Super LynSyn Bros

Par lynsyn Blog créé le 01/07/10 Mis à jour le 05/04/11 à 22h56

Blog éclectique de deux frères passionnés de jeux vidéos. Au programme, tests, opinions diverses et découvertes en tout genre.

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Tests

Le monde est fait de cycles. De boucles immuables. Tandis qu'il nous plaît tous les ans de revoir les arbres se parer de feuilles au printemps, de maudire un Soleil implacable et accablant de chaleur l'été ou encore souhaiter le retour de cet astre si repoussant des mois auparavant en une journée où le thermomètre ne rivalise avec le QI moyen d'un soldat gobelin du Mordor, il est de même pour Electronic Arts, qui, à l'ère de la rentrée des classes, rend chaque année la dernière copie d'une de ses vieilles franchises lui assurant des bénéfices stables et maîtrisés : NHL. Qu'en est-il de la mouture 2011, parue le 16 Septembre dernier ? Est-ce la bulle ronde comme un puck ou une leçon de hockey façon de Sidney Crosby ?

Les versions Xbox 360 et PS3 étant sensiblement similaires, les tests le sont aussi.

Petite franchise qui veut grandir...

On ne va pas se mentir. La série NHL n'est pas projet d'envergure pour la firme EA. C'est au contraire une série développée en comité restreint, recyclant ce que les troupes au service de FIFA ou MADDEN NFL ont inventé ou amélioré. Il demeure qu'au fil des années, l'équipe d'EA Vancouver affiche de réelles ambitions, une ferme volonté de faire de leur titre une valeur sûre, apportant chaque année son lot d'innovations. Et c'est ce qui transparait sitôt la galette mise dans la console.

Le jeu s'ouvre par l'éternel « EA Sports : it's in the game », petit plaisir retrouvé, après un oubli l'année passée ayant, je suis certain, frustré plus d'une personne. Une ouverture qui se dote pour la première fois depuis la mouture 05 d'une introduction dynamique, en images pré-calculées cette fois, mettant en scène une échappée de Jonathan Toews, s'en allant affronter le portier des Anaheim Ducks, Jonas Hiller. C'est résolument beau, bien qu'un peu court. Elle a le mérite cependant de conférer immédiatement au jeu un caractère plus abouti, digne d'une franchise à succès, en plus  de jouer en faveur de l'immersion (ce qui n'est une mauvaise chose, non ?).

Les menus cette année ont - encore - été revus, dans une structure similaire à celle de la précédente version mais plus soignés, plus dynamiques, offrant - à nouveau -  de magnifiques photographies de joueurs étoiles de la ligue Elite nord-américaine, sur fond de musiques souvent velues à souhait. Cela dit en passant, la bande-son est, et c'est une habitude chez EA pour ne pas dire une tradition ancestrale, toujours aussi variée bien qu'essentiellement orientée rock, incluant des classiques très bien connus des patinoires de ce bas-monde (Final Countdown d'Europe, Shipping Up To Boston des Dropkick Murphys pour ne citer qu'eux).

 

Du côté des modes de jeu, pas de gros chamboulements, on reprend les mêmes plus un rookie, et on recommence. Il est donc toujours possible de s'affronter localement dans une opposition standard, de mener un jeune poulain à la postérité, d'incarner un Président - et non plus un DG - au flair aiguisé et intraitable en affaires comme l'était - mais en mieux que vous, ne rêvez pas - feu Sam Pollock. S'ajoute le sempiternel mode Live, similaire à l'once près à la version 2010 et le tout-nouveau « Equipe de Rêve de Hockey », mode qui, vous pouvez l'avouer, titille le plus votre curiosité.

 

Parce que Passion rime avec collection.

 

Outre-Atlantique, la recette est vieille comme le monde. Prenez un morceau de carton, collez une photo d'une star du monde sportif dessus assortie de quelques stats particulièrement bluffantes, et la moitié des States déclenche une guerre civile, surtout sa couche sociale la plus dure (non pas les Texans ni le Tea Party), les 8/14 ans.

C'est donc sur une idée toute faite que nos amis de Colombie-Britannique ont crée le mode « Equipe de rêve de Hockey ». Le principe est simple. On vous fournit un roster de départ sous forme de cartes à collectionner, qui ne casse pas trois pattes à un canard, à vous de transformer votre conglomérat de bras cassés en votre dream-team, qui elle, va fracasser cinq jambes à un chameau. Mais comment arriver à une formation légendaire ? En collectionnant des cartes naturellement, lesquelles s'acquièrent soit par l'achat de packs, pee-wee, standard ou jumbo  - qui se différencient par le nombre de cartes incluses et la probabilité/contenance d'éléments rares -, soit par l'achat ou l'échange avec d'autres joueurs. Toute transaction n'est possible cependant que si votre porte-monnaie est rempli de pièces (certains appellent ça des Gils, d'autres des Simflouz, ici on va à l'essentiel, des pièces), durement acquises en jouant avec l'équipe que vous avez composé. Pour se faire, libre à vous de jouer en solo une partie simple ou un tournoi contre les équipes du jeu, allant de la National League à la LHJMQ, en passant par la NHL bien sûr, ou contre un autre joueur s'évertuant lui aussi à améliorer sa formation perso, toujours en opposition ou tournoi. Si fondamentalement il n'est pas trop dur de gagner quelques ronds, il est cependant nettement moins évident d'apporter les bons changements à votre équipe. En effet, il ne suffit pas de former 4 lignes d'attaque, 3 de défense, de placer un gardien un tantinet réactif et de vociférer « Mort à l'ennemi » pour faire de votre équipe un Caterpillar 24 tonnes. Il vous faut, si vous souhaitez vous simplifier la tâche en match, placer les joueurs à leurs postes fétiches (AG, AD, C etc.), tout en veillant à leurs affinités avec les autres partenaires de leur ligne, de par leur style de jeu (Homme fort, Sniper, Playmaker, etc.) mais aussi en fonction de leur provenance. En effet, un trio Polyvalent-Playmaker-Sniper provenant respectivement de Genève, Mannheim et Hamilton sera moins complice et efficient qu'un trio Ovechkin-Crosby-Kovalchuk (je sais, ça fait rêver), tout trois issus de la NHL. Si vous avez quelques blancs ou zone d'ombres en matière de clubs et/ou ligues, le mode « Equipe de Rêve de Hockey» est le bon moyen pour vous remettre à niveau. C'est la rentrée après tout.

 

Check with your booty, man...

 

Mais qu'il a-t-il de nouveau dans le gameplay en lui-même ? Il est certes amusant de se prendre pour un DG qu'on ne sera jamais, de jouer les Wayne Gretzky du XXI° siècle, mais que nous est-il mis à disposition pour le faire ?

En clair, le même système que l'année passée, mais avec quelques affinements non négligeables. Parmi les plus importants, la mise au jeu. Est loin dans le passé l'archaïque mécanique consistant à bourriner en arrière sur le stick droit ou à se la jouer à la Clark Kent en dilatant le temps pour mieux saisir la femto-seconde où la rondelle touche le sol. Même si la réactivité demeure le principal atout pour remporter une mise au jeu - comme en réalité -, il est désormais possible de faire autre chose que pester contre l'adversaire qui vous a (encore) chipé le puck. Vous pouvez dorénavant le jouer en fore ou back-hand, en opposant ou non le corps de votre joueur de centre, de choisir la ruse de soulever le bâton de votre vis-à-vis ou encore de le checker d'entrée, comme ça, sans prévenir, ce qui permet, dans un grand nombre de cas à vos ailiers de récupérer la rondelle. Le système est simple, intuitif, efficace et ajoute immédiatement un aspect tactique aux faceoffs, aspect jusqu'à aujourd'hui beaucoup trop négligé.

L'autre grande innovation de la version 2011, sur laquelle EA a axé sa campagne marketing, est le moteur graphique. Sans être plus beau, NHL 11 est surtout plus réaliste dans les mises en échec. Elles paraissent davantage authentiques, uniques, et ont un impact accentué dans le gameplay, au contraire de ce qui se faisait dans le 2010, où il arrivait particulièrement souvent qu'un check, bien que réussi, ne servait à rien tant l'adversaire se relevait sans peine, rapidement, continuant ainsi à être en possession du puck. Ce n'est plus tellement le cas dans cette version, les checks sont plus rugueux, plus secs, et neutralisent vraiment les joueurs victimes de votre amicale colée. S'ajoute de plus au système standard la possibilité de mettre en échec par la hanche, technique qui, virtuellement comme dans les faits, est périlleuse et nécessite un bon sens du timing, mais s'avère diablement efficace et outrageusement spectaculaire.

Dans la collection ajouts notables s'ajoute les bris de bâtons, assez courants dans le jeu, pouvant réellement vous rompre une action rondement menée, d'autant plus que le jeu de passe au pied ou le transfert de canne n'est pas évident tant à cause de la rapidité du jeu que par la rigidité du gameplay sur ce point. Sans peine on peut dire, à canne brisée, action offensive envolée.

De façon anecdotique, les buts peuvent être refusés, pour « canne haute », « but avec le pied » ou encore « joueur dans l'enclave du gardien ».  C'est un évènement assez rare, même si le jeu en surcharge est votre activité dominicale préférée.

Mais ce qui marque le plus, cependant, outre les grands changements, c'est l'évolution générale du gameplay. Dans l'ensemble, il apparaît clairement que le studio de l'Est Canadien a raffiné un grand nombre de petites choses, des détails, qui, mis bout à bout, mène l'ensemble vert le haut. On retiendra une vitesse de jeu plus lente, plus fluide, des détails hors phases de jeu qui accroissent la sensation d'être sur la patinoire.

Enfin, une petite différence est frappante entre la version PS3 et Xbox 360 - toutes deux testées par mes soins-, l'IA est plus fine sur la plateforme de Sony, variant davantage les phases de jeux offensives, tentant plus de choses que l'archi-revu jeu de passes entre l'ailier fort et le défenseur à ligne bleu ou la passe latérale au devant du gardien.

 

En résumé, NHL 2011 s'appuie très largement et fondamentalement sur le travail accompli sur la mouture 2010, en y ajoutant trois nouvelles fonctions de taille, que sont les mises au jeu revues et corrigées, les mises en échec plus puissantes et les bris de bâton. Mais plus que cela, le gameplay, pourtant similaire à celui de l'itération précédente, a été finement affiné afin d'offrir une expérience de jeu plus intéressante, plus vivante, et ce, à chaque partie. La grande partie de l'intérêt réside encore et toujours dans le multijoueur en ligne, bien que l'ajout du mode « Equipe de rêve de hockey » n'est pas négligeable, offrant de nouveaux défis en solo ou en multi. Sans être une révolution, NHL 2011 poursuit pourtant sa solide et efficace évolution, ce qui conduit le titre, malgré le manque de concurrence sur les consoles next-gen, à s'inscrire comme une franchise de qualité, s'approchant de ses illustres frères de couvées automnales, FIFA et MADDEN NFL.

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Édito

Bienvenue dans le blog de deux frères, SinShaark et Lintu, tombés dans la passion du jeux vidéo depuis leur naissance. Point d'avis d'expert , simplement l'opinion de passionnés, curieux invétérés.

SinShaark, né en 1985, a déjà 20 années de jeu derrière lui. Joueur polyvalent, il a cependant une nette préférence pour les RTS, les jeux de gestion/simulation et les jeux automobiles.

Lintu, natif de 1991, a pour ainsi dire autant d'années de vie que d'années d'expériences en jeu vidéo. Jamais loin de son frère, il a développé cependant une vision propre du monde vidéoludique. Joueur compulsif d'RPG, il apprécie néanmoins n'importe quel type de création, aussi bien un bon FPS qu'un jeu action/aventure.

Vous pourrez retrouver ici moult billets, allant des tests, souvent écris séparément afin d'offrir des aperçus différents d'un même titre (ou pas !), aux mises à jour d'humeur ou encore de variables posts au sujet hétéroclites.

Enjoy !

SinShaark & Lintu

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