La pause critique

La pause critique

Par Maniax Blog créé le 25/04/10 Mis à jour le 18/09/14 à 18h59

Un blogger en Suisse, qui joue sur PC et PSVita et qui cherche à rencontrer des gens pour discuter jeux vidéo.

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Catégorie : GayGames

  
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GayGames

Le jeu dont je vais vous parler aujourd'hui, diffère énormément des deux précédents que j'ai pu vous montrer. Il est moins « gay » dans le sens où l'action et les thèmes principaux ne sont pas centrés autour de l'homosexualité. Star Wars : The Old Republic est un jeu que vous connaissez tous de près ou de loin, qui fait la une de façon récurrente pour les problèmes de son modèle économique plus que pour ses qualités intrinsèques malheureusement.

 

Ce que l'on sait peu est qu'il existe une véritable communauté de fans homosexuels, qui lutte pour influencer ce jeu depuis ses premières phases de développement. Les raisons en sont simples, le MMO The Old Republic est assimilable rien que par son nom au RPG Knights of the Old Republic qui lui était sorti en 2003 et est développé par la même équipe (Bioware). KOTOR était l'un des premiers à proposer une « same gender ralationship » au travers du personnage de Juhani qui était donc lesbienne et pouvait devenir la petite amie de notre héroïne si l'on choisissait ce sexe. 10 ans plus tard, le RPG occidental semble avoir adopté ce petit détail comme un code nouveau, chaque RPG inclut maintenant des personnages homosexuels avec qui le héros ou l'héroïne, selon son sexe, peut avoir une relation amoureuse. Après Mass Effect ou Dragon Age, Bioware a prouvé qu'il tenait à démocratiser ce nouveau code au sein des jeux vidéo. Ajoutez à cela la passion que déchaîne encore aujourd'hui la série Star Wars dans notre civilisation occidentale et vous comprenez bien que la communauté gaymer ne peut être qu'intéressée par ce projet de MMO Star Wars faite par les pionniers de la SGR (Same Gender Relationship).

Toutefois en 2011 quand le MMO tant attendu sort, il ne propose pas de telles options. Même si SWTOR est à ma connaissance le premier MMORPG qui propose des relations amoureuses avec des PNJ il n'en est rien du côté des relations homosexuelles.

Et pourtant ce mois-ci, en janvier 2013 soit plus d'un an après la sortie du MMO, Bioware a annoncé que pour la première fois, les joueurs allaient pouvoir jouer des relations avec des PNJ homosexuels se trouvant sur la nouvelle planète proposée par l'extension « L'avènement du Cartel des Hutts » : Makeb. Alors que s'est-il passé pour que ce revirement de situation ait lieu ? Qu'en est-il réellement de cette planète qui verra le jour au printemps ? Je vais essayer de vous présenter tout cela.

 

1) Des développeurs pleins de bonnes intentions

Depuis Jade Empire, Bioware a toujours tenu à proposer aux joueurs des relations qui correspondraient aux attentes de tous quelle que soit leur sexualité. C'est dans l'ADN du studio de développement. Il est donc tout à fait certain que l'équipe voulait intégrer des SGR (Same Gender Relationships) au sein de SWTOR. Si cette intégration n'a pas eu lieu c'était très pragmatiquement à cause de soucis d'organisation.

Juhani et une héroïne lamba dans KOTOR en 2003

Rappelez-vous du lancement de SWTOR : des retards multiples, une attente qui ne cessait de grandir et surtout un calendrier de sorties terrible pour les MMORPG. Nul doute que SWTOR est sorti sans que les développeurs aient pu aller au bout de ce qu'ils voulaient créer. Les relations homosexuelles faisaient malheureusement partie de ces choses qui pouvaient être écartées, car non-essentielles à la base du jeu, ils l'ont donc été. A charge de revanche donc, un MMO peut toujours évoluer, ils promirent alors d'implémenter cette « feature » du jeu plus tard. Ainsi dès septembre 2011, deux mois avant la sortie du jeu, Bioware annonçait que SWTOR ne comprendrait pas de SGR à sa sortie mais que celles-ci seraient implémentées plus tard. (voir ce lien pour exemple)

Bioware, toujours fidèles à eux-même, ont la volonté de bien faire. Les scénaristes veulent que les relations soient nombreuses et crédibles pour le joueur, qu'il ait vraiment intérêt à en provoquer et que cela améliore son expérience de jeu. Bioware a donc l'ambition de faire des personnages qui soient crédibles dans leur manière d'être homos ou lesbiennes, avec une vraie histoire, un passé développé et des actions qui s'expliquent. Vous pourrez trouver dans la vidéo qui suit une intervention de l'équipe de Bioware face à une question posée au niveau de l'avancement de ces SGR dans SWTOR. La question est posée à 21 minutes de vidéo.

 

 

Vous remarquerez donc la confiance du développeur dans sa réponse à la question. Pour lui c'est une évidence, cela viendra, mais cela prend du temps. Car il n'était pas envisageable de simplement proposer un personnage qui s'adapte selon son interlocuteur et qui peut avoir une romance de la même manière avec un homme et avec une femme. Ces intentions sont donc tout à fait louables. Comme il le précise, tout cela arrivera dans une future mise à jour avec de l'histoire supplémentaire en 2012.

Cependant petit évènement qui a son importance : SWTOR ne rencontre pas le succès attendu. Dans ces conditions, les priorités changent pour tout le monde. Les développeurs ne travaillent alors plus sur le développement d'extensions comme ils devaient le faire mais sur le passage du jeu dans le modèle du free-to-play. Et comme toujours avec Bioware, il faut que cela garde une cohérence dans son ensemble. Passer d'un modèle d'achat + abonnement pour un jeu à l'univers aussi travaillé que celui de The Old Republic au modèle du free-to-play en lui laissant sa cohérence n'a pas été chose facile pour les équipes de Bioware. C'est pourquoi les SGR promises il y a si longtemps et qui devaient arriver en 2012 (comme le disait la vidéo) ont pris ce retard et n'arrivent qu'au printemps de cette année. (voir topic 4 de cet article)

 

2) Une communauté gaymer très engagée

Dans la vidéo que vous venez de voir il est intéressant d'observer que la question des relations gays et lesbiennes soit la première des questions posées au développeur, et aussi que celui-ci semble très habitué à l'entendre.

Les promesses de Bioware formulées en septembre 2011 ont touché énormément de monde et ont suscité également de très nombreuses réactions. Bien sûr il y a eu de nombreuses levées de boucliers, à l'instar d'un Mass Effect 3. Ainsi dès janvier 2012, le Family Research Council publiait sur son site officiel un article menaçant Bioware et incitant les gens à ne pas soutenir ce jeu « qui a sombré du côté obscur » (source). Mais la communauté de gaymers que le jeu avait réussi à fédérer allait faire en sorte que les promesses soient tenues grâce à un militantisme fort.

"On veut jouer des homos !!"

Bioware comme beaucoup de développeurs de MMORPG reste très à l'écoute de sa communauté et lit les forums de son site pour proposer des améliorations. C'est là que le gros de la bataille est menée par la communauté de joueurs. De nombreux sujets ont été ouverts à propos des SGR sur les forums officiels, leur but étant de discuter de ce que les joueurs aimeraient voir, de comment ils aimeraient que ce soit fait et le résultat est là : http://www.swtor.com/community/showthread.php?t=476215. Ce sujet a été ouvert en octobre 2012 et faisait déjà suite à un autre qui avait été fermé car il avait déjà reçu trop de réponses. 555 pages de réponses en 4 mois de temps et déjà un nouveau sujet ouvert pour prendre la relève. Voilà ce que l'on peut appeler un sujet qui déchaîne les passions !

On peut trouver un peu de tout dans ce forum. Beaucoup de joueurs adressent leurs questions aux développeurs, certains se permettent quelques recommandations très précises sur comment ils pensent que l'implémentation peut être faite, d'autres viennent troller Bioware sur le fait qu'ils ne tiennent pas leurs promesses et surtout énormément d'échanges entre les jouers sur comment ils voient le futur pour leur MMO. Le nombre de personnes qui participe est assez hallucinant, le nombre d'échanges aussi. C'est à n'en pas douter un des sujets les plus discutés par les joueurs dans les forums officiels.

Bioware a donc les mains liées, le studio n'a pas vraiment le choix. Les SGR devront sortir sous peine de décevoir une très grande partie de sa communauté.

 

3) Makeb, la bonne solution ?

Nous y sommes donc. Bioware va tenir ses engagements et proposer au travers de sa nouvelle extension « L'avènement du cartel des Hutts » une planète : Makeb, où le joueur pourra avoir pour la première fois des SGR.

Alors qu'en est-il exactement de cette planète. D'abord, enlevez-vous l'image gay que vous avez de cette planète, Makeb n'est pas une planète où tout le monde est homosexuel et prêt à sauter sur la première personne du même sexe qui pointerait son nez.

Le site officiel vend surtout cette extension pour sa nouvelle histoire, sa nouvelle planète et une montée de niveaux accrue jusqu'au niveau 55. (cf : http://www.swtor.com/fr/rothc) Comme vous pouvez le voir dans cette vidéo Makeb est avant tout une planète qui a été prise par le cartel des Hutts. Ce cartel fait régner la tyrannie au sein de la population et le joueur devra participer à libérer la planète.

 

 

L'extension a été annoncée pour la première fois en décembre (cf : http://www.pcinpact.com/news/76182-swtor-avenement-cartel-hutts-prevu-pour-printemps-prochain.htm). L'annonce de la possibilité des SGR a été effectué début janvier par le producteur exécutif Jeff Hickman sur le devblog officiel de Star Wars : the Old Republic. Il a précisé dans quelles conditions cela allait se faire. Il sera donc possible pour la première fois d'avoir une romance avec des personnages du même sexe mais seulement des PNJ, pas avec les compagnons (les personnages qui vous accompagnent au long de vos aventures) comme cela était attendu par de nombreux fans. Cette étape est décrite comme étant seulement un début puisque de nombreux autres personnages homosexuels seront par la suite proposés aux joueurs dans toute la galaxie. (vous pourrez trouver l'article de blog ici) C'est un article d'excuses plus qu'une annonce forte que Bioware nous fait ici.

MAJ : Pour rappel, les PNJ sont les personnages qui confient les quêtes aux joueurs. Pendant ces quêtes, le joueur peut être amené à les draguer et cela peut finir en "romance". La romance prend ici plutôt la forme d'un "coup d'un soir", ou d'un flirt puisque la relation se finit en même temps que la quête. (exemple en vidéo)

Voilà donc tout ce que l'on sait pour le moment sur les SGR dans la nouvelle extension. Et comme pour tout sur le net, une petite information glissée par ici peut causer beaucoup de vagues. Ainsi nous avons vu fleurir un peu partout sur le net des articles annonçant : « Makeb, la planète gay de SWTOR ». Ces articles ont amené un débat qui n'avait pas forcément lieu d'être et soulevé des questions pertinentes ainsi que d'autres moins pertinentes.

 

4) Le coeur du débat

Plusieurs questions se sont alors posées dans ce débat, je vais vous les énumérer sans pour autant donner mon avis personnel.

-Bioware utilise-t-il l'argument de la Same Gender Romance pour faire vendre son jeu en difficultés financières ?

-Est-il juste pour la communauté de gaymers qui suivent le jeu depuis le début d'imposer le paiement d'une nouvelle extension pour pouvoir voir pour la première fois des SGR ?

-Makeb ne risque-t-elle pas de devenir le refuge de tous les gaymers jouant à SWTOR ?

-Comment intégrer à un jeu où de base il était impossible d'avoir une relation homosexuelle, une fonction comme les SGR sans pour autant aller à l'encontre de la crédibilité complète du jeu ?

Voilà les questions principales qui forment donc le coeur du débat de la nouvelle extension de SWTOR.

Mon avis là-dessus ? Je pense que le comprenez après la lecture de cet article. Pour l'argument marketing de cette « annonce » je dirais que non, l'annonce qui avait été faite en septembre 2011 était une forme d'argument marketing, aujourd'hui c'est plutôt une promesse qui doit être tenue et qui le sera.A la question d'être obligé de payer pour pouvoir avoir une SGR, je ne trouve pas cela injuste si c'est un premier pas et que d'autres PNJ de ce type apparaissent par la suite partout dans la galaxie, il faut bien un point de départ à tout. La question de l'avenir de Makeb est quant à lui plus problématique car j'ai en effet bien peur que cette planète devienne un refuge pour tous les gaymers de Star Wars : The Old Republic et que cela crée un effet de communauté involontaire. Mais si Makeb devient un ghetto, peut-être alors que les développeurs devront accélérer le processus de création de personnages homosexuels pour en disséminer dans toute la galaxie. Enfin, si l'on me demandait mon avis, je pense qu'il est trop tard pour implémenter d'une façon digne de Bioware et de son culte du « story-telling » plus d'un an après la sortie du jeu. Comment « créer » l'homosexualité dans un jeu qui l'ignorait jusque-là ? Pour moi la tâche me paraît trop difficile pour qu'elle soit bien accomplie.

J'en arrive finalement au bout de ce très long article. Je n'ai bien sûr pas de réponses définitives à vous apporter, restent encore à tester l'extension, à voir les réactions qu'elles provoquent et tout cela ne sera pas possible avant quelques mois encore. En attendant, j'espère que cet article vous aura amené à mieux comprendre le phénomène SWTOR et de ses SGR et qu'il vous permettra de vous faire votre propre avis sur la question.

Merci à tous pour votre lecture,

Maniax.

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PC
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GayGames

Ah ! L'AppStore. On a beau ne pas aimer Apple, il est difficile de prétendre que ce n'est pas un petit paradis si on aime les jeux vidéo. Et le moins que l'on puisse c'est il y en a vraiment pour tous les goûts. Il aurait été étonnant que je ne trouve pas au moins un GayGame chez Apple.

Et le GG du jour est vraiment des plus atypiques. Le jeu qui se vante d'être le premier jeu vidéo avec un superhéros gay de l'histoire (rien que ça) : Supergay and the attack of his ex-girlfriends.

 

Oui je sais déjà ce à quoi vous pensez.

Avec un titre pareil, je ne saurais trop mesdames et messieurs qu'invoquer votre second degré car assurément nous n'avons pas ici affaire à un jeu vidéo qui se prend très au sérieux. On serait même tenté de croire que ce jeu est une parodie des clichés gays passés au mixeur : gros muscles, rose omniprésent (aïe mes yeux), slogan « Be Yourself »... Manquerait plus que le héros soit coiffeur pour couronner le tout. Heureusement il est plutôt scientifique de profession.

Développé par Klicrainbow, studio barcelonais au nom plus qu'évocateur (rainbow = arc-en-ciel juste au cas où), l'histoire de ce jeu débute en 2006 quand deux amis, fans de comics depuis leur plus tendre enfance écrivent un scénario mettant en scène un super-héros gay. 5 ans plus tard, en 2011, le 21 juin, journée mondiale des gay prides, sort ce jeu, cet ovni de l'Appstore. Entre temps Klicrainbow a été créé, une équipe constituée et a été formulée la promesse de voir un jour d'autres jeux dont le thème de l'homosexualité sera à nouveau central.

 

Cliquez sur l'arc-en-ciel, c'est pas moi qui le dit.

Vendu 89 centimes (le risque n'est pas grand) et aussi disponible dans une version lite gratuite au cas où vous seriez trop frileux pour vous prendre la version complète du premier coup. Moi je le dis, j'en ai pas eu besoin, même si à l'époque où je l'ai prix il était à 2,39, des jeux gays aussi funs et intéressants que celui-là se font rares, il n'y a pas vraiment matière à hésiter trop longtemps.

 

 1) Et si Bruce Banner n'était pas devenu Hulk, mais Supergay ?

Dans ce jeu, assez étrangement l'histoire occupe la place principale. Les créateurs du jeu avaient vraiment envie de nous raconter une histoire à travers ce jeu, ce qui est très rare pour un jeu iPhone et ce à quoi je ne m'attendais pas de la part d'un jeu branché homosexualité. Préparez-vous c'est un peu long.

On incarne Tom, un scientifique effectuant des recherches sur le clonage humain à des buts médicaux, afin de cloner des organes et faciliter les greffes d'organes humains. Tom travaille pour une entreprise privée dont les fonds viennent en fait de dictateurs et représentants de l'armée de pays non-civilisés, qui sont intéressés par ses recherches à des fins militaires (cloner du soldat). Cela Tom ne le sait pas et bien sûr ses patrons se gardent bien de lui dire. Car Tom est idéaliste et ne voit pas qu'il vit dans un monde de mensonges.

En plus de cela Tom est sur le point de se marier avec Lisa, la fille du patron de son entreprise qui est aussi scientifique et travaille avec lui. Ils vivent le parfait amour, elle étant de mèche avec son père pour lui cacher le véritable but de ses recherches. Sauf que... Tom est un homosexuel refoulé, il ne l'a jamais avoué à qui que ce soit même pas à lui-même.

Pour compliquer le tout la presse a été mise au courant des expériences qui étaient menées dans les locaux de G-Corp et des manifestations contre le clonage humain ont lieu devant l'entreprise en espérant de réussir à l'arrêter. Les équipes de scientifiques doivent donc se faire très discrets pour ne pas attirer l'attention et continuer à travailler.

Le jour du mariage avec Lisa approchant, Tom se rend compte qu'il est sur le point de faire une grave erreur, il décide alors de tout dire à ses amis pour son homosexualité et de leur demander conseil pour se sortir de cette délicate situation. Lui vient alors une idée : il pourrait se cloner lui-même afin de pouvoir laisser son clone se marier avec Lisa et lui vivre sa vie d'homo libéré. Mais les choses ne se passent pas comme il l'a prévu. C'est la première fois qu'il tente un clonage humain complet et l'expérience rate.

Le lendemain a lieu une présentation devant les investisseurs dictateurs de l'invention de Tom et son équipe sans qu'il soit mis au courant et celle-ci échoue lamentablement. Les investisseurs furieux, menacent de retirer leur argent du projet. C'est le moment que choisit Tom pour arriver au bureau et annoncer à Lisa et à son père qu'il est homosexuel et qu'il ne va pas pouvoir se marier avec elle comme prévu. C'est trop d'émotion pour le père de Lisa qui succombe alors d'une crise cardiaque.

Lisa décide alors qu'elle doit se venger de Tom et des investisseurs qui sont pour elle responsables de la mort de son père. Dans un accès de folie elle répare la machine à cloner et se clone massivement pour assouvir sa vengeance. Tom, dans le même temps va développer des super pouvoirs suite à l'expérience de clonage qui avait raté sur lui et devenir Supergay, le héros qui lutte pour l'ordre, le bien et son surtout contre son ex-petite amie.

 

 

2) Mais pourquoi tout ce rose ?

C'est avec ce pitch de base (oui un peu long je sais) que le jeu commence. Et on pourra dire ce que l'on veut de scénario mais personne ne pourra prétendre que les développeurs ne se sont pas donné beaucoup de mal pour écrire quelque chose d'original et d'inédit. C'est un super-héros à part entière qu'ils ont voulu créer et cela se ressent énormément. Tout allait bien jusqu'à ce que les dessinateurs s'y mettent et nous sortent un design et une ambiance qui reprennent tous les clichés traditionnels associés à l'homosexualité « rainbow power », rose à toutes les sauces, dans les décors, dans les boutons d'interface. On a parfois l'impression (désagréable pour ma part) d'être sur un site communautaire pour jeunes homos en mal de rencontres juteuses.

Il suffit de regarder le personnage principal pour comprendre où l'on va graphiquement. Tom n'a rien de très cliché au départ, mais voyez plutôt ce qu'il devient en devenant Supergay : costume violet-rose et noir ouvert sur son torse imberbe et à la musculature ultra développée, jambes tellement fines qu'elles ne semblent pas capables de tenir un torse aussi imposant, déhanché ultra efféminé : aucun doute Supergay porte bien son nom. Ajoutez à cela un chara-design très impersonnel, vous obtenez une soupe au goût de bonbon qui ne sera pas du goût de tout le monde (pas même de beaucoup d'homos, si le but était de les cibler).

 

Regardez-moi cette interface

Cela peut plaire je pense mais est à mon goût vraiment dommage car ce design l'inclut dans la catégorie bien fermée des jeux gays pour gays. Si l'on retient ce jeu, ce ne sera malheureusement pas pour les avancées qu'il apporte au jeu vidéo dans la façon d'aborder l'homosexualité, mais plutôt comme le premier jeu pouvant s'inscrire dans une culture gay et qui ne sera pas pris au sérieux par qui que ce soit.

Et c'est vraiment dommage selon moi, car le jeu a plein de qualités. C'est la première fois par exemple que je vois un jeu assumer et réussir autant son côté « comics » au sein de l'Appstore (qui est aussi très réputé pour jeux tout à fait oubliables). Chaque portion de l'histoire est présentée sous la forme d'une case de bande-dessinée, c'est un mode de progression très bien pensé car servant le côté comics mais aussi permettant au joueur des parties courtes comme plus longues s'il enchaîne chaque portion de jeu.

 

3) Et sinon, on joue parfois ?

Oui, oui on joue même très souvent, rassurez-vous. Le gameplay de ce jeu consiste en un enchaînement de mini-jeux à chaque portion de l'histoire. Il y a en tout 32 niveaux avec à chaque fois un mini-jeu. En tout il doit y avoir 5 ou 6 mini-jeux différents augmentant en difficulté au long de l'histoire. Il faudra par exemple réussir un enchaînement de combinaisons sur une console contrôlant les machines au sein de G-Corp afin de mettre en route un clonage. A d'autres moments il faudra repousser les vagues de clones de l'ex petite-amie. Tout cela a un côté assez fun et passe-temps, même si soyons honnêtes les mini-jeux ne sont pas non plus des exemples d'originalité flagrante ni d'ingéniosité.

L'ensemble du jeu consiste donc en cet enchaînement entre phases narratives et phases de mini-jeux. Et je le trouve excellemment bien dosé, aucune phase ne dure assez pour devenir ennuyeuse et tout s'enchaîne très vite. On se retrouve à avoir joué une demie heure malgré soi très rapidement. Idéal en somme pour son côté jeu nomade. Ajoutez à cela une traduction en français bien faite et drôle et vous avez un excellent jeu pour iPhone.

 

Vrac de screenshots faits maison

 

4) Bah alors, il a l'air très bien ce jeu en fait

Mais il l'est ! Comparez-le à Imaginary Range (iOS) de Square Enix, aucun doute àavoir que vous avez là un jeu beaucoup mieux dosé, beaucoup plus fun et à l'histoire beaucoup moins tordue et pourtant plus prenante et pourtant réalisé par un simple petit studio.

Comprenez-moi bien, ce que je reproche à ce jeu et qui me déçoit est qu'il est un bon jeu pour iPhone qui mérite son test lance-pierre sur Gameblog. Tout le monde devrait l'avoir et il devrait être un classique au même titre qu'un Temple Run. Mais il s'est mis lui-même contre lui tout un public qui est hermétique à toute cette culture gay qui suinte de partout. Ce design et cette ambiance vous feront au mieux sourire mais au pire vous laissera complètement perplexe et hermétique à tout ce que le jeu a à proposer. Je m'y suis moi-même laissé prendre, sous ses airs tous roses je m'attendais à un petit jeu sans intérêt reprenant tous les clichés gays pour réussir commercialement sur une niche où personne n'ose encore se positionner.

C'est donc pourquoi j'attends le prochain jeu de Klicrainbow avec une certaine impatience, car ils ont prouvé qu'ils savaient bien faire du jeu vidéo pour mobiles. Maintenant reste à prouver qu'ils peuvent créer un univers qui parle aux gens.

Merci à tous pour votre lecture. Je vous donne rendez-vous bientôt pour un nouvel article. N'hésitez pas à me faire part d'autres gay games que vous connaissez car après deux articles je vois déjà la fin de ma liste.

Maniax.

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GayGames

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique sur les Gay Games, je vais commencer par un jeu PC qui n'est pas encore sorti. Cela peut paraître surprenant, mais je voulais tout d'abord vous parler d'un jeu qui est encore sur kickstarter et qui a besoin de financements avant de pouvoir sortir en fin d'année 2013. Je commence donc par lui pour vous donner une chance d'aller le financer si vous le désirez avant le 20 janvier, date de clôture du kickstarter.

 

C'est pas si important que ça la police du titre, si ?

Le GG du jour s'appelle donc « Coming Out on top : A gay dating sim game ». Difficile de faire plus évocateur que ce titre non ? Pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais, on peut traduire ce nom par « Avoir le dessus : un jeu de drague gay » avec bien sûr un jeu de mot sur le « coming out », très facile à discerner.

N'étant pas un grand habitué moi-même des jeux de drague, je vous dois bien une petite explication du concept du jeu. Le jeu se rapproche d'un visual novel, où vous incarnez un personnage en vivant son petit quotidien. Dans ce quotidien vous devrez entretenir vos relations avec vos amis et devrez draguer un homme que votre personnage croise de temps à autres en ayant des discussions et activités avec lui. Lors de ces moments vous aurez de nombreux choix de conversations qui conduiront ou non à votre réussite sentimentale avec cet homme.

Coming Out On Top est aussi un jeu à l'histoire très attachante. Développé par Obscurasoft, une équipe de développeurs inconnue au bataillon, il apparaît que c'est surtout l'histoire d'une designer, scénariste, programmeur, hétérosexuelle qui a la lubie de faire un jeu de drague gay. C'est un personnage assez amusant, attachant, doué et très à l'écoute des demandes de la communauté qui existe autour de ce jeu. L'histoire veut que cette femme mourrait d'envie de faire un jeu de drague, mais qu'elle ne trouvait pas le moyen d'en faire un qui se distinguait assez de ce qu'elle connaissait déjà. Ce serait alors son mari qui lui suggéra de faire un jeu gay et depuis l'idée ne l'a pas quittée.

Pour l'instant de ce jeu, on ne peut tester qu'une démo disponible ici. Cette démo bien sûr, je l'ai faite, elle dure environ 1h30 (cela dépend de votre vitesse de lecture) et donne un très bon aperçu de ce à quoi le jeu va ressembler.

 

Pour ceux qui se demandaient, c'est bien moi qu'elle suit, et toc !

1) Un scénario très... simpliste

La description du Kickstarter nous promet une histoire avec 6 personnages à convoiter, au vu de la durée de vie de la démo qui ne contient qu'un personnage cela promet quelques heures de jeu avant de réussir à débloquer les 6 histoires. Selon le succès du kickstarter, d'autres personnages seront potentiellement ajoutés (et pour le moment, le succès est déjà plutôt au rendez-vous !) Seulement voilà, le scénario qui nous est présenté semble être un regroupement de clichés tous droits sortis d'un soap pour ados (sauf que là il y a plus d'homos bien sûr). Que l'on s'entende, les clichés ne concernent pas le monde homosexuel (ouf), mais plutôt la caractérisation des personnages et les types de situation que l'on va retrouver. Je vous explique.

On nous propose d'incarner Mark, un étudiant en anatomie en collocation avec deux de ses amis. Le jeu commence par son coming out à ses amis colocataires et va décrire ses débuts dans la vie gay. Pour l'instant, rien de bien original ni de très particulier, le héros  est relativement quelconque. Par contre, parmi la liste des hommes à draguer, le kickstarter nous décrit un rocker rebelle,  un jeune marine au père politicien et autoritaire, un joueur de football américain d'éducation religieuse, son colocataire hétéro et son professeur d'anatomie (oui je sais ça fait 5, mais le 6ème est encore un mystère). Je vous laisse un peu imaginer l'extrémité des situations que l'on va pouvoir rencontrer, les problèmes qui seront rencontrés etc... Les traits sont tellement grossiers que l'on peut déjà presque tout deviner à l'avance et la démo semble nous induire dans cette voie.

Devinez qui est est qui.

Du peu que l'on peut voir du scénario, on commence le jeu en faisant son coming out à ses colocataires la veille du début du second semestre.  Sous la pression d'une des colocataires on se retrouve dans un bar gay, où l'on rencontre un homme charmant pendant que sa coloc' est aux toilettes, et il se trouve que cet homme est le nouveau professeur d'anatomie avec lequel Mark a cours le lendemain matin. Je ne vous spoil pas plus, mais vous vous doutez déjà plus ou moins des problèmes que cela va engendrer...

On soulignera quand même que les clichés sont heureusement surtout applicables aux situations et non au caractère gay des personnages. Ce sont des stéréotypes dans leur genre de plusieurs types garçons qui se distinguent généralement dans le milieu universitaire, mais absolument pas des images classiques homosexuelles (efféminé tout ça...) et ça, ça fait vraiment plaisir.

 

2) On se prend pourtant très vite au jeu

On est tout de suite surpris par l'ingéniosité de l'écriture. Le jeu est drôle, vraiment. Typiquement la relation que vous avez avec vos colocataires est vraiment hillarante ! Eux aussi sont un peu des clichés dans leur genre mais en même temps ils ont des caractères plus vrais que nature. Cela donne lieu à des dialogues fins et mémorables. C'est le côté agréable des clichés que l'on retrouve dans beaucoup de séries américaines : ils permettent de créer des situations grotesques qui amènent des répliques cultes grâce à des personnages hauts en couleur. Au moins le jeu ne manque pas d'autodérision.

Let's go buddy!!

Sans oublier le vrai plus qui est de pouvoir revenir en arrière dès que l'on fait un choix de réplique grâce à la molette de la souris. On se surprend alors à choisir des répliques complètement improbables rien que pour voir la réaction des personnages avec qui l'on discute. Et puis, c'est l'un des avantages du PC, on peut faire de très nombreuses sauvegardes afin de retourner en arrière à de nombreux moments clés. Si l'histoire en elle-même est sans grande surprise c'est clairement dans le texte lui-même que réside l'intérêt de ce jeu de drague. Et dans la drague bien sûr...

 

3) Un jeu interdit aux enfants, mais Call of Duty aussi non ?

Oui bon, bien sûr j'exagère un peu quand je dis que le principal intérêt du jeu est son humour, car je pense qu'un de ses autres arguments est aussi très clairement ses scènes de sexe. La petite histoire quant à leur présence est que la créatrice du jeu hésitait à en insérer. Après tout, un jeu de drague sans sexe est tout à fait imaginable non ? Pour s'assurer de son bon choix, un sondage a été organisé auprès de la communauté du jeu afin de savoir s'il y avait de l'intérêt dans des scènes de sexe. Le résultat a été sans doute possible : 95 % de la communauté en réclamait. Depuis, le travail de la créatrice du jeu s'est encore diversifié dans l'écriture de scènes à fort caractère érotique... Dans la démo il y en a deux, une plutôt soft et une autre plutôt explicite... Je ne vous spoil rien bien sûr.

Il suffit de regarder le design des personnages pour comprendre : nous avons affaire à des dieux grecs à chaque couloir de l'université. Si les rôles incarnés par les personnages ne sont pas clichés,  leur physique est quant à lui plus qu'évocateur. Chaque samedi matin Mark va faire son petit sport. Si vous voulez mon avis Mark est plutôt somnambule et fait du sport toutes les nuits pendant son sommeil, parce que ce n'est pas avec un peu de piscine une fois par semaine que l'on obtient ces muscles... Les personnages sont à peu près tous du même acabit que Mark.

Moi je veux faire force rouge !!!

Alors ne fuyez pas, les scènes de sexe ne sont pas explicites, tout ce que vous verrez c'est du texte plutôt descriptif que vous pourrez lire ou non en détails suivant votre humeur et vos... envies qui aboutira sur une image explicite où les éléments sexuels du corps humain sont cachés. Sachez que j'ai trouvé cela plutôt bien écrit encore une fois, ce n'est pas du sexe pour du sexe, on y trouve beaucoup de touches d'humour ici encore. Ne vous leurrez cependant pas cela reste malgré tout vraiment du sexe.

 

4) Un jeu qui mérite d'être soutenu

Pour de multiples raisons, mais surtout parceque c'est la première fois que je vois un jeu gay aussi osé, complet et original. Bien sûr il s'adresse avant tout à un public gay, je sais aussi qu'un certain public féminin est plutôt friand de ce genre de choses. Personnellement, je suis à peu près sûr que n'importe qui pourrait apprécier ce jeu ne serait-ce que pour son écriture (là je m'avance peut-être un peu). Mais voilà, cette démo aussi légère soit-elle m'a fait me remettre en question sur ce que j'attends personnellement du jeu vidéo et de son scénario. J'ai eu vraiment envie d'aller plus loin dans ce jeu (on évite les blagues salasses s'il vous plaît :p), de voir ce que ça donnerait un jeu où le héros serait gay et où une partie de l'intrigue serait axée là-dessus. Il m'a aussi donné plus simplement envie de parler de ces jeux gays  dont on n'entendait jusqu'alors pas parler.

Le jeu est intelligent, drôle et réussit à nous épargner un bon paquet de clichés à propos des homos en général (à part que ce sont tous des dieux grecs bodybuildés bien sûr :) ). Bien sûr, même si son scénario ne casse pas des briques et semble parfois tout droit sorti d'un film pornographique (un des personnages le fait d'ailleurs remarquer, ce que j'ai aussi trouvé très drôle), il a ce petit quelque chose qui fait aimer un jeu. Un jeu à soutenir donc et à garder en mémoire, car il pourrait bien apporter sa pierre à l'édifice lors de sa sortie annoncée pour décembre 2013. 

En attendant, je vous remercie tous pour votre lecture, et vous donne rendez-vous bientôt pour un deuxième gaygame.

Maniax.

 

Note : Ce jeu n'étant encore qu'à l'état de projet, je n'ai pas évoqué le design ou encore la musique du jeu qui ne sont pas encore définitifs. 

Lien du Kickstarter : http://www.kickstarter.com/projects/obscurasoft/coming-out-on-top-a-gay-dating-sim-video-game

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GayGames

 Il y a à peu près deux ans, un débat avait eu lieu autour d'un article de la communauté qui avait été mis en avant sur Gameblog.fr. Cet article concernait la place présente et future des personnages homosexuels dans le jeu vidéo. J'avais pris alors part à ce débat et avais été agréablement surpris par les réactions positives que le débat avait engendré. Deux ans plus tard, avec l'avènement des plateformes de téléchargement, la consécration du jeu indépendant, nous pouvons pour la première fois aller plus loin dans ce débat avec l'apparition des premiers jeux véritablement gays. Des jeux qui ne se contentent pas de créer un personnage gay pour compléter l'histoire d'un héros hétérosexuel ou de donner le choix au joueur d'établir une pseudo-romance qui se matérialise par une unique scène pseudo-érotique mal modélisée. Non des jeux vraiment courageux, qui s'attaquent de plein fouet à la thématique interdite de l'homosexualité.

 Je décide d'ouvrir cette nouvelle catégorie un peu polémique car j'ai été amené à jouer ces derniers mois aux premiers jeux gays que j'ai jamais vus. Leur référencement est encore très mauvais, jeu indépendant oblige ! Pourtant, ils existent ! Et rien que pour cela, je pense qu'ils méritent une mise en avant, aussi limités soient-ils.

 

 

 Sur le net, comme dans la vie, si quelque chose te manque, à toi de le créer. Ce type de jeu étant plutôt nouveau à ma connaissance, il est très difficile de les retrouver. Je n'ai pu trouver aucun site ou blog sur le net qui en parle dans la langue de Molière. Alors voilà, c'est ma chance, je me lance. Dans cette nouvelle catégorie je vous présenterai des Gay Games, ou GG pour faire court. Je ne vous parlerai pas de jeux comme Fable ou Dragon Age qui propose au joueur le choix d'avoir un partenaire à travers une relation homosexuelle sans que cela influence l'histoire, mais de jeux dont l'un des thèmes principaux de l'histoire est cette homosexualité. Des jeux méconnus qui prennent vraiment le parti pris d'aborder de manière forte ce sujet si rare et si tabou dans le jeu vidéo. Pour faire court, des jeux qui mettent en scène un héros gay. (cette définition est potentiellement provisoire)

 Ces jeux courageux sont encore à ma connaissance très peu nombreux. Pour le moment, je n'ai pu jouer qu'à deux d'entre eux. Pour en faire une catégorie sur « La Pause Critique », cela me convient très bien. J'ai toujours eu du mal à tenir mon blog fréquemment à jour et si je dois faire un article par mois, voire moins, car les jeux sont trop peu nombreux pour être abordés plus souvent, cela ne me dérange pas. Je compte d'ailleurs sur vous pour me faire part de vos trouvailles si vous en avez, car vous l'aurez compris le référencement de ces jeux « de niche » est souvent très mauvais (je m'interdis juste de parler des jeux en flash qui n'ont qu'un intérêt souvent limité).

 J'ai conscience que cette nouvelle rubrique aura un public nécessairement limité, mais je suis sûr que le thème est suffisamment rarement traité pour que quelques personnes qui chercheraient des Gay Games puissent y trouver leur bonheur. Il va de soi que les personnes dont le traitement d'un tel sujet offenserait ne sont pas invitées à lire ces articles. De même, je m'accorde le droit de les supprimer s'ils déclenchent des réactions trop vives que je ne contrôlerais pas (même si j'ai assez confiance dans cette communauté pour croire que les réactions à ces articles seront respectueuses).

 J'ai pour l'instant donc deux jeux dont je voudrais vous parler avant je l'espère de pouvoir vous élargir la liste au maximum. Je commencerai dès demain avec la présentation d'un premier jeu exclusivement PC : Coming Out On Top.

 Merci de votre lecture et à demain pour le premier article de cette catégorie.

 Maniax

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Édito

Bienvenue sur le blog d'un passionné de jeux vidéo.

Vous trouverez ici fréquemment les critiques des jeux que je fais, surtout mes coups de coeur, je ne m'étends pas sur les jeux que je n'ai pas aimé en général.

Dernièrement j'avais très envie de vous parler de Lightning Returns Final Fantasy XIII, mais les circonstances ont un peu changé alors, attendez-vous à un peu de surprise !

Bonne lecture à tous !

Maniax

ID PSN : Gnagnagnax

Twitter : @Maniax_FR

 

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