La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 02/12/16 à 12h53

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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La frousse à mes trousses. (Jeu vidéo)

Salut les p'tits loubards friands d'univers oniriques et horrifiques ! C'est un fait, je n'aime pas les FPS, surtout que j'ai beaucoup de mal à me faire au gameplay très orienté action du genre... Bref, je suis mauvais... Et pourtant, j'adore la série des Elder's Scroll et autres Fallout, j'ai bien accroché à Dead Island (plus action celui-là), et j'apprécie même la série Bioshock... Alors, quand Bethesda nous propose un jeu en vue subjective dans l'univers de Lovecraft, mélant action, infiltration et enquête paranormale, je répond présent, de suite... Mais pourrais-je repartir de la ville inquiétante d'Insmouth ?

 

UNE VIREE EN ENFER

Tout commence un soir pluvieux et froid de 1915. Jack Walters, votre personnage, est appelé par la police qui investit une ancienne demeure aux mains d'un culte fanatique. En effet, des coups de feu ont été tirés avec, comme seule revendication, votre venue le plus rapidement possible. Sur place, avant que les pourparlers commencent, les coups de fusils pleuvent de nouveau sur la maréchaussée, et c'est avec appréhension que vous pénétrez dans la maison délabrée au possible. Après quelques investigations vite expédiées, vous discutez très brièvement avec l'un des occupants, le seul restant en vie apparemment, qui n'a que le temps de vous dire qu'il vous attendait avec une impatience très mal dissimulée, avant qu'il se prenne une balle en pleine tête, le tuant net...

Ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passe, vous décidez de continuer votre enquête tranquillement et découvrirez rapidement, dans une bibliothèque, un passage sous la maison qui vous conduit dans une sorte de cave lugubre jonchée de cadavres humains, mais aussi...un homme dépourvu de ses organes vitaux, accroché au mur mais semblant toujours en vie... En vous approchant de cette vision horrifique, vous remarquez que les organes sont tous dans des sortes de bocaux et fonctionnent à merveille... Et puis, il y a ce bouton étrange qui, lorsque vous appuyez dessus, envoi une décharge électrique sur le pauvre hère, et le tue, le libérant ainsi de ses probables souffrances physiques...

Si vous connaissez l'univers de Lovecraft, vous reconnaitrez cette créature...

Plus avant dans la cave, vous vous retrouvez dans une sorte de galerie vaguement étayée avec des poutres de bois qui semble vouloir s'effondrer d'un moment à l'autre. Elle vous conduit machinalement dans une autre pièce aux allures très extra-terrestre, avec un bassin au milieu et un interrupteur similaire au premier. Et, en déclenchant ce dernier, vous faîtes apparaître un portail et une créature gigantesquement effrayante... Puis, c'est le néant, la coma, la perte de conscience pure et simple. Vous réveillez quelques temps plus-tard, aidé de la police locale. Après un petit séjour en sanatorium, histoire de vous remettre de vos émotions, vous reprenez vos activités de détective, et êtes contacté par un étrange milliardaire.

 

BIENVENUE A INSMOUTH

Ce dernier est le propriétaire d'une chaîne d'épicerie, dont l'une est située dans le village de pécheurs d'Insmouth, perdu dans le Maryland, près de la ville d'Arkham, célèbre notamment pour sa bibliothèque ésotérique et son asile d'aliénés. Concernant votre mission, donc, il s'agit d'un collaborateur qui aurait disparu subitement, laissant ainsi le magasin fermé. Vous voilà donc mandaté pour retrouver le malheureux, malgré que vous ne vous occupez pas de ce genre d'affaire d'habitude, mais en cette période de vache maigre...

Vous arrivez donc à Insmouth, par le biais de l'autocar antique. Le chauffeur n'a pas l'air très causant et amical, et petite ville est d'un calme inquiétant. Les citadins semblent mus par la mélancolie, et même le centre ville reste quasiment paralysé. En descendant du bus et en approchant les quelques badauds curieux de voir un étranger chez eux, vous êtes tout de suite mis au parfum : on n'aime pas les nouvelles têtes ici. Pire, certains vous somment même de repartir de suite, car ce qu'il se passe ici ne vous regarde pas. Mais c'est mal vous connaître...

L'ambiance d'Insmouth est...comment dire...glauque à souhait... N'est-ce pas m'sieur !

Donc, voici une énigme pour le grand Jack Walters, perdu dans une ville minuscule et sale, à l'atmosphère très lourde, aux habitants silencieux et antipathiques au possible. D'ailleurs, concernant ces âmes, ils ont tous une certaine ressemblance, avec des faciès de crapaud et des yeux globuleux... Et puis, force est de constater qu'ils parlent tous un peu de la même manière, avec une sorte d'accent très primaire... Bizarre ça...

 

SI TU AS PEUR...

Le jeu nous plonge directement dans une ambiance très épouvante, en mélangeant allègrement les genres. La partie la plus importante sera l'enquête, car il vous faudra fouiner un peu partout, ouvrir des portes et des coffres, ramasser des preuves sur la disparition du gars là, disparition qui demeurera assez anecdotique d'ailleurs...et discuter avec quelques personnes qui ne sont pas patibulaires (oui, il reste quelques personnes un tant soit peu civilisées ici). Et rapidement, vous renouerez avec l'horreur, celle qui vous a surpris il y a quelques années déjà.

Donc, Dark Corners of the Earth nous demande d'enquéter, un peu comme dans le jeu de rôle éponyme (l'Appel de Cthulhu), mais il intègre quelques phases d'infiltration aussi. Il faudra, pour se faire, se faufiler derrière les gens qui font des rondes, par exemple, afin d'atteindre un endroit, une cachette et repartir au nez et à la barbe du "vigile"... Dis comme ça, ça paraît sympa, mais en fait, il suffit souvent de se baisser et de se cacher pour attendre le passage de l'ennemi, pour repasser dans son dos ensuite... Rien de palpitant là-dedans, et même, ça demande quelques instants d'attente quelquefois, qui seront relativement longs au fur et à mesure que l'histoire progresse.

Le jeu est traduit en français, et malgré quelques lourdeurs, ça reste compréhensible

Ensuite, sachez que votre enquête peut se révéler à rebours. Je m'explique... Souvent, vous devrez trouver des objets importants ou une cachette dans un temps limité, temps que vous ne voyez pas à l'écran. Bref, il faut inspecter et réfléchir rapidement, et ce n'est pas simple du tout... Car le stress inérant au titre est omniprésent...

Et puis, vue subjective oblige (et pas à la troisième personne, comme dit sur la jaquette), il y aura aussi des phases d'action sous deux formes différentes. Avec armes, il faudra se défendre contre les créatures du mythe de Cthulhu, des sortes de monstres et d'entités mystiques, mais aussi des abominations créées de toutes pièces par des sortes de dieux. Là, la difficulté reste que ces ennemis sont surpuissants et qu'il faudra moults coups pour les défaire, ce qui privilégiera la fuite ou la cachette... A vous de voir, mais préférez vous casser, vraiment... Et puis, quelquefois, vous serez démuni, sans armes, contre des adversaires qui sont armés, eux. Et là, pas de chichi, il faut fuir, le plus vite possible, et trouver en même temps de quoi ralentir vos poursuivants. A ce moment, le stress sera aussi de mise. Et comme le jeu est difficile, même au niveau le plus bas, l'écran "vous êtes mort" fera souvent son apparition, vous obligeant ainsi à refaire toute la scène. Bref, refaire une bonne dizaine de fois des actions scriptées, c'est un peu la loose...

 

...TU ES MORT...

Dans ce jeu, comme dans le jeu de rôle papier éponyme, tout se base essentiellement sur la santé mentale. En voyant des scènes d'horreur, bizarres, voire dérangeantes, votre vision de brouille, votre coeur s'accélère, vos mouvements sont de moins en moins rapides...bref, vous paniquez complètement, ce qui donnera plus de difficulté... Et le pire, c'est que cette accumulation de sensation de folie vous conduira directement vers l'asile d'Arkham, donc le game over. A vous de détourner les yeux des images choquantes, et de préparer des moments de calme.

Aucune interface à l'écran. Pour connaître votre état, il faut voir l'inventaire...

Heureusement, pour se soigner, Jack dispose de médicaments et autres fournitures. Outre des antalgiques morphiniques, il peut utiliser des bandages pour que ses plaies guérissent plus rapidement. Dans son inventaire, il y aura aussi son journal, les preuves trouvées sur l'affaire, mais aussi quelques livres sur le mythe de Cthulhu qui, si vous les lisez, vous donneront de précieuses informations, mais dégraderont aussi votre santé mentale... Oui, c'est là la base des romans de Lovecraft.

Concernant la santé mentale, les effets à long terme deviendront de plus en plus handicapants. Outre votre vision, vous pouvez perdre une partie de votre ouïe, entendre des voix qui n'existent pas, mais aussi des oscillements nerveux et des réactions bizarres de la manette, allant jusqu'au suicide, pur et simple, de Jack... Ouais, ça ne rigole pas chez les profonds...

 

UNE BEAUTE VOLEE ?

On peut dire de suite que le jeu ne brille pas vraiment par ses graphismes. Bon, c'est assez joli, mais les couleurs sont ternes, même si cela participe grandement à l'ambiance du décors. L'image garde une sorte de grain, un filtre qui, s'il fait son effet lors des cinématiques, devient gênant durant les phases de jeu. Et puis, en parlant des décors, ça reste très moyens tout ça, puisqu'on ne peut même pas voir ce qu'il est noté sur les affiches aux murs... Pour un jeu Playstation 2, ce sera joli, mais là, on est sur Xbox et PC... Ça reste léger tout ça, trop léger même. Heureusement, les protagonistes sont mieux lotis. Outre des faciès assez similaires, on reconnaît quelques détails sur les visages. L'animation, bien que perfectible quelquefois, reste assez naturelle. Seule la synchronisation labiale est très approximative, et ce n'est pas la traduction française qui en est la cause, puisque le jeu est doublé en anglais, et seulement sous-titré en français...Et pas de la meilleure manière en plus, bien que le tout reste compréhensible. Et je ne parlerais pas de l'obscurité du jeu. Je sais, l'ambiance veut que le jeu soit bien ténébreux, mais quand on est obligé de pousser la luminosité du téléviseur pour pouvoir voir quelque chose, et ce malgré que les gamma optionnels soient au maximum, c'est pousser le bouchon un peu loin (hein Maurice).

Outre l'épouvante, le jeu n'est pas exempt de gore... Et c'est tant mieux...

Niveau gameplay, ça répond bien, un peu trop même. Pour intéragir, même verbalement, avec un élément du décors ou un personnage, il faut être bien devant, sinon... Alors, quand il faut fermer des loquets de porte et que, en interagissant avec ces derniers, vous ouvrez la porte, ça devient vite frustrant. Heureusement que, avec un temps d'adaptation et une précision accrue de la manette, on s'y fait au final... Mais ça engendrera quelques écrans de fin de partie énervants... Et puis, quand on a l'habitude des jeux de type Fallout ou Oblivion, certaines touches ne sont pas les plus judicieuses. Par exemple, après avoir joué à Dead Island, je fouille l'environnement avec la touche X, mais...du coup, Jack saute sur place...

Musicalement...Et bien, comment dire, c'est très discret... C'est même presque inexistant, car, même s'il y en a pas mal, elles se fondent complètement dans l'ambiance sonore générale. Quant à cette dernière, c'est bien elle qui fait tout le boulot. Cris lointains, vent soudain, bruits de pas ou de découpage de membres, chuchotements furtifs et mystérieux... Tout est fait pour vous faire flipper et vous rendre paranoïaque. Et croyez-moi, ça marche bien...très bien même... Vous stressez au moindre murmure, au moindre bruit suspect. Et on peut aussi souligner la mise en scène magistrale qui, sans rivaliser avec les grands films du genre, saura vous tenir en haleine et vous donner un sentiment de panique permanent. Seul gros bémol, les cinématiques ne sont pas passables, et ce, même si vous les avez déjà vu... Sans parler du temps de chargement initial, qui dure plus de deux minutes... Et survient, quelquefois, entre deux endroits de la ville... Ça casse le rythme... Fort heureusement, il y a une sauvegarde automatique à ce moment là, et on nous explique l'univers Lovecraftien durant ces moments de pause forcée. De plus, on peut enregistrer sa partie manuellement, en trouvant des symbôles d'oeil...

Je ne vous cache pas que la folie vous guettera à chaque coins de la terre...et pas que vidéoludiquement d'ailleurs...

Tout comme l'ambiance, le scénario est bien ficelé, bien que très conventionnel pour qui aime l'univers de Cthulhu. Et puis, la durée de vie est conséquente, bien que surtout due à la difficulté générale du titre.

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Call of Cthulhu : Dark Corners of the Earth, c'est un peu le pot pourri des jeux d'enquête/infiltration/action. On y trouve un peu de tout, mis à part du RPG. De la peur primale, du stress, des créatures horrifiques, de la mythologie... Bref, tout le nécessaire pour nous faire flipper. Et ça marche assez bien, pour qui saura passer outre la difficulté et les côtés un peu "die and retry" de certaines scènes. On aurait apprécié de meilleurs graphismes, c'est vrai, mais ça reste correct dans l'ensemble. Et puis, tout comme le premier Silent Hill, c'est l'ambiance épouvantable qui se dégage du titre qui prime, non ? Malheureusement pour vous, le titre reste assez rare de nos jours... Pas bien cher dans les magasins d'occasion du genre Easy Cash, il prend une sacrée côte dans les magasins spécialisés et sur le net...

 

Grand Ancien : histoire accrocheuse, pot pourri des genres, de la flippe comme on aime, bien scénarisé, aucune interface à l'écran, traduit en français...

Serviteurs inférieurs : ...mais pas vraiment bien fait, difficulté parfois rebutante et stupide, graphismes très sombres et peu lisibles, ferme ta gueule Jack !

 

Graphismes : 14/20

Sons : 18/20

Maniabilité : 15/20

Scénario : 19/20

Durée de vie : 16/20

Sentence

15/20

 

Genre : survival-horror/infiltration.

Machines : Xbox, PC.

Sortie : 28/10/2005.

Développeurs : Bethesda/2K Games.

Editeurs : Chaosium/Microsoft/Headfirst.

Difficulté : Dieu, venez à mon aide !

PEGI : 18 +...au moins...

Langues : voix en anglais, mais textes en français.

Prix : 5 euros au minimum, mais peut excéder les 60 ¤ sur certains sites (mais là, c'est exagéré).

Qui se ressemble : Dark Project (sur la même machine), Thief (Xbox 360, PS3, PC).

Ah, oui, le jeu était initialement prévu sur PS2 aussi, mais il fut annulé, du moins en Europe, car j'ai pu voir des jaquettes américaines sur cette machine...

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Commentaires

KingTeDdY
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KingTeDdY

Petite pensée pour notre conversation sur les joies du JDR, hier j'étais pour la première fois le MJ pour une partie de L'Appel de Cthulhu (Sur un scénario perso en 1924).

 

Mes joueurs ont pu s’échiner à mener l'enquête dans une ville paumée, cherchant un professeur disparu de l'Université d'Arkham.

Quel plaisir sadique de les voir chercher un peu partout (Sans oublier les jets de dés foireux comme lorsqu'un des journalistes du groupe a fait un échec critique en cherchant un suivre discrètement un PNJ xD).

 

Au final, ils ont commencé à comprendre ce qui n'allait pas avec cette ville, ils ont trouvé l'un des tunnels menant au temple souterrain et ont assisté de loin à une cérémonie impie. Leur réflexe fut "Gloups, on se casse discrètement". Ils ont tenté de se cacher à l'hôtel, les cultistes les ont retrouvés. Course-poursuite  et mes joueurs ont pu s'échapper de la ville avec une voiture volée, jurant de ne plus jamais y remettre les pieds. :)

 

Ils se sont amusés comme des petits fous, même si niveau temps j'ai super mal géré le truc (A force de tours et de détours on a joué...  8 heures d'affilé) mais ils sont partant pour d'autres séances.

Masahiko666
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Masahiko666
Sniff, ça me manque tout ça...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Mea Culpa.

C'est pas une règle mais juste notre MJ qui plaisante régulièrement sur le fait qu'il ne vaut mieux pas l'emmerder vu qu'il peut tout à fait nous jouer un vilain tour en cours de partie. Et il a choisi pour menace le dianoga (Le machin dans le compacteur à ordure de l'épisode IV).

 

Hormis le fait que notre dernière session s'est terminée en cliffhanger avec le groupe capturé par un seigneur du crime et plus particulièrement mon Ewok enfermé dans une cellule avec un dianoga, il n'a jamais mis la menace à exécution et je suis certain que dans ça va bien se terminer pour mon Ewok. C'est juste une blague entre nous.

Masahiko666
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Masahiko666
Ah ouais, mais si on ne m'explique rien, aussi... En même temps, je ne suis plus familiarisé avec le jeu de rôles papier, donc s'il y a de nouvelles licences ou de nouvelles règles, je ne suis plus au fait de tout ceci...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Mouais, un MJ qui confond respect et peur quoi...

 

 

Non mais c'est une sorte de running gag pour la blague quoi. ^^

Masahiko666
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Masahiko666
Mouais, un MJ qui confond respect et peur quoi... Franchement, ça ne sert à rien, même si les joueurs sont de gros crétins, et j'en ai eu une bonne pléthore... Tout prendre avec humour, c'est ce qui fait l'essence du jeu... Mais bon, je me rappellerais toujours cet abruti qui voulait absolument un wookie extra-terrestre... Ahem, comment lui expliquer...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Personnellement, dans les sessions Star Wars Edge of the Empire de mon groupe, les joueurs vivent sous la menace constante que le MJ lâche un dianoga sur nos personnages (surtout le miens : un Ewok).

Masahiko666
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Masahiko666
J'essayais en tout cas, le but étant de se marrer et de passer de bons moments entre potes... Après, j'ai pu voir des MJ qui, par pure sottise (et par pur égotisme du coup), n'hésitaient pas à tuer les personnages en moins de quelques secondes... "Tu essayes de frauder le métro, tu passes par dessus la rambarde de sécurité et un laser te crames"... Vécu sur Cyberpunk, c'était l'un de mes super perso qui faisait chier les MJ...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Tu devais donc être un bon MJ selon mes critères. :D

Masahiko666
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Masahiko666
Surtout qu'il existe des jeux sur l'univers de Lovecraft qui n'ont pas réussi le passage de l'action, mais aussi des films qui ne font que retranscrire l'horreur, sans se soucier du background, notamment toute la partie mystique. Après, je fus un MJ sur Cthulhu et jamais mes joueurs ont eu à se battre réellement, contre des créatures du mythe en tout cas, surtout que nous étions sur Cthulhu 1930, donc... Je crois même qu'il me reste quelques scénarios additionnels, si je cherche bien... Sans parler du livre des règles que j'ai toujours, la version qui regroupait les trois époques (1890, 1930 et 1990)... Mon scénario perso, "la maison de poupée", plus axée sur l'épouvante et le surnaturel...qui fonctionne également avec Maléfices, d'ailleurs...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Après ce sont des concessions nécessaires pour le bien du jeu.  (Après tout repose sur le MJ. A mon sens, un bon MJ de Call of Cthulhu fera en sorte que ses joueurs soient le moins souvent dans une situation de combat pur)

 

Le jeu vidéo a cependant l'avantage de pouvoir contourner le problème selon le genre choisi.

 

Au pire, il serait possible de circonscrire les combats au seules confrontations contre des humains (des vrais) comme les membres de quelques cultes vouées à Cthulhu, Dagon, Shub-Niggurath etc... 

 

 

Enfin bref c'est un sujet compliqué donc je ne me montre pas trop virulent à ce propos du moment que les développeurs montrent clairement qu'ils ont bien compris la problématique et essaient de faire un effort.

 

 

 

HS : un petit site qui regroupe des BD parodiques de l'univers de Lovecraft :D

 

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Masahiko666
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Masahiko666
C'est pour cela que les jeux vidéo sont adaptés des oeuvres de Lovecraft, ce qui implique qu'il y ait des ajustements, et pas toujours des plus heureux... D'ailleurs, le jeu de rôles inclus également des combats, notamment pour Cthulhu 90...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Si tu as, comme moi, joué au jeu de rôle sur l'univers de Lovecraft, tu sais qu'il est impossible de tuer un grand ancien, vu qu'il est déjà compliqué de se défaire d'un simple serviteur du genre profond ou byakhee...

 

Certes mais justement, à mon sens, le simple fait qu'il y ait un système de combat (sous-entendant que les joueurs aient la plus infime chance de sortir vainqueurs d'une confrontation contre quelques goules) forme une énorme contradiction avec l’œuvre originale.

 

Chez Lovecraft, les humains ne survivent pas sauf par un énorme coup de bol (Cf. L'Appel de Cthulhu où les marins, dans leur panique pour s'enfuir, éperonne le dieu et l'empêche de sortir de sa tombe). Au mieux, ils peuvent s'enfuir mais seulement si la simple vision de créatures surnaturelles ne les a pas rendus fous au point d'être prostrés dans un coin.

 

Goules, Byakhee, Shoggoth, Ghasts, Yith, Profonds (Personnellement, même si ce n'est pas la traduction officielle je préfère utiliser le terme "Tréfonds" qui sonne mieux à mes oreilles ^^) etc...  Pas besoin d'avoir Cthulhu, Shub-Niggurath ou toute autre divinité cosmique face à soit pour subir un destin systématiquement funeste chez Lovecraft.

 

 

Après, c'est logique pour le jeu de rôles de permettre le combat. C'est une concession qui devait être faite pour avoir un jeu intéressant (Sinon, bonjour les parties en mode "On explore pendant X minutes et on tombe accidentellement sur un truc qui nous tue tous obligatoirement").

 

C'est pour ça que je visais le jeu de rôles Call of Cthulhu en parlant des séquences de combat de Dark Corners of the Earth. J'aurais largement préféré que les développeurs adoptent un système purement aventure (A la fin des vieux point'n clic comme Prisoner of Ice) plutôt mais je comprends que c'est très difficile.

 

Le concept de "jeu" implique de facto que le joueur puisse gagner. Or, tout le principe de l'horreur cosmique est que l'humanité ne peut pas gagner.

 

 

C'est d'ailleurs pour ça que le trailer du nouveau jeu Call of Cthulhu m'avait fait tiquer. "Je dois l'arrêter" disait le héros dans son monologue à propos de Cthulhu. Sauf que non, personne ne peut arrêter Cthulhu, c'est tout le principe.

Masahiko666
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Masahiko666
Ah voilà, je savais qu'il y avait une embrouille avec l'histoire de la saga sur PC et celle sur console...mais je ne savais plus laquelle... Si tu as, comme moi, joué au jeu de rôle sur l'univers de Lovecraft, tu sais qu'il est impossible de tuer un grand ancien, vu qu'il est déjà compliqué de se défaire d'un simple serviteur du genre profond ou byakhee...
KingTeDdY
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KingTeDdY

C'est simple :

 

Dans Alone in the Dark, Edward Carnby va explorer le Manoir Derceto pour enquêter sur le suicide du propriétaire (Et on peut jouer aussi Emily, la nièce du défunt). L'histoire est très inspirée du Mythe de Cthulhu.

 

Dans Alone in the Dark 2, Edward Carnby enquête sur l'enlèvement d'une petite fille. La piste le mène à "Hell's Kitchen", un manoir occupé par la pègre et il finit par découvrir que toute cette affaire est l’œuvre d'un pirate mort-vivant appelé Jack Le Borgne.

Cet opus là a eu une "extension" (En fait un petit jeu qui était distribué avant la sortie de Alone in the Dark 2) qui s'intitulait Jack in the Dark. Dedans on y jouait la petite fille disparue explorant un magasin de jouet hanté. Hormis le nom du personnage (et le fait que le méchant est un Jack-o-Lantern) l'histoire de Jack in the Dark n'a aucun lien avec le jeu principal.

 

A noter que comme c'était le premier épisode de la série à sortir sur console (Enfin sur Playstation et Saturn quoi), cette version utilisait un titre sans numéro :

Alone in the Dark : Jack is Back chez nous et Alone in the Dark : One-Eyed Jack's Revenge aux USA.

 

Dans Alone in the Dark 3, Carnby se rend à Slaughter Gultch, une ville de Californie abandonnée depuis l'époque du Far-West, afin d'enquêter sur la disparition d'Emily Hartwood (la fille qu'on peut jouer dans le premier opus) et de l'équipe de tournage du film dans lequel elle allait jouer. Là, c'est une histoire de fantômes de bandits maudits.

Alone in the Dark 3 n'est jamais sorti sur console mais est ressorti sur Windows et Mac sous le nom Alone in the Dark : Ghosts in Town.

 

 

Le succès de la série a périclité dés Alone in the Dark 2 en raison du fait qu'Infogrames s'est entêté à utiliser le même moteur graphique (Prévu à l'origine pour la 3DO donc déjà dépassé au moment de la sortie de Alone in the Dark 2) et la même interface très lourde. Quand Resident Evil (Puis tous les jeux qu'il a inspiré) est sorti en 1996, donc deux ans après Alone in the Dark 3 et la même année donc que les versions console de Alone in the Dark 2, c'était le coup de grâce. La série des Alone in the Dark, bien que le premier opus bénéficiait d'un certain statut d'ancêtre vénérable du survival-horror, était vu comme une antiquité injouable.

 

 

Du coup il aurait fallu attendre 2001 pour voir arriver le quatrième Alone in the Dark : The New Nightmare (Qui se trouve être "hors-série" contrairement à l'opus suivant qui est la suite d'Alone in the Dark 3)

 

 

 

Je pense donc que l'add-on dont tu parles est Jack in the Dark. Mais l'épisode sorti sur Playstation et Saturn en 96 c'était Alone in the Dark 2. C'est le seul des trois anciens Alone in the Dark à être sorti sur console.

Masahiko666
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Masahiko666
Ah, je ne dis pas que le passage de l'hôtel est idiot, mais que sa difficulté l'est, car il faut tout faire dans un temps imparti très restreint...
Par contre, il me semble que l'opus Playstation (et Saturn je crois aussi) est, en fait, le troisième opus sur PC, car si mes souvenirs sont bons, le deuxième épisodes était une sorte d'add-on, ou mini épisode... Mince, je ne sais plus du tout... Toujours est-il que la maniabilité de Jack is Back est tout simplement affreuse, avec notamment les zombis qui te coincent dans un endroit en te tirant dessus sans que tu puisses réagir...
KingTeDdY
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KingTeDdY

Ça ajoute à l'urgence de la situation. :D

Pedrof
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Pedrof
Le passage d'hotel c'est vrai que c'est embêtant que ce soit du par coeur... Mais en même temps c'est bien foutu effectivement. Je suis partagé là-dessus.
KingTeDdY
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KingTeDdY

Alone in the Dark 2 est aussi dispo sur la première Playstation. :)

Les deux premiers opus sont excellents mais ils ont très mal vieilli autant visuellement que pour la jouabilité (Les débuts du survival à plan fixe tout ça...). Le troisième, je n'y ai pas touché, mais les deux autres sont juste peu marquants (Même si le cinquième avait le mérite d'essayer des choses)

 

Mais oui Alone in the Dark (Ainsi que The New Nightmare et le petit dernier) vise l'horreur cosmique comme thématique principale.

 

L'hôtel est justement un temps fort du jeu pour moi. Il n'y a rien d'idiot dans cette séquence, tout est logique. Il faut réfléchir vite et bien et bloquer de façon adéquate les portes. Mais je suis d'accord que c'est frustrant de voir le personnage ouvrir une porte qu'on voulait simplement verrouiller. Expérimentation, tout ça. :D

Le vrai problème du jeu, outre ses approximations, c'est quand on te montre que finalement une chose innommable venue d'ailleurs peut tout à fait être tuée avec l'arme adéquate. ^^

Masahiko666
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Masahiko666
Oui, KingTeDdY, j'aime bien les jeux qui innovent un minimum, et je passe aisément outre les défauts, s'ils ne sont pas trop rebutants... C'est le cas pour ce jeu que j'affectionne particulièrement... A part sa difficulté quelque fois idiote... Justement, le passage de l'hôtel, par exemple, est tellement scripté qu'il faut tout faire sans perdre une misérable seconde, donc connaître le niveau par coeur... Sinon, il faut apprécier aussi l'oeuvre de Lovecraft, c'est sûr, car les différentes références risquent de ne pas mettre la puce à l'oreille aux joueurs, bien que le scénario soit assez bien expliqué pour qu'on se lance dans l'aventure sans être un initié du grand Cthulhu. Dans la même veine, quoique étant un jeu moyen au final, il y a Alone in the Dark, notamment "new nightmare" (PS1, Dreamcast, PS2, PC), et dans une mesure plus générale, la série des Alone in the Dark (dont le troisième volet est dispo sur PS1, mais reste très très mauvais...)
KingTeDdY
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KingTeDdY

Elle vaut le détour, mais mieux vaut quand même connaître un minimum Lovecraft avant de s'y plonger. (Plus histoire d'être familier avec le type d'horreur rencontré que par des questions de connaissances pures et simples de son univers même si ça fait toujours plaisir de repérer des clins d’œil)

Donald87
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Donald87
Je ne connais pas ce jeu.
Les graphismes semblent, en effet, modestes mais l'ambiance particulière qui parait être présente dans le jeu mérite certainement le détour.
KingTeDdY
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KingTeDdY

Un jeu unique en son genre, car les développeurs osaient encore expérimenter! Rien que pour son système de santé (Mentale comme physique) et certaines phases de jeu (L'hôtel!) le jeu vaut le coup d’œil. Dommage qu'il se perde un peu en route pendant la seconde moitié du jeu, ça aurait pu être l'adaptation vidéoludique parfaite des nouvelles de Lovecraft mais il fallait bien s'inspirer aussi du RPG...

Mes yeux sont tournés vers The Sinking City et le nouveau Call of Cthulhu. Peut-être qu'on a avoir de nouveaux bons jeux lovecraftien à se mettre sous la dent!


Pour les graphismes, c'est clair que c'était pas folichon (En plus le jeu est bloqué en 4/3!). Heureusement, sur PC on peut installer un petit mod sympa (Bon forcément ça rend le jeu encore plus sombre et terne, faut aimer) :
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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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