Le Blog de MajorBob

Par MajorBob Blog créé le 12/09/12 Mis à jour le 06/11/13 à 21h51

Mon avis tout à fait subjectif sur des jeux, livres, films, etc.

Toutes mes critiques littéraires sont dispo sur Babelio.com. Nom de compte: Boris02

Mon tumblr: http://beareference.tumblr.com/

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Catégorie : Jeu

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BroForce (PC) : Un univers ultra référencé- jouer Rambo, Judge Dredd, etc. - un shooter défoulant et plaisant, gratuit de surcroit, que demande le peuple ?

Bioshock Infinite (PC): Une narration, des personnages, une histoire et une DA magnifiquement maîtrisés font pardonner un gameplay un peu trop classique et bourrin

Tomb Raider (PC): Un potentiel (Lara débutante, île, survie) mal utilisé et un gameplay accrocheur ne font pas oublier un scénar aussi cliché que ses personnages

Starcraft 2 HOTS (PC) : Un solo plus dirigiste et facile, néanmoins jouissif (Kerrigan) et un multi plus complet et exigeant que jamais en font mon GOTY potentiel

Wipeout 2048 (Vita): Réussissant à être au moins aussi bon que ses homologues PSP, il peut se targuer d'être sévère mais jamais injuste, et toujours aussi beau

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Nouveau concept ici, avec des tests de 140 caractères, à la manière de Twitter. Merci à Comicsblog.fr pour l'idée. J'ai fini pas mal de jeux ces deux derniers mois (que j'avais parfois commencé il y a plus d'un an), je pense qu'un test classique n'apporterait rien de plus. J'essayerai de fournir cinq tests à chaque fois.

Etant aux USA actuellement, il n'y a ici que des tests de jeux PC et console portable.

N'hésitez pas à donner votre avis à la fois sur le concept et les jeux dans les commentaires, qui restent les bienvenus!

 

Far Cry 3 Blood Dragon (PC) : Le gameplay de FC 3, des musiques qui déchirent, un petit prix, un humour débile et des références aux TMNT, à SW, etc. : comment résister ?

Sly Cooper : Voleurs à travers le temps (Vita): Une bonne ambiance, des héros attachants dans une aventure de platformer 3D certes simple mais efficace et variée

Dishonored (PC) : Un Gameplay et une DA accrocheuses au service d'un scénario creux au héros muet. Un jeu que j'aurais aimé adorer.

Uncharted Vita : Passé la claque graphique et l'impression d'avoir une PS3, on se retrouve face à un jeu qui n'ose pas assez, trop propre pour être inoubliable.

Layton et le Destin Perdu (DS) : Malgré une certaine répétitivité, des énigmes parfois trompeuses, l'ambiance et les personnages arrivent à nous enchanter tout du long.

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En plus des informations officielles liées à l'annonce, à savoir une préquelle sortant sur PS360/PC, voici les infos que nous avons:

- Warner Bros Montréal au développement
- Le Pingouin, Black Mask et Deathstroke annoncés
- La map deux fois plus grande que celle du précédent, découpée entre l'Ancien (gothique) et le Nouveau (gratte-ciels) Gotham
- Batwing jouable! (sur de courts trajets)
- Le jeu se déroule à Noël
- Les policiers en auront après lui
- Rocksteady travaille sur un jeu Batman (probablement Next Gen) qui se déroulera après Arkham City

Sources: Gameinformer via comicsblog.fr et DCplanet.fr

 

Concernant l'opus portable, sous-titré Blackgate :

-          - Développé par Armature

-          - Le jeu sera en 2,5D, à l'image d'un Shadow Complex

-          - Animations 2D en guise de cinématique, à la Peace Walker

-          - L'action se déroulera après Origins, se cantonnera à la prison de Blackgate où Batman tentera de stopper une émeute

-          - Interactions possibles avec les décors

-       - On trouvera des anciens gadgets (batarang, mode détective, gel) mais aussi des nouveaux

-          - Système similaire à celui des consoles de salon pour les combats (un bouton d'attaque, un de contre, un pour les gadgets) toujours basé sur les combos

Sources : Gameinformer via dcplanet.fr


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Ou l'art de tout remettre en question

 

 

 

Encore une fois, le scénario d'un Bioshock m'a surpris. En justifiant tout notre cheminement jusqu'alors, tout en réduisant l'utilité de notre quête à néant.

 

" L'esprit du cobaye tentera désespérément de créer des souvenirs lorsqu'il n'en a pas "

 

Après avoir servi dans l'armée, notre cher Booker retourne à la vie civile à New York, mais malheureusement perd sa femme au moment de son accouchement (enfin, celui de cette dernière). Il se retrouve à jouer, à accumuler des dettes... Plus qu'une solution, se résoudre à vendre sa fille Anna à Comstock, via Lutèce venu d'une dimension parallèle, pour éponger ses dettes (!). Il tente de faire machine arrière, mais trop tard, et l'enfant perd un doigt dans l'incident. Il se retrouve plongé dans l'alcool et ses regrets vingt ans durant, avant qu'une chance de rachat lui soit offerte - par les Lutèce, eux aussi  rongés par les remords - : aller chercher sa propre fille, devenue Elizabeth, à Columbia.

 

On arrive alors au début du jeu, le personnage perdant la mémoire en changeant de dimension pour mieux s'en créer -d'où la phrase ouvrant le jeu, « l'esprit du cobaye tentera désespérément de créer des souvenirs lorsqu'il n'en a pas ». Il ne sait donc plus qu'il vient chercher son enfant. Je vous passe le déroulement précis du jeu pour arriver au dernier quart d'heure.

 

« La destination est la même, seul le voyage est différent »

 

On tue Comstock, lors d'une phase où le joueur est passif, et l'on réussit à s'enfuir  de Columbia pour atterrir à... Rapture. Elizabeth nous révèle alors que c'est un univers parallèle, et qu'il existe des millions de monde dans lesquelles les constantes sont le fait qu'il y ait un homme, un phare, une ville. D'où le titre du jeu, venant de l'infinité des dimensions. Mais il existe aussi des multiples Booker et Elizabeth, qui ont vécu peu ou prou la même aventure ; cependant, la destination est la même. On a ici une mise en abîme de notre propre condition de joueur : nous ne sommes qu'un des multiples avatars du même personnage, et ce que nous faisons n'a que peu d'incidences, étant donné qu'il y aura toujours d'autres dimensions dans lequel cela ne s'est jamais passé. Nous n'avons donc pas tué Comstock, et la solution pour l'annihiler définitivement, et l'empêcher de martyriser Anna, est donnée par Booker : le tuer au berceau. Anna/Elizabeth demande si c'est vraiment ce que nous voulons, car elle a déjà compris.

Nous changeons de monde pour assister au baptême de Dewitt. Celui-ci ne comprend pas, et refuse, estimant avoir fait de trop graves choses pour être pardonné. On repart à l'appartement de Booker, où nous sont décrits les évènements de la transaction/rapt de sa fille. Il comprend alors qui est Elizabeth pour lui, pourquoi il y a AD sur sa main -un stigmate qu'il s'est fait pour se punir-. On se retrouve une nouvelle fois au Baptême, et cette fois-ci, on comprend que ce Baptême était un souvenir de Booker, sa renaissance en tant que Comstock, celui-là même qui allait bâtir Columbia, et enlever son propre enfant à une version plus jeune et alternative de lui. Il existe une autre timeline, celle où Booker ne s'est pas fait baptiser à Wounder Knee, estimant ne pas le mériter, et a eu Anna/Elizabeth. Booker est alors l'architecte de sa propre folie lorsqu'il devient le Prophète : sa mégalomanie l'a amené à élever une cité dans le ciel coupée de tout pour en devenir le maître absolu; cependant, il deviendra stérile et prématurément vieux à trop jouer avec les changements de dimension... Ce qui l'amènera à prendre l'enfant de quelqu'un d'autre pour à terme punir la « Sodome inférieure » ... Le sien.

 

« Et moi je veux un poney... Mais on a pas toujours ce qu'on veut »

 

Elizabeth empêche donc la naissance de Comstock de l'unique manière possible : en noyant Booker avant qu'il ne le devienne. Le Prophète ne pourra ainsi plus exister dans aucune des dimensions, on voit alors les différentes versions d'Elizabeth disparaître, leur destin ayant été changé par la non-existence de Comstock. La caméra nous sort pour la première fois du corps de Booker, en enchaînant sur un fondu noir, pour l'un des rares jeux se finissant par la mort de son héros. DeWitt est enfin absous de ses péchés, puisqu'il ne les comettra jamais. La scène post générique confirme la réussite d'Anna : au moins une version de Booker a réussi à élever sa fille sans jamais se la faire retirer par le Prophète.

Le but ultime du jeu est ainsi la propre mort de notre personnage ; sans elle, tout ce que l'on est vain. Cela va à l'encontre du principe habituel d'un jeu vidéo, où notre quête nous conduit à sauver quelqu'un ou à tuer un antagoniste principal, tout en évitant de mourir tout au long du jeu. Mais en faisant de nous cet ennemi, on se retrouve dans une situation inhabituelle et impossible à résoudre : c'est donc un PNJ, habituellement les faire-valoir de l'avatar du joueur, qui donne la conclusion, alors que ce doit être en théorie le joueur qui enclenche l'action de résolution.

On découvre également avoir été, comme dans le premier épisode, l'instrument d'autres personnes ; ici les Lutèce, qui s'en veulent profondément d'avoir arraché un enfant à son père. Le joueur est comme Booker : il croit aux souvenirs de ce dernier, alors qu'ils ne sont qu'un prétexte. Mais alors qu'Atlas cherchait à accomplir sa propre vengeance via le joueur/Jack, les Lutèce comblent la vacuité de l'existence de Booker et cherchent à l'aider à briser le cercle tout en l'interrompant avant qu'il ne devienne le prophète.

 

La fin de Bioshock Infinite permet ainsi de briser le quatrième mur, en nous confondant avec son avatar. On ne joue qu'un Booker parmi d'autres, comme des millions d'autres joueurs en parralèle, dans une infinité d'autres mondes...

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