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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 23/08/17 à 19h02

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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Catégorie : Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 On ne le sait peut-être pas et on s'en fout sans doute royalement, à juste titre, mais au nombre de mes (trop nombreux) péchés mignons, la mythique série british Doctor Who occupe une place d'honneur, que ce soit dans mon coeur (ce n'est pas un problème) ou sur mes étagères (ça, par contre...).

L'occasion de faire un petit break  en "hors piste" entre deux collections de jeux laborieusement anotées (ce qui explique le temps indécent que je mets à les poster), pour s'évader en TARDIS d'occasion et découvrir une "collection" (disons plutôt, là encore : un amassage compulsif de trucs random au fil des ans) plus grande à l'intérieur. D'autant que ma moitié (bon, ok. Mon trois-quart), la sémillante PYT-Bibiche, n'aura pas manqué d'apporter ses pierres à l'édifice.

L'occasion également de rendre hommage à un monument de télévision qui, certes, s'essoufle actuellement (après dix saisons consécutives, pouvait-il en être autrement ?) mais dont les mérites ne déméritent pas, et qui a su donner au divertissement populaire ses lettres de noblesse. 

Pour celles et ceux qui se demanderaient de quoi qu'est-ce que ça cause

(mais c'est très marrant aussi, hein.

On ne dirait pas comme ça, mais ça ne se prend pas au sérieux et c'est pour ça que c'est bon)...

 

Woush-woush-woush, on embarque, direction everywhere, anytime.

It won't be safe, it won't be calm, but it will be the trip of a  lifetime.

Will you come with me ?

 

 

 

 * Les DVDs :

 

 Le coffret par lequel tout a commencé. Après avoir longuement hésité à acheter la série "en aveugle", alors qu'elle ne jouissait que d'un petit succès d'estime chez quelques rares initiés la suivant via des moyens occultes (on était encore bien loin de l'effet de mode et des Fez sur la tête), j'ai fini par sauter le pas et par tenter le coup. Bien m'en a pris (encore que mon banquier ne soit pas nécessairement d'accord sur ce point). Pourtant, j'ai trouvé le premier épisode particulièrement calamiteux, grotesque, mal écrit, mal joué, infantile au possible... à une scène prêt (les vrais sauront). J'ai vraiment failli ne pas aller au-delà tellement je l'ai trouvé mauvais. Heureusement que l'épisode 2 était aux antipodes, et m'a encouragé à m'accrocher...

Bon, pas en VF, par contre, parce que les coffrets sans la V.O. sous-titrée, c'est un concept d'un autre temps (oui, j'ai découvert la série en fin de saison 3)...

 

 

Je n'ai pas honte de l'avouer, je ne suis pas fan de l'ancienne série, que j'ai plaisir à regarder (avec une indifférence amusée) mais qui me séduit plus par son bric et son broc que par ses scénarios étirés à n'en plus finir et pas toujours rythmés comme il faudrait.

Oui, je fais mon coming out, je suis fan du "New Who" : son humanisme, son ambivalence, son humour surjoué, sa grandiloquence théâtrale, sa SF en trompe-l'oeil, son cul entre deux chaises...

Ce qui ne m'empêche pas de posséder quelques classiques "par principe", dont ici un coffret regroupant trois aventures antérieures, dont le fameux téléfilm américain qui aura fait couler tant d'encre : malgré un Doctor charismatique au possible et quelques bonnes idées, voire une ou deux belles lignes de dialogue accidentelles, le tout tient de la série Z lambda, réécrivant laborieusement Terminator, avec le Master en guise de T1000 (interprété - si  l'on peut dire - par le frère de Julia Roberts, c'est dire s'il y a du beau linge) et tentant de réinventer la mythologie de fort troublante manière (le Doctor y serait à demi humain...). Rigolo (involontairement), mais c'est bien tout.

 

En grand fan de Douglas Adams qui se respecte, il me fallait également posséder cette aventure mythique qu'il a scénarisée et dont l'action, cerise sur le gateau, se déroule dans notre bon vieux Paris sans Book-Off (:larme:).

 

The Second Coming, mini-série de Russell T Davies en deux parties, qui préfigure son futur "New Who" en gestation. On y retrouve déjà toutes les qualités et les obsessions du Seigneur du Temps version "2000", ainsi que quelques visages connus au niveau du cast (l'immense Christopher Eccleston en tête). Si l'image est cheapos au possible, l'écriture en est remarquable, surtout sur un sujet aussi casse-gueule (un prolétaire lambda prétend être le nouveau Christ), pour un message toujours tristement d'actualité (aujourd'hui plus qu'hier mais bien moins que demain).

 

 

 Chat échaudé craignant la version française, j'ai embrayé sur les coffrets en version britaniques, infiniment plus copieux en matière de bonus... Ici, donc, les quatre premières saisons, incluant les fameux épisodes de Noël.

 

 

 

 

 

Deux incursions timides du bon Docteur dans le champ de l'animation : en 3D cell-shadée d'abord, avec un récit nerveux (trop) car découpé en épisodes de cinq minutes, mais plutôt sympathique (même si visuellement atroce). 3D ensuite, niveau cinématique PS2 de début de gen', mais sauvé par l'intrigue sympatoche (à défaut d'être révolutionnaire). Productions petit budget techniquement à la ramasse, elles ont toutefois le mérite d'exister et de prolonger agréablement la balade en compagnie de la dixième incarnation de notre Timelord favori. ça ne se refuse pas.

 

 On continue la balade DVD avec les Spéciaux de la saison 4 (dont l'inoubliable et traumatisant Water of Mars), puis le changement de showrunner en saison 5, avec l'arrivée de Steven Moffat aux commandes et de Matt Smith dans le rôle du 11ème Docteur (coïncidant avec un budget bien plus conséquent et du matos HD, gommant un peu du kitsch emblématique de la série, pour le meilleur et pour le pire).

Saison 5 qui devait être la dernière, et qui reste aujourd'hui encore ma préférée, n'en déplaise aux nombreux haters du bonhomme tant il y a tout donné - au point de manquer de matière pour la suite, c'est ballot.

 

 

Moffat que j'idôlatre, d'ailleurs, qu'on se le tienne pour dit, car c'est un de tous meilleurs scénaristes de son temps et un véritable "esprit supérieur", au sens noble du terme, que j'ai eu la chance de voir en Masterclass lors de sa venue au Comic Con de Paris il y a quelques années de ça. <3

 

 Les saisons 8 et 9, avec l'arrivée du Grumpy Doctor (génial Peter Capaldi), l'épisode spécial du 50ème anniversaire (jouissif) et l'incroyable épisode de Noël avec Nick Frost (un grand, très grand Moffat).

 

 

En attendant la version française d'une saison 10 pour le moment en demi-teinte (à un épisode près, jubilatoire), l'intégrale des 4 saisons de Torchwood, spin-off de l'ère Davies au ton se voulant plus adulte et qui, passé une saison 1 parfois géniale, parfois embarrassante de ridicule, s'enfonce toujours plus profondément dans les affres d'une noirceur désespérée, jusqu'à atteindre des sommets rarement égalés en la matière (mention spéciale à la saison 3). Très décriée pour son "américanisation", la saison 4 est au passage beaucoup moins mauvaise qu'on le raconte, voire carrément enthousiasmante si on fait abstraction des flingues (à vrai dire, c'est une de mes préférées).

 

 

 

 

* CD :

 

Parce que la musique adoucit les voyages dans le temps, les bandes-originales des saisons 1 à 4, ainsi que des Spéciaux de la saison 4 et celle de la saison 5.

Difficile de suivre tant les sorties pleuvent en la matière, mais si vous ne devez en avoir que trois, vraiment, prenez les trois premiers, très au-dessus du lot.

 

 Les BOs des saisons 6 et 7, ainsi que de l'épisode de Noël de la saison 5 (je crois. Je m'y perds moi-même !) et celle du 50ème anniversaire...

 Le triple album de la saison 8, histoire de pouvoir écouter à loisir l'excellent thème du 12ème Doctor...

 Sur une seule galette pleine à craquer, la bande son des saisons 1 et 2 de Torchwood - qui mrite son pesant d'écoutes.

 

 En double CD, la BO glaçante de la non moins glaçante saison 3 de Torchwood.

We are coming. We are coming. We are coming.

BACK.

Un peu de Trock, maintenant. Et non, ça ne consiste pas à essayer d'échanger un Amiibo Breath of the Wild contre un petit pays d'Afrique sur Priceminister. Le Trock, c'est du "Time Lord Rock", à savoir : des CDs de chansons pop-rock consacrées au bon Doc, par des fans, pour des fans.

Avec ici les deux albums du groupe le plus célèbre, en la matière : Chameleon Circuit.

 

 

Ensuite, une compile masterisée en garage où le pire cotoie le meilleur.

Enfin, un album de Dr Noise, qui cause Dr Who mais pas que.

 

 

Des galettes qui ne révolutionneront pas le monde de la chanson mais qui restent bigremment malignes et très très agréables à écouter, et c'est tout ce qui compte.

 

Bouquins :

 

 Incontournable, l'Encyclo "française" (disons : traduite en français), pleine à craquer de photos d'archives et de documents rares qui font plaisir à voir. Chaque page apporte son lot de culte et de collector, rendant l'achat indispensable - même si la médiocrité de la traduction gâche un peu le tableau.

 

Offert par un autre fan de renom, mon compère ChrisleRoux, une autre encyclopédie en Anglais, davantage axée sur les coulisses, les bruits de couloir et les petits secrets (honteux ou pas) de la série.

 

The Shooting Script : un luxueux pavé tout en couleurs regroupant l'intégralité des scripts de la première saison, dans leur version originelle. Un must have absolu, d'autant qu'il est très bon marché.

 

 Le Brilliant Book 2011 qui revient de manière triviale sur les coulisses de la saison 5. Mi-encyclopédie, mi cahier de jeux, cet ouvrage hybride ne manque pas de charme mais reste anecdotique.

 

 La première partie de l'intégrale des livres de poche publié chez Milady (Bragelonne). Alors que je craignais le pire au niveau de la qualité des traductions (voire des ouvrages eux-mêmes), j'ai été agréablement surpris. Asbtraction faite de l'abominable "Nuit des Humains", les autres titres oscillent entre le moyen (Appolo 23, le Dragon du Roi), le très sympa (l'Armée Oubliée) et le très très bon (l'Horloge Nucléaire, la Chasse au Mirage). Au point qu'on peut les lire sans indulgence, et y trouver son compte quand même. On me l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru.

 

 La deuxième partie de l'intégrale, avec le très moyen "La Lune du Chasseur", et les très très bons... ben... tous les autres, en fait. Dommage que Milady ait interrompu la publication car on en reprendrait sans peine une louchée (et vu le nombre indécent de titres qui existent en Angleterre, il y aurait de quoi faire). A croire qu'il aura été difficile de trouver des lecteurs chez les adeptes du Doc'. Du coup, on comprend mieux pourquoi le travail de Moffat est autant critiqué. Niark.

 

 Contre toutes attentes, Milady a fini par reprendre ses publications, mais en optant pour un format plus volumineux et des textes plus aérés (l'occasion de vendre ça deux fois le prix), mettant en scène les Docs de l'ère "Classique".  N'étant pas fan de la formule, j'ai quand même donné sa chance à celui-ci, puisqu'adapté d'un script perdu de Douglas Adams, mais si l'aventure est bien au rendez-vous, elle ne m'a pas donné envie de poursuivre ma collection (d'autant que pour le coup, c'est le genre de choses qui prend de la place pour rien).

 

 Pour tromper ma déception, suite à la défection des éditions Milady, deux romans en V.O. (parmi des centaines), choisis en fonction de leur thématique très "4ème Dimension" et s'insérant en cours de saison 3.

 

 L'intégrale des romans faisant office de prequel à la quatrième saison de Torchwood (saison très controversée, mais que j'ai beaucoup aimée malgré tout).

 

Le 10ème Doctor a rencontré le Barde dans le second épisode de la saison 3. Cet ouvrage en anglais compile les impressions et réflexions de ce dernier au contact de l'exubérant extraterrestre, ainsi que quelques extraits de pièces revus et corrigés à la sauce Timelord... (PYT)

 

 

Qu'à fait Martha Jones en fin de saison 3, alors que le pauvre Ten était gardé en cage par un Master plus machiavélique que jamais ? C'est ce que ce roman en anglais propose de découvrir. (PYT)

 

Nos grands classiques des contes pour enfants, revisités en mode Gallifreyien (PYT).

 

 

Ce recueil de nouvelles regroupe le texte écrit par Amélia Pond après être sortie (contrainte et forcée) de la vie du Doctor, ainsi qu'une aventure de Melody Malone écrite par Riversong, et une autre consacrée à l'irrésistible Paternoster Gang (PYT). 

 

 Avant de se régénérer, le 11ème Doctor a veillé plusieurs siècle sur la planète Trenzalore, assaillie de toutes parts par ses plus mortels ennemis. Ce recueil de nouvelles révèle quelques-unes de ces luttes de longue haleine (PYT).

 

Un roman qui permet de retrouver le War Doctor joué par John Hurt plongé au milieu des horreurs de la Guerre du Temps (PYT).

 

 Un recueil de nouvelles consacrées au personnage ambigu de River Song, qu'on ne faisait jusqu'ici que croiser et qu'on découvre ici maitresse de son destin (PYT)...

 

 Recueil d'échanges épistolaires avec le Doctor, toutes saisons confondues, richement illustré de nombreuses photos couleur (PYT).

 

Un recueil de contes de Noël (un par Doctor), magnifiquement illustré par des artistes atypiques, mais de grand talent - ainsi qu'un totbag Weeping Angel (pour pouvoir l'emmener partout ?). 

 

* Magazines  :

 

Deux numéros du Doctor Who magazine officiel, achetés lors de voyages à Londres (passage obligé par WHSmith, "my old friend").

L'équivalent, mais version "jeune public". Toujours obligé (mais moins).

 

 

Six mooks en anglais (pour une collection qui en compte hélas plusieurs dizaines), consacrés au Whoverse dans son ensemble, période classique et période moderne confondues.

 

Un numéro spécial du Doctor Who magazine entièrement consacré aux produits dérivés de la série.

 

* BDs :

L'intégrale des Revolutionary War en français, incluant en fin de second tome un court chapitre consacré au Doctor (dans sa version Classique). Anecdotique, mais pouvait-on passer à côté d'une édition dans la langue de Molière (et d'une occasion de retrouver Captain Britain, par la même occasion) ?

 

Le recueil Panini des comics sérialisés dans le Doctor Who magazine et consacrés au 9ème Doctor.

Des histoires d'une grande qualité, parfaitement découpées (la marque de fabrique des comics DW édités chez Panini) qui ne souffre que d'un trait honnête mais sans génie. Chaque tome est toutefois augmentée d'une intéressante section making-of avec croquis et interviews à la clé.

Inclus : la nouvelle de Steven Moffat qui a donné naissance au cultissime épisode "Blink".

 

 

 

 La même chose, mais consacrée au 10ème Doctor. Les comics suivant la diffusion de la série TV, c'est l'occasion pour le lecteur de retrouver le personnage dans des aventures plus décomplexées, plus libres (le dessin permettant des folies que des décors en carton interdisent). Du fait de la longue pause ayant suivi la saison 4, on peut y découvrir une nouvelle "compagne" pour notre Seigneur du Temps préféré, une extraterrestre charismatique au caractère bien trempé et au passé trouble.

 Inclus : l'histoire courte ayant servi de base à l'épisode "The Lodger" et mettant en scène le fameux  Mickey dans le rôle du locataire récalcitrant.

 

 On poursuit logiquement avec les volumes consacrés au 11ème Doctor. La qualité est toujours au rendez-vous mais elle baisse, que ce soit au niveau de l'édition (volumes moins épais, format plus petit) que des intrigues qui, à trop vouloir suivre leurs fils rouges et se prendre au sérieux, perdent un rien de leur charme.

 

 La suite et la fin des festivités de l'ère Matt Smith, avec le retour de têtes connues de l'époque "Classique".

 

 Les deux premiers de l'ère Capaldi, toujours accompagné de Clara Oswald, son impossible girl (car non, ce n'est pas Bill que l'on peut voir sur la couverture du tome 2)...

 

 Un One Shot au format roman, tristement anecdotique.

 

 Les comics des édition IDW en version anglaise (une version française est sortie chez One Eye mais malheureusement, la qualité des traductions n'était pas au-rendez vous). Bien plus soignés (globalement) que les versions Panini, mais en contrepartie moins réussis sur le plan scénaristique. ça se lit avec plaisir, mais ça manque de liant, d'envergure, faute de pouvoir se développer convenablement. 

 

 Plus intéressante, déjà, une histoire en trois tomes. Seul vrai défaut : des premiers chapitres absolument hideux. 

 

On poursuit la collection avec le premier Omnibus de l'ère Matt Smith (également publié en VF en plusieurs volumes). Mêmes qualités graphiques, même bémol au niveau scénaristique (toutes proportions gardées. ça reste de très bonne facture malgré tout. Contrairement à ce que prétend la rumeur, je n'ai pas l'habitude de perdre mon précieuuuuux argent bêtement. Il y a des limites à la fanboyitude, loul).

 

 En attendant que je puisse m'offrir le second Omnibus, la version numérique en mode Humble Bundle, offert par le grand Locutus !

 

Dans le même ton, un one-shot sympathique, même si pas très beau à regarder.

 

Last but not least, le tout premier recueil de comics Torchwood (qui est longtemps resté le seul et unique du cru). Bien qu'il s'agisse d'histoires courtes, on ne boude pas son plaisir, la qualité est au rendez-vous. Il est actuellement réédité sous le titre "Torchwood : archives vol. 1".

 Torchwood revient en grande forme dans cette nouvelle aventure tout juste sortie de l'imagination de John Barrowman (l'acteur jouant le premier rôle dans la série) et sa soeur Carole, qui avaient déjà co-écrits ensemble plusieurs ouvrages romanesques (dont l'un consacré à cette même série). Malheureusement, le nouveau Torchwood (sans doute issu des bouquins) est loin d'être aussi charismatique que l'équipe d'origine, et la trame est loin d'être aussi enthousiasmante que Children of Earth ou Miracle Day (plus proche de ce qui se faisait dans les saisons 1 et 2).

 

L'intégrale à ce jour des aventures du 10ème Doctor version Titan (qui a pris le relais d'IDW pour redonner un coup de jeune à la licence). Le moins qu'on puisse dire, c'est que même si la qualité est en dent de scie, le passage de relais est une réussite, sur le fond comme la forme. Les artistes (renommés) s'en donnent à coeur joie et les intrigues sont globalement bien plus prenantes et mieux écrites. Seule ombre au tableau : un retard certain par rapport aux publications UK, et un sacré budget à débourser à chaque nouvelle sortie. 

Même Doctor, nouvelle compagne, une alchimie qui fonctionne du tonnerre.

 

 Même chose pour  le 11ème Doctor avec, dans le Tardis, une bibliothécaire de caractère, un extraterrestre incompris car incompréhensible et... David Bowie. Miam.

 

Même chose, enfin, pour le 12ème, accompagné de sa Clara Oswald fétiche.

Et là, on comprend pourquoi je parlais d'un budget conséquent, les tomes sortant simultanément dans les trois collections. A 15 euros pièce, c'est un budget.

 

Alors si en plus, on sort les One Shots... :lol: (plutôt réussi, mais terriblement confus et, une fois n'est pas coutume, un peu plombé par la traduc).

 Plus de problème avec celui-ci, vu qu'il est en V.O. Une chance, car cette fois, c'est quatre Doctor qu'il convoque parallèlement ET simultanément.

 V.O. toujours pour les deux premiers tomes des nouvelles aventures de mon "sosie", le 9ème Doctor, trop vite remplacé. Parce que je doute qu'ils sortent un jour en version française, et parce que je n'allais pas manquer cette occasion de retrouver également Rose et Jack, en très grande forme. L'occasion pour les auteurs d'explorer le background dudit Jack, abandonné dans Torchwood.

 

 Deux exemplaires anglais du magazine de prépublication regroupant un chapitre de chaque série.

 

 Deux fascicules de prépublication en anglais format "comics pour de vrai", regroupant deux chapitres d'une même série (chacun).

 

* Jeux de société :

 

Comme on l'imaginera sans peine, un petit jeu très limité dans ses mécaniques, destiné aux juniors indulgents. Il s'agira de faire le tour du plateau de jeu sans se faire attraper par le Dalek. Tout un programme (ou pas) (PYT).

 

Le  Monopoly du 50ème anniversaire (PYT).

 

 

 

Le Scene-It consacré aux saisons 1 à 3. Bien sympathique, même si l'interface DVD n'est pas idéale. Simplement, trouver des joueurs à affronter relève du parcours du combattant puisqu'il faut que tout le monde connaisse bien les trois premières saisons pour pouvoir  s'amuser, mais pas trop bien non plus vu que la plupart des questions sont easy peasy (PYT).

 

* Jeux vidéo :

 

Les deux jeux de la Nintendo DS. Le premier, sorti également sur Wii, est un "Trump" game. ça ne veut pas pour autant dire qu'on y joue un président des Etats Unis mégalomane, non. Petit jeu de cartes numérique résolument casu, il se révèle vraiment sympa (surtout à deux) lors des premières parties. Hélas, on a tôt fait de mémoriser la totalité des caractéristiques des cartes et de devenir virtuellement  imbattable.

Plus intéressant, le second est un point and click à la Layton (en moins réussi, quand même, soyons sérieux) qui narre une aventure inédite du 11ème Doc, avec les voix des acteurs de la série TV (PYT).

 

Dans la lignée des adventure games, le jeu exclusif à la Wii. Une purge. Même avec beaucoup d'indulgence, il faut le voir pour le croire. Y jouer, n'en parlons même pas (PYT).

 

 

 

Sur Steam, l'intégrale des Adventure Games (jeux épisodiques initialement gratuits, laids et peu ergonomiques mais proposant des scénarios intéressants, mis en valeur par les acteurs de la série), et le premier (et unique) Eternity Clock, sorte de Prince of Persia du pauvre sorti sur PS3, dont la suite n'est jamais sortie faute de succès. Sympatoche, mais très limité...

 

* Jeux de rôle :

 

 

Offerts par l'indestructible Karas, les manuels du maître du jeu consacrés aux années Tennant et aux années Capaldi. 

Des mécaniques simples, adaptées, davantage basées sur le roleplay que sur le lancer de dé, qui permettent de revivre l'intégralité des scénarios des saisons concernées, fiches de PNJ à l'appui. Ou, évidemment, d'inventer ses propres aventures dans le temps et l'espace.

 

Toujours offerts par Karas, le manuel du maître du jeu pour les années Smith, et un manuel annexe pour approfondir le Whoverse.

Le tout, en couleur, sur papier glacé et richement illustré. On connaît la chanson, elle fait Wou-hou-houuuuuuu-hou-hou-houuuuuuuu !

 

* Goodies :

 

Ten façon Big Jim, déshabillable à volonté (je love). Pas forcément très ressemblant, hélas, mais de très belle taille et entièrement articulé, avec des vêtements en tissu qui lui donnent l'air de porter un gilet pare-balles...

Une pièce plutôt rare qui, désormais, se vend un prix indécent sur le net.

 

 

Dans la même collection, mais encore plus grand et beaucoup plus ressemblant, un Judoon (sans son casque amovible, ici). 

N'est-il pas top sexy ?

 

Une mini-figurine collectible d'Eleven offerte par l'esthète Ryuukusan.

 

 

Un Bubble Head génial de Ten (beaucoup plus ressemblant, d'un coup) offert à PYT par ChrisleRoux.

 

Une peluche Dalek qui parle (enfin, qui crie) offerte par le kawaii-moto-hayaku Chocolat.

 

Un Dalek motorisé qui, jadis, fonçait droit dans les murs puis changeait de direction en criant "Exterminate". Mais ça, c'était avant (les chats). (PYT).

 

Une tirelire de belle taille qui fait woush-woush, offerte par Karas aussi ! 

 

Le tournevis sonique du War Doctor au 1/1ème qui ne fait pas woush-wouh mais qui clignote.

 

Un stylet DS à l'image du tournevis sonique du 11ème Doctor.

 

 

Un set de badges collectors sur le thème du Master version John Simm (génial John Simm !).

Un badge Tardis officiel.

Un set de cartes à collectionner, avec Shakespeare dans le tas, c'était le destin ! (Offertes par Ryuukusan aussi).

Deux crayons et deux gommes offertes avec le magazine "jeune public" présenté (beaucoup) plus haut (oui, je fatigue un peu, pour les légendes. Qui l'eût cru ?).

La bague du Master en plastoc pour doigts d'enfants de six ans et le journal des choses impossibles, rédigé par John Smith sur la base de ses rêves (troublants) en fin de saison 3...

Un contenu fidèle... et presque lisible !

 

La superbe montre gousset des Seigneurs du Temps, offerte par ChrisleRoux.

 

Et elle donne vraiment l'heure, en plus ! <3

 

Une théière Tardis, offerte par Snake_in_a_box, le roi des masochistes (et plus grand hater de la série de tous les temps).

 

Un Mug Dalek Army hyper stylé. Du coup, je n'ose pas boire dedans. C'est ballot.

 

 

Une boîte à cookies Tardis qui fait woush-woush-woush aussi à chaque fois que j'essaie de voler un cookie en douce sans que PYT s'en aperçoive. Du coup, après, je dois courir comme dans un épisode de ma série préférée ! Malin ! Et très immersif, de surcroît ! Par conséquent, seul un Roux (Chris, de son prénom) pouvait offrir un objet aussi "piégeux"...

 

Un Dalek en carton au 1/1ème qui prend GRAVE de la place. 

En langage de Whovian, on appelle ça une invasion.

 

 

Enfin, last but not least at all, une peinture signée PYT représentant l'un des terribles Anges Pleureurs. <3

 

 

Maintenant, il va vraiment falloir que je parte en quête de mon propre TARDIS quinze fois plus grand à l'intérieur pour pouvoir exposer tout ça façon Bibliothèque des Ombres...

Vivement qu'Ikéa sorte un Wïbli_Wööbli, ou un meuble dans le genre...

 

*

 

Dans les épisodes précédents :

 

- Ma petite collection Final Fantasy (en discrète mais constante évolution)

- Ma petite collection Super Famicom

- Ma petite collection Nintendo DS

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

Haaaa, la Nintendo DS... la boîte de Pandore, version claquet refermable... celle par laquelle je suis revenu au jeu vidéo, après près d'une décennie d'abstinence...

Achetée pour occuper mes aller-retours en train lors de ma première année de fonctionnaire (d'aucun diraient : pour occuper mes journées de travail, plutôt, mais ce ne serait que calomnie : j'avais ce blog pour ça...), elle n'a pas eu à batailler beaucoup pour me faire replonger, pour le meilleur et pour le pire (d'autant qu'elle n'était pas zonée).

Un an plus tard sortait la 3DS. Résultat ? Beaucoup (trop) d'excellents jeux à des prix beaucoup trop compétitifs, pour une collection beaucoup trop riche dont je n'ai pas eu l'occasion de finir le tiers du quart (hélas, cent fois hélas).

Et je ne compte même pas les jeux de PYT dans le lot...

Il ne manque que quelques jeux nippons à mon bonheur, comme A.S.H., Nanashi no Game ou le Jump Ultimate Stars, ainsi que le Final Fantasy XII Revenant Wings, mais dans l'ensemble, j'ai pu récupérer tous les titres qui m'intéressaient.

 

 

> En louze :

 

 

Full Metal Alchemist (Hagane no Renkinjutsushi, pour les intimes) Dual Sympathy : un sympathique beat'them all à la Double Dragon adapté de la (première) série éponyme, dont il suit les grandes lignes. Un peu court, mais plaisant, agrémenté de très belles images fixes et de mini-jeux superfétatoires (mention spéciale à celui du caillou, qui a bien failli avoir raison de ma console, de mes nerfs et de ma patience).

 

Les trailers US sont vraiment atroces...

 

 

Jump Super Stars, le Smash Bros dopés aux classiques du manga shonen : Ken, Seiya, Naruto, Luffy, Yusuke, Gon, Goku... et tellement d'autres encore ! Aussi nerveux que jubilatoire, un gros coup de coeur ! (PYT possède la version boîte, elle. Offerte par Bibi - suis-je chevaleresque !).

 

Un casting qui fait rêver pour un des meilleurs jeux du genre...

 

 

> En boîte (parce qu'on n'est pas là pour rigoler !) :

 

9 Hours 9 Persons 9 Doors. On le saura, à force, mais on ne le dira jamais assez : sans doute le meilleur visual novel au monde.
Quelques énigmes plutôt bien pensées, beaucoup de lecture et un scénario fichtrement intelligent. Que demander de plus ?

 

 

Avalon Code. Un A-RPG à part, puisqu'une fois n'est pas coutume, il est impossible d'empêcher la fin du monde... aussi a-t-on pour mission d'inscrire tout ce qu'on observe dans notre grimoire pour pouvoir le recréer à l'identique après l'apocalypse, quitte à devoir faire des choix déchirants. Un jeu au postulat enthousiasmant, techniquement très réussi, servi par une belle 3D à la Final Fantasy Crystal Chronicle, qui ne pêche que par l'ergonomie du grimoire sus-mentionné. Mention spéciale à son introduction, réalisée par le même studio qui s'est occupé de Baroque et de Persona 3 (studio dont j'adore le travail).

 

 

Quand, au détour d'un Cash Converters, je suis tombé sur un petit jeu indé intitulé "le Cochon des Ténèbres", je n'ai pas hésité une seule seconde : il me le fallait à tout prix (mais si possible pas trop cher quand même). Je m'attendais à une purge sans nom mais même si le jeu n'est pas follichon, ses quelques touches d'humour font mouche, et il s'assume complètement en tant que parodie des premiers Castlevania, ce qui ne gâche rien.

 

 

Il me fallait un jeu de combat 2D péchu, j'ai pris celui-ci "au cas où" et bien que je ne connaisse pas la série dont il est tiré (enfin si, mais je ne l'ai jamais visionnée), on peut dire qu'il fait parfaitement l'affaire, avec un casting de personnages généreux, une belle fluidité et des coups pyrotechniques comme on les aime.

 

Premier Metrovania de la DS (metrovania, boulovania, dodovania, on connaît la chanson), Dawn of Sorrow se présente comme la suite directe d'Aria of Sorrow sur Gameboy Advance, en beaucoup plus joli. Très plaisant, même si la recette commence à être éprouvée...

 

Deuxième Metrovania de la DS, Portrait of Ruin essaie de renouer avec l'esprit des jeux originels et il y parvient en partie, même s'il ne renouvelle pas le genre.

 

Ultime Metrovania de la console, Order of Ecclesia marque le grand retour d'Ayami Kojima au character design (enfin !) et propose une aventure plus originale que ses deux prédecesseurs,  dépoussiérant le genre avec beaucoup de style.

 

En grand fan de la licence "Mana", je me devais d'investir dans ce A-RPG poétique et coloré, mais trop raide dans ses contrôles et trop limité sur le plan scénaristique.

 

Tout ce qu'il y a à savoir de ce jeu est affiché sur la jaquette. En substance : un A-RPG façon mini-games plutôt destiné à un jeune public (et aux accros de Square Enix dénués de tout discernement, ceci expliquant cela).

 

Un immense classique du RPG qui n'a (quasiment) pas pris une ride depuis la Super Nintendo, et qu'on ne présente pas (ou alors juste un peu, pour le plaisir). L'occasion de voyager à travers le temps en compagnie de personnages dessinés par Akira Toriyama et au son des musiques du grand Nobuo Uematsu. Indispensable.

 

Grand fan de la série House of the Dead (l'épisode Overkill, surtout), je ne pouvais pas manquer cette itération à jouer au stylet. Même si elle est très moyenne, très casu, elle permet de passer le temps agréablement si l'on n'y passe pas des heures d'affilée.

 

 

On poursuit dans le registre de l'horreur avec un survival horror à la première personne visuellement impressionnant (pour de la DS), et particulièrement angoissant puisqu'il est aisé de s'y perdre (la quasi totalité de la carte de jeu est accessible au démarrage). D'autant que pour couronner le tout, les programmeurs ont été radin niveau munitions.

 

 

Sa suite, qui a obtenu le Liehd d'or de la jaquette de jeu la plus sympatoche au festival du Bon Goût Visuel de Crèvelézyeux-en-Vivarais.
Plus axée action, plus variée mais beaucoup moins subtile.

 

Draglade, petit OVNI nippon méconnu qui mélange jeu de combat et jeu de rythme, à destination d'un public "jeune" gavé au Pokemon.
Le principe est sympa, mais le jeu calibré pour les juniors.

 

Supersonic Warriors 2, parce qu'une console sans DBZ, ce n'est pas une vraie console. Des mécaniques beaucoup trop simplistes à mon goût (j'espérais un jeu dans le style de ceux sur Super Nintendo) mais en contrepartie, un nombre de personnages jouables plus que conséquent. Gros hic cependant : une sauvegarde automatique qui rend le jeu impossible à reprendre à zéro. Quand on l'achète d'occase, tout est déjà débloqué, on y perd en fun.

 

Version modernisée d'un classique de la Nec (dont le mythique épisode 2 m'aura occupé des journées entière en son temps), ce roguelike à l'ancienne pêche par trop de sérieux et des mécaniques de jeu trop archaïques. Exit la musique péchue qui aurait pu permettre de compenser un peu, on en revient à des compos classiques et franchement oubliables.

 

Voilà-voilà-voilà. Ai-je besoin d'en dire plus ? Allez, pour la forme : un remake très réussi de l'épisode III de la Nes, avec une jolie 3D et une difficulté revue à  la baisse -même si elle reste relativement élevée.

 

Le remake de l'épisode IV, cette fois (alias le II en version anglaise). Le parti pris esthétique 3D kawaii a déplu à de nombreux joueurs mais en ce qui me concerne, je suis fan. Je regrette qu'il ait été autant décrié car j'aurais adoré une version du VI dans le même genre (plutôt que l'hideuse version smartphone à laquelle on a eu droit...).

 

Un A-RPG un peu court, qui pêche par des contrôles souvent confus, mais dont le scénario et l'ambiance surprenent par leur profondeur et leur maturité, loin devant la plupart des titres concurrents.

 

Le deuxième volet, d'une qualité semblable, mais peut-être un cran en dessous (j'écris peut-être parce que je n'y ai pas joué plus de cinq minutes, honte à moi).

 

Le Final Fantasy Tactics de la DS, qui reprend pour lui toutes les qualités de la version GBA (mécaniques de jeu solide, univers foisonant), mais également tous les défauts (à commencer par son scénario volontairement enfantin, à des lieues de l'inégalable épisode PS1).

 

L'ancêtre de Bravely Default, encore sous blister, ce qui en dit long sur le temps que je lui ai consacré. Mais j'espère bien pouvoir m'y mettre un jour...

 

 Le Deadly Premonition de la DS, signé Suda 51. Un jeu d'enquête étrange et déroutant, qui pique les yeux et qui donne la migraine mais qui fascine en proportion. Avec son intro au diapason hélas amputé de sa piste chantée dans cette version portable...

 

Guilty Gear à la sauce Smash Bros, avec des combats à quatre simultanément dans des arènes sur plusieurs niveaux superposés. Pas une grande réussite (mécaniques à la Isuka, nombre de personnages réduit), mais ça se joue quand même et ça permet d'emporter Sol Badguy partout avec soi.

 

RAW RAW, FIGHT THE POWER ! Gurren Lagann, du pur jeu "fan service". Vous déambulez dans des environnements 2D détaillés, mais réduits à quelques couloirs, vous parlez aux personnages que vous croisez, vous revisionnez quelques images tirées de la série, que vous revivez dans son intgéralité à travers de affrontements 3D minimalistes, mais pas dénués d'intérêt, aux commandes d'un robot customisable à l'infini (ou pas loin), chaque système offensif équipé donnant lieu à un mini-jeu lui permettant de frapper à pleine puissance (ou pas, si vous  loupez votre coup). Bien fichu pour un jeu à licence, il n'en reste pas moins extrêmement répétitif.

A noter que dans sa version collector (que je possède - mode frime activé), le jeu est accompagné d'un DVD, proposant un épisode de 15 minutes inédit (tout en japonais, bien sûr).

 

Un fan de "Mana" se doit de consentir à tous les sacrifices, y compris l'achat de ce tactical généreux, magnifique, mais aussi mal pensé que mal calibré.

 

Même éditeur, autre saga qui m'est chère. Un épisode spin-off un peu à part qui n'apporte pas grand chose sur le plan scénaristique, dans la mesure où il se déroule dans un univers virtuel, mais qui n'est pas dénué d'intérêt non plus. 

 

Autre spin-off, adoptant cette fois le point de vue des  antagonistes de l'épisode 2, cette itération beaucoup trop longue se délite en missions trop nombreuses et trop répétitives, mais compense par son propos humaniste naïf, certes, mais si sincère qu'il fait mouche (pour peu qu'on ne soit pas un monstre de cynisme).

 

Un Visual Novel dans un univers à la Persona, dans lequel vous devez extirper des vers mentaux de la psyché de vos concitoyens avant que ceux-ci ne les poussent au suicide. Youpi tralala c'est la fête.

Des thématiques sombres, pour un scénario efficace - même si peu original, finalement -, agrémenté de quelques mini-jeux (en guise d'affrontement de  boss) qui pourront vous rendre dingues pour de vrai, si vous êtes aussi habiles de vos mains (carrées) que moi.

 




 

Peut-être bien le tout meilleur Shoot'them up de la DS, qui fera le bonheur de ceux qui sont allergiques aux manic shooters et qui rêvent encore de Super Star Soldier la nuit. Un titre "à l'ancienne" servi par des graphismes 3D (pour les décors) du plus bel effet, et une alternance scrolling vertical-scrolling horizontal qui contribue à dynamiser l'action.

 

L'épisode 2 : plus beau, plus varié, plus dur, qui reprend à son compte tous les atouts du premier en les améliorant. Dommage que l'épisode suivant, sur 3DS, ait opéré un virage à 180° tout ce qu'il y a de plus... calamiteux.

 

Le Smash Bros de One Piece, particulièrement réussi (peut-être même plus que le jeu dont il s'inspire). Varié, inventif, fluide, coloré, riche en contenu à débloquer, il se révèle plus fin qu'on ne pourrait le croire au premier abord, et d'une durée de vie conséquente.

 

L'épisode 2, qui prend les mêmes (mais pas que) et qui recommence en mieux sur tous les plans. Un vrai plaisir, dont le seul défaut (visiblement rhédibitoire aux yeux des éditeurs européens, puisque le jeu n'est pas sorti chez nous) est d'être trop similaire à son aîné.

 

Avec sa 3D de très bonne facture et son univers qui a fait ses preuves (Xenoblade X n'a rien inventé), ce vrai-faux MMO jouable en solo est écartelé entre les qualités et les défauts du genre : beau, mais trop répétitif, il trouve tout son sens en multi, mais reste agréable en solitaire (à petites doses).

 

O_____________O

Mais.

Bon, alors qu'est-ce que ça fiche dans ma collec, ça ?

Bonne question. Moi-même, je me la pose très sérieusement.

Sans doute que j'espérais retrouver l'ambiance (et surtout le soundtrack) du film en question... Monumentale erreur !

Ce  beat'them all poussif et paresseux n'a vraiment rien pour lui.

 

Comme le lecteur avisé l'aura deviné : le portage du premier volet, à l'identique (ou pas loin). Incontournable, mais d'une difficulté décourageante.

 

Le magnifique (c'est peu de l'écrire) remake de SaGa 2 sur Gameboy (Final Fantasy Legend 2, en occident), incontestablement l'un des plus beaux jeux 3D de la console. Un pur bijou, véritable régal pour les yeux et pour les oreilles, porté par un scénario simple, mais efficace, et des mécaniques d'une cohérence rare (pas de points d'expérience ici : ce sont vos actions qui décideront des caractéristiques qui augmenteront en fin de combat).

 

 

Le non moins magnifique remake de SaGa 3 (Final Fantasy Legend 3, pour ceux qui n'auraient pas suivi), tout aussi réussi sur le plan technique, et qui s'offre même le luxe de précéder Chrono Trigger en mettant l'espace-temps sens-dessus-dessous.

 

 

Les fans des films de Miyazaki qui s'essaieraient à ce A-RPG seront aux anges : ils y retrouveraient la poésie, l'optimisme et l'imaginaire qui leur plaît tant dans les oeuvres du Maître, mais en version interactive, et illustré par le grand Nobuteru Yuki (Lodoss, Escaflowne, Chrono Cross, ...).  Dommage que le challenge ne soit pas au rendez-vous et que les zones à explorer soient aussi spacialement réduites : autant de défauts qui enlèvent beaucoup de son charme à cette oeuvre qu'on voudrait pouvoir aimer sans réserve. Un bon titre, qui aurait pu être exceptionnel s'il avait été mieux pensé. Restent deux des plus belles chansons jamais composées pour un jeu vidéo...

 

 

Une déclinaison de la licence Starfox atypique, déroutante, inutilement alambiquée, mais très réussie malgré tout (même si on est loin de la folie décomplexée de l'épisode  Super Nintendo).

 

Steal Princess : un jeu d'action-réflexion relativement original, dans l'esprit de Ladystalker sur Super Famicom, où vous devez mettre à profit toutes vos compétences pour dérober le trésor de chaque mini-carte en évitant pièges et gardiens. Plutôt malin et non dénué d'intérêt, il peut vite lasser malgré tout, et s'apprécie à doses homéopathiques. Mais pouvais-je résister au visuel de son opening, signé par le studio que j'évoquais plus haut ?

 

 

 Le héros le plus stylé de sa génération revient en duo dans ce spin-off conçu exclusivement pour la DS et exploitant généreusement son écran tactile. On y retrouve toutes les qualités de ses grands frères sur consoles de salon, et seuls les contrôles au stylet (approximatifs, à tout le moins) viennent entâcher le tableau.

 

 Tetsuya Nomura dans son élément, et au sommet de son art. Ce RPG culte à l'étonnant gameplay asymétrique éblouit à tous les niveaux : bande son j-pop façon Persona, univers urbain tendance fashion, parfaitement maîtrisé sur le fond comme sur la forme, et scénario aux petits oignons, un chef d'oeuvre inégalé dans son genre (en même temps, il est le seul de son genre, aussi. ça aide).

 

 Enfin, last but not least, l'édition US d'Ys 1 et 2 en version remake 3D (celles qu'on trouve sur Steam sont en 2D), réunis pour l'occasion sur une seule et même cartouche (contrairement à leurs versions japonaises), et accompagnée d'un CD bonus plein à craquer de titres emblématique de la série, tantôt fantasy, tantôt rock, que la DS met joliment en valeur.

Si le premier a mal vieilli, avec son aventure vite expédiée et ses graphismes cubiques (tout en restant très plaisant à parcourir), le second tire son épingle du jeu avec une surprenante modernité (pour l'époque). Deux titres A-RPG survoltés qui dépaysent sans peine...

 

Et comme c'est là-dessus qu'on se quitte, autant finir en beauté avec les deux openings, véritables invitations au voyage, qu'il soit réel ou virtuel...

 

 

 

 Tout ça pour dire : n'hésitez pas à les choper sur Steam,

avec les trois autres disponibles là-bas...

 

 

*

 

Pour prolonger :

Ma petite collection Super Famicom

Ma petite collection Final Fantasy

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Rares sont les amateurs d'animation nippone qui ne connaissent pas Tenkû no Escaflowne, au moins de réputation, tant la série estampillée Sunrise s'est imposée comme un grand classique d'avant l'an 2000, au coude-à-coude avec le géant Neon Genesis Evangelion. Une incroyable épopée fantasy, complexe et torturée, qui adapte librement le non moins incontournable Final Fantasy VI, sous la houlette d'une équipe artistique surdouée.

 

Pourtant, plus rares sont ceux qui savent quelles coupes sombres (inexplicables) ont amputé cette série d'exception au moment de sa diffusion chez nous, lors de son premier passage sur Canal + et jusque sur nos DVDs.

 

Comme si ça ne suffisait pas, plus rares encore sont ceux qui ont eu le (dé)plaisir de pouvoir s'essayer au jeu vidéo (lequel n'a de jeu que le nom, comme beaucoup de produits BanDai d'alors). Or entre deux affrontements minimalistes façon a-rpg et deux interminables séquences de dialogues entièrement doublés, la galette PS 1 proposait de revoir certaines cutscenes emblématiques de l'animé... mais également, et c'est son seul atout (avec le jeu de Tarot offert dans la  version collector), de découvrir des séquences entièrement inédites, réalisées par le staff de la série sans réduction de budget.

 

Une curiosité qui fera le bonheur des fans, à savourer sans plus tarder en vidéo :

 

Voilà. C'est tout pour mon vrai-faux come-back de la semaine (avouez que vous avez eu peur, pas vrai ?). Vous pouvez continuer de vous ignorer tous les uns les autres. ;)

 

Des bisous.

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Jeu vidéo)

 

D'accord, OK, ce mec a encore moins de ganache que Brian Molko (l'acteur qui joue le Pingouin dans Gotham, pour ceux qui ne le situeraient pas). On dirait presque qu'il a bouffé les petits gars de Greenday au petit déjeuner et qu'il ne les a pas encore complètement digérés. 

Oh et oui, absolument, il chante du rock de supermarché pour midinettes, le genre qui va coller une crise d'apoplexie à Fachewachewa avant même la première mesure (car il a cliqué, forcément, vu que j'ai inscrit "Kingdom Hearts" dans le titre de ce post - et que cette licence est ce qui, chez lui, se rapproche le plus du trouble obsessionnel compulsif).

Mais force est de constater qu'à l'oreille, ce n'est pas pire qu'autre chose, ce qui n'est déjà pas si mal en soi, et que les paroles ont de quoi faire vibrer les fans de la saga (hors Fachewachewa, s'entend) (il faudrait d'ailleurs lui envoyer les pompiers, là, présentement, si quelqu'un connaît son adresse...) (un volontaire pour le bouche à bouche, peut-être ?).

 

 

Il faut dire que ce Nathan Sharp n'en est pas à son galop d'essai. On lui doit un grand nombre de cover "metal" de musiques de jeu vidéo (dont du Undertale, excusez du peu), ou des reprises d'opening d'animés en versiion anglophonisée. Registre casse-figure qui a vrillé plus d'un tympan, mais dans lequel il se débrouille (presque) comme un chef .

 

Ainsi nous avait-il précédemment gratifié d'un très beau "Simple and Clean" :

 

Si seulement il pouvait éviter de montrer sa tête dans ses vidéos, par contre...

 

...ou d'une sympathique reprise instrumentale du thème de Traverse Town :

 

J'ai également été positivement impressionné par sa version du premier opening de Full Metal Alchemist Brotherhood (pourtant pas évidente du tout) :

 

Non mais pitié, cache-toi, par contre.

 

J'invite donc tout le monde (à part Fache, mais son esprit vogue actuellement vers les terres légendaires du Valhalla alors il n'est plus concerné) à en découvrir davantage sur sa page Youtube, où le très moyen cotoie le plutôt pas mal du tout avec beaucoup d'enthousiasme et de passion.

Même s'il manque encore de maturité, c'est certain, les bases sont là et elles sont bonnes, alors... pourquoi bouder ?

 

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 

Tous les hommes naissent libres et égaux, mais tous les hommes ne sont pas des hommes. Avec les droits viennent les devoirs, avec les devoirs viennent les responsabilités. On ne naît pas "homme", on le devient.

On apprend à le devenir.

On nous l'apprend.

Parfois, on ne nous l'apprend pas.

Parfois c'est nous, qui ne voulons pas l'apprendre.

Parce qu'il est plus aisé de ne pas être un homme, ou plutôt : d'être un loup, dans les habits d'un homme. Pire qu'un loup, même. Un chien. Un chien enragé, avec l'écume aux lèvres. Un chien malade, galeux, qui contamine, corrompt, salit tout ce qu'il mord.

Et ce chien-là serait "libre", dites-moi, juste parce qu'il nous ressemble ?

Il serait "égal" à celui qui vit selon un idéal de droiture et de compassion ?

Juste parce qu'il sait marcher sur ses deux pattes arrières ?

J'en ai vu sur Youtube accomplir des tours plus impressionnants que ça.

Ce chien peut-il prétendre aux mêmes droits, alors, à la même considération, juste parce qu'il possède le même ADN, s'il ne s'acquitte pas de ses devoirs d'homme ?

Au contraire : s'il les bafoue à la moindre occasion, petite ou grande, en se réfugiant lâchement dans des jupons célestes pour justifier sa monstruosité ?

Dieu n'a jamais tué personne, cessons de le blâmer, c'est trop facile. Ce sont les gens, qui tuent. S'il existe un Dieu, sous quelque forme et quelque nom que ce soit, alors il a créé tout ce qui existe. Et s'il a créé tout ce qui existe, s'en prendre à cette création, sous quelque aspect que ce soit, c'est s'en prendre à Lui. C'est lui faire injure. C'est NOUS faire injure. Il n'y a pas de démons, il n'y a pas de Satan, il n'y a pas de créatures à la peau rougeâtre et aux cornes sur le front qui cherchent à nous tenter, à nous hanter, nous posséder. Ou s'il y en a, ils sont loin d'être aussi effrayants, ou aussi monstrueux, ou aussi impardonnables que nous pouvons l'être nous-mêmes. Car même s'ils existent, ils n'ont pas choisi, eux. Ils sont nés monstres, ils ne le sont pas devenus. Ils ont l'excuse que nous, nous n'avons pas. Or quelles horreurs infâmes pourraient-ils nous souffler à l'oreille, quand nous avons dans ce domaine tant d'imagination ?

Voyez le monde dans lequel nous vivons, dont nous faisons partie : celui de la violence banalisée, de la mort-spectacle, du petit sophisme de forum pour épater la galerie, de la conspiration imaginaire et du "c'est-pas-moi-c'est-l'autre". Celui de la récup' et de la haine pour appuyer la haine. Celui de la loi du Talion. Alors que l'ouverture au monde offerte par internet aurait dû nous rassembler, nous unir, nous étendre, elle nous rabaisse, nous réduit, nous ramène invariablement à notre petit nombril. Les tragédies ne sont, souvent, plus que des occasions d'y aller de notre petit mot d'esprit, à contre courant, parfois goguenard. Un petit moment de frisson "vu à la TV". Un ciment prise rapide qui se craquellera d'ici deux semaines. Sera dissout dans trois. Et vogue l'indécence.

Bien sûr qu'il y a des morts ailleurs. Qui a dit le contraire ? Qui a dit que nous y étions insensibles ? Bien sûr qu'il y en a tous les jours, et en d'autres proportions. Mais depuis quand cela justifie-t-il quoi que ce soit ? Depuis quand un mort cesse-t-il d'être un mort juste parce qu'il y en a deux autres un peu plus loin ? Peut-on, du reste, blâmer un peuple de réagir avec plus d'émotion lorsque la mort s'invite dans son salon, alors qu'il n'y a rien de plus "humain" que cela, alors qu'il en va de même pour tout peuple, quel qu'il soit ? Pas d'amalgames, toutefois. Les Musulmans n'ont pas à s'excuser pour ce qui vient d'arriver, c'est vrai. Tout comme je n'ai pas, moi, homme né blanc, comme j'aurais pu naître noir, ou jaune, ou sur une autre planète (si seulement !), à m'excuser pour les croisades, le sexisme, l'esclavage ou la guerre d'Algérie.

Nous ne sommes, chacun, responsables que de ce que nous sommes. Pas "ce que nous faisons semblant d'être" dans la rue, au bureau ou sur les réseaux sociaux, sous les projecteurs valorisants du regard de l'autre, mais ce que nous sommes au fond, pour de vrai, quand personne (si ce n'est un Dieu hypothétique) ne nous regarde. Quand personne ne nous voit frapper, ou cracher, ou briser, ou salir. Et c'est déjà une énorme responsabilité.

Une façon de changer le monde.

A chacun d'entre nous, chaque jour, dans la rue, au bureau ou sur les réseaux sociaux, de faire la différence entre l'homme et la bête, entre l'ange et le monstre. De ne pas se chercher d'excuses, jamais. De ne pas détourner les yeux. De ne pas rabaisser, pour ne pas NOUS rabaisser. De ne pas trahir pour ne pas NOUS trahir. De ne pas faire mal pour ne pas NOUS faire mal. Nous pouvons comprendre, tout, car tout a ses raisons. Mais comprendre ne veut pas dire que nous ne devons pas condamner. Tous. Tout. Sans exception, ni "oui mais", ni la moindre indulgence. Parce qu'au-delà des prétextes, au-delà des beaux discours ronflants, au-delà de ce réflexe intellectuel narcissique qui pousse invariablement les esprits faibles à la contradiction, même lorsqu'elle est intolérable, la réalité est si simple qu'elle en est à pleurer : il y a les hommes, il y a les monstres qui ont un visage d'homme et il y a nous. Qui choisissons, comme nos semblables, à chaque seconde de chaque minute de chaque heure, dans quel camp nous voulons pencher... tout comme ceux qui ont tiré à Paris hier soir ont fait leur choix en leur âme et conscience (si tant est que ces mots puissent s'appliquer à eux). Peut-être, tout au fond, sont-ils des victimes également. Peut-être, tout au fond, reste-t-il en eux une part de l'enfant qu'ils étaient, qui savait s'émerveiller, respecter la vie, jouer au ballon, comme n'importe quel enfant. Peut-être peut-on se poser légitimement la question du "comment ces enfants innocents ont pu en arriver là ?". Mais ils ont fait leur choix. Ils ont choisi leur voie. Ils ont choisi Satan, plutôt que Dieu - mais même Satan se sentirait insulté d'être mis dans le même panier qu'eux, car ils ne sont pas des démons, ils ne sont pas "le Mal". Ils sont le Pire.

Et quant à l'homme, lui...

S'il veut être libre, qu'il respecte la liberté d'autrui. S'il veut être "égal", qu'il cesse de se croire supérieur. S'il veut des "droits", qu'il les mérite, d'abord. Qu'il prouve qu'il en est digne. Qu'il prouve qu'il est vraiment un homme. En accomplissant ses devoirs.

"Manners maketh man".


Ergo :


"A man without manners is not a man".

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Geekerie)

Authentique. Si l'on peut dire.

 

Pendant ce temps, dans les dimensions infernales qui bordent le monde des hommes, on se prépare à faire le tour des chaînes Facebook interrompues.

 

Et ça représente beaucoup d'organisation.

 

- Bon alors les gars, je sais que depuis l'invention du net, vous bossez non-stop jour et nuit à cause de ces foutues chaînes sur les réseaux sociaux, que les conditions de travail sont pas très avantageuses et que la couverture sociale laisse à désirer mais ça vient de tomber : j'ai besoin d'un binôme pour s'occuper de Jean Dupond, 14 ans, qui a - je cite - "commencé à lire le commentaire mais en fait non". Après quoi il a posté - je cite toujours - "LOL MDR", suivi d'une émoticône de chien qui fait pipi. Du coup, on peut pas y couper, il va y avoir sanction.


- Moi je veux bien, chef, mais ça va consister en quoi, exactement ?


- La routine, Roger, la routine. Les ténèbres, le sang, la terreur, les cornes, tout le tintouin. Mais avant ça, tu commences par te coller cette perruque sur la tête, s'te plaît.


- Ho non, purée, pas encore le coup de la perruque ! C'est toujours sur moi que ça tombe ! Après, les copains ils prennent des photos et ils se créent un compte avec sur Adopteunedameblanche.com !


- Ecoute, c'est pas nous qui faisons les règles. C'est bien écrit là, regarde : "a 23h59 de la nuis, une femme elle va viendre tout tacou et elle va sonnait ché toi". Par conséquent, ça aura l'air de quoi, si t'y vas sans perruque ? On est une maison sérieuse, nous. On a une image de marque à préserver.


- Avec des perruques.


- Oui, avec des perruques. Si c'est ce que le client attend de nous, on discute pas, on obtempère. Et estime-toi heureux que cette fois, il soit pas aussi question de soutif et de guêpière. L'autre soir, c'est tombé sur Pierre, ben tu sais ce qu'ils ont dit, les autres ?


- "Houaaaa, il a l'air trop gay, Pierre" ?


- Exactement. Comment tu sais ça, toi ?

 

- Chais pas. Une intuition.

 

- Du coup, tu t'en sors bien.


- C'est clair. Bon, et à part ça, je fais quoi ?


- Ben déjà, tu sonnes. C'est la base. Mais de manière démoniaque, hein. Genre plusieurs fois et tout. ça va bien le faire ch*er. Fais-lui le coup de la cocaratcha, tiens. ça va lui foutre les boules, même si elles sont pas encore trop descendues. Si c'est ses parents qui répondent, tu prends une petite voix et tu dis "j'suis un copain de Jean, j'viens jouer à Call of Duty". Il se fera décalquer la tronche, on pourra l'ajouter comme corrolaire à la prochaine malédiction.


- C'est noté. La suite, c'est quoi ?


- Je te le cache pas, ça devient plus compliqué. Tu rentres, mais seulement si on t'ouvre pas. Parce que t'es un méchant, d'accord ? Du coup tu fais tout le contraire de ce que les gens ils te disent de faire ! Je sais que c'est subtil mais tu peux prendre des notes, si tu veux.


- Oui mais alors du coup, et si on m'ouvre ?


- Ha m*rde. J'avais pas pensé, à ça. Bon. T'es un méchant, alors on va dire que tu refuses de rentrer. T'attends juste que le gosse, il referme la porte.


- Et là j'entre.


- Exactement.


- Et après ?


- Alors là, c'est un peu confus. J'ai relu plusieurs fois mais j'ai un peu de mal avec les directives. Si j'ai bien compris, tu cries. Le truc qui fait bien peur, style "Bouh !", jumpscare et tout, mais en plus menaçant. Puis tu vas chercher un couteau dans la cuisine.


- Ok, j'ai pigé ! Dès que je l'ai chopé, je le plante dans le gosse ! Paf ! En plein dans la bidoche !


- Euuuuuh... ouaiiiiis, nan, c'est pas précisé, en fait. Tu prends un couteau, c'est tout.


- D'accord. Et quand je l'ai, j'en fais quoi ?


- Alors là... aucune idée. Prends-en un joli, on essaiera de le refourguer sur Ebay. Je demanderai aux autres gars de ramener des fourchettes et des cuillères, on fera un service complet.


- Bon mais alors pourquoi il faut qu'on soit deux ?


- Ben c'est évident, non ? Pendant que tu fais ton truc, faut bien qu'y en ait un qui poste un message sur Facebook pour confirmer que le petit Jean Dupond, 14 ans, est bien mourru de la peur.


- Mais et s'il est pas mourru ?


- Ben attends, t'auras sonné, tu seras entré alors qu'il t'aura pas ouvert, tu auras crié et tu lui auras piqué un couteau. Et en plus t'auras ta perruque sur la tronche. Qu'est-ce que tu voudrais de plus ? Evidemment, qu'il sera mourru.


- En effet. Je pose de ces questions c*ns, moi, des fois...

 

- Non mais c'est pas super-limpide non plus, comme consignes, faut dire. ça explique même pas pourquoi le texte doit être copié quarante fois, ni le rapport avec une femme qui déboule chez les gars en pleine nuit, ni pourquoi il faut le renvoyer à des photos plutôt qu'à des gens. Y'a pas de thématique, ça part dans tous les sens, ça mélange tout, y'a pas de fil rouge, c'est pas cohérent pour deux sous. Personnellement, je vois pas  l'intérêt.

 

- Sans doute que ça a un sens symbolique fort.

 

- Ou bien qu'on se fout de notre gu*ule.

 

- Faut pas dire ça, chef.

 

- Je sais bien, mais j'y peux rien. Y'a des soirs comme ça où je doute.

 

- Ha ça, j'connais, c'est sûr. Mais le boulot de terrain, ça aide à oublier. 

 

- T'as bien raison, Roger. Allez, il faut qu'on t'trouve un partenaire.

 

- Z'avez déjà quelqu'un en tête ?


-  ça peut pas être n'importe qui, attention ! Faut quelqu'un de qualifié, qui comprend et maîtrise les arcanes secrètes des réseaux sociaux, sinon personne y croira. Hé toi ! Oui, toi, là, avec la tête de serpent et les ailes dans le dos ! Viens un peu ici pour voir !


- Ki ? Moi ? Quesse queue vous me voulait ? Gé fai kelkechose de male ?


- Parfait. Juste par-fait. Tu as tout ce qu'il faut pour mener cette mission à bien. Allez, hop, tu pars avec Roger.


- Jeu mais une pairuke ossi ou pa ?


- Tu fais comme tu veux, c'est pas précisé. Par contre, vous vous grouillez, les gars, parce qu'il faut y être pour 23h59 pétantes, c'est dans le contrat.


- Avec quelle marge d'erreur ?


- 25 secondes, comme d'habitude. Prenez la voie rapide sinon vous y serez jamais dans les temps et ça reportera à demain. A cette heure-ci, le périph', c'est in-fer-nal.


- Vous tracassez pas, je vais couper à travers Jean.


- Qu'est-ce qu'on a dit ? C'est pas dans le programme.


- ...à travers champs, pardon. J'ai ma langue qui a fourché.


- Mouais. Roger ?


- Oui patron ?


- Arrange-toi un peu. T'as mis ta perruque à l'envers.

 

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Jeu vidéo)

Dans l'hebdo gratuit 20minutes, cette semaine, un titre "audacieux" défraie la chronique :

 

 

Source : Checkfaï Au

 

Flashback. 24 heures avant publication :

 

- Lâchez-moi ! Lâchez-moi ! Je vais le faire ! Je vous jure que je vais le faire ! Je suis déterminé à aller jusqu'au bout ! C'est pas vos trombones et vos élastiques qui vont m'arrêter !


- Arrête Jean-Kevin ! Nos agrafeuses sont chargées ! Agrafes bébé 8/4, laiton à pointes perforantes ! Nous oblige pas à tirer !


- Ouais, allez-y, tirez ! D'façon vous en rêvez depuis que j'ai intégré la rédaction, alors j'ai quoi à perdre ? Franchement ?


- Mais qu'est-ce que tu racontes ? A part Gérard et Marceline qui démontent les roulettes de ta chaise tous les matins, on t'a tous accepté comme un membre de l'équipe à part entière, malgré tes difficultés en français, en anglais et dans toutes les autres langues présentes, passées et à venir ! Si on te barre la route, c'est dans ton intérêt ! Fais marche arrière maintenant, ou on va te retirer ta carte de presse !


- MAIS JE M'EN COGNE, DE MA CARTE DE PRESSE ! J'ai jamais eu l'intention d'être journaleux, d'façon ! Moi, ce que je voulais, c'était faire la première partie du spectacle d'Elie Semoun ! Pourquoi vous croyez que je suis entré chez 20minutes, et pas dans un vrai journal ? Par VOCATION ?


- Reprends-toi, Jean-Kevin ! Tes propos sont incohérents ! Si je ne te connaissais pas aussi bien, je dirais que tu as bu !


- Oui ! Oui, j'ai bu ! J'ai bu le calice de la presse de proximité jusqu'à la lie ! Et pendant mes vingt-et-quelques heures de coma éthylique, j'ai réalisé qu'il n'y avait qu'une issue à l'impasse salariale au fond de laquelle je suis arrivé : le suicide professionnel en pleine page, caractères 36, tout en gras, Comic sans MS !


- T'es pas obligé d'aller aussi loin ! On est tes collègues, Jean-Kévin ! Je sais que c'était vache de mettre de la super glue sur le combiné de ton téléphone et des punaises dans ton café, mais c'était une manière de t'intégrer, de te faire sentir que tu es des nôtres ! On peut t'aider ! Qu'est-ce que tu veux ? Une meilleure place de parking ? Plus de purée à la cafétéria ? Si c'est ça, t'as qu'un mot à dire, je connais Nicole, là, celle qui sert les plats chauds. ça n'a duré qu'un soir, elle et moi, j'étais particulièrement fatigué et j'y voyais plus clair, mais depuis, elle se met toujours en quatre pour...


- JE M'EN FOUS DE TA PURÉE ! Moi, ce que je veux, c'est que le monde entier reconnaisse mon génie comique ! Je veux apporter du bonheur aux gens ! Je veux faire rire ! Je veux qu'on m'applaudisse !


- Ben justement ! Ton titre, là, il va plutôt faire pleurer tellement il est triste, mais triste ! Tu crois qu'on voit pas que c'est un appel au secours ?


- C'EST TROP TARD ! JE SUIS DÉTERMINÉ ! Essayez de vous dresser sur mon chemin et je vous jure, je vous colle des blagues dans les pages politiques ! "François Hollande : l'autre pays du fromage", "Najat Valleau-Belkacem le vent récolte la tempête !", "Marine, deux qui la tiennent, trois qui la...".


- Pose ce clavier, Jean-Kevin ! On n'est pas obligé d'en arriver là ET TU LE SAIS !


- CE QUE JE SAIS C'EST QUE JE SUIS PAS EN PREMIÈRE PARTIE D’ÉLIE SEMOUN !


- Oui, ça, d'accord, effectivement, mais si ça peut te consoler, j'ai entendu dire qu'il était très méchant et que c'était peut-être pas un hasard si Dieudonné il avait perdu la raison. Et puis, euuuh, mon beau-frère se marie ce week-end et il cherche quelqu'un de marrant pour chanter le petit bonhomme en mou... NON OK J'AI RIEN DIT, POSE CETTE SOURIS, P*TAIN, FAIS PAS LE C*N !


- Dites, les comiques, il se passe quoi, ici ?


- Ha ben voilà. Bravo. Bravo, Jean-Kevin. T'as tout gagné. T'as réveillé le Chef. On peut plus rien pour toi, maintenant.


- OK. Alors c'est quoi, le problème ? On vous entend brailler de l'intérieur de mes rêves érotiques - avec Nicole et sa purée et tout (d'ailleurs pourquoi je rêve de ça, moi) ?


- Ben c'est Jean-Kevin, Chef. Il a pété un boulon. On a essayé de le raisonner, mais rien à faire. Regardez le titre qu'il a collé à son article jeu vidéo.


- "Les nouveautés automnales qui vont vous faire bandaye" ?


- ...


- Eh ben ? Il est où, le souci ? Bandaye sort des jeux, c'est l'automne, je ne vois pas ce qui vous tracasse.


- ...


- Je le valide, moi, son titre. Allez, hop. Sous presse. On va pas y passer la nuit.


- ...


- Et arrêtez de vous en prendre à ce pauvre Jean-Kevin juste parce qu'il est le fils de mon meilleur ami.


- ...


- Ha ha. Z'avez entendu ça ? OWNED, les losers ! Hop là ! Danse de la victoire dans vos faces !


- Alors par contre, Jean-Kévin, le Comic Sans MS, c'est non.


- Pffff, comment t'es trop pas cool, tonto... euuuh, je veux dire, Chef !.

 

*

 

 

Bref, je crois que je me suis trompé de voie professionnelle.
J'avais un avenir dans la presse papier (ou comme presse papier, dans le pire des cas).

 

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City Hall, c'est terminé.

Après sept volumes de bons et loyaux services, Jules et Arthur ont tiré leur révérence, non sans avoir au passage changé la face du monde, bouclé l'intégralité de leurs boucles et démasqué le sinistre Lord BlackFowl.

Au fil des ans, des rebondissements et des dédicaces, les deux compères s'étaient confortablement installés dans nos bibliothèques, avec leurs invocations de papiers, leurs adversaires surnaturels, leurs alliés à moralité variable, et voilà qu'il faut déjà leur dire "au revoir", et tourner la page sur leurs aventures.

On aurait volontiers prolongé, le temps d'une trilogie ou deux - et eux aussi sans doute ! -, mais le scénario était ainsi fait, la conclusion ainsi pensée depuis le commencement, et les auteurs s'y sont tenus avec courage, sans flancher ni céder aux sirènes des suites à rallonge.

Sévères, mais justes.

Alors que l'excellent Guillaume Lapeyre livre parmi les plus belles planches de la série et aligne sans efforts (?) les séquences d'action complexes, nerveuses, foisonnantes - mais toujours lisibles- , l'impitoyable Rémi Guérin agite les ficelles de ses personnages (nombreux !) avec une précision d'orfèvre, sans jamais se laisser dépasser par sa création, conduisant ce beau monde à un dénouement implacable, certes, mais qui clôt avec panache ce scénario rondement mené.

On en redemanderait, si le point final n'était pas si bien posé.

Une chance : alors que ce dynamique duo du manga à la française travaille sur l'après City Hall (un shonen transmédia et un seinen coup-de-poing, qu'on est forcément impatients de découvrir), la licence bat le rappel puisqu'on nous annonce une série de spin-of intitulée City Hall Icons, où l'on découvrira le passé de certains seconds couteaux charismatiques. Toujours scénarisés par Rémi, et supervisés par Guillaume, ces one shot verront leur réalisation confiée à des étoiles montantes de la profession, des pinceaux presque anonymes mais bourrés de talent, à commencer par Gary Vanaka qui ouvrira le bal, avec un volume consacré à Harry Houdini. Dans le même temps, Rémi travaille sur un roman dans lequel il promet d'explorer de nouvelles facettes de son univers. Jules et Arthur, c'est bien fini, mais d'autres sont sur le point de prendre leur relève.

De quoi se consoler, un peu.

A quand une adaptation animée, alors ?

L'éventualité a été évoquée, mais aucune suite concrète n'y a été donnée pour le moment.
On s'en réjouira presque.

 



Non parce que si l'animé City Hall avait été diffusé au Club Dorothée, concrètement, le générique, ça aurait donné ça :

 

 

*

 

 



Du côté de Save Me Pythie, autre fleuron de notre production à la nippone, c'est la barre symbolique du premier arc que l'héroïne et ses amis ont passé (avec les honneurs) en fin de troisième volume, sur un cliffhanger bien pensé qui portera le récit vers de nouveaux cieux, tout en conservant l'intégralité des ingrédients qui en ont fait le succès.

Mythologie Grecque, humour et pérégrinations rocambolesques seront, c'est certain, toujours de la partie, de même que les poulets qui parlent, les divinités narcissiques et les monstres au rabais.

Nos héros malgré eux pensaient peut-être pouvoir savourer qui un peu de repos, qui de familiales retrouvailles, mais c'était sans compter le malin plaisir avec lequel Elsa Brants, l'auteure multitalents, se plaît à taquiner ses récalcitrants rejetons, dosant à la perfection son comique de texte ou de situation. On aurait tort de bouder son plaisir tant la bonne humeur de ce titre (par ailleurs très documenté) est communicative.

Conseillé à tout âge et à toutes occasions.

 


Si la peluche Zeus est d'ores et déjà commercialisée (attention ! Quantité limitée !), l'animé n'est pas à l'ordre du jour. Dommage. Lui aussi aurait fait fureur au Club Dorothée (après quelques tâtonnements éditorialistes) :

 

 




*


Bonus inédit (parce que j'ai essayé de l'enregistrer également mais qu'à une seule voix, ça ne fonctionne pas vraiment), dans les coulisses d'une séance de doublage des "Ecrivains de l'Infini" (entre la Poire et le Dessert) :



Eric, comédien de doublage (en train d'interpréterJules) :
- Par la barbe de sa majesté la reine d'Angleterre ! Ce papiercoupé est gigantesque ! Il fait au moins genre le double de la taille du stade de France, mais en hauteur ! C'est un peu comme si ta mère elle avait eu un enfant avec Luc Besson pendant les soldes chez Nutella ! Jamais nous ne parviendrons à le vaincre sans regrouper nos forces ! Kev, je vais avoir besoin que tu me couvres ! 

Eric (en train de s'interpréter lui-même) :

- Kev ? Kev ? ! Non mais attendez, c'est qui, ça Kev?

Jean-François, producteur éclairé :
- Ben Kev Adams. C'est comme ça qu'on a décidé d'appeler Arthur. On a pensé que ce serait mieux si on choisissait des noms d'écrivains que les jeunes connaissent. Du coup, Arthur, c'est Kev. Et Jules, c'est Justin. Bieber. l'auteur de "mon histoire 100% officiel : de mon premier pas vers l'éternité". Meilleure vente de tous les temps dans la catégorie romans impressionnistes pour sourds et malentendants selon le magazine Closer.

Eric :
- Mais enfin, on a déjà doublé 30 épisodes en utilisant les vrais prénoms. On risque pas de se mettre le public à dos ?

Jean-François :
 - Haha, elle excellente, mec, je la note dans mon carnet de vannes.

Eric :
- Quoi ?

Jean-François :
- Se mettre à dos le public ado. C'est drôle, ça, j'aime bien. On dirait du Raymond Devos. Mais bourré. Nan, soyons sérieux deux secondes : on parle du public à qui on a pu faire accepter des trucs comme la corne du lion dans les chevaliers du zodiaque, les mouchoirs brodés dans Ranma 1/2 et le Hokuto à pain dans Ken le Survivant. Alors tu penses bien que si on change les noms en cours de route, ça va pas tracasser grand monde tant qu'on intercale des scènes avec du sang et des culottes. Te tracasse pas avec ça, enchaîne.

Eric :
- Mais c'est au tour d'Arthur !

Jean-François :
- Au tour de... de qui ? Arthur ? Connais pas !

Eric (consterné) :
- De Kev. Je vais pas doubler tous les personnages, quand même, si ?

Jean-François :
- A part Maurice qui fait Lovecraft, tu vois quelqu'un d'autre dans ce studio ?

Eric :
- Parce que je vais faire Amélia aussi ?

Jean-François :
- Amélia ? Tu veux dire... Nabila ? ! Si, bien sûr. T'auras qu'à juste monter dans les aigus, personne se rendra compte de rien. Maurice s'en serait bien chargé mais il ne sait faire qu'une seule voix.

Maurice :
- Nabila, c'est quand même une jolie pouletteuuuuuh.

Eric :
- Ha oui, c'est sûr que vu comme ça... Il pourrait pas juste utiliser sa vraie voix pour doubler au moins un autre personnage ?

Jean-François :
- Ben il y tient pas trop, non. Il a peur que ce soit trop stigmatisant pour lui, dans sa vie de tous les jours.

Maurice  (avec la voix d'Homer Simpson):
- Je veux pas que les gens ils se foutent de ma gueule !

Jean-François :
- Oui, oui, Maurice, on sait. Ecoute pas le méchant monsieur. Il est juste aigri parce qu'il va devoir bosser un peu.

Eric :
- Non mais c'est juste que c'est pas des conditions de travail, ça.

Jean-François :
- Attends, t'es doubleur, toi, ou t'es comédien de doublage ?

Eric :
- Comédien de doublage. On en a déjà discuté, non ?

Jean-François :
- Alors tu sais tout faire, on est d'accord ?

Eric :
- Ben... euuuh... oui...

Jean-François :
- Ben voilà. Du coup, tu vas tout faire. Normal. D'ailleurs, si tu pouvais enchaîner, y'a l'équipe de Sauve-moi Patty qui a réservé le studio entre midi et deux pour doubler une dizaine d'épisodes.

Eric :
 - Ok, c'est bon. Je reprends avec Arthur.

Jean-François :
 - Qui ça ?

Eric :
 - (soupir)... avec Kev. Hum hum. (Voix d'Arthur) Ne crains rien, Justin, je vais attirer son attention pendant que tu écris ton propre papiercoupé avec ton stylo plume chromé de chez Watermann payable en plusieurs mensualités sur présentation du coupon téléchargeable sur le site promotionnel des Ecrivains de l'Infini !

Eric (Voix d'Amélia) :
- Et moi, pendant ce temps, je vais te faire des confitures à la cerise !

Eric (s'interrompant) :
- Nan mais attendez, les références bidons, les blagues pourries, le placement de produit, passe encore... mais on peut pas faire dire ça à Amélia alors qu'elle braque son flingue sur Lovecraft, personne ne va y croire !

Jean-François :
- Ha ouais ? Parce que c'est plus crédible, une femme avec un flingue ? ! C'est pas notre faute à nous si ce dessin animé il est pas réaliste ! Alors tu te remets au boulot et tu arrêtes de nous casser les Haribos !

Eric :
- Putain mais même dans vos réparties, vous faites du placement de produit !

Jean-François :
- Ben ouais, comment tu crois que j'en suis arrivé à rouler en Mercedes Benz Berline Classe C moteur biturbo 6 cylindres ? Bon, reprends, on va pas y passer la nuit ! C'est à nouveau au tour de Justin.

Eric (Voix de Jules) :

- Tu es fini, Jean-Michel Amourdupapiercraft ! Je vais invoquer mon plus puissant papiercoupé et il va te mettre la tête tellement au carré que tu pourras jouer dans le prochain Tetris ! Prends garde à toi ! (Une pause) "Il commence à écrire sur son calepin..."

Jean-François :
- Nan mais ça, c'est la narration, c'est moi qui m'en occupe. Je peux bien faire comme Nabila et mouiller un peu le maillot, lol. (voix de narrateur) Il commence à écrire sur son calepin magique la description suivante : "la créature fait genre douze mètre de haut wesh et elle a trop des gros poings de bâtard avec des chaînes en or et z'y va elle nique sa mère aux immeubles tout autour popopo genre Scarface mais géant tu vois gros, bien ou bien ?".

Maurice :
- C'est tout, Justin ? Même après un mois au Mac Do à bouffer des Maxi Best Of, ta création ne ferait pas le poids face au grand Keutulu, le chaton kawaii dévoreur d'âmes !

Eric :
- Le chaton kawaii ? Mais c'est quoi encore cette histoire ? Depuis quand c'est un chaton, Cthulhu ?

Jean-François :
- Depuis qu'Howard Philips s'appelle Jean-Philippe. Ecoute, on a fait une étude de marché et il se trouve que 70% de notre public trouve les chatons plus mignons que les poulpes. Je sais pas pourquoi, c'est peut-être injuste, mais c'est comme ça.

Eric :
- Mais enfin, c'est Cthulhu ! Il a pas besoin d'être mignon !

Jean-François :
- Si on veut vendre les peluches, si.

Eric :
- Ha ouais, d'accord.

Jean-François :
- C'est à Nabila, j'te ferais dire.

Eric :
- Non mais je rêve ou Ketulu vient de lui arracher son chemisier ?

Jean-François :
- Ha ouais ? Ben ça lui apprendra à pas le boutonner jusqu'en haut, à cette gourgandine !

Eric :
- Mais enfin, ça y est pas, ça, dans l'animé !

Jean-François :
- Oui, on a récupéré des scènes de Ranma 1/2 pour essayer de sauver le truc. Allez, reviens à ton texte sinon on y sera encore demain et ce sera du bénévolat !

Eric (Voix d'Amélia) :
 - Kyaaaaaaa ! On voit touuuut ! J'aurais dû rester chez moi pour faire mon repassage !

Maurice :
- ça t'apprendra à être une femme libérée, tu vois c'est pas si facile, quand on te laisse tomber-euuuh !

Eric (Voix d'Arthur) :
- Nabilaaaa ! Espèce de monstre, je vais te faire payer cet affront ! Je n'achèterai pas ta figurine articulée qui sort demain dans tous les Jouet Club au prix modique de 25 euros taxes comprises !

Maurice :
- Je m'en ficheuh ! Je serais en dédicaceuh au Burger King de Mante-la-Jolieuh samedi de 14h à 17 heures-euuuhhh.

Eric :
- Non mais ça veut plus rien dire, ces dialogues.

Jean-François :
- On s'en fout, c'est pour les gamins. Ils ont l'habitude de rien piger. Ils se diront que c'est de leur faute. LOL.

Eric :
- Mais non, c'est pas pour les gamins ! Ou alors si on va par là, Ken le Survivant aussi !

Jean-François :
- Ben évidemment, Ken le Survivant aussi. Sinon on le passerait pas juste après Pingu. Tu veux bien enchaîner, s'teuplai ?

Eric (Voix de Jules) :
- Par le flow west coast low cost de SnoopDoggyDog, mon papiercoupé ! Tu vas payer tes crimes par la rime et sans frime !

Maurice :
- Vas-y Keutulu ! Défonce lui sa pelote de laine et ronronne-le à mort ! Montre-leur de quoi est capable ta peluche animée de 22 centimètres qui fonctionne avec deux piles LR4 !

Eric (Voix d'Amélia) :
- Ah, enfer, que ne donnerais-je pas pour un chiffon à poussière ou un aspirateur ? !

Eric (Voix d'Arthur) :
- Oh non ! Le vent soulevé par cette attaque a fait qu'on a vu la culotte de Nabila ! Il y a même un panda dessus, comme sur celles vendues au rayon licence de chez Babou ! Cela ne restera pas impuni !

Maurice :
- Et que vas-tu faire, vil cloporte ? Aller pleurer au porte-à-porte ? A croire que c'est elle qui porte la culotte !

Eric (Voix de Jules) :
- SnoopDoggyDash ! Que le diable t'emporte !

Maurice :
- Une même attaque ne marcheuh pas deux fois, chevalier.

Eric :
- Parce qu'on recycle même les dialogues ?

Jean-François :
- Et pourquoi pas ? Y'a pas d'petites économies, y'a qu'de sottes gens. Allez, fais comme ma Mercedes Benz ! Embraie !

Eric (Voix de Jules) :
- Arg ! Il a évité mon attaque, maintenant mon SnoopDoggyDogg est vénère, il est parti braquer une épicerie pour se détendre. Que va-t-on faire ? Namek va exploser dans trois minutes et nous n'avons pas encore trouvé les Mondes Engloutis au détour de la cordillère des Andes !

Eric (Voix d'Amélia) :
- Moi je vous laisse, je vais aller laver la JustinMobile en bikini trop serré.

Eric (Voix d'Arthur) :
- Ne t'inquiète pas, Justin ! Je n'en ai peut-être pas l'air avec mon nez en l'air mais moi aussi, j'ai le pouvoir de créer des papiercoupé !

Jean-François (Voix du narrateur) :
- Soudain, Kev se saisit d'une feuille volante et commence à écrire frénétiquement dessus en tout attaché : "Le terrorisant du la monstrueuse colosse titanesque au niveau de le corps de l'être debout de se mettre pour s'interposer et de l'arrêtez de vous battez ! Puis se le met à courir jusqu'à quand qu'il pouvait, sans rien ressentir au niveau des sensations, en donnant des gros coups de boules de bolosse comment que Zidane il a fait".

Maurice :
- Nooooonnnn ! Pitié ! Pas le FrankRibéry !

Eric (Voix d'Arthur) :
- Et si ! Tu es fini, Jean-Philip ! La routourne va tourner ! L'arbitre a sifflé l'heure des coups francs ! Alors ne retiens pas tes coups, Franck !

Eric (Voix de Frank) :
- Pas du le problème patron de moi ! Je du lui frapper sa tête jusque dans sa pleine figure !

Eric (Voix de Jules) :
- ça alors ! Ce Kev, qui aurait cru qu'il serait un auteur à la hauteur !

Eric (Voix d'Arthur) :
- Qu'est-ce que vous croyez ? J'ai presque eu le brevet au rattrapage ! S'ils avaient pas compté les fautes, j'aurais même eu une mention !

Eric (Voix d'Amélia) :
- Oh, c'est rigolo, cette mousse, je m'en mets plein la poitrine, ça fait des guiliguilis !

Maurice :
- Ne croyez pas que je suis vaincu ! Je reviendra avec Sombre Poulet et notre vengeance sera été aussi terrible que ma syntaxe !

Jean-François :
- Et... coupez ! Bravo les gars, je crois qu'on a tout. Pause-déjeuner. On se retrouve cet aprèm' pour tourner les épisodes aux bains douches avec les tentacules.

Eric :
- Quels épiso...

Jean-François :
- Toi, tu fermes ta bouche sinon, je te jure que tu vas aller jouer à la pétanque du côté du chômage. Et t'auras tout intérêt à pointer, si tu vois ce que je veux dire.

Eric :
- Oui, chef.

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire (Musique)

 

Les habitués des guimauveries made in Hollywood le savent mieux que quiconque : les belles rencontres, souvent, ça tient à pas grand chose. A un regard, à une méprise, un quiproquo - ou, le cas échéant : au dernier quart d'heure d'une Japan Expo 2013 en demi-teinte, entre éternelles promo Déclic Images et VRP de chez Kaze, prompts à vous mettre en garde contre "les contrefaçons illégales de mauvaise qualité indignes de ton argent dealées dans le coin obscur tout là-bas, où tu ferais mieux de ne pas aller si tu ne veux pas perdre ton âme ou finir en prison" (oubliant un peu vite qu'ils proposent eux-mêmes l'intégrale de Tiger and Bunny à 120 euros, ou le film One Piece - Strong World sans générique de fin), alors même que je recherchais un stand de fanarts Doctor Who que jamais je ne retrouva (retrouvi ? retrouvu ? Les grammairiens se perdent en conjecture ou en conjonctivite).

Poussant la méthode Coué jusque dans ses ultimes retranchements ("non mais tu as quand même trouvé des trucs intéressants, non mais tu as quand même trouvé des trucs intéressants, non mais tu as quand trouv... OH ET PUIS M***** LA JAPAN EXPO C'EST JUSTE UNE P*TAIN DE FNAC, EN FAIT !"), je tirais une dernière croix symbolique sur les trésors imports que j'aurais espéré trouver quand la chance, le destin ou une coïncidence quasi-HughGrantesque m'ont planté net devant une table de belle taille, sur laquelle paradaient plusieurs piles de CDs aux jaquettes bariolées, couvertes d'idéogrammes incompréhensibles mais familiers (puisque nippons).

(crédit photo : Showdo Records)

Mirage, hallucination, intervention divine ?

De quoi faire crever les plafonds de la jauge d'excitation, en tout cas, et c'est bien le plus important, car mis à part les imparables classiques made in Square Enix (hop là, dans le sac, la BO de The World Ends With You et le collector de Bravely Default !), ou la bande originale d'Evangelion 2.22 à 90 euros (:tousse:), côté soundtracks, pour les collectionneurs mélomanes, c'était silence on tourne (d'allée en allée, mais en vain) - à croire qu'il n'y a que les polochons Yuna (elle a l'air tellement innocente !) et les cosplays Naruto en mousse (il a l'air tellement habillé en jogging orange !) qui intéressent les Otakus nouvelle génération (et parfois les deux simultanément, d'ailleurs, mais qui sommes-nous pour juger ?). Aussi fut-ce sitôt mes grandes espérances rangées au fond de ma valise, sous les slips sales, les artbooks Tactics Ogre et les cartes à jouer Dragon Quest, qu'au détour d'un chemin de cette Cordillère des Andes métaphorique (je me comprends), j'ai découvert ma cité d'or. Pile au moment où mon or perso venait à manquer, comme un fait exprès, ayant depuis longtemps essoré mon budget.

Et puis quoi ?

Le hasard aussi a le droit d'avoir le sens de l'humour...

 

Pas le temps de m'en formaliser : j'ai déjà le casque sur les oreilles, à écouter sample sur sample comme un boulimique en manque de glucose, tout en ratissant frénétiquement les poches secrètes de mon portefeuille à la recherche des dernières piécettes et billets qui auraient échappé à l'hécatombe, sous l'oeil amusé (ou bien était-ce de la consternation ?) des membres du groupe hardcore-punk-rock Popenessseizetheworld, qui s'étaient déplacés exprès pour apporter la bonne parole au monde occidental.

La bonne musique, en l’occurrence.

Pour ne pas dire la très très bonne musique.

Pour ne pas dire "Tudieu c'que ça fait du bieeeeennn !".

Pour ne pas dire : "j'achète le stock !".

Parce que oui, c'était bon, et pas qu'à moitié.

Et pour couronner le tout, c'était bon marché.

 

LostFairy. Genre : Conceptual Metal/Gothic. Title :  4th Fantasia. Site officiel.

 

Avec des étoiles dans les oreilles et quelques échanges bafouillant par interprète interposé : voilà comment j'ai découvert Showdo Records, véritables association de bienfaiteurs (si l'on peut dire) qui se déplace de convention en convention pour faire découvrir au public occidental la culture musicale doujin en général, et une sélection d'artistes coups-de-coeur en particulier.

Une initiative de passionnés, pour des passionnés, qui aura quand même coûté quelques 3000 dollars à ses bénévoles, rien qu’en frais de port, et qui rappellera par l'exemple que oui, absolument, ça en pourra surprendre quelques-uns de nos jours, mais un artiste peut tout à fait agir de façon désintéressée, sans chercher ni le profit, ni le buzz, ni la gloire, juste parce qu'il croit en un projet et parce qu'il aime son art pour ce qu'il est, et pas pour l'image qu'il renvoie de lui - ce que nous avons semble-t-il oublié depuis un bail de ce côté de l'océan.

 

Bassy. Genre : Pop. Title : GendaiPopsB. Site officiel  

 

L'occasion pour les béotiens de découvrir ce pendant musical aux mangas underground auto-produits, vendus exclusivement en conventions de type Comiket ; ceux-là même qui permettent aux amateurs d'avoir pignon sur rue, ou qui donnent aux professionnels la possibilité de s'exprimer dans un cadre plus libre, plus souple, débarrassé des exigences du carcan éditorial. Même chanson ici, ça n'a rien d'une coïncidence : au milieu de ces outsiders, on repère vite quelques noms familiers, Uematsu Nobuo (Final Fantasy, Blue Dragon, Last Story, ...) en tête.

 

Secret Messenger . Genre : Electronica. Title : Fantasy of the Princess Wings. Site officiel.

 

Qu'on se le dise, il y en aura pour tous les goûts, pour peu qu'on soit sensible à cette approche musicale à équidistance entre anime, culture otaku et jeux vidéo : pop, gothique, hardcore, alternatif, dub step, screamo, traditionnel, chiptune, funk, vocaloïd, et même... metaloïd, égrainé au fil de CDs maxi à tirage limité comptant de deux à dix titres, en moyenne, et se déclinant la plupart du temps en une harmonieuse alternance (quand ce n'est pas une non moins harmonieuse superposition) de pistes instrumentales, de drama (séquences dialoguées) et, bien évidemment, de thèmes chantés. Le tout, de la même façon, souvent articulé autour d'une histoire unique, propre à chaque opus, elle-même servie par la beauté d'artworks parfaitement assortis (un vrai régal pour les yeux, qui en remontrerait d'ailleurs à bien des illustrateurs reconnus).

 

Eclipseed. Genre : Conceptual Metal. Title : la Blessure (la sélection de Vithia, qui a partagé cette belle découverte et m'a servi de prêteur sur gage pour l'occasion) Site officiel

 

En quelques mots : le paradis du concept-album à la japonaise, qui aura de quoi ravir les fans de manic shooter façon Touhou, du JDK Band sauce Falcom (Ys, Sorcerian...), d'Hatsune Miku à la mode Project Diva ou, justement, de Bravely Default, dont le compositeur nouvellement consacré (et popularisé par les génériques de Shingeki no Kyoujin) voit s'étirer derrière lui une longue carrière de doujiniste au sein de sa (grandiose) formation Sound Horizon... et si l'on pourrait être enclin à croire que la qualité reste anecdotique, du fait de l'absence de label ou de caution officielle, on ne pourrait pas plus se fourvoyer : bien que la musique doujin ait aussi ses codes, ses limites et ses redondances, elle constitue un véritable vivier de talent, de fougue et d'inventivité qui fait plaisir à entendre et que décrasse bien les tympans, au point qu'on pourrait presque acheter au hasard (ce que j'ai fait) sans risquer d'être déçu (ce que je ne suis pas).

Beaucoup de gens s'arrêtent sur le stand par curiosité, explique l'interprète, un peu amer, mais s'en désintéressent quand ils apprennent que ces CDs ne sont pas liés aux animés qu'ils connaissent. C'est dommage.

Dommage, c'est bien le mot car il y a des mondes entiers, enregistrés sur ces galettes. Des histoires à découvrir ou à s'inventer. Des envolées lyriques. Des sursauts expérimentaux. Des performances d'auteur. De l'inspiration à revendre. Des supports à l'imaginaire. De la passion, encore de la passion, toujours de la passion. Sans prétention, ni pédantisme, ni orgueil mal placé. Et bon sang de bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien ! Voir des artistes aussi heureux de vous signer une dédicace que vous ne l'êtes vous-mêmes d'en obtenir une de leur part, et toujours prêts à discuter, en toute simplicité, de leur engagement créatif, c'est à vous réconcilier avec vos semblables, si misanthrope que vous soyez (car non, qu'on se le tienne pour dit, je ne fais pas semblant).


Je suis donc reparti avec un petit stock d'albums et un sourire grand comme ça, plus ravi que je ne l'aurais été si j'avais gagné la dédicace de Tetsuya Nomura (mise en jeu la veille quelque rangées plus loin), et enthousiaste en proportion : ce que j'avais laborieusement cherché entre les stands pendant près de deux jours, je l'avais trouvé à l'endroit et au moment où je m'y attendais le moins - voire où je ne l'attendais plus. Quelque chose de rare, d’authentique et d'humain. Quand je disais que les belles histoires tiennent à peu de choses...



J'ose espérer, par conséquent, que vous vous mordez les doigts à pleine dents d'avoir manqué ce rendez-vous confidentiel et qu'au contraire de tant de méchants de shonen, à commencer par le grand stratéguerre, vous ne commettrez pas deux fois la même erreur. Car c'est officiel, la page Facebook de Showdo Records vient de le confirmer : ils seront bien présents à la Japan Expo 2015 (Hall 6, emplacement 6-P89), avec certes moins de choix, mais toujours la même énergie. Dans leurs bagages : trois compilations exclusives pressées pour l'occasion, conçues de manière à faire découvrir au grand public les mille et unes facettes de cette production hors-norme. Au programme : 12 titres inédits par galette, qui pousseront le concept de collector dans ses derniers retranchements puisqu'aucune d'elles ne sera vendu sur le territoire japonais. Intitulées R.G.B., ces trois CDs de collection proposeront, pour la modique somme de 6 euros pièce (15 euros les trois, à peine le prix d'un demi sandwich sur place), un panel d'artistes et d'expériences musicales aussi large que varié (Eclipseed et Popnessseizetheworld seront de la partie !), que vous pourrez découvrir en avant-première sur la page dédiée.

Ne vous faites pas prier.

 

EDIT : Si vous les avez raté, honte à vous, mais pas de souci : la boutique en ligne a ouvert, et elle ne demande plus qu'à s'étoffer ! A ce prix-là, bouder votre plaisir serait criminel.

 

Uekiya. Genre : rock/metal. Title : Allegoria. Official site.



Mariwo Fuka, la vocaliste de Popnessseizetheworld, présentera également son nouvel album, alors si pour vous aussi, la Japan Expo, c'est un peu toujours la même chanson, si vous avez le sentiment de connaître le refrain par coeur et si vous avez envie de changer de disque, vous savez à présent ce qu'il vous reste à faire et quel stand vous ne pouvez pas manquer.


Dans le cas contraire, il vous restera toujours les stands Declic et Kaze.


*



Pour prolonger :


Site officiel (Showdo Records are Takuya Oishi and Yokunobu Ida)

Sélection 2013 (possibilité d'écouter des extraits en lien, pour peu que les sites en japonais ne vous effraient pas).

 

Site officiel de Popenessseizetheworld (Popenessseizetheworld are : Mariwo Fuka, YCK and MIDORI)

Site musical de Mariwo Fuka (vocaliste de Popenessseizetheworld)

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Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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