la suite, si vous survivez bien sûr. Après une longue tombée, vous atteignez l'eau et êtes repoussé vers la berge, inconscient. Recueillit par quelques hommes sombres, vous ne reprenez vos esprits que dans une geôle étroite.

Après quelques travaux d'aide, la petite bande de mercenaires vous intègre dans leur rang, et vous ne tarderez pas à comprendre que ce sont, en fin de compte, des voleurs, spécialisés dans la rapine et les guet-apens.  En sursit, la communauté "Robin des Bois-esque" est, souvent, la victime d'une chasse de la part des autorités locales. Abritant maintenant un fugitif, la fuite semble être l'ultime solution. Ayant retrouvé Jowy, vous décidez de vous rendre dans votre village natal, où vous attend Nanami, la grande soeur du héros.

Malgré qu'ils soient aussi en 2D, certains boss n'en sont pas moins imposant.

Problème, l'armée vous y attend, sous la juridiction de votre ancien officier (celui-là même qui vous a trahi). Considérés comme des déserteurs, vous revoici des fugitifs, mais pour le pays tout entier dorénavant. A la suite, d'un laïus pronant la trahison entre les deux amis d'enfance, Jowy décide de passer à l'ennemi lors de votre cavale désespérée. De folles poursuites en imporbables rencontres, vous comprenez que vous devez créer une armée rebelles, afin de mettre un terme à cette guerre fraticide et inutile, mais surtout pour que vous ne soyez plus un fugitif.

 

C'EST LA MEME CHANSON

Et la quête des 108 étoiles est repartie de plus belle. Commencez par constituer une petite équipe de personnages (toujours six au maximum), et partez à la recherche d'un quartier général potentiel. Ceci-fait, vous pouvez enrôler divers protagonistes, plus ou moins intéressants, afin de développer votre QG le plus possible. Pour les recruter, vous aurez diverses petites quêtes, et autres mini-jeux. Parlez leur avec un certain personnage dans votre équipe, retrouvez quelquechose ou quelqu'un,... Bref, rien de nouveau pour le moment...

Quelquefois, vous devrez prendre une décision, qui n'aura que peu d'incidence sur le scénario.

Les combats sont également relativement similaires au premier opus. Des affrontements aléatoires seront les plus fréquents, et vous pourrez aussi combiner vos attaques (si les personnages ont une affinité spécifique). La magie est également de la partie, et se manipule de la même manière que dans l'épisode précédent (un système de runes qui vous octroient des magies selon votre niveau d'expérience et qui sont en nombre limité).... Toujours rien de neuf...

Quelques affrontements en duel sont également disponibles, avec toujours ce système d'attaques et de contres basés sur les phrases enoncées par l'adversaire. Selon les mots, vous devez trouver la bonne tactique à adopter entre attaque, défense ou attaque féroce. Chacune ayant une ascendance envers l'autre, une bonne stratégie consiste à se mettre tout le temps en défense, qui vous donne le droit de contre-attaquer si l'ennemi vous fait une attaque féroce. Sinon, apprenez toutes les phrases (bizarrement en anglais, contrairement au reste du jeu)... On n'a pas déjà vu ça quelque-part ?

Mais, c'est le même système de combats me direz-vous ? Eh bien, pas tout à fait, car les rixes stratégiques le seront réellement cette fois-ci. Vous devez déplacer vos unités sur une carte selon un gameplay proche du jeu des échecs, afin de défaire les unités adverses. Si certaines de ces phases sont scénarisées (aucune chance pour vous de gagner), cette dimension tactique, certes relativement sommaire, donne un véritable souffle original à ce titre.

 

ALORS, ON S'ENNUIT ?

Outre les affrontements guerriers, qui prendront une place prépondérante dans le scénario, vous pouvez effectuer quelques mini-jeux lucratifs. Par exemple, vous pouvez toujours faire du troc entre les villes, en achetant un article quelquepart, et en le revendant autrepart à un prix plus attractif pour vous. En vous renseignant un peu, vous saurez qui aimerait avoir quoi.

La map du jeu est pratique et détaillée, mais les déplacements s'y font bien trop lentement.

De plus, quelques jeux de hasard ponctueront votre aventure, comme le jeu de loterie. Payez une mise et actionnez la moulinette qui fera tomber une boule de couleur. Selon cette dernière, vous gagnerez un item plus ou moins intéressant. Quelques bons moyens de gagner de l'argent ou des objets.

Les magasins sont aussi présents, et vous proposeront des runes pour la magie, mais aussi des pièces d'armures et des items. Pour les armes, tout comme dans le précédent opus, vous ne pouvez pas en acheter d'autres, mais vous pourrez les améliorer via un forgeron. Le prix de ce service étant exponentiel, je vous conseille de faire beaucoup de combats aléatoires et de vous amuser à jouer les marchands ambulant. En découvrant des protagonistes, vous pourrez vous octroyer les services de ces artisans dans votre chateau, ce qui diminuera fortement le prix à payer.

Il y a un bon nombre de mini-jeux, et certains sont bien sympathiques et marrant.

Pour vous rendre dans différents endroits, vous devrez vous déplacer sur une carte du monde complète et détaillée. Mais le soucis est que ces déplacements sont d'une lenteur exaspérante, et vous perdrez patience lors de ces phases, surtout que des combats aléatoires se déclencheront assez souvent. Par contre, c'est un bon endroit pour faire du levelling, et il faudra vous y coller, car les nouveaux personnages de votre équipe ne seront pas toujours au niveau idéal.

 

C'ETAIT MIEUX AVANT ?

Le fameux adage que l'on peut entendre assez souvent en ce moment n'est pas forcément vérifié ici. L'escension graphique est déjà un plus indéniable. Certes, cela reste très 16 bits, mais les couleurs employées et les animations ont gangées en maturité. C'est beau, c'est propre, ça chatouille gentiment les yeux,...bref c'est beaucoup mieux. Même les portraits des personnages lors des dialogues sont de toute beauté. Malgré cela, le jeu reste en 3D isométrique pour les décors, et en 2D pour les protagonistes, et items. Le mariage des deux dimensions se fait en douceur et ne pique jamais les mirettes, avec des décors colorés et idéalement texturés. Pas de fioritures inutiles par ici, ni de cinématique tout en 3D. Juste des scènes avec le moteur du jeu, et des dialogues quelquefois très longs, mais toujours prenants.

La bande sonore est, comme pour son aîné, diablement jolie. Des thèmes très folkloriques, teintés de musiques symphoniques et plus contemporaines, viennent nous embellir agréablement les oreilles. Les bruitages sont bien pêchus et ponctuent superbement les actions, sans aucune fausse note. Les dialogues sont en français, et, tout comme Suikoden 1er du nom, sont irréprochables. Il peut subsister quelques fautes d'orthographe ou quelques erreurs de langage, mais elles sont très rares, et n'entâchent nullement la compréhension globale du jeu.

Les combats tactiques sont vraiment intéressants, mais malheureusement quelquefois scénarisés.

Le gameplay est d'une simplicité exemplaire. Les touches et les ordres donnés se font de suite, et les explications des commandes lors des combats sont faciles à assimiler. Mise à part les duels, un peu confus de prime abord et très aléatoires, c'est du tout bon. Et les affrontements tactiques sont un réel atout, car ils donnent une dimension que le premier épisode ne possédait pas.

Le scénario fait partie des meilleurs jamais écrit pour le jeu vidéo, même encore de nos jours. Trahisons, retrouvailles, affrontements, scènes dramatiques et comiques, les rebondissements sont légions et l'histoire vous emportera dès le début du jeu. Le charisme des deux protagonistes principaux est indéniables, et ce ne sont pas les flashbacks qui me contrediront. Ils sont peut-être assez nombreux, mais vous donneront des indices précieux pour la compréhension du passé des héros, et pariciperont grandement à l'empathie envers ces derniers. Surtout que le jeu est assez long, comptez une bonne trentaine d'heures, en cherchant une bonne partie des étoiles.

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Suikoden 2 est l'un de mes rpg préférés, si ce n'est mon préféré. Tout me plait en lui. Son histoire étoffée, ses personnages attachants (j'adore Nanami), ses combats stratégiques intéressants, son ambiance très folklorique, ses rebondissements,...tout est fait pour vous séduire, et la sauce prend très rapidement. Malgré les grandes similitudes avec son grand frère, le cadet en gomme les principaux défauts et proposent une suite digne. Si vous tombez dessus (bonne chance, vous en aurez besoin), ne le laissez pas se sauver, c'est un pur chef d'oeuvre. Toutefois, prévoyez une bonne bourse, car les prix en magasin et sur le net, flambent méchamment (aux alentours de 120 €, et jusque 500 €).

VICTOIRE DES ALLIES : graphismes et animations somptueux, musique et ambiance au top, gameplay simple, affrontements tactiques réellement stratégiques, charisme des personnages, dialogues traduits dans un français parfait, possibilités lors des combats, scénario prenant et long.

DEFAITE CUISANTE : des longueurs lors des dialogues, duels pas toujours très clairs, combats tactiques quelquefois scénarisés.

 

Graphismes : 18/20.

Sons : 19/20.

Jouabilité : 17/20.

Scénario : 20/20.

Durée de vie : 19/20.

 

Sentence

19/20

 

Genre : RPG/tactical-RPG.

Développeur : Konami.

Editeur : Konami.

Année : 2000.

Difficulté : moyenne, et quelquefois scénarisée.

PEGI : tous publics.

Prix moyen : 120 €.

Qui se ressemble : Suikoden, la saga Final Fantasy, Vandal Hearts, Legend of Dragoon.

Introduction de Suikoden 2. Notez que, si vous utilisez une sauvegarde du premier, vous gagnez quelques persos bonus.

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Dans tous les rpg, vous rencontrerez des princesses à sauver, des monstres à anéantir, des mondes à délivrer du joug déspotique d'un quelconque tyran assoiffé de pouvoir et de terreur... Mais ici, c'est la guerre qui restera au centre du scénario. Une histoire bien plus singulière, mais tellement prenante. Alors, en route soldat, et je ne veux voir qu'une tête...

 

LE DESTIN EST CRUEL

Vous incarnez Teel MacDohl, fils d'un grand général de l'Empire de la Lune Ecarlate. Son empereur, le terrible et tyrannique Barbarossa, tient son territoire dans la peur et n'a de cesse que de faire d'innombrables conquêtes, lançant ainsi ses troupes, mais aussi son peuple, dans l'horreur de la guerre. Votre père étant parti renforcer les défenses frontariales, vous voici seul à la maison avec vos serviteurs et votre meilleur ami.

Ne pouvant compter sur le Général MacDohl, l'empereur va se reposer sur vous, jeune fils courageux et maléable, pour vous confier quelques missions pour l'empire. Malheureusement pour lui, vous découvrirez rapidement que les enjeux de cette guerre sont loin d'être ceux que vos supérieurs ont bien voulu vous expliquer. 

Graphiqement, ça n'a pas l'air superbe, mais pourtant, c'est magnifique dans le genre.

Après quelques péripéties, vous comprendrez que vous êtes né pour prendre une armée et organiser la résistance contre Barbarossa, et donc, contre votre propre père. Surtout que, selon un rêve, vous seriez à la base d'une prophétie qui devrait libérer le royaume. Vous voila donc parti pour une quête dont l'issue semble très incertaine, mais qui vous amènera vers une certaine gloire et une ultime guerre.

 

JE SUIS PARTI GUERROYER

Il vous faut donc parcourir le pays, afin de trouver un quartier général (qui sera un vieux chateau au milieu d'un lac), mais surtout quelques amis pour le remplir. 107 amis pour être exact... Traversez les villes, les grottes, les forêts, afin de trouver ces "étoiles" (selon la prophétie, chaque personnage est né sous une étoile). Si une bonne partie d'entre eux vous rejoindra automatiquement, d'autres demanderont quelques subtilités pour vous suivre aveuglément. Il faudra gagner à des petits jeux, parler aux personnages avec quelqu'un de spécifique, effectuer une petite quête anodine (retrouver un chat, par exemple), avoir tel protagoniste dans les effectifs... Les ficelles du recrutement ne sont pas toujours évidentes, mais avec un peu de jugeotte, cela ne devrait pas poser trop de problème.

Les villes sont colorées et proposent un environnement différent. Les magasins sont visibles grâce à une pancarte.

En traversant les différentes zones de jeu, vous effectuerez des combats aléatoires contre une pléïade de monstres ou autres créatures plus ou moins fantastiques. Des elfes, des nains, des kobolds, des arraignées,...tout ceci sent bon l'héroïc fantasy, mais pas trop. Les commandes sont, de prime abord, très communes au genre. Entrez des ordres pour chaque personnage qui obéira au tour par tour. Mais, en combinant certains protagonistes, vous aurez la possibilité d'effectuer des actions spéciales. Des coups plus puissants, des dégâts sur tous les adversaires...beaucoup de petites surprises pour eux. Ces combinaisons de coups sont facultatives, donc à vous de voir si la stratégie est logique.

En réunissant assez de guerriers pour votre armée, vous pourrez entrer dans une phase de combats stratégiques. Vous lancerez des attaques différentes contre vos ennemis, sachant que certaines de vos troupes peuvent déviner les actions préparées par vos ennemis. Et, c'est là le point noir du jeu. Les combats que l'on penserait hautement tactiques, sont en fin de compte des affrontements basés sur de la chance pure et simple. En effet, il faut lancer une action en fonction des plans de l'adversaire. Par exemple, si ce dernier lance une attaque archérique, lancez vos infanteries à l'assaut. Ainsi, chaque action prend le pas sur une autre, et il vous faudra user systématiquement de vos espions pour connaître les projets ennemis (sachant que ces derniers ne sont utilisables qu'une seule fois, le facteur chance va rapidement s'imposer).

Les duels sont en anglais, et fortement aléatoires. Devinez les attaques qui se cachent derrière les phrases.

Enfin, de temps en temps, vous devrez affronter un adversaire plus puissant au combat en un contre un. Là, il faudra riposter avec une attaque appropriée, en fonction des phrases de votre opposant. A chaque tirade correspond un coup. Combinez l'attaque simple, l'attaque désépérée (puissante) et la parade pour défaire le scélérat. Là aussi, il vous faudra de la chance, mais aussi retenir quelles actions se déclenchent avec quelles phrases.

 

MAGIE MAGIE

Comme dans tous rpg, vous pourrez user de magie lors des combats. Pour ce faire, il faut équiper les personnages avec des runes qui, selon leur appartenance, auront différents effets destructeurs contre les adversaires, et bénéfiques pour vos unités. Car, non seulement vous pourrez frapper les ennemis avec des boules de feu ou des éclairs, mais aussi guérir vos amis ou les renforcer. De plus, vous ne possédez pas de points de magie à proprement parlé, mais vous ne pouvez utiliser vos runes qu'un nombre de fois limité. En vous reposant dans votre chateau, vous regagnerez vos magies. Et, en augmentant de niveau, vous aurez accès à d'autres sorts, plus puissants ou ayant un rayon d'action plus large.

La traduction française est exemplaire, et sans faute de style qui plus est.

Dans les villes, vous rencontrerez des forgerons qui vous donneront la possibilité d'upgrader vos armes (ici, on n'achète pas d'autres armes) et d'y inclure une rune pour lui donner des propriétés magiques. Et, ces augmentations ne se feront qu'au titre du niveau du forgeron. Il sera donc impossible d'upgrader une arme à son maximum dès les premières heures du jeu.

En défaisant vos adversaires, vous gagnerez des points d'expérience (rien de nouveau de ce côté), mais aussi de l'argent. Mais, il existe un autre moyen de se faire des pépettes rapidement, c'est le troc. En effet, vous pouvez acheter des ingrédients dans une ville, et les revendre dans une autre, avec des taux différents. Bref, le métier de commerçant s'offre à vous, et vous comprendrez peut-être un peu mieux les rouages qui définissent le commerce d'occasion qui régit notre monde actuel...

 

C'EST DE LA FOLIE

Bien sûr, beaucoup de joueur diront que le jeu est assez moche pour une machine 32 bits. Et ils auront raison, car les gramphismes fleurtent avec l'époque précédente, malgré des couleurs relativement jolies. Pourtant, quelques détails font toute la différence, comme les animations en arrière plan ou les reflets sur le parquet du chateau. En regardant tout ceci de plus près, on remarquera que le design général est tout de même magnifique, surtout le portrait des personnages lors des scènes de dialogue. Les animations des protagonistes et des décors sont sympathiques, et peut-être un peu hachées, mais ont le mérite de rendre le tout bien vivant. Seuls les graphismes lors des phases tactitques sont plus décevants, avec des personnages symbolisant les unités tous similaires. Ce qui fait la véritable force de Suikoden, c'est le character design qui, sans être exceptionnel, propose une grande diversité.

Les combats vous donnent jusque six personnages jouables. Attention toutefois de mettre les archers derrières et les guerriers devant, sinon, ces derniers seront inutilisables.

Musicalement, c'est assez destabilisant. On est loin des musiques symphoniques qui encadre souvent ce genre de jeu, mais la touche hautement folklorique donne un cachet extrèmement réaliste au tout. Les voix sont en anglais, mais sont traduites en français par le texte, et de fort belle manière. C'est tout simplement exemplaire. Seuls les dialogues lors des phases de duels sont en anglais (bizarre non ?). Les bruitages sont, quant à eux, dans l'ambiance générale du jeu, mais  ne cassent pas des briques en bois non plus.

Le scénario est, à mon sens, l'un des meilleurs dans tout le paysage vidéoludique. Riche, adulte, intelligent, avec des rebondissements forts, il vous scotchera durant des heures devant votre écran. Et la chasse aux étoiles vous tiendra également en haleine quelques heures de plus, sans compter les quelques mini-jeux disponibles dans votre quartier-général ou dans certaines villes, ainsi que le troc. Le jeu est long, comptez une bonne trentaine d'heures en ligne droite, et dix de plus si vous vous attardez un peu.

Chercher tous les personnages pouvant vous aider dans votre quête...il y en a 107 en tout (plus vous).

Les différentes phases de combats sont une excellente idée. Proposer des combats banals, des affrontements duellistes et des batailles stratégiques constitue une véritable évolution dans le monde du jeu de rôle japonais. Malheureusement, ces dernieres batailles sont loin d'être tactiques et se reposent plus sur la chance. Mais il s'agit d'une petite entrée en matière intéressante, et sera applaudit par les apprentis joueurs d'échecs.

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Il s'agit là de mon meilleur rpg (ou l'un des meilleurs tout du moins). Graphismes simples mais accrocheurs, animations sympathiques, scénario éblouissant, mise en scène parfaite, musiques fabuleuses et originales, différentes  phases de gameplay, tout me paraît proche de la perfection. Pour ceux qui aime les histoires fortes et loin des standards du genre, et pour ceux qui sont prêts à faire un sacré trou dans leur porte-monnaie, je conseille ce jeu sans aucune hésitation, car tout est bon ici.

 

ARMEE MAGIQUE : scénario fort et original, ton très adulte, graphismes et musiques donnant une ambiance unique, plusieurs types de gameplay, les possibilités dans les combats, plein de personnages différents, les petits à côtés.

PAYSANS OPPRIMES : dimension tactique à revoir, quelques longueurs dans l'histoire.

 

Graphismes : 16/20.

Sons : 18/20.

Jouabilité : 15/20.

Scénario : 20/20.

Durée de vie : 17/20.

 

Sentence

18/20

 

Genre : J-Rpg.

Année : 1997.

PEGI : 12 ans.

Développeur : Konami.

Editeur : Konami.

Difficulté : moyenne.

Qui se ressemble : Suikoden 2 (forcément), la saga Final Fantasy, Dragon Quest, Grandia, Vandal Hearts...bref, tous les bons rpg.

Post-scriptum : le jeu est rare dans les boutiques, mais aussi sur le net. Il faudra compter plus d'une centaine d'euros pour se le procurer (prix constaté dans différents magasins rértogaming).

Voici un exemple de bataille. Le joueur est mauvais, car il choisit ses ordres de façon aléatoire. Il devrait envoyer des espions d'abord. Mais cela illustre parfaitement ce côté chance de ce système.

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Vous rêvez de sauver la Princesse Zelda, de poufendre une armée de gobelins et de suppots de Ganon, de découvrir Excalibur, la super-épée cachée dans les bois d'Hyrule, de visiter le Monde d'Hyrule sur Epona, votre cheval fantastique, de découvrir la Tri-Force et de la ravir à votre pier ennemi de toujours. Mais voila, le soucis est que vous n'avez pas de console de Nintendo... Sony à pensé à vous en sortant cet Adventures of Alundra. Alors, près pour la grande aventure ?

 

SONGE D'UNE NUIT D'ETE

Vous êtes dans la peau d'Alundra, jeune aventurier qui prend le bateau pour une destination lointaine. Dans la nuit, et après quelques discussions totalement inintéressantes avec des passagers relativement exotiques, vous êtes réveillés par un cauchemar qui ne semble pas en être un... En effet, vous essuyez une tempête terrible qui, malgré une rebellion forcenée du navire, le brise en deux parties. Echoué sur une plage, mais bien vivant, vous serez recueilli par un vieil homme solitaire, habitant dans un petit village proche.

Vous vous réveillez dans un lit bien confortable, à l'étage d'une maison. En bas, vous entendez un fracas assourdisssant, qui vous pousse à descendre les escaliers vers ce dernier. Là, un homme frappe sur du métal et vous acceuille comme un vieil ami, les bras ouverts. Il vous explique votre mésaventure et vous demande de visiter le village pour vous présenter auprès des autres villageois, qui sont, d'après ses dires, relativement sympathiques.

La traduction est irréprochable, mais la police de caractère est un peu indéchiffrable.

Pourtant, en tentant de parler aux otoctones, ces derniers semblent distants, voire méfiant envers vous. Et ce n'est pas etonnant, car un des habitant (le médecin scientifique, apparement) vous explique que l'un d'entre eux est bloqué dans une sorte de coma. Il délire et crie en plein sommeil, et rien ne semble pouvoir le réveiller et le libérer de ses cauchemars. Heureusement, vous avez le pouvoir de rentrer dans les rêves des gens, et donc de les aider dans leur subconscient. Malgré quelques réticences, vous vous décidez à pénétrer dans la tête du vieux malade. Là, vous devrez détruire des ennemis (principalement des méduses), débloquer des passages par des leviers, et affronter un boss qui maintient le pauvre vieillard prisonnier.

Ensuite, vous donnerez la possibilité au malade de revenir d'entre les songes. S'ensuivront d'autres incidents, comme des mineurs ensevelis, un chasseur se transformant en prédateur sanguinaire, une gamine ayant des vision de mort, et l'apparition d'un personnage malfaisant dans vos propres rêves vous parlant de ses plans machiavéliques.

 

O RAGE O DESESPOIR

Malheueusement pour vous, les visions de la jeune fille vont se concrétiser rapidement, en donnant plusieurs morts au village. Et, histoire de trouver un coupable tout désigné, vous serez le bouc émissaire idéal. Chassé par des villageois ingrats, mais surtout peureux de voir d'autres décès, vous voila seul, face aux dangers du royaume dans lequel vous évoluerez. Heureusement, le scientifique ne vous tient pas pour responsable des malheurs soudainement tombés sur les villageois, et vous donnera quelques précieux conseils, tout en tentant de résoudre l'énigme de ces disparitions...ce qu'il réussira par la suite, d'ailleurs.

Vous comencez votre aventure dans ce village, où vous serez rapidement persona non gratta.

Il s'agit donc d'un Legend of Zelda au niveau de la progression et du gameplay. Vous vous battez en temps réel contre des adversaires, en choisissant des armes plus ou moins puissantes, parmi une dague (arme de départ), une épée, un fléau, un arc,...chacune d'entre elles aura son utilité plus-tard, et sera efficace contre tel ou tel ennemi. De plus, vous pourrez revêtir plusieurs armures et d'autres effets vous donnant des pouvoirs spécifiques, comme marcher sur le sable, par exemple.

Vous devez pénétrer dans des donjons pour y découvrir un item vous permettant de progresser plus avant dans le scénario, ainsi que sur dans le royaume. A l'intérieur, des énigmes bien pensées vous attendent, à base de leviers à actionner, de bloc à pousser et de chemins secrets à découvrir. Et là, votre progression sera très vite ralentit, car ces petits casse-têtes seront à s'arracher les cheveux. Trouver un levier ne sera pas bien compliqué, certes, mais déplacer des colonnes dans un ordre précis afin de faire un chemin en hauteur vous permettant de sauter d'un sommet à l'autre vers la sortie, sera une autre paire de manche.

 

TECHNIQUES ET REMUE-MENINGES

Outre ces petites énigmes bien énervantes, vous devrez détruire un boss à chaque fin de niveau. Et là, tout comme dans un Legend of Zelda, il vous faudra trouver la technique adéquate pour le vaincre et éviter ses assauts intempestifs. Et à ce moment aussi, il faudra faire preuve d'une grande célérité intellectuelle, mais aussi d'une grande agilité, car les mouvements du récalcitrant seront assez rapide et vous demanderont de bien étudier ses attaques.

Pénétrez dans les rêves des gens pour les aider à sortir de leur cauchemar mortel.

De plus, vous devrez exploiter votre inventaire, en utilisant vos armes et vos potions de regain de points de vie (ou de magie). Le soucis est que vous serez obligé de faire des allers-retours intempestifs dans votre sac à dos, ce qui coupera l'action à chaque fois. Surtout que, pour traverser certaines zones, vous devrez également changer d'arme à tout bout de champ, ce qui risque de vous énervez sérieusement.

Les passasages de plates-formes sont aussi très pointus (et il y en aura beaucoup). Il ne sera pas rare de devoir placer Alundra sur le bord d'un précipice ou d'une colonne en hauteur pour espérer rejoindre la destination suivante. Et quelquefois, cela vous demandera même d'effectuer des sauts au micropoil près, laissant votre personnage à peine en contact avec le sol. Bref, des crises de nerfs en perscpectives.

 

ZELDA LIKE JUSQU'AU BOUT DE LA NUIT

Si le jeu ne brille pas par ces effors techniques, le level design tient tout simplement du génie. Des couleurs ternes, des graphismes très 16bits, des actions calquées sur le hit de Nintendo, se mélangent avec des donjons aux passages énigmo-plates-formes démoniques. De plus, quelques petites animations viendront égayer les décors colorés, mais aussi ternes que le reste. Et, pour ne pas relever le tout, la fausse 3D sera assez mal exploitée, ce qui occasionera quelques chutes ou vous donnera l'illusion d'un passage qui, en fait, n'existe pas. Sinon, cela reste propre et sympathique pour la rétine, sans compter que les textes ont été intégralement traduits en français (et dans des termes très compréhensibles et proche de la perfection). Seule police utilisée sera un peu piquante pour les yeux, mais bon... Et le petit dessin-animé d'ouverture est plutôt bien fichu, mais est un peu bizarre car il propose des séquences animées  décousues qui n'apparaitront pas au cours du jeu.

Certains passages, comme ici, vous demanderont beaucoup de patience...et de sang-froid.

La bande originale est assez jolie, avec des thèmes plutôt groovy. On atteind pas les ténors du genre musical, mais cela reste sympa pour ce type de jeu. Là encore, l'influence Legend of Zelda est palpable. Il n'y aura, par contre, aucune voix digitalisée, mais juste quelques sons pour l'ambiance (comme des cris de loups, par exemple). Les bruitages sont travaillés, malgré qu'ils soient, comme dans la plupart des jeux de ce type, assez conventionnels. Heureusement que les différentes ambiances de chaque donjons sont bien dans le ton.

La jouabilité est d'une simplicité exemplaire, malgré les (très) nombreux passages diificiles. D'ailleurs, cette difficulté risque d'en rebuter plus d'un, bien plus ardue que celle de la série phare de Nintendo. Sans compter les quelques incohérences graphiques, comme le fait de devoir se placer sur une plate-forme de façon à ne plus toucher cette dernière que par un minuscule pixel. Sinon, les commandes répondent bien, sans aucun problème particulier.

Si le scénario est assez original tout du long (malgré les similitudes du début avec...vous savez qui maintenant), il se paye le luxe de s'etoffer largement par la suite, et de devenir même assez noir et triste. En décalage complet avec le style adolescent des personnages principaux...

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Bonne alternative aux différentes Legend of Zelda de la firme concurrente, Adventures of Alundra reste une bonne référence des jeux aventure/rpg. Une difficulté relativement grande, des graphismes assez ternes et peu expressifs, des casses-têtes à s'arracher les cheveux seront autant de remparts vous interdisant l'accès au réel potentiel de ce soft. Pourtant, son scénario très adulte, son personnage principal attachant et une ambiance sympathique sauront vous tenir scotché pendant des dizaines d'heures. Et les mini-jeux qui se débloqueront par la suite, ainsi que la chasse aux faucons d'or augmenteront indéniablement cette durée de vie déjà assez conséquente. Alors, pourquoi se priver...

 

SONGE AGREABLE : scénario adulte, durée de vie conséquente, mini-jeux sympas, ambiance assurée, gameplay simple et agréable, énigmes difficiles...

CAUCHEMAR RECURENT : ...énigmes difficiles, des passages rétors, graphisme terne, pas de voix digits, trop emprunt de l'esprit Legend of Zelda.

 

Graphismes : 12/20.

Sons : 15/20.

Jouabilité : 17/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 19/20.

 

Sentence

16/20

 

Genre : aventure/rpg.

Année : 1998.

Editeur : Sony.

Développeur : Psygnosis.

PEGI : 12 +.

Difficulté : sortez moi de lààààààààààààà !!!!!!!!!!

Prix en boutique : entre 19 et 29 €.

Qui se ressemble : La série des Legend of Zelda, Monkey Hero.

 

Vous vous en doutiez...voici l'introduction du jeu.

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Rpg à découvrir absolument.

Vous en avez marre des princesses cruches à sauver pour la énième fois ? Marre des dragons qui mencacent tout un pays ? Ras le bol de ce tyran qui, en découvrant un pouvoir maléfique, devient un magicien noir qui détruit tout sur son passage ? Vous rêvez d'une vie calme de lycéen normal, avec des cours, des amis, des activités sprotives et culturelles, et de heures passées devant la télévision à ne rien glander ? Persona 4 est fait pour vous, plus que jamais...

 

LE BISU

Vous incarnez un jeune lycéen qui doit déménager, loin de ses parents. Ceux-ci ont trouvé du travail à l'étranger pendant quelques temps, et doivent se séparer de leur fils adoré. Vous voici donc arrivé dans une petite ville tranquille, chez votre oncle qui est un inspecteur de police bourru et très zélé. En même temps, vous faites la connaissance de votre cousine, une gamine de 10 ans qui prend tout le poids de sa solitude sur elle, et qui remplace la femme de votre oncle pour les tâches ménagères, sa mère étant morte.

A peine arrivé qu'une étrange femme vous interpelle dans une station service et vous indique que vous avez des pouvoirs spéciaux. De plus, elle vous menace de représailles sur vous et votre entourage, car des journées bien sombres arrivent. Un peu folle la donzelle, surtout qu'elle était bizarrement vêtue. Ce qui vous préoccupe le plus est que demain, vous reprenez les cours dans un établissement que vous ne connaissez pas. Cette nuit là, un peu surexcité, vous parcourez les chaines de télévision locale et tombez sur une emission étrange où vous semblez entendre des appels à l'aide et où le personnage principal ne semble pas tout à fait normal. Finalement, vous vous endormez paisiblement.

Le one and all attack déclenche une série de coups mettant en scène tous les personnages de votre groupe.

Le lendemain, c'est votre première journée à l'école. Les élèves se précipitent sur la route, les derniers retardataires courent dans les couloirs, et vous voici dans votre salle de cours, entouré d'inconnu qui vous regardent comme si vous étiez un extra-terrestre. Les garçons vous dévisage, voyant en vous un possible rival, tandis que les filles vous scrutent et  commencent déjà à vous faire un peu de gringue. Mais très vite, Yosuke fera conaissance avec vous. Cancre notoire de votre classe, il n'en est pas moins votre meilleur ami car fidèle et sympathique. Il vous présentera Chie, la sportive un peu garçon manqué et Yukiko, la studieuse. Ensemble, vous formerez un groupe de quatre étudiants inséparables.

 

LA CHAINE DE L'HORREUR

Rapidement, vos nouveaux amis vous parlerons des évênements qui secouent la petite ville. Des meurtres inexpliqués se sont produits, toujours la nuit et par temps de pluie. La police est débordée et n'arrive pas prendre l'assassin sur le fait. Soudainement, et sans y comprendre vraiment quelque chose, vous parlez de l'emission que vous avez vue votre première nuit chez votre oncle. C'est d'ailleurs une légende urbaine qui circulerait depuis quelques jours dans les couloirs du lycée, mais aussi dans les rues. Et, en investigant un peu plus, vous découvrez que cette chaîne, la Midnight Channel, n'est diffusée qu'à minuit, les jours de pluie. Et les futures victimes de ces meurtres, souvent sanglants, apparaissent, non seulement dans cette emission, mais surtout ont été diffusée auparavant dans une autre emission, interviewées par une journaliste.

Discutez avec vos amis, et renforcez ainsi vos liens sociaux avec eux.

Plus inquiétant encore, il est possible de passer dans cette étrange emission en traversant le poste de télévision. La légende raconte que votre âme soeur apparait les jours de pluie, à minuit sur votre poste télévisuel. Finalement, et après mûre réfelxion (et encore une victime), vous décidez de vous lancer dans l'aventure, et traverser l'écran de votre tv. Derrière, un monde s'étend, basé sur l'univers de la future victime.

Des couloirs et des salles à pracourir, peuplés par des monstres en formes d'ombres qui vous poursuivent ou se dérobent selon votre force, voila ce qui vous attend. En rencontrant le chemin d'une de ces ombres rampantes, vous déclenchez un combat contre des ennemis. Ils se déroulent au tour par tour, et sont assez simples. Il suffit de trouver les points faibles de vos adversaires, et l'affrontement sera vite plié...

 

UN OEIL NOIR TE REGARDE

Pour vous accompagner dans vos périples, chacun de vous possède un Persona, une sorte d'ange gardien qui utilise la magie. A base d'élément (feu, eau, terre,...vous connaissez bien), vous pouvez lancer vos sorts sur les ennemis, ou simplement frapper avec votre arme. Si vous trouvez le point faible des monstres, vous les ferez tomber à terre et pourrez déclencher une attaque générale qui fera beaucoup de dégâts. Mais attention, vos adversaires peuvent faire de même et trouver vos points faibles, ce qui vous empêchera de faire quelque chose au prochain tour.

Vos choix peuvent avoir des conséquences quant aux liens qui vous unissent. Restez le bon copain qui comprend.

Sachez simplement que vos Persona utilisent vos points de magie, et qu'il est quasiment impossible de poursuivre si vous n'en avez plus. A la fin de chaque niveau, qui comportent plusieurs étages, vous affronterez un boss (et là, vous comprendrez pourquoi il vous faut absolument vos points de magie). Il ne sera qu'affecté par la magie, en général.

A un moment, vous serez abordé par une femme superbe qui vous présentera un être étrange, Igor. Habitant dans ce qu'il appelle la Velvet Room (c'est en fait une sorte de voiture luxueuse), il peut fusionner les Persona, ou tout du moins les cartes les représentant. En effet, en gagnant des combats, et outre l'argent et l'expérience, vous mettrez la main sur des cartes (que vous devrez trouver dans une sorte de jeu de bonneteau) qui représentent des Persona. IGor peut les fusionner pour les rendre plus puissant, et fabriquer des êtres plus puissants. Mais pour cela, il faut avoir des connaissances...

 

RESEAU SOCIAL

Voici le point le plus intéressant du jeu, les liens affectifs. En parallèle aux enquêtes et aux combats dans ces mondes étranges, vous devez mener votre vie de lycéen le mieux possible. Entre répondre aux questions des professeurs, vous occuppez de vos activités extra-scolaires, et vous faire de nouveaux amis, vous aurez fort à faire et il faudra bien gérer votre emploi du temps. Parlez aux autres jeunes de votre entourage, à votre cousine, à vos amis, pour faire évoluer les liens sociaux avec eux, mais surtout avec les signes du zodiaques auxquels sont liés étroitements les Persona. Et plus vous fusionnerez des Persona d'un certain type de signe avec des liens sociaux forts, plus le Persona créé sera puissant.

Dans les donjons, le constat graphique est moins éloquent, mais cela reste tout de même acceptable.

Ajoutez à cela vos études l'après-midi ou le soir, et quelques petits boulots rémunérés, et vous verrez rapidement que votre vie ne sera pas de tout repos. Surtout que, pour éviter d'autres meurtres, vous devrez surveillez la météo car ils surviennent toujours une nuit de pluvieuse, un certain nombre de jour après l'avoir vu sur la midnight channel. En plus, il faudra résoudre les angoisses de votre cousine, tellement mignonne, et repousser (ou pas) les avances de vos camarades féminines, sans compter réussir vos examens, sous forme de quizz. En répondant bien aux questions en cours, en faisant vos dévoirs, en pratiquant une activité sportive ou culturelle, en réalisant des petits boulots, vous augmenterez vos caractéristiques prinicpales, parmi lequelles la connaissance, la force, l'endurance,...

Enfin, vous pouvez acheter des armes et des armures pour vos protagonistes dans un magasin spécialisé qui connait l'existence de ces mondes paranormaux. Et, à chaque fois que vous sauver une victime de son funeste destin, cette dernière se joindra immanquablement à votre équipe pour vous aider. Mais, comme vous ne pouvez être que quatre dans votre groupe, il vous faudra choisir les bons équipiers. Et comme vous avez déjà commencer à faire évoluer vos quatre protagonistes du départ, il y a de fortes chances pour que vous les gardiez jusqu'au bout.

 

CHANGEMENT DE CAP RADICAL

Ce qui frappe au premier abord dans ce jeu, c'est la bande son bien particulière. Pas de musique symphonique ici, ni de hard-rock bien sulfureux. Plutôt de la J-pop, très dance-floor. Alors, personnellement, je n'aime pas ce genre de musique, mais là, c'est tout de même du pur bonheur. Les chansons entonnées sont dans le ton de l'ambiance très adolescente du titre. C'est très groovy et cela vous enchantera les oreilles. Les voix sont en anglais ou en japonais, pour faire plus vrai que nature, et la traduction n'est malheureusement pas passée par chez nous, et les dialogues écrits restent en anglais. D'ailleurs, je vous conseille un bon niveau, car les mots sont souvent soutenus et vous risquez de faire chauffer votre dictionnaire.

Les filles du jeu vous montreront peu à peu leur intérêt, mais ce sera à vous de déicder qui sera votre petite amie.

Le jeu est superbe graphiquement, tout en dessin-animé. Les couleurs sont criantes et chatoyantes, les animations sont très réalistes, et les effets de lumière sont époustouflants. Seuls les décors dans les donjons sont plus ternes, avec une sorte de brouillard permanent. Sinon, c'est de l'excellent travail, et les personnages sont incroyablement travaillés, même s'il s'agit de pnj peu intéressants. Mais ce qui éblouit le plus, c'est l'ambiance générale qui se dégage de ce titre. La vie estudiantine est extrèmement précise et vraiment bien dépeinte, et elle ne tient pas une place secondaire dans le jeu. Il faudra la réussir, aussi bien que vos missions de sauvetage. Cela relance agréablement le scénario et l'intérêt globla du jeu, ce qui coupe littéralement le soft en deux parties distinctes. Et pas question de privilégier les donjons par rapport à vos études et vos relations, car ces dernières ont une incidence directe avec vos caractéristiques.

Dans la Velvet Room, vous jouerez à Dieu avec Igor et son assistante.

Le scénario est travaillé, sous fond d'enquête meurtrière, avec des rebondissements, des doutes et des tragédies. La psychologie de chacun des protagonistes est finement ciselée, et vous apprendrez à connaitre vos amis. Ce qui ne manquera pas de consolider certains liens avec des personnages bien définis, et selon votre envie. La maniabilité est simple, intuitive, est déjà vue dans d'autres rpg du même type. Le jeu est long, comptez une bonne quarantaine d'heures pour le finir comme il faut et en comprendre tous les rouages, car l'histoire est tout de même assez compliquée à suivre, ne serait-ce que pour sa traduction uniquement anglophone, mais surtout par la compléxité des liens sociaux et des donjons.

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Clairement, Persona n'est pas pour les novices en jeu de rôle japonais. Un système de combat complexe, un scénario mûr et adulte, des liens psychologiques torturés, une traduction anglaise précise et difficile d'accès, en font un jeu pour les puristes et les initiés. Passé cela, les graphismes fins et de style manga en font un jeu séduisant. Sa bande sonore très j-pop conforte dans ce sentiment d'ambiance très japonaise de notre temps. C'est une véritable bouffée d'air frais qui souffle sur le rpg. Et, entre toutes les productions qui inondent la fin de vie des consoles et qui sont loin d'en encensé la fin prochaine, un très bon jeu de rôle n'est pas pour nous déplaire. A se procurer d'urgence, c'est la dernière bombe de la Playstation 2.

 

Tableau d'honneur : graphismes superbes, ambiance sonore géniale et très branchée, voix anglaises ou japonaises, liens sociaux, vie éstudiantine, on ne s'ennuit jamais, la Velvet Room et sa musique envoutante.

Cours de rattrapage : donjons ternes et trop similaires entre eux, tout en anglais, complexité du scénario et des combats contre les boss.

 

Graphismes : 17/20.

Sons : 19/20.

Jouabilité : 16/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 18/20.

 

Sentence

18/20

 

Machine : Playstation 2.

Développeur : Atlus.

Editeur : Square-Enix.

Année : 2009.

PEGI : 16 +.

Difficulté : moyenne.

Qui se ressemble : Persona 3, Final Fantasy, Shin Megami Tensei.

 

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Rpg à découvrir absolument.

En Europe, nous ne sommes pas bien loti. Nombre de jeux fabuleux, de sagas prenantes n'ont pas vu le jour dans nos vertes contrées, et même les Etats-Unis n'ont pas eu la chance de voir débarquer certains d'entre eux. C'est la cas de Dragon Quest, dont le premier épisode à voir le jour chez nous n'est autre que le huitième volet. Et, au vu de sa réalisation générale, on se sent méchamment lésé...

 

LE ROI CRAPAUD ET LA POULICHE AFFRIOLANTE

Vous êtes un guerrier, garde du corps du roi Trode. Ce dernier, ainsi que sa fille , ont été transformés par un magicien démoniaque du nom de Dhoulmagus réspéctivement en crapaud et en jument. De plus, le royaume et les sujet de ce monarque un peu fantasque ont tous été pétrifiés et des lianes épineuses ont envahis les murs et les pièces du chateau. Seul votre héros a survécut miraculeusement à tout ceci. La raison ? Vous ne le savez pas, et c'est pour cela que Trode vous a demandé de les suivre afin de mettre fin à ces transformations hideuses (du moins pour le roi, car la princesse se doit simplement de tirer la carriole royale). Donc, vous voici partis sur les traces du sorcier, et surtout, du baton magique qu'il a dérobé.

Une profondeur de champ inégalée jusque là.

En chemin, vous rencontrerez un bandit repanti qui, pour racheter ses fautes passées, se joindra au groupe et verra en votre personnage un chef unique. Il se nomme Yangus et, malgré son aspect négligé et son odeur de bête faisandée, sera un compagnon des plus important et vous aidera dans bien des cas extrèmes. Ce ne sera pas le grand amour entre lui et le roi Trode, mais l'un dans l'autre, ils seront plutôt assez proche.

Puis, vous intègrerez une jeune magicienne en tenue plus que suggestive s'appelant Jessica qui, afin de venger son frère, partira en votre compagnie à la recherche de Dhoulmagus. Enfin, Angelo se joindra à votre équipée sauvage, attiré par Jessica (bien sur), mais surtout pour venger (décidemment) la mort de son père adoptif, un moine bienveillant, propriétaire d'un orphelinat.

 

UNE QUETE ORIGINALE...AU DEBUT

Las des demoiselles en détresse qu'il faut sauver une énième fois ? Marre du Monde en péril qui risque de sombrer dans le chaos et la destruction totale ? Ici, il faut juste sauver un roi et une princesse qui, même en étant une jument, garde un certain style dans la splendeur et le raffiné. Mais, ce qui inquiète aussi le bon Trode, est que sa fille doit se marier avec un autre prince, réputé pour son courage. Or, comment célébrer une union en étant un équidé ?

Des moyens de transports plus rapides se profileront plus tard dans l'aventure, comme un bateau ou ce tigre.

Mais le scénario va très vite se ramifier avec les standards du genre, car le magicien démoniaque prendra de plus en plus de pouvoirs, et s'en prendra à d'autres royaumes. En abordant de nouvelles contrées, et surtout de nouvelles villes, vous serez bloqué par de nouvelles quêtes, n'ayant pas toujours un rapport direct avec votre aventure. Mais ce sera l'occasion de connaître des personnages secondaires fort sympathiques, et de débloquer des récompenses intéressantes.

Chacun de vos personnages aura des aptitudes spéciales, et pourra utiliser des armes différentes selon vos goûts ou leurs compétences. En effet, votre héros peut utiliser des épées, mais aussi des lances et un boomerang (ce dernier touchant plusieurs ennemis en même temps). Yangus utilisera des haches ou des gourdins, voire des faux, Jessica des fouets, des poignards ou des batons, et Angelo des arcs, des épées ou des batons aussi. Sachez que, pendant un combat, vous pouvez équiper des armes différentes de celle que vous êtes en train d'utiliser. Il suffit de les avoir dans votre inventaire actif, qui se limite à douze objets. Pour augmenter vos capacités et votre force de frappe, vous pouvez vous concentrer en utilisant la commande tension, ce qui vous fera rater un tour, mais focalisera vos pouvoirs. Le soucis est que vous pouvez tout perdre en étant touché par une magie spécifique.

Votre équipe au grand complet, lorsqu'elle se prépare au combat.

En cumulant des combats et des victoires (ils sont aléatoires), vous engrangerez des points d'expérience qui, en se cumulant, vous octroieront un niveau supplémentaire. A ce moment, vous pourrez distribuer des points de compétences dans diverses aptitudes, telles que les armes que vous utilisez, ou d'autres points forts de votre personnage. Et, en arrivant à un certain palier, vous gagnerez des pouvoirs spéciaux, souvent magiques, et quelquefois de simple augmentation de vos compétences de base. Vous ne pourrez certainement pas augmenter toutes ces caractéristiques, donc choisissez bien. Surtout qu'Angelo et Jessica pourront rapidement lancer des sorts offensifs, et plus particulièrement des sorts de soins, qui ne seront pas de trop pour vous aider dans votre quête.

 

L'EQUIPE PARFAITE

En parallèle avec votre bande de joyeux lurrons, vous pouvez monter votre propre équipe de monstres que vous ferez combattre dans une arêne, via un ami à vous. Ils seront représentés à l'écran et vous ne pouvez qu'en prendre un nombre limité, sachant que ce nombre augmentera en gagnant des championnats. Et cette capacité devra être mise à profit rapidement, car les adversaires seront de plus en plus fort. Alors partez à la chasse aux monstres, que vous devrez battre préalablement pour les intégrer dans votre unité de gladiateurs. Ils seront, bien entendu, plus résistant que les monstres de base et il vous sera proposé de les intégrer ensuite, sachant que vous pourrez aussi comparer les aptitudes de chacun d'entre eux. Et les récompenses, outre financières, seront à la hauteur des affrontements.

Une localisation parfaite, avec des traductions en fonction des personnages.

D'autres quêtes annexes seront disponibles, comme la chasse aux médailles, dissimulées dans des coffres (dont certains seront fermés magiquement, et nécessiteront une clé spéciale). Ils ne seront pas seulement dans les dédales ou les villes, mais aussi dans les contrées et à travers champ. Encore une fois, scrutez bien tout le décor, car les récompenses seront intéressantes en les rapportant à Mimi, une princesse les collectionant. Mais cela ressemble plus à un mini-jeu dans le jeu. La seule et vraie quête annexe sera un niveau en lui même où il faudra suivre un personnage (parmi un frère et une soeur) dans la chasse à un item particulier dans un dédale plutôt ardu avec un boss de fin.

Ajoutez à cela des jeux de casino variés, comme le bingo et les machines à sous, ainsi que des commandes d'objets via un marché noir prolifique et sans cesse en demande, et vous obtiendrez des activités intéressantes qui rallongeront la durée de vie de façon conséquente.

 

LE PARFAIT PETIT CHIMISTE

De temps en temps, vous verrez le roi Trode s'afférer sur une machine étrange dans de petites cinématiques inopinées. Puis, il vous dévoilera avoir oeuvrer sur une marmitte qui a la possibilité de mélanger les items entre eux, selon une recette précise. Vous pouvez essayer des combinaisons au hasard, sachant que si cela ne fonctionnera pas, la marmitte les ejecte illico. Mais, en lisant des livres dans des maisons, vous tomberez peut-être sur des recettes alchimiques. Encore une chasse à quelquechose...

Entre Yangus et Trode, l'amitié et la haine ne sont séparée que par une infime ligne invisible...

En mélangeant des items, vous obtiendrez des objets de tous les jours comme des herbes curatives ou des antidotes. Mais, vous pouvez donner des équipements comme diner à votre alchimarmitte, ce qui aura pour résultat de transformer ces équipements en quelquechose de plus efficace, ou en un équipement autre. Et pour cela, les recettes seront plus rares (voire inexistantes).

Comme dans tous les jeux du même genre, vous achêterez de nouvelles armes ou armures dans les magasins spécialisés, mais leurs prix, souvent prohibitifs, vous obligeront à enchaînner les combats. Et ce n'est pas la revente de vos anciens équipements, devenus obsolètes, qui vous sauvera complètement, car le prix proposé sera souvent dérisoire, tel les propositions de rachat d'un Easy Cash... Surtout qu'il faudra faire avec chaque arme que vos personnages peuvent manier...

 

LA BEAUTE A UN NOM

Visuellement, le jeu est superbe, avec son cell-shading de rêve et ses couleurs chatoyantes. On se croirait devant un dessin-animé, et le design d'Akira Toriyama (le papa de la série Dragon Ball et Docteur Slump) n'y est pas pour rien. On reconnait d'ailleurs la patte graphique et les protagonistes sont très inspirés des héros de la saga de Son Goku (le héros principal en est d'ailleurs une copie très ressemblante). Chaque élément du décor, aussi anodin soit-il, sera agrémenté d'un design vraiment joli, rendant le tout d'une cohérence unique. Les cinématiques sont toutes faites avec le moteur graphique du jeu, mais des scènes en FMV (full motion video) auraient été de trop et dénatureraient l'harmonie générale du jeu.

Les combats proposent des caméras aux angles dynamiques.

Les musiques, tout comme les graphismes, sont superbes. Orchestrées d'une main de maître par Koichi Sugiyama, elles rendent l'expérience de jeu aussi enrichissante qu'une bande originale de film. Les partitions au piano sont formidables de beauté, et on ne pourra que reprocher la répétitivité de certains thèmes quelquefois. Mais là, je chippotte légèrement... Les voix sont en anglais, avec un sous-titrage en français parfait. Les acteurs sont parfaits de réalisme, et les traductions dans notre belle langue compliquée sont d'une justesse quasiment inégalée jusque là. C'est du travail d'excellence. Les bruitages, plus simplistes, sont tout de même dans le ton et font penser, de temps en temps, à des productions 8 ou 16 bits, ce qui renforce le côté nostalgique. De la technique et du rétro en même temps, il fallait le faire...

La maniabilité est excellente, elle aussi, mais les menus sont assez austères et on peut s'y perdre quelquefois. Même durant les combats, les sous-menus apparaissent à outrance et il est impossible de revenir à l'action avec une seule touche. Heureusement, ce petit bémol n'entaille pas le plaisir de jeu initial. Le scénario est original, mais rejoint bien vite les standards du genre. Seules les améliorations proposées et les mini-quêtes sortent réellement du lot, avec en première ligne, l'alchimarmitte.

Angelo, Yangus, vous, Jessica. Cette dernière peut changer de costume à l'écran. A la fin du jeu, vous le pourrez aussi.

Le jeu est long, de par ses nombreuses petites chasses aux objets. Mais même sans cela, le jeu dure et perdure, sans jamais tomber dans le ridicule. L'histoire est toujours intéressante, et il vous sera difficile de décrocher de l'écran, tellement le passé de chaque protagoniste vous semblera si troublant.

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On attendait depuis longtemps une production Dragon Quest dans nos contrées, et nous etions fébrile quant aux résultats qui risquait de ne pas répondre à nos attentes d'une manière favorable. Pourtant, toutes nos craintes se sont envolées bien rapidement devant un tel constat. Des graphismes de rêve, des musiques enjoleuses et symphoniquement parfaites, des protagonistes attachants au passé intéressant. Seul les menus sont austères et pulullent de trop, mais cela n'entache aucunement les points forts du jeu. Un RPG a posséder absolument, sachant qu'il est encore facilement trouvable.

 

Quête accomplie : graphismes superbes, musiques superbes, scénario superbe, personages géniaux, durée de vie conséquente, l'alchimarmitte.

Mission abandonnée : menus austères,...c'est tout...vraiment ? Ben oui...

 

Graphismes : 20/20.

Sons : 19/20.

Jouabilité : 15/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 19/20.

Sentence

19/20

 

Machine : Playstation 2.

Développeur : Level 5.

Editeur : Square-Enyx.

Genre : RPG.

PEGI : 12 +.

Difficulté : plutôt, oui

Localisation : excellente..

Qui se ressemble : tous les bon rpg de la console, comme Suikoden 4 et 5, par exemple.

Voici un petit combat en arène, après un peu de parlotte inutile.

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Rpg à découvrir absolument.

Dans les jeux de rôle, ce que j'aime, ce sont les scenari. Même si, il faut le reconnaître, ces derniers se ressemblent tous, il existe beaucoup de petites subtilités dans ce genre. Alors, lorsque je tombe sur une suite, j'emmet tout de suite des réserves quant à l'intérêt probable qu'elle risque de me donner. Mais, là, je crois bien que le bluff a prit, sans aucune faille apparente...

 

COMMENT JE M'APPELLE ?

Vous incarnez un groupe de trois personnes, trois gamins pour être plus exact. Pour le moment, ils n'ont aucun nom, mais sont nommés par leur apparence. Par exemple, votre protagoniste principal sera "le tombeur", et ce n'est pas parce qu'il a toutes les filles à ses pieds., mais plutôt qu'il a chuté d'un toit. Hum...ça promet pour le reste.

Bref, la petite bande d'adolescents va rapidement découvrir des enjeux politique qui vont les dépasser. En effet, partis pour cueillir quelques plantes sauvages, ils tomberont nez à nez avec un chevalier en bien mauvaise posture. Malgré sa grande vélocité au combat, il est incapable de se défendre contre des monstres qui se démultiplient à volonté. Armés en conséquence (il faut des armes en sel pour les vaincre), la troupe va le sauver et le recueillir dans leur cabane dans les bois, mais surtout le soigner consciensieusement. Mais, au même moment, un collecteur des impôts arrive dans le village des jeunes hommes, et, parce qu'un des paysans ne peut payer la taxe en vigueur, il verra sa fille emmenée en prison pour...je vous laisse deviner...

Dans son style cartoon, l'introduction est assez dure. C'est un vrai massacre.

Indignés par ce traitement, les adolescents vont s'insurger contre ce collecteur, et s'attirer ainsi les foudres du seigneur du territoire, cruel et avide d'argent. Jusque là, il n'y a rien de transcendant dans ce scénario. Mais, la difficulté vient de l'amitié qu'entretiennent le héros principal et la fille dudit seigneur. Une amitié qui tourne rapidement à l'amour vache, en fin de compte. Et, lorsque les trois gamins se voient expatriés par leurs propres familles, cet exil n'en deviendra que plus déchirant. Ne pouvant le suivre, malgré les vaines supplications de son ami (et amour secret), la jeune princesse ne peut que ravaler ses larmes et tenter de le ramener à la raison. Peine perdue, bien entendu...surtout qu'il apprendra rapidement que le chevalier qu'il a aidé, n'est autre que le prince Nicolas, successeur évincé du royaume, et vivant depuis en ermite itinérant. La présence des gardes royalistes n'y est peut-être pas étrangère...

 

POUSSEZ-PAS DERRIERE !!!

Le système de jeu est le même que dans le premier opus. Il faut déplacer ses unités sur une carte divisée en cases imaginaires, afin de frapper au corps à corps ou à distance les adversaires, le but étant de les détruire tous. Les protagonistes jouent au tour par tour, et vous devez donc donnez des ordres stratégiques à vos "pions" : les placer, lancer une attaque ou un sort, préparer une défense éfficace, vous devez former une campagne tactique, à l'instar d'une partie de jeu d'échec.

Mais, voulant faire évoluer ce système de combat somme toute banal, les développeurs ont eu cette idée magnifique de synchroniser les déplacements et actions des personnages, héros comme adversaires. C'est à dire que, concrétement, lorsque vous placez un de vos héros, l'ennemi fait de même avec l'un des siens, et au même moment. Ainsi, la dimension stratégique prend une toute autre ampleur, car vous ne devez plus seulement agencer vos unités, mais aussi deviner les coups de vos adversaires. D'ailleurs, l'écran se coupera en deux lors de ces déplacements, vous montrant le point de vue de votre ennemi en plus du votre. Une excellente idée...

Les effets spéciaux sont tout de même assez impressionants.

De ce fait, vos coups risquent de de tomber complètement à l'eau, comme ceux de vos adversaires. Donc, pour une efficacité optimale, désignez un homme de paille (avec une défense lourde, si possible) afin qu'il puisse servir de cible, ce qui attirera les monstres et autres méchants, et vous assurera plus facilement une victoire. Mais, le risque sera, bien entendu, que tous les ennemis s'acharnent sur ce leurre. A vous de le protéger efficacement par la suite. Par contre, la contre-attaque a tout simplement disparue, jugée trop efficace sans doute. Car, les items à découvrir sur la carte sont toujours d'actualité. Ils sont cachés dans le décor, mais également dans des coffres. Et, il ne suffira plus de les frapper cette fois, mais il faudra équiper un ou plusieurs personnages avec une dague spécifique qui peut les ouvrir. Un choix discutable, car il oblige littéralement le joueur à choisir une seule arme, et surtout à monopoliser un protagoniste pour l'ouverture de ces coffres. Mais bon, cela ajoute encore un peu plus de tactique dans ce jeu déjà bien ancré dans cette mouvance...

 

MON ARME, MON AMIE FIDELE

Contrairement aux autres jeux de rôle sur console, ce sont les armes, ici, qui sont dotées de coups spéciaux. Et même si les manipulations sont similaires, il faudra les maîtriser pour les apprendre. Et seule la pratique sera efficace pour ce faire, ce qui octroiera la possibilité d'équiper d'autres armes et donc d'apprendre d'autres techniques. Le soucis est qu'en achetant ces armes, vous ne saurez pas éxactement qu'elles sont ces techniques. Bien que nommées, elles ne sont pas décrites explicitement, et donc, vous achêterez en aveugle. Et comme vous n'avez pas de finance astronomique au début du jeu, je conseille de sauvegarder avant vos achats, et de tester ces armes afin de découvrir qu'elles sont les plus adaptées à votre style.

De plus, vous pouvez échanger les aptitudes d'une arme avec celle d'une autre. En effet, vous ne pouvez utiliser certaines aptitudes avant un certain temps d'utilisation de cette arme. Afin de récupérer d'anciennes techniques déjà maîtrisées, vous pouvez demander à un marchand de les dupliquer sur une arme nouvellement acquise, ce qui vous permettra de bénéficier de ces aptitudes. Mais il faut que les nouveaux équipements puissent les recevoir, donc qu'ils aient un slot vide. Et, en échangeant ces aptitudes, elles n'en seront que plus performantes avec une arme plus puissante. Ne négligez surtout pas cet aspect...

Sur la carte, vous pouvez revisiter certains lieux déjà explorer, histoire de récupérer des objets cachés inaccessibles auparavant.

A propos, ces techniques dépensent des points d'action ou de magie (selon le mode d'attaque, guerrier ou magique). Mais ne perdez pas de vue le fait que certains ennemis sont sensibles ou insensibles à certaines armes et/ou techniques. Il faudra se confectionner un véritable arsenal de remplacement, afin de palier à toute éventualité.

 

SI CE N'EST PAS DE L'EVOLUTION...

Alors oui, le scénario ne casse pas des briques, et ressemble assez au premier opus de cette série (qui n'en compte que trois). D'ailleurs, la petite introduction est similaire aux scénettes de transition de l'épisode précédent. Elle est guerrière, sanglante et ne laisse pas de place à d'éventuelles mièvreries. Il s'agit, ni plus ni moins, au massacre de villageois par une troupe de soldats cruels. Cela illustre largement l'ambiance qui règne au sein de ce royaume, volé par la guerre et les conflits.

Si les maps sont assez similaires par rapport au premier Vandal Hearts, il faut bien avouer que les graphismes ont évoluer. Sans être superbes, ils n'en sont pas moins colorés et jolis. Les textures sont claires et irisées, et les personnages sont assez soignés. Seuls les bulles de dialogues sont laides, avec une sorte de vert chiure d'oie. Et les polices de caractère utilisées ne sont pas toujours bien visibles, et on aura un peu de mal à déchiffrer les mots. Surtout que la traduction française est, une fois de plus, hasardeuse, bien que plus compréhensible ici. Note particulièrement spéciale aux noms des protagonistes adolescents du début de l'aventure. Sinon, l'écran sera agréable, surtout les décors qui arboreront des couleurs très développées et des éléments énormes, comme des maisons ou des arbres.

Tout comme dans le premier opus, vous pouvez ajuster la caméra horizontalement, mais aussi verticalement.

Les animations sont toujours assez fluides, même lorsque les déplacements simultanés sont actifs. C'est du bon travail, avec comme seul bémol les fenêtres montrant ces déplacements et/ou actions trop étroites et ne prenant pas tout l'écran. C'est un peu dommage, car une bonne moitié de cet écran ne sert plus à rien. Mais ce n'est pas handicapant non plus...

Musicalement, on se retrouve avec des thèmes très militaires, comme pour le premier épisode. Mais, leur diversité est plus grande, et certaines bandes sonores resteront dans votre esprit pendant quelques temps. Par contre, pas de voix digitalisées en vue, mais des bruitages ponctuant agréablement les actions ou les scènes importantes. Là aussi, c'est du bon boulot et cela donne un cachet ultra-sympathique à cette production.

Si le scénario est conventionnel, il est surtout long et étoffé. Les petites scènes intermédiaires sont souvent longues, et pas toujours intéressantes, mais elles restent importantes pour comprendre l'histoire des protagonistes, mais aussi pour ce mettre dans le bain sentimental qui règne tout au long de l'aventure.

Lors de déplacements, l'écran se coupe en deux et montre les deux actions en même temps.

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Je l'ai déjà dit, je n'aime pas beaucoup les suites, que ce soit en jeu comme au cinéma. J'ai peur de retrouver des éléments trop similaires voulant surfer sur le succès des ainés. Mais pour ce Vandal Hearts 2, la surprise est grande et agréable. Un système de combat évolutif et ultra-bien pensé, des armes à soigner avec des aptitudes spéciales, un scénario conventionnel mais tout de même intéressant, des graphismes jolis et enchanteurs, il y a de quoi se réjouir, et ce malgré une histoire qui peine un peu à décoller, et quelques idées obscures, sans compter cette traduction française abusive (ce qui est une constante chez Konami, comme chez Capcom). Mais que cela ne vous décourage pas, car voici une bonne surprise pour tous les amateurs de tactical-rpg, qui n'a pas eu le succès mérité, par la faute des critiques trop moyennes de le presse experte.

 

Glop-glop : graphismes jolis, scénario intéressant, système de jeu original, évolution tactique.

Pas glop : des idées obscures, une translation française fénéante.

 

Graphismes : 16/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 17/20.

Scénario : 16/20.

Durée de vie : 18/20.

 

Sentence

16/20

 

Editeur : Konami.

Développeur : Konami.

PEGI : 12 ans.

Genre : tactical-rpg.

Machine : Playstation.

Année : 2000.

Dans le même genre : Vandal Hearts, Eternal Eyes, Suikoden 2 (phases tactiques), Final Fanatsy Tactics (import).

Sur d'autres supports : FF tactics advance (GBA), Shining Force (Megadrive, GBA), Vandal Hearts Flame of Judgment (PS3), Suikoden Tactics (PS2), Disgaea 1 et 2 (PS2), La Pucelle Tactics (PS2),...

Introduction de Vandal Hearts II...pour vous chers internautes.

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Les jeux de rôles, c'est sympa...des énigmes à résoudre, des personnages à faire évoluer...mais les combats sont franchement tous similaires. Peu de stratégie, des magies à utiliser toujours contre les mêmes ennemis, des super coups à garder contre les boss les plus coriaces,...quelquefois, cela devient assez ennuyeux. Heureusement, Vandal Hearts vient nous redonner du beaume au coeur.

C'EST L'HISTOIRE DE TROIS MECS...

Ash est un épeiste émmérité. Il oeuvre en tant que tel dans l'armée de sa ville, traquant les bandits et les renégats. Avec l'aide de son ami Diego, un archer humoriste et malchanceux en amour, et Clint, un guerrier un peu patibulaire mais au grand coeur, il a en charge la mission de défaire les voleurs qui, depuis un certain temps, detroussent les caravanes et autres marchands aux alentours de la ville fortifiée. Plutôt efficicaces et complémentaires, les trois comparses mèneront à bien cette mission, sans trop de dégâts.

Vous ne pourrez sauvegarder qu'entre chaque bataille, ou vous déplacer dans une ville proche.

Revenus au quartier général, ils se voient remettre une autre énigme à résoudre : tenter de résonner quelques mutins dans une partie résidentielle de la bourgade. Ces derniers se sont retranchés dans une église, et souhaitent ne pas en venir aux mains (de toutes façons, ils sont pacifistes et désarmés). Mais, en arrivant sur les lieux, les trois amis tomberont sur une équipe de gardes bien plus sanguinaires, les Crimson Guards. Leur mission est tout autre, mettre un terme définitif à cette embryon de révolte. L'importance étant de ne pas faire de victimes inutiles, Ash et sa clique tenteront de mettre en défaite ces mercenaires violents, et, en arrivant à l'église les permiers, ne pourront éviter le massacre de ces innocents. Fou de rage, le jeune capitaine d'élite devra, contre son gré, poursuivre ses enquêtes, mais gagnera petit à petit le soutien de son supérieur.

 

VIENDEZ MA BANDE

En poursuivant quelques investigations, les trois guerriers tomberont sur une magicienne adolescentes qui, afin de préserver des ruines (patrimoines du pays, selon elle), y aurait élever des golems de pierre que beaucoup prennent pour des fantômes. Mais, en combattant ces derniers, la petite sorcière se joindra au groupe (ainsi que son majordome, un guérisseur de talent), et une sorte de brigade anti-crimson guard se montera doucement.

Cette petite gerbe de sang est jouissive, vraiment...

Et au fur et à mesure de l'avancée du scénario, d'autres personnages viendront se joindre au groupe, de manière souvent fortuite, et quelquefois légèrement forcée.

Outre qu'il s'agira tous de personnages secondaires, l'accent émotionnel sera mis sur chacun d'eux, avec plus ou moins de brillo. Par exemple, Grog est un ancien marin, devenu alcoolique il aurait battu et laissé pour mort son propre frère. Des histoires assez tristes donc, mais qui aideront à mieux comprendre la personalité des protagonistes.

 

ECHEC AU ROI

Le gameplay de ce genre de jeu est assez similaire aux jeux d'échec. Vous devez bouger chaque perso sur une carte (ou map), divisée imaginairement en cases sur lesquelles vous placez vos "pions". Toutes les pièces se déplacent au tour par tour (les ennemis aussi), et le but du jeu est de défaire les adversaires.

En fonction des différentes capacités de vos personnages, vous devrez les placer de manière stratégique. Par exemple, ne vous approchez pas des ennemis avec un magicien ou un archer, mais frappez de loin car leur allonge est grande. En fait, la règle est simpliste. Mettez les guerriers en avant, et les magiciens derrière, puis les archers sur les côtés. Un bon conseil serait de faire des groupes homogènes et de les faire combattre sur plusieurs fronts.

Lors des séquences de frappe, la caméra zoome et les graphismes sont encore plus pixélisés.

Mais, cela deviendra difficile, du fait de la géographie des lieux. Car, vous ne serez pas toujours sur une map plane, mais quelquefois, il vous faudra emprunter un chemin plus tortueux avec des escaliers, des remparts, des murs, des creavasses ou des montagnes et des lacs. Et, selon la classe de vos persos, mais aussi compte tenu de leur équipement, certains ne pourront pas franchir des obstacles donnés, ou n'avançeront plus que case par case.

 

TRANSMUTATION !!!

Entre chaque bataille, vous aurez la possibilité de vous rendre en ville pour y acheter des armes, armures et autres items magiques ou de regain divers. Chacun des protagonistes ne pourra en porter que deux en même temps, alors choisissez bien vos priorités.

De plus, en arrivant au niveau 10 (car, en frappant les adversaires et en les tuant, vous engrengez des points d'expérience qui vous font grimpez de niveau à chaque fois que vous en cumulez 100), vous pourrez changer de classe, ceci vous octroyant plus de pouvoirs et de capacités spéciales. Le soucis est que vous devrez faire un choix plutôt cornéliens quant à ces avancements, car vous devrez choisir entre deux évolutions (sauf pour Ash, il n'aura jamais le choix), qui donneront des capacités différentes. Par exemple, l'archer peut devenir Sniper (meilleure allonge de son arc) ou Guerrier Volant (armé d'une lance, il peut s'envoler plus haut et atteindre des lieux inaccessibles autrement, mais de faibles attributs de force et d'endurance). Heureusement que vous aurez plusieurs personnages pouvant faire ces choix, donc vous pourrez facilement faire une équipe eccléctique avec chaque classe de personnages finaux.

A tout moment, vous pouvez consulter l'état et les équipements de vos persos.

Bien entendu, selon la classe choisie, les équipements seront différents, et une certaine classe ne pourra utiliser les attributs d'une autre.

 

UN GAMEPLAY DIFFERENT

Comme dit auparavant, les combats sont au tour par tour. Mais, si vous frappez un ennemi, ce dernier ripostera immédiatement (et inversement pour vous), sauf si l'agresseur est hors de portée. Un guerrier ne contre-attaquera pas sur un archer à 3 cases de sa portée.

Et là, la véritable dimension stratégique se met en place. Car, non seulement il faudra gérer les attaques de vos persos, mais surtout celle de vos ennemis, en y intégrant la possible perte de point de vie qui ira avec. Car, en perdant un protagoniste, il reviendra à la bataille suivante, certes, mais cela vous fera perdre une petite somme bonus en fin de rixe. Et je ne parle pas de cette map où vous devez détruire des statues magiques en épargnant des villageois zombifiés qui ne se gênent pas pour vous frapper, eux, et meurent en un coup. Il faut donc éviter de les frapper, mais aussi qu'ils ne vous touchent (à cause de la contre-attaque). Fort heureusement, la magie n'est pas qu'offensive ou défensive. Vous pouvez également lancer des sorts de changement d'état, comme petrification (je dis ça, hein...)

C'est dans ce village qu'il va falloir faire preuve d'intelligence pour épargner les villageois.

Quelquefois (souvent en fin de compte), vous remarquerez que le sol des cartes de combats est différent (une texture plus claire, un petit symbole,...). C'est le signe probable qu'il y a un objet caché. Il faut, si vous le désirez, vous rendre dessus et demander au personnage de chercher (une commande est spécifique). Il s'agira souvent d'items spéciaux, puissants, et même rares quelquefois. Mais attention, certains sont bien cachés voire inaccessibles.

Il y aussi des coffres disséminés çà et là, et vous les ouvrirez en frappant dessus, tout simplement. Ils renferment des objets communs le plus souvent (herbes curatives, surtout), mais se serait dommage de passer à côté...

 

LE CHOC DES GENERATIONS

Alors, je sais qu'il s'agit d'une production proche de la sortie de la Playstation, mais les graphismes n'en sont pas moins moches. Plus proche d'une Saturn, ils arborrent des textures ternes, grisâtres, et honteusement pixélisées. Mais, les décors se payent tout de même le luxe d'être en 3D, avec des éléments très cubiques. Les personnages sont en 2d, et sont comme les textures : pixélisés. Outre cet aspect assez affreux, il faut reconnaitre que cela reste clair. Le fait de pouvoir repositionner la caméra tout autour de la map, mais surtout de la surélever au point qu'elle soit carrément perpendiculaire à l'action, rend les combats d'une clareté exemplaire. Surtout lorsque les décors et la géographie des lieux est chaotique, comme en pleine montagne, ou dans des rues encombrées par des habtitations. On peut, en plus, zoomer sur l'action. Mais le plus jouissif reste la gerbe de sang qui s'échappe joyeusement de chaque personnage défait, et le petit bruit de pression qui en résulte. C'est une maigre récompense, mais cela fait toujours plaisir.

Voici un parfait exemple de traduction bizarre, voire pas en phase avec l'ambiance médiévale.

Les musiques et les bruitages sont très guérriers. Certes, la touhce militaire ne plaira pas à tout le monde, mais force est de constater que cela colle admirablement bien à l'ambiance. Et la petite scène d'ouverture est, certes classique, mais a l'avantage de nous mettre dans le bain. Il n'y a pas de voix digitalisées, tout au plus quelques bruits, mais les textes ont été traduits entièrement en français. Et là, on s'aperçevra que, comme souvent dans ce cas, il aurait mieux valu garder la traduction anglaise. Franchement, on peut comprendre quelques écarts de langages ou de translations, mais le résultat, ici, est navrant de niaiserie. Non mais, ce sont des primates mono-neuroniques qui ont traduit tout cela ? C'est quelquefois incompréhensible, mais souvent anachronique. Les mots ou expressions utilisées sont d'une vulgarité qui contraste horriblement avec l'ambiance médiévale du jeu. On pourrait même croire que ce sont des djeuns qui ont doublés les dialogues. Non, là, c'est du foutage de gueule pur et simple... Et, cerise sur le gateau, certains passages n'ont même pas été traduit de la langue de la Reine Elisabeth II, comme les magasins ou les guildes d'avancement, ainsi que les écrans de statut des personnages.

La durée de vie est énorme, comptez plus de trente heures de jeu. Cela paraît moyen de nos jours, mais à l'époque, c'était beaucoup pour un jeu au public restreint. De plus, des maps bonus et cachées seront à disposition, et la stratégie pour les terminer sera stricte. Les scénettes narratives sont très présentes, et souvent longuettes, mais on découvre l'histoire avec plaisir, car les rebondissements sont légions. Un scénario pariculièrement soigné donc, mais les dialogues sont souvent tronqués, proposant des abbréviations ridiculement incompréhensibles.

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Faîtes évoluer vos personnages dans les guildes. Ici, Huxley n'est pas assez puissant.

Si vous aimez la stratégie et les batailles épiques, les scénaris soignés, les cut-scènes interminables, Vandal Hearts est un jeu fait pour vous. Les commandes simples et la musiques orchestrale en sus, en font un soft d'exception. Malheureusement, si vous êtes pour un habillage grande qualité, vous risuqez d'être déçu, car ce jeu fut initialement prévu pour la Saturn (qui, comme chacun sait, était plus faite pour les jeux en 2D). De plus, sa traduction fénéante en fera fuir (ou rire) plus d'un, le rendant un peu plus ridicule. Mais, tout ceci ne gâche en rien le plaisir de jeu, car ce tactical-rpg est un chef d'oeuvre de gameplay et de trouvailles. Ne passez pas à côté, car il se fait de plus en plus rare en magasin...

 

Coeur de vandal : scénario soigné, musiques sympas, gameplay novateur, bonne durée de vie.

Coeur de pirate : graphismes ternes, traduction française à jeter aux ordures, trop de parlotte quelquefois.

 

Graphismes : 11/20.

Sons : 15/20.

Jouabilité : 18/20.

Scénario : 17/20.

Durée de vie : 18/20.

Sentence

16/20

 

Machine : Playstation, Saturn.

Editeur : Konami.

Développeur : Konami.

PEGI : 12 ans.

Genre : tactical-rpg.

Dans le même genre : Vandal Hearts 2, Final Fantasy Tactics (import), Legend of Kartia, Eternal Eyes.

Prix généralement constaté en magasin : 70 euros.

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La saga des Breath of Fire continue donc sur Playstation 1, avec toujours une histoire de dragons et de pouvoir occulte. Mais ici, la dimension prend une toute autre tournure, car un nouvel ajout vient se greffer au reste des réjouissances : du mysticisme, proche de la légende.

 

ON PREND LES MEMES...

Comme dans les autres opus, vous reprennez les mêmes personnages, tout du moins les deux principaux qui reviennent à chaque fois. L'introduction commence donc avec Nina, jeune princesse partie à la recherche de sa soeur, une sorte d'embassadrice du royaume, étrangement disparue. Tel le fin limier d'un roman policier, elle traverse l'étendue de sable de la mer intérieure (totalement asséchée) sur un sandcraft (une sorte de bateau à voile pourfendant cette étendue sabloneuse), en compagnie de son garde du corps et ami Cray, le meilleur guerrier d'une tribu assez reculée. Les deux comparses relient ainsi les villes alentours à la recherche d'indices improbables.

Des combats très classques, mais des ennemis assez véloces.

Soudain, ils percutent une sorte de grosse créature iconnue, et surtout à peine visible. C'est un dragon, entité physique proche des Dieux dans ce monde. Après un accident spectaculaire, ils se retrouvent au fond d'un cratère. Décidant de partir vers la ville voisine qui détiendrait, peut-être des pîèces pour le sadcraft (celui-ci étant trop endommagé), Nina découvre un jeune homme dans le plus simple appareil. Ce dernier (Ryu) est complètement amnésique, et ne sait pas du tout ce qu'il s'est passé avant cette rencontre. Ne rechignant après un peu de compagnie, Nina lui demande de l'accompagner vers la bourgade proche, où il trouvera sans-doute de l'aide.

 

...ET ON RECOMMENCE

Vous contrôlez exclusivement Ryu, mais vous pourrez changer le personnage pricnipal comme bon vous semble. Tout comme les épisodes précédents, il peut se transformer en dragon. Mais ici, vous ne mélangerez plus des gemmes trouvées çà et là, mais vous choisirez le dragon à invoquer en trouvant simplement la gemme adéquate. Chacune octroira des pouvoirs élémentaires; offensifs ou défensifs. De plus, les dragons seront bien moins imposants que dans le 3e opus. Mais rassurez vous, leur force sera toujours aussi phénoménale...surtout que ce seront également des adversaires maintenant... Leur invocation sera toujours soumise à la perte de PC, une jauge servant également à la magie. Arrivée à zéro, Ryu redeviendra humain automatiquement. En dragon, il peut utiliser ses griffes, mais aussi son souffle qui lancera une attaque élémentaire. Choisissez donc bien votre reptile face à un boss...

Certaines villes sont originales, mais elles auront toutes une architecture complexe.

Mais, parallèlement à la vie de Ryu et Nina, vous incarnerez également un guerrier ancestral nommé Fou-lu. Ce dernier est, lui aussi, un dragon, réveillé intentionellement par une armée et prêt à défendre son pouvoir contre une poignée d'humains cupides et surout inconsient des conséquences futures. Devenu un fugitif, il tentera d'échapper à ces hommes bien plus puissants qu'il ne le pensait, entraînnant plusieurs drames sur son passage. Son but ultime ? Rejoindre la palais imérial, briguant ainsi le trône qui doit lui revenir de droit, car il est, en fait, l'empereur descendant du royaume. Sachez simplement que, malgré l'absence totale de repère historique, ses aventures se passeront plusieurs siècles avant celles de Ryu. Néanmoins, vous comprendrez rapidement que les deux destins sont étroitement liés. Et pour cause, Fou-lu et Ryu ne sont qu'une seule et même personne, ou plutôt une seule âme divisée en deux corps distincts.

 

A L'OUEST, PAS GRAND CHOSE DE NOUVEAU

Le système de combat au tour par tour et à fréquence aléatoire, ne se distinguera pas des précédents épisodes. Vous pourrez toujours attaquer, vous défendre, lancer une magie ou utiliser un objet. Petite différence tout de même, vous avez la possibilité de combiner vos magies en créant un effet magique plus puissant (par exemple, le feu + le vent donnera une explosion). Cela décuplera, non seulement les dégâts causés aux ennemis, mais également les combos (suite de coups). Car en lançant des sorts, vous démarrerez un compteur de combos, important pour apprendre auprès des maîtres.

Car les maîtres sont également au casting, et ne vous demanderont pas d'atteindre un certain niveau d'expérience, mais de réaliser une sorte de défis, comme accumuler un certain nombre de combos magique. Ils permettront, non seulement de connaître de nouvelles magies, mais aussi de les perfectionner. Bien entendu, afin de faire grimper ce compteur, préférez lancer vos sorts sur des groupes d"ennemis conséquents. Plus il y a de touches, plus les combos sont élevés (logique, non).

Les maîtres sont toujours de la partie, mais ne demanderont plus de monter en niveau.

Vous pouvez aussi apprendre des adversaires en regardant leur technique spéciale. Pour ce faire, et contrairement au 3e volet, vous devez vous mettre en défense et prier pour que la bonne attaque ou magie attérisse sur le bon perso... Un système lent, mais pouvant vous donner des techniques rares.

Les mini-quêtes sont également au rendez-vous, comme la pêche, le cache-cache, ou le village des fées. La pêche sera légèrement optimisée et n'en sera que plus intuitive. Elle donner d'ailleurs lieu à un petit défi qui consistera à faire les plus grosses prises possibles, donnant ainsi le droit d'apprendre auprès d'un maître précis. Le village des fées ne sera pas bien différent de celui du 3e opus. Les mêmes règles s'y installeront, rien de plus, rien de moins. Par contre, le mini-jeu de cache fera partie intégrante du scénario, et vous devrez le finir afin d'avancer dans l'histoire. Il y a d'autres petites quêtes, comme les balls, mais sont annecdotiques et absolument pas indispensables.

 

UN CASTING INNOVANT

Là où ce Breath of Fire IV se distingue de ses aînés, est surtout le casting de personnage. Dans l'épisode 3, il était un peu terne, voire assez stéréotypé. Ici, on aura le droit à une galerie de protagonistes haute en couleur. Outre Ryu et Nina, fidèle à eux mêmes, d'autres persos seront tantôt hilarants, tantôt émouvants. Jugez plutôt...

  • Scias est un chien-humain qui bégaye et zeuzeute allègrement, mais dispose d'attaques foudroyantes qui, malheureusement, n'atteignent pas toujours leurs cibles. Antipathique au début, il n'en deviendra que plus attachant par la suite, son look de ronin aidant largement. 
  • Ershin est un robot grassouillet, de type inutile. Très fort, il a la facheuse tendance à rire aux moments les moins opportuns (un peu comme le docteur Hibert, dans la série des Simpson). Son histoire, bien qu'inintéressante de prime abord, sera au centre du scénario et provoquera un peu d'émotion chez certains joueurs.
  • Ursula est un renard femelle avec un pistolet élémentaire, qui pourchasse Ryu pour ses pouvoirs. Travaillant d'abord pour l'armée, elle prendra finalement la défense de notre héros, mais sera loin d'être efficace au combat, car elle rate souvent ses attaques.

Nina peut s'envoler un peu afin de mieux apprécier l'environnement. Une aptitude très pratique, surtout en ville.
 
Les monstres ne sont pas en reste. Bien qu'étant du même jus que ceux dans les précédents opus, ils bénéficient d'un design plus travaillé, et certains seront assez originaux (surtout les boss).
 
 
TECHNIQUES ET CONSEQUENCES
 
Les décors sont travaillés avec style, et les couleurs sont chatoyantes. Les personnages sont toujours en 2D, mais sont vraiment jolis. Des détails sur leurs tenues, des animations fluides et très réalistes, des portraits ornant les dialogues, le jeu impressione beaucoup. Les décors restent quand-même cubiques, et quelquefois, il est difficile de s'y retrouver, malgré que la caméra puisse être dirigée par angle de 90°. En fait, les villes sont surtout touchées par ce problème, leu rarchitecture étant assez compexe. Toutjours est-il que rarement des sprites en 2D et des graphismes en 3D ne se marient aussi bien.
 
Les musiques sont jolies, bien qu'assez loin de productions comme Final Fantasy. Des thèmes récurents se feront entendre, réorchéstrés pour l'occasion. Mais, vous risquez de vous mettre à fredonner les musiques qui, sans être géniales, sont plutôt jolies, elles aussi, et en accord avec le style de jeu et les différentes ambiances. Les sons sont symapthiques aussi, surtout les voix, malheureusement en anglais. Elles collent parfaitement aux personnages, et sont extrèmement bien jouées, que ce soient dans des scènes dramatiques que dans des scènes plus comiques, voire quelquefois ridicules.
 
Certains boss (notamment les dragons) sont en 3D, et sont imposants. Du bon travail.
 
Comptez une bonne quarantaine d'heures pour le finir, en y incluant quelques quêtes simples. Sa difficulté est assez moyenne en somme, mais certains passages risuqueront de vous donner du fil à retordre. Mais, le  plus compliqué, reste les dialogue écrits qui n'ont pas été traduits en français. Si les phases avec Ryu sont compréhensibles, la partie de Fou-lu sera plus délicate. En effet, ce dernier, ainsi que tous les protagonistes de son époque, parleront dans une sorte d'ancien anglias, avec des mots oubliés. Cela reste accessible grosso-modo, mais certaines expressions ou phrases resteront à jamais dans les méandres de vos interrogations. Les dragons, bien que principalement dans le monde plus contemporain, parlent également dans une langue ancienne. D'ailleurs, les personnages resteront quelquefois dubitatifs quant à la compréhension et à l'interprétation de ses paroles.
 
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Digne successeur de Breath of Fire III, ce 4e volet en reprend les éléments positifs et en gomme une partie des éléments négatifs (une traversée du désert bien plus simplifiée, par exemple). Des graphismes largement à la hauteur d'un scénario assez riche, des personnages originaux, drôles et emblématiques, des musiques intéressantes et belles comme un coeur, tout semble sourire à ce soft remarquable. Néanmoins, les anglophobes ne seront pas aux anges, car aucune localisation n'à été prévue pour eux. Mais, lorsque l'on sait que, normalement, cet épisode n'était pas prévu pour notre beau pays, on comprendra plus facilement cet oubli. Alors, si vous comprenez la langue de Shakespeare, et que vous trouvez ce jeu (bonne chance, vous en aurez besoin), précipitez vous dessus, il en vaut largement la chandelle.
 
Souffle d'Eole : de bons graphismes, des musiques et des voix fortes en ambiance, un scénario intéressant, des pesonnages attachants et originaux, plein de petites quêtes, une aventure longue et prenante.
 
Toux d'asthmatique : une localistion française perdue, des textes en anglais quelquefois indéchiffrables, des décors souvent encombrants.
 
Graphismes : 16/20.
Sons : 16/20.
Jouabilité : 14/20.
Scénario : 18/20.
Durée de vie : 18/20.
 
Sentence
16/20
 
Machine : Playstation 1, PC.
Année : 2000.
PEGI : tous publics.
Niveau de langue : haut.
Qui lui ressemble : Breath of Fire 3, Suikoden 1 et 2, Saga Final Fantasy, Wild Arms, Grandia. 
 
 
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Rpg à découvrir absolument.

La légende des dragons est fortement ancrée dans les contes de notre enfance. Certains pensent même qu'ils auraient réellement existés. Mais que penseraient-ils en découvrant que dans le petit monde de Breath of Fire, les dragons ne sont que des humains ancestraux, élevés au rang de Dieux...

 

LES YEUX DANS LE BLEU

Vous incarnez un petit garçon du nom de Ryu. Ses cheveux sont bleus, et, pour le moment, il dort tranquilement emprisonné dans un bloc de glace. Petit détail, il est sous la forme d'un mini-dragon. Des mineurs malchanceux vont le réveiller en sursaut, et toute l'équipe de corons devra subir sa colère plus ou moins justifiée. Vous controlerez donc le petit être d'écailles au travers plusieurs couloirs et salles sous la terre, en cherchant la sortie de ce labyrinthe simplifié. Pas de chance, juste devant l'entrée principale, vous serez renversé par une grue, et enfermé dans une cage. Loin de vouloir vous laisser faire, vous secouerez énergiquement votre prison qui tombera finalement dans un ravin, lors de votre transport vers la ville voisine en train. Vous roulerez en bas du monticule de terre et, sous l'effet de la douleur, vous redeviendrez un petit garçon.

La carte du monde est claire. Les différentes interactions seront symbolisées par un point d'exclamation ou d'interrogation au dessus du protagoniste.

Rei, un jeune chasseur (et surtout chapardeur) vous recueillera gentillement et vous soignera dans sa chaumière. Aidé de son ami Teepo, il chasse, vole, fait des petits boulots pour s'en sortir, mais rien de réellement lucratif. De retour parmi les vivants, il vous entraînera à l'art de la fauche et de la rapine sauvage. Malheureusement pour le trio, ils tomberont sur un bucheron du nom de Bunian, qu'ils tenteront de cambrioler par la suite. Pour vous apprendre la vie, le colosse vous enverra sur une montagne pleine de monstres et de dangers, ce qui constituera votre première quête.

 

SUR LES TRACES DE ROBIN

En fouinant dans le village voisin, vous comprendrez rapidement que la maire extorque ses administrés plus que la normale. Beaucoup vivent dans une certaine misère, malgré le dur labeur qu'ils doivent fournir tous les jours dans les champs communaux. Afin d'aider ces braves gens (et surtout de vous faire une sorte de renom), vous déciderez d'entrer dans la maison de l'escroc élu afin de lui voler l'argent des impôts frauduleusement gagné. S'ensuivra une phase d'infiltration basique, où il faudra prendre les chemins non-surveillés, et trouver quelques objets pour passer devant certains gardes. Tout ceci se concluera par l'attaque d'un coq géant (?), et accessoirement bien chiant avec son attaque de l'oeuf (transforme un personnage en oeuf, l'empêchant ainsi de réagir).

Puis, vous paritrez à l'assaut du manoir du maire, rempli de cafards géants et de fantômes adeptes des changements d'état...et tout ceci sans Rei qui, pour une raison quelconque, partira seul de son côté. Après avoir vaincu les ancêtres de l'élu corrompu (et aussi obsédé sexuel par la même occasion), vous redonnerez l'argent aux habitants qui se verront tous arrêtés par la garde royale. C'est à ce moment que votre véritable périple commencera...

Il faudra vous échapper du train vous conduisant vers une vie plus monotone.

Chassés du village, vous paritrez sur la carte du monde, et vers de nouvelles aventures, qui vous feront rencontrer Nina, la princesse du royaume. Poursuivie par deux abomibables chevaux-humains, vous devrez la sauver tant bien que mal. Reconnaissante au possible, elle vous accompagnera afin d'échapper aux deux crétins, et vous vous retrouverez de l'autre côté du royaume, seuls et livrés à vous mêmes.

 

LA TACTIQUE DE L'OEIL

Comme dans la plupart des j-rpg, les combats sont aléatoires, et contre des monstres et adversaires prédéfinies par zone. Comprenez que vous rencontrerez toujours les mêmes ennemis dans un endroit donné. Et ce, même en y renvenant plus tard, sans que les monstres n'aient pu évoluer. En les tuant, vous obtiendrez des points d'expérience et de l'argent, ce qui vous permettra de gagner en niveau (et de faire évoluer vos capacités et caractéristiques) et d'acheter des items et de l'équipement pour le combat. A la fin de chaque zone, vous rencontrerez un boss, un monstre plus puissant que les autres que vous devrez défaire grâce à des techniques spéciales.

Afin d'apprendre des techniques d'arme ou de magie, vous trouverez, peut-être, des maîtres sur la carte. En vous inscrivant auprès d'eux et en gagnant des niveaux au préalable, ils vous apprendront des capacités spéciales, plus ou moins intéressantes, mais jamais indispensables pour progresser. Surtout que chacun d'entre eux possède des affinités avec un ou plusieurs personnages, vous devrez donc choisir le ou les bons disciples. Mais, n'importe qui pourra apprendre avec n'importe lequel de ces maîtres.

Les combats sont aléatoires. Remarquez la commande en forme d'oei pour "voler" une technique à l'adversaire.

Mais il existe un autre moyen, plus rapide quelquefois, mais surtout plus aléatoire, pour apprendre. Lors d'un combat, il suffit d'observer l'ennemi. Si ce dernier attaque le "scruteur" avec une capacité spéciale, vous aurez une chance d'apprendre la technique, aussi bien guerrière que magique. Mais, ce faisant, vous ne pourrez rien faire d'autre, et donc subir les dégâts. Si vous voulez connaitre le plus de techniques possibles, vous devrez utiliser cette commande, car certaines bottes ne sont accessibles que de cette manière.

 

A MOURIR DE RIRE

Au fur et à mesure de l'évolution du scénario, les personnages grandiront, jusqu'à devenir adultes. Et leurs animations évolueront également. Etant petit, Ryu aura des mimiques à se taper les fesses par terre. Par exemple, lorsqu'il frappe un ennemi, il détourne la tête et agite son épée minuscule tel un plumeau à poussière. Et, dans de nombreuses occasions, il se mettra à chialer, tel une petite fille perdue dans un magasin immense.

Il ne se transformera pas en dragon de suite, mais devra apprendre à maîtriser ses accès de rage. Devenu adulte, il pourra revêtir ses écailles quand bon vous semblera, mais cela utilisera vos points de magie. En parcourant les environnements, vous trouverez des gemmes énormes qui vous octroieront des transformations supplémentaires. Que ce soient des pouvoirs élémentaires (feu, glace,...), défensif et offensif (pouvoir,...) ou de puissance (puissance, justement,...), ils vous seront quasiment indispensable pour battre les boss les plus difficiles. Et, devenu adulte, les transformations en dragons seront obligatoires pour détruire ces boss.

D'autres personnages viendront grossir votre groupe, dont certains seront annecdotiques, comme Peco, une sorte d'oignon-robot (?). Mais, d'autres vous seront indispensables, et laisseront une trace dans votre esprit (je pense surtout à Momo, dont la grande naïveté n'a d'égal qu'à son énorme intelligence). Son look est hautement improbable, mais elle vous fera bien marrer, surtout avec son arme de combat très en adéquation avec son caractère serein...

 

VULTURE CULTURE

A un certain moment du scénario, vous aurez la possibilité de venir en aide à un village de fées, attaqué par un dauphin fourbe et maléfique. Puis, les petits êtres vous demanderont d'organiser la reconstruction du village. Ce petit jeu de stratégie vous demandera seulement de donner des ordres aux fées, parmi chasser, cultiver, construire. Puis, en développant leur espace de vie et leur réserve de nourriture, vous assisterez à des naissances (ou des décès, selon vos capacités), ce qui vous octroiera la possibilité de débloquer d'autres métiers, des magasins divers, ou des ateliers visant à approfondir la culture du village. Bref, un mini-jeu dans le jeu, plutôt sympathique, mais trop simpliste.

Les dargons sont souvent imposants, et toujours puissants.

D'autres phases de mini-jeu entreront dans le scénario, mais elles resteront très rébarbatives et vraiment fatigantes.

La première consistera à entraînner Beyd, un comptable amoureux d'une belle blonde, responsable des transports maritimes d'une ville portuaire, mais bien décidée à tomber dans les bras d'un idiot (sosie de Zangief, de Street Fighter 2) et meilleur marin du royaume. Vous devrez vous battre contre le pauvre comptable qui n'y connait rien en castagne, à la manière d'un combat au tour par tour. Mais, au vu de la grande faiblesse du lunêtteux, vous devrez attaquer (pour qu'il subisse des dégâts et augmente sa défense), défendre (pour qu'il vous frappe et augmente sa puissance), et lui redonner des points de vie par la magie, afin que les combats perdurent le plus longtemps possible. Cela prendra, au moins, 4 à 5 nuits...chiant au possible. Et, une fois près, vous devrez le faire affronter le marin surpuissant, et interagir dans le combat lorsque ce dernier tourne la tête pour saluer la foule (sigh...). Et même là, ce n'est pas gagner, car il reste très fort.

Le seconde est, sans aucun doute, le pire mini-jeu jamais développé. Voyez le tableau...vous devez traverser un désert suivant un chemin prédéfini. Mais, vous n'aurez que les étoiles pour vous guider, et il n'y aura aucun point de repaire. Pour vous aider, vous devrez déchiffrer un message qui vous donne la direction à suivre par rapport aux étoiles, et le nombre de jours pour chaque direction. Mais ce dernier reste tellement mal traduit, que vous resterez perplexe devant cette énigme, pourtant simple, mais quasiment incompréhensible. Et pour corser le tout, vous devrez boire dans une gourde régulièrement, et atteindre une oasis avant la fin de cette réserve d'eau. Sinon, vous retournerez automatiquement à l'entrée du désert. Durant votre marche lente, longue et monotone, vous rencontrerez quelques monstres, histoire de casser cette routine écrasante, mais ils ne constitueront pas un grand challenge, et les combats ne se déclencheront pas plus de 3 fois par nuit. Et, pour vous donner du beaume au coeur, sachez que cette phase dure environ deux à trois heures pour une seule traversée. Votre patience risque de ne pas supporter ce passage...

La pêche sera aussi un petit challenge, mais reste très simple et un peu ennuyeux. Quelques techniques vous seront proposées pour attraper des poissons, mais restent innefficaces. Pourtant, en attrapant certaines espèces, vous pourrez les échanger contre des items uniques et rares auprès d'un vendeur que vous devrez aussi attrapper de la même manière...

Les magies lancent quelques effets de lumières sympathiques et classieux.

 

CA PIQUE

En voyant les premières images du jeu, vous comprendrez que les atouts de Breath of Fire 3 ne seront pas graphiques. Certes, le jeu mélange astucieusement les décors en 3D et les personnages et objets en 2D, mais les couleurs seront ternes et simplistes. Pas de nuances, pas de petit détail dans les textures, et le tout sous forme cubique. Certains items du décor, comme les arbres, ont même une fausse 3D, notamment sur les branchages qui ne sont que des textures en 2D agencées les une sur les autres. Les personnages sont assez réussis, par contre, malgré une forte influence 16bit. Et les protagonistes des précédents épisodes sont recyclés (comme Ryu et Nina). Le jeu est entièrement traduit en français, et c'est vraiment une joie de comprendre facilement le scénario...du moins au début. Car, très rapidement, les limites des traducteurs se font sentir, et les expressions bizarres (sans doute retranscrites en mot à mot de l'anglais) s'introduiront dans des phrases déjà peu compréhensibles. Un effort peu développé donc, qui aurait dû rester en anglais, plutôt. Mais Capcom ne brille pas pour ses traductions...

La bande son est correcte, sans plus. Les musiques sont agréables et bien groovy, mais sont encore au format Midi, et ressemblent donc plus à des sonneries polyphoniques. Mais certains thèmes resteront dans votre mémoire, comme celui de la carte du royaume ou de la ferme de Momo. Les bruitages sont conventionnels, mais illustrent bien les actions. Quelques voix égayent les personnages, mais ce ne sont que des cris pour la plupart.

Les commandes sont faciles à retenir, et calquées sur les autres j-rpg du même type. Cependant, le fait de pouvoir apprendre des techniques en scrutant l'adversaire reste une excellent idée, bien que mal exploitée du fait de sa trop grande probabilité d'echouer. Par contre, bouger les protagonistes dans les différents environnements sera assez raide, surtout en utilisant Gard, le guerrier gardien qui est imposant. Chaque personnage dispose d'un talent spécifique durant ces phases d'exploration, comme frapper des pierres, tailler des arbustes, pousser des rochers, dévérouiller des portes,... choisissez donc bien vos alliers...

Momo et son arme spécialement développée pour elle...qu'elle est douce...

Si le scénario reste conventionnel, il agrémentera pourtant les scènes de quelques revirements de situation. Ne vous frappez pas si, de temps en temps, vous perdez des combats contre des boss, ce sera une défaite scénarisée. Et ceci est purement dans la lignée des Breath of Fire. La durée de vie est honnête, comptez une bonne trentaine d'heures en suivant le scénario principal. Ajoutez quelques heures supplémentaires si vous décidez de visiter tous les maîtres et de gagner le concours de pêche.

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Sans être un grand jeu de rôle à la japonaise, Breath of Fire 3 sera tout de même intéressant à faire, ne serait ce que pour son scénario sympathique, bien que déjà vu. La volonté de vouloir traduire un jeu reste toujours une initiative bienvenue, mais ici, elle reste baclée et quelquefois incompréhensible. Le jeu méritait une meilleure translation, ou pas de translation du tout. Néanmoins, le plaisir de jeu reste intacte, et la simplicitée des commandes mélangée aux quelques bonnes idées plus ou moins bien exploitées séduira les accrocs du genre, comme les novices. Un bon petit jeu, quoi...

 

Souffle de feu : scénario sympathique, bande son agréable, quelques innovations bienvenue, traduction française...

Pet foireux : ...baclée au possible, graphismes mignons mais limites, épreuves mal codées, le désert.

 

Graphismes : 11/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 13/20.

Scénario : 15/20.

Durée de vie : 16/20.

 

Sentence

14/20


Date de sortie : 1997.

Machine : Playstation 1.

PEGI : 12 ans.

Dans la même lignée : Breath of fire 4, la saga Final Fantasy, Wild Arms 1 et 2, Suikoden 1 et 2.

Prix public constaté en magasin : 19 euros environ.

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Rpg à découvrir absolument.

Fan de la saga Grandia, autant vous le dire de suite, je préfère me débarasser du test de ce second épisode le plus rapidement possible. Non pas qu'il s'agit d'une bouse infâme malodorante, mais tant que le fer est chaud, il faut l'écrire noir sur blanc. Voici donc, le petit frère du grand Grandia, qui en reprend l'essentiel, et en gomme certains défauts. Mais de là à dire qu'il sera meilleur...

 

UN VRAI RONIN

Ryudo est un mercennaire ambulant, sans réelle profession et sans aucune attache. Il erre sans but sur les routes, offrant ses services de guerrier aux nécessiteux pour quelques piècettes, en oubliant ainsi toute idée de scrupule et d'honneur. Son fidèle compagnon, Skye, est un aigle doué de parole qui le réprimande souvent, mais lui est d'une très grande utilité.

Un jour, en approchant d'un village, il rencontre un vieux prêtre dans le besoin. Il doit, en effet, conduire une jeune chanteuse nonnifiée vers une tour religieuse où doit se dérouler une cérémonie purificatrice afin de répousser l'évolution d'un Dieu maléfique : Valmar. Elena, la jeune prétresse, est une sorte de gamine capricieuse et timide, mais elle s'emporte facilement, bien que Ryudo remarque rapidement qu'elle semble se contenir (c'est important pour la suite). Arrivés à la fameuse tour, le garde du corps est gentillement prié de rester à l'extérieur et d'attendre la fin de la cérémonie, d'ici quelques heures, pour ramener Elena au village.

Les combats sont similaires à ceux du premier volet.

Soudainement, alors qu'ils prennent un repos amplement mérité et qu'ils divergent sur la présence de la religion en ce lieu perdu, un bruit énorme et des cris se font entendre dans l'édifice. Bravant tous les interdits (ce qui lui plait assez, reconnaissons le), Ryudo se précipite à l'intérieur, craignant pour la vie de sa protégée (et surtout pour la disparition de la jolie bourse qui le récompensera). L'étage inférieur est une succession de ruines agencées comme une sorte de petit labyrinthe, peuplé d'arraignées géantes et de quelques trésors. Se battant avec rage et passion, le mercenaire arrive facilement au premier étage où il découvrira toutes les prétresses à terre, visiblement mortes. Toutes ? Elena semble possédée, voletant dans les airs comme sur un petit nuage invisible, les yeux grands ouverts, une forme sombre lui enfonçant une partie de son corps dans le ventre. Dérangée dans cette activité macabre, la forme s'évanouit, laissant Elena suffoquante, mais en vie.

Revenu au village, le prêtre explique à Ryudo qu'il s'agissait de Valmar, et qu'il a infecté Elena. Malheureusement, il ne sait pas ce qu'il adviendra véritablement, mais craint pour la vie de la jeune femme. N'écoutant que son courage et le tintement d'une autre bourse de pièces d'or (et peut-être aussi un début d'amitié), Ryudo partira le lendemain pour rejoindre la capitale où se trouve le grand prêtre Grana, qui saura sans doute guérir Elena. Le voyage peut enfin commencer...ou pas...

 

UNE BELLE PEPE

Dans la nuit, un bruit et des éclats de voix réveille Ryudo. En se précipitant dehors, il remarque une jeune femme rousse, debout sur un toit, l'air relativement menaçant. En apercevant le jeune mercenaire, elle saute à ses côté et commence à lui faire du gringue. Il s'agit de Millenia, une magicienne assez puissante, avenante et vraiment sexy. Tout le contraire d'Elena, en fait... Et, bizarrement, cette dernière restera toujours introuvable lorsque Millenia sera là...troublant non ?

Les magies et coups spéciaux de Millenia donnent droit à une petite animation (non passable, malheureusement).

Une fois cette scène passée, le périple commence réellement (enfin). Elena sera, elle aussi, une magicienne, mais sera plutôt en apprentissage, car ses sorts ne sont pas terribles...pour le moment tout du moins. En l'estiquotant un peu, Ryudo comprendra rapidement que cette jeune magot sera une femme franche et assez impulsive quelquefois, mais que son caractère de petite fille cache une grande beauté intérieure (et extérieure aussi).

Sachez que lors des combats, vous jouerez Ryudo et Elena, mais que, pour les affontements avec des boss, ce sera Millenia qu prendra le relais. Très vite, vous comprendrez que Elena et Millenia ne font qu'une, car cette dernière ne sera que la forme obscure de la première, touchée par les ailes de Valmar. Ce qui endigue largement la transformation ultime et définitive en Millenia, n'est d'autre que la bénédiction de Grana, que le jeune femme porte en elle depuis sa naissance.

 

TAÏAUT !!!

Les combats sont les mêmes que dans le premier épisode. Une jauge en bas de l'écran vous indique l'ordre d'action des personnages, amis ou ennemis. Durant la phase de commande, le temps s'arrête et vous ordonnerez ce que les protagonistes feront. Attaquer, défendre, faire de la magie, utiliser un objet, rien de bien transcendant. Tout comme dans Grandia, vous aurez la possibilité d'effectuer une attaque plus forte qui, utilisée au bon moment, annulera les coups de l'adversaire. Une dimension stratégique plus qu'originale, et donnant lieu, quelquefois, à de véritables boucheries de monstres.

Les magies se déroulent également comme dans le précédent volet. En combinant certaines d'entre elles, vous pourrez lancer des sorts plus puissants, touchant plus d'ennemis. Cette fois-ci, en trouvant des oeufs de mana, vous aurez la possibilité de les équiper sur n'importe qui, car chacun d'entre eux possède une magie élémentaire, développant des actions spécifiques et des sorts pariculiers. En gagnant les affrontements, et outre les sempiternels points d'expérience et pièces d'or, vous engrengerez des pièces magiques de plusieurs couleurs. Vous pourrez les dépenser ultérieurement dans les magies de chaque personnage, afin de les faire évoluer et d'en débloquer d'autres.

Ce dialogue montre bien la vénalité de Ryudo, en anglais tout du long.

En plus des oeufs de mana, vous trouverez de temps à autres des livres de compétences qui, en les équipant, vous octroieront des coups spéciaux ou des caractéristiques boostées. Afin de débloquer ces caractétistiques et de les faire évoluer, vous devrez dépenser des pièces magiques, tout comme le système pour les magies.

En explorant les divers environnements, vous croiserez aussi des halos de lumière, qui vous redonneront tous vos points de vie et de magie. En outre, ils vous autoriseront à sauvegarder, tout comme dans les auberges. Néanmoins, ces halos resteront toujours gratuit...

 

QUE VIVA LA EVOLUTION

S'il est bien plus joli graphiquement, la version Playstation 2 reste quand même en deçà des standards du genre. Les personnages sont mignons, tout en superdeformed (petits corps et têtes plus grosses), mais sont également assez sommairement modélisés. Par exemple, les mains ne sont que des poygones immobiles, ou ils n'ont pas de bouche et les yeux prennnent la quasi totalité du visage. Pourtant, la sauce prend finalement, car les personnages principaux sont très attachants (surtout Millenia, écartelées entre plusieurs désirs contradictoires). Ils possèdent tous une histoire plus ou moins tragiques, qui sera au centre d'un chapitre et nous aidera à comprendre le scénario pas si simple que cela. Les décors sont, eux aussi, assez sommaires. Colorés et ayant de belles textures quelquefois, les tons n'en sont pas moins ternis, et l'aliasing reste omniprésent. Quelques uns s'en sortent tout de même bien, comme dans les villes souvent superbes pour l'époque. Les animations sont un peu raides, mais rappelons qu'ils s'agit d'un portage Dreamcast sur Playstation 2 (et PC).

Musicalement, le titre reste dans les tons symphoniques, mais avec plus d'accent électrique. Le tout est agréable aux oreilles, mais les thèmes sont souvent proches du premier volet. Les voix sont en anglais, et les sous-titres également. Aucune translation dans notre langue n'a été prévue, ce qui est innadmissible, car son succès sur la console adverse fut grand, et son portage ne fut pas immédiat. Toujours est-il que les voix sonnent justes, mais que le langage employé est quelque peu famiier. On entendra souvent des insultes et des gros mots, ce qui le classe pour les + de 12 ans. Les bruitages restent classiques mais collent bien aux actions et aux scènes.

L'évolution des relations entre Ryudo et Millenia ne laissera aucune équivoque.

Si l'aventure démarre lentement, le scénario va s'etoffer d'un seul coup, laissant quelques quarante heures de jeu au joueur. Malheureusement, les "labyrinthes" sont des plus dirigistes, et vous n'aurez pas trop l'occaison de vous perdre, tant les chemins différents ne le sont pas tellement. Heureusement que les rebondissements sont là pour nous maintenir en haleine, et que les différences entre Elena et Millenia sont assez présentes pour nous garder scotché devant l'écran. Petit bémol tout de même, lorsqu'un personnage quitte le groupe et est remplacé par un autre (même s'il est de même nature), il faudra le rééquiper complètement. Le soucis, est que souvent, les changements entre les deux magiciennes s'effectuent juste avant la confrontation avec un boss. Il sera donc impossible de donner des équipements spécifiques à Millenia, mise à part l'oeuf de mana qui s'équipe automatiquement. Donc, devoir entrer dans les inventaires pour redonner des objets aux nouveaux personnages deviendra rapidement rébarbatif. Bonne nouvelle, il n'y a presque aucun temps de chargement pour ces actions...

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Digne successeur de Grandia premier du nom, ce Grandia 2 en reprend les éléments qui en fait son succès. Système de combat, musiques envoûtantes, graphismes simples mais agréables, vous ne serez pas dépaysé le moins du monde. Pourtant, on aurait aimé des musiques un peu plus diversifiées et moins ressemblantes au premier épisode, et surtout une traduction française complète. Néanmoins, le jeu reste un élément fort et intéressant, et apportera sa pierre à l'édifice des rpg consoles, en proposant un scénario riche et prenant et des protagonistes justes et attachants. Un investissement sûr, que vous ferez et referez de temps en temps, ne serait ce que pour retrouver cette ambiance bonne enfant et comprendre un peu mieux l'histoire un peu trop compliquée.

Malgré un aspect sommaire des personnages, les villes s'en sortent mieux en termes d'architecture et de couleur.

Très grand : scénario prenant, personnages attachants, musiques envoûtantes, ambiance sympathique, simple d'accès.

Pas grand : une histoire qui peine à démarrer, trop facile pour les puristes, pas de traduction, graphiquement moyen.

 

Graphismes : 13/20.

Sons : 16/20.

Jouabilité : 16/20.

Scénario : 17/20.

Durée de vie : 17/20.

Note finale : 15/20.

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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