La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Catégorie : Rpg à découvrir absolument.

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Salut les p'tits loubards ressuscités ! Comme promis, voici enfin un test de jeu vidéo, et pas une daube ou un truc fourre-tout, mais une belle surprise pour les gamers, mais aussi pour l'ensemble de la presse spécialisée, aux vues des notes administrées... Donc, entrez sans plus tarder dans le monde d'Amalur, ça vaut le coup d'oeil...

OH, T'ES MORT MEC ?

Tout commence par...votre fin. Oui, vous démarrez l'aventure super bien, puisque vous êtes mort, en témoignent les deux crétins qui transportent votre corps sur une charette en bois grinçante. Et tout en discutant, l'un d'eux viole tous les usages respectifs au combattant que vous étiez en soulevant le drap qui recouvre pudiquement votre silhouette. Ce qui donne lieu à la création très complète, façon Oblivion, de votre avatar... Enfin, très complète, si on veut, car vous n'aurez que le choix entre quatre races, chacune se déclinant en homme ou femme...

Bref, les deux employés morturaires vous jettent dans une sorte de syphon aux morts, ce qui vous donnera l'occasion ô combien inespérée d'attérir sur un tas de cadavres pourrissants et puants... Et justement, c'est à ce moment que vous revenez à la vie, mystérieusement... Sans vouloir fausser compagnie à vos nouveaux camarades peu enclins à la discussion phylosophique, vous tentez de vous extirper tant bien que mal à l'emprise odorante de ce tas nauséabond, et vous rencontrez un petit être singulier qui, un peu comme si vous étiez le messie tant attendu depuis des millénaires, vous accueille comme tel. Après quelques explications incompréhensibles, il vous faut fuir l'endroit qui s'effondre inexorablement, conséquences d'une attaque en force de créatures maléfiques, qui veulent prendre le contrôle d'une machine qui...oh tiens, permet de réveiller les morts, dis-donc...quelle coïncidence...

"Je crois qu'il est mort", "t'es sur mec ?", "ouais, je suis sûr..."

Tout en vous promenant dans ce premier niveau très dirigiste, puisque ce sera le tutoriel du jeu, vous apprendrez les bases du combat, très simples et efficaces à la fois... Des rouages moult fois vus, mais qui marchent toujours, donc... Ensuite, et après avoir compris que la machine à réveiller les fainéants éternels fonctionne enfin, vous voilà à l'air libre, dans un monde se disant ouvert...enfin presque ouvert...

 

T'AS FAIM D'AMES MON GARS

La première chose qui agresse notre rétine, c'est le monde coloré qui se présente à nous. Une forêt luxuriante, très verte...Enfin, très toutes les couleurs en fait, c'est presque aveuglant, mais ç'est beau aussi... Rien à voir avec les paysages blancs et gris d'un certain Skyrim... Mais c'est aussi les différents personnages qui dénotent beaucoup avec le reste des décors. Ces derniers sont un peu grossièrement stylés, sans être moches... Et c'est un peu le constat que l'on fera du jeu, en général. C'est bien, mais c'est limite aussi... Là, c'est tout sauf clair...

Donc, en chemin, vous trouvez un type qui se dit forgeur de destin, ou un turc dans le genre, et qui peut vous aider dans le cheminement de votre propre destinée... Là, on sent le mec adepte de la fumette de crotte de trolls... Et pourtant, il a raison le gars, il peut vous guider dans vos choix stratégiques. Par exemple, si vous préférez le combat pur et dur, vous choisirez d'être un guerrier, mais si vous vous orientez vers la magie, vous serez plutôt...bah un mage quoi... Et selon la voie empruntée, que vous pourrez changer à chaque passage de niveau, vous verrez quelques bonus octroyés (plus de force, plus d'agilité,...).

Les explications, au début du jeu, sont très accessibles...

Et oui, comme dans tous bons RPG, vous gagnez des points d'expérience en tuant des adversaires ou en accomplissant des quêtes (et en découvrant des lieux aussi), et une fois un certain nombre atteind, vous pouvez dépenser des points bonus dans des caractéristiques, selon trois arbres de compétences, qui sont la force, l'agilité et la magie. Et, en dépensant ces points, vous débloquerez des pouvoirs passifs (qui sont permanents) ou actifs (en les déclenchant vous-même). De plus, chaque point dépensé dans l'une des trois catégories vous donne un niveau dans ladite catégorie, ce qui, par la suite, pourra vous donner la possibilité de porter telle armure ou d'utiliser telle arme...

 

TU POINTES OU TU TIRES ?

Dans ce jeu, vous pouvez appréhender les combats de plusieurs façons différentes. En mode bourrin, il suffit de frapper et d'esquiver comme une brute, c'est même le plus radical. Mais vous pouvez aussi jouer la discrétion, et en vous approchant furtivement d'une cible, la saigner littéralement et engranger ainsi un bonus de points d'expérience. Très utile contre les monstres balaises, mais périlleux s'ils sont plusieurs...

Voilà un bon exemple des graphismes jolis, certes, mais trop colorés...

En parlant de monstres, on s'aperçoit rapidement que le bestiaire est très fourni, bien qu'il fasse dans le "déjà vu". Loups, trolls, gobelins, kobolds...mouais, c'est connu tout ça. Mais d'autres adversaires sont plus originaux, comme les boggarts ou les occrins... Bref, on n'est pas vraiment dépaysé quand on a fait ses armes sur de l'Elder Scroll, mais on sent une petite pointe d'exotisme tout de même...

Pour les affrontements, c'est surtout la célérité qui sera mise en avant. Loin de devoir taper sur tout ce qui bouge comme un barbare sous amphétamines, il vous faudra étudier un minimum les réactions des adversaires, afin de pouvoir, via un bouton pratique, esquiver des attaques souvent dévastatrices ou bien chiantes (les arraignées qui vous ralentissent, c'est une vraie plaie). Et le must, c'est que vous pouvez utiliser plusieurs armes, en même temps, certes, mais aussi en alternance. Comprenez qu'il est possible de larder un monstres de flèches, puis de le finir par la suite au corps à corps...

L'interface in-game est très complète, mais ne gène pas outre-mesure le plaisir de jeu...

De plus, en défaisant les ennemis, une jauge proche de celle de rage dans certains jeux, vous octroiera, une fois remplie, la possibilité de faire des dégâts monstrueux, d'une part, mais surtout de finir les méchants dans une sorte de "finish him" avec une petite QTE simple... Et cela vous donnera un gros bonus (selon que vous ayez été rapide lors de la séance de pressage de boutons) pour votre expérience. Un conseil logique ? Utilisez cela lors de combats contre un ou plusieurs boss, ou lorsque vous êtes assaillit littéralement par les adversaires...

 

QU'EST QU'ON PEUT FAIRE DANS LE COIN ?

Comme tout bon action-rpg qui se respecte, les quêtes annexes sont légions...un peu, beaucoup trop même... Et ce sera essentiellement du "va là-bas, tue tout le monde, et reviens me voir"... Bref, des allers et retours intempestifs...heureusement qu'on peut se téléporter via la carte du monde, et comme les temps de chargement ne sont pas très ennuyeux, ça passe bien...

Tout comme dans Oblivion et Skyrim, si vous frappez un personnage dans une ville, si vous volez à la vue d'un témoin...enfnin ce genre de larcin quoi, vous serez poursuivi par les forces de l'ordre qui vous demanderont une prime de dédommagement, proportionnellement à ce que vous avez fait...

"J'ai égaré mon journal intime dans la grotte pleine d'araignées, là-bas", "Quoi ? Encore ?!"

Outre cela, et toujours comme dans Skyrim (décidemment), vous pouvez construire de l'équipement...ou presque, en fait... Certains items sont paramétrables par des gemmes qui lui donneront des pouvoirs spéciaux (magiques, souvent, ou élémentaires). Et selon l'objet, ces bonus seront différents. Par exemple, une gemme de feu sur un casque donnera une meilleure protection sur l'élément, alors que sur une arme lui octroiera des dégâts propres... Plutôt intelligent en somme, surtout que les gemmes sont trouvables directement, ou peuvent aussi être fabriquées. Pareil pour les potions, vous récolterez des ingrédients dans la nature et pourrez concocter divers breuvages... Alchimiste, un métier à la mode, dirait-on...

Et puis, acheter quelques propriétés (on n'a pas déjà vu ça quelque-part ?), trouver des trésors secrets visibles sur la carte (?), prier aux autels pour gagner une bénédiction (mais...), enclencher des monuments qui vous raconteront l'histoire du monde dans lequel vous vivez... Ouais, il y a pas mal de choses à faire en fin de compte...un peu trop même, on se perd rapidement dans les quêtes, et elles vont vite remplir votre journal, jusqu'à vous donner le tournis et vous perdre dans les méandres des bons samaritains qui veulent aider tout le monde...

 

UN BON ALTER EGO

S'il faut comparer ce Reckoning (qui veut dire ressuciter, d'ailleurs) à des action-rpg comme Oblivion, Skyrim, ou Mass Effect aussi, on peut dire qu'il s'agit là d'un bon outsider. Même si, graphiquement, on atteint pas la grâce observée chez les concurrents, force est de constater que le tout reste très cohérent. Les personnages sont assez jolis, sans resplendir outre mesure, les décors sont chatoyants mais agressifs au niveau des couleurs, et le frame-rate, sans pousser les machines jusqu'au bout de leurs capacités, reste acceptable, voire sur le haut du panier...malgré les ralentissements dus aux ennemis trop nombreux ou trop imposants...

Le jeu est nerveux et rempli d'action... Et puis, ça bouge bien... Que du bon de ce côté...

Musicalement parlant, c'est assezmitigé. Si la bande sonore est discrète mais colle bien au style du jeu, les voix française sont très moyennes, et même ridicules quelquefois... Surtout que la traduction n'est pas toujours des meilleures, mais bon, elle reste compréhensible. Mais préférez tout de même la VO anglaise, si vous le pouvez... La sychro labiale est aussi aux paquerettes, on se croirait en présence de très mauvais ventriloques... Heureusement que l'ambiance générale relève largement le tout. Car, les embuscades ennemis seront très prononcées, et rappèleront quelques moments épiques cinématographiques... Quelques sursauts en perspectives, donc...et un peu d'adrénaline aussi...

La jouabilité est plus que correcte, le personnage répond au doigt et à l'oeil. Par contre, au niveau de l'animation des pnj, c'est moins probant. Il ne sera pas rare de devoir attendre que l'un d'eux vous rejoigne, tranquillement, ou qu'il s'arrête car vous êtes trop éloigné de lui...ou encore qu'il se téléporte comme par magie... Bon, rien de vraiment ennuyant, rassurons-nous... Seuls quelques manipulations en combat resteront un peu difficiles à assimiler, et le joueur peu patient risquera de vite passer en mode bourrin, et de tapoter toujours le même bouton et donc de sortir les mêmes combos... Mais, rien à voir avec les commandes rigides d'un Mortal Kombat, tout de même... C'est nerveux, ça bouge bien, et si la caméra peut avoir du mal à suivre, ça reste maniable.

La vache ! Ça, c'est un bouquin ! La Vf est bonne, mais un peu ridicule sonoriquement parlant...

Le scénario n'est pas très original en fin de compte, car il s'agit encore d'un pouvoir prisé par une maléfique...et gna gna gna... Heureusement qu'il reste la biographie en devenir de notre héros, qui est, histoire de changer, le seul espoir du royaume... Pour ce qui est de la durée de vie du soft, c'est du tout bon, vous en aurez pour votre argent...si les quêtes à répétition et les allers retours intempestifs ne vous font pas peur. Car oui, je dois avouer que c'est bien là ce qui me fait souvent lâcher le pad, et reprendre quelques semaines plus-tard... C'est plutôt répétitif...

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Pour ceux qui ont aimé Skyrim ou Mass Effect, mais qui ont déjà parcouru ces jeux en long et en large, voici une belle alternative. Pas exempte de défauts, loin de là, ces derniers en font aussi sa force et rendent ce Reckoning très touchant et addictif au possible. Malheureusement, une certaine lassitude dans les combats et les quêtes risquent de vous décourager, et de vous concentrer sur l'histoire principale. Néanmoins, si vous aimez farmer comme un malade et looter les équipements rares, ce divertissement saura faire le boulot sans problème, surtout que, contrairement à d'autres super-productions, les temps de chargement restent honnorables. Les quelques bonnes idées en font même (presque) un must dans votre ludothèque. Dommage que les rouages du genre soient, une fois de plus, appliqués à la lettre...

 

Plutôt vivant : héros charismatique de par son histoire, action soutenue, plusieurs manières de jouer, beaucoup de contenu et de secrets, excellente maniabilité, plein de quêtes...

Mais mort : ...trop de quêtes même, lassitude au bout d'un moment, graphiquement paradoxal, version française moyenne...

 

Graphismes : 14/20

Sons : 15/20

Jouabilité : 18/20

Scénario : 16/20

Durée de vie : 18/20...ou 11/20...

Sentence

16/20

 

Machines : Xbox 360, PS3, PC.

Genre : action/rpg.

Sortie : 09/02/2012.

PEGI : 18 +.

Développeur : Electronics Arts.

Editeur : Big Huge.

Prix : dans les 10 à 15 euros.

Qui se ressemble : Mass Effect, Elder Scroll, Diablo, Risen,...

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Bon matin jeunes loubards barbares des plaines obscures du monde de Cihill ! Une fois n'est pas coutume, et parce-que je ne joue pas beaucoup à des jeux sur consoles portables, voici un test sur PSP (Street, avec les boutons à la con qui sont censés être tactiles). Mais je dois dire que là, et malgré une pléthore de softs sur cette plate-forme 16/9e, je suis plutôt tombé amoureux avec un Diablo-like vraiment sympathique. Voici...

 

SI TU VOMIS, VOMIS LA-DEDANS...

Vous incarnez un des trois personnages sélectionnables dès le début de l'aventure, choix cornélien n'est-il pas ? Parce-que, se prendre la tête entre un guerrier demi-géant qui pense que le salut de son peuple est dans les terres dévastées, un mage de guerre qui veut retrouver son amour perdu et une elfe noire aveugle et assaillie de vision prophétique, on peut dire qu'il y a pire comme choix impossible...

Il y a quelques petits effets spéciaux sympathiques

Lors de votre voyage, et quel que soit votre héros, vous serez victime d'un naufrage de bateau et laché dans les fameuses terres pré-citées avec juste une arme de base...Et en route mauvaise troupe, vous devrez parcourir un niveau rempli de monstres simples à battre, mais qui poseront les bases du gameplay, bien qu'aucun tutoriel ne vous prendra par la main...bref, demmerdez-vous avec vos mimines, la bleusaille...

Une fois ce level passé, on se retrouve sur une carte du monde tout en 3D (et plutôt magnifique qui plus est), avec plusieurs autres niveaux à visiter. Vous pouvez (si vous l'osez) parcourir ces autres levels, ou entrer dans le village tout proche, histoire d'en savoir plus sur ces terres désolées, en ruines et emplies d'ennemis monstrueux. Dans cet hammeau encore debout, il y eut une bataille contre les forces du mal, celles-là même qui ont détruit les alentours, surgies de nulle-part et reparties tout aussi rapidement, mais toujours présentes malgré-tout.

La carte, toute en 3D, est magnifique, mais demande un temps de chargement de dingue

Bien-sûr, le héros sera, par la suite, embrigadé dans une guerre dont il connaîtra petit à petit les tenants et les aboutissants, et où il devra fouiller dans le passé d'une tribu ancienne, disparue, mais dont il reste quelques vestiges et un descendant.

 

BOUGE PAS MON GARS

Nous sommes en présence d'un pur hack'n slach, à la manière d'un Diablo (ou plus recemment d'un Diablo III, ou d'un Sacred 2). Il faudra donc dézinguer un nombre incalculable d'adversaires qui se jetteront sur vous ou vous tireront dessus à vue, tout en engrangeant des points d'expérience qui vous donneront des points à distribuer dans vos caractéristiques par la suite...bon rien de bien transcendant pour le moment...

Même le loading de cette carte est intempestif...on se demande pourquoi...

De plus, et toujours pour faire dans l'originalité, vous ramasserez des items, armes, armures, argent sur les ennemis tombés, et dans des coffres disséminés ça et là, dans les niveaux mais aussi sur la carte générale. Votre inventaire étant limité, vous devrez choisir entre tel ou tel objet, jonglant entre les potions salutaires ou les armes revendables auprès de marchands souvent mal équipés.

Votre personnage dispose de coups spéciaux que vous débloquerez automatiquement en gagnant des niveaux d'expérience et en distribuant quelques points dans lesdites compétences. Certaines sont passives, donc fonctionnent automatiquement (plus de dégâts, plus de rapidité,...), et d'autres doivent-être appliquées à l'un des deux boutons de coups spéciaux (oui, juste deux), qui, une fois déclenchés, utiliseront une partie de votre énergie mentale (le mana quoi, symbolisé par une jauge bleue). Sachez tout de même que, outre les potions qui vous redonnent de l'énergie vitale ou magique, ces deux jauges se remplissent automatiquement et peu à peu...mais assez lentement.

 

J'SUIS LE NOUVEAU VOISIN

Revenons dans le village portuaire du début de l'aventure. Ici, vous rencontrerez des marchands (équipement divers et potions), mais aussi quelques personnages vous donnant des quêtes. Nettoyer un village en flammes, obtenir un livre caché, retrouver des pélerins égarés et blessés...rien de bien difficile, encore une fois. De plus, il y aura deux chevaliers se chamaillants qui vous demanderont des reliques mystérieuses, sortes de pierres gravées, qu'ils échangeront avec des équipements spéciaux et puissants (dont une arme de fou que vous risquez de garder dans votre inventaire sans l'utiliser durant quelques heures).

Les niveaux ne se font pas que dans des donjons, ils sont aussi en extérieur

Par la suite, et pour éviter des allers-retours bien chiants entre les niveaux et le village, vous rencontrerez d'autres protagonistes vous demandant diverses quêtes pour avancer dans le scénario...mais vous pouvez aussi entrer dans les levels pour faire du farming...il faudra bien en faire, car rapidement, les monstres seront relativement plus puissants que vous, et ne vous donneront pas énormément d'expérience...

Fort heureusement pour vous, vous n'êtes pas seul dans ce périple. Une créature, que vous engagerez lors de votre  choix de héros, vous aidera de façon automatique (quoique, il faudra tout de même lui donner quelques ordres prédéfinis qu'elle reproduira par la suite toute seule). De plus, il sera bon de s'occuper de sa santé, en utilisant des potions, car votre compagnon pourra mourir...et quand je dis mourir, je veux dire qu'il tombera et attendra gentillement qu'on le ressuscite par le biais d'un item (un ankh) ou d'un personnage ayant la compétence (dans le village, tout au fond).

 

DE QUOI SE DAMNER POUR L'ETERNITE

Posons tout de suite ce qui fait le meilleur point du jeu, les graphismes. Sérieusement, c'est magnifique pour la petite console portable de Sony. Les couleurs sont chatoyantes, avec des transitions jour/nuit hyper bien faites. Les personnages sont jolis aussi, et les animations sont bien détaillées, malgré quelques bugs de collision, souvent retranscrites par les adversaires bloqués sur des éléments de décors. Du coup, c'est un bienfait pour le joueur, puisqu'il peut les plomber de loin sans crainte de représailles.

Le menu du personnage est plutôt bien agencé

Si la caméra reste centrée sur le personnage principal, elle ne peut pas être paramétrée manuellement, ce qui implique que les éléments du décors risquent souvent de vous gêner dans vos combats...d'autant plus que, lors de vos déplacements, vous n'irez pas toujours dans le même sens, et quelquefois, les affrontements seront un peu cahotiques. Mais rien de grave non plus, c'est juste un parti-prit discutable des développeurs.

Musicalement, c'est du tout bon aussi. Les thèmes symphoniques se marient extrêmement bien avec le style très médiéval-fantastique du jeu. Surtout que, contrairement à d'autres productions du genre, le bande originale se permet, ici, d'être plutôt discrète, et ne nous envahit pas les oreilles pour nous dire : "hey, t'as vu comme elles sont trop belles mes musiques !?" Au niveau des voix, le constat est plus mitigé. Si les protagonistes parlent, ce ne sera surtout que quelques phrases prononçées, en adéquation avec la situation, mais le texte en entier ne sera pas parlé. Bref, il faudra lire messieurs dames, et lire pas mal en plus...par bonheur, si on loupe quelques phrases indispensables pour la suite de la quête, vous pourrez, via le menu du personnage, relire les grandes lignes de votre mission, avec les lieux à visiter...car les mondes à arpenter seront assez nombreux quelquefois. De plus, et là est une très bonne idée, chaque quête montrera si vous avez le niveau d'expérience adéquat (si le titre de votre but est en rouge, les ennemis seront plus puissants que vous).

On peut même jouer au jeu à 2, en offline, mais il faut deux UMD (et deux consoles)

Sur la carte, il y a quelques bonus intéressants, dont des temples qui vous donneront, durant un temps limité, des augmentations de caractéristiques significatives, mais aussi des malus en parallèle. Il y aura aussi des téléporteurs ça et là, pour éviter les allers-retours inutiles...mais cela va mettre à jour le gros défaut du jeu, qui risque fort de rebuter les joueurs les moins patients...

Je veux parler des temps de chargement...Ils sont omnipésents, durant le jeu en lui-même (durant un combat par exemple), mais surtout en entrant dans un niveau. Il faut attendre quasiment 20 à 30 secondes, à chaque fois. Et le pire, reste lorsque l'on revient sur la carte 3D, car là, les loadings dépassent la minute, ce qui fera penser aux gamers que le jeu à planté...et ça arrivera de temps à autres d'ailleurs, pensez à sauvergarder souvent. Même constat lorsque l'on entre dans un téléporteur ou lorsque l'on affiche la carte via le menu, il y a une bonne demie-minute de chargement...je sais, ce sont là des tares de pas mal de jeu PSP, mais franchement, ça devient lourd à un moment donné...même après une simple sauvegarde, il faut attendre quelques secondes pour revenir au jeu...

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Pour un jeu sur console portable de type hack'n slash, Dungeon Siege se pose là, et défie sans aucun soucis les ténors du genre, avec un scénario, certes conventionnel, mais utilisant des mécaniques bien huilées et proposant quelques bonnes idées. L'action est présente, le jeu n'est pas trop difficile, et il faut établir des stratégies pour vaincre les monstres, dont l'IA n'est pas au top niveau. Malheureusement, quelques tares propres au support viennent entâchées le tableau, comme des loadings intempestifs et très longs, ainsi qu'une caméra non-paramétrable. Neanmoins, il s'agit là d'un excellent jeu à la Diablo, doté d'une durée de vie correcte, quoiqu'un peu réduite si on fait le jeu en facile. Si vous le trouvez, jettez vous dessus, il reste encore maintenant peu onéreux (une dizaine d'euros en occasion)...du moins, pour le moment...

 

Throne de fer : graphismes sublimes, animation détaillée, scénario sympa, jolies musiques et ambiance bien retranscrite, du bon hack'n slash.

Lente agonie : des chargements intempestifs et bien trop longs, une caméra fixe et gênante, IA assez scriptée.

 

Graphismes : 18/20

Sons : 16/20

Jouabilité : 14/20

Scénario : 15/20

Durée de vie : 15/20

Sentence

16/20

 

Genre : hack'n slash.

Machine : PSP.

Date de sortie : 02/02/2007.

Développeurs : Supervillain Studio.

Editeur : 2K Games.

PEGI : 12+.

Difficulté : paramétrable et pas infaisable.

Prix : 10 euros maximum.

Qui se ressemble : Diablo, Sacred, Silverfall, Untold Legends.

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Rpg à découvrir absolument. (Jeu vidéo)

En juin 1997, sortait ce qui serait l'un des piliers des jeux de rôles tactiques sur consoles de salon, le bien nommé Final Fantasy Tactics. Mais, comme d'habitude, nous étions, pauvres français que nous sommes, lésés par la non-sortie de ce chef d'oeuvre sur Playstation. Il fallait donc se rabattre sur la version américaine qui coûtait déjà à l'époque une bonne soixantaine d'euros (et encore, pour les plus chanceux), et donc avoir une bonne connaissance de la langue de Rowan Atkinson (une véritable maîtrise même). Heureusement, et tardivement aussi, Nintendo fit un partenariat avec Square-Enyx pour nous pondre, non pas une simple émulation du jeu sur GBA,  mais bien un opus tout frais en version 16 bits. Une sorte de retour en arrière, quoi...

ADOS ADORABLES

L'histoire prend place dans notre monde, tout du moins apparemment. March (que l'on pourra renommer si le coeur nous en dit) est un petit nouveau dans cette école. Et à peine arrivé, que le voilà confronter à une bataille épique...de boules de neige, prenant ainsi, et bien malgré lui, la défense de Mewt, un pauvre garçon intro-verti et timide au possible. Avec son amie Ritz, à la chevelure rouge feu, il est souvent en conflit avec quelques brutes idiotes de la cour de récréation. Après un match de longue haleine, les trois compagnons réussissent tant bien que mal à défaire la bande adverse.

Pour sceller une nouvelle amitié si durement acquise, March invite les deux autres chez lui, afin de leur présenter son frère handicapé moteur, mais très spirituel. De plus, Mewt, adepte d'un certain jeu de rôle dont on taira le nom (vous avez compris), a trouvé un grimoire ancien chez un bibliothécaire. Autour de l'ouvrage, les quatre nouveaux potes s'extasient librement, au point que le dénicheur dudit livre annonce qu'il aimerait vivre dans un monde fantastique comme Ivalice (le monde du premier FFT).

Les carrés bleus symbolisent les endroits où notre personnage peut se déplacer

Et bien entendu, le lendemain, ils se retrouvent tous dans le monde d'Ivalice, en pleine ambiance médiévale fantastique...ben tiens...

 

LA TROUPE S'ATTROUPE

Complètement déboussolé, mais surtout complètement seul dans ce nouveau monde, March fait rapidement la connaissance d'un nouvel ami aux allures de lapin, Montblanc (faudrait vraiment penser à virer le type qui choisit les noms des protagonistes), un magicien Mog, créature bien connue des adeptes de Final Fantasy. Après quelques explications intéressantes, un combat instructif et quelques verres dans la taverne du coin, notre héros décide de s'allier au magot pour trouver le moyen de revenir dans son monde originel. Et, il y aurait un moyen simple, détruire des "piliers", les gardiens de ce monde, ce qui aura pour conséquence de l'anihiler.

Comme on peut le voir, les décors sont souvent en hauteur

Assez rapidement, il rencontrera Mewt, lui aussi prisonnier, qui est le souverain de cet univers. Et, comme de bien entendu, ce dernier ne veut pas s'en aller, puisqu'ici, il a tous les pouvoirs, mais que dans le monde réel, il est moqué. Ritz sera de la partie aussi, mais, comme auparavant, elle prendra purement et simplement la défense de Mewt, préférant donc rester ici... Bref, les ennuis et les désaccords s'annoncent incompressibles...

Du coup, et pour mettre le plus de chance de votre côté, March va embrigader plusieurs personnes dans un clan qui n'aura de cesse que de trouver et supprimer lesdits "piliers" d'Ivalice. Les nouveaux arrivants viendront après une bataille contre des clans adverses, ou simplement par la suite du scénario, et vous pourrez choisir de les enrôler ou d'en faire des ronins (ou des clodos, question de point de vue).

 

POLE EMPLOI

Au départ, vous n'êtes qu'un simple guerrier, et votre ami Montblanc, un magicien noir. Par la suite, et en développant des compétences propres, vous pourrez changer votre job. Et il en sera de même pour tous les personnages de votre groupe, mais toujours selon leur métier d'origine. Par exemple, un guerrier peut devenir un paladin, mais aussi un spadassin, ce qui n'engendrera pas les mêmes compétences. Et cette évolution est aussi en rapport avec la race du personnage. Pour pouvoir changer ce job, vous devrez apprendre des capacités spéciales, qui sont attachées aux armes utilisées. Avec un peu d'entrainement, vous assimilerez ces coups spéciaux, et par la suite, vous pourrez changer d'arme tout en gardant la capacité. Ces dernières sont actives (des coups à déclencher lors des affrontements), comme passives (réactions automatiques, comme par exemple la contre-attaque). Ce sera à vous de définir, dans les menus d'état du personnage, lesquelles vous sembleront les plus intéressantes, sachant qu'il faudra bien faire un choix à un moment donné.

Durant l'histoire principale, il faudra détruire des "piliers", qui sont les gardiens d'Ivalice, et des boss redoutables qui plus est...

Pour acheter des armes, armures et autres items à collectioner, vous pouvez vous les procurer dans les échoppes, moyennant un peu d'argent bien sûr. Mais vous les gagnerez aussi lors des combats contre d'autres clans, ou en terminant des quêtes annexes.

Pour obtenir des quêtes, vous devez vous adresser aux taverniers qui vous proposeront, via une petite commission, des défis lancés par des pnj. Non seulement, il faudra payer un droit d'entrée, mais aussi, pour certaines, vous devrez posséder un certain nombre d'objets spéciaux...glanés dans d'autres quêtes. De plus, et pour corser un peu le tout, chaque mission n'est disponible qu'un certain temps, vous devez donc, en plus, gérer sa disponibilité...enfin, pas de panique, elles reviennent toutes à un moment donné, donc...soyez un peu patient...

Sur la carte générale, vous pourrez placer les zones et les villes où bon vous semble, afin de créer un monde à votre image

Lors de ses quêtes, vous devrez combattre un groupe d'ennemis avec votre clan, dont vous choisirez les membres le moment venu. Mais il y aura aussi des missions solos, qui vous demanderont de choisir un de vos compagnon pour la mener à bien. Une petite représentation de ce compagnon vous dira s'il en est capable ou non (s'il marche, il peut le faire ; s'il tombe à genoux, il n'en est pas capable ; s'il saute de joie, il a toutes ses chances). Bien sûr, chaque membre envoyé en mission n'est pas disponible lors d'affrontements avec toute la bande...

 

UN ARBITRE POUR LES GOUVERNER TOUS

Parlons justement de ces rixes... Avant de choisir vos compagnons, vous verrez qu'il y a des règles contraignantes. En effet, un juge, perché sur un chocobo, surveillera le match en distribuant des cartons jaunes ou rouges si vous enfreignez ces règles. Par exemple, il peut vous interdire de faire usage de la magie...donc, évitez les magiciens. Ou prohiber les coups, donc prenez que des magiciens... Bref, il va falloir s'adapter rapidement aux caprices de ce juge (qui n'est autre que le père de Mewt). Si vous contrecarrez les désirs de Monsieur le cavalier, il vous sort le carton jaune, ce qui vous pénalisera à la fin de l'affrontement par des gains amputés (enfin en général) et une amende à payer par la suite. S'il sort le carton rouge, alors là, c'est l'exclusion pure et simple. Il faudra également payer l'amende, mais aussi patienter que la personne fautive fasse son temps en prison...et perde tout son équipement par la même occasion...dura lex, sed lex...

Et dire que tout commence par une simple bataille de boules de neige...

En progressant dans le jeu, vous trouverez des cartes qui auront la possibilité d'annuler les lois. Chères, il faudra les utiliser avec parcimonie... Et, plus loin dans le scénario, vous trouverez même des endroits qui échappent totalement aux lois. Super ? Pas vraiment en fait, car si vous pouvez y faire ce que vous voulez, la perte d'un compagnon y sera définitive...car les lois sont chiantes, mais garantissent aussi le rapatriement des unités blessées... Europassistance quoi...

Par contre, ce même arbitre aura des désidératas, et vous demandera d'utiliser certaines techniques (ou coups). En cas de bonne exécution, il vous distribuera des points spéciaux qui, à certaines moments du jeu, pourront être utilisés pour faire une attaque spéciale et dévastatrice. Ces points sont également donnés lorsqu'un adversaire est ko.

 

SI IVALICE M'ETAIT CONTEE

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un rpg-tactique, où l'on déplace nos unités préalablement sélectionnées sur une carte découpées en cases imaginaires...comme un jeu d'échec ou un jeu de rôle plateau. Les commandes sont simples et les menus, malgré qu'il y en ai beaucoup, restent clairs et peu contraignants. Et c'est une heureuse chose, car vous allez y passer un bon moment entre chaque bataille, ou lorsque l'un de vos compagnons de route gagne en niveau et en compétence. De prime abord assez austères, ces menus gagnent en convivialité par la suite, car on s'y habitue rapdidement. Le seul bémol que l'on pourrait noter, et qui entâche la lisibilité, serait le fait qu'en achetant une arme ou un item d'armure dans un magasin, aucune indication ne pointe son museau pour nous dire si l'élément va augmenter ou diminuer nos statistiques. Cela nous oblige à acheter des items en aveugle...mais bon, ce n'est pas bien grave au final.

Sur cet écran, vous choisissez le job de votre personnage, mais aussi son équipement et ses compétences spéciales

Graphiquement, pour un jeu 16 bits, c'est magnifique. Les couleurs sont très belles, les textures chatoyantes et on reconnaît facilement les personnages. D'ailleurs, chacun aura quelques détails bien sympathiques, notamment des petites animations. Les décors ne sont pas en reste, avec, là aussi, de gros détails qui ravient nos mirettes avident de beauté visuelle. Et même si les éléments sont quelquefois assez cubiques, cela reste très au-dessus de la moyenne des jeux sur GBA. Seul soucis, un peu contraignant, est que la caméra ne bouge pas. Du coup, certaines actions sont cachées par le décor. Par contre, et pour notre plus grand bonheur, les attaques magiques faites par des deesses sont tout bonnement superbes, avec des effets de lumière en prime. La petite console crache ce qu'elle a dans le ventre, et il persiste quelques ralentissements qui ne nuient en aucun cas le plaisir de jeu.

La bande son est correcte, voire géniale. Bien entendu, il s'agit de musique propre à l'air 16 bits, mais franchement, les thèmes symphoniques ont la classe. Malheureusement, ces derniers sont peu présent et tournent en boucle, ce qui peut devenir un peu énervant à la longue. Quelques bruitages vocaux vont égayer les interventions scénaristiques, comme le "kupo" de Montblanc. Le reste des bruitages est, somme toute, banal, mais reste très attrayant pour le genre. A savoir aussi que la localisation française est propre, mais n'exempte pas quelques familiarités dans le langage...du pur bonheur quoi...

Le jeu est traduit de belle manière, mais avec quelquefois de petites familiarités

La durée de vie est tout simplement gargantuesque, avec pas moins de 200 missions annexes, en plus de l'aventure principale et des affrontements avec d'autres clans. Ce qui ternit un peu le tout, c'est qu'il n'y a pas de différence entre les quêtes annexes et l'histoire à proprement dit. Seul le prix des commissions données aux taverniers peut nous mettre sur la voie. De plus, les rixes entre clans étant aléatoires, elles rallongent la durée de vie indéfiniment, et sont parfaites pour up-grader les unités encore faibles. Enfin, malgré un scénario très banal et bon enfant, l'histoire se suit avec plaisir (il suffit de voir celui de FFT advance 2 pour s'en convaincre).

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Bon, enfin un Final Fantasy Tactics pour nos contrées verdoyantes et montagneuses. Et, à la vue du résultat, on peut dire qu'on est tout de même chanceux de l'avoir eu entre les mains. Tout est fait pour nous transporter dans le monde magique et fantastique d'Ivalice, avec des graphismes d'une beauté renversante pour la puissance de la machine, des musiques répétitives, certes, mais tout de même d'une grande qualité, et surtout, une durée de vie monstrueuse pour qui aime faire du farming et des quêtes qui se ressemblent toutes. Force est donc de constater que ce jeu mérite largement d'avoir sa place sur nos étagères poussiéreuses et emplies de jeux rétro...autant de magie dans une si petite cartouche, c'est...du Dany Lary...

 

Tactique en kit : graphismes magnifiques, musiques et ambiance excellentes, beaucoup de customisation, aventure de très longue haleine, plein de personnages, le système de jobs, les originalités du gameplay (notamment le système de lois), l'équipement à foison, la localisation française très personnelle.

Tactique en toc : l'histoire très enfantine, pas de caméra mouvante, aucune comparaison entre les armes et les armures, beaucoup de menus, du farming jusque la nausée.

 

Graphismes : 19/20

Sons : 16/20

Jouabilité : 15/20

Scénario : 12/20

Durée de vie : 20/20

Sentence

18/20

 

Machine : Game Boy Advance.

Genre : rpg-tactique.

Développeurs : Square-Enyx.

Editeurs : Nintendo/Square-Enyx.

PEGI : Tous publics.

Difficulté : pas pour les tanches.

Date : 24 pctobre 2003.

Prix : 15 euros en loose, 35 euros avec boîte et notice (constaté sur Priceminister).

Qui se ressemble : FF Tactics (PS1 et PSP), Vandal Hearts, Disgaea...etc.

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Rpg à découvrir absolument. (Jeu vidéo)

Salut les p'tits et les grands loubards ! Des jeux musicaux, il y en a eu pas mal, du fait que la fin de la décennie précédente fut enclin à cette mode. Outre les Guitar Hero et Rock Band, on peut également citer la petite perle qu'est Parappa, sorti sur la vénérable barbe grise qu'est la Playstation. Il y a aussi les jeux de chants, très prisés par le public féminin, genre qui a prit son essor sur les consoles 128 bits notamment (et aussi quelques excellents softs sur Xbox360, comme Lips). Mais ici, on parle d'un mélange bien singulier, puisque la chanson va rencontrer le jeu de rôle à la japonaise. Prêt pour la chorale ?

MY NAME IS...WHAT ?

Vous icarnez Cornet, jeune adolescente de 16 printemps qui arpente la forêt en quête de fruits, animaux, et...le Prince Charmant...(sigh, ça commence bien). Cornet est une fille jolie, intelligente, mais terriblement maladroite, tant au niveau de ses gestes que de ses propos, quelquefois malvenus... Mais bon, on se rend compte très rapidement que c'est une chouette camarade, à part sa tenue vestimentaire qui est très...Justin (voir Grandia, l'un de mes premiers tests). Oui, je crois que le penchant masculin de Cornet, c'est ce héros roux très courageux, mais vraiment maladroit, et pas très futé pour deux sous cinquante-trois.

Enfin bref, notre héroïne vit dans le village d'Orange avec son grand-père qui fabrique et répare des poupées. La charmante orpheline peut jouer du piston (de la trompette quoi) et surtout possède une voix plutôt agréable. D'ailleurs, tous les autres habitants du patelin s'arrête souvent sur la place principale pour l'écouter pousser quelques airs sympatoches. Elle est également toujours accompagnée de Kururu, une sorte de fée (en fait, c'est une poupée avec le coeur d'une personne), qui joue le rôle de sa mère, puisqu'elle lui prodigue moult conseils, la harcèle tout les matins pour qu'elle se lève, l'enguirlande chaque fois qu'elle gaffe...enfin elle est chiante quoi...comme une Kaori...

Les combats sont un peu tactiques, mais cette dimension restera très épurée

Un jour, se promenant insoucieusement dans les bois, Cornet aperçoit la silhouette gracieuse du prince Ferdinand. Totalement amoureuse (surtout que celui va la sauver d'une attaque de monstres), notre copine rousse n'aura plus qu'une seule envie : participer au grand bal donné par le château, qui verra désigner la future femme de l'héritier du trône... Sachant que pour ce faire, il faudra participer à quelques épreuves, dont l'une d'elle sera le chant. Bien armée pour cela, il faudra bien que Cornet trouve de quoi s'habiller pour ce bal...

 

MARCHE, JE TE L'ORDONNE

De plus, et parallèlement au scénario basique du jeu, Cornet apprend qu'elle peut commander aux différentes poupées, du moment que son grand-père y intègre un coeur. Il faudra donc qu'elle cherche différents jouets pour les gamines afin de s'en faire des alliés pour la suite, car...

Les épreuves du début donneront droit à différentes scènes, souvent hilarantes

...oui, on s'en doute bien, l'histoire ne se contentera pas de s'achever sur un bal à la Cendrillion. Arrivée à la fête tant bien que mal, et ayant rencontrée sa future et sempiternelle rivale (mais amie néanmoins) Etoile, Cornet n'est pas au bout de ses peines puisqu'il y a nombre de prétendantes...au point qu'Etoile, pourtant très sûre d'elle même et de l'issue du concours, doute de ses chances d'arriver à apprivoiser le prince (enfin, surtout ses parents, ce sont eux qui décident).

S'ensuivent quelques scènes bien marrantes sur la maladroitesse toute particulière de Cornet, mais aussi sur l'esprit très espiègle et moqueur de Kururu (le costume est...génial). Puis, lors de l'épreuve finale, et malgré une prestation formidable d'Etoile, Ferdinand tombe tout de suite amoureux de Cornet, la reconnaissant tout de même dans cette robe si particulière. Une danse, une chanson nunuche (mais tout de même jolie), et...

 

ROLES INVERSES

...une sorcière très sexy entre par effraction dans la salle et transforme tout le monde en statue de pierre. S'étant proclamée magicienne la plus belle du monde, Marjoly vient s'inviter, histoire de ravir le beau prince. Mais, ayant hérité des dons très adroits de Cornet, elle se mélange les pinceaux dans sa formule magique, et transforme le beau prétendant en statue...quelle conne tout de même... Elle décide donc de l'enlever, pour trouver un contre-sort et se marier de force avec lui.

Alors oui, les codes du genre seront tous présents, comme un voyage en bateau...

Voilà, le scénario de base est enfin posé. Et avec une femme comme sauveuse du monde (et du prince), ça nous change des Zelda et autres Mario tout ça... Donc, le but sera de trouver le repaire de la sorcière jolie, et de lui ravir son otage bien dur (il fallait que je la fasse celle-là).

Il s'agit, en fin de compte, d'un pseudo-tactical. Les déplacements lors des combats se font comme dans Vandal Hearts (case par case), mais les terrains de jeu sont vraiment minuscules, donc la stratégie est peu évoluée. Pour vous aider, Kururu saura frapper également les ennemis (qui apparaissent dans des affrontements aléatoires). Autant dire que la progression de l'aventure se fait comme n'importe quel J-Rpg (déplacements et combats aléatoires), on ne sera pas dépaysé sur ce point.

Une super-attaque de gâteaux, c'est toujours marrant, non ? Ah bon...

De plus, Cornet peut invoquer des poupées vivantes (qui resteront à ces côtés lors des combats suivants) qui auront chacune des qualités propres (attaque, magie, soin,...) et évolueront comme les deux personnages principaux, par un système d'xp banal.

Et comme son homolgue masculin (vous suivez ?), elle peut également faire appel à des coups spéciaux qui se débloquent au fur et à mesure de sa progression. Et croyez-moi, certains valent réellement le détour, comme cette attaque de cakes...cela utilise des points de magie, bien entendu. Ah, et Cornet peut aussi jouer du clairon pour up-grader tous les personnages amis aux alentours...encore une fois, c'est plutôt banal...

 

CHANTE, CHANTE AUTOUR DE LA TERRE

Le jeu est plutôt joli dans son ensemble, avec des graphismes très 16 bits, mais terriblement bien colorés...ça a de la geule quand-même. Et les petites animations sont aussi sympathiques, ça bouge toujours un peu partout. Quelques effets de lumière et d'explosion viendront aussi agrémenter ce tableau déjà bien dépeint. Par contre, les informations lors des combats sont assez louches, car les menus prennent de la place...trop de place même. Et cet aspect tactique pour les nuls, ça ne ressemble pas à grand-chose.

Ah, le langage si imagé de Marjoly...image issue de la version DS

Côté musique, il ne fallait pas se planter, jeu musical oblige.Du coup, on a le droit à une ribambelles de petites chansons bien foutues, qui donne un je ne sais quoi de comédie musicale au tout. C'est bien chanté, c'est bien joué, c'est parfait quoi...enfin pour qui aime la mièvrerie au pays des princesses bien-sûr. Les voix sont en anglais (le jeu n'a pas eu droit à son passage en Europe, malheureusement...quoique...), mais aucune option ne peut les mettre en japonais, et c'est plutôt dommage. Mais bon, la traduction, la justesse du chant, font que cette version anglo-saxone sonne admirablement bien à nos oreilles toutes ouïes... Même le jeu d'acteur est génial, avec des scènes dramatiques au possible, mais aussi des petits trésors de comédie de situation. C'est drôle, c'est émouvant, ça ressemble un peu à du Friends...Donc c'est bon... De plus, et c'est une très bonne idée, le booklet comprend les paroles des chansons...(ouais).

Les contrôles sont simples et rien n'est à redire là-dessus... Le jeu est pour tout public et pourtant...et bien c'est un peu polisson tout de même. Je m'explique, certaines scènes sont codées avec des jeux de mots très emprunts au sexe. De plus, la sorcière sexy à mort, ses acolytes pas moins magnifiques mais toujours dans son ombre, les quelques animations de son anatomie que les férus de Mai Shiranui ne déclineront pas (les connaisseurs comprendront), font que le jeu assure clairement un côté pour les garçons en manque de filles quasiment dêvétues. Bref, il y a du fan service de temps à autres, et on aime ça en plus...

Les portraits qui accompagnent les dialogues des personnages principaux sont sympas aussi

Si le scénario peine un peu à démarrer réellement, les frasques de Cornet et de Marjoly restent assez drôles pour nous scotcher devant l'écran. Ensuite, le fait de voir une femme devoir sauver un homme, ça reste original, quoi que l'on en pense... Donc, l'histoire commence avec un diésel, mais, une fois bien chaude, elle poursuit son petit bonhomme de chemin...mais avec un demi-réservoir. Oui, le jeu se termine bien rapidement, en une dizaine d'heures, avec presqu'aucune quêtes annexes (à part la recherche des poupées, et l'amitié naissante à entretenir avec Etoile). Donc, pas de revival une fois l'écran de fin...mais attendez-vous quand-même à des situations rocambolesques et à un final relativement étonnant.

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Un jeu pour les filles, ou les amoureux des histoires à l'eau de rose et des chansons emplies de mièvreries à la Hélène et les Garçons. Le système de jeu est simple, l'histoire originale mais nunuche, et la bande-son, bien que très réussie, nous laisse une trace de conte de notre enfance. Pourtant, il y persiste quelques incursions dans le fan-service et certains codes pour les hommes. Pour faire simple, ceci est un T-rpg pour les débutants, avec tout ce qui pourrait faire le succès d'un sitcom ou d'une comédie musicale, avec des chanteurs et des acteurs bien choisis et de bonnes situations issues du théâtre de boulevard. Disponible en japonais et en américain seulement...

Edith Piaf : de belles chansons, de bons interprètes, une histoire rigolote, des graphismes sympas, aucune prise de tête, du fan-service, des personnages si attachants...et Marjoly...

Christophe Mae : un scénario qui peine à démarrer, de la mièvrerie, pas de voix japonaises, trop court.

Graphismes : 15/20

Sons : 18/20

Jouabilité : 15/20

Scénario : 12/20

Durée de vie : 10/20

Sentence

15/20

 

Machine : PS1 NTSC.

Genre : tactical-rpg.

Langue : anglais uniquement.

Développeurs : Nipon Ichi.

Editeur : Atlus.

Difficulté : pour petites filles.

PEGI : tous publics (quoique).

Qui se ressemble : Vandal Hearts, Disgaea...tout ce qu'il y a dans cette veine...

 

PS : sachez que ce jeu fut réédité sur DS en 2009, proposant la même version. Sauf que les combats sont justes comme tous les j-rpg (exit la touche tactical), les voix et les chansons sont exprimées en japonais aussi, et les sous-titres sont français (et de fort belle manière). De plus, le jeu est un peu plus dur, mais les références polissones sont toujours là (voire appuyées), mais il reste tous publics...

Et comme je vous aime bien (si, si), voici le chanson d'introduction, très...enfantine

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Rpg à découvrir absolument. (Jeu vidéo)

Salut les p'tis brocolis ! South Park, on aime ou on n'aime pas. Ses dessins totalement laids, son humour très pipi-caca trash, sa musique d'introduction qui nous arrache les oreilles... Perso, je ne suis pas fan de la série, malgré plusieurs incursions dans cet univers, et cet humour très crade propre aux personnages. Plusieurs jeux ont découlés du dessins-animé, et souvent, ce n'étaient que des licences foireuses ou peu exploitées, surfant simplement sur le succès. Et après plusieurs mois (années ?) d'attente, Ubisoft nous pond enfin un jeu qui devrait répondre aux attentes des fans, et des autres. Mais pas pour longtemps...

 

LE BIZU

Tout commence avec votre personnage, un enfant de 9 ans, qui arrive dans une nouvelle maison, à South Park. Vos parents sont un peu decontenancés, car vous êtes incapable, apparemment, de vous faire des amis. Après une introduction vite expédiée, vous vous faîtes littéralement foutre à la porte de chez vous, avec pour consigne exprés de trouver des potes...Et c'est urgent...

Heureusement (enfin pour le moment), vous tombez sur un gamin de votre âge qui vous initie à la vie des GN (vous connaissez les jeux de rôles grandeur nature, très en vogue dans les années 90 ?) Enfin bref, vous rencontrez les premiers personnages principaux du jeu, en la présence de Cartman et Kenny. Repséctivement, ces deux abrutis sont un grand mage et une princesse. Et ni une, ni deux, ce gros magot, gardien d'un bout de bois nommé le "bâton de la vérité", vous demande de repousser les ennemis elfes, incarnés par les autres potes de toute la bande.

Voici le genre de situation auxquelles vous serez (trop) souvent confronté

S'ensuit quelques combats qui feront office de tutoriel, et, bien entendu, le vol du fameux bâton. Et, comme Cartman est un gamin très compréhensif (et très sympathique, vous le remarquerez très vite), il vous nomme chevalier et vous demande d'investir la forteresse des elfes (la maison de Kyle). Pour faire plus simple, c'est une quête pour retrouver un artefact volé et puissant...

 

TU VEUX ETRE MON AMI ?

Comme scénario, c'est du très simple, mais on a vu bien pire dans le genre. Et puis, le côté volontairement absurde de l'histoire prète déjà à sourire. En se promenant dans la ville, vous trouverez toute une ribambelle de personnage, plus ou moins connus, de la série, ainsi que quelques guests-stars (comme Al Gore, par exemple). Et votre première mission annexe (il y en aura une bonne vingtaine, au moins) sera de les intégrer dans votre liste d'amis sur Facebook. Certains ne demande qu'à vous parler, d'autres vous demanderont d'effectuer une tâche, ou devront être accostés avec un pouvoir spécial. Et, dès que vous atteignez un certains nombres de potes, vous débloquerez un point d'aptitude, à choisir parmi une pléthore de compétences passives (donc toujours active).

Gérez vos amis, leurs messages...et trollez Al Gore le plus possible, il deviendra très lourd

Les quêtes annexes que ces protagonistes vous demanderont seront souvent attendues, comme retrouver des clochards et les faire fuir, jouer à cache-cache avec des maternelles, ou alors battre un "seigneur" en haut d'une tour... Assez simple dans leur applications, les challenges peuvent tout de même être corsés quelquefois (la bataille contre Al Gore est un bon exemple, mais aussi les monstres à vaincre pour Jimbo).

Et en effecuant ses quêtes, tout en farfouillant dans chaque coffre, chaque armoire, chaque tiroir, vous tomberez sur des armes et autres équipements spécifiques. En les équipant, vous aurez droit à quelques compétences supplémentaires, comme plus de force de frappe, des dégâts élémentaires (feu, saignement,...) en plus, ou un gain de points de vie à chaque tour. A vous de choisir ce qui vous siéra le mieux.

Les combats se déroulent au tour par tour, comme dans la plupart des j-rpg

En plus de ces équipements, vous pouvez trouver et acheter des attributs, qui peuvent être qu'ésthétiques (fausses barbes, lunettes, peintures) ou plus intéressants (des patches à collés sur les vêtements, des ceintures d'armement). Bien-sûr, vous aurez aussi des consommables pour vous redonner des points de vie, de magie, et changer votre état (force et rapidité augmentées, par exemple).

 

COMBATS ET PIQUES

Les affrontements sont au tour par tour, comme dans un j-rpg à l'ancienne. Chaque personnage devra entrer une commande qui s'exécutera par la suite. Pour gagner l'initiative (porter le premier coup), vous pouvez viser les adversaires en les rencontrant avec votre arme de jet. Cela les rendra étourdis, et vous et votre compagnon (oui, vous n'êtes que deux) pourrez affaiblir un ou plusieurs ennemis. Lors du combat, vous pouvez effectuer deux actions par tour et par protagoniste. La première sera d'utilitser un item ou une compétence spécifique au perso (ce sera souvent un changement d'état), puis vous pourrez frapper avec une arme de contact ou de jet. A ce moment, les actions deviennent semi-réelles. En fait, il faut appuyer sur une touche lorsque votre arme scintille pour assener le plus de dégâts possibles.

Il y aura même un hommage aux bons vieux rpg 8 bits

Ces coups sont au nombre de deux (pour le héros en tous cas). Soit vous tapotez la touche "croix" pour un ou plusieurs coups faibles, soit vous presser le bouton "carré" pour une frappe plus forte. De plus, vous pouvez utiliser des compétences propres aux personnages, qui utiliseront des points d'aptitudes (le coup par derrière du héros est dévastateur, en général).

Sans oublier que, dès le début du jeu, et progressivement par la suite, vous apprendrez des formules magiques hilarantes. Il s'agit en fin de compte de pets...oui, des prouts quoi... Si au départ, vous n'êtes capable que de flattuler normalement, vous pourrez ensuite les lancer derrière les ennemis, les balancer à la figure des autres, voire concentrer les gazs pour lancer une bombe dévastatrice. A savoir que ces magies sont également disponibles hors combats, pour détruire un mur ou un obstacle (les rats par exemple).

 

PIPI, CACA, PROUT PROUT

Vous l'aurez compris, l'humour est directement issu de la série, sans ajout ni édulcoration (enfin presque, car quelques scènes sont tout de même censurées, mais avec style). Et si le jeu est déconseillé aux moins de 18 ans, ce ne sera pas usurpé. Les paroles des gosses, les scènes en arrière-plan, certaines scènes bonus, sont souvent à vomir ou très osées (prenons exemple sur le combat de votre personnage qui, à l'état de gnome, devra éviter les bourses de son père qui fornique sur le lit où à lieu l'affrontement). Si ce n'est pas trash ça...

Il est difficile de juger les graphismes du jeu, laideur magnifique ou beauté atroce ?

Un autre exemple de vanne pourrie, vous devez choisir la caste de votre personnage au début du jeu. Et Cartman vous propose quatre style : un guerrier, un mage, un voleur (ce que j'ai pris) et...un juif. Alors, je n'y peux rien, c'est le jeu qui est comme ça, car je n'ai rien contre cette religion et la communauté qui en découle. Surtout que, en choisissant ce dernier, vous aurez, d'après Cartman, toutes les tares et peu de bonus. Encore une énorme polémique...

Pour finir avec ce chapitre très...poétique, vous pouvez également frapper les animaux et les gens que vous rencontrez. Un coup de masse sur un chat, une flèche sur un oiseau,...et tout cela est totalement gratuit, car aucun bonus (du moins je n'en ai pas eu) ne vous sera accordé. Sans parler des armes bien délirantes quelquefois, comme ce godemichet trouvé dans le rectum de Monsieur Esclave, ou les aliens qui vous implante une sonde de téléportation dans le...ahem, vous voyez où...

 

TROP BON, MAIS...

Franchement, je ne suis pas fan (je l'ai déjà dit, je sais) de la série, mais je dois dire que je me suis poilé tout seul devant mon écran. L'humour a beau être très scatologique, c'est à mourir de rire, tellement le jeu est crade et qu'il va loin...peut-être à cause du fait que ce soient des gosses qui parlent de la sorte. Malheureusement, le jeu est assez court, comptez une dizaine d'heures pour la quête principale, et quelques activités annexes. C'est peu, malgré le fait qu'après avoir vaincu le boss (qui est surprenant), vous pouvez continuer à vous ballader dans South Park et finir ce que vous n'avez pas fait. De plus, la ville est bien petite, et vous en ferez le tour rapidement, même si vous voyagerez au Canada par la suite, et dans la forêt. Heureusement, vous pouvez voyager rapidement grâce à un système de carriole tirée par Timmy. Avec la présence des égoûts, du vaisseau alien et des maisons à visiter, l'exploration sera intéressante mais courte également.

Cette famille de crottes va quémander votre amitié...sigh

Graphiquement, c'est du pur South Park, donc c'est moche...mais pourtant, le jeu rend bien hommage à la série, avec des animations sur deux trames, des textures monocolorées et des temps de chargement assez fréquents (quoique pas bien longs, quelques secondes au plus). Ce qui frappe, ce sont les environnements très originaux et souvent très trash, comme le rectum de Mr Esclave par exemple. Faire des décors très adultes avec des dessins complètement enfantins, c'est ce que j'appelle choquer les gamers...Et ça marche.

Côté sons, on a le droit aux voix originales du dessin-animé, avec un sous-titrage en français de bonne facture (et sans édulcoration, tant mieux). Quant aux musiques, c'est de l'épique à la sauce délirante South Park. C'est réellement réussi. Et même les incursions satyriques de certains protagonistes (comme les soldats nazis, qui hurlent des morceaux de discours d'Hitler) font mouche. Bref, comme les graphismes (sang, défécation,...), la bande sonore est trash en plein...c'est vraiment dégueulassement jouissif...

Pour censurer certaines scènes et gameplay, un texte assez humorisique vous est proposé

Pour la jouabilité, c'est une autre paire de manche. Les commandes ne sont pas très intuitives, et certaines actions sont assez compliquées (en fait, j'ai eu du mal à changer de magie ou de compétences in-game). De plus, avec les animations très hâchées, on peut avoir du mal à bien se diriger dans la ville, surtout lorsque le jeu sauvegarde (ça fait ramer le tout horriblement). Sans compter que le héros est assez lent dans ses déplacements, malgré le fait que l'on puisse courrir. Sinon, rien de méchant ici, les combats sont clairs et rapides. A savoir que, lorsqu'un affrontement se termine, vous récupérez tous vos points de vie, magie et aptitude. C'est assez original somme toute.

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South Park, on aime ou pas (oui, je me répète, l'âge peut-être). Si vous êtes fan, ruez vous dessus, le jeu en vaut largement la chandelle. Si vous n'aimez pas, essayez-le quand-même, il risque bien de vous faire aimer la série. L'humour est à chier (c'est le cas de le dire), les graphismes simplistes, les animations peu détaillées, le scénario bien nul,...mais tout ceci est si proche de la série et de la dérision qui en découle que la sauce prendra forcément. Vous vous prendrez même à rire devant tant de jeux de mots pourris ou de situations ridicules. De plus, et pour ne rien gâcher, le jeu arbore de véritables qualités, comme une bande son excellente et délirante, des quêtes annexes sympathiques et rigolotes, des personnages qu'on va apprendre à aimer malgré tout... Seule sa durée de vie peut en rebuter quelques-uns, ainsi qu'une difficulté bien mal dosée (trop simple comme jeu, banissez le niveau facile d'entrée de jeu). Sinon, il serait dommage de passer à côté de ce monument télévisuel et vidéoludique dorénavant.

Bâton du mage : trop drôle, dégueulasse à souhait, esprit de la série préservé, bande son de qualité, les voix originales, sous-titrage de bonne facture, Kenny en princesse...

Bout de bois : graphismes et animations de la série, beaucoup trop scatologique, humour gras et lourd, bien trop court.

 

Graphismes : 15/20

Sons : 18/20

Jouabilité : 13/20

Scénario : 14/20

Durée de vie : 10/20

Sentence

15/20

 

Genre : RPG.

Machines : PS3, Xbox 360, PC.

Développeur : Obsidian.

Editeur : Ubisoft.

PEGI : 18 ans (et c'est mérité).

Difficulté : pas assez.

Prix constaté : 45 euros minimum en occasion.

Qui se ressemble : Tales of, et tous les j-rpg de la planète.

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Rpg à découvrir absolument.

C'est fait, le messie des hack'n slash vient de débarquer sur nos consoles next-gen (enfin plus pour longtemps la next-gen). Et l'on peut dire que Diablo 3 est réussi, aussi bien graphiquement que scénaristiquement. Mais, saviez-vous que le premier de la série (Diablo donc) fut adapté sur console ? Non ? Et bien, voici de quoi vois rafraîchir la mémoire dans la fontaine de jouvence au fond de ma guilde. N'ayez pas peur, prenez une coupe en étain et servez vous un peu de ce doux breuvage...

 

LE NOMBRE DE LA BETE

Le village de Tristram n'est pas banal. Il renferme, dans les soutterains de son monastère, la prison d'un démon surpuissant du nom de Diablo. Après avoir été banni des enfers, ce dernier, ainsi que ses frères, Baal et Mephisto, sema le chaos et la mort sur Terre. Pour les vaincre, des prêtres, emmenés par l'ange Taryel, les enfermèrent dans des pierres d'âmes, et les scellèrent aux quatres coins du royaume, dans des forteresses jusqu'ici oubliées.

Malheureusement, Léoric, un seigneur du nord, s'auto-proclama roi du royaume, et prit ses quartiers dans la forteresse où le démon fut enfermé. Les serviteurs de Diablo réussirent à pénétrer dans l'esprit du nouveau roi, et l'obligèrent à détruire la pierre d'âme dans laquelle la créature démoniaque résidait. S'ensuivra une guerre entre Diablo et les troupes du roi, mais bien-entendu, la débandade fut courte pour les humains. Par la suite, des villageois tentèrent de pénétrer dans le monastère afin d'y affronter Diablo, mais peu en revînrent vivant...

L'interface est claire, et se marie aisément avec l'écran de jeu.

C'est dans ce contexte que votre héros arrivent dans le village de Tristram.

 

INCARNEZ QUI VOUS VOULEZ

Au début du jeu, vous devez choisir entre trois personnages aux caractéristiques différentes. Le guerrier sera fort au combat de corps à corps ou à l'arc, mais n'utilisera que très peu de magie. L'archer sera un éxcellent tireur et un bon chasseur de trésor, mais peu résistant au dégats, surtout magiques. Le magicien, quant à lui, sera bon pour lancer des dizaines de sortilèges, mais ne saura pas utiliser des armes plus conventionnelles. Sachez que, selon votre choix de personnage, vous ne pourrez plus le changer par la suite.

Choisissez votre personnage sur cet écran, avec les caractéristiques sur le côté.

Avant de vous lancer dans l'aventure, parlez avec les habitants du village (enfin les rares qu'il reste), car certains auront de petites quêtes à vous confier. Si les premières sont assez banales (retrouver une enseigne de magasin, ou un champignon, par exemple), elles seront un peu plus motivantes par la suite. Pourtant, il ne s'agira surtout que de trouver un objet spécifique. Et selon la partie, ces quêtes seront différentes (quoiqu'en poussant l'aventure, on s'aperçoive qu'il n'y a que deux algorythmes différents pour celles-ci). Pour faire plus simple, soit ce sera les quêtes de type A, soit celle de type B...

Ensuite, descendez dans le monastère pour arpenter des labyrinthes remplis de monstres en tous genres (dans les premiers niveaux, ce seront des squelettes et autres morts-vivants). Mais rapidement, vous vous apercevrez de quelque chose de bizarre. Les adversaires deviendront rapidement difficiles à éliminer, voire impossibles même.

Parlez aux différents pnj pour aggrémenter l'aventure de quêtes annexes, et pour collecter quelques infos.

De plus, le guide du jeu vous explique que les dédales sont générés aléatoirement, et qu'ils changent d'une partie à l'autre. Mais pourquoi ? Et bien, le jeu propose un choix plutôt original, qui donne tout son sens à ces labyrinthes aléatoires. Vous pouvez enregistrer votre partie (normal quoi), mais aussi votre personnage. Et là, seule sa progression, ses items et ses caractéristiques sont imprimés en mémoire. Vous pouvez donc recommencer une partie depuis le début, mais avec une personnage plus puissant...et comme les donjons sont renouvellés à chaque jeu... Et vue la difficulté des combats (surtout contre Diablo et ses lieutenants), il faudra rebooter votre partie plusieurs fois.

 

BESTIAIRE DE LA BETE

Je l'ai déjà dit, les combats seront ardus. Les monstres qui peuplent les soutterains sont, pour la plupart assez simple à vaincre. Si vous êtes archer ou magicien, éloignez vous le plus de la bataille pour éliminer les ennemis de loin. Et si vous êtes un guerrier, tentez de vous mettre devant une porte pour éviter l'encerclement par les adversaires, et ainsi anihiler les menaces une par une.

Par contre, et tous les quatre niveaux, vous tomberez nez à nez sur un lieutenant de Diablo, une brute plus forte que les autres. Elles sont souvent reliées aux mini-quêtes des habitants de Tristram, et demanderont une certaine technique pour les battre. De plus, et c'est tout ce qui fera le challenge, ces bras droits du démon lâcheront souvent une arme ou armure unique qui vous confèrera des pouvoirs spéciaux et des caractéristiques gonflées.

L'inventaire est un peu bordélique, et me fait penser à celui de Resident Evil 4.

Sachez surtout que les monstres sont toujours en nombre important, quelquefois en sécurité derrière une grille ou une porte, et que vous ne les verrez pas s'ils ne sont pas visibles (pas de vue à travers les murs).

 

MARCHE FORCEE

Vous ne pouvez vous déplacer qu'à pied dans les dédales, mais heureusement, il y a des passages directs tous les quatre niveaux pour rejoindre plus rapidement le village et recevoir vos récompenses, souvent désuettes. Vous trouverez aussi des parchemins (ou un sort pour le magicien) qui vous téléporteront au même endroit. Pratique pour vendre vos trouvailles, et dépenser votre or ramassé sur les monstres et dans les coffres.

Là, il y aura un marchand qui vous vendra des armes et armures, mais pourra aussi racheter votre bardat, et réparer votre équipement qui recevra des coups et se détèriorera. Un commerçant pourra vous vendre de la nourriture et un sorcier vous proposera des potions (notamment pour vos points de vie et votre mana, qui est la source de toute magie). 

Cette porte rouge est un portail qui vous emmènera directement dans le village.

Un écran de menu est disponible durant le jeu, dans lequel vous pourrez gérer votre équipement (et où il vous sera possible de revêtir différentes armures, bouclier, armes,...), mais aussi vos sorts, vos objets ceinture (qui seront utilisables en pressant un bouton), vos caractéristiques et vos quêtes.

 

PC CONTRE PLAYSTATION

Le jeu PC ne prenant pas énormément de ressources (il fallait une ram de 32 mo), la conversion Playstation causa quelques soucis aux développeurs, car elle ne dispose que de 2 mo de ram, avec une mémoire vidéo de 1 mo seulement. Et le problème se posera à chaque portage de jeux PC (notamment celle de Theme Hospital par exemple). Il fallut donc faire quelques sacrifices qui risquaient de plomber l'aventure sur console de salon. Et le gameplay s'en ressent énormément, comme le frame rate des déplacelement très famélique. Les mouvements des personnages, comme des ennemis, sont mal décomposés, et cela donne un des déplacements saccadés. La caméra a subit le même traiement, et le scrolling n'est pas fluide du tout. On est loin des 50 images par seconde, là...

Certains monstres sont, en fin de compte, de véritables mini-quêtes ambulantes.

De même pour les décors, il règnera une forte odeur de pop-up (c'est hallucinant pour un jeu qui n'affiche pas ses graphismes à vitesse grand V), et les murs et autres portes se profileront de manière soudaine devant vous. Ce sera d'autant plus bizarre que le jeu est en 3D isométrique (vue de 3/4). Le bestiaire sera aussi moins fourni que sur PC, et la diversité des monstres sera moindre, ce qui occasionera, bien-sûr, des vagues de mêmes ennemis. Les boss seront également en RTT pour certains...De vrais fonctionnaires quoi... Pourtant, toutes ces tares ne sont pas très ennuyeuses, et seront rapidement relayées au second plan.

Car les avantages sont aussi au rendez-vous avec Diablo. La musique est déjà excellente avec quelques riffs de guitare sympathiques (là, je pense surtout à l'ambiance dans le village). Dans les couloirs emplis de monstres, la bande son sera plus sombre et oppressante. Et la musique sera amplifiée par les cris des créatures mourrantes ou alléchées par vos jambonneaux succulents. Les voix sont aussi de grande qualité, et chaque personnage aura ses petites phrases fétiches, tantôt effrayantes, tantôt marrantes (le poivrot est génial). Et chaque dialogue sera ponctué par une fenêtre où le texte sera écrit. Le seul soucis vraiment énervant sera que le défilement de ce texte est d'une trop grande lenteur. Sans compter que la police de caractère est, certes classe, mais peu lisible.

Si l'on reconnait facilement les protagonistes et les adversaires, ils seront tous un peu flous, ce qui gène un peu la visibilité de l'intégralité du jeu. Surtout que, lorsque vous visez un monstre, ce dernier sera entouré d'une aura rouge, ce qui le détachera certainement du groupe, mais ne rendra pas cet amas de chair aggressif plus intelligible. Sinon, ce sera essentiellement la lenteur du jeu qui vous énervera un peu, mais bon, ce n'est pas grave... Les commandes répondent bien, avec toutefois un petit temps de latence, peu préjudiciable.

Voici un petit truc pour emmagasiner plus d'argent (car votre bourse n'est pas sans fond). Déposez vos liquidités par terre, devant le magasin du village, elles resteront là durant toute la partie. Même constat pour vos items.

Mais ce qui fait la grande originalité de ce jeu, c'est bien entendu ses labyrinthes générés aléatoirement. En fait, ce ne sera que la construction générale qui sera prise en compte. Les graphismes et les décors seront toujours dans les mêmes temps, du moins dans chaque niveau. Par contre, la difficulté est mal dosée. Les premiers affrontements sont assez simples, même pour un personnage de niveau 1, mais ils deviendront vite envahissant et compliqués, surtout dans les derniers niveaux et contre Diablo himself.

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La genèse de la série Diablo est présente sur Playstation, bien que la machine ne se prète pas spécialement au genre. Pourtant, le mélange action/rpg prend comme une bonne sauce béchamel sans grumeau. Si le scénario est peu original (comme la plupart des jeux de rôles sur console d'ailleurs), il donne tout de même envie de se lancer dans l'aventure. Mise à part les quelques tares, due essentiellement aux capacités limitées de la machine, ce jeu est un must pour tous passionnés de jeux de rôles, mais aussi pour ceux qui ont apprécié la troisième mouture. Même s'il est compliqué à dénicher, le prix ne sera pas très onéreux, du moins pour un jeu de ce type...

 

Graphismes : 12/20.

Sons : 17/20.

Jouabilité : 11/20.

Scénario : 14/20.

Durée de vie : 16/20.

Sentence

15/20

 

Machines : Playstation, PC, Mac.

Sortie : avril 1998 (1997 sur PC).

Genre : action/rpg (hack'n slash).

Développeur : Blizzard Entertainment.

Editeur : Electronic Arts.

Difficulté : ça devrait aller...

Qui se ressemble : Baldur's Gate, Sacred.

Prix constaté :10 à 19 euros environ.

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Rpg à découvrir absolument.

Si l'on vous parle Disney, vous pensez généralement aux productions pour petites filles, du genre Cendrillon ou Blanche Neige. Vous voyez aussi des dessins-animés plus contemporains comme Le Roi Lion et Monstres et Cie (ainsi que Monstres Academy, que je conseille vivement, il est hilarant). Et si on évoque le studio de développement Squaresoft (qui est devenu Square-Enyx maintenant), on pense bien évidemment à la saga des Final Fantasy, ainsi qu'à Final Fantasy Tactics. Maintenant, que pourrait bien donner le mix entre un jeu de rôle Squaresoft et des long-métrages d'animation sortis des studios Disney ? La réponse est dans ce test...

 

VACANCES, J'OUBLIE TOUT

Tout commence sur une île paradisiaque appelée Ile du Destin où Sora, un jeune adolescent sans soucis profite largement de ses moments avec ses amis de toujours Riku et Kairi. Au programme, course sur la plage et sur des palmiers, recherche de fruits et autres denrées, sport de ballon,...bref, rien ne semblerait rompre les vacances des enfants. Pourtant, Sora fait des rêves bien étrange, dans lesquels il se voit confronter à des créatures noires qui tentent de l'emmener dans un autre monde. Malheureusement pour lui, il ne s'agit pas que de chimères, car les créatures impliquées, des "sans-coeur", envahissent soudainement l'île et kidnappent la jolie (et dulcinée secrète de Sora) Kairi. Au même moment, Sora reçoit une grosse clé qui lui servira d'arme pendant tout le long du jeu, et qu'il maniera comme une épée. Il s'agit de la Keyblade, qui a le pouvoir de désigner elle-même son possesseur.

Il n'y a pas que les personnages de l'univers Disney qui viendront vous épauler, quelques références aux Final Fantasy seront également de la partie.

S'ensuit un petit tutoriel bien fichu dans lequel on apprend les coups spéciaux, le système de combat assez particulier, mais surtout où l'on peut définir quel sera le point fort de notre héros. Il peut être un guerrier, un magicien ou un défenseur, selon que vous choisirez une épée, un sceptre ou un bouclier.

 

L'EQUIPEE SAUVAGE

Parallèlement à cette histoire, nous allons suivre les péripéties de deux autres personnages que tout le monde connait bien, puisqu'il s'agit de Dingo et Donald. Sujets dévoués au roi Mickey, ils s'inquiètent de la disparition de ce dernier. Folle d'inquiétude, sa femme, Minnie, demande à Dingo, capitaine de la garde royale, de retrouver ce dernier. De même, Daisy, demande à Donald de mener son enquête. Les deux larrons se retrouvent dans la ville de Traverse, dernier endroit où leur souverain fut vu. Accompagnés de Pluto, le chien royal, ils ne tardent pas à tomber sur le jeune Sora qui s'est retrouvé happé dans cet autre monde.

Rapidement, les trois compères en déduisent que leurs histoires sont liées, et qu'ils auront bien plus de chance de résoudre ces énigmes s'ils s'associent. Voici donc Donald, un magicien en apprentissage, et Dingo, un chef de la garde un peu gauche et pas très malin, qui vont suivre aveuglément Sora.

Le jeu est un action/rpg. Les phases d'exploration se déroulent comme tous les j-rpg que nous connaissons, avec visite de villes ou de mondes, achat d'objets d'équipement ou de soutien (regain de points de vie ou de magie, par exemple), chasse aux coffres aux trésors et autres items spéciaux plus ou moins rares, sans compter quelques quêtes annexes bien cachées pour certaines.

Les mondes référents aux contes sont vraiment bien retranscrits...et souvent avec humour.

Les combats, quant à eux, sont aléatoires, bien que les monstres surgissant de nulle part le fassent souvent aux mêmes endroits. Il s'agira essentiellement de sans-coeur, ces créatures noires, qui revêteront différentes formes selon leur force et leur catégorie. Ces affrontements sont en temps réel, ce qui implique que vous devrez frapper et éviter les coups adverses comme dans un jeu d'action. Mais ce n'est pas là, la grande difficulté du jeu...

 

CHOISIS BIEN MON FILS, MAIS SURTOUT CHOISIS VITE

En fait, durant les combats, vous aurez un menu sur la gauche de l'écran qui vous donnera les possibilités de votre personnage. Celui-ci vous demandera de choisir entre attaquer, mais aussi utiliser un objet ou une magie, et ce, sans aucun temps mort ni pause dans les fights. Comprenez que vous devrez faire vos choix rapidement, et au bon moment. Si cela parait une très bonne idée, et donne aux affrontements beaucoup de dynamisme, le tout reste très confus et vous risquez de vous perdre dans ce menu qui s'étoffera au fil de l'aventure, vous proposant encore plus de possibilités. Bref, pour être sûr de s'en sortir facilement, et sans trop de bobos, apprenez les commandes par-coeur afin de sortir votre magie (c'est elle qui vous donnera de multiples embranchements) à la vitesse de l'éclair.

Comme vous pouvez le voir, l'écran regorge d'informations, mais cela ne nuit pas trop à la visibilité.

Sinon, concernant vos compagnons, ils se dirigeront tout seul, comme des grands...enfin presque. En fait, il faut leur donner des ordres sommaires, comme faire de la magie, frapper, soigner,...et ce dans le menu hors combat. Ensuite, ils feront à peu près ce que vous avez décidé pour eux. S'ils sont touchés par un ennemi, et perdent tous leurs points de vie, pas de panique, ils ne seront que sonnés (KO donc), et reviendront ultèrieurement lors du combat. Vous pouvez, bien entendu, les guérir en cours d'affrontement, et ils peuvent faire de même avec vous, mais dans tous les cas, c'est à vous de décider.

Cela donne une dimension stratégique qui plaira forcément aux puristes du genre, et qui pourra initier les détracteurs. Dommage tout de même que cet aspect ne soit pas plus développé, on aurait aimé quelques possibilités en plus pour Donald et Dingo. Surtout que quelquefois, ces deux trublions n'en font qu'à leur tête, et il ne sera pas si rare de voir Donald, pourtant magicien, se ruer sur l'ennemi tel un barbare sanguinaire et très peu développé intélectuellement...

De plus, en vaincant les adversaires, ils libèreront des petits orbes de couleurs différentes qui vous donneront des bonus. Par exemple, les orbes vertes vous redonnent des PV, les bleues des PM, les jaunes de l'argent (des munnies ici),...etc. Et, bien-sûr, comme dans tous les j-rpg, vous engrangerez des points d'expérience qui vous feront grimper de niveaux, et vous octroieront des aptitudes boostées...mais ça, vous connaissez déjà, non ?

 

VERS L'INFINI ET UN PEU PLUS LOIN

C'est peut-être ce que je préfère dans ce jeu...la diversité... Vous évoluez dans différents mondes que vous devrez débloquer au fur et à mesure. Chacun d'entre-eux correspond à une histoire que Disney a mit en place sur grand écran. Tarzan, Hercule, la Petite Sirène, Pirates des Caraïbes,...chaque long-métrage sera à l'honneur avec ses personnages emblématiques qui pourront même vous venir en aide dans votre équipe. Malheureusement, ils vous seront toujours imposés, et vous devrez remplacer l'un de vos camarades, ce qui sera difficile, tant les deux potes royaux sont attachants (pourtant, j'ai une préférence pour Donald, il est tellement plus drôle...même s'il ne le fait jamais exprès).

Comme vous pouvez le voir, la traduction française est propre et claire...un exemple à suivre.

Donc, vous débloquerez des mondes...encore faut-il s'y rendre. Et là, vous aurez l'aide de Tic et Tac (vous savez, les deux écureuils) qui vous prêteront le vaisseau Gummi. S'ensuivra un shoot'em up endiablé en 3D, où il faudra éliminer tous les ennemis à l'écran et suivre une route prédéfinie. Au bout de ce périple plein de sueur, vous ouvrirez la voie vers un autre monde, mais gagnerez aussi des points, ainsi que des pièces supplémentaires pour votre vaisseau.

Car, il existe un autre intérêt à ces courses : la fabrication de votre vaisseau. En effet, vous pourrez construire votre appareil comme bon vous semble, un peu à la manière des Légo. Carénage, couleurs, armes,...tout y passera, mais toujours selon vos récupérations lors des phases de shoot...alors, soyez bon.

 

A DEUX C'EST COOL, A TROIS C'EST MIEUX

Vous aurez aussi une multitude de quêtes annexes, notamment grâce aux mogs, de petites créatures volantes très présentes dans la saga des Final Fantasy. Jouez au facteur en distribuant du courrier et en recevant des plis. Fabriquez aussi des armes nouvelles grâce à la synthèse des composants que vous dénicherez dans les coffres ou en gagnant des combats. D'ailleurs, vous aurez aussi droit à l'aide des neuveux de Donald, qui tiendront les magasins dans la ville de Traverse, endroit que vous visiterez très souvent.

Ici, vous pouvez construire votre vaisseau spatial à la manière de Légo.

Outre cela, vous pourrez aussi partir à la recherche des 101 dalmatiens, cachés dans la ville, mais aussi dans tous les mondes que vous traverserez. Sans compter les évênements spéciaux qui se déclenchent seulement lorsque vous êtes trois, et d'un certain niveau.

Chacun de vos personnage peut s'équiper d'armes (à part Sora, il gardera la Keyblade, mais elle pourra évoluer), mais aussi de protections et de bagues donnant diverses pouvoirs (plus de défense physique ou magique, plus de force,...). Et en évoluant dans les niveaux, vous pourrez transporter plusieurs items d'équipement. Sachez simplement que durant les combats, vous n'aurez pas accès à tous les objets, mais seulement à ceux que vous avez équipés dans votre inventaire personnel. Vérifiez donc souvent ce dernier, des fois que l'un de vos compagnon ait utiliser des herbes ou autres potions.

 

UN JEU ROYAL...MAIS PAS TROP QUAND-MÊME

Graphiquement, on peut dire que c'est superbe. Les couleurs sont belles, quoiqu'un peu passées de temps en temps. Mention spéciale aux personnages qui sont vraiment une réussite, tant au niveau du physique que de l'animation. Personnellement, j'adore la démarche en canard de Donald, et le chaloupement des fesses de Dingo...Les décors sont aussi jolis, bien que l'on puisse déplorer une sorte de brouillard en arrière-plan, qui diminue légèrement la profondeur de champ...mais là, je chipotte un peu. Par contre, le bestiaire est bien trop vite vu. On affronte sans cesse les mêmes ennemis, qui repopent toujours aux mêmes endroits pour peu que l'on passe à l'écran suivant. Sinon, tous les protagonistes sont extrèmement bien choisis, et ils s'intègrent parfaitement dans leurs mondes respectifs. Seuls quelques bugs d'affichage peuvent survenir, mais rien de bien méchant.

A droite, vos points de magie (en bleu) et de vie (en vert). Lorsque ces derniers sont proches de zéro, une alarme bien énervante se déclenche (un peu comme pour Link).

Les musiques sont un peu déroutantes. Si lors des phases d'exploration et de cinématiques, elles sont vraiment excellentes, elles deviennent très lourdes, voire insipides durant les affrontements. Heureusement que ces derniers ne durent pas trop longtemps... Les voix françaises sont géniales, rarement un jeu nous aura gratifié d'une telle prouesse sonore à ce niveau. Les traductions sont exemplaires, que les dialogues soient parlés ou écrits. On aurait juste aimé pouvoir choisir entre les voix françaises ou japonaises (voire anglaises). Mais bon, les voix francophones sont tellement fantastiques, que l'on pardonnera aisément cet oubli.

Les commandes sont assez confuses, surtout au début. Le fait de passer par un menu pour entrer différentes actions avec un seul bouton (X en l'occrurence) peut en déstabiliser beaucoup. Mais à la longue, on s'y fait et on développe même des moyens mémotechniques pour se souvenir des bonnes combinaisons de touches pour avoir accès à la bonne magie. Il n'empêche que pour un habitué aux J-Rpg, cela risquerait de le rebuter un tentinet... Vos acolytes obéiront plus ou moins à vos ordres, et quelquefois, ils feront un peu n'importe quoi (surtout Donald lorsqu'il aura épuisé ses points de magie et qu'il n'aura même pas l'idée d'utiliser la potion qui en redonne sur lui).

Le scénario est, lui aussi, un peu déroutant au départ. On dirige un personnage que l'on ne connaît pas, qui n'a aucun pouvoir particulier et qui semble n'être qu'un gamin comme les autres. Mais rapidement, l'histoire se déroulera aisément, tel un tapis rouge devant vos pieds, et donnera une réelle dimension onirique au jeu. Les personnages sont tous attachants, et les mini-scénaris s'entrecroiseront avec bonheur et simplicité, relançant ainsi la motivation du joueur quant à la poursuite du conte. Et si vous pensez que les protagonistes de chez Disney risquent d'apporter une certaine niaiserie au tout, détrompez-vous. Car, bien que les histoires soient clairement réservées aux plus jeunes d'entre-nous, la direction volontairement prise par les développeurs garde une certaine tragédie dans le fond.

Hmmm, je connais cette bouille...mais qui me rappelle-t'il à la fin ? Ma voisine peut-être...

Si l'aventure de Sora est longue, c'est surtout à cause des nombreuses cinématiques qui parsèment le déroulement du jeu. On pourrait même dire qu'elles sont bien trop nombreuses, et cassent le rythme qui est pourtant orienté vers l'action. Un peu comme dans un Metal Gear Solid, les protagonistes vont tellement converser qu'il vous sera presque impossible de résister à la tentation de les zapper...mais vous risquez fort de perdre le fil de l'histoire, car, malgré le fait que durant ces scènes, les personnages parlent souvent pour ne rien dire d'utile, il y aura souvent des indices cachés ou des révélations importantes pour la suite. Alors prenez votre mal en patience...

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S'il n'est pas le méga-hit du siècle, Kingdom Hearts n'en est pas moins une bombe vidéoludique. Le mariage entre Squaresoft et Disney pouvait préter à faire sourire, mais le résultat est là, et il ne déçoit pas. Graphismes sublimes, mise en scène grandiose, mondes de Disney bien exploités, personnages attachants, musiques superbes, aucun écueil ne saurait ternir le tableau...à part peut-être la caméra un peu molle et pas toujours au bon endroit, et l'IA de vos alliés un peu à la ramasse. Alors si vous aimez les jeux emprunt de l'esprit d'un Legend of Zelda, mélangeant jeux de rôles, action et shoot'em up, et les contes de votre enfance, ce Kingdom Hearts est fait pour vous...et si vous n'aimez pas les contes, il est quand-même fait pour vous...

Coeur vaillant : graphismes, musiques, voix en français, scénario, personnages, tout en bon dans le ronron. Le jeu firse la perfection dans son domaine, surtout avec un gameplay varié.

Crise cardiaque : la caméra un peu lente, les cinématiques bien trop présentes et longues, les menus un peu déroutant...vous en voulez encore ? Désolé, il n'y a rien d'autre...

 

Graphismes : 18/20.

Sons : 16/20.

Jouabilité : 15/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 17/20.

Sentence

18/20

 

Genre : action/rpg.

Sortie : 20/11/2002.

Machine : Playstation 2.

PEGI : 12 + (pour un jeu basé sur des contes...).

Développeur : Squaresoft (pas encore devenu Square-Enyx).

Editeur : Sony.

Difficulté : ça dépent s'il vous reste des cheveux sur la tête...mais oui, assez.

Qui se ressemble : ben pas grand-chose dans la même veine...peut-être la saga Legend of Zelda...ou alors les Tales Of aussi.

Prix constaté en magasin : comptez au moins 20 euros chez un spécialiste, et jusque 40 euros en général.

 

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Rpg à découvrir absolument.

A peine remis de nos émotions avec Dark Cloud, voici que nous allons nous attaquer à sa suite directe (bien que n'ayant aucun rapport scénaristique avec son aîné), Dark Chronicle (Dark Cloud 2 chez nos amis Nippons). Bien plus encensé par la critique vidéoludique, ce petit dernier saura-t'il gommer les défauts de son prédécesseur ? Sony a-t'il eu le nez creux en passant le développement à ce jeune studio qu'est Level 5 ? Réponses tout de suite...

 

LETTRES A FRANCE

Maximilien (Max pour les potos) vit tranquillement dans une petite ville charmante : Palm Brinks. Il y a quinze ans, cette bourgade fut l'unique survivante d'une sorte d'holocauste, perpétrée par l'empereur Griffon, un tyran cherchant à mettre la main sur un joyau magique. Et, comme le hasard fait souvent bien les choses, c'est Max qui détient ladite pierre. Dorénavant, la ville est fermée, en totale otarcie, par des portails infranchissables. Et c'est bien dommage, car vous ne rêvez que de voir le monde extérieur, en témoignent les innombrables lettres que vous envoyez 'en vain) à votre mère qui, selon vous, vivrait hors des murs de Palm Brinks.

Monica est une excellente guerrière, et frappe avec une épée ou un bracelet magique.

N'ayant que treize ans, vous vivez chez votre oncle, un vieux bricoleur un peu excentrique, mais fort sympathique (une sorte de Doc Brown, en moins exalté). D'ailleurs, ce scientifique vous a tout appris, et vous ne manquez pas d'idée pour inventer des appareils plus ou moins intéressants. De plus, les habitants de votre ville ne vous laisseront pas dans la mouise, car vous connaissez tous le monde ici, et vous vous êtes fait de solides amitiés avec la plupart d'entre eux.

Aujourd'hui est un jour que vous attendiez plus que tout. Un cirque vient de s'installer sur la place principale, et vous mourrez d'envie d'y aller, vous qui n'avez jamais vu de cirque de votre vie. Votre oncle, toujours le coeur sur la main, vous a obtenu un billet d'entrée, et vous traversez les rues en courant, car le spectacle ne devrait plus tarder à commencer. Sur le chemin, vous tombez nez à nez avec une curieuse petite fille, qui vous parle de façon bien étrange. Et, pour vous ennuyer encore plus, elle vous vole votre billet, et vous voila obligé de grimper sur les échafaudages du chapiteau pour pouvoir assister au spectacle.

Bien mal vous en prend, vous surprenez une conversation entre le maire de la ville et le directeur du cirque, qui cherche la pierre que vous avez en votre possession, sur votre poitrine. Ce dernier vous voit, et vous pourchasse dans les ruelles et sur les toits avec une machine ressemblant à un clown affreux. Vous serez sauvé providentiellement par un ami, clochard vivant dans les égouts, qui vous poussera à arpenter les couloirs suintant afin de sortir de la ville, et de découvrir le monde qui vous entoure. Et, pour vous épauler, votre oncle viendra plus-tard avec un train pour un déplacement plus rapide (et plus pratique aussi).

Vous pourrez conduire un robotmobile, qui vous aidera contre les boss et les monstres plus coriaces.

Parallèlement, vous incarnerez également une jeune guerrière mystérieuse qui, d'après ses dires, vient du futur. Son but ? Détruire Griffon, le tyran. Monica voit en Max un allié de taille, et décide de le suivre dans ses aventures...elle possède également un médaillon magique qui a le pouvoir de partir dans le futur (sachant que le vôtre peut-revenir vers le passé).

 

COULOIRS ET ZONES A EXPLORER

La plus grosse partie de ce jeu est l'exploration de donjons (souvent en llieux ouverts), mais ne comportant que des couloirs prédéfinis. Que vous utilisiez Max (et sa clé à molette en guise d'arme) ou Monica et son épée, vous devrez tuer tous les monstres, trouver la clé de la suite des labyrinthes, ouvrir tous les coffres...bref, il faudra vraiment arpenter chaque moindre recoin des dédales qui vous attendent, et ils seront nombreux, dès le début. Dans les coffres, mais aussi donnés par les ennemis, vous découvrirez des items bien singulier qui vous serviront par la suite, mais aussi des bonus bien sympas, comme des armes plus puissantes, ou des clowns qui vous proposeront un cadeau à choisir.

Les combats sont en temps réels, comme dans le premier opus. Sachez simplement que là, les monstres sont bien plus véloces, et qu'il faudra souvent trouver une stratégie pour chacun d'entre eux. Néanmoins, vous disposez de deux armes par personnage. Max peut utiliser un pistolet en sus, qui lui donnera un avantage certain quant aux adversaires rapides et volant. Monica, quant à elle, manie la magie avec grâce et facilité.

Dès le début de votre aventure, il faudra échapper à ce clown monstrueux qui veut vous appaltir comme une crêpe.

Bien entendu, utiliser vos armes entamera leurs points de vie, que vous devrez réparer pour ne pas les briser. Pour la magie de Monica, elle perdra des points éponymes qu'elle reprendra en buvant (ou mangeant) quelques nourritures. Comme dans Dark Cloud, vous tomberez sur des boss à la fin de chaque niveau, et vous devrez trouver une stratégie bien spécifique pour les vaincre rapidement.

Quelquefois, vous devrez vous soumettre à des restrictions imposées par le système de jeu. Par exemple, vous ne pourrez pas utiliser Max dans un dédale, ou vous ne pourrez pas utiliser de magie. De plus, quelques défis vous seront proposés, mais ne seront que facultatifs, comme détruire tous les ennemis avec la magie, ou le pistolet, ou des objets, par exemple. Cela vous donnera des médailles bonus, en plus de celles qui vous attendent en terminant le labyrinthe dans un temps donné.

 

MON ARME, MON AMOUR

Contrairement à beaucoup de Rpg, vous n'évoluerez pas directement. En défaisant vos ennemis, vous glanerez des points d'expérience (sous forme de cristaux bleus), qui seront absorbés par votre arme, que ce soit votre arme principale, votre pistolet ou votre magie (qui est un bracelet, en fait). Puis, en atteignant un certain nombre de ces points, vous pourrez faire évoluer votre arme de plusieurs façons différentes. Regardez bien les buts à atteindre, et augmentez les attributs de vos armes selon vos envies.

Cédric, votre oncle, vous donnera quelques idées d'invention. Après, debrouillez-vous tout seul.

Car, vous pourrez certir ces dernières avec des joyaux élémentaires (feu, glace, foudre,...), des augmentations primaires (attaque, défense,...) ou des pierres animales (dragon, plante,...). Pour ce faire, il faut synthétiser ces éléments (les faire passer dans le plan astral), et les insérer dans vos armes. Et, pour palier au manque de pierre (qui se faisait très vite sentir dans le premier épisode), vous pouvez synthétiser tous les éléments et items de votre inventaire. Ainsi, le moindre bout de bois peut faire évoluer votre arme. Et, si vous changez votre arme, vous pouvez y certir votre ancienne amie tranchante (ou contondante), ce qui octroiera un certain pourcentage (75 %, me semble-t'il) des compétences à la nouvelle arme en main.

De plus, les évolutions sont bien plus rapides que dans Dark Cloud, et votre arme changera vite de look...et de compétences. Vous pouvez aussi parer les coups des monstres, et vos déplacements sont bien plus agiles.

 

LA GEO, C'EST SUPER

Tout comme chez son aîné, vous devrez reconstruire des villes et villages. Mais, vous ne récupèrerez plus des oeufs dans les dédales, maintenant. En aidant les habitants en grande précarité, vous obtiendrez des informations pour refaire un habitat digne de ce nom. Puis, comme vous avez trouvé des éléments dans les labyrinthes (bois, fer, pierre,...), vous aurez la possibilité de reconstruire chaque maison, chaque édifice, chaque élément.

Le géorama est plus simple que dans le premier opus, mais toujours aussi addictif.

Puis, en suivant les doléances des personnes que vous aidez, vous placerez ces éléments de manière homogène. Car, non content de voir leur patelin reconstruit, les protagonistes demanderont d'autres personnages que vous trouverez dans Palm Brinks. A vous de comprendre comment les faire rallier à votre cause...Surtout que certains d'entre eux vous octroieront des bonus non négligeables, comme un magasin d'élément, par exemple.

Et lorsque le village sera complet, vous aurez le devoir de passer dans le futur, pour voir les améliorations à long terme, et glaner quelques items bonus par la même occasion (comme des augmentations de votre défense et de vos points de vie).

 

MINI-JEUX EN PAGAILLE ?

Outre l'exploration intensive des dédales, vous pourrez vous adonner à des mini-jeux plus ou moins intéressant. Pour commencer, vous aurez la possibilité de fabriquer des items originaux (comme un aquarium, par exemple). Pour ce faire, prenez des photos d'éléments (encadrement de fenêtre, ceinture de pantalon, bidon de lait,...), puis mélangez les images pour en faire une invention, enfin si les images collent entre-elles...En parlant aux citoyens de Palm Brinks, vous aurez quelques idées, ou quelques mises sur la voie...

Le spheda est, sans doute, le mini-jeu le plus original et le plus intéressant.

Ensuite, vous pourrez faire un concours de pêche (attention, il est limité dans le temps, donc ne traînez pas lorsqu'il sera annoncé). En y participant, vous trouverez des poissons (nan, sans blague), que vous pourrez mettre dans votre aquarium (j'aurais préféré un poelle, mais bon) et les entraînner pour en faire des poissons de compétition, et les faire se battre contre d'autres congénères. Cruel...

Et puis, certaines énigmes demanderont une mini-quête simpliste, mais pas forcément facile à réaliser. Par exemple, pour recruter le sheriff, vous devrez faire une course dans les rues de Palm Brinks, en battant un timing très serré. Votre ami, le clochard qui vit dans les égouts, vous demandera de faire des photos de monstres dans une position bien pariculière. Immortalisez des attaques, des gestes ou des vues bien spécifiques pour gagner des objets inédits et fort utiles. Par contre, ce ne sera pas une promenade de santé, car il faudra aussi photographier les boss...

Les graphismes sont vraiment magnifiques, avec une gestion du jour et de la nuit.

Enfin, et pas le moindre de ces mini-jeux, vous pourrez jouer au golf...oui, le golf, appelé Spheda ici, vous demande d'envoyer une balle lumineuse dans un trou en hauteur ou au raz du sol. Et, pour corser le tout, vous n'aurez qu'un certain nombre de coup limité, et en frappant la balle (et lorsqu'elle rebondit), cette dernière change de couleur. Il faut qu'elle entre dans le trou bleu en étant rouge, ou dans le trou rouge en étant bleue...croyez bien que cela vous arrachera les cheveux. Les enjeux sont des coffres bonus proposant des items intéressant, comme des pierres précieuses augmentant de manière siginificative vos armes. Si dans la plupart des niveaux, ce n'est qu'une formalité, dans d'autres (comme dans les cavernes, ou les plaines (qui sont pleines de crevasses), le challenge sera de taille, alors gardez votre calme, et n'oubliez pas que cela est totalement facultatif...

 

LA BEAUTE DU MONDE EXTERIEUR

Le premier grand changement de ce nouvel opus, est visuel. En effet, les graphismes (personnages comme décors) sont en cell-shading, et c'est réellement somptueux. Les couleurs sont criardes, mais ne nous aveuglent pas, et les textures sont toutes justes et superbes. Seul petit bémol, les mains des protagonistes sont moins bien modélisées, mais je chipotte là...Les animations sont fluides et à l'image des graphismes, tout ceci sent bon la fraîcheur. Même les monstres sont magnifiques. Peut-être que les personnages sont un peu taillés à la machette, mais certains sont vraiment plus que magnifiques. C'est du travail d'orfèvre...Surtout que chaque environnement est différent des autres. Dépaysement garanti.

En arrière plan, une toile d'arraignée qu'il faudra détruire avec l'objet adéquat. C'est, en fait, une extension de niveau.

Musicalement, nous resterons dans la veine du premier Dark. Pas inoubliable, mais bien sympathique, la bande-son rythme parfaitement les actions et l'ambiance générale du jeu. Les voix, bien qu'en anglais collent parfaitement aux personnages, et la traduction française (en sous-titres, donc) est tout bonnement géniale. Une ambiance très folklorique, des acteurs dans le ton, tout est fait pour nous faire rêver...et ça marche. Les bruitages sont un peu plus conventionnels, mais ont le mérite de coller parfaitement aux actions, eux aussi.

La jouabilité est exemplaire, et Max et Monica répondent au doigt et à l'oeil. La caméra, quelquefois mal placée, peut-être réajustées rapidement. Pratique dans les endroits confinés, ou lors d'attaques simultanées de plusieurs ennemis. Cahque action est simple à exécuter, et les commandes sont claires. Des idées que pas mal de jeux, même récents, devraient suivre...

Si la quête principale est déjà bien longue (comptez une bonne vingtaine d'heures), les petits à côtés sauront rallonger le tout de quelques heures de plus. Et, malgré la futulité de certaines d'entre elles, d'autres seront intéressantes, surtout en voyant les récompenses...Le spheda est tour particulièrement addictif, malgré son assez grande difficulté.

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Gommant ainsi les nombreux petits défauts de son prédécesseur, Dark Chronicle nous conte une histoire intéressante et prenante, avec des personnages attachants et un scénario, certes peu original, mais bien ficelé. Ajoutez des graphismes superbes, une ambiance sonore assurée, une traduction française au poil et un gameplay diversifié, et nous obtiendrons un jeu sublime qui mérite de figurer dans notre ludothèque. Les quelques défauts récurents (la caméra, par exemple) ne pourront pas entâcher ce chef d'oeuvre de Level 5. A posséder de toute urgence, pour ceux qui n'ont pas peur de chiner dans les brocantes et les magasins obscurs.

 

Chroniques du jour : graphismes de toute beauté, personnages attachants, jouabilité au poil, scénario basique mais prenant, ambiance assurée, le Géorama plus simple, les différents décors, traduction superbe, plein de mini-jeux intéressant, plein de bonnes idées.

Maladie chronique : problèmes de caméra, quelques monstres surboostés, quelques bugs de chargement (notamment des freezes d'écran).

 

Graphismes : 19/20.

Sons : 17/20.

Jouabilité : 16/20.

Scénario : 15/20.

Durée de vie : 18/20.

 

Sentence

18/20

 

Genre : Action/Rpg.

Développeur : Level 5.

Editeur : Sony.

PEGI : 12 +.

Difficulté : grande, mais pas insurmontable.

Année : 2003.

Qui se ressemble : Dark Cloud, Steambot Chronicle, King's Field (pour le côté action).

 

Une petite idée du spheda, en anglais.

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Rpg à découvrir absolument.

Ce fut officiel, la Playstation devait proposer un catalogue étoffé lors de son lancement. Et parmi tous ces jeux qui allaient accompagné les premiers pas du monolhite noir que nous adorons tous, un certain jeu devait voir le jour, original de par sa catégorie fortement boudé lors des lancements de nouvelles consoles. Il s'agissait de Dark Cloud, qui par la suite, rata les tout débuts de la Playstation 2, pour l'épauler un peu plus tard. Ceci justifia-t'il son succès d'estime et ses ventes très moyennes ?

 

ONCE UPON MOULT TIME...

L'histoire commence comme bon nombre de jeux de rôle. Vous vivez paisiblement dans un village appellé Nolan, proche d'une grotte remplie de monstres. Toute la région vit en harmonie avec la nature, sans la détruire ni l'altérer. Dans une autre contrée, plus à l'est, c'est l'inverse. La technologie à prit le pas sur les bienfaits de la verdure. Pourtant, ces deux mondes cohabitent sans aucun problème particulier, et sans vraiment se connaître non plus.

Jusqu'au jour où, un démon se réveille, appellé par une horde de fanatiques, et part dans une croisade de destruction, enfermant ainsi chaque personne, chaque objet, chaque maison, dans des balles magiques qu'aucune autre créature peut ouvrir. Votre village est tombé sous le joug de ce monstre, et il ne reste plus que la mairie (et son maire), et vous, miraculeusement. Vous implorant à genoux, le chef du patelin disparu vous envoie dans la grotte où, selon lui, les habitants de Nolan sont enfermés.

Les dédales sont générés aléatoirement, mais proposent peu de variété.

Simplement armé d'une dague, vous partez pour l'aventure dans les cavernes. Là, un mystérieux vieil homme vous contacte par télépathie et vous explique ce que vous pouvez faire dans ce dédale. Vous devrez trouver une clé pour dévérouiller les étages suivants, clé que détiend un des monstres du niveau en cours. Tant que vous ne l'avez pas en poche, les portes des niveaux suivants resteront closes. Les labyrinthes sont générés aléatoirement, et les monstres que vous devrez combattre également.

 

MON ARME ADOREE

Les combats sont en temps réels, comme un jeu à la Zelda. Vous pouvez frapper (heureusement), mais aussi parer les coups adverses, ou les évitez via une simple touche. De plus, vous disposez d'une arme secondaire (un pistolet) que vous pouvez utiliser pour abbattre les ennemis volant ou affaiblir les créatures plus coriaces. Le soucis est que, chacune de vos armes disposent de points de vie (tout comme vous), et vous devrez réparer les lames ou les canons pour pouvoir les utiliser ultérieurement. Pour ce faire, utiliser des items de réparation, ou augmentez leur niveau...

Il y aura quelques boss à vaincre. Celui-ci demande beaucoup de rapidité, avec quelques QTE bien placées.

Car vous pouvez faire évoluer vos armes, en récupérant des cristaux que laisse chaque montsre tué (paradoxalement, vous n'évoluez nullement). Chacune d'elle comporte des trous dans lesquels vous pouvez incruster des billes élémentaires (feu, glace, foudre,...), minérales (fer, pierre,...) ou animales (dragons, poissons,...). Et, lorsqu'un niveau supérieur est atteind, il est possible de faire "avaler" ces billes par votre arme, lui conférant ainsi des propriétés spéciales. Ce faisant, vous pouvez insérer d'autres capacités spéciales en vue de la prochaine évolution.

Surtout que, pour varier les plaisirs, vous avez des objectifs à atteindre pour transformer votre arme en un objet plus puissant. A vous de trouver des billes, de gérer les emplacements et de mener vos armes aux bonnes évolutions.

Malgré leur côté vieillot, certains décors valent vraiment le coup d'oeil.

Quelquefois, vous tomberez sur des coffres énormes, renfermant des armes bonus. Sachez que, en les faisant évoluer, vous pourrez également les intégrer à d'autres armes par la suite, leurs conférant des capacités encore plus grandes. Et, vous trouverez également des billes augmentant les attributs primaires des armes, comme la force ou l'endurance, par exemple.

 

ET VOUS DANS TOUT CA ?

Vous aussi, vous disposez de points de vie qui diminue en recevant des coups. Mais, vous avez aussi une jauge de soif qui s'amenuise au fil du temps. Pour la remplir à nouveau, vous devez boire de l'eau, ou trouvez des sources dans les dédales qui vous redonneront aussi vos points de vie. Vous devrez aussi utiliser des items pour regagner de l'énergie vitale, mais cela risque de faire chuter vos points de soif.

Heureusement, dans le village, et en le reconstruisant, vous tomberez sur des mini-coffres qui peuvent renfermer des objets augmentant vos différents points (la vie, la soif et la protection). Dans les labyrinthes, vous pourrez ouvrir des balles géantes, renfermant chacune une partie du village. Il s'agit d'items, mais aussi de personnages.

Après avoir construit votre village, vous pouvez vous y ballader tranquillement. Cherchez les coffres...

De plus, en avançant dans le scénario, vous délivrerez des personnages bonus, et jouables. Ils seront indispensables pour vous faire progresser dans les autres niveaux, surtout que dans certains, le protagoniste vous est imposé...Une fillette-chat, un homme des cavernes, une magicienne, un ascète maigre, un scientifique excentrique,...ces personnages ne sont pas très charismatiques, mais jouer avec eux restera très plaisant, et changera radicalement votre façon d'arpenter les couloirs.

 

MON PUZZLE-GAME PERSO

En amassant des items et des morceaux de maisons, vous aurez la possibilité de reconstruire votre patelin paumé, et d'y intégrer chaque habitant. Et là, le jeu prend tous son sens, car votre imagination n'aura que très peu de limite...enfin, c'est ce que les développeurs ont voulu vous faire croire.

En effet, lorsque vous parlerez aux différents citoyens, ils vous demanderont différentes choses, comme se retrouver à côté de tel endroit, mais pas à proximité de telle personne...bref, il vous faudra disposer les maisons dans un certain agencement. Dans le menu de construction, vous avez les statistiques de satisfaction, et votre but sera d'atteindre les 100 %...et pour tous les villages à reconstruire...

Quelques effets de lumières viendront épauler certains actions. Pas de quoi nous exploser les mirettes.

L'interface est simple, trop simple même. Chaque maison vous explique ce dont elle a besoin (lampe, cheminée, barrière,...), et il en découlera qu'un petit jeu de construction facile, mais proposant des règles bien contraignantes. De plus, et c'est sans doute le plus énervant, il ne sera pas rare de voir que, même en disposant les maisons comme le demande leurs habitants, ces derniers ne seront pas contents, vous obligeant ainsi à revoir vos plans de construction. Et, quelquefois, cela donnera une touche complètement irréaliste aux agencements, tant les demandes sont farfelues (par exemple, la vieille du premier village, Nolan, voudra être si près du moulin, que pour accéder à sa demande, ce dernier bouchera littéralement l'entrée de sa barraque). Et comme les demandes ne sont pas toujours explicites, il faudra réfléchir un peu quant aux agencements globaux. Alors, imaginez la galère lorsque la ville à reconstruire est sur plusieurs niveaux...

 

UNE PLAYDREAM ?

Ce qui nous choque dès le démarrage du jeu, c'est son introduction un peu old-school, du genre ancienne génération de jeux. Pourtant, on s'émerveille des graphismes plutôt jolis, malgré la présence incessante d'aliasing et de scintillement. Les couleurs sont très développées, malgré l'emploi d'une palette assez terne. En fait, elles arborent toutes une teinte jaunâtre. Néanmoins, quelques petites animations sont plutôt chouette, comme le morceau de tissu sur votre chapeau qui hoquète à chacun de vos pas. Sinon, les détails sont nombreux, surtout sur les maisons ou les éléments du décors. Chaque dédale propose une ambiance unique (cavernes, forêt, tombeau,...), et s'agrémente même d'une extension, pour peu que l'on trouve l'item qui permet d'y accéder. Vous y trouverez des billes élémentaires et spéciales très puissantes, mais aussi des ennemis plus coriaces. De plus, les labyrinthes sont générés aléatoirement, ce qui augmentent la durée de vie et propose un bon revival. Pourtant, ces derniers manquent cruellement de variété.

Délivrez vos compagnons, et logez-les dans leurs maisons respectives en suivant leurs intstructions de placement.

Le jeu est entièrement traduit, et les voix sont en anglais (lorsqu'il y en a, car elles sont assez rares). Les musiques sont moyennes, même si leurs thèmes et leurs mélodies restent dans la tête. Cela ne dépasse pas les musiques de productions de génération antérieures (pour se faire une idée, cela ressemble beaucoup à la bande son de Breath of Fire III). Mais, cela reste audible, et vous ne couperez pas la musique pour autant.

Le gameplay est des plus simple, et les commandes sont très ergonomique, avec un ciblage des ennemis semi-automatique (il est possible de changer de cible en plein combat). La caméra reste maniable, même après quelques affolements lorsqu'elle se rapproche d'un mur, ou lorsqu'un ennemi passe derrière elle. Seules les animations des protagonistes (surtout les vôtres) sont un peu hachées.

Au début de chaque labyrinthe, vous connaitrez le nombre de monstres à abbattre, et les balles à ouvrir.

Le jeu est long, surtout grâce aux phases d'exploration qui n'en finissent pas, et ce dès le début. Mais, la possibilité de reconstruire les villages (géorama) vous maintiendra scotché à l'écran. Par contre, le scénario est assez conventionnel, et les lieux visités sont peu originaux.

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Pour un essai, Dark Cloud a touché au but. Assez joli, proposant une ambiance sympa, cet action/rpg nous bombarde d'idées de gameplay originales. Arpenter des couloirs, détruire des monstres, faire évoluer nos armes, reconstruire des villages,...les missions sont légions et restent toutes fun à jouer. Passez outre l'aspect vieillot des scènes cinématiques et des graphismes, et vous decouvrirez quelques bonnes surprises qui ne vous laisseront pas de glace. Sachez simplement que ce jeu est assez rare en magasin, et son prix devrait avoisiner les 40 euros d'occasion. Mais, l'expérience mérite de lâcher quelques euros...

 

CUMULUS : mode géorama, labyrinthes aléatoires, bonne ambiance, graphismes sympas, évolution des armes personnalisée, plusieurs personnages jouables...

CUMULO-NIMBUS : ...malheureusement sans saveur, des ennemis trop simples, un peu trop dirigiste.

 

Graphismes : 14/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 16/20.

Scénario : 14/20.

Durée de vie : 17/20.

 

Sentence

15/20

 

Genre : Action/Rpg.

Développeur : Sony.

Editeur : Sony.

Année : 2001.

Difficulté : pour huîtres.

PEGI : 12 ans.

Qui se ressemble : Dark Chronicle, Steambot Chronicle, Legend of Zelda 3D.

 

Comme vidéo, voici le premier boss à vaincre (version anglaise).

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Rpg à découvrir absolument.

Totalement absente de notre paysage vidéoludique europpéen, la série des "Arc" propose des tactical-rpg assez techniques, mais tout de même très accessibles. Mais, comme d'habitude, nous sommes les moutons noirs des jeux vidéos et nous avons loupé une plétore d'excellent titres (Baroque, où es-tu ?), avec quelquefois, des absurdités incompréhensibles (Suikoden III, Wild Arms 2, Parasite Eve,...). C'est donc par le 5ième opus que la série foule du pied notre belle contrée (4 épisodes sur PS1, puis un sur Wonderswam, tous sortis uniquement au Japon, et aux States dans une compilation).

LES JUMEAUX MAUDITS

Vous ne contrôlez pas un, mais bien deux personnages principaux dans cette aventure. Kharg est un humain possédant une marque étrange sur la main. Grand guerrier d'un village et prince, ce dernier tente de défendre son royaume de l'invasion d'autres hommes. Ces derniers, militaires, semblent chercher des pierres magiques afin d'assouvir leur désir de pouvoir. Darc, quant à lui, est un Deimos, une sorte de croisement entre humain et dragon. Pourvu d'ailes, il est, avec sa race, un vilain petit canard. Souvent dans une procédure esclavagique, ces créatures tentent de se soulever contre les hommes qui les avilissent sans vergogne.

Bref, vous l'aurez compris, les deux personnages sont intimement liés, et sont, en fait, deux frères jumeaux. Mais, étant donné que les deux races sont ennemies, la cohabitation future que l'on devine facilement risque d'être compliquée. Pourtant, les deimos ne sont pas les véritables adversaires des humains, mais bien ces militaires qui investissent peu à peu les territoires disséminés sur la planète.

Les déplacements possibles de vos unités sont symbolisés par cette étendue bleutée.

D'ailleurs, dès la séquence d'introduction, on peut apercevoir une ville en flammes et deux enfants abandonnés par une humaine et un deimos. Ces images tragiques reviennent souvent dans l'esprit de Kharg (l'homme), à la faveur de la nuit et de rêves agités. Et, sans trop savoir pourquoi, il reste persuadé que cette marque qu'il arbore bien malgré lui est étroitement liée aux cauchemars qui hantent ses nuitées incontrôlées et haletantes.

 

SE BATTRE OU...SE BATTRE

Les combats sont en première ligne dans ce jeu .En effet, les différentes phases que vous contrôlerez ne seront que des promenades en ville, et principalement des affrontements sur une carte. Il vous faudra déplacer vos personnages dans des décors et frapper les adversaires présents en vous en approchant ou en se placant stratégiquement. Un peu comme un tactical-rpg classique, donc...sauf que là, les déplacements de vos unités ne se font pas par case, mais par zone. Comprenez que chaque protagoniste se déplacera comme dans un jeu de rôle en temps réel, mais pourra entrer dans l'action qu'au tour par tour.

Les graphismes sont plutôt réussis. Et Darc a une de ces classes...

Et la dimension stratégique se résumera à des frappes dans le dos, histoire de diminuer les chances d'esquive des ennemis (mais aussi les vôtres). Car vos unités ne peuvent que taper au corps à corps, ou lancer des projectiles de loin. La magie est présente, bien sûr, mais ce n'est qu'une multitude de coups d'armes (souvent débloquable que près des adversaires). De plus, et c'est tout de même un comble, les protagonistes ne sont maniables qu'avec le stick analogique, ce qui ampute le jeu d'une grande jouabilité. En effet, il est difficile ainsi de viser un rival (surtout avec une atttaque de longue portée), car lorsque votre unité est contre un élément du décor, elle ne veut plus bouger, même s'il s'agit simplement de lui faire faire volte-face. Et encore, il faut maintenir le stick dans la bonne direction tout en appuyant sur le bouton d'action...pas très malin tout cela.

Autre point noir du jeu, et non des moindres, les affrontements sont d'une molesse jamais égalée. Chaque protagoniste prendra son temps pour se déplacer, sachant que, par exemple, il ne peut pas tourner sur lui même en marchant. Il doit tourner sur place avant de s'approcher d'un adversaire. De plus, vous aurez l'impression que le jeu réfléchi entre chaque déplacement d'unité. Bref, on s'ennuit ferme durant ces affontements, et ils sont au centre du soft.

 

TU VEUX DU MATOS ?

Dans les villes et villages rencontrés, vous pouvez acheter des armes et autres items d'armures ou de guérison. Tous ces objets peuvent également être ramassés lors des combats ou en récompense. Durant les affrontements, il vous faudra ramasser concrètement les items au sol, ce qui obligera l'un des personnages à se désengager du combat en cours. Cette technique coupe complètement l'action qui est déjà bien lourde...

La carte est simpliste et pratique, mais peu détaillée. Les déplacements se font automatiquement.

Dans ces objets, vous trouverez de l'argent, mais aussi des jemmes bleutées qui vous donneront des points d'expérience à la fin du combat, à distribuer dans des compétences propres à chacun (des coups spéciaux, donc). De plus, vous pourrez adjoindre des éléments magiques aux armes et armures, ce qui leur donnera quelques caractéristiques spécifiques comme une meilleure attaque ou défense. Le soucis est que ces items sont peu étoffés, et n'augmentent pas dans leurs niveaux. Donc, il s'agira des mêmes items, et ils augmenteront toujours de la même manière vos atours. Un réel manque de variété dans ce cas...

 

UNE CATASTROPHE ANNONCEE ?

Mais il n'y a pas que des points négatifs dans cette production, car les graphismes sont plutôt jolis. Les personnages sont haut en couleur, et leur apparence est très classe (à part Kharg, bien trop classique). La palme de la "classitude" revient, sans contestation, à Darc, le Deimos. Je le compare facilement à Alucard (Castlevania, Symphony of the Night), avec une démarche cool, une crédulité proche de la bétise humaine et un sang-froid à toute épreuve. De plus, sa condition d'esclave maltraité lui donne une certaine sympathie. Et puis, un homme-dragon, ça le fait... Les scènes cinématiques sont faites avec le moteur du jeu, est sont de toute beauté, avec une mise en scène bien foutue. On se prend au jeu des acteurs, tous doublés en français, avec peut-être quelques erreurs d'écriture. Par contre, les décors sont un peu vides quelquefois, mais savent aussi nous épater les mirettes. Seuls quelques bugs peuvent subsister ici et là, mais ils sont relativement pauvres, donc rien de grave.

Les cinématiques sont souvent bien mises en scènes, et l'accent mise sur le tragique.

Les voix sont superbes, quoiqu'un peu surjouées, surtout pour les humains. Mais, cet effort de traduction française est vraiment un atout de taille pour un genre de jeu qui reste, en général, dans la langue de Shakespeare (tout juste des sous-titres dans le langage de Molière). Musicalement, on est loin des productions habituelles avec de la musique classique/symphonique/épique, mais on s'approche plutôt de rock/pop/disco. Et, grâce à l'ambiance très médiévalo-contemporaine, cela colle bien aux actions. Seul bémol, cette bande-son est peu variée, et les même musiques reviennent souvent. De plus, les voix lors des combats sont en anglais, et vos unités lançeront toujours les mêmes cris de victoire, ce qui aura pour conséquence de vous faire zapper ces interventions dans le menu audio. Sérieusement, cela deviendra très rapidement énervant...

Le scénario est intéressant, bien qu'assez conventionnel en fin de compte. Mais, les deux personnages principaux nous plongent totalement dans l'histoire. Et, même si l'on pourrait croire que ce découpage scénaristique serait un embroglio insoutenable, il n'en est rien, et les deux histoires, pourtant différentes, se rejoignent petit à petit de manière quasiment logique. Mais, force est de constater que l'histoire de Darc prendra le pas sur celle de Kharg (cette première étant plus tragique). Le jeu est long, avec des affrontements de plus en plus techniques au fil du temps. Et la difficulté assez simpliste du début, sera bien plus compliquée par la suite, avec des combats quasi-impossibles quelquefois.

Les quelques effets de lumière lors des coups spéciaux sont assez impressionants, sans tomber dans la surenchère.

La maniabilité est difficile à juger. En fait, les rixes sont peu jouables, tant les problèmes de visée sont absurdes. Surtout que ces combats sont très mous, voire ennuyeux pour la plupart. Heureusement, les ennemis évoluent rapidement, car les premières armes sont bien trop simples. Le bestiaire est plutôt limité, car les véritables rivaux sont des humains. Sans compter que la tactique sera remise dans son plus simple appareil, avec des stratégies primaires. Néanmoins, les déplacements sont souples et simples, jusqu'à ce que l'on veuille faire une action...

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Ce n'est pas un mauvais jeu, loin de là. Le scénario est intéressant, le jeu d'acteur plutôt sympathique, et la bande-son est de qualité avec des musiques très pop-rock et des voix en français. En plus, les graphismes sont de bonne qualité avec des personnages bien retranscrits (surtout les Deimos) et une mise en scène superbement bien écrite. Malheureusement, les affrontements, qui sont l'essence du jeu, sont d'une molesse sans nom et certaines réactions de vos protagonistes durant ces derniers sont plus qu'énervantes. Reste un jeu sympathique tout de même, qui saura attiser les passions des mordus de rpg légèrement tactiques. Surtout que cette ambiance mixée entre du médiéval et du contemporain est séduisante. Alors, si vous n'êtes pas trop regardant, ce sera une bonne expérience.

 

ESPRITS BENEFIQUES : graphismes jolis dans l'ensemble, voix en français, bande sonore décalée, scénario prenant, quelques personnages classes, une bonne mise en scène.

POLTERGHEIST : combats très mous, des problèmes de ciblage, quelques protagonistes stéréotypés, les voix durant les rixes.

 

Graphismes : 17/20.

Sons : 16/20.

Jouabiltié : 11/20.

Scénario : 16/20.

Durée de vie : 16/20.

 

Sentence

15/20

 

Machine : Playstation 2.

Genre : tactical-RPG.

Année : 2004.

Développeur : Cattle Call.

Editeur : Sony.

Difficulté : moyenne et progressive.

PEGI : 12 ans.

Qui se ressemble : Suikoden Tactics, La Pucelle Tactics, Worlds Eater, Disgaea,...et tant d'autres...

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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