Le blog de la rédaction de "Derrière Les Coulisses" ou "DLC"

Le blog de la rédaction de "Derrière Les Coulisses" ou "DLC"

Par MagicPie Blog créé le 18/11/12 Mis à jour le 15/07/14 à 02h34

1) Sortez les masques à gaz, ce blog va refouler.
2) Bienvenue dans la machine.
3) Le blog pourri.
4) Derrière Les Coulisses

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Perdu de recherche

Debout les yeux fraîchement ouverts, la bouche ouverte. Du sable et du vent qui s’entremêlent encore et encore, on croirait voir un ballet, un ballet magnifique.
Comment cela se peut-il ? Une tempête de sable peut-elle paraître si belle à des yeux tout justes ouverts ? Une danse si effroyable et si violente, des secousses qui créent des tornades gigantesques plus hautes que les seuls buildings que j’ai pu voir dans ma vie, un spectacle à couper le souffle. D’ailleurs mon souffle, je ne le sens plus ou du moins je ne le sens pas. Un paysage fascinant et pourtant j’en ai peur, surtout lorsque j’aperçois le ciel : marron claire voire sépia tout juste au-dessus de ma tête mais si sombre non loin. Le choc sera terrible et je le sais d’avance. 
Devant moi seul le sable se présente, comme si le monde n’était que recouvert de sable, un grain posée sur une plage qui serait notre univers. Le sable quelque peu bousculé par des tornades, des cyclones, des tempêtes. Et pourtant j’y vois dans ce sable, je reconnais mon reflet, mes cheveux bruns tout ébouriffés, mon front si lisse. Puis je pose mon regard sur mes sourcils disparus, étrange mais cependant moins que mes yeux, à en croire ce reflet ils n’ont plus de pupilles et ils sont injectés d’un vert à la limite du fluo. Étrangement sa me fait rire et je ne sais pas pourquoi, puis je décide de descendre encore vers mon nez si fin, mes lèvres si sèches qui bordent ma bouche et enfin mon menton, paysage de ma cicatrice. Oh bien sûr on ne la voit plus depuis le temps mais moi je le vois encore et toujours, je sais qu’elle est là malgré qu’il n’y ait plus aucune trace physique mais je sais qu’elle est là, je la sens. Il m’arrive de la sentir encore me gratter, peut-être comme un membre fantôme quand on a perdu son bras, pourtant je ne suis pas « Edgar Freemantle » mais je la sens encore.
Le côté ciel sombre que j’ai aperçu s’est rapproché, je peux à présent voir les nuages noirs, menaçants et si sombres. J’en ai peur de ces nuages noires mais pourquoi ? Je réfléchis : ciel sombre, nuages noirs donc … pluie oui mais je n’ai pas peur de la pluie, alors pluie … orage, tonnerre ! Le tonnerre me terrifie, je le crains depuis toujours. J’en ai si peur que s’en est une phobie.
Si je m’en rappel bien je devais avoir dix ou onze ans, c’était en début d’après-midi, début des vacances d’été. Je me rappel de la terrasse de la maison avec sa table et ses chaises en plastiques, un banc blanc dans l’herbe juste devant. Deux grands arbres sur la gauche puis une haie qui bordait la cour laissant comme arrière plan un paysage splendide. Des champs à perte de vue, fraîchement verts bordés par des coquelicots. Un grand soleil pour raviver tout ça, la cerise sur le gâteau. Cependant le soleil n’a pas duré, des nuages noirs pas très loin, comme ceux que je viens de voir. Des bruits comme des coups de fusils tirés à des kilomètres, à faire trembler la Terre. Le soleil se cachait derrière ces gros nuages, le chien de la famille qui lui aussi se cache en tremblant. Les coups se rapprochent, on les entends chuter sur la Terre non loin de la maison, mes parents ferment toutes les fenêtres et allument la télévision en attendant que ça se passe. Je décide d’aller m’asseoir non loin de ma mère sur le vieux sofa. C’est à mi-chemin que … Il y eut comme une explosion, comme un feu d’artifice tiré à côté de moi. L’espace d’un millième de seconde la foudre a traversé la maison explosant tous les objets électriques raccrochés à une prise, les chauffages se sont allumés avant d’exploser puis … plus rien. 
C’est arrivé, les nuages noirs sont entrés en collisions avec le ciel jaunâtre/sépia. Un choc puissant en a résulté et des milliards de gouttes de pluies mélangées aux grains de sables se sont retrouvés mélangées et tombant comme des fragments de météorites sur le sol, vers moi. Tout d’un coup c’est comme si une barrière qui me protégeait avait céder et laissé le sable me toucher, les milliers de grains se sont jetés sur moi avec violence, les tornades se sont déchaînées avec colère contre mon corps, la pluie s’est effondrée sur moi tel le vent qui détruit un château de cartes.
J’ai fermé les yeux, je n’ai pas crié. Je n’ai pas ouvert la bouche.

 

 

« La petite anguille … se glisse hors de mes bras »

J’ouvrais les yeux avec beaucoup de mal, un mal de crâne incroyable me fendait la tête en deux. Mais alors, ce n’était qu’un cauchemar ? Et cette voix, cette voix qui fredonne une comptine, il répète encore cette phrase comme s’il ne connaissait que cette phrase : « La petite anguille… se glisse hors de mes bras ».
De la lumière, plusieurs petits fragments de lumières qui entraient par le plafond, j’étais encore dans le tunnel. La lumière me brûlait presque les yeux comme si cela faisait des décennies que je n’en avais pas vu, mais il ne me fallait pas longtemps pour m’y faire. Alors que la lumière nous parait naturelle, la nuit par contre ne nous l’est pas du tout. Mais ce n’est pas vraiment la lumière qui m’interpellait à ce moment-là mais plutôt ce qu’elle éclairait, les trous dans le plafond ne devait sûrement pas être là pour rien.
Je constatais que non loin en face de moi se trouvait un bureau, un vieux bureau plein de poussière et de toiles d’araignées à première vue. Vous savez ce genre de vieux bureau extravaguant, qui parait presque gigantesque et fait de bois, sûrement du bois très cher. Combien d’argent avait-il pu coûter à son propriétaire ? Beaucoup en tout cas mais la question qui me taraudait le plus était qu’est-ce qu’un bureau fait dans ce tunnel ? Là ou sans doute personne n’est allé depuis la création du monde ? Là où aucun Dieu ne voudrait mettre les pieds.
Mais ce n’est pas que le bureau me déplaisait cependant il n’était pas l’objet de ma plus grande surprise, en effet un bureau doit en générale servir et qui d’autre que son propriétaire pour s’enticher de cette lourde tache. Son propriétaire je l’ai vu, je l’ai remarqué d’ailleurs au moment où il reprit la parole non pas en fredonnant cette fois-ci : « Une petite souris qui s’infiltre dans mon tunnel, aurait-elle perdue son chemin ? Ou pensait-elle trouver de quoi se nourrir dans ma grande maison sans fenêtres ? Malheureusement je n’ai pas de gruyères pour elle, que c’est dommage »
Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il disait, j’étais encore sonné et devant ma figure suant l’incompréhension il continua : « Mais ne serait-ce pas une petite souris muette que nous avons là ? Ou bien simple d’esprit, oh comme j’en ai l’habitude ces temps-ci. »

Je lui répondais : « -Qui êtes-vous ? Où suis-je ?

-Oh mais elle parle finalement, où tu es ? Eh bien te voilà exactement là où tu ne voudrais pas être. Et qui je suis ? Eh bien j’ai beaucoup de surnom.

-Là où je ne voudrais pas être ? Je lui répondais. Je ne comprends pas.

-Eh bien je ne pourrais pas te le dire, je ne le sais pas moi-même car j’ai perdu la carte et les clés des lieux depuis bien longtemps. » Me lança-t-il.
Il à plusieurs nom ? Je ne comprenais vraiment rien à son charabia, aussi je préférais lui demander s’il savait comment sortir d’ici.

« -Oh mais ne te presse donc pas, nous avons tellement de choses à nous dire. Viens donc t’asseoir un peu que nous parlions d’hommes à … hommes. »

Je décidais de l’écouter et donc de m’asseoir, une chaise en bois était placé juste devant lui et son bureau imposant. Aussi lui demandais-je : « 
- De quoi voulez-vous parler ?

-Ah cette discussion devient enfin intéressante, tu sais qu’il aura fallu beaucoup plus de temps et de colère aux autres avant de se poser sur cette chaise et de parler un peu. Nous allons parler de quelque chose qui me tient beaucoup à c½ur, comment es-tu arrivé ici jeune homme ? »

Ses regards me transperçaient, j’en avais la chaire de poule. « -Eh bien je suis tombé dans ce puits en courant dans la forêt, j’ai bien failli mourir et ensuite j’ai marché jusqu’ici. » Je décidais de ne pas tout raconter afin qu’il ne me prenne pas pour un fou même si en ce moment précis je pensais être en train de délirer.

« -Mais ce n’est pas tout bien sûr, les cris, les yeux et la chute d’eau. Cela m’étonnerait que tu n’y es pas fais attention, je n’y fais plus attention depuis des lustres mais j’en ai pris l’habitude.

-Oui d’accord mais comment savez-vous tous ça ? Est-ce vous qui avez créé tout ça ? En tout cas chapeau car j’ai vraiment eu peur.

-Euh oui en quelques sortes oui, mais dis-moi en plus sur ta chute et comment es-tu tombé de si haut. » Il m’interrogeait du regard. 

« -Je vous l’ai dis je courais à toute allure et je n’ai pas vu le trou, je suis tombé d’un coup dedans sans comprendre tout de suite ce qui m’arrivait.

-C’est surprenant.

-Quoi donc ? Ma chute ?

-Je veux dire, ce puits il est pourtant connu n’est-ce pas ?

-Oui et alors ? Lui répondis-je

-Eh bien c’est surprenant que tu n’ais pas vu d’écriteau t’informant du danger. » Regard accusateur.

Mais il avait raison, je n’avais pas vu d’écriteau pour m’informer du « Puits Merveilleux » et personne, même pas un touriste dans le coin un vendredi soir qui plus est. Et comment ai-je pu survivre à une chute pareille ? Beaucoup serait mort après ça mais pour moi c’était comme une chance énorme. Une chance ou … le destin ?

« -Eh bien tu comprends que tout cela peut paraître difficile à croire » me lançant un sourire narquois. »

Je pris la parole, non sans mal pour articuler un seul mot : « Dia… Le Diable ?

-Oh non. » Me répondit-il tout en riant. « Je ne suis pas le Diable, je ne vends aucune « extension claire » ne t’inquiètes pas, je suis juste ici pour un petit échange de services vois-tu ?

-De quels services parlez-vous ? 

-Eh bien c’est très simple, est-ce que tu vois 
derrière moi ? De chaque côté ? Eh bien je vais te dire ce qu’il y a : deux voies. L’une d’elles mènent directement à la sortie alors que l’autre mène tout droit à l’antre d’une entité effroyable qui te dévorera lentement mais sûrement. Mais je ne te donnerais la direction de la sortie qu’a une condition.

-Laquelle ? » Je lui répondais avec difficulté, ma voix était comme piégée dans ma gorge et n’en sortait qu’avec peine, je ne sais si c’était à cause de la peur ou plutôt du fait que tout ce qui se passait en ce moment était d’un surréalisme extrême, moi parlant avec ce qui semblait être le Diable.

« -Eh bien c’est tout simple tu vas voir, pour avoir la bonne direction il suffit qu’en sortant d’ici tu ne répètes à personne ce qui t’es arrivé et que tu ne parles jamais de cet endroit à quiconque, tu m’entends petite souris ? Personne ou tu auras à faire à moi.

Je lui répondais avec entrain « -Marché conclu, je ne parlerais jamais de ce qui m’est arrivé aujourd’hui.

-Très bien, alors la sortie se trouve à ta droite, tu dois suivre toujours tout droit et tu te retrouveras nez à nez avec un escalier, prends-le et normalement tu trouveras une clé. Prends-la et quelques mètres après tu tomberas sur une porte, ouvres-la avec la clé et surtout retires-la puis jettes-là aussi loin que possible. Une fois sortis refermes bien la porte petite souris ou tout ira très mal pour toi. Alors au revoir et bon voyage».

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Commentaires

MagicPie
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MagicPie
Tu verras bien demain. :ninja:
-Dan-
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-Dan-
Tatatatata ! Pas de modestie ! Show me your balls baby \o/
MagicPie
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MagicPie
Ne t'attends pas à quelque chose de grand pour la fin.
-Dan-
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-Dan-
I WANT TO KNOWWWW THEE ENDD !! è_é
MagicPie
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MagicPie
Suite et fin demain pour ceux qui lisent. ^^

Édito

Si vous lisez ces lignes c'est que vous avez merdé quelque part, mais vous ne pouvez plus faire marche arrière, malheureusement pour vous. Vous allez devoir passer d'insoutenables secondes sur ce blog, sortez votre masque à gaz car ça va refouler !

Aussi impressionnant que cela puisse paraître vous êtes sur le blog d'une tarte magique mais n'ayez crainte je ne mords pas alors évitez de me grignoter. Sur ce blog je ne parle pas jeu vidéo ou alors c'est que je me suis trompé, si vous aimez lire n'importe quoi tant que c'est vide de sens alors vous êtes bien tombé. Vous voulez des questionnements, des réflexions ou ne serait-ce que quelques propos logiques ? Partez tout de suite, et je ne rigole pas !

 

 

Vous pouvez aussi me retrouver sur senscritique  http://www.senscritique.com/MagicPie/collection

Ainsi que sur Soundcloud https://soundcloud.com/bastian-jicanoh

Ainsi que sur WordPress : zedlc.wordpress.com

 Bannière : Dan.

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