La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 08/12/16 à 09h35

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Oldies, but goodies.

Un canard colérique à souhait, vêtu d'une redingote bleue et d'un bérêt de la même couleur, sans pantalon, et qui est pourvu d'une extraordinaire malchance, vous connaissez ? Plus qu'un simple symbole, notre galinacé préféré est un anti-héros international qui, malgré les nombreuses tares qui l'affectent, reste l'un des personnages les plus appréciés du grand public. Alors, est-ce que ce jeu lui fait honneur ? Ou entâche-t'il sa notoriété ?

 

PRINCESSE EN DETRESSE

Alors je sais que d'habitude, les jeux à licence sont souvent ignoble. Basés totalement sur le script d'un film, d'une série ou quelquefois scénarisés originalement, il n'en reste souvent qu'une bouse infâme au fumet plus qu'évocateur. Pourtant, les jeux estampillés Disney ont toujours eu un développement plus strict, et proposent des expériences vidéoludiques plus que correctes, voire génialissime. On se souvient de Castle of Illusion (MD), ou Quackshot (MD), et plus recemment Wild Adventures (PS1), mais moins de ce Couack Attack...

Daisy est reporter pour la télévision locale de Donaldville (je n'ai jamais compris pourquoi une ville portant le nom de Donald ne le compte pas comme maire), et se fait enlever par le sorcier maléfique Merlock, qui l'emmène illico dans son manoir hanté. Assistant à la scène, notre canard fulmineux se précipite dans le laboratoire de Géo Trouvetou (qui se trouve bizarrement chez Donald) et lui demande de l'aide afin de retrouver sa belle.

Le jeu se déroule principalement en vue du derrière de Donald...magnifique n'est-il pas ?

Petits problèmes, Géo peut téléporter Donald directement dans le chateau de l'affreux magicien, mais n'a pas assez d'énergie pour faire fonctionner sa machine. Il ne peut que l'envoyer sur la montagne pour que l'anti-héros puisse ramasser des écrous qui donneront ce fameux carburants à la machine. De plus, et pour ne pas énerver encore plus le canard, son cousin (Gontran) a prit de l'avance sur lui et compte bien délivrer la bécheuse en premier.

 

FAUSSE 3D, VRAIE 2D

Il faut diriger Donald dans des niveaux en fausse 3D, à la manière d'un Crash Bandicoot 32 bits. Vous pouvez vous déplacer à gauche et à droite, ainsi que vers l'avant et l'arrière. Par contre le chemin est prédéfini tout du long, il suffit d'avancer. Quatre monde sont au rendez-vous, avec plusieurs niveaux pour chacun d'eux. Vous commencez sur le mont de Donaldville, mais vous pourrez aussi visiter la cité avant de vous attaquer au manoir du maléfique magot.

Mais la vue peut basculée en 2D pour certains niveaux.

Votre but principal, à part sauver Daisy bien entendu, sera de collecter des engrenages disséminés partout dans les niveaux, mais également des morceaux de girouettes pour donner plus d'énergie au téléporteur de Géo. En ramassant 5 engrenages de suite, vous trouverez une lettre du mot "spécial". Et, en recoltant toutes ces lettres, vous pourrez faire une action spéciale en tuant des ennemis, ce qui vous rapportera encore plus d'engrenages. Le problème est qu'il faut un certain nombre de conditions pour effectuer ces actions. Tout d'abord, il faut que Donald ne se soit pas fait toucher par un ennemi (il a deux points de vie). Puis, il doit rebondir sur 3 ennemis à la suite, sans toucher le sol. Enfin, il disposera de 3 secondes pour effectuer une combinaison de touches s'affichant à l'écran pour que l'action spéciale se déclenche. Plutôt restrictif comme procédé, non ?

Si vous finissez un niveau, vous pouvez le recommencer en mode contre la montre. Là, il faudra battre un temps prédéterminé par Gontran (qui a toujours une longueur d'avance sur vous). Pas très original, mais sympa pour se lancer des défis, car le temps à battre sera calculé au micropoil de gambette près...

Le didacticiel est simple (comme le jeu), et ce dernier est totalement (bien) traduit.

Outre les deux items cités ci-dessus, vous trouverez aussi des bobines d'or, bien cachées pour la plupart, qui vous octroieront des costumes bonus au bout de 10 bobinettes trouvées. Sachez simplement que ces costumes n'ont qu'une valeur symbolique et amusante. Pas de nouveau pouvoir, pas de caractéristique boostée, rien de plus qu'un air un peu plus ridicule pour notre canard désenchaîné.

 

IL EST BEAU, IL EST FRAIS MON CANARD

Le jeu est plutôt joli pour l'un des premiers softs de la Playstation 2, mais ne révolutionne pas le genre non plus. En fait, il s'agit d'un portage de la version Playstation 1 et Dreamcast, donc il ne faut pas s'attendre à une profusion graphique pour nos mirettes. Néanmoins, il s'agit plus que d'un simple portage, et les décors sont tout de même plus travaillés. La cinématique d'introduction est bien sympathique, mais n'est pas vraiment adaptée pour la deuxième machine de Sony. D'ailleurs, on sent bien là, l'intro de la version PSone...à peine retravaillée...On a le droit, donc, a des couleurs passées, baveuses, ainsi qu'à une synchronisation labiale mal décomposée...mais cela reste tout de même agréable, et surtout, bien fun...

Le meilleur de ce jeu, à mon sens, reste les attitudes de Donald qui sera toujours égal à lui-même. En temps normal, il est joyeux (si, si, Donald peut être joyeux des fois). S'il se fait toucher, il devient fâché. Mais le meilleur, reste qu'entre ces deux états, il s'énervera durant quelques secondes, et se transformera en boule de nerfs tournoyante sur elle même...hilarant, vraiment...

Cela fait plaisir de voir des guests stars, comme les Rappetous en boss.

Il s'agit d'un jeu de plates-formes classique, matiné d'un soupçon d'action. La géolocalisation du personnage dans ce décor est assez cahotique. En fait, on a du mal a calculé les sauts, surtout lorsqu'il faut rebondir sur plusieurs ennemis à la suite. C'est peu lisible en fin de compte. Un peu partout, il y aura des chemins cachés qu'il faudra souvent découvrir en défonçant des obstacles (des tas de grumes par exemple). Pour ce faire, il faut absolument trouver du jus d'orange qui donne à notre palmypède adoré une force décuplée. Ainsi, il vous faudra trouver le précieux fruit et courrir le plus rapidement possible vers un potentiel passage secret. Mais attention, car les niveaux sont chronométrés...

Musicalement, ce n'est pas mal du tout, avec une bande originale qui colle bien au type de jeu. Malheureusement, elle reste discrète et s'incline souvent devant des bruitages ternes et sans grande saveur, mais relativement bien accrocheurs. L'univers, quant à lui, est très banal aussi, avec beaucoup de clones ennemis sur le terrain. On saluera tout de même les différents méchants de l'univers Donald comme les Rappetous ou Miss Tick (qui sont plutôt les adversaires de Picsou).

Voila ce que cela donne lorsqu'un adversaire vous touche...excellent...

Notez que le jeu est court, moins de 5 heures de jeu, en comptant les niveaux en contre la montre et défis spéciaux des neveus.

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Dans le même ton que beaucoup de jeu de plates-formes de type similaire, ce Disney Donald Couak Attack est un jeu somme toute banal. Pas très original pour quelques centimes d'euros, il n'en est pas moins un bon petit jeu sympathique, au scénario drôle et à l'ambiance très enfantine. Mais le plus percutant, sera sans doute les attitudes de Donald qui se transforme en "boule de bagarre" lorsqu'il se fait toucher. En fin de compte, le jeu n'est pas un navet, mais juste un petit jeu plateformien banal et dirigiste, réservé aux enfants et aux fans du palmypède...que je suis (enfin juste un peu)...

COLERE CONTROLEE : graphismes agréables, de jolies musiques, jouer Donald, quelques expressions du canard, challenge élevé mais pas trop, les autres personnages célèbres de la série.

FOU DE RAGE : maniabilité perfectible, musiques trop discrètes, système et scénario banals, durée de vie rachitique.

 

Graphismes : 14/20.

Sons : 15/20.

Jouabilité : 11/20.

Scénario : 13/20.

Durée de vie : 10/20.

 

Sentence

13/20

 

Genre : plates-formes.

Machines : Playstation 1 et 2, Dreamcast.

Développeur : Ubi Soft.

Editeur : Disney Interactive.

Sortie : 2000.

Difficulté : un peu, si vous jouez avec les pieds...

PEGI : tous publics (si voir le derrière nu d'un canard ne vous choque pas).

Qui se ressemble : Crash Bandicoot (PS1), et tous les jeux du même genre en fait.

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Commentaires

Masahiko666
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Masahiko666
ben, je préfère Daisy, et pas seulement parce-que c'est une meuf...
Donald87
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Donald87
Enfin un jeu avec un personnage charismatique :D

Blague à part, j'aime bien ce jeu et Donald y est tellement sexy ;)

Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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