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Steins;Gate est un anime assez récent qui m'a frappé. On me promettait un scénario avec de l'otaku, des filles et des délires paranos qui me rappelaient vaguement l'excellent NHK ni Youkoso. Le tout saupoudré d'un brin de science fiction. Mais c'est mieux que ça.

Pour moi qui ne suis pas amateur des histoires bien japonaises types harem (un mec, plein de filles), je n'ai déjà pas été déçu. En effet si Steins;Gate propose une brochette de personnages féminins en supériorité numérique face aux quelques hommes de la série et que quelques stéréotypes sont bien présents, ici on se moque (gentiment) de la culture otaku, des pervers et de ceux qui ne rêvent que de filles en 2D tout en bavant devant les vraies.

D'ailleurs l'anime, bien que centré sur les relations entre les personnages, ne cède quasiment rien aux sirènes du ecchi  (très peu de moments "sexy") ou de la romance facile (bon ok, un peu quand même sur ce point) mais garde toujours un style très plaisant de "tranche de vie" avec un rythme assez calme mais toujours présent qui renforce cet impression qu'au delà de ce qui se passe dans le scénario, ce que l'on voit c'est l'été déterminant d'un groupe de jeunes atypiques. Voila comment ça commence.

 

 

Okabe Rintarou, ou plutôt Houhouin Kyouma comme il aime s'appeler (ou Okarin pour les intimes), est un jeune homme franchement parano qui se voit en savant fou et s'imagine être constamment pris pour cible par l'Organisation, une groupement mondial visant à le destabiliser lui, mais aussi à prendre le contrôle de la planète. Alors qu'il assiste à une conférence sur le voyage dans le temps, des évênements étranges et improbables se produisent à la chaîne. Seul problème: il est le seul à s'en souvenir après coup.

De ce pitch un peu confus et délirant (je n'ai rien pigé quand j'ai vu le premier épisode), les bases sont posées pour une aventure parfois épique, dans laquelle le héros hésite entre son personnage, ses sentiments ou encore sa raison. Pas de combats ou de choses extraordinaires pourtant, surtout des moments de dialogues, de délires (la encore sans avoir besoin d'en faire de trop) et de théories explicatives, parce que tout ça est quand même complexe.

 

 

Au final les personnages sont bien calibrés, l'animation est moderne et réussie, et le scénario est tout de même très fort, autant dans ses retournements que dans son déroulement général. Steins; Gate est un anime qui change des productions un peu clichés, ne cherchant pas à faire de vagues, mais derrière une façade qui peut paraitre classique se cache une perle ou tout a été soigneusement poli et pensé.

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Hier, j'ai enfin pu voir Prometheus, le nouveau Ridley Scott version science fiction. Parce qu'après une panne de courant la veille dans le cinéma, puis un sympathique "geste commercial" (que je hais ce terme) sous forme de remboursement et d'une invitation (une place gratuite quoi), j'avais encore plus envie de le voir, ce film. Alors avec une place 3D à 1 euro, pourquoi se priver?

Maintenant que j'ai placé mon anecdote personelle, je peux parler du film en détail. Déjà, la 3D. Elle ne sert pas à grand chose mis à part quelques plans bien foutus, autrement c'est le même constat que pour tous les films que j'ai pu voir avec cette technologie: ça reste un gimmick qui, au final, fait un peu chier parce qu'il faut se coltiner les lunettes pourries pendant 2 heures. Vivement que ça évolue, parce que le potentiel est loin d'être exploité à fond pour l'instant. 

 

Mais hormis cela, puisque j'aurais très bien pu ne pas aller le voir en 3D, le film est magnifique visuellement. Des paysages grandioses du début aux sombres installations humides et étouffantes propre à l'univers Alien en passant par l'intérieur du vaisseau qui donne au film son titre, tout est soigné, bien pensé, varié et très immersif. Tout semble être adapté pour une vraie virée dans l'espace, des véhicules aux casques jusqu'aux quartiers de l'équipage. On sent qu'il y a du budget derrière tout ça, et que Scott maîtrise son sujet, en plus de sa caméra. Les effets spéciaux sont eux aussi époustouflants, en restant dans le crade propre au sujet, avec une technologie plausible elle aussi, et des armes toujours très "space" pour un truc qui se passe dans le futur.

 

 

En parlant de technologie, parlons de Fassbender (et des autres). Les acteurs sont en effet très bons, et l'on peut voir des grandes performances. Comme Fassbender donc, qui joue David, un androïde très avancé et assez déroutant par moment, avec sa gentillesse mielleuse et ses fausse émotions affichées. Charlize Theron est elle aussi très bonne (en tant qu'actrice, bande de pervers!) en commandante froide et à priori sans états d'âme. Mais celle qui bluffe tout au long du film, c'est Noomi Rapace. Tout en émotions du début jusquà la fin, elle incarne à mes yeux la nouvelle Ripley, une femme qui voit tout basculer, en prend plein la gueule parfois, mais résiste.

 

 

Et résister, elle en aura bien besoin. Scientifique venue chercher des réponses à des questions fondamentales dans un coin paumé de l'espace, elle ne va pas être déçu du voyage! Question scénario, je laisse le soin aux gens de découvrir le reste par eux même. Car la aussi le film est intelligent, et très solide dans l'histoire qu'il nous raconte. Et c'est aussi un film d'horreur. Bien sale et gluant par moment, voir même vraiment dégueulasse et choquant. La dessus comme sur le reste, pas de compromis grand public.

 

En conclusion, allez le voir!! Un grand film, par un grand réalisateur, avec de très bons acteurs, un univers de légende et un scénario béton. Qu'est ce qu'il vous faut de plus!? 

 

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Je regarde un ami jouer à Max Payne 3 sur PC. Il a eu sa copie en revendant des jeux à la FNAC pas plus tard qu'avant hier, il a galéré pour y jouer comme il le voulait grâce au Rockstar Social Club et au jeu qui refusait de reconnnaitre les 2go de sa carte graphique, donc de lui permettre des settings à fond, DirectX 11 inclus.

Le jeu est beau, les animations sont fluides, et bien faites. Max se tourne dans tout les sens d'une manière crédible pour viser, se vautre lamentablement lors d'un saut qui touche malencontreusement un mur. Les ennemis en profitent pour le canarder. Il y en a beaucoup, toujours. Un tir dans la caboche ou à la gorge les abats presque instantanément, malgré le niveau de difficulté réglé sur difficile. Le jeu est difficile. Max en prend plein la gueule, tout le temps. Ça ne change pas des deux premiers.

L'ambiance aussi ne change pas, même si le décor de Sao Paulo est plus coloré que la noirceur de New York. Le principe reste globalement le même, entre deux tueries, une cut-scene. Ou le contraire, tant il y en a. Malgré cela, l'immersion est constante, avec des transitions aussi rapides que surprenantes entre gameplay et chit-chat. On parle beaucoup dans MP3, pour une ambiance soigneusement travaillée, détaillée, ou l'on prend encore une fois toute la mesure de la vie de merde du gars Max. Déprimé, alcoolique, drogué aux médocs, mais toujours aussi mortel avec un - ou deux - flingues. 

LA méchanique qui définit Max Payne, le très classieux Bullet Time est de retour et fonctionne toujours aussi bien. Max saute dans tous les sens, consomme ses 'signatures' painkillers tout en butant l'ennemi qui vient de le mettre à terre (second souffle très bien implémenté dans l'action) et se cache. Oui, il va en couverture, mais ce n'est que pour pouvoir sauter au ralenti de plus belle. Et tuer des gens. Plein de gens. A quelques chapitres un pop up indique la barre des 250 morts. Une heure plus tard, c'est les 500 qui tombent. Les gangs n'ont qu'à bien se tenir. Pourtant, se jeter dans le tas ne marche pas, je le vois, mon ami qui contrôle l'ex-flic aussi.

 

Ce jeu est un chef d'oeuvre, unedigne suite de ses deux prédécesseurs, avec cette fois Rockstar au commande, toujours prêt à montrer une maîtrise sans faille. L'ambiance est sombre, violente. Le gameplay est alléchant, des mouvements peaufinés et réalistes de Max aux kill cams parfois très classes, en passant par les ennemis qui tombent sans jamais enclencher le mode ragdoll. Les dialogues en remettent une couche, mais remettent surtout en cause cet anti-héros qui a tout perdu, et qui semble de toute façon toujours être dans la même spirale malsaine de violence et de mort, voyant tout ceux qui sont autour de lui se (faire) détruire sans pouvoir faire le tri entre alliés, êtres chers et ennemis. 

Vie de merde, jeu de l'année?

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Je viens de me refaire un session de Super Crate Box, un jeu gratuit sur PC (et IOS) fait par les gens un peu géniaux mais surtout très fous de chez Vlambeer. Le principe est simple: vous contrôlez un petit personnage bien agile, qui doit à la fois choper des caisses, et éviter les hordes de streumons verdatres qui tombent du haut du niveau.

 

Le twist, c'est que chaque caisse récoltée contient une arme, qui s'équipe automatiquement en renplacement de la précédente. Du coup, il faut essayer d'en collecter un max, tout en se débrouillant sur le moment pour ne pas se faire estourbir comme un bleu. Pas que les espèces de crânes verts vous en veuillent, loin de là. En fait, il ne font que passer selon un pattern pré-établi (sauf les volants, méfiez vous des volants) sans se soucier de vous. Une fois arrivés au bout du chemin, ils sont forcés de tomber dans un trou en flammes, sorte d'incinérateur cruel qui non seulement ne les tue pas, mais en plus les fait revenir par le haut en version rouge, bien plus rapide et dangereux.

 

 

Dangereux, ils le sont de toute façon, parce qu'il ne faut qu'un coup, ou plutôt qu'un toucher pour y passer. One shot quoi. Et ça arrive très vite. Du coup, si il faut toujours chercher la prochaine caisse pour augmenter son score et débloquer diverses armes, persos, ou mode de jeu, on se retrouve aussi obligé de gérer tous ce qui se présente. Et c'est pas de la tarte.

Quand votre revolver se change soudain en mines alors que l'écran commence à se remplir d'ennemis et que la prochaine caisse est tout en haut, bonne chance pour s'en sortir. 

 

En parlant des armes, puisque le gameplay repose énormément dessus, il y en a bien évidemment un nombre sympathique, des traditionnels pistolets, shotguns et autres machineguns jusqu'aux lance-flammes, bazooka et fusil laser, en passant par le katana et ce putain de disc gun qui m'a fait mourir plus d'une (centaine) de fois.

 

 

En résumé, Super Crate Box est un excellent petit jeu, qui en plus d'être gratuit et très simple à prendre en main, propose   un gameplay un poil plus tactique qu'il n'y parait au premier abord, le tout dans un style "retro" qui fleure bon les jeux d'arcades d'antan. Idéal pour s'en faire une partie peinard de temps en temps, ou pour tenter de battre les high scores des autres. Et en plus, la musique est sympa.

En bonus, une vidéo qui mixe Minecraft et Super Crate Box: Super Mine Box!

 

 

Voila, à bientôt pour d'autres articles, portez vous bien, et gare au rebond du disc gun!



 

 

 

 

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J'ai décidé de faire une série de critiques sur des jeux indépendants que j'ai dans ma cachette secrète, aussi appelée Disque local (C:). Et pour commencer, un jeu que j'ai depuis quelques temps déjà mais auquel je n'avais pas trouvé d'intérêt. Ce jeu c'est Towns, et j'en parle maintenant!

 

 

 

Quand j'ai obtenu ce jeu, dans l'Alpha Collection #1 sur le site des bundles Indie Royale, il n'était qu'en version 0.42 si je me souviens bien. Du coup, il manquait les héros, qui constituent une bonne partie du but du jeu. En effet, dans Towns, vous êtes laché sur un bout de terrain avec vos citoyens, le but étant de construire une ville (je vous le dis parce que le titre n'est pas assez explicite), mais aussi de creuser toujours plus profond, pour envoyer des héros de passage tabasser du monstre dans la joie et dans la bonne humeur, mais surtout dans un donjon. Quitte à buter des trucs et à choper du loot dans leurs entrailles encore fumantes, autant le faire dans les règles, bordel! Le jeu étant maintenant en 0.46, les héros sont présents, mais avant d'être dans la place, faut déjà leur faire envie.

 

Et pour les faire venir, il va falloir bosser un peu. Enfin, faire bosser vos citoyens. Enfin, assigner des tâches et regarder vos citoyens les accomplir. Parce que la principale influence de Towns, celle qui m'a sauté aux yeux pour me les arracher et les faire frire, c'est (surement) Dwarf Fortress. Pour ceux qui connaissent, c'est une simulation de nains, que l'on contrôle indirectement donc, et auxquels on peut donner plein de trucs à faire (en fait, une infinité, DF étant probablement un des jeux les plus complets à ce niveau). Ceux qui connaissent savent aussi que l'interface, et le visuel général fait peur, et je vous rassure, ici ce n'est pas le cas. Je dirais même que Towns est un modèle de simplicité et de clarté niveau interface. Tout est fluide et simple d'utilisation. Ici, on ne s'occupe pas de la qualité du de la pierre et des métiers à assigner. Chaque citoyen est bucheron, maçon, cuisinier ou garde en puissance, chacun peut s'équiper de ce que l'on veut, et chacun peut crafter cet équipement à partir du moment où les composants sont disponibles. Si l'on ajoute à cela une lisibilité exemplaire, avec des murs, toits et arbres qui deviennent transparents dès que l'on passe le curseur dessus, on obtient une maniabilité très sympathique, qui se laisse prendre en main facilement et ne perd jamais le joueur (le tout se joue au clic gauche, c'est pour dire).

 

On est donc avec nos 11 péons de base, sur une carte générée aléatoirement. Le jeu en propose plusieurs types, mais j'ai surtout essayé du normal et du "mixed", qui rassemble un peu de tout (montagne, désert, neige, jungle...). Et l'aventure commence! Les petits bonhommes se mettent au boulot sous vos ordres, autrement ils glandent, dorment et mangent.

Le but basique est de faire tourner quelques moulins et fermes qui servent à nourrir vos citoyens, tout en évitant les quelques ennemis qui se baladent sur la map. Une fois que la machine productive est en marche, un trou dans le sol pour miner et accéder au donjon, la construction d'une taverne et le démarquage de quelques chambres, ainsi que parfois des conditions spécifiques suffisent à attirer des héros (spécifiques eux aussi), qui descendront dans le donjon, ou partiront si votre ville craint. Ceux-ci gagnent de l'expérience, s'équipent avec le loot, et vivent en paix avec vos habitants. Ils ont aussi des comportements et des pouvoirs différents selon leur classe: un voleur pourra préférer piquer vos produits plutôt que de descendre dans les entrailles de la terre par exemple. Quels connards ces voleurs.

 

Du coup on se retrouve avec pas mal de méchaniques: héros, hôpital, taverne, manufactures en tout genre, fermes, champs, mines, possibilité de mourir par famine et même des sièges bien vicieux qui apparaissent aléatoirement sur les bords de la carte pour pourrir vos protégés... il y en a déjà pas mal, et encore, le jeu n'est pas sorti officiellement et garde une bonne marge pour d'autres ajouts. Mention spéciale à la possibilité de baisser ou monter le terrain pour donner (ou pas) du relief, mais aussi à celle de pouvoir ajouter ou retirer (dans certaines limites) de l'eau voir même de la bonne lave bien chaude!

 

Au final Towns est un bon petit jeu indé, pas une grosse machine, mais au moins une machine qui tourne déjà bien en considérant que beaucoup de choses peuvent encore évoluer et s'améliorer. D'autant plus que le jeu supporte d'or et déjà les mods et autres packs de textures.

 

J'ai totalement volé des screens de Towns France pour cet article, parce qu'aujourd"hui Paint me déteste. Je me rachète en leur collant un lien ci-dessus, et j'ajoute que si le jeu est en anglais, ce n'est pas difficile de comprendre ce qui s'y passe vu que tout les objets ont un skin. Il y a même je crois des traductions en français sous forme de mods. Pas d'excuse!

 

 

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Après avoir lu le manga, regardé l'anime et écouter les OST en boucle il y a quelques années, j'avais un peu laissé Beck de côté. Et hier, à ma grande surprise (celle du mec qui ne se renseigne clairement pas assez sur l'actualité des choses qu'il aime bien) j'ai vu qu'il y avait eu un live-action film. Avec des vrais acteurs quoi. J'ai toujours un peu peur de ces adaptations qui consistent souvent à mettre en avant des jeunes idoles japonaises avec des belles gueules, mais parfois sans talent.

Et pourtant, ce film m'a surpris de plusieurs manières. Mais avant de tout dire, un petit résumé du pitch de Beck.

Koyuki est un adolescent banal. Terriblement banal même. Il manque d'amis, n'a pas vraiment d'argent et pour couronner le tout, les brutes de son école lui font payer la pause déjeuner (ah les salauds!). Mais il aspire à autre chose Koyuki, et sa rencontre avec Beck, un chien façon patchwork et son propriétaire Ryûsuke, jeune guitariste surdoué, mais surtout avec la soeur de celui-ci, la belle Maho, vont changer sa vie.

Très vite, Koyuki va se mettre à la guitare, et plus tard être intégré dans le groupe de rock de Ryûsuke: Beck (oui, comme le chien). Il va ainsi découvrir ce que c'est que d'être musicien, mais surtout ils vont connaître ensemble à peu près toutes les galères possibles qui puissent arriver à un groupe indé pas très connu (du manque d'argent jusqu'aux producteurs véreux et aux gangsters pas contents).

A cela on peut ajouter moults références à la musique, un humour à base de prise de catch, et des situations parfois désespérantes pour un groupe qui forge sa légende peu à peu tout en surmontant les obstacles.

Du côté du film donc, c'est la première partie de l'histoire qui est reprise et comme la version animée et ses 26 épisodes, le tout se clôt au festival Greatful Sound. Les acteurs sont très corrects pour ce type de production, et l'esprit de la série est respecté, tout comme le côté visuel (au niveau des vêtements portés notamment). Si évidemment des coupes et ajustements sont mis en place pour condenser les 10 volumes concernés (le manga en compte une trentaine au total), le film dure tout de même 2h26, ce qui laisse le temps pour développer le scénario, mais aussi mettre en place des scènes de live et de répétitions très plaisantes à l'oreille. Parce que, ce qui compte ici c'est la musique, le son. C'est sur ce point que le film surprend (du moins quand on connaît le manga et l'anime).

En effet, si dans la version papier on ne peut qu'imaginer les chansons, le jeu de guitare de Ryûsuke, la basse de Taira, le rap de Chiba et la batterie de Saku, l'anime et le film propose chacun leur 'vision' auditive de la chose. Ce qui fait bizarre, car les chansons ne portent pas le même nom d'une version à l'autre, et la où l'anime penchait pour du rock plutôt japonais avec des influences occidentales, le film tranche avec un son beaucoup plus réaliste, voir même plus puissant, et qui colle sans doute mieux à l'univers des groupes indépendants et locaux qui y sont présentés.

Voila deux vidéos pour "comparer", Evolution étant le penchant de Brainstorm, la grosse chanson qui fait bouger le public en live.

Mais ce qui surprend le plus, c'est le choix du film qui concerne la voix de Koyuki. Dans le manga, il est censé être un chanteur d'exception, avec une voix qui rassemble les gens et qui les touche droit au coeur. Seulement, comme pour la musique, on est laissé seul avec notre imagination. Et pour le film, c'est la même chose. Genre, quand il chante, on n'entend pas sa voix. Les gens sont captivés, happés par sa puissance lyrique, mais le spectateur lui, il reste un peu circonspect. Au final ce choix est justifié, autrement il aurait fallu lui mettre une voix, qui aurait forcément déplue à certains.

 

Je ne peux que vous conseiller de lire le manga, voir l'anime, le film, écouter les OST et vous laisser emporter par la musique! Ou de les rédécouvrir si vous connaissez déjà.

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un homme, pas de fils

J'ai revu Les Fils de l'homme hier, et si ce film m'avait collé une claque au cinéma, il m'en a remis une paire. Je vais vous dire pourquoi.

Les Fils de l'homme, c'est un film d'Alfonso Cuaròn sorti en 2006 et tiré d'un roman de P.D James. L'histoire se déroule dans l'Angleterre de 2027, seul pays qui selon la propagande gouvernementale tiendrait encore le coup alors que le reste du monde sombre depuis quelques années déjà dans le chaos. Et pourquoi? Parce qu'il n'y a plus de naissances. Plus une seule. Donc plus de gamins (les plus jeunes ont 18 ans minimum) et à ce rythme, pas d'avenir pour l'humanité vouée à disparaître. Et pourtant la vie continue pour Theo Faron (Clive Owen), qui voit tout les jours le monde partir un peu plus dans des dérives fascistes, notamment avec la chasse systématique aux réfugiés, parqués dans des cages avant d'être emmenés dans des camps. 

Ça c'est pour le contexte général. Pour l'histoire, sans spoiler de trop, Theo est "contacté" par les Poissons, une cellule terroriste qui lutte contre le gouvernement et pour les réfugiés. Ceux-ci lui demandent une faveur, et Theo se retrouve un peu malgré lui embarqué dans l'accompagnement jusqu'à la mer d'une jeune réfugiée.

Mais trève d'histoire sinon je vais tout balancer, parlons plutôt du film en lui même. Ce qui frappe au premier abord, c'est le postulat désespéré d'un monde qui s'autodétruit peu à peu, parce que de toute façon l'Homme n'a plus vraiment d'espoir de survie. Ensuite, c'est la photo qui en rajoute une couche: tout semble sombre, grisé et sale. Les couleurs sont atténuées, pour un rendu qui fout le moral à zéro, au moins pour ceux qui vivent dans ce monde de répression et de brutalité quotidienne.

sombre et gris :'(

C'est pas la joie. Et le pire, c'est que le tout se pose dans une ambiance réaliste. Si l'on peut évidemment remettre les arrestations d'immigrés dans un contexte très actuel, ou du moins assez comtemporain, d'autres sujets abordés par le film reste dans un cadre très terre à terre.

Par exemple, la technologie. Nous somme en 2027, et pourtant cela se voit à peine. Pas de futurisme flagrant, non. On remarque que les voitures ont des formes un peu novatrices, mais pas trop. On entend parler de kits pour se suicider. Mais quasiment rien ne laisse vraiment deviner que l'intrigue se passe dans le futur. Même le problème de la fécondation. On entend pas parler d'avancées médicales dans ce domaine. Du coup, on peut se dire que la science a échouée, et c'est normal. On est en 2027, soit dans pas si longtemps que ça. Dans une civilisation qui se meurt à petit feu, ça tombe sous le coup (de matraque) que la technologie ne soit pas plus développée que ce qu'on nous montre à l'écran.

Mais je peux aussi parler des personnages et de leurs actions pour mentionner ce fameux réalisme. Ici, pas d'héroïsme façon blockbuster, pas d'explosions flamboyantes ou de méchants super badass. Juste des héros qui fuient, des hommes qui se battent, s'entretuent, quand chacun à son idée sur la suite des évênements. Juste une succession de plans foireux et de situations qu'il faut traiter au cas par cas, avec toujours plus de violence et de tension. Une fuite désespérée vers l'avant, pour peut être arriver à un but incertain dans un monde que la folie d'une espèce en voie d'extinction ravage toujours plus. 

Mention spéciale à Michael Caine en hippie vieillissant qui persiste à vivre comme il en a envie, à l'écart de ce monde de fou.

micheal caine en hippie

Pour finir sur une note plus joyeuse, je ne peux pas m'empêcher de parler de cette façon de filmer. Quasiment tout le film est réalisé caméra à l'épaule. Mais pas la caméra branlante et flou des docus-fictions. Là le tout est maîtrisé de bout en bout, et l'action reste dynamique en permanence grâce à une manière de filmer simple et efficace: si la caméra suit les héros, elle peut tout aussi bien se tourner pour regarder autre chose, comme si un personnage supplémentaire les suivait dans leur parcours, pour ensuite revenir à eux dans le même mouvement fluide et voir qu'ils ont bougés plus loin. Je ne sais pas si c'est très clair comme ça, il faut mieux le voir pour attester de ces plans sans cesse en mouvement, qui au lieu de se multiplier, restent toujours au coeur de l'action, et y entraine le spectateur en même temps.

 

Quand on additionne le tout, Les Fils de l'homme est un chef-d'oeuvre que je conseille à tous. Attention, le film est aussi très violent, d'une noirceur rarement vue au cinéma pour une histoire et un monde qui se veut toujours réaliste et terriblement humain. Un film d'anticipation puissant qui fait froid dans le dos, mais qu'il faut quand même absolument voir.

 

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Bon je pense que tout le monde s'en fout un peu, sachant que sur mes trois premiers (et seuls) articles,  il y en avait un pour me présenter un peu, un pour parler d'un petit jeu indé et un pour commencer un tuto en mousse que je ne finirais jamais! 

Mais bon, après une bonne dose de flemme et de 'oh putain j'ai jamais fini le tuto c'est la honte', j'ai décidé de reprendre ce jeune blog en main et d'y ajouter du contenu. Parce que j'ai envie, bordel!

Donc à venir, un super article qui explique Les Fils de l'Homme c'est un film trop bien.

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Aujourd'hui j'ai craqué pour TowerClimb sur PC, un jeu indé apparemment en développement depuis 2 ans (plus ou moins), et qui est finalement arrivé en beta. Je l'ai pris avec une offre qui semble devenir une norme pour les petits développeurs, à savoir payer pour un produit non fini avec des updates au fur et à mesure. 

TowerCLimb, comme son nom l'indique, vous place dans la peau d'un personnage qui doit monter une tour. C'est un jeu de plate forme avec des vrais bouts de roguelike dedans, des ennemis pas cools, des bonus et des items, ainsi qu'une bonne mort permanente des familles qui force à recommencer du début à chaque fois. Les niveaux sont aussi générés aléatoirement, histoire de varier l'expérience. 

Les graphismes sont assez "old school", mais le tout à un petit charme et est assez bien animé. Mais faut quand même aimer ce style particulier.

Côté gameplay, c'est assez bien foutu. Le petit bonhomme peut bien sur se déplacer sur les côtés et sauter, mais il peut aussi sprinter, grimper aux murs, se suspendre dans le vide, lancer des trucs et choper les fameux bonus, qui permettent entre autres de faire des doubles sauts (et de stacker les effets, histoire d'aller toujours plus haut, toujours plus loin). Les contrôles sont simples mais efficaces, même si je soupçonne une maniabilité accrue avec une manette.

Mais de toute façon, ce qui compte dans TowerClimb, c'est d'être prudent et de prendre son temps. Loin d'un plateformer débridé, ici le tout c'est de choisir. Quel voie je vais prendre pour avancer vers le haut? Est-ce que sa vaut le coup de boire une popo pour un double saut, ou de tenter de forcer le passage alors qu'un monstre est à proximité? Autant de choix qui peuvent mener à la porte du haut (le jeu est divisé en zones, pour aller dans la suivante il faut donc arriver à la porte qui est en haut) ou quelques mètres plus bas empalé sur des pics. 

Et si l'on ajoute justement des monstres comme des rats qui courent sur les murs, des obstacles, des pics et un placement de blocs parfois bien vicieux puisqu'aléatoire, sans compter la lave (putain de lave) qui parfois monte le niveau en même temps que vous, on obtient des moments durant lesquels il faut réfléchir vite et prendre les bonnes décisions, autrement c'est game over. Le tout couplé au fait que les héros se font one shot par à peu près n'importe quoi (vive les écrans de game over du jeu), on obtient un petit jeu bien sympatoche.

 

Il faut aussi compter sur le fait que TowerClimb est encore en développement, et que le développeur, Davioware, compte l'améliorer et surement insérer d'autres choses dedans (d'ailleurs je n'ai passé que les premiers étages, donc il y a surement une bonne dose de contenu que je n'ai pas vu). 

 

Voila, à bientôt pour la suite de mon guide mi tuto mi fa sol sur Crusader kings 2.

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 Crusader Kings 2 est un jeu de stratégie made in Paradox, studio qui développe des jeux de stratégie mais qui publie aussi des jeux indés bien sympathiques comme Mount and Blade ou Magicka, ou encore le récent King Arthur 2 (sans oublier tout un tas de jeux que je connais à peine). Je suis un noob dans ce genre de jeux, et pourtant sans même faire les tutos j'ai réussi à m'y adapter rapidement. C'est pour quoi plutôt que de parler du jeu en général ou d'en faire un test pur et dur, je vous parle de ce qui ce passe dans le jeu.

un type à cheval.

On incarne un noble dans l'Europe médiévale, durant une période qui va de 1066 à 1452. On peut choisir n'importe quelle date entre 1066 et 1337, histoire de commencer avec encore plus de choix, ou avec une cartographie différente niveau frontières. Sur cette carte, on peut choisir à peu près qui on veut, hormis les païens, musulmans et autres républicains de l'époque,ce qui coupe quelques possibilités, mais qui offre tout de même un panel impressionnant de personnages et de dynasties, des obscurs comtes et ducs Irlandais au puissant Kaiser du Saint Empire Romain Germanique (Serge pour les intimes). Le but est de faire perdurer sa dynastie au fil des années, et si possible de s'étendre, tant en influence qu'en territoires. Et pour cela, tous les moyens sont bons

La carte

Pour ce qui est de la carte, pas mal de filtres sont intégrés pour s'y repérer plus facilement: voir les duchés, les royaumes, comtés, les religions, l'opinion que les gens ont de vous...autant d'outils à la fois utiles et dispensables si vous ne voulez pas vous prendre la tête avec. Une messagerie vous prévient de ce qui se passe d'important (elle est réglable pour afficher tel ou tel message plutôt que d'autre). Le temps s'égraine lentement de base, mais la possibilité d'accélérer ou de ralentir, voir de mettre en pause est la. Pas d'excuses bidons si vous foirez vos actions! 

Mais d'abord, quelques bases. Pour débuter, je ne conseillerais pas de s'attaquer à un gros morceau comme un roi de France, mais plutôt un duc, voir un comte pour y aller vraiment cool. C'est la hiérarchie basique au fait. Comte < duc < roi. En général ce sont les titres principaux rencontrés. Les comtés forment ensembles des duchés, qui mis bouts à bouts peuvent former ou devenir plus tard des royaumes. Aussi, évitez d'être trop près des païens et musulmans si ne connaissez rien du tout au jeu, une guerre sainte est vite déclarée, et comme les anonymous, ils sont légions quand ils s'y mettent.

Une fois votre type en main, des choix s'offrent à vous. Marié? si oui, est-ce que vous avez des enfants? Si non...mariez vous et faites en! Parce que le seul moyen de perdre, c'est que tous vos territoires passent aux mains pleines de doigts d'une autre dynastie. Va falloir assurer au lit! (non ce n'est pas un mini-jeu). Si la succession est assurée et qu'aucun message ne prévient de la perte possible de territoires, tout va pour le mieux. Ou presque. Pas besoin de vouloir taper sur tout le monde dès le début, ou devenir le maître du monde, rien ne presse. Il faut d'abord passer en revue quelques petites choses.

le menu. c'est beau.

Le conseil

Votre conseil se compose de 5 postes. Le chancellier s'occupe de votre diplomacie, il peut fabriquer des fausses revendications ou améliorer les relations avec qui vous souhaitez.  Le marshall peut entraîner des troupes ou supprimer les risques de révoltes dans vos territoires. Le steward gère vos sousous, il récolte vos taxes et peut superviser la construction des bâtiments pour aller plus vite. Le spymaster peut augmenter les chances d'assassinats ou vous informer des complots potentiels ourdis dans votre dos. Enfin, le court chaplain est un cureton qui s'occupe de vos relations avec les religieux. Mieux vaut place ce dernier chez le Pape histoire de pouvoir excommunier (et éviter de se faire excommunier) à tours de bras.

Ces postes représentent aussi les 5 attributs du jeu, qui jouent pour beaucoup dans l'efficacité des conseillers en questions. Ceux ci peuvent aussi étudier la technologie, mais je ne vais pas développer ce point la pour l'instant. A noter aussi qu'une seule action est possible pour chaque conseiller, il faut donc choisir (on peut changer après un court laps de temps). Le changement de conseiller en cas de meilleur choix est aussi possible, mais généralement le jeu vous prévient avec un petit event (dans lequel le prétendant demande la place).

Ne vous mettez pas à pleurer, votre personnage n'est surement pas bon en tout, même si avec les conseillers et sa femme ils peut cumuler des bons scores. On ne peut pas tout avoir. L'important c'est d'employer des gens qui vous aiment et qui sont compétents.

Les lois

Cet écran montrent les différentes lois en vigueur dans vos terres. En haut on trouve ce qui touche à la succession: globalement des mots compliqués qui désignent comment ça se passe. Il y à aussi une liste d'héritiers dans l'ordre. Rappel: si vous n'avez plus d'héritiers, c'est game over. Dans beaucoup de coins d'Europe on vous demandera d'avoir un héritier mâle. Parfois vous pourrez avoir une fille comme héritière possible mais c'est assez mal vu chez vos vassaux. Sinon, certains coins comme chez Serge sont en mode électif. Les grands électeurs concernés votent pour un successeur. Risqué, mais pas mal pour les relations vassaliques. Vous ne pouvez pas changer ces lois si vous n'êtes pas le roi, et les changer peut foutre la merde dans votre royaume, maisest parfois nécessaire. 

En dessous, il y a les lois locales. Elles possèdent plusieurs degrés qui changent leur efficacité, mais aussi les relations vassaliques. Pour les taxes, plus celles ci sont élevées plus les gens concernés sont en colère contre vous. De même pour les levées d'hommes. Si vous êtes roi, deux lois spéciales s'offrent à vous.

La loi qui régit votre autorité en tant que roi vous donne des avantages et possibilités de plus en plus grandes selon le degré, mais attention au malus avec les vassaux.  Vous ne pouvez changer cette loi que d'un cran une fois par règne. Donc dès que vous changez de personnage vous pouvez. 

L'autre concerne l'investiture des curés. Le Pape risque de pas aprrécier le changement, mais les intéressés aiment bien.

 

Voila, c'est tout pour aujourd'hui. Je continuerais cette série mi tuto mi de pain plus tard, ça m'a déjà pris un paquet de temps pour faire tout ça. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. 

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Le blog du mec qui joue plus (ou presque)

Le blog du mec qui joue plus (ou presque)

Par Le Tcheque Blog créé le 18/03/12 Mis à jour le 09/07/12 à 17h52

Un blog parce que j'ai envie d'en faire un. Voila.

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Édito

Après avoir atteint l'illumination sous la douche, et en regardant avec envie et jalousie d'autres blogs, j'ai décidé de me lancer moi aussi.

Au programme, du sexe et des chats! (Non, en fait non, tout mais pas ça). Donc au menu, des livres, films et séries que j'ai visionnés / lus mais aussi des jeux. Parce que je ne joue plus tellement, mais que la passion que j'ai depuis la megadrive reste. On n'efface pas tant de bons souvenirs comme ça.

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