ERROR 404 BLOG NOT FOUND

ERROR 404 BLOG NOT FOUND

Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 16/12/17 à 17h40

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

Ajouter aux favoris

Catégorie : Test au Carré - Mon actualité moisie

Signaler
Test au Carré - Mon actualité moisie

Magasin : Cash Converter

Plate-forme : PS2

Prix : 10 euros

Genre : Mauvais (mauvais genre... humour !)

Année : 2003

Joueurs : 1 (dans les bons jours)

Potentiel de maincarrétitude : 02 %

 

Léa passion Ardèche Profonde

 

Je suis comme tout le monde, je hais la campagne : quel plaisir peut-on avoir à patauger dans la boue, clouer des hiboux sur les portes des granges ou postuler pour « l'Amour est dans le Pré » ? On pourra bien le tourner comme on veut, ce genre de pratiques, ça fout les jetons. Et après, comment voulez-vous frissonner en jouant à un survival horror ? Au premier zombie qui saute sur l'écran, on hausse les épaules et on se dit « Ben oui. Normal, quoi. Comme à la campagne ».

 

Or battre la campagne, c'est justement ce que Forbidden Siren vous propose, même si ça, c'est la théorie et si, dans les faits, c'est plutôt la campagne qui vous bat. A mort. Avec une bèche. Parce qu'il s'agit de la campagne ja-po-naise, évidemment, qui est à la nôtre ce que Godzilla est à Denver le dernier dinosaure : le sommet de la chaîne alimentaire. Dans Siren, pas de Schrödingueries mi-mortes mi-vivantes portées sur le carpaccio de cervelle, pas d'amas de chair en goguette, pas de pustules qui suintent comme sur le front de Justin Bieber, rien que des paysans japonais comme les autres : invulnérables, enragés, assoiffés de sang. Ben oui. Normal, quoi. Du coup, il va falloir sauver sa peau. Tant pis pour la noiraude,l'Animal Crossing attendra. C'est qu'il y a des priorités, dans la vie d'un personnage de jeu vidéo. Conserver cette dernière arrive en tête de liste, à égalité avec « sauver la princesse », « resauver la princesse » et « reresauver la princesse ».

 

Par chance, pas de princesse ici : il y aura bien assez à faire avec la survie en milieu extrême et le sprint sauvage en sous-bois, parce qu'une chose est sûre, on n'est pas là pour faire du tourisme. La bête à deux dos, dans ce genre de sauteries à ciel ouvert, c'est une expression à prendre au sens propre, et qui omet de mentionner le nombre de griffes ou de rangées de dents. De toute façon, c'est la campagne, on vous dit, alors circulez, y'a rien à voir. Non, vraiment, c'est pas une vanne, y'a rien à voir, sauf pour les fans de cabanes au fond du jardin (difficile de parler zombies sans faire référence à Laurent Gerra), d'arbres à feuilles caduques ou d'usines désaffectées. Parce que l'usine désaffectée, à la campagne, c'est un peu notre Parc Astérix à nous... les attractions en moins, mais on ne peut pas tout avoir. C'est qu'au grand air, on n'a pas besoin de grand chose pour s'amuser : il suffit d'une bèche, d'un coup de rouge et d'un citadin égaré. Le reste est laissé à l'imagination de chacun, dans la limite des stocks disponibles (imagination essentiellement employée, en temps normal, à trouver comment fixer des êtres vivants sur des trucs qui ne le sont pas, ce qui laisse deviner à quoi tournent généralement ce genre de rencontres. Un indice chez vous : c'est rouge et salissant).

 

 

Aujourd'hui, comme un fait exprès, le divertissement, ce sera vous. Et quand je dis vous, ce n'est pas qu'une façon de parler car dans Forbidden Siren, vous serez plusieurs, un peu comme dans ma tête à moi, mais les uns après les autres : de tous les sexes, de tous les âges, de toutes les professions, avec deux points communs. Pour commencer, une aptitude au combat proche de la neurasthénie (d'aucun appellent ça « réalisme », moi j'appelle ça avoir les mains carrées), un peu handicapante quand même en contexte « chasse à l'homme » - sans compter que pour ce qui est de trouver des armes et d'en faire usage, ils sont tous au moins aussi performants. Ramasser un bout de bois pour s'en faire un gourdin ? C'est contraire à leur religion, visiblement. Pour autant que je sache, ils pourraient aussi bien redessiner le contour de leur boîte crânienne au marqueur indélébile et y ajouter la mention : « découper selon les pointillés » que ce serait à peu près aussi efficace.

 

Autre caractéristique commune : la capacité médiumnique de voir à travers les yeux de l'ennemi (sightjack, comme l'appellent les adeptes du réalisme aux mains carrées), ce qui donne lieu ingame à moultes situations cocasses de type « oh mais je me vois, ça alors ! Je me rapproche même de moi en courant ! Et en grognant, en plus ! Qu'est-ce que j'ai l'air d'avoir faim, dites donc ! Ha ha, et moi qui ne bouge pas ! C'est rigolo, ha ha h... ha oui, non, game over, c'est pas rigolo du tout, en fait, aux temps pour moi ». Capacité qui sera fort utile pour tenter d'éviter des affrontements dont l'issue tragique ne fait aucun doute : sans arme fonctionnelle à portée de main, ni barre d'énergie, ni kits médicaux cachés tous les trois cent mètres par une puissance occulte désireuse de vous voir acheter les épisodes suivants, deux coups de râteaux sur la tête et c'est fini pour vous. A titre de comparaison, vous pouvez vous prendre quatre ou cinq balles dans le corps, ça oui, mais le râteau, lui, ne pardonne pas (celui qui le manie non plus)... et si, par extraordinaire, sur un malentendu des lois de la physique, vous arriviez à vaincre un de vos poursuivants, ne vous emballez pas : dans cinq minutes, il sera à nouveau sur pied, prêt à mordre les vôtres. C'est que tuer quelque chose qui est déjà mort, ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus efficace, comme stratégie.

 

Vous aussi, vous voudriez pouvoir voir à travers les yeux d'un zombie ?

Voilà, votre voeu est exaucé.

 

Résultat : par la force des choses, vous voilà devenu le Solid Snake de Saint-Ouin-Les-Zombies, et le moindre de vos déplacements ne se fera pas sans une longue préparation silencieuse, accroupi dans les fourrés (tenez-vous le pour dit : si un jour, en rando, vous apercevez des gens accroupis dans les fourrés, non, ils ne soulagent pas une envie pressante, ils vous ont juste pris pour un paysan japonais). Préparation qui, dans la pratique, se résume à surveiller les déplacements d'adversaires qui n'ont rien perdu de leurs habitudes : réparation de toiture, désherbage à la faucille, tir à la carabine sur cibles mouvantes... pour un peu, ils seraient presque « comme nous » (si ce n'est qu'eux ne finissent pas bouffé en deux-deux parce que le voisinage est dans un mauvais jour). Ils ne voient peut-être pas à travers vos yeux, eux, mais ils voient à travers à peu près tout le reste, ce qui constitue un sérieux avantage lorsqu'on reçoit à domicile.

Ainsi, pendant que vous, vous jouez à Metal Gear Toumou, eux jouent à Call of Duty : la Cambrousse avec le cheat code pour les armes, les munitions et l'énergie illimitée. Ça biaise un peu. Comme le disait la pub, « ces gars, c'est plus fort que toi ». Ou en tout cas : plus fort que celui qui tient la manette.

 

Quand je disais qu'il n'y avait rien à voir...

 

La bonne nouvelle, c'est que la manette, généralement, on ne la tient pas longtemps : à une époque où les gamers n'ont plus forcément le temps de passer deux heures à la Fnac de Zanarkand pour trouver l'épée assortie au short de leur héros, Siren permet d'enchaîner sans compter des parties plus courtes qu'une cinématique d'intro de Final Fantasy (voire qu'un lancer d'invocation). Parties qui, la plupart du temps, se résumeront à regarder à travers les yeux de vos futurs meurtriers (car ils vous auront, ne vous faites pas d'illusions. C'est leur jeu, pas le vôtre) pour guetter le moment propice à l'accomplissement d'un objectif auquel vous ne pigez rien, affiché blanc sur noir en début de niveau par un programmeur porté sur l'humour anglais (« cherchez la clé tombée par terre », vous glissera-t-il malicieusement. Sur une carte de trois kilomètres carrés, vous pensez si ça aide. C'est pas qu'on veuille qu'on nous mâche le travail, non, mais on préfère que ce soit le travail, qui soit mâché, plutôt que le personnage qu'on dirige. Car quand le moindre faux pas peut vous conduire directement dans l'estomac d'un importun, vous n'avez pas forcément le goût d'inspecter chaque micropixel de terrain, à la recherche de l'item qui vous permettra de vous faire manger aussi, mais plus loin). Ces cinq à dix minutes d'observations passées, il ne vous reste plus qu'à tenter votre chance, à vous élancer bille en tête et à faire game over (bèche en tête, c'est presque pareil, mais en plus douloureux). La clé n'était pas là. Robert et ses outils de jardin, si. Essaie encore. Deux minutes d'action à tout casser (mais surtout la gueule du joueur) et puis s'en vont. Enfin : s'en va, pour être précis. Et le plus rageant, dans tout ça, c'est que la plupart des missions peuvent se boucler en un quart d'heure, une fois qu'on sait quoi faire, où et comment (et si la bonne fortune n'est pas au PMU en train d'essayer de toucher le quinté dans l'ordre)... mais avant d'accéder à cet état de grâce, ce sont des jours d'essai-erreur assurés. Ou des nuits. Au bout d'un moment, vous ne ferez plus la différence. Du coup, la durée de vie du soft est inversement proportionnelle à celle des protagonistes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ceux qui aiment quand ça dure. Ça dure, c'est dur, y'a une logique.

 

Car qu'on ne s'y trompe pas : Siren est moins un titre à part qu'une adaptation officieuse du mythique Rick Dangerous, jeu de plateforme de l'époque CPC dans lequel il fallait connaître la totalité des tableaux par coeur, chaque pas pouvant déclencher un dispositif mortel invisible à l'oeil nu. Des parties de quelques secondes sous forme d'éternel recommencement, c'est aussi ce que vous propose ce survival, par ailleurs plutôt bien réalisé et original dans son déroulement.

 

Contrairement aux apparences, ceci est le même screenshot, mais à 14 ans d'écart.

Ils ont juste oublié le chapeau.

 

 

« Du moment que ça fait peur... », objecterez-vous, pragmatique. Et c'est bien là le hic. Ça ne fait PAS peur ! Ça stresse, ça angoisse, ça énerve, ça donne des remontées acides mais ça n'effraie jamais (ou si peu). Même Luigi's Mansion, à côté, c'est House of the Dead Overkill. C'est dire. Ceci, pour une raison fort simple : on a peur de l'inconnu, l'impalpable, l'imprévisible. Pas de ce qui arrive, mais de ce qui pourrait arriver. Quand on sait que dans tous les cas, la partie ne fera pas six minutes, la question qu'on se pose n'est pas « ce p'tit gars va-t-il s'en tirer ? » mais « combien de temps pourra-t-il tenir si je le fais courir en ligne droite ? ». Par conséquent, lorsqu'une bèche surgie de nulle part lui défonce le cigare, tout ce qu'on se dit, c'est « Ha tiens ?! Déjà ? » (essais 1 à 10) ou « Oh puuuutaiiiiinnn, non ! PAS ENCORE !!! » (essai 11 à 32), ou encore « Ha tu le prends comme ça ? ! Ha tu le prends comme ça ? ! Tu veux que je te revende, c'est ça, que tu veux ? Non parce que j'ai qu'à mettre mon manteau et en moins de deux, on peut y être, au Cash Converter, hein ! C'est vraiment ça, que tu veux ? » (essais 33 et suivants). Impossible, dans ces conditions, de s'immerger comme dans un Silent Hill ou un Project Zero. A peine s'est-on glissé dans la peau du « héros » qu'un coup de serpe bien placé nous en extirpe avec une précision chirurgicale ; ce qui rend l'intrigue d'autant plus difficile à suivre que la narration en est morcelée.A base d'orangina rouge (ils disent que c'est de l'eau, mais l'orangina rouge expliquerait « pourquoi ils sont si méchants ») et de rituel-séculaire-comme-il-y-en-a-tous-les-trois-jours-au-Japon (sources : Jeux Vidéos Magazine), le scénario n'est pas de ceux qui renouvellent le genre, mais en jouant la carte de la paranoïa et en suggérant (habilement) que les protagonistes ont peut-être eux-mêmes perdu la raison (à force de recommencer sans arrêt le même niveau à Forbidden Siren sur PS2, peut-être), il amène malgré tout quelques idées réjouissantes (dans ce contexte. C'est dire si elles ne le sont pas en vrai). Hélas, l'abondance de personnages mangeables (jouables, je veux dire. Quoi qu'ici, c'est pareil), leur charisme « réaliste » (comprendre qu'ils n'en ont pas un gramme) et le découpage du récit en séquences Lynchéennes rend le puzzle laborieux, même si le procédé a un vrai potentiel.

 

C'est d'ailleurs ce qu'on retiendra du jeu : un vrai potentiel, massacré à coups de bèche. Le brouillon d'un grand jeu, en somme, avec les ratures et les coups de gomme inclus... ce que confirme l'épisode 2 en corrigeant la plupart des défauts de son prédécesseur (et en délocalisant l'action à la plage, ouf), avec un film cinéma en guise de prequel de luxe (plutôt bien fichu, abstraction faite des zombies en solde). Difficile aussi (mais dans des proportions humaines, cette fois), le soft propose toujours une aventure plus éprouvante qu'effrayante, certes, mais qui se révèle passionnante, diversifiée, intelligente et bien troussée, sur le fond comme la forme, ce qui fait qu'on lui pardonne aisément ses plagiats par wagons. Ce qui rend ce Forbidden Siren premier du nom d'autant plus indigeste, a posteriori.

C'est que le joueur n'a pas forcément un estomac de paysan japonais, lui.

 

Breaking news : aux temps pour moi, on me dit que c'est bien des zombies (des shibito, pour être exact), et pas des paysans. Mais comme moi, je suis un gars de la ville, je m'en fous, je ne vois pas trop la différence.

 

 

Verdict :

 

Joueur pourvu de mains normales : 12/20 Joueur pourvu de mains carrées : 4/20

 

Carré :

 

- La réalisation et l'environnement d'inspiration cinématographique.

- Le réalisme.

- D'excellentes idées...

- Les parties courtes, parfaites pour les joueurs ayant l'emploi du temps de Jack Bauer.

- Lapage de présentation, les écrans de chargement, l'inventaire, les moments où la console est éteinte. Bref : tous ceux où on ne joue pas.

 

Pas carré :

 

- La campagne.

- Les zombies immunisés contre le réalisme.

- D'excellentes idées, oui, mais mal exploitées.

- Les parties plus courtes que le temps d'allumage de la console.

- Les moments où on joue.

 

*

 

Ajouter à mes favoris Commenter (20)

Signaler
Test au Carré - Mon actualité moisie

 

Magasin : Cash Converter

Plate-forme : PS1 (aussi dispo sur Saturn et Arcade)

Prix : 19 euros

Genre : Simulateur de patates en deux dimensions.

Année : 1999

Joueurs : 1 ou 2 (ou 1 par bouton pour les gros radins).

Potentiel de maincarrétitude : 80 %

 

 

LE FOND :

WHO ON EARTH IS SHUMA GORATH ? !

 

Petite devinette : qu'est-ce qui est vert, visqueux, qui n'a qu'un oeil et plein de tentacules autour ?

Non, ce n'est pas un mexicain qui joue du banjo, ni un poulpe périmé échappé d'un mauvais sushi, mais l'un des principaux protagonistes de ce second crossover d'une looooongue et prestigieuse série.

- Loulou ?

- Oui, c'est moi...

 

Car Street Fighter, tout le monde connaît, notamment grâce au très émouvant film avec Jean Claude Van Damme (difficile, en effet, de le visionner sans écraser une larme) et au très très émouvant film avec Kristin Kreuk (difficile, en effet, de le visionner sans écraser le dvd tout court), très prisé par les amateurs de paniers garnis bios et de soupe aux navets. Inutile, donc, de présenter les personnages jouables, d'une diversité à s'en retourner la tête à coup de mawashigeri : Ryu, Ken (Ryu en pyjama rouge, lui aussi adepte du Akaktoulakta) (il paraît que ça veut dire « Air Tatsumaki Sempukken » en langage de digit vocale, mais nos experts ne sont pas formels à 200 %), Akuma (Ryu en pyjama noir), Dan (Ryu en pyjama rose)... Neuf persos, rien que ça, dont pas moins de quatre Ryu !

Les amateurs du karatéka en auront pour leur argent (les différences entre ces quatre persos ne concernant que ceux qui savent jouer et/ou ceux qui lisent les livrets). Les autres pourront toujours choisir Zangief et faire comme d'habitude : changer au premier Game Over parce que même si nous respectons toutes les cultures et toutes les inclinations personnelles, nous n'aspirons pas forcément tous à jouer un russe coiffé à l'iroquois et vêtu d'un slip rouge, même assorti à ses bottes.

De toute évidence, Zangief n'a pas aimé le dernier Twilight.

 

Marvel, tout le monde connaît aussi, ou tout le monde devrait connaître, ou en tout cas, tout le monde devrait croire connaître, car de toute évidence nul ne connaît vraiment (mais tout le monde suit, c'est déjà ça, n'est-ce pas ?). Car une fois face à la grille de sélection, c'est le choc. Spider-Man, Hulk, Cyclope, Wolverine, ça va, on grandi avec, on se tirait la bourre au jardin d'enfant. Mais bon sang, qui peut être ce grand échalas de Blackheart ? ! Et surtout, surtout, la question à 200 euros :

QUI (ou quoi) PEUT BIEN ETRE SHUMA GORATH ? !

Quels comics peuvent bien lire les japonais pour trouver ce poulpe mutant (tout droit sorti de la cuisine perso de sir Lovecraft) plus représentatif de l'univers Marvel que le Docteur Fatalis, Lady Deathstrike ou le Super Bouffon ?

De quoi nous transformer manu militari en journaliste d'investigation qui parle de lui à la première personne du pluriel, et nous pousser à mener une longue (cinq minutes montre en main : une éternité, sur la toile) et sordide enquête (sordide, parce que nous avons eu recours à Wikipédia. Oui, tout à fait, c'est moche)... ceci, pour découvrir que ce sympathique et néanmoins atypique personnage, sous ses airs enjoués et quasi-inoffensifs, est en réalité une divinité démoniaque primitive chassée du plan terrestre par... Conan le Barbare en personne. Combattue maintes fois par le Docteur Strange ensuite.

Bon sang mais c'est bien sûr !

Pour de l'emblématique, ils ont choisi de l'emblématique ! Dommage qu'ils n'aient pas eu la place pour mettre Impossible Man (si, il existe, vous pouvez vérifier), Antman, l'Homme-Grille-Pain, Capitaine Sports Extrêmes (tm), l'Incroyable Normal-Man ou même le redoutable Square-Handed Player, tant qu'ils y étaient. Alors de deux choses l'une : soit ils n'ont pas eu de chance au moment où Marvel a vendu ses licences BD et ils se sont chopé celles dont personne ne voulait, soit l'équipe en charge du développement n'en avait rien à cirer du crossover et préférait bosser sur une suite officieuse de Darkstalkers, car ces deux derniers personnages (ainsi qu'Omega Red, lui-même tentaculé au carbonium) ont l'exubérance tant physique que combattive des fameux morts-vivants du titre susmentionné.

 

Mais la plus grosse surprise du casting reste encore à venir... car après avoir vaincu Apocalypse, le bad guy en chef et en plein écran, pharaon-immortel-cybernétique-dans-la-bonne-moyenne-de-la-faune-Marvel, on s'apprête à goûter un ending minimaliste et presque mérité (car en mode easy et en vitesse normale, c'est une promenade de santé)... au lieu de quoi on est invité à déguster les pains de... Cyber Akuma (Ryu en kimono noir, cosplayé en Optimus Prime, avec des bouts de métal agrafés dessus).

...

 

Cyber Akuma.

 

CY-BER-A-KU-MA.

 

Un combattant rapide, retors, impitoyable, qui ne...

 

Oh et puis zut !

 

WTF !

 

CYBER AKUMA, BORDEL !

 

Avec, en sus, cette lancinante question :

 

Résultat : retour anticipé sur Wikipédia, nouvelle dose de sordide et d'explications dans le ton. Car ce p'tit malinou d'Apocalypse n'a rien trouvé de mieux que de cyborguiser Akuma pour en faire son fidèle et dévoué soldat. Et là, moi, je dis : chacun ses hobby, il n'y a pas à juger. Mais enfin, quand on est soi-disant un mutant immortel, génial et quasi-divin, je ne vois pas trop l'intérêt qu'on pourrait avoir à transformer UN sociopathe tout de pyjama vêtu en SD de Goldorak. Question plan de domination interstellaire, c'est un peu cheap. Si vous avez des tickets resto, envoyez-les donc à Apocalypse, pour l'aider à conquérir la galaxie. Ça lui remplira l'estomac et ce sera déductible des impôts.

Non parce que l'idée pouvait peut-être paraître séduisante, sur les papiers du savant fou qui lui a proposé le truc. Mais dans la pratique, c'est quand même Akuma avec une demi tête de Terminator, les ailes de Mazinger Z dans le dos et un fulguro-poing en caoutchouc-mousse, tellement balèze que dès qu'il change de côté, ses parties biomécaniques changent de côté aussi. Chuck Norris n'a qu'à bien se tenir.

La première seconde, on a envie de rigoler très fort. La deuxième seconde, on rigole plus du tout parce qu'on est game-over. Très souple sur ses appuis (pour un cyborg), Cyber-Akuma aura passé le combat à bondir d'un coin à l'autre de l'écran comme un marsupilami sous PCP, ce qui aura donné au joueur la désagréable impression de chasser une grosse mouche (cybernétique, mais ça n'a rien d'une consolation). Sans plus de résultat, d'ailleurs. Cyber Akuma n'est peut-être pas l'ennemi le plus crédible au monde, mais il est le plus fort. Impossible de le battre en faisant n'importe quoi. Sans compter qu'avec lui, cerise sur le gâteau, ça fait un cinquième Ryu au compteur.

Du luxe.

 

LA FORME :

 

Un poulpe vert pourvu de tentacules vous a contrarié aujourd'hui au bureau ?

Des problèmes avec la cyber-machine à café de l'étage comptabilité ?

 

Défoulez-vous sans craindre le licenciement pour faute grave avec une partie de Marvel versus Street Fighter. Que vous soyez plutôt Marvel ou plutôt Street Fighter, vous aurez le plaisir de retrouver des visages familier, et de les faire se taper dessus jusqu'à ce que lassitude s'ensuive, ou qu'un doubleur hurle le nom de votre coup spécial avec la voix fiévreuse de qui est content d'avoir trouvé du boulot - même de courte durée -, ou que vous arriviez à Cyber Akuma et que vousvous trouviez forcé d'apprendre à jouer (ce qui est tout de suite moins fun, évidemment). Coloré et dynamique, jalonné de quelques clins d'oeil sympas, mais pas forcément équitable dans la distribution des atouts et des handicaps, Marvel versus Street Fighter, en jargon technique de gamer, « poutre sa mémé ». Grave. Et c'est tout ce qu'on lui demande.

Sans doute les doubles sauts sont-ils un peu too much pour les frénétique de la manette... mais même en appuyant sur tous les boutons sans trop s'occuper de rien, c'est très rigolo et très gratifiant. On ne sort jamais l'attaque qu'on veut sortir, mais on en sort quand même, alors on est tout fier, même si l'adversaire s'en tire sans dommages. Les spécialistes du bourrinage auront même un gros avantage sur les non-spécialistes : en effet, faire n'importe quoi avec la manette à un jeu de baston 2D a tendance à vite ankyloser le poignet des novices, ou leur brûler la plante des pouces. Autant de petits détails qui garantiront la victoire aux moins doués mais aux plus acharnés d'entre nous.

Petit plus non négligeable : l'intelligence artificielle est une réussite du genre. Voir Cyber Akuma se planquer dans un coin et vous asséner Hadoken sur Hadoken après avoir repéré que vous aviez les mains carrées et que vous n'étiez pas fichu de sortir autre chose qu'un pauvre coup de pied en solde, ça vous rappellera vos meilleures parties avec vos copains lourdingues adeptes de l'anti-jeu.

 

Et ça, ça n'a définitivement pas de prix.

 

Pour tout le reste, il y a...

 

Cette fois, c'est sûr : Cyber Akuma

traîne trop sur chatroulette

 

 

VERDICT

 

 

Joueur pourvu de mains normales : 15/20 Joueur pourvu de mains carrées : 17/20

 

 

Carré :

-Shuma Gorath

-Cyber Akuma (au deuxième degré).

-Fluide, technique, rythmé et coloré.

-Facile à prendre en main (en mode easy et vitesse normale, s'entend).

-Pas trop moche (comparé aux King of Fighter sur PS2).

-Des temps de chargement qui laissent le loisir de se faire cuire des pâtes, ce qui est très pratique quand on a faim.

 

Pas carré :

 

-Cinq Ryu à collectionner

-Cyber Akuma (au premier degré)

-Relativement peu de personnages, comparé aux jeux 2D actuels

-Pas aussi technique que les moutures récentes

-Intitulé de titre beaucoup trop court et lapidaire quand on est habitué aux « Street Fighter W Z 3 Prime Turbo Express From Outer Space Alpha »

-Des temps de chargement qui laissent le loisir de se faire cuire des pâtes, mais moins que ceux des King of Fighter sur PS2, ce qui est moins pratique quand on a faim.

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (10)

Édito

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

Archives

Favoris