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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 26/06/18 à 22h24

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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Catégorie : Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Politique)

 

 

 

Parce que grâce à la génération Millenials et à ses guerriers de la Justice Sociale, nous vivons dans un monde chaque jour un peu plus formidable, un peu plus juste, un peu moins oppressif (et si t'es pas d'accord t'as le droit de fermer ta gueule sale mâle blanc hétéro cis-genre on boit tes :maletears: t'as vu ?) ; et parce que grâce à eux, nous laissons derrière nous les millénaires de ténèbres et d'obscurantisme qui ont précédé l'ouverture de leurs comptes twitter et de leurs « donne à mon Patreon », chaque semaine, le Comte Zaroff te propose une petite revue de presse des scandales éphémères qui contribuent à rendre notre société meilleure (peut-être) et à générer du clic pour gagner les sous de la pub (ça, par contre, c'est sûr).

 

 

Alors bon, qu'on ne se fie pas aux apparences : dans l'idée, il s'agira d'un format bref (rires), fondé sur la concision (encore plus rires), mais comme c'est le premier (et sans doute dernier) post de la série, ça va s'étaler un peu dans le temps pour « planter le décor », histoire qu'on voit bien comment l'humanité va réussir en vingt ans à revenir sur plusieurs milliards d'années d'évolution laborieuse pour une poignée de likes et de retweets.

 

Juste une précision liminaire toutefois, parce que le Comte Zaroff n'a pas vocation à devenir le copain de tous les cassos de la terre non plus : si d'aventure tu es un.e connard.e sexiste.e, xénophobe.e, homophobe.e ou autre, passe ta route, passe ton chemin, passe le message à ton voisin. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas ses potos, surtout quand ils ont contribué à les engendrer. Et de la même façon, si tu penses que tout ceux qui ne sont pas d'accord avec toi devraient être collés dans des camps « au nom d'un monde meilleur » (ou virés de leur fac, ou harcelés sur la toile), d'ailleurs. Si tu ne sais débattre qu'avec des gens qui sont d'accord avec toi, autant que tu t'épargnes de la contrariété et que tu te cantonnes à ta consanguinité cérébrale et aux séances de masturbation (intellectuelle, mais pas que) collective qui te rendent tout dur de la conscience morale (« han mais comment t'as trop raison, je pense trop comme toi ! » « non, non, que dis-tu enfin, c'est toi qui a trop trop raison, c'est moi qui pense trop trop comme toi ! » "qui, moi ? Oh non, voyons ! Que dis-tu là ? Je ne saurais l'entendre ! Tu as toujours été mon exemple !" « Un exemple, moi ? Alors que tu m’as tout appris ? Je ne saurais l’entendre ! ». Ad lib). De toute façon, dans les deux cas, tu n'es pas équipé pour suivre, alors autant retourner dans ta bulle de Bisounours à crête.

 

Sur ces bonnes paroles, on lance le jingle.

 

Générique.

 

C'est parti.

 

Alors déjà, sur l'aperçu, Force Rose est en rose. ça part très très mal, cette affaire-là !

 

 

Dans les épisodes précédents :

 

LE MONDE D'AVANT LES MILLENIALS (OBSCURITÉ, TÉNÈBRES, CHATS ET CHIENS COUCHANT ENSEMBLE T'AS VU ?)  :

 

 

- 1949 : sortie de 1984 et déjà, là, tout le monde est paumé et compte sur ses doigts. Dans cet ouvrage devenu culte, les citoyens d'un monde dystopique vivent sous le joug de l'Etat qui leur impose quoi faire, quoi dire, quoi aimer, quoi penser « pour leur propre bien et celui de tous ». Un ouvrage d'anticipation longtemps considéré comme visionnaire, à tort.

 

 

2018 : finalement, Orwell avait un peu surestimé l'Etat et un peu sous-estimé la bêtise humaine. Non pas que l'Etat n'ait pas essayé de formater les masses pour s’assurer leur plein contrôle, et surtout étouffer la contestation dans l’½uf, bien sûr, mais au fond de lui, il sait qu'il n'est pas de taille. Quand il s'est rendu compte que pour imposer une pensée unique et pour faire taire les moutons noirs, il suffisait de laisser les masses en question se censurer les unes les autres, balancer leurs coordonnées mutuelles sur la toile au moindre désaccord, se surveiller, s'afficher sur Twitter (et y afficher autrui sitôt qu'il leurs déplait), faire de la délation, tronquer les discours, tordre les raisonnements, se harceler, se menacer, s'agresser « pour la bonne cause », il a trouvé beaucoup plus reposant de se mettre sur la touche et de compter les points. Et comme on le comprend.

 

 

- 1953 : Ray Bradbury, géant de la science-fiction anglophone, publie Fahrenheit 451, autre roman maintes fois cité en exemple, dans lequel les pompiers n'éteignent plus les feux mais les allument, brûlant tous les ouvrages que l'Etat (décidément, il est sur tous les bons coups, lui) a jugé dangereux. Là encore : cruel manque de clairvoyance de la part du bonhomme.

 

 

2018 : finalement, l'Etat n'a même pas eu besoin de former des fonctionnaires ou de lancer une politique de recrutement de pompiers incendiaires. Les honnêtes citoyens se chargent bénévolement de la chasse aux sorcières. Vu les chiffres du chômage en France, on ne peut que le déplorer. Au nombre des premières ½uvres fascistes aspergées de gazoline, entre toutes les productions humaines présentes, passées et à venir (parmi lesquelles on compte, quand même, les textes du Marquis de Sade et la biographie de Moundir), on compte les pamphlets propagandistes « Friends » et « The Big Bang Theory ». La lie racisto-phallocrate en tremble sur ses bases. Comment ? On ose s'en prendre à ses textes fondateurs ?

 

 

- 2015 (mais pas que) : des fondamentalistes religieux détruisent des ½uvres préislamiques dans un musée à Mossoul, sous prétexte qu'elles ne sont pas compatibles avec leurs convictions idéologiques et leur conception de l'histoire. Le monde entier s'indigne et parle de "crime contre le patrimoine de l'humanité". Manuel Valls déclare qu'"une part de l'esprit humain (...) s'écroule" (s'écroule, oui, mais pas assez pour lui valoir un poste au gouvernement, faut pas déconner). En 2001, c'était des Bouddha géants en Afghanistan. En 2012, quatorze mausolées de Saints Musulmans au Mali.

 

2014 : A Paris, on expose un gigantesque plug anal gonflable place Vendôme. Là encore, le message est fort. On a beau anéantir des ½uvres historiques à la valeur inestimable, les artistes ne courberont jamais l'échine, ils continueront qui, de sculpter avec son caca, qui, de passer les dessins d'autrui au filtre triangulaire. The show must go on.

 

 C'est quelque chose, quand même, l'Art.

 

LE MONDE DEPUIS LES MILLENIALS (ILLUMINATION, TRANSCENDANCE, CH¼URS ANGÉLIQUES, HOSANNA, TOUT CA) :

 

 

- 4 janvier 2018 : Twitter découvre le vrai visage d'Alexandre Astier.

 

 

Alors qu'une anonyme lambda a la GENTILLESSE de lui donner quelques conseils d'écriture, histoire de l'aider à affiner un peu son humour (quand même très "oppressif" et "homophobe", quand on y pense), le créateur de Kaamelott a la MECHANCETETÉ de lui RÉPONDRE. Pire : il ne la remercie pas pour ses réflexions éclairantes et ne s'exclame pas tout go "hé mais oui, bon sang mais c'est bien sûr, internaute inconnue et néanmoins sagace ! Comment ai-je pu ne pas m'en rendre compte plus tôt ! J'étais aveugle et maintenant, je vois ! Toutes ces décennies passées à opprimer les minorités en croyant être drôle, alors que je ne faisais que stigmatiser les faibles et les nécessiteux ! Quel connard j'ai été ! Mais grâce à toi, c'est terminé, tout ça ! Tes 140 caractères ont fait de moi un homme nouveau ! En remerciement, je te crédite en tant que co-scénariste et je te cède le rôle d'Arthur dans le film à venir ! Un Roi Arthur femme ! Rends-toi compte ! Quelle victoire ce sera pour le féminisme ! Et tiens, d'ailleurs, puisqu'on en parle... tu ne serais pas black aussi, des fois ? Maintenant que tu m’as montré la lumière, je me sens d'humeur à combattre le racisme en capitalisant sur la couleur de ta peau dis-donc !".

 

Bien au contraire : l'auteur-compositeur-scénariste-humoriste a le toupet de lui répliquer sèchement qu'il n'a pas de leçons d'écriture ou de tolérance à recevoir de la part d'une personne qui se revendique "misandre". Quelle arrogance ! Quelle étroitesse d'esprit ! Ha, ha, le masque tombe ! Monsieur Astier est du genre à répondre quand on l'interpelle (mais pour qui se prend-il ? Tout ça parce que soi-disant, c'est une star ? Mais attends ! Tous les Millenials sont des stars, leurs parents et leurs psy n'ont pas cessé de le leur répéter : "tout le monde est un génie et si ça se voit pas, c'est juste parce que la société est faite par des gens médiocres - les générations précédentes - pour des gens médiocres - les générations précédentes aussi ; et parce que les Millenials c’est juste des poissons à qui on voudrait apprendre à grimper aux arbres").

 

Monsieur Astier est même du genre à répondre publiquement quand on s'adresse à lui publiquement ! Mais que de violence, en cet homme ! Doit-il détester le beau sexe, pour en venir à de pareilles extrémités ! Et en même temps, que pouvait-on attendre d'un mâle hétéro blanc cis-genre pour qui les femmes sont soit des gourdes (Guenièvre), soit des harpies (toutes les autres) ? Heureusement, Twitter veille. Si l'on peut déplorer que des mufles aient pris la défense de l'intéressé (normal. Celui-ci leur a livré la malheureuse en pâture ! Sic), ils sont également nombreux à le condamner pour son acte d'une violence morale inouïe. Il faut dire aussi que quand on a passé vingt ans sans qu'une seule personne n'ose nous dire "non", ou  "zut", ou "merde", au nom de "l'éducation bienveillante", ça pique un peu quand ça arrive la première fois. En sa qualité de plus haut degré de l'espèce humaine, le Millenial est celui qui donne des leçons, mais qui n'en reçoit pas - sans savoir que, comme le chantait Pacsal Obispo (autre pervers phallocrate de son état) : "donner, c'est comme recevoir, mais sans s'en apercevoir".

 

 

- 9 janvier 2018 : le metteur en scène Leo Muscato s'offre un coup de pub dans l'air du temps en réécrivant la fin de Carmen (mais si, tu sais, celle qui est tuée par Sephiroth à la fin du CD1).

 

 

 

Dans cette nouvelle version [attention, spoilers ! Mais enfin, c'est pas comme si t'allais lire le bouquin un jour, non plus...], au lieu d'être assassinée par Don José, la plantureuse bohémienne renverse les rôles et zigouille son Jules (enfin, son José, vous m’avez compris) en bonne et due forme (#balancetonporc. Sur la lame d'un couteau, si possible).

 

Ce n'est certes pas la première fois qu'une oeuvre est réécrite (à quoi bon avoir du talent ou des idées personnelles quand on peut s'approprier le travail d'autrui ? Ne lui fait-on pas au contraire un honneur immense en s'appropriant culturellement sa merde des années wesh et en l’améliorant ?), mais ce sont les raisons de l'homme qui forcent le respect (ils le forcent même tellement qu'il devrait aller porter plainte).

 

"On ne peut pas applaudir le meurtre d'une femme", dixit.

 

Jamais auparavant on n'avait fait preuve d'une telle puissance intellectuelle, d'une telle faculté de recul, d'une telle connaissance des principes symboliques qui régissent le domaine de l'Art !  Dans la tête de Muscato, ce n'est en effet pas celui-ci, qu'on applaudit, ni la performance, ni la musique, ni les chorégraphies, ni l'écriture, ni même sa putain de mise en scène, non : c'est ce qui se passe sur les planches (enfin, ça ne se passe pas vraiment, hein, c'est tout du faux, mais les gens le savent-ils seulement ?). Ce qui recoupe plutôt bien ma théorie comme quoi il faudrait mettre tous les fans de Saw en prison. D'ailleurs si Mérimée a choisi ce dénouement, ce n'était absolument pas pour des raisons dramaturgiques, des questions de structure ou de thématiques, non, c'est juste parce que c'était un putain de mâle blanc hétéro-cis-genre et qu'il adorait voir les femmes mourir sous ses yeux. Nonobstant, il semble que pour Muscato, applaudir le meurtre d'un homme ne pose pas de problème, par contre. Ben oui, la femme est l'égale de l'homme mais c'est plus grave de la tuer elle. Narmol.

 

 

Il reste un peu de place pour lui dans la cellule des fans de Saw, ou pas ?

 

 

- 13 janvier 2018 : Vous pensiez que Friends n'était qu'une inoffensive sitcom des années 90 racontant sur un ton humoristique le quotidien de six jeunes New-Yorkais ? Vous n'êtes pas Millenial, vous appartenez au passé - un passé honteux où on portait des peaux de bêtes et où on traînait les femmes par les cheveux. Car sous ses dehors bon enfant, la série ne trompe personne (personne de moins de trente ans, en tout cas) : elle est raciste, sexiste, homophobe et grossophobe. Pas étonnant qu'elle ait été si populaire auprès des gros connards arriérés des générations précédentes ! Heureusement que la nouvelle est là pour prendre la relève, avec son 15 en français au BAC niveau 5ème !

 

 

Fort de ce constat édifiant, gageons qu'elle ne s'arrêtera pas en si con chemin (pardon pour la coquille) et qu'elle va s'atteler à décortiquer TOUT ce que le monde a jamais produit de films, séries, romans ou autres, jusqu'à ce qu'il n'en subsiste plus un seul susceptible de proposer, directement ou indirectement, du contenu à caractère potentiellement « oppressif ». Ou du non-contenu, d'ailleurs. Parce que s'il n'y a pas quelque chose dans une ½uvre, c'est qu'il y a son contraire, évidemment, ça tombe sous le sens ! Par exemple s’il n’y a pas de militants anti-nazis dans un film, c'est qu'il est pro-nazi, comme dans Raiponce ou l'Âge de Glace. Hé oui ! Faut réfléchir, un peu !

 

 

On estime donc qu'au printemps 2063, ne seront plus autorisées que les pubs Benetton et les sketchs de Raymond Devos. Mais ne nous réjouissons pas trop vite ! La tâche est grande, le chemin sera long. Nos Avengers de la Justice Sociale vont devoir s'attaquer à des super-vilains de taille, en comparaison desquels Thanos et Ultron font figure d'enfants de ch½ur. Jugez plutôt : les Inconnus, les Nuls, les Monty Python, … - mais si on pouvait commencer par Laurent Gerra et Jean-Marie Bigard, ça m'arrangerait assez.

 

 

Par conséquent, le cours du Pop-Corn à la Bourse devrait grimper en flèche dans les années qui viennent, si bien qu'en 2064, le président directeur général de la société Baff devrait accéder au trône d'Imperator Millenialis et régner sur le monde d'une main de fer "dans un gant de petits morceaux de nuages". Alors oui, bien sûr, il y aura toujours des esprits rétrogrades pour dire que oui, bon, y'a pas de noirs dans Friends mais y a pas de blancs non plus dans le Prince de Bel Air ou dans le Cosby Show, et qu'on n'en a pas fait tout un foin pour autant MAIS C'EST PAS PAREIL, t'as compris ? Dans Friends, les personnages sont tous issus de la classe des privilégiés et profitent ouvertement des bienfaits du racisme ! Alors que dans les deux autres séries mentionnées, ce sont des minorités opprimées qui souffrent du diktat des blancs et ça, ça-change-tout (les personnages du Prince de Bel Air sont opprimés dans leur palace avec des piliers en marbre - et d'ailleurs, notez bien que leur majordome est NOIR ! Les personnages du Cosby Show, eux, sont opprimés dans leur apart' de douze pièces en plein centre de New York. Je pleure de rage à chaque fois que je regarde ces deux séries, face à tant d'injustices).

 

Alors bien sûr, dans l'une comme dans l'autre, il n'y a pas non plus d'asiatiques ni de portoricains (ni d'inuits non plus, j'ai vérifié), qui sont des minorités opprimées aussi, mais... euuuuhhh... non, c'est pas raciste quand même, parce que... euuuhhhh... c'est pas pareil ? !

 

 

Bon et puis on est tous d'accord, hein : la grossophobie, c'est mal. Bon, après, y'en a pas un (ou une) seul(e) d'entre nous qui accepterait de sortir avec une personne un peu forte sans y être obligé, hein, ou à moins d'avoir un coup dans le nez, mais c'est parce que "ça ne colle pas sur le plan de la personnalité", bien sûr, quoi d'autre ? Celles et ceux avec qui ça colle sur le plan de la personnalité sont comme par hasard toujours sveltes et bien gaulés mais ça, c'est pas notre faute ! C'est pas de la grossophobie, c'est juste une GROSSE coïncidence (mais on peut être amis, si tu veux, Ô, être peu gâté par la nature sur le plan morphologique, mais néanmoins très sympathique malgré tout !).

 

Ceci étant, vous l'avez compris, j’ai conscience que je suis un salaud et j'essaie de changer, de me mettre à jour niveau "système de valeur", histoire de pouvoir moi aussi intégrer le camp des gentils et pouvoir donner des leçons aux méchants sans en recevoir en retour ; mais c'est pas toujours simple avec toutes ces nouvelles notions sophistiques et contradictoires, parce qu'on ne sait jamais trop bien ce qui y relève de la pensée rationnelle ou de la folie furieuse. Alors je me demandais, juste : si les blancs qui écrivaient Friends avaient développé des personnages blacks, est-ce que ça n'aurait pas été une forme d'appropriation culturelle ? Genre du whitesplaining ? Des blancs qui prétendent savoir expliquer aux blacks ce que c'est que le quotidien des blacks ? Du coup, les auteurs de Friends ne mettent pas de perso blacks dans leur série, ils sont racistes, ok. Mais s'ils en avaient mis, ils auraient été racistes aussi. Ils auraient pu se licencier eux-mêmes et engager des scénaristes black à la place, mais l’ont-ils fait ? NON votre honneur ! Non, ils ne l’ont pas fait ! Si ça, ça ne prouve pas objectivement qu'ils sont racistes, je ne sais pas ce qu'il faut aux gens, moi.

 

Alors par contre, juste, ça me gêne un peu, si on pouvait trouver un autre terme pour désigner l’action qui consiste à pendre un individu à un arbre à cause de sa couleur de peau ou de le vendre sur un marché comme une bête de somme, ce serait plus décent, je trouve, parce que je ne crois pas que les gens qui y ont un jour laissé la vie apprécieraient qu'on mette leurs souffrances sur un pied d'égalité avec "ne pas inclure de personnage de couleur au casting d'une série de divertissement humoristique".

 

Mais hé, qui suis-je pour oser la ramener, moi qui suis blanc comme le cachet d'aspirine d'Elric le Prince de Melnibonë ?

 

 

 

- 19 janvier 2018 : puisqu'on en parle, ça tombe bien, AJ+ (entité de la chaîne AljazeeraTV) consacre un reportage à « pourquoi c'est grave, l'appropriation culturelle ».

 

Une femme d'origine maghrébine qui travaille, ne porte pas de voile, s'exprime en langue française via un média occidental et passe à la télévision (sans que visiblement sa vie n'en soit menacée) nous apprend pourquoi c'est grave de s'« approprier » des éléments de la culture d'autrui, faisant ainsi fi de plusieurs millénaires de brassages humains, génétiques, culturels, qui ont constitué la Grande Histoire et ont permis à l'humanité d'avancer (un peu), préférant pour sa part ajouter aux frontières dessinées sur les cartes un surplus de frontières mentales, arbitraires, afin de s'assurer que les communautés ne se rejoindront jamais et resteront bien chacune dans leur coin à se haïr mutuellement.

 

On ne fait pas que t'opprimer au quotidien, individu d'une minorité sociale évidente, on cherche aussi à te déposséder de ce qui définit ton identité culturelle. Te déposséder de tes tresses, c'est se rendre maître de tout ce qui fait de toi ce que tu es. Parce qu'il te reste quoi, culturellement, si on te prend tes tresses, hein, le noir ? Ben rien, c'est bien connu, la culture black se réduit à une coupe de cheveux, tout le monde sait ça dans les milieux non-racisants.

 

Moi, là, comme ça, à brûle pourpoint, je trouve ça d'un racisme larvé absolument dégueulasse, mais c'est parce que je ne suis pas un Millenial, je ne peux pas comprendre toutes les subtilités du monde des gens qui sachent. J'essaie, vraiment, mais j'ai beau faire, je me heurte à mes blocages de vieux con réactionnaire. Par exemple, je sais bien que je ne devrais plus utiliser les chiffres arabes (à commencer par le zéro) et poser toutes mes divisions en chiffres romains mais rien que d'y penser, ça me colle des crises d'angoisse. Remarque, les arabes non plus ne pourront plus les utiliser vu qu'ils les avaient piqués aux Indiens.

 

 

Et puis je devrais arrêter de dire « mes ancêtres les gaulois », aussi, vu que le seul descendant de gaulois qui reste en France et dont l'héritage génétique ne fait aucun doute, c'est José Bové. Oui, c'est un peu compliqué, ces histoires d'appropriations culturelles. Comme je vous le disais, je maîtrise pas tout, encore, mais j'y travaille.

 

 - 29 septembre 2017 : sortie de Cuphead sur PC et Xbox One.

 

 

La polémique ne se fait pas attendre. Le graphisme si particulier de ce platerformer sans pitié serait raciste. Non pas parce qu'il comporterait des éléments racistes, non, enfin, lecteur, ce que tu peux être premier degré par moments, mais parce qu'il serait inspiré d'un vieux dessin animé comportant des éléments racisants.

 

28 janvier 2018 : Dragon Ball Fighter Z sort en fanfare et fait l'unanimité.

De toute évidence, tout le monde a oublié Monsieur Popo.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà donc grosso merdo à quelle profondeur nous étions tombé en début de semaine dernière.

 

Sans plus tarder, donc, il est temps de continuer à creuser :

 

 

- 1er février 2018 : la conservatrice d'un musée de Manchester fait décrocher une toile préraphaélite au motif qu'elle présente des corps de femmes dénudées mis en scène « de façon passive-décorative ».

 

 Et en plus c'est trop moche.

 

A la place, l'espace est laissé libre pour que les visiteurs puissent coller des post-it, sur lesquels ils auront écrits leurs réflexions sur la place du sexisme dans l'Art - afin, soi-disant « d'ouvrir le débat » (et quel progrès intellectuel, mes amis ! Avant, on ouvrait le débat en… euuuhh… ouvrant le débat, mais c'était laborieux, les gens argumentaient et contre-argumentaient, ça durait des plombes, on n'en finissait plus, c'était so 2017. Alors que maintenant que la vérité tient en 140 caractères, on gagne du temps et puis on se fâche moins parce qu'on est tous d'accord et que ceux qui ne le sont pas ils ont qu'à fermer leur gueule d'abord sinon on les fait virer de leur fac).

 

Par ailleurs, le décrochage du tableau est présenté comme faisant partie d'une "performance artistique" (lol) qui donnera lieu à une exposition dans ce même musée en mars. Et ça par contre c'est fascinant parce qu'avant, pour être un artiste, il fallait peindre. Alors qu'aujourd'hui, il suffit de décrocher le tableau des autres. C'est donc bien vrai qu'en chaque Millenial, il y a un génie qui sommeille (et qu’est-ce qu’il ronfle, putain, le saligaud ! On n’entend plus que ça !) ? ! Non parce que techniquement, décrocher un tableau, c'est à la portée d'à peu près tout le monde et ça, c'est une bonne nouvelle parce que ça veut dire que l'art se démocratise et qu'il n'est plus l'apanage de vieux croûtons blancs ci-genres qui se sont cassé les gonades oppressives à apprendre des techniques bidons de dans le temps. C'est pourquoi je propose qu'on poursuive sur cette saine lancée en prenant plein de bouquins au hasard et en les cramant sous l'Arc de Triomphe. Bien sûr, le tout sera filmé et fera partie d'une exposition à Beaubourg en juillet. Hé ouais, leçon de vie, les gens.

 

C'était pas d'humanité, qu'ils manquaient, les nazis. C'était de webcams.

 

Pendant ce temps, France 4 diffuse un reportage dans lequel un poisson de trois centimètres (dont le cerveau doit faire à peu près le millième de celui d'une conservatrice de musée) se livre à une performance autrement plus artistique que le décrochage d'un tableau. Bon ok, c'est pour niquer, mais même ! ça reste plus classe que de casquer au restaurant pour pouvoir s'envoyer en l'air.

 

Après, pour en revenir à notre histoire de tableau, si l'on peut me permettre un chouia de mauvais esprit, je dirais que faire disparaître l'objet du débat pour amener à en débattre, ça me paraît un tantinet contre-productif, comme démarche. Genre : "et alors aujourd'hui, je vous propose de tous débattre au sujet du tableau que vous avez tous sous les... euuuhhh... attendez, non, c'est vrai, on l'a enlevé. Bon alors, euuuh... à la place, je vais vous le décrire et... euuuhhh... vous l'imaginerez dedans vos têtes... ou non, tiens... Gontrand va vous distribuer des repro de l'oeuvre, voilà, oui... des repros couleur sur papier glacé... fais-en 350, Gontrand... et distribue-les à tout le monde, hein...". Comme quoi, y'a des musées qui gagneraient à être comme certains aliments : sans conservateurs (badum tsss !) (humour non oppressif, n'empêche).

 

Bon et puis tant qu'à ouvrir le débat, soi-disant, on pourrait commencer par se demander si la femme elle-même ne devrait pas donner l'exemple en cessant de passer des heures devant la glace à faire de son corps une oeuvre passive-décorative, ou d'investir chaque mois plusieurs centaines d'euro pour se mettre en valeur à la manière d'un peintre préraphaélite (quand bien même en a-t-elle tout à fait le droit. Moi, perso, elle fait ce qu'elle veut, je m'en bas les steaks) ; mais ça risquerait d'ouvrir un vrai débat d'avant 2018, ceux où tout le monde n'était pas forcément d'accord avec tout le monde, ou de dépasser le stade confortable de la réalité en noir (ça, ça va encore) et blanc (ouuuh, cochons racistes, ça, par contre). Selon la formule consacrée : Y'en a qui ont essayé (coucou, l'Odieux Connard !), ils ont eu des problèmes. Faut dire, aussi, pourquoi le Millenial se ferait chier à argumenter alors que dans la mesure où il a raison, ceux qui sont d’accord avec lui sont subversifs, et ceux qui ne sont pas d’accord sont réactionnaires. 

 

 

- 1er février 2018, toujours (et quelle douce ironie, ma foi)  : la justice française examine enfin la plainte déposée en 2011 par un utilisateur de Facebook, suite à la censure d'un post reproduisant la toile "l'Origine du Monde (bien connue des anciens de la communauté Gameblog pour des raisons semblables).

 

 

Vite, vite, l'internaute ! Haro sur le Sopalin !

 

Son avocat déclare que « censurer ce tableau, qui est aussi un hymne à la liberté de créer, c’est une attaque contre la démocratie, contre la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Si Facebook a une vision différente de celle qui est contenue dans les textes de loi sur la liberté d’expression, il n’a pas à l’imposer ».

 

Aussi ne saurions-nous trop conseiller aux représentants de Facebook de prétendre avoir supprimé ce post au motif qu'il présentait le corps d'une femme dénudée de façon « passive-décorative » (qui plus est les jambes écartées, ce qui est vachement passif-décoratif, pour le coup), que c'était pour "ouvrir le débat" et que cela s'inscrit dans le cadre d'une "performance artistique", que la suppression du post a été filmée et qu'elle fera l'objet d'une diffusion à l'échelle mondiale lors de la journée internationale de promotion de l'Art Libre et Démocratique (avec une petite animation musicale y intégrant les photos de vacances des utilisateurs). ça devrait passer crème.

 

 

Où se situe la différence, alors ? Le préraphaélisme serait d'un sexisme insoutenable, et le tableau de Courbet, un hymne à la liberté de créer ? C'est Jacquie et Michel qui vont être content de l'apprendre. Pour un peu, ils étaient à deux doigts de... euuuh... non, oubliez la formulation avec les doigts, je vais essayer d'en trouver une autre plus... moins... euuuhhh... passive-décorative. Pour un peu, donc, ils envisageaient de porter plainte contre les peintres préraphaélites pour concurrence déloyale. Parce que c'est bien connu, hein : les gens ne fréquentent les galeries d'art que quand les strip-clubs sont fermés, comme palliatif, juste pour se chauffer le zizi, et il est plus facile pour eux de se pougner sur du préraphaélite que sur du Courbet. Décidément, ces intellos ont tous les vices.

 

Cela ne leur suffit donc pas, d'aller à l'opéra pour applaudir le meurtre d’une femmes ? 

 

 

- 1er février toujours : depuis un peu plus d'un mois, la France redécouvre les violences conjugales et pourquoi c'est grave.

 

 

 

Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint depuis des décennies, hélas, et on ne compte plus les assoc' qui se sont battues sur le terrain durant tout ce temps pour venir en aide aux victimes de violence, allant jusqu’à mettre leur propre sécurité en jeu, mais il a fallu attendre fin 2017 pour que tout à coup, cela devienne un problème d'intérêt public (puisque retweetable), et plus une vague statistique dont tout le monde s'osef.

 

L'occasion pour le tout-venant des sites sponsorisés de ressortir leurs vieux articles clicbait et cashtonner sur la souffrance du monde (il n’y a pas de sot métier, dit-on, il n’y a que de sottes gens. Ce qu’on ne dit pas, c’est que les sottes gens se comptent par paquets de dix mille). Cette indécence ne suffisait pas, bien sûr, c’eut encore été trop décent, et par conséquent pas assez vendeur. On est en 2018, bordel. La déontologie, c’est devenu un gros mot.

 

Les violences domestiques, c’est bankable, coco, comme tous les faits divers sordides, mais si tu veux vraiment faire un carton, va falloir en rajouter une couche dans le tragique et le sensationnaliste ! Quoi, coco ? « Est-ce qu’on ne risque pas de donner aux gens une idée fausse du problème et d’entretenir des clichés nuisibles à tous les niveaux de la société » ? Ha ha, t’es un marrant, coco, je t’aime bien, toi. Pourquoi tu crois qu’ils cliquent, les gens ? Tu veux manger à ta faim ce mois-ci, ou pas ?

 

"En France", titre notamment Slate, "on meurt parce qu'on est une femme". Pas parce qu'on a un conjoint déséquilibré et dangereux, non. Juste parce qu’on n’a pas enseigné aux petits garçons à respecter les petites filles, tu penses. Le même conjoint déséquilibré, en couple avec un autre homme, il serait doux comme un agneau. Et d’ailleurs il ne tape jamais non plus sur d’autres hommes quand ils le regardent de travers dans la rue, ou au bar, ou dans les gradins du stade. Il aide même les petites vieilles à traverser. C’est vraiment parce qu’il a une femme en face de lui qu’il frappe. Sans ça, comment expliquer qu’il n’y ait que les femmes qui soient victimes de violences conjugales, ou qu’il n’y ait jamais d’agressions sauvages d’hommes dans la rue ? Qu’est-ce qu’il y a, coco ? T’as quelque chose à dire ? Non ? C’est bien ce qu’il me semblait.

 

Alors pardon, je sais, je casse un peu l’ambiance, on rigolait bien et puis là, patatra, ça vire au brulot mais à sa grande tristesse, le Comte Zaroff est aussi un être humain, ce qui implique que certaines choses peuvent lui rester coincées en travers de la gorge (généralement : d’autres êtres humains, mais c’est une autre histoire). Parce qu’autant on ne peut que se réjouir que les langues se délient, qu’on aborde les problèmes de façon frontale, enfin, qu’on leur accorde de l’importance, oui… autant dans les faits, si ça doit juste se concrétiser par des chaînes Facebook (utilité : zéro, mais ça donne bonne conscience) ou des individus qui ne s’intéressent aux faits que pour voir jusqu’où ceux-ci peuvent légitimer leurs convictions personnelles, autant laisser les assoc’ et la police continuer leur boulot comme avant, hein.

 

Parce que bon, je suis pas psychologue, hein, mais j’ai quand même un scoop : c’est pas parce que le mec qui bat sa femme il va voir passer sur Twitter un montage Paint avec inscrit dessus « taper sa moitié, c’est se taper soi » qu’il va se dire « bon sang mais c’est bien sûr ! Comment ne m’en suis-je pas rendu compte plus tôt ! Tout ce temps, je lui faisais mal et je ne m’en rendais pas compte ! Si seulement à l’école, on m’avait enseigné que taper sur les filles c’était pas bien ! Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi mes parents m’ont-ils emmené voir Carmen à l’opéra quand j’avais douze ans ? ! ».

 

Et de la même façon, en s’attaquant à un problème en le prenant non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’on voudrait qu’il soit, on ne risque pas de régler quoi que ce soit - ou bien il faut tout de suite prévenir les médecins généralistes, qu’ils arrêtent de prescrire des antibios en cas de grippe, et proposent plutôt une amputation des doigts de pied. Alors, non, coco, on « ne meurt pas parce qu’on est une femme ». Il y a des femmes qui meurent, oui, et c’est déjà bien assez dégueulasse comme ça sans que tu viennes en rajouter. Oui, il y a plus de femmes que d’hommes qui sont victimes de violences conjugales. Mais ce n’est pas la même chose, loin s’en faut. Être une femme n’est ni le mobile de ces meurtres, ni leur cause première, pas plus que ce n’en est une conséquence. Il faut lutter contre la violence conjugale, point, voire contre la violence tout court. Quand on veut traiter un problème, on le traite dans son ensemble, on ne s’empare pas d’une petite partie de celui-ci pour essayer de la régler en loussedé parce que même si on y arrive, le problème, lui, subsistera.

 

Mais tu as raison, Jean-Eudes, c’est moi qui n’ait rien compris, c’est moi le monstre. Continue de tout mélanger, de tout amalgamer, juste pour te coller le grand frisson du Super Héros Marvel par procuration. Et continue aussi de croire tout ce que tu lis sur les réseaux sociaux, tant que t’y es, et de les laisser façonner ta vision biaisée de la société dans laquelle tu vis et dont tu profites, quelle que soit ta putain de couleur. Comme ça, pareillement, au lieu de t’atteler à régler les problèmes de façon rationnelle et efficace, tu perdras déjà cinq ou six ans à réinventer la roue – ou plus explicitement : à préconiser ce qui se fait déjà.

 

Pour preuve : le grand référendum public lancé par Make.org, à la manière des post-its de la conservatrice du musée de Manchester (parce qu'au cas où vous n'auriez toujours pas pigé, les grandes vérités sociétales tiennent en 140 caractères) :

 

Là encore, une initiative plutôt louable - même si le but premier est de faire connaître cette toute jeune start-up, ça ne peut pas faire de mal, c’est toujours bien d’en parler et c’est toujours mieux que pas d’initiative louable du tout. Mais enfin, il en ressortira quoi ?

 

Non parce que j’ai peut-être pas eu de bol au moment du tirage au sort mais tout ce que j’ai lu comme proposition était soit d’une naïveté criminelle (« il faut apprendre aux hommes que les femmes sont leurs égales »), soit fondées non pas sur la réalité, mais sur une idée caricaturale de la réalité vraisemblablement entretenue par les « esprits libres » d’internet, ceux qui arrivent toujours à râler quel que soit le sujet comme quoi on nous ment et on nous spolie (« il faut que les policiers prennent les plaintes des femmes battues au lieu de les ignorer », « il faut que la justice condamne les meurtriers au lieu de les relâcher au bout de six mois ». Putain mais oh. C’est bon, au bout d’un moment. Les chansons de Booba, c’est pas des documentaires. D’ailleurs par les temps qui courent, même les documentaires, c’est pas des documentaires, alors c’est bon, si tu trouves que les flics ou les magistrats font pas leur boulot, deviens flic ou magistrat, ou au moins va faire un stage chez eux, ou au moins renseigne-toi avant de poster ce genre de conneries. Et quand j’écris « renseigne-toi », je sous-entends : « ailleurs que sur lemondeestroppourri.com »).

 

Toute cette énergie et cette bonne volonté déployée pour, au final, enfoncer des portes ouvertes ou exiger qu’on fasse ce que l’on fait déjà  (« mais plus »). C’est sûr que le boulot des assoc’, à côté, c’est que dalle. Maintenant qu’il y a Twitter, elles devraient mettre la clé sous la porte. Et sur celle-ci, coller un post-it avec un gros « allez vous faire foutre » dessus.

 

Et puis bon, tout ça, c’est grave, c’est même très grave, mais surtout, que ça ne nous empêche pas de nous précipiter au cinéma le 7 février pour la sortie du troisième volet de 50 Nuances de Grey, hein. La violence et la réification (au sens littéraire, Jean-Eudes) de la femme, c'est un peu comme tout le reste : ce n'est pas un problème si elle est librement consentie et s'il y a éjaculation à la fin. Narmol.

 

 

 Ce qui ouvre un autre débat (attendez, je vais décrocher un cadre dans mon salon) : celui de la limite entre le cyber-militantisme et le divertissement malsain. Mais j’imagine bien qu’on préfèrera : « l’homme est-il un gros violent ? Cochez la case correspondante : « oui », « oui », ou « oui ». Merci de votre participation » (« regardez les chiffres ! Selon ce sondage absolument pas biaisé dans sa formulation comme la plupart des sondages, 100% des personnes consultées considèrent que l’homme est un gros violent ! Et la justice qui s’obstine à faire l’autruche ! C’est scandaleux ! Donne à mon Patreon ! »).

 

 

- Vendredi 2 février : selon le rapport d’une député « La République en Marche » et de sa collègue d'« Agir et Indépendant » (je ne sais pas pourquoi, ces noms de partis, ça me fait toujours marrer, je n’arrive pas à savoir si c’est du troll, du second degré, de la com’ ou s’ils y croient vraiment mais si c’est le cas, leur place est à l’asile), les professeurs seraient déconnectés de la réalité de leurs élèves, ce qui créerait un fossé social et de la discrimination.

 

 

 

Pour y remédier, en substance, elles proposent de… faire un couscous.

 

Enfin, ça, c'était le 31 janvier. Le 2 février, le temps que l’idée fasse son chemin, la mention du couscous a disparu, peut-être parce que quelqu’un d’un peu plus futé dans un cabinet quelconque s’est dit que lutter contre le racisme par le racisme, c’était certes novateur, mais pas forcément la bonne solution non plus parce que bon, même si c’était pas méchant (et proposé sans arrière-pensée, n’en doutons pas), c’est quand même un peu réducteur d’un point de vue culturel.

 

Ceci étant, vous connaissez la chanson : qui suis-je pour juger ? Je suis blanc comme Casper les jours de lessive. Hein ? Quoi ? Comment ? Elles aussi ? Ha oui, merde, c’est vrai. Bon… heuuuu… hum… changeons discrètement de sujet et recentrons-nous, s’il vous plaît.

 

Les profs seraient donc déconnectés de la réalité, ce sont des politiques qui le disent et ok, d’accord, on sait pas trop à quoi ils sont bons, les politiques, la plupart du temps, mais s’il y a bien une chose dont on est sûr, c’est qu’ils s’y connaissent en déconnexion de la réalité, ils la pratiquent au niveau Olympique. Le jour où Morpheus distribuait ses pilules, ils pouvaient pas être là, ils avaient aqua-détournement-de-fonds.

 

Ceci étant, il faut leur reconnaître qu’elles ont bien bossé leur sujet. Elles n’ont pas approché un établissement scolaire à moins de cent mètres, mais qu’est-ce qu’elles en ont lu, des pages Twitter ! Sans ça, je ne vois pas comment expliquer que les trois quarts de leurs propositions soient appliquées depuis des années. Est-ce à dire que les politiques sont déconnectés des réalités des professeurs, et que pour combler le fossé qui les sépare, il faudrait organiser un brunch truffes-caviar ?

 

Non parce que c’est vrai, à quoi ça sert de se renseigner un peu ? On s’adresse à l’électorat, pour qui l’Ecole est là pour former de la main d’½uvre pas chère, étouffer le génie de nos chères têtes blondes, leur enseigner des contre-vérités pour pouvoir mieux les contrôler, les formater, trier les bons et les mauvais, jeter au rebut les contestataires, stigmatiser, briser, brimer, contraindre, mettre plus bas que terre. D’ailleurs l’Education Nationale ne recrute que chez les anciens waffen SS ou les ex-barbouzes de la guerre du golfe. Il n’y a ni médiation, ni rencontres, ni projets personnalisés, ni avs, ni lien social avec les associations, ni soutien, ni humanité, ni heures supp’ bénévoles, rien de tout ça, qu'est-ce que tu crois, ils sont toujours en congé ces grosses feignasses. Dès qu’un élève parle sans lever la main, paf, il est viré et on coupe les allocs à sa famille. C’est des tarés, ces mecs, ils notent les enfants, t’entends ? Quel genre de malade fait ça, sérieux ?

 

Au contraire : il faut apprendre à l’enfant que tout se vaut, c’est ça, la philosophie Millenial. Qu’on travaille ou ne travaille pas, qu’on fasse des efforts ou qu’on n’en branle pas une, que se tienne tranquille ou qu’on foute le ouaille, qu’on écoute l’adulte ou qu’on l’envoie se faire foutre, on est tous égaux, t’entends ! C’est ça, la bienveillance ! C’est apprendre aux enfants à surtout, surtout, ne jamais se fouler le cul ou respecter les autres, hein, c’est trop contraignant, ce sont des usages totalitaristes dignes des pires goulags de la Sibérie. Ok, on les laisse déjà sortir de cours à chaque fois qu’il ont mal au ventre, ou à la tête, ou quand ils ont un cil dans l’½il, même que ça dérange la classe à chaque putain de fois, et peut-être que c’est pas toujours le cas dans les goulags, ADMETTONS. Mais ça reste quand même très oppressif, comme milieu, pour nos enfants. On ne les laisse pas boire quand ils veulent ni utiliser leurs portables en cours. Et puis des fois, on les PUNIT. Alors que bon, oh, je connais bien mon fils, jamais ô grand jamais il ne ferait la moindre bêtise quand j’ai le dos tourné, JAMAIS, alors ap-pe-lez-moi-le-di-rec-teur !

 

Mais hé, on le sait, qu'ils sont oppressifs, les profs, on en a encore eu la preuve objective récemment avec le #Ouiouigate (oui, oui - c'est le cas de l'écrire -, vous ne rêvez pas, c'est un authentique hashtag, à la mesure de nos nouvelles élites intellectuelles), rendez-vous compte ! Un prof ose se moquer ouvertement de ses élèves sous prétexte que ceux-ci n'avaient pas lu le pavé infame DE PLUS DE CINQUANTE PAGES qu'il leur avait arbitrairement imposé (avec des ours qui parlent en plus, mais jusqu'où va la perversité ? !). Ceci, en préparant un faux contrôle, humiliant et discriminatoire (relevant, à mon sens, du pur génie - mais je suis un connard alors mon avis ne compte pas), du sur-mesure pour ces feignasses incultes  et fières de l'être qui, déjà, sans doute, jouent aux grand intellectuels sur les réseaux sociaux... alors que tout bon pédagogue (moderne) aurait pris deux heures de son temps pour leur expliquer en quoi lire est important et en quoi "nique sa mère les ours qui parlent" n'est ni drôle, ni intelligent, ni respectueux de l'ouvrage, de l'auteur, du prof, de son travail et de l'institution. Puis il aurait mis 18 à tout le monde et aurait filé 20 euros à toute la classe pour les remercier d'avoir écouté - un peu. "Et le droit des élèves au respect, alors ?", a-t-on tweeté très fort avec plein de fautes dans les mots (normal, nique sa mère les ours polaires et les livres de plus de cinquante pages). A quoi je répondrai très finement qu'il est comme tout le reste en général, et les DEVOIRS des élèves en particulier : dans mon cul en particulier, et dans celui de la société en général. Parce que ouais, les gens, aujourd'hui, ils sont prompts à invoquer leurs droits, et beaucoup moins à s'acquitter des devoirs qui vont avec, hein. Tu penses, c'est fatigant. On veut bien réclamer, mais rendre en retour ? Non mais ça va pas, sale réac' de merde ? Non et puis surtout, le prof du OuiOuiGate, à un moment, il s'est vaguement moqué des handicapés et ça, c'est pas tolérable (parce que j'ai des  amis handicapés, t'entends ! Je passe ma vie à traiter les gens de triso et d'autistes sur le net, mais chez moi c'est pas oppressif, vu que je suis un Millenial et que je suis dans le camp des bons !). Et pendant ce temps, sans que ça ne dérange personne, le groupe Trisomie 21 s'apprête à remplir le Transbordeur.

 

 

Bref, vu que le rapport va dans le sens de tous les préjugés débiles qui font recette dans les discussions de parents d’élèves, nul doute qu’il va avoir son petit succès et qu’ils seront nombreux, comme France Culture, à s’engouffrer dans la brèche… en demandant, comme ici, s’il ne faudrait pas apprendre aux profs à parler aux parents. Parce que le problème, c’est les profs, hein. Ces petits connards blancs hétéro cis-genre qui vivent dans des châteaux de la Loire. Apprendre aux parents à parler aux profs ? Vous n’y pensez pas, enfin ! L’Education Nationale, c’est comme chez Babou : le client est roi.

 

 

- J'éviterais d'épiloguer sur les chasseurs, qui ont désormais le droit de coller un silencieux à leurs pétoires, parce qu'ils n'abattaient pas assez de promeneurs comme ça lorsqu'on les entendait à deux bornes à la ronde (et du coup, ça les déprimait), ni sur les émeutes dans les Intermarchés pour du Nutella à 1 euros 40, parce que quand même, c’est beau, des gens prêts à se battre pour ce qui leur tient à c½ur. Dommage que ce soit de la pâte à tartiner, et pas la fin des violences conjugales.

 

 

 

Pendant ce temps, ailleurs dans le monde :

 

 

- Vendredi 2 Février, toujours (ça ne s’arrête jamais, les conneries ?) : polémique au sujet, tenez-vous bien… du pull d'hiver de l'équipe de Norvège de ski. Et ouais, carrément. Là on est dans du grand combat d’idées, c’est clairement pas la même. Et tout ça pour quoi ? Parce que sur le pull en question figure une rune nordique jadis récupérée par l’imagerie nazie (et néo, itou).

 

Parce qu’on veut bien chialer quand Miley Cyrus se fait des tresses, hein. Par contre, quand un peuple veut légitimement se réapproprier la culture dont il a jadis été dépouillé par des mabouls, ça chiale aussi.

 

 

Il va vraiment falloir qu’on m’explique une bonne fois pour toutes comment ça marche, cette histoire d’appropriation culturelle. Je suis curieux.

 

 

 

 

- Samedi 3 Février : colère des « grid girls », évincées des circuits de Formule 1 où elles avaient coutume de compter les tours en tenue sexy.

 

Il faut dire qu’à l’heure de #balancetonporc, certaines professions font plus tâche que d’autres, alors pour ne pas faire de vagues, on suit le courant et advienne que pourra. Du coup, ben, tant pis pour ces miss, elles feront autre chose de leurs dix doigts et de tout ce qui va avec.

 

Et moi qui croyais naïvement qu’avec le Féminisme (le vrai, hein, pas celui sur Twitter), la femme avait gagné le droit de disposer de son corps comme elle l’entend ?

 

 

Comme elle l’entend, oui, mais seulement si elle l’entend comme les féministes d’aujourd’hui. C’est beau, la non-oppressivité, quand même. Quelle avancée sociale. A croire qu’il en va des causes comme de la terre elle-même : si on avance jusqu’au bout, on revient à son point de départ.

 

Bon, finalement, aux dernières nouvelles, ils ont décidé de les remplacer par des enfants (qu'il est illégal de faire travailler, mais ce n'est qu'un détail).

 

 

A venir :

 

 

- 17 février : Autre avancée sociale du même acabit, et non des moindres, cette belle initiative du collectif Mwansi : une projection du film Black Panther non mixte réservée aux noirs, pour leur permettre d'échanger sur leur condition de racisé sans pression ni se sentir jugés (parce que c’est sûr que les blancs qui vont se taper les deux heures de film sont ceux qui ne peuvent pas voir un black en peinture, évidemment).

 

 

Et alors ça, par contre, franchement, c’est une très bonne idée, je ne vois pas bien ce que le Licra trouve à y redire. Au contraire, c’est très bien que les noirs aient des espaces à eux dans lesquels ils peuvent être ensemble et confronter leurs expériences sans qu’un blanc ne vienne leur faire de réflexions désobligeantes. Il faudrait étendre ça à d’autres lieux publics.

 

Par exemple, on pourrait imaginer un espace non-mixte pour les noirs au fond des bus, des logements non-mixtes en périphérie des villes et des débouchés professionnels non-mixtes dans les champs de coton. Après, voilà, ça choque des gens, mais est-il besoin de préciser la couleur des gens que ça choque ?

 

Tout ça parce qu’eux, quand ils se réunissent entre eux et excluent toute autre pigmentation que la leur, généralement, c’est pour enfiler des cagoules pointues et chasser le métèque. Mais hé ! Faut pas non plus qu’ils prennent leur cas pour des généralités ! On peut très bien exclure tout ce qui ne nous ressemble pas et est susceptible de ne pas être d’accord avec nous sans pour autant faire preuve de discrimination ! Eux, ils sont blancs, donc ils sont racistes ! Mais comme le racisme anti-blanc n’existe pas, la réciproque ne peut pas être vraie. Et oui, l’internaute. C’est logique, enfin.

 

 

Comment ça, « sauf que du coup, l’accès est également interdit aux asiatiques, au portoricains et aux inuits (j’ai vérifié), et par conséquent c’est bien du racisme quand même » ? Mais… euuuh… attendez, je vérifie mes fiches… euuhh… ça existe, le racisme anti-jaunes, déjà ? Et le racisme anti-aye-caramba ? On en est sûr, au moins ? C’est que bon… ils ne m’ont pas l’air très opprimés non plus, quoi… euuuh… bon, je demanderai à Chef Twitter à l’occasion. Mais pas maintenant. Il est très occupé. On vient de choper une grid girl en pull norvégien au premier rang lors d’une représentation de Carmen, il faut qu’on la fasse exclure de sa fac.

 

Non mais voilà.

 

Ce qu’il faut retenir, c’est que ce sera un espace de parole privilégié dans lequel les frères noirs de toutes origines pourront échanger sur un pied d’égalité sans avoir à souffrir de discrimination. Enfin, à part la discrimination inter-pays d’origine ou inter-ethnies, hein, qui est quand même vachement marqué dans la communauté mais… euuuh… bon... ce sera un espace sans blancs, voilà. Comme ça, on pourra tous apprécier tranquillement un bon film hollywoodien, inspiré d’une BD écrite par un blanc et dessinée par un blanc.

 

Oui parce que non, c’est pas un documentaire sur les Black Panthers. Vaut mieux le préciser, y’en a qui pourraient  être déçus.

 

 

- Soon : stupeur dans le milieu théâtral US (et sur les sites fachos de France et de Navarre) : la prochaine Jeanne d’Arc sera noire.

 

 

 

 

Ça, ils vont faire une sale gueule chez les Front-Nationaleux.

 

 

Encore une idée géniale pour lutter contre les a priori (et faire le buzz par la même occasion, mais de façon très involontaire, hein, évidemment, c’est tout à fait fortuit,  qu'est-ce que vous allez vous imaginer, enfin). Bon, on pourrait arguer (comme l’a fait un très bon ami à moi) que ce choix n’est pas très heureux puique Jeanne, rappelons-le, est une fanatique religieuse qui finit cramée à la fin. Historiquement, le parallèle est un peu limite quand même. Le bon côté des choses, par contre, c’est que si l’on s’en tient à la théorie de Muscato, les spectateurs qui achèteront leurs billets viendront pour « applaudir l’immolation d’une femme ». Du coup, il suffira de leur passer les menottes sitôt entrés dans la salle et de les coffrer pour racisme et exaltation de la violence raciale.

 

Alors bien sûr, il est regrettable qu’en 2018, on engage une actrice davantage pour la couleur de sa peau que pour son talent (dont de toute évidence, Condola Rashad ne manque pas), ce qui est quand même un chouïa raciste aussi, mais accordons le bénéfice du doute au directeur de casting et partons du principe qu’il a fait totalement abstraction du coup de pub qui s’ensuivrait au moment où il a arrêté son choix (c’est qu’à force, on en deviendrait cynique dites donc !).

 

Et puis tant qu'on y est, c'est dommage qu'ils n'aient pas plutôt pris une grosse, ça aurait été encore mieux. Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus. Cette version sera antiraciste, mais grossophobe. ça aurait pu être pire (genre le contraire). Tant pis si ça fait râler quelques vieux fachos réactionnaires, sous prétexte que ça ne colle pas trop à la réalité historique : heureusement, les Millenials ont davantage d’ouverture d’esprit, ils en ont terminé avec ces clivages archaïques, ils ne pourront que saluer cette décision courageuse.

 

Pas sûr, par contre, qu’ils ne râleraient pas comme des vieux fachos réactionnaires si on collait Francis Huster dans le rôle de Nelson Mandela ou de Martin Luther King, mais bon, comme j’ai l’honnêteté de le reconnaître plus haut, je pige vraiment pas comment ça fonctionne, l’appropriation culturelle. Comme dirait Jean-Eudes :

 

 

Et voilà, je crois qu’on a fait le tour. Ou disons que je suis certain que non, mais que je vais m’en persuader quand même parce que j’en ai ras-le-bol et que c’était vraiment une idée à la con. En tout cas, une chose est sûre, je tiendrais jamais un rythme hebdomadaire, y'a des nouvelles conneries qui tombent toutes les trois minutes, c'est infernal, j'ai déjà trois jours de retard sur mon planning de publication initial.

 

A une prochaine, donc, et dans l’attente, n’oubliez pas :

 

« ne changez rien, changez les autres. C’est pas du fascisme tant qu’on porte pas des vestes en cuir ».

 

 

Hé ouais les gens.

 

 

 Heureusement que la bêtise peut être rafraichissante, également. ça équilibre un peu.

 

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Geekerie)

 

Non, non, n'insistez pas, cette fois, vous n'aurez pas de longs discours, ni même l'Alsace ou la Lorraine, ni même une Ouiche ou un morceau d'Ukraine, je voulais juste crier ma joie (que nous appelerons ici Aline-Aline, parce qu'"il" revient).

"Il", c'est le fameux raincoat killer qui a terrorisé la petite bourgade de Greenvale en 2010, et qui s'apprête à frapper à nouveau par set de cartes interposées puisque j'ai reçu ce midi-même mon exemplaire du jeu de plateau Deadly Premonition, pile à la date prévue.

Financé via un kickstarter ayant rassemblés quelques 150000 dollars (quand même !) et mobilisé 2440 contributeurs, ce jeu d'enquête signé Rising Star Games vous transporte dans la peau d'un agent du FBI bien décidé à faire cesser ces crimes odieux.

 

 

Inspiré par l'univers déjanté de ce survival horror en monde ouvert signé Swery, qui a défrayé la chronique (et effrayé la critique) en son temps, ce coffret réunit l'ensemble du matériel du jeu, un livret de règles en quatre langues (dont le français), quatre cartes postales, quatre étuis plastique, un petit mot signé de la main dudit Swery (or on sait combien vaut cette signature depuis sa dernière campagne de crowfunding, mais je me comprends) et une clé Steam du jeu vidéo. Peu de doublons du côté des illustrations des cartes, toutes différentes ou pas loin, qui retranscrivent joliment l'atmosphère du jeu et sa direction artistique grâce au talent de l'artiste Fran Fdez.

C'est dire si a posteriori, je regrette de n'avoir pas pris l'édition "Sheriff", qui donnait droit à un très beau tapis de jeu en prime, ainsi qu'un mug A & G, un poster réversible, le CD de la B.O. du jeu, un dé customisé et une pochette de rangement. A nos actes manqués...

 

Quoi qu'il en soit : un must-have pour les fans de cet OVNI vidéoludique (qui s'est fait sa place sans forcer dans mon top 10 des meilleurs jeux de tous les temps) et pour les amateurs de jeux de société, dont je suis également.

Ne me reste plus qu'à réunir mes détectives préférés et à rouvrir l'enquête.

Pourvu qu'il ne pleuve pas...

 

 

Vidéo bonus, pour les curieux qui voudraient se donner une idée des mécaniques de jeu :

 

 

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 On ne le sait peut-être pas et on s'en fout sans doute royalement, à juste titre, mais au nombre de mes (trop nombreux) péchés mignons, la mythique série british Doctor Who occupe une place d'honneur, que ce soit dans mon coeur (ce n'est pas un problème) ou sur mes étagères (ça, par contre...).

L'occasion de faire un petit break  en "hors piste" entre deux collections de jeux laborieusement anotées (ce qui explique le temps indécent que je mets à les poster), pour s'évader en TARDIS d'occasion et découvrir une "collection" (disons plutôt, là encore : un amassage compulsif de trucs random au fil des ans) plus grande à l'intérieur. D'autant que ma moitié (bon, ok. Mon trois-quart), la sémillante PYT-Bibiche, n'aura pas manqué d'apporter ses pierres à l'édifice.

L'occasion également de rendre hommage à un monument de télévision qui, certes, s'essoufle actuellement (après dix saisons consécutives, pouvait-il en être autrement ?) mais dont les mérites ne déméritent pas, et qui a su donner au divertissement populaire ses lettres de noblesse. 

Pour celles et ceux qui se demanderaient de quoi qu'est-ce que ça cause

(mais c'est très marrant aussi, hein.

On ne dirait pas comme ça, mais ça ne se prend pas au sérieux et c'est pour ça que c'est bon)...

 

Woush-woush-woush, on embarque, direction everywhere, anytime.

It won't be safe, it won't be calm, but it will be the trip of a  lifetime.

Will you come with me ?

 

 

 

 * Les DVDs :

 

 Le coffret par lequel tout a commencé. Après avoir longuement hésité à acheter la série "en aveugle", alors qu'elle ne jouissait que d'un petit succès d'estime chez quelques rares initiés la suivant via des moyens occultes (on était encore bien loin de l'effet de mode et des Fez sur la tête), j'ai fini par sauter le pas et par tenter le coup. Bien m'en a pris (encore que mon banquier ne soit pas nécessairement d'accord sur ce point). Pourtant, j'ai trouvé le premier épisode particulièrement calamiteux, grotesque, mal écrit, mal joué, infantile au possible... à une scène prêt (les vrais sauront). J'ai vraiment failli ne pas aller au-delà tellement je l'ai trouvé mauvais. Heureusement que l'épisode 2 était aux antipodes, et m'a encouragé à m'accrocher...

Bon, pas en VF, par contre, parce que les coffrets sans la V.O. sous-titrée, c'est un concept d'un autre temps (oui, j'ai découvert la série en fin de saison 3)...

 

 

Je n'ai pas honte de l'avouer, je ne suis pas fan de l'ancienne série, que j'ai plaisir à regarder (avec une indifférence amusée) mais qui me séduit plus par son bric et son broc que par ses scénarios étirés à n'en plus finir et pas toujours rythmés comme il faudrait.

Oui, je fais mon coming out, je suis fan du "New Who" : son humanisme, son ambivalence, son humour surjoué, sa grandiloquence théâtrale, sa SF en trompe-l'oeil, son cul entre deux chaises...

Ce qui ne m'empêche pas de posséder quelques classiques "par principe", dont ici un coffret regroupant trois aventures antérieures, dont le fameux téléfilm américain qui aura fait couler tant d'encre : malgré un Doctor charismatique au possible et quelques bonnes idées, voire une ou deux belles lignes de dialogue accidentelles, le tout tient de la série Z lambda, réécrivant laborieusement Terminator, avec le Master en guise de T1000 (interprété - si  l'on peut dire - par le frère de Julia Roberts, c'est dire s'il y a du beau linge) et tentant de réinventer la mythologie de fort troublante manière (le Doctor y serait à demi humain...). Rigolo (involontairement), mais c'est bien tout.

 

En grand fan de Douglas Adams qui se respecte, il me fallait également posséder cette aventure mythique qu'il a scénarisée et dont l'action, cerise sur le gateau, se déroule dans notre bon vieux Paris sans Book-Off (:larme:).

 

The Second Coming, mini-série de Russell T Davies en deux parties, qui préfigure son futur "New Who" en gestation. On y retrouve déjà toutes les qualités et les obsessions du Seigneur du Temps version "2000", ainsi que quelques visages connus au niveau du cast (l'immense Christopher Eccleston en tête). Si l'image est cheapos au possible, l'écriture en est remarquable, surtout sur un sujet aussi casse-gueule (un prolétaire lambda prétend être le nouveau Christ), pour un message toujours tristement d'actualité (aujourd'hui plus qu'hier mais bien moins que demain).

 

 

 Chat échaudé craignant la version française, j'ai embrayé sur les coffrets en version britaniques, infiniment plus copieux en matière de bonus... Ici, donc, les quatre premières saisons, incluant les fameux épisodes de Noël.

 

 

 

 

 

Deux incursions timides du bon Docteur dans le champ de l'animation : en 3D cell-shadée d'abord, avec un récit nerveux (trop) car découpé en épisodes de cinq minutes, mais plutôt sympathique (même si visuellement atroce). 3D ensuite, niveau cinématique PS2 de début de gen', mais sauvé par l'intrigue sympatoche (à défaut d'être révolutionnaire). Productions petit budget techniquement à la ramasse, elles ont toutefois le mérite d'exister et de prolonger agréablement la balade en compagnie de la dixième incarnation de notre Timelord favori. ça ne se refuse pas.

 

 On continue la balade DVD avec les Spéciaux de la saison 4 (dont l'inoubliable et traumatisant Water of Mars), puis le changement de showrunner en saison 5, avec l'arrivée de Steven Moffat aux commandes et de Matt Smith dans le rôle du 11ème Docteur (coïncidant avec un budget bien plus conséquent et du matos HD, gommant un peu du kitsch emblématique de la série, pour le meilleur et pour le pire).

Saison 5 qui devait être la dernière, et qui reste aujourd'hui encore ma préférée, n'en déplaise aux nombreux haters du bonhomme tant il y a tout donné - au point de manquer de matière pour la suite, c'est ballot.

 

 

Moffat que j'idôlatre, d'ailleurs, qu'on se le tienne pour dit, car c'est un de tous meilleurs scénaristes de son temps et un véritable "esprit supérieur", au sens noble du terme, que j'ai eu la chance de voir en Masterclass lors de sa venue au Comic Con de Paris il y a quelques années de ça. <3

 

 Les saisons 8 et 9, avec l'arrivée du Grumpy Doctor (génial Peter Capaldi), l'épisode spécial du 50ème anniversaire (jouissif) et l'incroyable épisode de Noël avec Nick Frost (un grand, très grand Moffat).

 

 

En attendant la version française d'une saison 10 pour le moment en demi-teinte (à un épisode près, jubilatoire), l'intégrale des 4 saisons de Torchwood, spin-off de l'ère Davies au ton se voulant plus adulte et qui, passé une saison 1 parfois géniale, parfois embarrassante de ridicule, s'enfonce toujours plus profondément dans les affres d'une noirceur désespérée, jusqu'à atteindre des sommets rarement égalés en la matière (mention spéciale à la saison 3). Très décriée pour son "américanisation", la saison 4 est au passage beaucoup moins mauvaise qu'on le raconte, voire carrément enthousiasmante si on fait abstraction des flingues (à vrai dire, c'est une de mes préférées).

 

 

 

 

* CD :

 

Parce que la musique adoucit les voyages dans le temps, les bandes-originales des saisons 1 à 4, ainsi que des Spéciaux de la saison 4 et celle de la saison 5.

Difficile de suivre tant les sorties pleuvent en la matière, mais si vous ne devez en avoir que trois, vraiment, prenez les trois premiers, très au-dessus du lot.

 

 Les BOs des saisons 6 et 7, ainsi que de l'épisode de Noël de la saison 5 (je crois. Je m'y perds moi-même !) et celle du 50ème anniversaire...

 Le triple album de la saison 8, histoire de pouvoir écouter à loisir l'excellent thème du 12ème Doctor...

 Sur une seule galette pleine à craquer, la bande son des saisons 1 et 2 de Torchwood - qui mrite son pesant d'écoutes.

 

 En double CD, la BO glaçante de la non moins glaçante saison 3 de Torchwood.

We are coming. We are coming. We are coming.

BACK.

Un peu de Trock, maintenant. Et non, ça ne consiste pas à essayer d'échanger un Amiibo Breath of the Wild contre un petit pays d'Afrique sur Priceminister. Le Trock, c'est du "Time Lord Rock", à savoir : des CDs de chansons pop-rock consacrées au bon Doc, par des fans, pour des fans.

Avec ici les deux albums du groupe le plus célèbre, en la matière : Chameleon Circuit.

 

 

Ensuite, une compile masterisée en garage où le pire cotoie le meilleur.

Enfin, un album de Dr Noise, qui cause Dr Who mais pas que.

 

 

Des galettes qui ne révolutionneront pas le monde de la chanson mais qui restent bigremment malignes et très très agréables à écouter, et c'est tout ce qui compte.

 

Bouquins :

 

 Incontournable, l'Encyclo "française" (disons : traduite en français), pleine à craquer de photos d'archives et de documents rares qui font plaisir à voir. Chaque page apporte son lot de culte et de collector, rendant l'achat indispensable - même si la médiocrité de la traduction gâche un peu le tableau.

 

Offert par un autre fan de renom, mon compère ChrisleRoux, une autre encyclopédie en Anglais, davantage axée sur les coulisses, les bruits de couloir et les petits secrets (honteux ou pas) de la série.

 

The Shooting Script : un luxueux pavé tout en couleurs regroupant l'intégralité des scripts de la première saison, dans leur version originelle. Un must have absolu, d'autant qu'il est très bon marché.

 

 Le Brilliant Book 2011 qui revient de manière triviale sur les coulisses de la saison 5. Mi-encyclopédie, mi cahier de jeux, cet ouvrage hybride ne manque pas de charme mais reste anecdotique.

 

 La première partie de l'intégrale des livres de poche publié chez Milady (Bragelonne). Alors que je craignais le pire au niveau de la qualité des traductions (voire des ouvrages eux-mêmes), j'ai été agréablement surpris. Asbtraction faite de l'abominable "Nuit des Humains", les autres titres oscillent entre le moyen (Appolo 23, le Dragon du Roi), le très sympa (l'Armée Oubliée) et le très très bon (l'Horloge Nucléaire, la Chasse au Mirage). Au point qu'on peut les lire sans indulgence, et y trouver son compte quand même. On me l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru.

 

 La deuxième partie de l'intégrale, avec le très moyen "La Lune du Chasseur", et les très très bons... ben... tous les autres, en fait. Dommage que Milady ait interrompu la publication car on en reprendrait sans peine une louchée (et vu le nombre indécent de titres qui existent en Angleterre, il y aurait de quoi faire). A croire qu'il aura été difficile de trouver des lecteurs chez les adeptes du Doc'. Du coup, on comprend mieux pourquoi le travail de Moffat est autant critiqué. Niark.

 

 Contre toutes attentes, Milady a fini par reprendre ses publications, mais en optant pour un format plus volumineux et des textes plus aérés (l'occasion de vendre ça deux fois le prix), mettant en scène les Docs de l'ère "Classique".  N'étant pas fan de la formule, j'ai quand même donné sa chance à celui-ci, puisqu'adapté d'un script perdu de Douglas Adams, mais si l'aventure est bien au rendez-vous, elle ne m'a pas donné envie de poursuivre ma collection (d'autant que pour le coup, c'est le genre de choses qui prend de la place pour rien).

 

 Pour tromper ma déception, suite à la défection des éditions Milady, deux romans en V.O. (parmi des centaines), choisis en fonction de leur thématique très "4ème Dimension" et s'insérant en cours de saison 3.

 

 L'intégrale des romans faisant office de prequel à la quatrième saison de Torchwood (saison très controversée, mais que j'ai beaucoup aimée malgré tout).

 

Le 10ème Doctor a rencontré le Barde dans le second épisode de la saison 3. Cet ouvrage en anglais compile les impressions et réflexions de ce dernier au contact de l'exubérant extraterrestre, ainsi que quelques extraits de pièces revus et corrigés à la sauce Timelord... (PYT)

 

 

Qu'à fait Martha Jones en fin de saison 3, alors que le pauvre Ten était gardé en cage par un Master plus machiavélique que jamais ? C'est ce que ce roman en anglais propose de découvrir. (PYT)

 

Nos grands classiques des contes pour enfants, revisités en mode Gallifreyien (PYT).

 

 

Ce recueil de nouvelles regroupe le texte écrit par Amélia Pond après être sortie (contrainte et forcée) de la vie du Doctor, ainsi qu'une aventure de Melody Malone écrite par Riversong, et une autre consacrée à l'irrésistible Paternoster Gang (PYT). 

 

 Avant de se régénérer, le 11ème Doctor a veillé plusieurs siècle sur la planète Trenzalore, assaillie de toutes parts par ses plus mortels ennemis. Ce recueil de nouvelles révèle quelques-unes de ces luttes de longue haleine (PYT).

 

Un roman qui permet de retrouver le War Doctor joué par John Hurt plongé au milieu des horreurs de la Guerre du Temps (PYT).

 

 Un recueil de nouvelles consacrées au personnage ambigu de River Song, qu'on ne faisait jusqu'ici que croiser et qu'on découvre ici maitresse de son destin (PYT)...

 

 Recueil d'échanges épistolaires avec le Doctor, toutes saisons confondues, richement illustré de nombreuses photos couleur (PYT).

 

Un recueil de contes de Noël (un par Doctor), magnifiquement illustré par des artistes atypiques, mais de grand talent - ainsi qu'un totbag Weeping Angel (pour pouvoir l'emmener partout ?). 

 

* Magazines  :

 

Deux numéros du Doctor Who magazine officiel, achetés lors de voyages à Londres (passage obligé par WHSmith, "my old friend").

L'équivalent, mais version "jeune public". Toujours obligé (mais moins).

 

 

Six mooks en anglais (pour une collection qui en compte hélas plusieurs dizaines), consacrés au Whoverse dans son ensemble, période classique et période moderne confondues.

 

Un numéro spécial du Doctor Who magazine entièrement consacré aux produits dérivés de la série.

 

* BDs :

L'intégrale des Revolutionary War en français, incluant en fin de second tome un court chapitre consacré au Doctor (dans sa version Classique). Anecdotique, mais pouvait-on passer à côté d'une édition dans la langue de Molière (et d'une occasion de retrouver Captain Britain, par la même occasion) ?

 

Le recueil Panini des comics sérialisés dans le Doctor Who magazine et consacrés au 9ème Doctor.

Des histoires d'une grande qualité, parfaitement découpées (la marque de fabrique des comics DW édités chez Panini) qui ne souffre que d'un trait honnête mais sans génie. Chaque tome est toutefois augmentée d'une intéressante section making-of avec croquis et interviews à la clé.

Inclus : la nouvelle de Steven Moffat qui a donné naissance au cultissime épisode "Blink".

 

 

 

 La même chose, mais consacrée au 10ème Doctor. Les comics suivant la diffusion de la série TV, c'est l'occasion pour le lecteur de retrouver le personnage dans des aventures plus décomplexées, plus libres (le dessin permettant des folies que des décors en carton interdisent). Du fait de la longue pause ayant suivi la saison 4, on peut y découvrir une nouvelle "compagne" pour notre Seigneur du Temps préféré, une extraterrestre charismatique au caractère bien trempé et au passé trouble.

 Inclus : l'histoire courte ayant servi de base à l'épisode "The Lodger" et mettant en scène le fameux  Mickey dans le rôle du locataire récalcitrant.

 

 On poursuit logiquement avec les volumes consacrés au 11ème Doctor. La qualité est toujours au rendez-vous mais elle baisse, que ce soit au niveau de l'édition (volumes moins épais, format plus petit) que des intrigues qui, à trop vouloir suivre leurs fils rouges et se prendre au sérieux, perdent un rien de leur charme.

 

 La suite et la fin des festivités de l'ère Matt Smith, avec le retour de têtes connues de l'époque "Classique".

 

 Les deux premiers de l'ère Capaldi, toujours accompagné de Clara Oswald, son impossible girl (car non, ce n'est pas Bill que l'on peut voir sur la couverture du tome 2)...

 

 Un One Shot au format roman, tristement anecdotique.

 

 Les comics des édition IDW en version anglaise (une version française est sortie chez One Eye mais malheureusement, la qualité des traductions n'était pas au-rendez vous). Bien plus soignés (globalement) que les versions Panini, mais en contrepartie moins réussis sur le plan scénaristique. ça se lit avec plaisir, mais ça manque de liant, d'envergure, faute de pouvoir se développer convenablement. 

 

 Plus intéressante, déjà, une histoire en trois tomes. Seul vrai défaut : des premiers chapitres absolument hideux. 

 

On poursuit la collection avec le premier Omnibus de l'ère Matt Smith (également publié en VF en plusieurs volumes). Mêmes qualités graphiques, même bémol au niveau scénaristique (toutes proportions gardées. ça reste de très bonne facture malgré tout. Contrairement à ce que prétend la rumeur, je n'ai pas l'habitude de perdre mon précieuuuuux argent bêtement. Il y a des limites à la fanboyitude, loul).

 

 En attendant que je puisse m'offrir le second Omnibus, la version numérique en mode Humble Bundle, offert par le grand Locutus !

 

Dans le même ton, un one-shot sympathique, même si pas très beau à regarder.

 

Last but not least, le tout premier recueil de comics Torchwood (qui est longtemps resté le seul et unique du cru). Bien qu'il s'agisse d'histoires courtes, on ne boude pas son plaisir, la qualité est au rendez-vous. Il est actuellement réédité sous le titre "Torchwood : archives vol. 1".

 Torchwood revient en grande forme dans cette nouvelle aventure tout juste sortie de l'imagination de John Barrowman (l'acteur jouant le premier rôle dans la série) et sa soeur Carole, qui avaient déjà co-écrits ensemble plusieurs ouvrages romanesques (dont l'un consacré à cette même série). Malheureusement, le nouveau Torchwood (sans doute issu des bouquins) est loin d'être aussi charismatique que l'équipe d'origine, et la trame est loin d'être aussi enthousiasmante que Children of Earth ou Miracle Day (plus proche de ce qui se faisait dans les saisons 1 et 2).

 

L'intégrale à ce jour des aventures du 10ème Doctor version Titan (qui a pris le relais d'IDW pour redonner un coup de jeune à la licence). Le moins qu'on puisse dire, c'est que même si la qualité est en dent de scie, le passage de relais est une réussite, sur le fond comme la forme. Les artistes (renommés) s'en donnent à coeur joie et les intrigues sont globalement bien plus prenantes et mieux écrites. Seule ombre au tableau : un retard certain par rapport aux publications UK, et un sacré budget à débourser à chaque nouvelle sortie. 

Même Doctor, nouvelle compagne, une alchimie qui fonctionne du tonnerre.

 

 Même chose pour  le 11ème Doctor avec, dans le Tardis, une bibliothécaire de caractère, un extraterrestre incompris car incompréhensible et... David Bowie. Miam.

 

Même chose, enfin, pour le 12ème, accompagné de sa Clara Oswald fétiche.

Et là, on comprend pourquoi je parlais d'un budget conséquent, les tomes sortant simultanément dans les trois collections. A 15 euros pièce, c'est un budget.

 

Alors si en plus, on sort les One Shots... :lol: (plutôt réussi, mais terriblement confus et, une fois n'est pas coutume, un peu plombé par la traduc).

 Plus de problème avec celui-ci, vu qu'il est en V.O. Une chance, car cette fois, c'est quatre Doctor qu'il convoque parallèlement ET simultanément.

 V.O. toujours pour les deux premiers tomes des nouvelles aventures de mon "sosie", le 9ème Doctor, trop vite remplacé. Parce que je doute qu'ils sortent un jour en version française, et parce que je n'allais pas manquer cette occasion de retrouver également Rose et Jack, en très grande forme. L'occasion pour les auteurs d'explorer le background dudit Jack, abandonné dans Torchwood.

 

 Deux exemplaires anglais du magazine de prépublication regroupant un chapitre de chaque série.

 

 Deux fascicules de prépublication en anglais format "comics pour de vrai", regroupant deux chapitres d'une même série (chacun).

 

* Jeux de société :

 

Comme on l'imaginera sans peine, un petit jeu très limité dans ses mécaniques, destiné aux juniors indulgents. Il s'agira de faire le tour du plateau de jeu sans se faire attraper par le Dalek. Tout un programme (ou pas) (PYT).

 

Le  Monopoly du 50ème anniversaire (PYT).

 

 

 

Le Scene-It consacré aux saisons 1 à 3. Bien sympathique, même si l'interface DVD n'est pas idéale. Simplement, trouver des joueurs à affronter relève du parcours du combattant puisqu'il faut que tout le monde connaisse bien les trois premières saisons pour pouvoir  s'amuser, mais pas trop bien non plus vu que la plupart des questions sont easy peasy (PYT).

 

* Jeux vidéo :

 

Les deux jeux de la Nintendo DS. Le premier, sorti également sur Wii, est un "Trump" game. ça ne veut pas pour autant dire qu'on y joue un président des Etats Unis mégalomane, non. Petit jeu de cartes numérique résolument casu, il se révèle vraiment sympa (surtout à deux) lors des premières parties. Hélas, on a tôt fait de mémoriser la totalité des caractéristiques des cartes et de devenir virtuellement  imbattable.

Plus intéressant, le second est un point and click à la Layton (en moins réussi, quand même, soyons sérieux) qui narre une aventure inédite du 11ème Doc, avec les voix des acteurs de la série TV (PYT).

 

Dans la lignée des adventure games, le jeu exclusif à la Wii. Une purge. Même avec beaucoup d'indulgence, il faut le voir pour le croire. Y jouer, n'en parlons même pas (PYT).

 

 

 

Sur Steam, l'intégrale des Adventure Games (jeux épisodiques initialement gratuits, laids et peu ergonomiques mais proposant des scénarios intéressants, mis en valeur par les acteurs de la série), et le premier (et unique) Eternity Clock, sorte de Prince of Persia du pauvre sorti sur PS3, dont la suite n'est jamais sortie faute de succès. Sympatoche, mais très limité...

 

* Jeux de rôle :

 

 

Offerts par l'indestructible Karas, les manuels du maître du jeu consacrés aux années Tennant et aux années Capaldi. 

Des mécaniques simples, adaptées, davantage basées sur le roleplay que sur le lancer de dé, qui permettent de revivre l'intégralité des scénarios des saisons concernées, fiches de PNJ à l'appui. Ou, évidemment, d'inventer ses propres aventures dans le temps et l'espace.

 

Toujours offerts par Karas, le manuel du maître du jeu pour les années Smith, et un manuel annexe pour approfondir le Whoverse.

Le tout, en couleur, sur papier glacé et richement illustré. On connaît la chanson, elle fait Wou-hou-houuuuuuu-hou-hou-houuuuuuuu !

 

* Goodies :

 

Ten façon Big Jim, déshabillable à volonté (je love). Pas forcément très ressemblant, hélas, mais de très belle taille et entièrement articulé, avec des vêtements en tissu qui lui donnent l'air de porter un gilet pare-balles...

Une pièce plutôt rare qui, désormais, se vend un prix indécent sur le net.

 

 

Dans la même collection, mais encore plus grand et beaucoup plus ressemblant, un Judoon (sans son casque amovible, ici). 

N'est-il pas top sexy ?

 

Une mini-figurine collectible d'Eleven offerte par l'esthète Ryuukusan.

 

 

Un Bubble Head génial de Ten (beaucoup plus ressemblant, d'un coup) offert à PYT par ChrisleRoux.

 

Une peluche Dalek qui parle (enfin, qui crie) offerte par le kawaii-moto-hayaku Chocolat.

 

Un Dalek motorisé qui, jadis, fonçait droit dans les murs puis changeait de direction en criant "Exterminate". Mais ça, c'était avant (les chats). (PYT).

 

Une tirelire de belle taille qui fait woush-woush, offerte par Karas aussi ! 

 

Le tournevis sonique du War Doctor au 1/1ème qui ne fait pas woush-wouh mais qui clignote.

 

Un stylet DS à l'image du tournevis sonique du 11ème Doctor.

 

 

Un set de badges collectors sur le thème du Master version John Simm (génial John Simm !).

Un badge Tardis officiel.

Un set de cartes à collectionner, avec Shakespeare dans le tas, c'était le destin ! (Offertes par Ryuukusan aussi).

Deux crayons et deux gommes offertes avec le magazine "jeune public" présenté (beaucoup) plus haut (oui, je fatigue un peu, pour les légendes. Qui l'eût cru ?).

La bague du Master en plastoc pour doigts d'enfants de six ans et le journal des choses impossibles, rédigé par John Smith sur la base de ses rêves (troublants) en fin de saison 3...

Un contenu fidèle... et presque lisible !

 

La superbe montre gousset des Seigneurs du Temps, offerte par ChrisleRoux.

 

Et elle donne vraiment l'heure, en plus ! <3

 

Une théière Tardis, offerte par Snake_in_a_box, le roi des masochistes (et plus grand hater de la série de tous les temps).

 

Un Mug Dalek Army hyper stylé. Du coup, je n'ose pas boire dedans. C'est ballot.

 

 

Une boîte à cookies Tardis qui fait woush-woush-woush aussi à chaque fois que j'essaie de voler un cookie en douce sans que PYT s'en aperçoive. Du coup, après, je dois courir comme dans un épisode de ma série préférée ! Malin ! Et très immersif, de surcroît ! Par conséquent, seul un Roux (Chris, de son prénom) pouvait offrir un objet aussi "piégeux"...

 

Un Dalek en carton au 1/1ème qui prend GRAVE de la place. 

En langage de Whovian, on appelle ça une invasion.

 

 

Enfin, last but not least at all, une peinture signée PYT représentant l'un des terribles Anges Pleureurs. <3

 

 

Maintenant, il va vraiment falloir que je parte en quête de mon propre TARDIS quinze fois plus grand à l'intérieur pour pouvoir exposer tout ça façon Bibliothèque des Ombres...

Vivement qu'Ikéa sorte un Wïbli_Wööbli, ou un meuble dans le genre...

 

*

 

Dans les épisodes précédents :

 

- Ma petite collection Final Fantasy (en discrète mais constante évolution)

- Ma petite collection Super Famicom

- Ma petite collection Nintendo DS

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

Haaaa, la Nintendo DS... la boîte de Pandore, version claquet refermable... celle par laquelle je suis revenu au jeu vidéo, après près d'une décennie d'abstinence...

Achetée pour occuper mes aller-retours en train lors de ma première année de fonctionnaire (d'aucun diraient : pour occuper mes journées de travail, plutôt, mais ce ne serait que calomnie : j'avais ce blog pour ça...), elle n'a pas eu à batailler beaucoup pour me faire replonger, pour le meilleur et pour le pire (d'autant qu'elle n'était pas zonée).

Un an plus tard sortait la 3DS. Résultat ? Beaucoup (trop) d'excellents jeux à des prix beaucoup trop compétitifs, pour une collection beaucoup trop riche dont je n'ai pas eu l'occasion de finir le tiers du quart (hélas, cent fois hélas).

Et je ne compte même pas les jeux de PYT dans le lot...

Il ne manque que quelques jeux nippons à mon bonheur, comme A.S.H., Nanashi no Game ou le Jump Ultimate Stars, ainsi que le Final Fantasy XII Revenant Wings, mais dans l'ensemble, j'ai pu récupérer tous les titres qui m'intéressaient.

 

 

> En louze :

 

 

Full Metal Alchemist (Hagane no Renkinjutsushi, pour les intimes) Dual Sympathy : un sympathique beat'them all à la Double Dragon adapté de la (première) série éponyme, dont il suit les grandes lignes. Un peu court, mais plaisant, agrémenté de très belles images fixes et de mini-jeux superfétatoires (mention spéciale à celui du caillou, qui a bien failli avoir raison de ma console, de mes nerfs et de ma patience).

 

Les trailers US sont vraiment atroces...

 

 

Jump Super Stars, le Smash Bros dopés aux classiques du manga shonen : Ken, Seiya, Naruto, Luffy, Yusuke, Gon, Goku... et tellement d'autres encore ! Aussi nerveux que jubilatoire, un gros coup de coeur ! (PYT possède la version boîte, elle. Offerte par Bibi - suis-je chevaleresque !).

 

Un casting qui fait rêver pour un des meilleurs jeux du genre...

 

 

> En boîte (parce qu'on n'est pas là pour rigoler !) :

 

9 Hours 9 Persons 9 Doors. On le saura, à force, mais on ne le dira jamais assez : sans doute le meilleur visual novel au monde.
Quelques énigmes plutôt bien pensées, beaucoup de lecture et un scénario fichtrement intelligent. Que demander de plus ?

 

 

Avalon Code. Un A-RPG à part, puisqu'une fois n'est pas coutume, il est impossible d'empêcher la fin du monde... aussi a-t-on pour mission d'inscrire tout ce qu'on observe dans notre grimoire pour pouvoir le recréer à l'identique après l'apocalypse, quitte à devoir faire des choix déchirants. Un jeu au postulat enthousiasmant, techniquement très réussi, servi par une belle 3D à la Final Fantasy Crystal Chronicle, qui ne pêche que par l'ergonomie du grimoire sus-mentionné. Mention spéciale à son introduction, réalisée par le même studio qui s'est occupé de Baroque et de Persona 3 (studio dont j'adore le travail).

 

 

Quand, au détour d'un Cash Converters, je suis tombé sur un petit jeu indé intitulé "le Cochon des Ténèbres", je n'ai pas hésité une seule seconde : il me le fallait à tout prix (mais si possible pas trop cher quand même). Je m'attendais à une purge sans nom mais même si le jeu n'est pas follichon, ses quelques touches d'humour font mouche, et il s'assume complètement en tant que parodie des premiers Castlevania, ce qui ne gâche rien.

 

 

Il me fallait un jeu de combat 2D péchu, j'ai pris celui-ci "au cas où" et bien que je ne connaisse pas la série dont il est tiré (enfin si, mais je ne l'ai jamais visionnée), on peut dire qu'il fait parfaitement l'affaire, avec un casting de personnages généreux, une belle fluidité et des coups pyrotechniques comme on les aime.

 

Premier Metrovania de la DS (metrovania, boulovania, dodovania, on connaît la chanson), Dawn of Sorrow se présente comme la suite directe d'Aria of Sorrow sur Gameboy Advance, en beaucoup plus joli. Très plaisant, même si la recette commence à être éprouvée...

 

Deuxième Metrovania de la DS, Portrait of Ruin essaie de renouer avec l'esprit des jeux originels et il y parvient en partie, même s'il ne renouvelle pas le genre.

 

Ultime Metrovania de la console, Order of Ecclesia marque le grand retour d'Ayami Kojima au character design (enfin !) et propose une aventure plus originale que ses deux prédecesseurs,  dépoussiérant le genre avec beaucoup de style.

 

En grand fan de la licence "Mana", je me devais d'investir dans ce A-RPG poétique et coloré, mais trop raide dans ses contrôles et trop limité sur le plan scénaristique.

 

Tout ce qu'il y a à savoir de ce jeu est affiché sur la jaquette. En substance : un A-RPG façon mini-games plutôt destiné à un jeune public (et aux accros de Square Enix dénués de tout discernement, ceci expliquant cela).

 

Un immense classique du RPG qui n'a (quasiment) pas pris une ride depuis la Super Nintendo, et qu'on ne présente pas (ou alors juste un peu, pour le plaisir). L'occasion de voyager à travers le temps en compagnie de personnages dessinés par Akira Toriyama et au son des musiques du grand Nobuo Uematsu. Indispensable.

 

Grand fan de la série House of the Dead (l'épisode Overkill, surtout), je ne pouvais pas manquer cette itération à jouer au stylet. Même si elle est très moyenne, très casu, elle permet de passer le temps agréablement si l'on n'y passe pas des heures d'affilée.

 

 

On poursuit dans le registre de l'horreur avec un survival horror à la première personne visuellement impressionnant (pour de la DS), et particulièrement angoissant puisqu'il est aisé de s'y perdre (la quasi totalité de la carte de jeu est accessible au démarrage). D'autant que pour couronner le tout, les programmeurs ont été radin niveau munitions.

 

 

Sa suite, qui a obtenu le Liehd d'or de la jaquette de jeu la plus sympatoche au festival du Bon Goût Visuel de Crèvelézyeux-en-Vivarais.
Plus axée action, plus variée mais beaucoup moins subtile.

 

Draglade, petit OVNI nippon méconnu qui mélange jeu de combat et jeu de rythme, à destination d'un public "jeune" gavé au Pokemon.
Le principe est sympa, mais le jeu calibré pour les juniors.

 

Supersonic Warriors 2, parce qu'une console sans DBZ, ce n'est pas une vraie console. Des mécaniques beaucoup trop simplistes à mon goût (j'espérais un jeu dans le style de ceux sur Super Nintendo) mais en contrepartie, un nombre de personnages jouables plus que conséquent. Gros hic cependant : une sauvegarde automatique qui rend le jeu impossible à reprendre à zéro. Quand on l'achète d'occase, tout est déjà débloqué, on y perd en fun.

 

Version modernisée d'un classique de la Nec (dont le mythique épisode 2 m'aura occupé des journées entière en son temps), ce roguelike à l'ancienne pêche par trop de sérieux et des mécaniques de jeu trop archaïques. Exit la musique péchue qui aurait pu permettre de compenser un peu, on en revient à des compos classiques et franchement oubliables.

 

Voilà-voilà-voilà. Ai-je besoin d'en dire plus ? Allez, pour la forme : un remake très réussi de l'épisode III de la Nes, avec une jolie 3D et une difficulté revue à  la baisse -même si elle reste relativement élevée.

 

Le remake de l'épisode IV, cette fois (alias le II en version anglaise). Le parti pris esthétique 3D kawaii a déplu à de nombreux joueurs mais en ce qui me concerne, je suis fan. Je regrette qu'il ait été autant décrié car j'aurais adoré une version du VI dans le même genre (plutôt que l'hideuse version smartphone à laquelle on a eu droit...).

 

Un A-RPG un peu court, qui pêche par des contrôles souvent confus, mais dont le scénario et l'ambiance surprenent par leur profondeur et leur maturité, loin devant la plupart des titres concurrents.

 

Le deuxième volet, d'une qualité semblable, mais peut-être un cran en dessous (j'écris peut-être parce que je n'y ai pas joué plus de cinq minutes, honte à moi).

 

Le Final Fantasy Tactics de la DS, qui reprend pour lui toutes les qualités de la version GBA (mécaniques de jeu solide, univers foisonant), mais également tous les défauts (à commencer par son scénario volontairement enfantin, à des lieues de l'inégalable épisode PS1).

 

L'ancêtre de Bravely Default, encore sous blister, ce qui en dit long sur le temps que je lui ai consacré. Mais j'espère bien pouvoir m'y mettre un jour...

 

 Le Deadly Premonition de la DS, signé Suda 51. Un jeu d'enquête étrange et déroutant, qui pique les yeux et qui donne la migraine mais qui fascine en proportion. Avec son intro au diapason hélas amputé de sa piste chantée dans cette version portable...

 

Guilty Gear à la sauce Smash Bros, avec des combats à quatre simultanément dans des arènes sur plusieurs niveaux superposés. Pas une grande réussite (mécaniques à la Isuka, nombre de personnages réduit), mais ça se joue quand même et ça permet d'emporter Sol Badguy partout avec soi.

 

RAW RAW, FIGHT THE POWER ! Gurren Lagann, du pur jeu "fan service". Vous déambulez dans des environnements 2D détaillés, mais réduits à quelques couloirs, vous parlez aux personnages que vous croisez, vous revisionnez quelques images tirées de la série, que vous revivez dans son intgéralité à travers de affrontements 3D minimalistes, mais pas dénués d'intérêt, aux commandes d'un robot customisable à l'infini (ou pas loin), chaque système offensif équipé donnant lieu à un mini-jeu lui permettant de frapper à pleine puissance (ou pas, si vous  loupez votre coup). Bien fichu pour un jeu à licence, il n'en reste pas moins extrêmement répétitif.

A noter que dans sa version collector (que je possède - mode frime activé), le jeu est accompagné d'un DVD, proposant un épisode de 15 minutes inédit (tout en japonais, bien sûr).

 

Un fan de "Mana" se doit de consentir à tous les sacrifices, y compris l'achat de ce tactical généreux, magnifique, mais aussi mal pensé que mal calibré.

 

Même éditeur, autre saga qui m'est chère. Un épisode spin-off un peu à part qui n'apporte pas grand chose sur le plan scénaristique, dans la mesure où il se déroule dans un univers virtuel, mais qui n'est pas dénué d'intérêt non plus. 

 

Autre spin-off, adoptant cette fois le point de vue des  antagonistes de l'épisode 2, cette itération beaucoup trop longue se délite en missions trop nombreuses et trop répétitives, mais compense par son propos humaniste naïf, certes, mais si sincère qu'il fait mouche (pour peu qu'on ne soit pas un monstre de cynisme).

 

Un Visual Novel dans un univers à la Persona, dans lequel vous devez extirper des vers mentaux de la psyché de vos concitoyens avant que ceux-ci ne les poussent au suicide. Youpi tralala c'est la fête.

Des thématiques sombres, pour un scénario efficace - même si peu original, finalement -, agrémenté de quelques mini-jeux (en guise d'affrontement de  boss) qui pourront vous rendre dingues pour de vrai, si vous êtes aussi habiles de vos mains (carrées) que moi.

 




 

Peut-être bien le tout meilleur Shoot'them up de la DS, qui fera le bonheur de ceux qui sont allergiques aux manic shooters et qui rêvent encore de Super Star Soldier la nuit. Un titre "à l'ancienne" servi par des graphismes 3D (pour les décors) du plus bel effet, et une alternance scrolling vertical-scrolling horizontal qui contribue à dynamiser l'action.

 

L'épisode 2 : plus beau, plus varié, plus dur, qui reprend à son compte tous les atouts du premier en les améliorant. Dommage que l'épisode suivant, sur 3DS, ait opéré un virage à 180° tout ce qu'il y a de plus... calamiteux.

 

Le Smash Bros de One Piece, particulièrement réussi (peut-être même plus que le jeu dont il s'inspire). Varié, inventif, fluide, coloré, riche en contenu à débloquer, il se révèle plus fin qu'on ne pourrait le croire au premier abord, et d'une durée de vie conséquente.

 

L'épisode 2, qui prend les mêmes (mais pas que) et qui recommence en mieux sur tous les plans. Un vrai plaisir, dont le seul défaut (visiblement rhédibitoire aux yeux des éditeurs européens, puisque le jeu n'est pas sorti chez nous) est d'être trop similaire à son aîné.

 

Avec sa 3D de très bonne facture et son univers qui a fait ses preuves (Xenoblade X n'a rien inventé), ce vrai-faux MMO jouable en solo est écartelé entre les qualités et les défauts du genre : beau, mais trop répétitif, il trouve tout son sens en multi, mais reste agréable en solitaire (à petites doses).

 

O_____________O

Mais.

Bon, alors qu'est-ce que ça fiche dans ma collec, ça ?

Bonne question. Moi-même, je me la pose très sérieusement.

Sans doute que j'espérais retrouver l'ambiance (et surtout le soundtrack) du film en question... Monumentale erreur !

Ce  beat'them all poussif et paresseux n'a vraiment rien pour lui.

 

Comme le lecteur avisé l'aura deviné : le portage du premier volet, à l'identique (ou pas loin). Incontournable, mais d'une difficulté décourageante.

 

Le magnifique (c'est peu de l'écrire) remake de SaGa 2 sur Gameboy (Final Fantasy Legend 2, en occident), incontestablement l'un des plus beaux jeux 3D de la console. Un pur bijou, véritable régal pour les yeux et pour les oreilles, porté par un scénario simple, mais efficace, et des mécaniques d'une cohérence rare (pas de points d'expérience ici : ce sont vos actions qui décideront des caractéristiques qui augmenteront en fin de combat).

 

 

Le non moins magnifique remake de SaGa 3 (Final Fantasy Legend 3, pour ceux qui n'auraient pas suivi), tout aussi réussi sur le plan technique, et qui s'offre même le luxe de précéder Chrono Trigger en mettant l'espace-temps sens-dessus-dessous.

 

 

Les fans des films de Miyazaki qui s'essaieraient à ce A-RPG seront aux anges : ils y retrouveraient la poésie, l'optimisme et l'imaginaire qui leur plaît tant dans les oeuvres du Maître, mais en version interactive, et illustré par le grand Nobuteru Yuki (Lodoss, Escaflowne, Chrono Cross, ...).  Dommage que le challenge ne soit pas au rendez-vous et que les zones à explorer soient aussi spacialement réduites : autant de défauts qui enlèvent beaucoup de son charme à cette oeuvre qu'on voudrait pouvoir aimer sans réserve. Un bon titre, qui aurait pu être exceptionnel s'il avait été mieux pensé. Restent deux des plus belles chansons jamais composées pour un jeu vidéo...

 

 

Une déclinaison de la licence Starfox atypique, déroutante, inutilement alambiquée, mais très réussie malgré tout (même si on est loin de la folie décomplexée de l'épisode  Super Nintendo).

 

Steal Princess : un jeu d'action-réflexion relativement original, dans l'esprit de Ladystalker sur Super Famicom, où vous devez mettre à profit toutes vos compétences pour dérober le trésor de chaque mini-carte en évitant pièges et gardiens. Plutôt malin et non dénué d'intérêt, il peut vite lasser malgré tout, et s'apprécie à doses homéopathiques. Mais pouvais-je résister au visuel de son opening, signé par le studio que j'évoquais plus haut ?

 

 

 Le héros le plus stylé de sa génération revient en duo dans ce spin-off conçu exclusivement pour la DS et exploitant généreusement son écran tactile. On y retrouve toutes les qualités de ses grands frères sur consoles de salon, et seuls les contrôles au stylet (approximatifs, à tout le moins) viennent entâcher le tableau.

 

 Tetsuya Nomura dans son élément, et au sommet de son art. Ce RPG culte à l'étonnant gameplay asymétrique éblouit à tous les niveaux : bande son j-pop façon Persona, univers urbain tendance fashion, parfaitement maîtrisé sur le fond comme sur la forme, et scénario aux petits oignons, un chef d'oeuvre inégalé dans son genre (en même temps, il est le seul de son genre, aussi. ça aide).

 

 Enfin, last but not least, l'édition US d'Ys 1 et 2 en version remake 3D (celles qu'on trouve sur Steam sont en 2D), réunis pour l'occasion sur une seule et même cartouche (contrairement à leurs versions japonaises), et accompagnée d'un CD bonus plein à craquer de titres emblématique de la série, tantôt fantasy, tantôt rock, que la DS met joliment en valeur.

Si le premier a mal vieilli, avec son aventure vite expédiée et ses graphismes cubiques (tout en restant très plaisant à parcourir), le second tire son épingle du jeu avec une surprenante modernité (pour l'époque). Deux titres A-RPG survoltés qui dépaysent sans peine...

 

Et comme c'est là-dessus qu'on se quitte, autant finir en beauté avec les deux openings, véritables invitations au voyage, qu'il soit réel ou virtuel...

 

 

 

 Tout ça pour dire : n'hésitez pas à les choper sur Steam,

avec les trois autres disponibles là-bas...

 

 

*

 

Pour prolonger :

Ma petite collection Super Famicom

Ma petite collection Final Fantasy

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Rares sont les amateurs d'animation nippone qui ne connaissent pas Tenkû no Escaflowne, au moins de réputation, tant la série estampillée Sunrise s'est imposée comme un grand classique d'avant l'an 2000, au coude-à-coude avec le géant Neon Genesis Evangelion. Une incroyable épopée fantasy, complexe et torturée, qui adapte librement le non moins incontournable Final Fantasy VI, sous la houlette d'une équipe artistique surdouée.

 

Pourtant, plus rares sont ceux qui savent quelles coupes sombres (inexplicables) ont amputé cette série d'exception au moment de sa diffusion chez nous, lors de son premier passage sur Canal + et jusque sur nos DVDs.

 

Comme si ça ne suffisait pas, plus rares encore sont ceux qui ont eu le (dé)plaisir de pouvoir s'essayer au jeu vidéo (lequel n'a de jeu que le nom, comme beaucoup de produits BanDai d'alors). Or entre deux affrontements minimalistes façon a-rpg et deux interminables séquences de dialogues entièrement doublés, la galette PS 1 proposait de revoir certaines cutscenes emblématiques de l'animé... mais également, et c'est son seul atout (avec le jeu de Tarot offert dans la  version collector), de découvrir des séquences entièrement inédites, réalisées par le staff de la série sans réduction de budget.

 

Une curiosité qui fera le bonheur des fans, à savourer sans plus tarder en vidéo :

 

Voilà. C'est tout pour mon vrai-faux come-back de la semaine (avouez que vous avez eu peur, pas vrai ?). Vous pouvez continuer de vous ignorer tous les uns les autres. ;)

 

Des bisous.

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Jeu vidéo)

 

D'accord, OK, ce mec a encore moins de ganache que Brian Molko (l'acteur qui joue le Pingouin dans Gotham, pour ceux qui ne le situeraient pas). On dirait presque qu'il a bouffé les petits gars de Greenday au petit déjeuner et qu'il ne les a pas encore complètement digérés. 

Oh et oui, absolument, il chante du rock de supermarché pour midinettes, le genre qui va coller une crise d'apoplexie à Fachewachewa avant même la première mesure (car il a cliqué, forcément, vu que j'ai inscrit "Kingdom Hearts" dans le titre de ce post - et que cette licence est ce qui, chez lui, se rapproche le plus du trouble obsessionnel compulsif).

Mais force est de constater qu'à l'oreille, ce n'est pas pire qu'autre chose, ce qui n'est déjà pas si mal en soi, et que les paroles ont de quoi faire vibrer les fans de la saga (hors Fachewachewa, s'entend) (il faudrait d'ailleurs lui envoyer les pompiers, là, présentement, si quelqu'un connaît son adresse...) (un volontaire pour le bouche à bouche, peut-être ?).

 

 

Il faut dire que ce Nathan Sharp n'en est pas à son galop d'essai. On lui doit un grand nombre de cover "metal" de musiques de jeu vidéo (dont du Undertale, excusez du peu), ou des reprises d'opening d'animés en versiion anglophonisée. Registre casse-figure qui a vrillé plus d'un tympan, mais dans lequel il se débrouille (presque) comme un chef .

 

Ainsi nous avait-il précédemment gratifié d'un très beau "Simple and Clean" :

 

Si seulement il pouvait éviter de montrer sa tête dans ses vidéos, par contre...

 

...ou d'une sympathique reprise instrumentale du thème de Traverse Town :

 

J'ai également été positivement impressionné par sa version du premier opening de Full Metal Alchemist Brotherhood (pourtant pas évidente du tout) :

 

Non mais pitié, cache-toi, par contre.

 

J'invite donc tout le monde (à part Fache, mais son esprit vogue actuellement vers les terres légendaires du Valhalla alors il n'est plus concerné) à en découvrir davantage sur sa page Youtube, où le très moyen cotoie le plutôt pas mal du tout avec beaucoup d'enthousiasme et de passion.

Même s'il manque encore de maturité, c'est certain, les bases sont là et elles sont bonnes, alors... pourquoi bouder ?

 

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 

Tous les hommes naissent libres et égaux, mais tous les hommes ne sont pas des hommes. Avec les droits viennent les devoirs, avec les devoirs viennent les responsabilités. On ne naît pas "homme", on le devient.

On apprend à le devenir.

On nous l'apprend.

Parfois, on ne nous l'apprend pas.

Parfois c'est nous, qui ne voulons pas l'apprendre.

Parce qu'il est plus aisé de ne pas être un homme, ou plutôt : d'être un loup, dans les habits d'un homme. Pire qu'un loup, même. Un chien. Un chien enragé, avec l'écume aux lèvres. Un chien malade, galeux, qui contamine, corrompt, salit tout ce qu'il mord.

Et ce chien-là serait "libre", dites-moi, juste parce qu'il nous ressemble ?

Il serait "égal" à celui qui vit selon un idéal de droiture et de compassion ?

Juste parce qu'il sait marcher sur ses deux pattes arrières ?

J'en ai vu sur Youtube accomplir des tours plus impressionnants que ça.

Ce chien peut-il prétendre aux mêmes droits, alors, à la même considération, juste parce qu'il possède le même ADN, s'il ne s'acquitte pas de ses devoirs d'homme ?

Au contraire : s'il les bafoue à la moindre occasion, petite ou grande, en se réfugiant lâchement dans des jupons célestes pour justifier sa monstruosité ?

Dieu n'a jamais tué personne, cessons de le blâmer, c'est trop facile. Ce sont les gens, qui tuent. S'il existe un Dieu, sous quelque forme et quelque nom que ce soit, alors il a créé tout ce qui existe. Et s'il a créé tout ce qui existe, s'en prendre à cette création, sous quelque aspect que ce soit, c'est s'en prendre à Lui. C'est lui faire injure. C'est NOUS faire injure. Il n'y a pas de démons, il n'y a pas de Satan, il n'y a pas de créatures à la peau rougeâtre et aux cornes sur le front qui cherchent à nous tenter, à nous hanter, nous posséder. Ou s'il y en a, ils sont loin d'être aussi effrayants, ou aussi monstrueux, ou aussi impardonnables que nous pouvons l'être nous-mêmes. Car même s'ils existent, ils n'ont pas choisi, eux. Ils sont nés monstres, ils ne le sont pas devenus. Ils ont l'excuse que nous, nous n'avons pas. Or quelles horreurs infâmes pourraient-ils nous souffler à l'oreille, quand nous avons dans ce domaine tant d'imagination ?

Voyez le monde dans lequel nous vivons, dont nous faisons partie : celui de la violence banalisée, de la mort-spectacle, du petit sophisme de forum pour épater la galerie, de la conspiration imaginaire et du "c'est-pas-moi-c'est-l'autre". Celui de la récup' et de la haine pour appuyer la haine. Celui de la loi du Talion. Alors que l'ouverture au monde offerte par internet aurait dû nous rassembler, nous unir, nous étendre, elle nous rabaisse, nous réduit, nous ramène invariablement à notre petit nombril. Les tragédies ne sont, souvent, plus que des occasions d'y aller de notre petit mot d'esprit, à contre courant, parfois goguenard. Un petit moment de frisson "vu à la TV". Un ciment prise rapide qui se craquellera d'ici deux semaines. Sera dissout dans trois. Et vogue l'indécence.

Bien sûr qu'il y a des morts ailleurs. Qui a dit le contraire ? Qui a dit que nous y étions insensibles ? Bien sûr qu'il y en a tous les jours, et en d'autres proportions. Mais depuis quand cela justifie-t-il quoi que ce soit ? Depuis quand un mort cesse-t-il d'être un mort juste parce qu'il y en a deux autres un peu plus loin ? Peut-on, du reste, blâmer un peuple de réagir avec plus d'émotion lorsque la mort s'invite dans son salon, alors qu'il n'y a rien de plus "humain" que cela, alors qu'il en va de même pour tout peuple, quel qu'il soit ? Pas d'amalgames, toutefois. Les Musulmans n'ont pas à s'excuser pour ce qui vient d'arriver, c'est vrai. Tout comme je n'ai pas, moi, homme né blanc, comme j'aurais pu naître noir, ou jaune, ou sur une autre planète (si seulement !), à m'excuser pour les croisades, le sexisme, l'esclavage ou la guerre d'Algérie.

Nous ne sommes, chacun, responsables que de ce que nous sommes. Pas "ce que nous faisons semblant d'être" dans la rue, au bureau ou sur les réseaux sociaux, sous les projecteurs valorisants du regard de l'autre, mais ce que nous sommes au fond, pour de vrai, quand personne (si ce n'est un Dieu hypothétique) ne nous regarde. Quand personne ne nous voit frapper, ou cracher, ou briser, ou salir. Et c'est déjà une énorme responsabilité.

Une façon de changer le monde.

A chacun d'entre nous, chaque jour, dans la rue, au bureau ou sur les réseaux sociaux, de faire la différence entre l'homme et la bête, entre l'ange et le monstre. De ne pas se chercher d'excuses, jamais. De ne pas détourner les yeux. De ne pas rabaisser, pour ne pas NOUS rabaisser. De ne pas trahir pour ne pas NOUS trahir. De ne pas faire mal pour ne pas NOUS faire mal. Nous pouvons comprendre, tout, car tout a ses raisons. Mais comprendre ne veut pas dire que nous ne devons pas condamner. Tous. Tout. Sans exception, ni "oui mais", ni la moindre indulgence. Parce qu'au-delà des prétextes, au-delà des beaux discours ronflants, au-delà de ce réflexe intellectuel narcissique qui pousse invariablement les esprits faibles à la contradiction, même lorsqu'elle est intolérable, la réalité est si simple qu'elle en est à pleurer : il y a les hommes, il y a les monstres qui ont un visage d'homme et il y a nous. Qui choisissons, comme nos semblables, à chaque seconde de chaque minute de chaque heure, dans quel camp nous voulons pencher... tout comme ceux qui ont tiré à Paris hier soir ont fait leur choix en leur âme et conscience (si tant est que ces mots puissent s'appliquer à eux). Peut-être, tout au fond, sont-ils des victimes également. Peut-être, tout au fond, reste-t-il en eux une part de l'enfant qu'ils étaient, qui savait s'émerveiller, respecter la vie, jouer au ballon, comme n'importe quel enfant. Peut-être peut-on se poser légitimement la question du "comment ces enfants innocents ont pu en arriver là ?". Mais ils ont fait leur choix. Ils ont choisi leur voie. Ils ont choisi Satan, plutôt que Dieu - mais même Satan se sentirait insulté d'être mis dans le même panier qu'eux, car ils ne sont pas des démons, ils ne sont pas "le Mal". Ils sont le Pire.

Et quant à l'homme, lui...

S'il veut être libre, qu'il respecte la liberté d'autrui. S'il veut être "égal", qu'il cesse de se croire supérieur. S'il veut des "droits", qu'il les mérite, d'abord. Qu'il prouve qu'il en est digne. Qu'il prouve qu'il est vraiment un homme. En accomplissant ses devoirs.

"Manners maketh man".


Ergo :


"A man without manners is not a man".

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Geekerie)

Authentique. Si l'on peut dire.

 

Pendant ce temps, dans les dimensions infernales qui bordent le monde des hommes, on se prépare à faire le tour des chaînes Facebook interrompues.

 

Et ça représente beaucoup d'organisation.

 

- Bon alors les gars, je sais que depuis l'invention du net, vous bossez non-stop jour et nuit à cause de ces foutues chaînes sur les réseaux sociaux, que les conditions de travail sont pas très avantageuses et que la couverture sociale laisse à désirer mais ça vient de tomber : j'ai besoin d'un binôme pour s'occuper de Jean Dupond, 14 ans, qui a - je cite - "commencé à lire le commentaire mais en fait non". Après quoi il a posté - je cite toujours - "LOL MDR", suivi d'une émoticône de chien qui fait pipi. Du coup, on peut pas y couper, il va y avoir sanction.


- Moi je veux bien, chef, mais ça va consister en quoi, exactement ?


- La routine, Roger, la routine. Les ténèbres, le sang, la terreur, les cornes, tout le tintouin. Mais avant ça, tu commences par te coller cette perruque sur la tête, s'te plaît.


- Ho non, purée, pas encore le coup de la perruque ! C'est toujours sur moi que ça tombe ! Après, les copains ils prennent des photos et ils se créent un compte avec sur Adopteunedameblanche.com !


- Ecoute, c'est pas nous qui faisons les règles. C'est bien écrit là, regarde : "a 23h59 de la nuis, une femme elle va viendre tout tacou et elle va sonnait ché toi". Par conséquent, ça aura l'air de quoi, si t'y vas sans perruque ? On est une maison sérieuse, nous. On a une image de marque à préserver.


- Avec des perruques.


- Oui, avec des perruques. Si c'est ce que le client attend de nous, on discute pas, on obtempère. Et estime-toi heureux que cette fois, il soit pas aussi question de soutif et de guêpière. L'autre soir, c'est tombé sur Pierre, ben tu sais ce qu'ils ont dit, les autres ?


- "Houaaaa, il a l'air trop gay, Pierre" ?


- Exactement. Comment tu sais ça, toi ?

 

- Chais pas. Une intuition.

 

- Du coup, tu t'en sors bien.


- C'est clair. Bon, et à part ça, je fais quoi ?


- Ben déjà, tu sonnes. C'est la base. Mais de manière démoniaque, hein. Genre plusieurs fois et tout. ça va bien le faire ch*er. Fais-lui le coup de la cocaratcha, tiens. ça va lui foutre les boules, même si elles sont pas encore trop descendues. Si c'est ses parents qui répondent, tu prends une petite voix et tu dis "j'suis un copain de Jean, j'viens jouer à Call of Duty". Il se fera décalquer la tronche, on pourra l'ajouter comme corrolaire à la prochaine malédiction.


- C'est noté. La suite, c'est quoi ?


- Je te le cache pas, ça devient plus compliqué. Tu rentres, mais seulement si on t'ouvre pas. Parce que t'es un méchant, d'accord ? Du coup tu fais tout le contraire de ce que les gens ils te disent de faire ! Je sais que c'est subtil mais tu peux prendre des notes, si tu veux.


- Oui mais alors du coup, et si on m'ouvre ?


- Ha m*rde. J'avais pas pensé, à ça. Bon. T'es un méchant, alors on va dire que tu refuses de rentrer. T'attends juste que le gosse, il referme la porte.


- Et là j'entre.


- Exactement.


- Et après ?


- Alors là, c'est un peu confus. J'ai relu plusieurs fois mais j'ai un peu de mal avec les directives. Si j'ai bien compris, tu cries. Le truc qui fait bien peur, style "Bouh !", jumpscare et tout, mais en plus menaçant. Puis tu vas chercher un couteau dans la cuisine.


- Ok, j'ai pigé ! Dès que je l'ai chopé, je le plante dans le gosse ! Paf ! En plein dans la bidoche !


- Euuuuuh... ouaiiiiis, nan, c'est pas précisé, en fait. Tu prends un couteau, c'est tout.


- D'accord. Et quand je l'ai, j'en fais quoi ?


- Alors là... aucune idée. Prends-en un joli, on essaiera de le refourguer sur Ebay. Je demanderai aux autres gars de ramener des fourchettes et des cuillères, on fera un service complet.


- Bon mais alors pourquoi il faut qu'on soit deux ?


- Ben c'est évident, non ? Pendant que tu fais ton truc, faut bien qu'y en ait un qui poste un message sur Facebook pour confirmer que le petit Jean Dupond, 14 ans, est bien mourru de la peur.


- Mais et s'il est pas mourru ?


- Ben attends, t'auras sonné, tu seras entré alors qu'il t'aura pas ouvert, tu auras crié et tu lui auras piqué un couteau. Et en plus t'auras ta perruque sur la tronche. Qu'est-ce que tu voudrais de plus ? Evidemment, qu'il sera mourru.


- En effet. Je pose de ces questions c*ns, moi, des fois...

 

- Non mais c'est pas super-limpide non plus, comme consignes, faut dire. ça explique même pas pourquoi le texte doit être copié quarante fois, ni le rapport avec une femme qui déboule chez les gars en pleine nuit, ni pourquoi il faut le renvoyer à des photos plutôt qu'à des gens. Y'a pas de thématique, ça part dans tous les sens, ça mélange tout, y'a pas de fil rouge, c'est pas cohérent pour deux sous. Personnellement, je vois pas  l'intérêt.

 

- Sans doute que ça a un sens symbolique fort.

 

- Ou bien qu'on se fout de notre gu*ule.

 

- Faut pas dire ça, chef.

 

- Je sais bien, mais j'y peux rien. Y'a des soirs comme ça où je doute.

 

- Ha ça, j'connais, c'est sûr. Mais le boulot de terrain, ça aide à oublier. 

 

- T'as bien raison, Roger. Allez, il faut qu'on t'trouve un partenaire.

 

- Z'avez déjà quelqu'un en tête ?


-  ça peut pas être n'importe qui, attention ! Faut quelqu'un de qualifié, qui comprend et maîtrise les arcanes secrètes des réseaux sociaux, sinon personne y croira. Hé toi ! Oui, toi, là, avec la tête de serpent et les ailes dans le dos ! Viens un peu ici pour voir !


- Ki ? Moi ? Quesse queue vous me voulait ? Gé fai kelkechose de male ?


- Parfait. Juste par-fait. Tu as tout ce qu'il faut pour mener cette mission à bien. Allez, hop, tu pars avec Roger.


- Jeu mais une pairuke ossi ou pa ?


- Tu fais comme tu veux, c'est pas précisé. Par contre, vous vous grouillez, les gars, parce qu'il faut y être pour 23h59 pétantes, c'est dans le contrat.


- Avec quelle marge d'erreur ?


- 25 secondes, comme d'habitude. Prenez la voie rapide sinon vous y serez jamais dans les temps et ça reportera à demain. A cette heure-ci, le périph', c'est in-fer-nal.


- Vous tracassez pas, je vais couper à travers Jean.


- Qu'est-ce qu'on a dit ? C'est pas dans le programme.


- ...à travers champs, pardon. J'ai ma langue qui a fourché.


- Mouais. Roger ?


- Oui patron ?


- Arrange-toi un peu. T'as mis ta perruque à l'envers.

 

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Jeu vidéo)

Dans l'hebdo gratuit 20minutes, cette semaine, un titre "audacieux" défraie la chronique :

 

 

Source : Checkfaï Au

 

Flashback. 24 heures avant publication :

 

- Lâchez-moi ! Lâchez-moi ! Je vais le faire ! Je vous jure que je vais le faire ! Je suis déterminé à aller jusqu'au bout ! C'est pas vos trombones et vos élastiques qui vont m'arrêter !


- Arrête Jean-Kevin ! Nos agrafeuses sont chargées ! Agrafes bébé 8/4, laiton à pointes perforantes ! Nous oblige pas à tirer !


- Ouais, allez-y, tirez ! D'façon vous en rêvez depuis que j'ai intégré la rédaction, alors j'ai quoi à perdre ? Franchement ?


- Mais qu'est-ce que tu racontes ? A part Gérard et Marceline qui démontent les roulettes de ta chaise tous les matins, on t'a tous accepté comme un membre de l'équipe à part entière, malgré tes difficultés en français, en anglais et dans toutes les autres langues présentes, passées et à venir ! Si on te barre la route, c'est dans ton intérêt ! Fais marche arrière maintenant, ou on va te retirer ta carte de presse !


- MAIS JE M'EN COGNE, DE MA CARTE DE PRESSE ! J'ai jamais eu l'intention d'être journaleux, d'façon ! Moi, ce que je voulais, c'était faire la première partie du spectacle d'Elie Semoun ! Pourquoi vous croyez que je suis entré chez 20minutes, et pas dans un vrai journal ? Par VOCATION ?


- Reprends-toi, Jean-Kevin ! Tes propos sont incohérents ! Si je ne te connaissais pas aussi bien, je dirais que tu as bu !


- Oui ! Oui, j'ai bu ! J'ai bu le calice de la presse de proximité jusqu'à la lie ! Et pendant mes vingt-et-quelques heures de coma éthylique, j'ai réalisé qu'il n'y avait qu'une issue à l'impasse salariale au fond de laquelle je suis arrivé : le suicide professionnel en pleine page, caractères 36, tout en gras, Comic sans MS !


- T'es pas obligé d'aller aussi loin ! On est tes collègues, Jean-Kévin ! Je sais que c'était vache de mettre de la super glue sur le combiné de ton téléphone et des punaises dans ton café, mais c'était une manière de t'intégrer, de te faire sentir que tu es des nôtres ! On peut t'aider ! Qu'est-ce que tu veux ? Une meilleure place de parking ? Plus de purée à la cafétéria ? Si c'est ça, t'as qu'un mot à dire, je connais Nicole, là, celle qui sert les plats chauds. ça n'a duré qu'un soir, elle et moi, j'étais particulièrement fatigué et j'y voyais plus clair, mais depuis, elle se met toujours en quatre pour...


- JE M'EN FOUS DE TA PURÉE ! Moi, ce que je veux, c'est que le monde entier reconnaisse mon génie comique ! Je veux apporter du bonheur aux gens ! Je veux faire rire ! Je veux qu'on m'applaudisse !


- Ben justement ! Ton titre, là, il va plutôt faire pleurer tellement il est triste, mais triste ! Tu crois qu'on voit pas que c'est un appel au secours ?


- C'EST TROP TARD ! JE SUIS DÉTERMINÉ ! Essayez de vous dresser sur mon chemin et je vous jure, je vous colle des blagues dans les pages politiques ! "François Hollande : l'autre pays du fromage", "Najat Valleau-Belkacem le vent récolte la tempête !", "Marine, deux qui la tiennent, trois qui la...".


- Pose ce clavier, Jean-Kevin ! On n'est pas obligé d'en arriver là ET TU LE SAIS !


- CE QUE JE SAIS C'EST QUE JE SUIS PAS EN PREMIÈRE PARTIE D’ÉLIE SEMOUN !


- Oui, ça, d'accord, effectivement, mais si ça peut te consoler, j'ai entendu dire qu'il était très méchant et que c'était peut-être pas un hasard si Dieudonné il avait perdu la raison. Et puis, euuuh, mon beau-frère se marie ce week-end et il cherche quelqu'un de marrant pour chanter le petit bonhomme en mou... NON OK J'AI RIEN DIT, POSE CETTE SOURIS, P*TAIN, FAIS PAS LE C*N !


- Dites, les comiques, il se passe quoi, ici ?


- Ha ben voilà. Bravo. Bravo, Jean-Kevin. T'as tout gagné. T'as réveillé le Chef. On peut plus rien pour toi, maintenant.


- OK. Alors c'est quoi, le problème ? On vous entend brailler de l'intérieur de mes rêves érotiques - avec Nicole et sa purée et tout (d'ailleurs pourquoi je rêve de ça, moi) ?


- Ben c'est Jean-Kevin, Chef. Il a pété un boulon. On a essayé de le raisonner, mais rien à faire. Regardez le titre qu'il a collé à son article jeu vidéo.


- "Les nouveautés automnales qui vont vous faire bandaye" ?


- ...


- Eh ben ? Il est où, le souci ? Bandaye sort des jeux, c'est l'automne, je ne vois pas ce qui vous tracasse.


- ...


- Je le valide, moi, son titre. Allez, hop. Sous presse. On va pas y passer la nuit.


- ...


- Et arrêtez de vous en prendre à ce pauvre Jean-Kevin juste parce qu'il est le fils de mon meilleur ami.


- ...


- Ha ha. Z'avez entendu ça ? OWNED, les losers ! Hop là ! Danse de la victoire dans vos faces !


- Alors par contre, Jean-Kévin, le Comic Sans MS, c'est non.


- Pffff, comment t'es trop pas cool, tonto... euuuh, je veux dire, Chef !.

 

*

 

 

Bref, je crois que je me suis trompé de voie professionnelle.
J'avais un avenir dans la presse papier (ou comme presse papier, dans le pire des cas).

 

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Édito

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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