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Je vous en parlais la semaine dernière, la finale du premier championnat d’Europe Counter-Strike : Global Offensive s’est déroulée en cette fin d’après-midi (puis soirée) à Belgrade en Serbie. Cette finale opposait donc le Danemark qui nous avaient surpris en sortant la Suède, assurément un des favoris de la compétition avec la France, qui elle, avait réussi à se hisser en finale. Et il aura fallu compter avec ces invités presque surprise jusqu’au bout !

ESEC Winner DK

Après deux cartes plutôt disputées, de_inferno et de_train, respectivement remportée par la France (12 – 16) et le Danemark (16 – 11), nos poulains ont ensuite été dominés sur la troisième de_dust2 sur le score sans appel de 16 – 4. Comme quoi les Danois n’ont absolument pas volé leur place en finale et il ne fallait pas se relâcher sur la quatrième map de_nuke.

Carte qui aura mis du temps à débuter à cause de problèmes technique sur place (des soucis de souris apparemment). L’occasion de constater, d’une, que si l’eSport veut conquérir des médias plus globaux, il lui faudra être plus solide sur l’organisation car on voit mal un média plus influent décaler de plus d’une heure ses grilles de programmes. Et de deux, que les joueurs de CS:GO ne sont pas tous de jeunes rageux analphabètes ! Entre deux kills de warmup on a pu voir les membres des deux équipes plaisanter sur la situation, les danois proposant de couper la coupe en deux, etc…

Cette pause n’aura pas déconcentré les danois pour autant et ils s’imposent facilement sur cette quatrième et dernière map sur un nouveau score fleuve 16 – 5. Nos français n’auront pas réussi à prendre le dessus sur des danois décidément bien en place et ne laissant rien passer sur les deux dernières cartes. Score final 3 – 1 pour le Danemark, première équipe nationale CS:GO à devenir championne d’Europe.

ESEC Finalists

GG Danamarca ;)

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ESEC

Comme chacun sait l'e-Sport est en plein essor, et les compétitions de plus en plus nombreuse. À tel point qu'est organisé depuis le 4 septembre dernier un championnat européen de Counter-Strike : Global Offensive, une des figures de proue du sport électronique. Mais pourquoi je vous en parle ? Pour deux raisons :

Premièrement, voir cette discipline arriver à un tel niveau est une belle avancée en termes d'organisations. La création d'équipes nationales est un symbole fort et une preuve de plus que le sport électronique à de l'avenir ! Peut-être que dans quelques années nous serons retransmis sur des chaines généralistes (et pas uniquement des Web TV) avec des directs, des plateaux, et des spots de pubs... comme toute grosse machinerie, il faudra aussi accepter quelques points négatifs :)

Mais nous n'en sommes pas encore là, profitons-en pour voir la crème de la crème des joueurs CS:GO enchainer les frags. Chaque pays a pioché dans ses équipes les plus performantes et quand on voit les composition on ne peut pas rester indifférent. Pour donner quelques exemples, pour la France c'est VeryGames et Clan-Mystik qui se partagent les places en équipe nationale, pour la Suède c'est NiP, fnatic et SK Gaming. Bref... du très très beau monde pour qui connait un peu la scène CS:GO !

Les phases de poules et le début des playoffs se déroulent en ligne. C'est un des avantages de nos disciplines virtuelles. Mais la grande finale se déroulera en LAN le 17 décembre prochain à Belgrade en Serbie. Pour palier à tout problème réseau et assurer le show !

La deuxième raison qui me pousse à vous en parler, c'est que la France fait un très beau parcours ! À l'instar de la Russie et de la Suède, la France a emporté tous ses matchs de poule !

ESEC Groupe A ESEC Groupe B ESEC Groupe C ESEC Groupe D

Les phases finales ont bien débutées puisque nous sommes en demi-finale contre le Kazakhstan, équipe que nous avons déjà vaincue en poule. Ça s'annonce donc plutôt bien et je pense que le favoris de l'autre demi-finale reste la Suède qui affronte le Danemark.

ESEC Finals

Les demi-finales se joue aujourd'hui à 15:00 CET pour Suède vs Danemark et à 22:00 CET pour France vs Kazakhstan. Plusieurs streams sont disponible sur Twitch / Youtube mais e vous conseil de suivre Jason "Jay" Atkins sur Twitch qui commente les Matchs (en anglais) de manière assez efficace et compréhensible !

http://www.twitch.tv/jay_atkins

Et comme on dit... GL HF

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Brothers

Acclamé par bon nombre de personnes, Brothers : A Tale of Two Sons a fini par titiller mon attention et me faire lâcher quelques euros sur le market Xbox Live. Il faut dire que les avis étaient quasi unanimes. Je serais donc, à coup sur, satisfait de mon achat. Mais ça n'a pas été si simple...

Je séparerai cet article en deux parties. Une première assez globale destinée à pitcher et à emmètre mon avis sur le jeu en lui même sans trop en dire je l'espère. Et une deuxième, blindée de spoils, réservée exclusivement à ceux ayant terminé le jeu, ou aux personnes qui n'y joueront pas quoi qu'il arrive... vous m'avez compris.

Il était une fois...

Deux frères qui, après la mort accidentelle de leur mère, furent encore une fois touché par le malheur. Leur père, pas encore franchement vieux, fut touché par un mal étrange. Un mal, qui ne pouvait être éradiqué que par une boisson aux vertus miraculeuses dont la source se trouvait dans un endroit fort lointain. Les deux enfants se mirent alors en route pour trouver ce breuvage et ainsi soigner leur père mourant.

Car c'est presque une fable qui nous est présenté, un monde onirique très réussi que l'on peut associer à bon nombre de comtes pour enfants, ne serait-ce que par le bestiaire. Les deux héros verront leur parcours semé d'embuches et ils devront mettre à contribution leur solidarité, leur fraternité pour en venir à bout.

Comme son nom l'indique, Brothers traite de la fraternité et ce dans les moindres détails. Difficile, quand on a nous même un frère, de ne pas s'identifier à l'un ou l'autre des personnages. Pour mon cas, étant le cadet de ma famille, je me suis fatalement reconnu dans le petit frère. L'ainé prend les décisions, cours plus vite, est plus grands, etc... Il y a aussi des petits gestes d'attentions entre les deux frères. C'est un premier point fort du jeu, mettre en avant la fraternité de manière extrêmement simple et naturelle. Je suis d'ailleurs curieux de savoir comment les gens ont ressenti cette relation en fonction de leur situation familiale personnelle ? Est-ce que les enfants uniques ont pris le même plaisir ? Ont retrouvé les mêmes sensations ?

Les mécaniques de jeu sont plutôt ingénieuses et, sans être compliqués, mettent à l'épreuve notre jugeote. Il faut un petit temps d'adaptation pour s'habituer au fait que l'on doit contrôler deux personnages de manière quasi simultanée par moment. Un peu à la manière d'un des mini-jeux de Nintendoland, on contrôle le grand frère avec le stick analogique gauche, ses actions avec la gâchette gauche. Le petit se contrôle lui avec le stick analogique droit et la gâchette droite. Une gymnastique pas évidente au début donc, mais facilité par la progression dans les niveaux qui nous aide à assimiler le tout.

Les niveaux d'ailleurs sont plutôt bien construits, avec ce qu'il faut d'interactivité et de complexité. On retrouve un petit côté Journey avec cette destination que l'on doit atteindre, au détour d'un parapet on aperçoit en contre-bas le champs dans lequel on est passé quelques minutes auparavant. Le cadrage, excellent, est aussi là pour nous guider dans le niveau et mettre en scène l'aventure. Il met en avant les voies à emprunter de manière assez explicite mais choix nous est laissé de tourner la caméra manuellement. Le jeu est un énorme couloir certes, mais entre nous, ça n'est pas le plus important dans un tel jeu. On progresse donc rapidement et sans trop de difficulté et c'est tant mieux !

Au final, le jeu est plutôt bon, assez court il faut l'admettre mais intéressant car l'histoire est bien amenée et bien emmenée. Brothers n'a pas grand-chose à envier à de bons films en termes d'émotions. Est-ce qu'il vaut ses 15€ environ ? Je suis un peu septique après y avoir joué mais c'est dans tous les cas une belle expérience vidéo-ludique. Sur le même principe que Journey, on suit une aventure poétique et passionnante en étant un poil moins spectateur que dans ce dernier.

Fin.

Vient alors mon analyse typée « spoils à gogo » alors pour les avertis qui ont déjà touchés et surtout terminés le jeu vous pouvez rester. Pour les autres... Fuyez pauvres fous !

J'ai fais un rêve (à vrai dire un cauchemard)

Si j'ai été relativement conquis par ce Brothers, il me laisse un goût d'inachevé. À bien des égards j'aurais aimé que le développeur aille jusqu'au bout de certaines idées, proposer des phases de jeux qui durent un peu plus longtemps. Mais je vais commencer par ce qui m'a plu !

C'est con à dire mais... la mort. Le fait que certains personnages soient amenés à mourir m'a fait d'emblé rentrer en empathie avec les héros. La mort de la mère m'a fait comprendre à quel point la présence de leur père est une chose importante. Cela est rappelé avec le flashback de la plume. Par la suite, la mort du frère prend une toute autre importance puisqu'elle intervient alors que je m'étais habitué à sa présence et au fait de devoir collaborer pour avancer. Les reflexes pris au court de leur périple devenant autant de marque de son absence. Je me suis surpris à actionner les deux sticks pour avancer alors qu'il n'y avait qu'un personnage à diriger. Le fait de devoir se débrouiller sans son grand frère devient alors une tâche crève coeur. C'est très bien mis en valeur par le fait de devoir utiliser la touche d'action du disparu pour effectuer les actions qui nécessitaient son intervention. La vibration provoquée par l'utilisation de cette gâchette gauche augmente encore cette sensation de surpassement. Le jeu m'a amené ou il le voulait. Bien joué !

Vous allez me dire : « Mais toi aussi tu met Brothers sur un piédestal ! » Et je vous dirais que oui, mais il y a tellement de choses que j'aurais aimé voir plus développées !

  • J'aurais aimé que la phase de plongée soit un poils plus longue, avec peut-être une difficulté ou deux pour accentuer la tension lié au fait de devoir sauver le petit frère de la noyade (parallèle à la séquence d'intro ou ce dernier est témoin de la noyade de la mère) ;

  • J'aurais aimé devoir remonter dans l'arbre en mode « au fond du trou » avant ou après avoir mis en terre le grand frère. Le jeune ayant tenté désespérément de le ramener à la vie avec le contenu de la gourde ;

  • J'aurais aimé un voyage sans coupure entre les tableaux. Prendre conscience de la longueur de leur voyage. Le fait de faire des fondus au noir cassait un peu le rythme alors qu'in aurait été à mon avis plus impactant de proposer une aventure sans coupure, quitte à utiliser de petites séances d'animations pour faire le lien entre les tableaux comme c'était fait par moment ;

  • J'aurais aimé avoir un chemin retour et pas un « raccourci » ramenant le héro sur son île. En retrouvant quelques uns des obstacles déjà surmontés et devant y trouver une solution avec le héro restant et ce, sans recourir uniquement à la gâchette gauche. Par exemple, devoir déplacer un objet pour faire contre poids, ou comme marche pied pour accéder à un bout d'échelle, etc...

  • Enfin, je m'étais imaginé les pires horreurs, le fait d'arriver trop tard et de trouver le père mort également. Me disant alors que tout cela avait été inutile. Ce qui aurait été une fin horriblement triste mais tellement efficace niveau dramaturgie.

J'aurais « revus » bien des points donc mais le résultat qui m'a été présenté reste très bon et donc, je m'en contenterais largement ;)

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NaughtyDog nous a habitué à des productions de qualité et surtout spectaculaires avec notamment la série des Uncharted qui faisait la part belle à l'action, une des figures de proue de la console de Sony. On attendait donc avec impatience leur nouveau jeu, The Last Of Us. La communication autour du titre a fait tout ce qu'il fallait pour titiller notre curiosité, distillant ici et là des nouvelles captures d'écrans et autres vidéos amenant plus de questions que de réponse. L'engouement autour de The Last Of Us n'a jamais faiblie et après y avoir joué, on comprend pourquoi.

The Last Of Us

Mais qu'y a-t-il de si différents ?

Car en voyant les images et les vidéos on ne pouvait s'empêcher de penser à la précédente série de Naughty Dog, vue à la troisième personne, séquences de shoot et de couverture bref, une nouvelle licence qui était parti pour surfer sur la mode des TPS (jeu de tire à la troisième personne). Et au final on peut le dire, The Last Of Us est bien évidemment le digne héritier de Uncharted, les mécaniques de jeu reste assez similaires mais le dernier né a su apporté sa touche, ou plutôt LA touche qui fait toute la différence.

Un peu à la manière de quelques productions récentes ou à venir ce sont des éléments tel que le scénario, l'univers ou le casting qui ont apporté à The Last Of Us sa personnalité. Ce dernier terme était plus généralement réservé au cinéma. Depuis quelques temps le jeu vidéo s'en rapproche, signant des acteurs pour doubler leur personnage dans un premier temps, mais également pour assurer une prestation scénique grâce à la performance capture. En résulte des personnages très crédibles et très attachants qui donnent une autre dimension à l'histoire. Et finalement ce sont bien là les points forts de The Last Of Us, son histoire et ses personnages.

Sale ambiance...

Une histoire ne saurait être intéressante si l'univers qui l'accompagne ne tient pas la route. Et sur ce point, c'est également une réussite. L'ambiance post apocalyptique n'est pas sans rappeler le film « Je suis une légende », un vide saisissant, des immeubles en décrépitude et la nature qui reprend sa place par endroit. Oui, visuellement l'atmosphère dégagée par The Las Of Us est saisissante de réalisme mais il n'y a pas que le visuel qui joue.

Le sound design réalisé par les équipes du développeur Californien est tout bonnement parfait. Comment mieux exprimer l'isolation, la solitude qu'avec du silence. L'ambiance sonore de The Last Of Us est extrêmement dépouillée, on pourrait presque dire inexistante. Seuls rescapés : les sons d'ambiances, une cascade, un panneau métallique qui bouge au gré du vent, une volée d'oiseaux effrayés, on ne pouvait rêver mieux et plus adapté à ce context de fin du monde. Surtout quand on sait l'importance que peut avoir le moindre bruit lors de certaines phases de jeu.

Mais tout n'est pas rose

Comme dit plus haut, le dernier né du studio Naughty Dog est l'héritier de la série Uncharted pour le meilleur comme pour le pire malheureusement. Ainsi les moments de calme où vous ne serez pas sollicité pour venir à bout d'un ennemi sont facilement détectables puisque vos alliés se baladeront sans crainte au milieu du niveau en débitant le dialogue du moment. Autant dans un Uncharted, qui alterne les séquences d'action et de calme, bien signifier les transitions par une musique ou le comportement des IA n'est pas gênant, autant ici cela ne sert pas l'immersion dans cette ambiance où on est censé être sur nos garde à chaque seconde.

Autre élément qui pourrait vous faire sortir de cet état de stress dans lequel le jeu arrive à vous plonger, les déplacements de vos alliés qui iront parfois galoper sous les yeux d'un ennemi, quitte à courir contre lui pendant quelques secondes. La première fois, vous sentirez votre coeur s'accélérer légèrement et vous serez proche de sortir un « Non mais qu'est-ce que tu fais bordel !? » éventuellement agrémenté de quelques noms d'oiseaux. Mais heureusement, cela ne vous fera pas repérer et il faudra juste faire abstraction de ces quelques gags.

Le dernier reproche que je dénoncerais dans ces lignes, c'est peut-être la difficulté de certaines phase un peut trop orientées actions alors que la quasi totalité du jeu vous permet deux approches différentes. Soit en discrétion et en diversions, soit en action un peu plus musclée. Je ne suis pas contre la difficulté mais j'aurais préféré avoir le choix et moi qui avais le plus souvent possible choisi d'éviter les problèmes cela me faisait décrocher du mode « Je suis seul contre tous et j'ai peu de munition »

Malgré ces quelques défauts de gameplay, Naughty Dog nous livre avec The Last Of Us une expérience assez rare de part sa qualité générale. Une ambiance plus que crédible, un scénario excellent, des émotions et une immersion assez énorme pour un jeu. Même moi qui ne suis pas un fan des jeux de zombie j'ai été happé par la profondeur des personnages et par la réalisation.

Voir aussi

Jeux : 
The Last of Us
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Parmi les médias émergents le jeu vidéo fait en quelques sortes figure de proue. Sa jeunesse n'y est certainement pas pour rien et ses perspectives d'évolution très larges, sans compter qu'il puise ici et là des moyen de se relier aux autres médias. La convergence entre cinéma et loisir numérique est déjà bien en place, avec des titres tel que The Last Of Us ou très bientôt Beyond, deux titres de la PayStation 3 qui ne se cachent pas de leurs accointances avec le septième art, mise en scène, scénario et casting constitué de quelques personnalité réelles, etc... Mais on reste ici en terrain connu et si on veut parler évolution le sujet est déjà plus sensible.

Evolution

Évolutions

Depuis ses début le jeu vidéo à bien évidemment évolué. Cette évolution est tout de même restée très visuelle, gagnant en finesse des graphismes et en fluidité. On devrait plutôt parler d'amélioration en fait, car les seules tentatives radicales, pour changer notre manière de concevoir ce qu'est un jeu vidéo, sont très souvent restées confidentielles et abandonnées en très peu de temps. Ce n'est pas fautes d'avoir essayé, au cours de la dernière décennie on a vu débarquer de nombreuses technologies qui proposaient une nouvelle approche du jeu vidéo, parfois totalement novatrice ou juste inspirée d'innovations passées. Eye Toy, Wiimote, SixAxis, double écran (DS, 3DS puis WiiU), écran tactile (DS, PlayStation Vita, tablette et smartphone, WiiU), kinnect. Mais avec un peu de recul de on s'aperçoit que leur utilisation est restée extrêmement discrète. Alors que la DS tire pleinement parti de ses capacités la Vita, arrivée comme challenger sur le marché des portables tactiles, propose des expérience globalement plus proche d'une console de salon que d'une console tactile. Son écran tactile arrière étant rarement mis à contribution dans les jeux. Il en va de même pour Kinnect qui après une sa fenêtre de sortie tumultueuse à été remis au placard par bon nombre de joueurs, l'accessoire devant l'apanage des jeux de danse globalement. Ainsi de suite, le SixAxis de la PlayStation 3 est également un bon exemple d'accessoire mort née.

Des constructeurs frileux ?

À force de vouloir nous proposer de nouvelles expériences et de se prendre de vilaines claques commerciales, nos amis constructeurs n'auraient-ils pas pris un bon coup de froid ? Car pour eux, les enjeux sont aussi financiers et se lancer dans l'innovation est un risque assez énorme commercialement parlant. Par les temps qui cours, qui plus est, certains préfèrent sans doute s'assurer un minimum de succès et ne pas sortir des sentiers battus. Les prises de risque sont le plus souvent prises par les petites entités qui peuvent se permettre de perdre une partie de l'audience au passage. En revanche, les gros constructeurs n'ont pas ce luxe et doivent satisfaire le plus large public possible. C'est pour cela que Microsoft a fait marche arrière pour sa Xbox One, de manière un peu trop radical mais commercialement logique.

Joueurs trop conservateurs ? Trop difficiles ?

Le joueur aurait-il une tendance à s'enflammer à la moindre occasion ? Rappelez-vous la sortie de Wii, tout le monde était surexcité au moment de la sortie. Puis est venu le temps des déceptions, car si le principe de contrôle par le mouvement avait séduit son public, la précision de ce dernier avait également rebuté les joueurs les plus exigeants. Idem pour Kinnect, nous étions en extase devant les vidéos de présentation du projet Natal puis parfois déçu par la précision de l'accessoire. Certains diront qu'on nous a vendu du rêve, mais on sait tous que le marchand de légumes nous dira toujours que ses carottes sont les meilleurs de la place. C'est juste que nous voulons la perfection dès le premier essai. Développer des concepts innovants et techniquement avancés demande du temps, des retours utilisateurs, etc... Du coup, nous repoussons les tentatives et favorisons par la même occasion le conservatisme. Les éditeurs et constructeurs on plus d'avantage à faire du neuf avec du vieux et sans prise de risque. Il ne faut pas non plus défendre aveuglément les concepts proposés, plutôt saluer l'effort et le critiquer de manière constructive. Le problème financier est aussi de notre côté. Quand nous investissons plus de soixante euros dans une galette on en veut pour notre argent.

Bref

On passe notre temps à demander du changement, des nouveautés, mais quand on nous en donne, on rejette le tout au moindre petit défaut. Sans chercher, réfléchir à ses perspectives d'évolution. Plutôt que d'encourager notre média on le freine pour ne pas le changer.

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Next Gen

Il y a des choses comme ça qui peuvent vous marquer. Autant il y a un mois j'étais passablement inquiet de la stratégie envisagée par Microsoft concernant la Xbox One. Cette inquiétude c'est transformée en vision curieuse après l'E3, quand les possibilités offertes en contre-partie de ces quelques désagréments ont été évoquées. Puis aujourd'hui une satisfaction d'un côté et une déception de l'autre. Comme l'explique très clairement RahaN dans cet article (Où il exprime quasi parfaitement ce que je voulais coucher ici, le talent en plus) sur Gameblog.fr ce changement de stratégie opéré par le géant américain apporte certes un soulagement pour tout le monde ou presque, mais aussi une espèce de frustration pour certains, qui comme moi, trouvait certains aspects du projet initial de la Xbox One terriblement intéressants. Je vais essayer de me concentré sur des points non abordé dans l'article cité plus haut.

Xbox One

Un bien pour un mal

Car si tout le monde cri victoire, et c'est bien normal dans un sens, il faut bien voir ce que cela implique. Car d'un point de vue liberté le gain est indéniable mais aussi terriblement conservateur. Parmi toutes les contraintes qu'imposait le concept de la Xbox One à l'origine il en est un qui sera moins, voir pas, regretté, c'est la connexion quasi permanente car c'est celle qui posait le plus de problème éthiques (présent et future). Le bien, c'est l'avantage commercial qu'en tirera Microsoft ou plutôt le désavantage  qu'il subira moins. Mais le mal, ce sont les promesses hyper sexy qui était faite et qui ne pourront pas être entièrement tenues. Le jeu instantané qui paraissait "innovant" de fait car il apportait un confort assez nouveau sur console et faisait prendre à leur système "SmartMatch" tout son sens. Puisque maintenant pour les jeux physiques la présence du disque sera requise, il sera impossible de passer instantanément à un autre jeu sauf si celui-ci est dé-matérialisé.

Au delà des joueurs

Car cette décision, si elle avantage clairement les joueurs en conservant leur habitude de consommation, quelles pourraient-être les conséquences sur le monde du jeu vidéo. En effet, la voie que voulait emprunter Microsoft pouvait faire penser à Steam, qui à réussi à proposer des prix hyper agressif sur leur plateforme. Mais si on y réfléchi bien, l'expérience Xbox One originelle ne reste possible qu'avec les jeux dé-matérialisés. C'est clairement le chemin que souhait prendre la firme de Redmond, encourager le téléchargement plutôt que le disque physique. Pour les joueurs vraiment séduit par le principe de la Xbox One l'intérêt d'aller en boutique sera moins présent. Microsoft à tenter de trouver des solutions pour accommoder tout le monde et il semblerait que tout le monde ne soit pas prêt à s'accommoder.

Au final

Avoir les avantages du dé-matérialisé (jeu instantané sans disque) et ceux du disque physique (partage, revente) était pourtant une idée extrêmement séduisante mais la peur et les craintes des joueurs / consommateurs aura eu raison du changement, de l'évolution. Peut-être que ça n'était pas le moment, peut-être qu'il sera de nouveau proposé dans dix ans. Microsoft ne pouvait pas laisser Sony s'amuser de leur tentative de faire évoluer notre façon de consommer. Avec un peu plus de réflexion il doit bien y avoir un moyen de concilier le meilleur des deux mondes.

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Next Gen

La communication est une chose importante et sur cet E3 2013 Microsoft et Sony on du plancher sur leur plan de communication de manière intensive pour bien positionner leur future console. Mais qui dit communication ne dis pas forcément honnêteté ou réalité. Je vous l'avoue de suite, je suis historiquement plus Microsoft que Sony, à l'époque la Xbox m'a fait revendre ma PlayStation 2 mais j'aime aussi la PlayStation... et le PC, et Nintendo... J'aime le jeu vidéo en fait.

PS4 versus Xbox One

Le cap de Microsoft et sa Xbox One

Lors de sa première présentation quelques semaine avant cet E3, Microsoft s'était attiré les foudres de la communauté en déclarant de manière extrêmement peu claire ses choix, la gestion de l'occasion et de la connexion permanente. Des orientations discutables et qui font passer la firme de Redmond pour un monstre qui veut la mort du jeu vidéo tel qu'on le connais aujourd'hui. Avec cet E3, pas mal de confirmation sont venu définitivement affirmer le plan de développement envisagé par le constructeur américain. La connexion permanente sera effective (toutes les 24 heures minimum à l'heure où j'écris ces lignes) et la gestion de l'occasion n'a, pour le moment, pas été remise en cause. Qu'on adhère ou pas, Microsoft n'hésite pas à rester clair dans la direction qu'il envisage pour le jeu vidéo de demain. Ne vaut-il pas mieux un constructeur qui à une idée claire de ses choix. Je ne suis pas pour cet orientation mais j'ai apprécié la franchise et le courage de Microsoft d'assumer ses décisions.

Dans le passé, ils ont sut développer des mécaniques qui font aujourd'hui référence notamment sur le jeux en ligne sur console. Si toutes les consoles sont online aujourd'hui c'est parce que Microsoft à ouvert la voie avec son système Xbox Live, qui reste, à l'heure actuelle, le online le plus solide sur console. Sony s'en rapproche et s'en inspire et c'est tant mieux pour nous !

La claque de Sony et sa PlayStation 4

Ces choix contestables de Microsoft ne seront pas tombés dans l'oreille d'un sourd et Sony a su répondre avec force à Microsoft. C'est un très bon coup sur un plan marketing. Un prix à légèrement inférieur, une gestion de l'occasion à priori plus libre et une connexion non obligatoire, voilà qui aura suffit à faire exploser de joie de nombreux joueurs qui se sont également empressé de critiquer l'américain et d'encenser le constructeur japonais. Une excellente opération donc qui permettra à Sony de récupérer une partie du marché.

Sony à donc décidé de rester plus conservateur de son concurrent et le temps nous diras c'était le bon choix. L'avantage, nous autres joueurs, aurons donc le loisirs de choisir la vision d'avenir qui nous correspond le plus !

Mais il faut raison garder

Ne pas crier victoire trop vite. Si Microsoft semble avoir un peu de retard et un peu moins les faveurs du publique il ne faut pas non plus les enterrer trop vite. Car si Sony a pris le contre-pied de la Xbox One tout n'est pas rose non plus dans le monde du japonais. Allons y point par point :

La gestion de l'occasion

Sur ce point, Microsoft est pour le moment catégorique, les jeux seront associés à votre compte Xbox Live. Les prêter restera possible mais dans certaines conditions (à un nombre restreint d'amis Xbox Live que vous aurez préalablement déclarés, une dizaines aujourd'hui). La revente devrait être possible mais uniquement dans la boutiques qui auront pris part au programme de reprise mis en place par le géant américain, un logiciel qui permettra de rompre le lien entre le jeu et votre compte Xbox Live lors de la revente. Nul doute que les grandes enseignes tel que la Fnac ou Micromania seront « Xbox One Occasion Ready » mais pour les petits boutiquiers ce sera peut-être moins évident et je ne parle pas des reventes entre particulier qui sera à priori impossible. Le temps nous le dira.

Côté Sony, on vente la gestion libre des jeux, votre jeu est à vous, vous pourrez le revendre sans contrainte, le donner, le prêter, le brûler. Mais l'effet d'annonce passé, la communication de Sony à repris le dessus. Selon les informations disponibles actuellement, il semblerait que la gestion de l'occasion sera laissée au bon vouloir de l'éditeur et là me vient une question...

Ne vaut-il pas mieux un choix marqué, défendu bec et ongles sur une gestion règlementée de l'occasion qu'une liberté globale mais non garantie ? Comment réagirons nous si demain, un éditeur met en place des DRM sur PlayStation 4 ? Proposera-t-il un moyen de céder nos jeux ? Au moins avec la stratégie de Microsoft, on peut être contre, mais on sait où l'on va, ce qui ne semble pas être le cas avec Sony.

Et avant de crier au scandale, rappelons-nous aussi que sur PC, avec Steam par exemple, l'occasion n'est pas possible et il n'y a pas eu ce mouvement de contestation alors que le principe est le même. C'est inhérent au monde du PC qui est peut-être moins ludiques que celui des consoles qui sont historiquement plus des jouets qu'on aime partager.

La connexion permanente

C'est plus un problème éthique qu'un problème technique. Oui, il faudrait pouvoir jouer sans connexion internet, c'est un fait indéniable. Mais au vu des jeux évoqués lors de cet E3 sur les consoles next gen, comment envisager tout ça ? Dans la majorité des jeux qui paraitront sur ces consoles, le online en sera une part importante. La frontière entre mode de jeu solo et multi-joueurs n'a jamais été aussi ténue. Sans connexion, on ne profitera pas de ces jeux dont l'univers, le système de jeu, l'expérience repose sur le fait qu'on est en ligne. Aujourd'hui, en France, peut nombreuses sont les personnes qui ne disposent pas d'un abonnement ADSL / Cable / Fibre. Internet est dans les foyer et ne pas s'en servir serait dommage.

Seule chose qui pourrait être gênante, comment cela se passera-t-il dans quelques années quand la Xbox One sera remplacée ? Microsoft a-t-il déjà pensé à l'après ? La connexion obligatoire sera-t-elle désactivée via une mise à jour de l'OS de la console avant l'arrêt des services concernés ? Des questions qui ne manqueront pas de soulever les débats mais on n'y est pas encore... Pour le moment, jouons !

Le prix, la vraie différence

Là ou Sony à mis une vraie claque à Microsoft, c'est sur le prix de vente de sa machine. Plus puissante sur le papier et légèrement moins cher dans les rayons, une belle annonce qu'on nuancera juste sur le fait que les boites ne proposeront pas le même contenu. En effet, chez Microsoft le pack contiendra Kinnect alors que chez Sony la boite ne contiendra pas le PlayStation Eye. La différence ne sera que de 50€ à contenu égale. Maintenant, ce qui est malin, c'est de laisser le choix aux joueurs d'utiliser ou non cette caméra de capture de mouvement dont on ne sait pas grand chose pour le moment. Sur ce point, Microsoft ne peut pas se permettre de rendre Kinnect optionnel puisqu'il est au coeur de l'expérience Xbox One.

Au final, Sony a su prendre les devants pour plaire et Microsoft à conservé le cap qu'il s'était fixer. Il reste encore pas mal de zones d'ombres à éclaircir des deux côtés. Que ce soit sur la gestion de l'occasion, sur la nécessité d'être connecté, etc... Les deux acteurs n'en sont qu'au début de ce combat qui s'annonce dantesque. Les mois qui viennent seront déterminants et on verra quelles seront les évolutions, choix fait par les deux constructeurs. Prochaine étape, la GamesCom au mois d'Août prochain !

Voir aussi

Plateformes : 
Xbox One, PS4
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Tomate, Caramel, 27

Par Luckypouet Blog créé le 16/06/13 Mis à jour le 01/02/14 à 21h45

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