Les oubliettes du Jeu Vidéo

Les oubliettes du Jeu Vidéo

Par Lord_Hure Blog créé le 01/03/19 Mis à jour le 18/04/19 à 22h35

Vous aimez les jeux méconnus, oubliés ou mal-aimés ? Vous avez frappé à la bonne porte (ou à la bonne herse !), je les sors des oubliettes rien que pour vous !
Ici, pas de limite d'âge, pas de guerre des consoles, juste l'envie de remettre un peu en lumière certains titres qui en valent le détour !

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(Jeu vidéo)

De l’acier, du sang, du sable.

Les yeux fixés sur sa proie, tout n’est qu’une question de secondes.

Une parade réflexe au bouclier, une roulade derrière l’ennemi, puis un coup d’estoc dans son dos.

Son corps s’écroule avec fracas...

Malgré la fatigue,  le bras victorieux se lève vers le ciel, la foule scande le nom du héros.

Cela donne envie, n’est-ce pas ?!

Remontons en l’an 2000 si vous le voulez bien, non pas pour le supposé « bug légendaire », mais plutôt pour parler de la sortie du film Gladiator, chef d’½uvre de Ridley Scott.

Imaginez un peu le cadre : des arènes, des gladiateurs, une foule en délire, des bêtes féroces, des chars, etc.

Que ce soit son histoire, sa mise en scène, sa musique, son jeu d’acteur, il existe une véritable symbiose au sein de ce film. Ce n’est donc pas sans raison que ce dernier fait partie du panthéon de mes plus belles claques cinématographiques.

Tant d’éléments incroyables mélangés dans un seul film, cela donne forcément des idées pour un jeu superbe !

Je me suis donc mis à rêver d’un titre qui me permettrait d’incarner un combattant comme l’espagnol (surnom donné au héros Maximus) ; or, triste désillusion,  le film ne connut aucune adaptation en jeu vidéo :(

Triste comme tout, je me rappelle donc m’être rabattu sur quelques jeux plus ou moins récents, tels, Gladius ou bien Gladiator : Sword of Vengeance.

Gladius (octobre/novembre 2003) se veut être un jeu d’action-tactique de LucasArts, où l’ensemble des combats se déroule au tour par tour dans des arènes sous forme de cases. La manière la plus simple de comprendre rapidement les mécaniques de jeu est simplement d’imaginer un Fire Emblem ou un Advance Wars, mais transposé dans un univers de gladiateur (Points d’Action, pouvoirs, montée en expérience, etc.). Le jeu est vraiment chouette, intéressant mais d’une difficulté redoutable ! (j’en parlerai peut-être dans un futur article).

Gladiator : Sword of Vengeance (Décembre 2003), de son côté, se veut plus bourrin, plus direct, mais perds énormément en finesse et tactique, ce qui est réellement dommage. De plus, ses qualités techniques sont assez médiocres il faut l’avouer…ah quelle déception...moi qui voulais simplement un mélange entre ces deux genres, je n’étais pas rassasié du tout.

Or, le 3 février 2005, Shadow Of Rome est sorti en exclusivité sur PS2 et ma vie fut changée à jamais :D

Parlons de l’histoire du jeu : disons tout simplement qu’elle se rapproche beaucoup du film de Ridley Scott (pas un plagiat, mais pas loin) : Agrippa, un ancien centurion revient d’une campagne militaire en Germanie et découvre que son père est accusé du meurtre du grand César. Via quelques pirouettes scénaristiques, le héros se retrouve dans l’arène, à combattre pour sa vie et pour se venger du véritable meurtrier. Vous allez me dire que ça ne casse pas trois briques à un canard, mais là n'est pas l'intérêt primaire du titre. Le reste, par contre, est magique, je vous l’assure !

Une vidéo de promotion juste avant sa sortie a fini par m’achever et m’a obligé à l’acheter le jour de sa sortie (je suis faible :D) : on y découvre un système de jeu incroyable, avec les habituels coups faibles/coups forts, mais le tout agrémenté de techniques de projections, de jets d’arme, de protection au bouclier, ou bien d’utilisation d’armes et objets dantesques !! J’étais fan avant l’heure ! :)~

Ce qui est intéressant de savoir, c’est qu’il a été réalisé par un Monsieur relativement méconnu :D à savoir Kenji Inafune (ayant travaillé en tant que graphiste ou producteur pour des titres obscurs tels Mega Man, Resident Evil, que des petits jeux donc mdr). Il semble reprendre trait pour trait les bases connues et éprouvées des autres ténors du genre, mais la petite surprise arrive au moment où il faut prendre la manette en main.

De nombreuses subtilités apparaissent alors : un système de dégâts localisés permettant d’infliger des handicaps corporels aux ennemis (voire de leur sectionner des membres) et se sortir ainsi de situations tendues, la possibilité de pouvoir récupérer de la nourriture ou des armes directement via le public en le scandant si notre style de combat est suffisamment impressionnant, etc. ! (ne révelons pas tout maintenant, gardons un peu de surprise !).

Le système se veut certes violent et gore (bon j’avoue que c’est bien dégueulasse, âmes sensibles s’abstenir), mais il est également relativement technique et jouissif, permettant de ressentir dans l’arène toute la tension et l’énergie incroyables des combats.

Imaginez un peu : vous êtes acculé par deux ennemis immenses et 3 autres un peu plus faibles, vous tentez d’esquiver les attaques mais ils se révèlent bien plus rapides et forts que prévu. Vous êtes au bord du gouffre avec très peu de vie, et là, vous profitez d’une faille sur un ennemi  pour lui couper le bras afin de récupérer un équipement bien meilleur directement sur le terrain et de pouvoir ainsi continuer le combat. Vous en tuez un autre et votre jauge d’appréciation du public augmente, vous permettant ainsi d’honorer la foule avec une pression sur carré et croix, ce qui rend le public en délire et vous jette ainsi un morceau de viande et une arme à deux mains gigantesque (Monster Hunter Style !). Vous repartez au combat et les ennemis s’envolent à chacun de vos coups ! Manette en main, c’est l’extase !

Bien entendu, chacune des armes et équipements reçus a une jauge de résistance et se brise au bout d’un moment (système qui sera repris dans d’autres jeux, dont le récent et génial Zelda Breath of The Wild). Il faudra donc user de cette technique régulièrement pour espérer se sortir de situations complexes tout au long du jeu.

Bon sang, moi qui rêvais de tout cela depuis des années, mon rêve venait finalement de se réaliser !!

Le jeu est déjà incroyable rien qu’avec ces phases, qui arrivent à se renouveler régulièrement, que ce soit via des combats avec des animaux, des boss de fin d’arène, des matchs à mort en équipe avec l’IA, mais également avec des courses de chars !

Mais ce qui, à mes yeux, fait la force du jeu est l’apparition d’une nouvelle phase de gameplay liée au second héros : Octavien, l’ami d’enfance d’Agrippa.

En effet, un second arc scénaristique se déroule en parallèle des combats dans l’arène. Octavien doit élucider le crime de César et disculper le père d’Agrippa en trouvant des preuves.

 C’est donc via ces phases qu’une nouvelle façon de jouer va apparaître : ce jeune héros blond se veut plus agile, plus ingénieux qu’Agrippa (et ingénu), malgré sa force physique moindre.

En lieu et place des combats, la part belle est faite aux phases d’infiltration, de discussion et d’espionnage, au rythme beaucoup plus lent mais tellement agréables.

Quelle découverte ce fut alors !

Que de superbes moments passés à assommer les gardes avec des pots, m’infiltrer via un déguisement de politicien ou de garde, écouter les conversations pour récupérer des informations clés, discuter avec les autochtones pour en apprendre davantage sur l’histoire, etc. (on se rapproche parfois du style de jeu de l’agent 47 dans Hitman, mais attention, on n’atteint pas le même niveau d’excellence, n’abusons pas).

Cette alternance des styles se fera ainsi de façon régulière entre ces deux héros bien distincts tout au long du jeu : l’une très basée sur l’action, l’autre beaucoup plus scénarisée et permettant ainsi de découvrir l’intrigue du jeu.

Je me rappelle avoir passé un temps fou à refaire certaines séquences juste pour le plaisir, mais également d’avoir recommencé le jeu plusieurs fois afin de me délecter au fil des ans de cette ambiance unique et incroyable.

Par la suite, j’ai testé d’autres jeux du même style, pour continuer sur cet élan « gladiateur », mais je n’ai pas eu les mêmes résultats...

Par exemple avec Spartan Total Warrior qui se révèle être le cousin encore plus violent de la famille ! Beaucoup de combat, un soupçon de combats, et encore une pincée de combats :D c’est un bon défouloir, avec une bonne évolution du héros via des compétences (à la God Of War) mais il s’avère finalement très répétitif et s’approche davantage d’un « Musô » que d’un jeu d’action-aventure.

Que dire de ce Shadow Of Rome ? Que c'est une pépite injustement méconnue du grand public, mais qui aura su me captiver pendant de longues semaines/mois/années ! 

Je vous recommande donc chaudement de mettre la main sur ce jeu afin de vous forger votre propre avis !

Le plus triste à mes yeux, c’est qu’il n’a pas eu autant de ventes qu’espéré, ce qui a donc finalement sonné le glas de cette nouvelle licence.

En effet, sa suite planifiée a finalement été annulée suite à cela, mais elle n’a pourtant pas été mise « entièrement » au placard. Elle a été retravaillée de fond en comble pour donner une nouvelle ½uvre : Dead Rising sur Xbox 360 (qui finalement n’a plus rien à voir avec ce Shadow Of Rome).

Triste destin…

Voir aussi

Jeux : 
Shadow of Rome
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(Jeu vidéo)

Initialisation des données :

..............................

Sujet : Headhunter

Plateformes : Dreamcast, Playstation 2

Initialisation du module OST : https://www.youtube.com/watch?v=3y5DrVhn2LQ

Lancement de la musique de fond

…………………………………

Mode Scan, décompte du nombre de cibles : Activé

Headhunter : 400 000 unités vendues environ

GTA III : 14,5 millions d’unités vendues environ                                                                            

MGS2 : 7 millions d’unités vendues environ

Module « Je le sors des oubliettes » démarré !!

………………………

Petite perle issue de la génération PS2/Dreamcast, cette ½uvre made in SEGA (via le studio suédois « Amuze ») possède toutes les qualités inhérentes aux grosses productions de cette époque, mais n’a finalement pas réussi à trouver son public.

Montez dans votre DeLorean, petit retour dans le temps afin de comprendre pourquoi ce titre a été relégué au rang des jeux vidéo méconnus.

Nous sommes début 2001 (ça ne nous rajeunit pas), la Dreamcast commence à souffrir face à une PS2 qui s’impose de plus en plus face à la concurrence.

A cette époque, un certain GTA III fait parler de lui : après deux épisodes principaux en vue du dessus, personne ne sait véritablement à quoi s’attendre, mais il est fait état d’une liberté totale dans un monde ouvert immense en 3D, wahou !! (Certes, Driver avait déjà ces qualités, mais c’était principalement des missions scénarisées et des poursuites). Tandis que les informations commencent à fuser dans tous les sens sur la toile et dans les magazines, il est également annoncé qu’un second épisode de Metal Gear Solid est en préparation : MGS 2 Sons Of Liberty, digne successeur du premier épisode !

Je suis en plein rêve éveillé devant de telles annonces !

Pourtant, au détour d’une lecture, trois images attirent mon attention : on peut y apercevoir un héros barbu, lunettes de soleil sur le nez, juché sur une moto magnifique dans une ville moderne. Des phases de combat et d’infiltration, un visuel incroyable (le rendu de la pluie tombant sur le héros trempé m’a captivé à l’époque). Il ne m’en faudra pas plus pour être conquis instantanément.

Je me suis donc mis en quête de la moindre information à son sujet pendant de longs mois. Je traquais la moindre information dans les « Consoles + », « Jeux Video Magazine », les sites Web, tel un Saint Graal vidéo-ludique !

Il semblait mixer les meilleurs éléments de GTA et MGS, le tout saupoudré d’une ambiance jamais vue auparavant !

Ce jeu sort sur Dreamcast le 9 novembre 2001 (mais plus tard malheureusement sur la console que je possédais à ce moment, la PS2) et les tests étaient catégoriques pour ce premier titre d’Amuze : un HIT en puissance comme attendu ! Tout cela n’allait pas atténuer mon désir de l’acquérir, au contraire !

Le jeu finit par sortir sur la boîte noire de Sony six mois après, ce qui m’avait paru durer une éternité à l’époque. Il s’est avéré que le jeu n’avait, semble-t-il, pas rencontré un succès énorme sur la Dreamcast, ce qui avait amoindri la « hype » autour du titre. Conséquence directe fâcheuse : très peu de pubs pour mettre en avant le jeu pour sa sortie sur PS2.

Peu importe, j’ai donc jeté mon dévolu sur cette perle quelques temps après…mais en occasion (hé oui, que voulez-vous J n’ayant pas beaucoup de sous étant ado et les prix étant aussi élevés à l’époque, j’ai dû batailler ferme avec mes parents pour pouvoir acquérir ce jeu).

Les premiers moments furent incroyables (comme le reste d’ailleurs, mais chut…n’en dévoilons pas trop) : le jeu débute par une cinématique d’introduction sous forme de journal télévisé satirique, permettant de s’immerger totalement dans un univers fictif très proche des ½uvres de Paul Verhoeven, hommage d’autant plus flagrant via les nombreuses pubs pendant les écrans de chargement, très similaires aux fameux slogans de propagande présents dans Starship Troopers ou Robocop, avec un humour noir très présent.

Le jeu démarre tel « Super Metroid », à toute vitesse, avec une séquence de fuite à pied chronométrée pour s’échapper d’un laboratoire menant des expériences sur notre héros, Jack Wade de son petit nom. A bout de force, il s’effondre dans la rue et se réveille à l’hôpital, totalement amnésique.

S’ensuit une séquence de dialogue permettant de poser les bases du scénario : nous dirigeons un ancien chasseur de primes de l’ACN (Anti Crime Network) qui a disparu de la circulation il y a quelque temps. Angela Stern, fille du riche PDG de cette entité, vous embauche afin de trouver l’assassin de son père récemment assassiné.

Dans la peau du héros, dans une quête pour retrouver ses souvenirs perdus et aider Angela à faire la lumière sur ce meurtre.

Pour nous aider dans la tâche, cette dernière nous confie son ancienne moto, une simili-Suzuki noire, qui aura deux fonctions importantes : en premier lieu, ce sera notre moyen de déplacement dans la ville et ses environs (mais attention à bien dompter l’accélération au démarrage, sinon vous serez bon pour lécher les murs des rues), et en second lieu, elle servira comme élément central pour débloquer l’accès aux lieux des missions pédestres (via une épreuve mécanique demandant de rouler dans la ville à pleine vitesse pour engranger des points, idée que je trouve vraiment fun).

Bien qu’étant ouverte, la ville ne reste qu’une simple carte pour se déplacer d’un lieu à l’autre (pas de possibilité de descendre de la moto n’importe où, mais quelle classe par contre de se balader via ce destrier urbain !!), les quartiers et zones environnantes se débloquant au fur et à mesure de l’évolution du personnage, symbolisée par des permis de chasseurs de primes à déverrouiller via divers épreuves (similaire aux missions VR du premier MGS sur PS1), donnant accès également à des équipements de plus en plus sophistiqués (gilet pare-balle, nouvelles arme létales et non-létales, items, etc.).

Au niveau des mécaniques de jeu, le titre mélange brillamment phases en moto, énigmes à la Resident Evil (indices à trouver, assemblage de pièces à réaliser), séquences de tirs intenses (avec ciblage semi-automatique, position accroupie, couverture dans les angles, roulade d’esquive et même un coup de crosse au corps-à-corps si besoin), permettant ainsi d’obtenir un plat relativement savoureux et varié.

L’HUD est agréable : la mini-map est intégrée à l’écran, les informations essentielles sont à portée de vue sans saturer l’affichage, un accès rapide aux items et aux armes est accessible via la croix directionnelle, un sans-faute de ce côté-là.

Petit clin d’½il très sympathique à GoldenEye sur N64 : l’inventaire est accessible via une montre Casio que le héros porte au poignet J avec des onglets façon PDA ! Il pourra même recevoir des appels vidéo, façon Codec de MGS, via celle-ci ! Efficace et classe !

L’intrigue nous fera visiter des lieux très réalistes et variés (station-service, port, laboratoire, banque, centre commercial, égouts, etc.) et nous amènera à combattre plusieurs boss demandant chacun une technique spécifique pour être abattu ! Mentions spéciales dans le niveau de la banque avec les araignées mécaniques, ainsi que le combat sur le toit de l’immeuble d’un gang avec la pluie battante :) incroyable !).

Les différents moments du scénario, long d’une trentaine d’heures, se voient entrecoupés de cinématiques permettant d’étoffer l’intrigue déjà riche. Il est à noter que la qualité de ces vidéos est malgré tout en deçà du reste de l’½uvre,  la faute à une certaine rigidité dans les émotions faciales des personnages ; mais Jack Wade possède un charisme et une voix anglaise qui en imposent, rendant le tout très agréable.

Il est important de noter qu’un facteur très important reste pour moi sa bande-son incroyable, tantôt intense, tantôt mélancolique, se basant sur diverses émotions afin de transporter le joueur dans cet univers incroyable. Ecoutez-moi ce « Main Theme » qui plonge tout de suite dans l’ambiance juste après avoir inséré le disque du jeu dans sa console, «Assault on the Mall » qui fait ressentir l’importance de la mission de Jack Wade façon MGS, ou bien ce « Jack's Theme » très entraînant pendant les phases de pilotage de moto ! Un seul mot si mes oreilles pouvaient parler : « Renversant » ! Voilà mon avis sur ces compositions sublimes de Richard Jacques (qui seront également réutilisées dans l’émission japonaise GameCenter CX) J 

Avec tous ces éléments, comment ne pas en faire un hit mondial ? Je me le demande encore ! Malheureusement, GTA III accordera une liberté inégalée et se vendra comme des petits pains dans le monde en octobre 2001, première étape du raz-de-marée qui suivra avec les autres épisodes. Quant à MGS 2, l’aura du premier jeu sur PS1 (mais qui n’est que le 3ème officiel de la série débutée sur MSX) lui permettra d’assurer en mars 2002 son succès sans souci (mais également grâce à une animation incroyable et de mécaniques de jeu inédites).

Headhunter sera ainsi relégué au rang de petit titre, la faute à un planning de sortie Dreamcast/PS2 écrasé entre l’arrivée de ces deux mastodontes.

Certes, mon avis sur ce jeu est fortement empreint de nostalgie comme vous avez pu vous en apercevoir, mais c’est une ½uvre qui m’a énormément marqué. Jack Wade marche bizarrement (déjà à l’époque il ressemblait à un canard J surtout en comparaison de l’animation stylée d’un certain Solid Snake), la moto reste relativement complexe à gérer, ici-et-là subsistent des petits bugs, mais cela ne gâche en rien le gameplay global du jeu qui arrive à trouver un très bon équilibre entre les différentes phases, permettant de s’immerger totalement dans ce titre.

L’atmosphère se veut sombre, adulte et il est étonnant de se dire que ce jeu a si bien vieilli malgré les années qui passent, tel un bon vin.

Head Hunter connaîtra une suite quelques années plus tard (sur PS2 et XBOX), mais elle perdra à mes yeux une grosse partie de son charme avec le retrait de toutes les phases de déplacements en moto et des permis de chasseur de prime, mais également à cause de son univers beaucoup moins fouillé.

Ce jeu restera culte à mes yeux, en prônant une approche différente de l’infiltration/aventure dans un univers contemporain. J’aime le relancer de temps en temps afin d’apprécier ce petit air de nostalgie, mais pas seulement. Il possède certes des défauts, mais je pense surtout qu’il possède des qualités indéniables qui sont restées intactes même aujourd’hui ! 

Je vous conseille vivement de lui donner sa chance, même durant quelques minutes, afin de vous faire votre propre avis sur cette perle :)

PS : voilà le premier article de ce blog ! Certes, il n’est pas parfait, mais j’espère que la lecture vous aura plu et vous donnera envie de suivre mes futures excavations ;) à bientôt !

Voir aussi

Jeux : 
Headhunter
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Édito

Bienvenue dans mon donjon, ô jeunes et moins jeunes, joueuses et joueurs de tout horizon !

Ce blog tout fraîchement créé aura pour vocation de parler de jeux vidéo (nous ne sommes pas sur Gameblog pour rien !), mais pas sur des titres faisant l'actualité ou sur du retrogaming pur et dur à l'ancienne. Parlons plutôt de ces titres de toutes les époques et générations qui sont passés à travers les mailles du filet, sombrant dans l'oubli (et que je récupère dans les oubliettes de mon antre :D).

Que ce soit sur GBA, PS1, Xbox 360, PC, SNES, et autres joyeusetés qui me sont passées entre les mains, j'aimerai simplement vous faire part de mon avis afin de remettre en avant certains titres, qu'ils soient étonnants, sublimes ou bien même assomés par les critiques
mais qui finalement sont de véritables coups de coeur.

Je ne cherche évidemment pas à réinventer l'eau chaude, mais tout simplement à partager ma passion de façon récréative et simple.

J'espère donc que vous apprécierez ces petites lectures :)

Au plaisir ! 

Lord_Hure

 

PS : Merci à Kenji Seang pour m'avoir donné envie de me lancer dans cette aventure.

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