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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 09/02/19 à 19h31

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy VII Remake.

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Catégorie : C'est en com' que ça se passe...

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C'est en com' que ça se passe... (Séries TV)

 

Nianianianianiania Moffat il sait pas écrire Nianianianiania Moffat il fait que dans le Deus Ex Machina Nianianianianiania Moffat il fait tout à l'esbroufe.


Combien de fois on l'aura entendu, ce couplet, chez les Whovien repentis, aussi prompts à porter le fez qu'à le remiser au fond de l'armoire, et qui auront renié leurs premières amourettes pour moins de trente deniers ?


Ils l'attendaient comme le messie, leur Chris Chibnall, leur « nouveau showrunner » réclamé de longue date, celui qui allait sauver la série des griffes de l'infernal Steven – indépendamment du fait qu'il soit malgré tout l'auteur de quelques-uns des pires épisodes de l'ère new Who.


42, c'était lui.
Vous vous en souvenez ?
Non ?


C'est normal.


Les Dinosaures dans l'espace, c'était lui.
Vous vous en souvenez ?
Oui ?


C'est normal aussi, mais ce n'est pas bon signe non plus.


Depuis dimanche dernier, on peut également dire : « la Femme Tombée sur Terre, c'était lui ». Tout pareil.

 

Car il n'aura échappé à personne que Doctor Who, ça avait repris la semine dernière, avec un tout nouveau casting et un tout nouveau staff. Avec un nouveau chef pour chapeauter tout ça : Chris "Broadchurch" Chibnall.


Or  que sauver de ce sauveur de pacotille, qui a tous les attributs du faux prophète et aucun du bon scénariste, dès lors que l'action se délocalise dans l'espace ?


Vous avez tiqué, peut-être, en apprenant que le nouveau Doctor serait une femme ?
Oubliez ça.


C'est incontestablement le moindre mal de ce premier épisode mou, mal écrit, mal rythmé, mal construit, dénué d'intensité, dépourvu d'émotion, laborieusement articulé autour d'une intrigue qu'on jurerait tirée d'un script de Torchwood saison 1, mais qui aurait été recalé en première lecture (rappelons-le : « Cyberwoman », c'était Chibnall, toujours).

 

Pour que les générations futures n'oublient jamais.

 

Et ça c'est pour les générations futures qui auraient pu être tentées de dire "ben quoi ?",

en découvrant la photo précédente.


Entendons-nous bien, avant qu'on ne me taxe de mauvaise foi : oui, je partais avec un a priori négatif. Et parce que je partais avec un a priori négatif, je me suis efforcé de faire preuve de bienveillance, car je ne supporte pas les biais de réflexion, même quand ce sont les miens – surtout quand ce sont les miens, en réalité. Parce que je vaux mieux que ça, pour la jouer comme le rôle-titre de cette série.


J'ai donc passé une heure dans ma tête à pester, me débattre, chercher des excuses, des raisons de m'enthousiasmer, de jeter mes préjugés aux orties et de faire amende honorable.

Je n'ai trouvé qu'un beau plan de quelques secondes expédié en fin d'épisode.


Je voulais que Chibnall me fasse mentir, me prouve que j'avais tort de le crucifier par principe, me montre que j'étais prisonnier de mes stéréotypes. Parce qu'avoir tort, moi, j'adore ça. Demandez à Final Fantasy XV.


Sauf que non.


Non, même avec la meilleure bonne volonté du monde, on ne peut pas dire que son premier épisode soit bon. On peut même dire qu'il est carrément mauvais ; et ce, sur tous les plans, sans exception - hormis peut-être Jodie Whittaker, tout à fait convaincante dans le rôle-titre, et pas plus crispante que Tennant (dont elle copie peut-être un chouïa trop le jeu, par contre) , Smith ou Capaldi lors de leur premier épisode. ça aussi, ça fait partie de la tradition.

 

 Je peux pas, j'ai luminothérapie.


Entre un scénario simpliste, une absence totale d'imagination confinant à la faute professionnelle, les scènes qui tombent à plat (TOUTES), les dialogues tantôt creux, tantôt formatés, reprenant les codes de la série comme on suivrait une recette de cuisine (une vraie souffrance, quand on repense aux envolées lyriques too much, mais tellement classes, auxquelles nous nous étions habitués), les musiques insipides, les personnages sans envergure et le déroulement prévisible dès les premières secondes (franchement, ne me dites pas que vous aviez VRAIMENT cru que le protagoniste parlait du Doctor, en ouverture ?), la sauce ne prend pas. Et ne parlons pas des incohérences – ou plutôt, si parlons-en, car elles ont toujours fait partie de l'ADN du show, mais rarement de façon si indigente. Que ce soit sous le règne de Russell T Davis ou sous le concordat de Steven Moffat, dans la plupart des cas, ces incohérences avaient une raison d'être, elles servaient un dessein plus grand, celui de la scène qui en jette, celui de la réplique qui tue, celui du twist qui vous met la tête à l'envers.


Dans la Femme Tombée sur Terre, non seulement elles sont omniprésentes mais elles n'apportent rien, au contraire : elles ne sont pas voulues, mais subies, conséquences douloureuses d'une écriture dont l'amateurisme est inacceptable de la part d'un vétéran du métier – des raccourcis honteux, des ellipses insensées, des coups de bluffs parfois grotesques, à l'image de cet intermède à la Mac Gyver qui se veut malin et drôle – mais ne parvient qu'à être embarrassant).

 

Si on m'avait dit un jour que je jouerais dans l'Agence Tout Risques !


J'ai détesté la quasi-totalité de la saison 10, et oui, j'admets qu'il était temps que Moffat passe la main (il avait tout donné en saison 5, et avec quel brio !), mais encore fallait-il que son successeur soit à la hauteur (Toby Whithouse, anyone ?). Or ce n'est pas le cas ici.

On se gardera de juger une saison entière sur une seule tentative (après tout, le pilote de la première saison de New Who n'était pas plus glorieux), mais avec ce premier épisode, Chibnall avait quelque chose à prouver, et il s'est planté dans les grandes largeurs.

Je savais que tu me manquerais, Steven.


Mais jusqu'à ce soir, j'ignorais encore à quel point.

 

*

 

Si vous voulez vous faire votre propre idée, l'épisode est dispo en streaming gratuit encore quelques jours sur le replay de France 4.

MAIS NE VENEZ PAS DIRE QUE JE NE VOUS AI PAS PREVENU !

(lol)

 

*

 

 

La drogue.

 

 Alors oui, bon, je sais, on va objecter que je ne suis pas très objectif, comme d'habitude, tout ça, vu que je n'aime pas Tidus et que je suis sûrement pro-gamergate parce que j'aimerais bien essayer Kingdom Come, et qu'en fait, tout ça, c'est juste par ce que je ne supporte pas que le Doctor soit joué par une femme parce que je suis sexiste vu que j'ai pas de compte Twitter, alors je vous invite, en guise de preuve objective à comparer le premier grand speech de Matt Smith à la fin de son premier épisode, pompeux, grandiloquent, mais tellement jubilatoire  (à l'image du personnage, en somme) :

avec celui de Jodie (qui n'est pas responsable du script qu'on lui donne, hein, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit), plat, bref, banal, condescendant - qui sonne de surcroît comme une auto-justification de l'auteur, d'un narcissisme d'autant plus gênant qu'il s'essaie aux doubles sens sans une once de finesse ou de subtilité :

"Han han, alors en fait on croit que le Doctor il parle au vilain extraterrestre alors qu'en fait il parle directement au spectateur, t'as vu comme c'est finod un peu ?".

Sérieux, si c'était pour faire ça, autant me refiler la série, je n'aurais pas fait pire et j'aurais coûté moins cher, la preuve :

 

Et il y a des oiseaux ! Et des petites fleurs ! Et des Lav'o Matic ! Et des stations de skis sur gazon ! Et toutes ces choses forment le grand cercle de la vie universelle jusque dans les étoiles et si tu ne les respectes pas, tu ne te respectes pas toi-même, parce que les oiseaux, c'est toi, les petites fleurs, c'est toi, les Lav'o Matic, c'est toi aussi ! Mais si tu n'acceptes pas ton Lav'o Matic intérieur, comment pourrais-tu te connecter à ta propre station de ski sur gazon spirituelle ? Alors je vais te donner une chance, une seule, d'enfourcher le tire-fesse de la raison et de butiner les jonquilles de la connaissance ! Renonce à ton plan de domination et devient berger équitable dans les Alpes ! Fais du fromage de chèvre et des confitures de griottes sauvages ! Et tu pourras regarder le soleil droit dans les yeux, fièrement, intensément, pendant des longues et belles minutes, et t'exclamer toi aussi : "aïe, putain, j'y vois plus rien, je crois que cette connerie m'a rendu aveugle". Avant de trébucher comme un con sur un de tes moutons et de faire une chute de trente mètres. Alors choisis ! Mais choisis bien !".

 

 C'est bon ?

Je suis engagé ?

*

 

Ha bon ? Il y a encore eu une nouvelle mise à jour de No Man's Sky ?

Pourquoi personne me dit jamais rien à moi ?

 

Bon, puisque je ne suis pas engagé, que vous voulez d'autres preuves (parce qu'il y aura toujours des petits malins pour dire que le speech de Josie est meilleur que celui de Smith, vu qu'il y a toujours des petits malins, sur le ouèbe), parce que malheureusement je n'ai pas le temps de réécrire tout l'épisode façon Scorpion (et pourtant ce n'est pas l'envie ou la matière qui manquent) et parce qu'il faut bien que ça sorte, je vous propose en conclusion une petite

Liste (sélective) des incohérences.


Du coup, gare aux [Spoilers]



- Déjà, le protagoniste balance son vélo dans les branches hautes d'un arbre au MILIEU d'une forêt. Il a déjà essayé de lancer un vélo, Chibnall, ou pas ?


-
Le signal déclenche l'arrivée de la capsule de l'alien, d'accord, mais il sert à quoi, en fait ? Non parce que bon, l'alien, il sait bien que la planète est habitée vu que sa cible s'y trouve et que ce n'est pas la première fois que sa race descend sur terre. Donc ça n'est pas une sonde, ou alors c'est le plus gros fail de l'histoire des sondes ("envoyons une sonde dans ce monde habité pour voir s'il est habité !"). Alors quoi ? L'alien a besoin d'une autorisation ? Ben l'administration de chez lui est quand même pas procédurière parce qu'on a déjà fait plus explicite, comme façon de demander la permission. « Oué non mais il a touché le signal magique qui clignote, ça veut dire qu'il est d'accord avec le fait qu'on vienne dans son bled faire des chasses à l'homme ». Sans compter que bon, l'utilité d'envoyer ça dans une forêt au milieu de nulle part n'était pas non plus super évidente. Ils ont eu du bol que Young Hercule ait balancé son vélo dans un pin des landes, sans quoi ils auraient pu attendre un siècle avant de débarquer.


- La cible, ô surprise, est assise dans le train à côté de papi et mamie.


-
La femme chargée d'enquêter sur la capsule est, ô surprise, une ancienne amie du protagoniste. ça commence à en faire, des coïncidences.


- Puisqu'on en parle, le Doctor tombe du ciel et transperce le toit EN METAL du train. Rappelons qu'il a fait une chute de plusieurs milliers de kilomètres de haut et que jusqu'à preuve du contraire, il n'est ni Thor, ni Hulk (ni Miss Hulk non plus).


-
Le drone colle des bombes ADN à des randoms inconnus dans un but totalement flou et jamais expliqué. Pourquoi fait-il ça ? A quelles fins ? Pourquoi eux et pas les autres ? Pour se débarrasser des témoins ? Ben pourquoi il ne s'en débarrasse pas, alors ? Pour que ces bombes puissent servir à butter le méchant ensuite ? Mais chut-euuuh, lecteur, tu casses toute la magie !

 

- Pendant ce temps, deux randoms péons chargent la capsule de l'alien (avec l'alien dedans, mais n'est-ce pas qu'un détail ?) à l'arrière de leur fourgonette. Je ne sais pas ce qu'ils mangent, dans ce bled, mais ils ont tous l'air hyper balaises parce que pour aller chercher un machin qui pèse au moins deux tonnes au milieu d'une forêt, à deux, sans laisser ne serait-ce qu'une trace au sol, il faut au moins s'appeler Chuck Norris.


- A priori, ça se passe dans l'équivalent britannique de Trifouillis les Oies parce qu'on se déplace d'un point à un autre en cinq minutes montre en main. Quand le Doc avait le Tardis, ça passait. En voiture, c'est plus problématique. Britannique, en plus, la voiture.


- La fine équipe retrouve le drone grâce à un chauffeur de bus. Drone qui s'était pourtant installé pépère au sommet d'un toit au milieu de nulle part. Il fait quoi, de son temps libre, exactement, le chauffeur de bus ?


- N'épiloguons pas sur le fait qu'à aucun moment, le Doc ne suggère à ses compagnons que « ça peut être un peu dangereux » et « qu'ils feraient mieux d'attendre à la maison ». Non. Il les laisse allègrement risquer leur vie en mode 100% full scoubidou alors qu'il est flanqué de deux jeunes adultes et de deux personnes âgées qui se comportent comme deux jeunes adultes. Qu'est-ce qui pourrait mal tourner ?


- Pour devenir le roi d'une race de guerriers sanguinaires, l'alien doit éliminer un ouvrier du bâtiment taillé comme Colargol. Paye ton rite initiatique. En chemin, il se débarrasse quand même d'un névrosé, d'un poivrot et d'un vieux. Et il leur pique leurs dents pour s'en faire des trophées. Sérieusement, il est où, le mérite, pour un grand guerrier ? Il est où, l'accomplissement ? C'est quoi, les menaces qu'affronte son peuple ? Des grabataires en déambulateurs et des cosplay de Kirito? Non parce si c'est pas le cas, je ne vois pas bien l'intérêt de la manoeuvre. Entre toutes les races de la galaxie, pourquoi des humains, bordel ? Et entre tous les peuples de la terre, un anglais, en plus ! Il ne devrait pas plutôt soumettre à mains nues des Groblorgs de six mètres de haut ? Nope. UN anglais grassouillet, ça suffira largement. Et on dit que le niveau du BAC a baissé, p*tain !


- D'ailleurs juste un petit aparté à ce sujet, l'alien n'a que des dents humaines, comme trophées. Il se vante d'être le représentant d'une race de "grands guerriers" et il n'a pas une dent sur le visage qui fasse plus d'un centimètre ou qui évoque, même de loin, les crocs d'un tigre à dents de sabre. Non mais alors c'est sûr que dans ces conditions, c'est un peu facile de se considérer comme un peuple de grands guerriers, hein. Comme je le disais, on pousse deux vieilles dans les escaliers, on givre deux nourrissons et ça y est, on est Gengis Khan.


- Non, je ne parlerais pas de la fabrication du tournevis sonique, mais je pense que les jouets à son effigie sont produits exactement de la même façon, vu la grossièreté du moulage et la laideur du truc.

 

Made in China.


- L'alien retrouve sa cible en se téléportant. Grand bien lui fasse, nos héros ont aussi vite fait de le rejoindre en voiture. DTC la technologie extra-terrestre.


- Pour contrôler une grue, en 2018, on a juste besoin d'un smartphone et de Google. DTC, l'ouvrier du bâtiment qui a travaillé dur pour en arriver au même point. Tu peux pas test les millenials. Siri FTW.


- Le Doctor qui lance un grand discours moralisateur et plein de compassion à un guerrier sanguinaire qui tue des vieux et laisse pourrir des gens random dans son congèl', c'est un peu hardcore, quand même, dans le genre compatissant. D'autant que l'alien face à lui à des dents plein la tronche, quoi. Des dents de victimes innocentes. C'est sûr que ça appelle la compassion, ça ! Arrête de juger les autres cultures avec tes valeurs de mâle blanc ethnocentré, un peu ! On est parti sur de mauvaises bases, allez, on oublie tout et on se serre la main ! Par contre, osef de l'ex future victime, pour la compassion, elle peut se brosser la nouille. Notre anglais grassouillet se fera copieusement engueuler pour avoir eu l'inhumanité de balancer dans le vide celui qui voulait le laisser pourrir dans son frigo. Y'a des limites à l'humanisme, bordel ! Pour la peine on ne reverra plus ce perso après cette scène, tiens. ça lui apprendra !


- Ce génie d'alien, quand même ! Il a téléchargé sans le savoir les bombes adn en même temps que les infos qui l'intéressaient. J'aimerais que vous preniez un petit moment pour y réfléchir, d'ailleurs. Il télécharge des données et en faisant ça, il se retrouve avec des bombes sous la peau du cou, sans même s'en rendre compte. Parce que c'est bien connu, des données virtuelles et des bombes bien réelles, c'est exactement la même chose, hein, ça se télécharge pareil avec la wifi. Et ça fait même pas mal ni rien. Y'a pas de message « syntax error », c'est le futuuuur. Et puis bon, l'énergie, la matière, c'est presque pareil, hein, p*tain, on va pas commencer à être tatillon sur ce genre de détails, c'est de la science-fiction. Gaffe quand même la prochaine fois que vous téléchargerez une mise à jour Avast, les gens. Vous pourriez vous retrouver avec une bombe H sur les genoux.


- La réapparition du drone, d'un coup, au milieu de l'action, mais après la bataille, tout ça pour... pour... ben on sait pas trop ce qu'il cherche à accomplir, mais il s'y prend très mal. Alors bon, il semble rétrospectivement qu'il soit peut-être en train d'essayer "de faire tomber la grue", ce qui est le plan le plus con qu'un drone a jamais mis sur "pied" (ok, d'accord, sur tentacules) VU QUE SON BOSS ETAIT DESSUS. C'est sûr qu'il pourrait être déclaré "chef" à titre posthume mais je suis pas certain que ce soit le but initial non plus. Sans compter que bon, vu je vois pas trop comment il pourrait la faire tomber, la grue, ni avec quoi, vu qu'il n'a pas de bras ni de chocolat ni rien qui pourrait lui servir à faire basculer le machin (à moins de foncer dessus à grande vitesse, comme il l'a fait avec le train - ce qu'il n'a pas du tout l'air disposé à faire, évidemment). Et puis bon, une fois son boss disparu, il pourrait peut-être se dire que c'est plus super utile de s'acharner sur le matos du BTP, quoi. Mais non. Il a commencé un truc, quoi que ça puisse être, il le finira ! Il en va de son honneur de drone. Résultat des courses, tout ce à quoi il sert, finalement, c'est à zigouiller un de nos héros de façon gratuite. On voudrait être ému mais vu que ces gens se sont comportés comme des mômes au Parc Astérix depuis le début de l'épisode, toujours à rigololer et à faire des vannes malgré les morts et le danger, on se dit qu'ils l'avaient quand même bien mérité. Et puis comme on l'avait vu venir dès le début de l'épisode, ça va, ça passe, on ne versera pas notre petite larme de rigueur, d'autant que comme ils veulent visiblement éviter toute forme de pathos, la dernière réplique de l'intéressée sonnera un peu comme "ouais nan mais c'est cool, no problem, j'assume, c'est pas grave allez on s'est bien amusé quand même". Comme ça le spectateur il est pas trop triste et il se couche pas perturbé ni rien. Safe space, tout ça.


- Tout ça amenant logiquement à des scènes émotion expédiées en deux minutes (parce que l'émotion, c'est une micro-agression), histoire qu'on puisse passer vite fait à la séquence pretty woman et revenir au LOL. Limite le protagoniste était plus bouleversé au début par le fait de ne pas arriver à faire du vélo.

Ce "style" vestimentaire abominable ne vous rappelle rien ?

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO ! OH MY GOD NO !!!


- S'ensuit un faux trailer présentant le casting entier de cette nouvelle saison, dont le mot d'ordre semble avoir été "surtout prends pas de blancs, Chris, ou alors juste pour jouer les méchants, pour faire plaisir à Twitter)", suggérant par-là même que l'extraterrestre est pakistanais par défaut et que la diversité, c'est très cool mais seulement si on n'est pas blanc. Sauf que bon, de la part d'un scénariste qui, de toute évidence, veut jouer à tout prix la carte de l'anti-racisme Twitter (je précise, parce qu'anti-raciste pour de vrai, la série l'était bien avant Chibnall), faire débarquer son envahisseur dans un plat à tajine géant, ça ne fait pas passer le bon message...

 

Bijour, missieur Vincent

 

Mais ça pourrait permettre des crossover intéressants avec le reboot US.


- Mais surtout, surtout, C'EST QUOI CE NOUVEAU DOCTOR TOUT GENTIL TOUT MIELLEUX, TOUT POSITIF  - HELLO KITTY STYLE ? Pas une once de noirceur, pas une once de mépris, pas une once d’ambiguïté... alors qu'il avait fallu une saison entière au 12ème pour révéler ses sentiments exacts à l'égard de l'humanité. Ce n'est pas une femme, ça, vous m'excuserez. C'est Oui-Oui. Il a juste tuné sa bagnole en cabine téléphonique.


Alors au risque de me répéter, je sais bien que c'est Doctor Who et que c'est normal, les incohérences, dans Doctor Who.

Mais en l'occurrence, j'aurais bien aimé une ou deux cohérences de temps en temps.

 

Pour équilibrer un peu, quoi...

 

[MISE A JOUR]

 

Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne, alors pourquoi changerait-on une équipe qui perd : Le Debrief de l'épisode 2.

 

Bon, déjà, force est de constater que c'était un poil mieux que la semaine dernière ; mais ce n'était pas non plus très dur à faire vu que même le spectacle de Vitalis avec son singe et son clébard, là, c'était du Dark City à côté de l'épisode pilote.


Qui sait ? Si Chibnall apprend à faire son métier correctement d'ici la fin de la saison, on aura même droit à quelques bons épisodes ?


Non parce que rétrospectivement, je ne m'explique pas Broadchurch, hein. Du tout. La vraie science-fiction, elle est là : comment un tel tâcheron a pu être aussi bon dans le drame humain et le policier de province, et s'avérer aussi mauvais quand il s'agit d'envoyer ses personnages dans l'espace ?


Cette semaine encore, on a eu droit à la foire aux Deus Ex Machina grossiers, au character development en solde (tout doit disparaître, à commencer par la psyché des personnages), aux répliques Cleverbot ("on est plus forts ensemble" : c'est la réplique la plus humanisto-badass de l'épisode. Niveau carte postale Paint à partager sur Facebook "si toi aussi tu pense ke cé tro vré", clique sur le pouce bleu tout en bleu), et incohérences à tous les étages.

Morceaux choisis, parce que je n'ai pas tout le week-end non plus :


- Les protagonistes sauvés d'une mort certaine dès les premières secondes de l'épisode par un Deus Ex Machina tellement énorme qu'il va falloir le mettre à la diète ? #check (et ne parlons pas du fait qu'ils aient été sauvés par deux vaisseaux différents, qui ne se sont pas vus l'un l'autre, alors que nos héros étaient à moins de trois mètres les uns des autres. C'est vrai, quoi ? ça fait quelle taille, un vaisseau de l'espace ? 40 mètres, à peine ? ça se loupe facilement, dans un vaste espace infini plein de "rien". Et puis c'est pas comme si ça avait un radar ni rien, un vaisseau de l'espace... Non mais après, c'est bien, hein, de séparer le groupe, ça crée une tension et tout, mais enfin à quoi ça sert si c'est pour les réunir cinq minutes plus tard ?).

 

 Encore trois épisodes comme ça et les personnages seront engloutis par mes larmes de fanboy.


- Les persos qui comprennent l'extraterrestre et qui le parlent couramment "parce qu'on leur a collé une puce dès qu'on les a sauvé" malgré l'urgence de la situation et le fait que les deux vaisseaux soient des poubelles volantes ? #check Je sais pas ce qu'ils ont comme matos médical dans le futur mais franchement, ils auraient dû en envoyer un peu à mon dentiste, ça m'éviterait de devoir me faire ré-opérer des dents de sagesse.


- L'un des deux vaisseaux qui s'écrase PILE sur l'autre groupe de persos (c'est pas comme s'il y avait toute une planète autour), et ce même groupe de perso qui se met à courir en ligne droite, PILE dans la trajectoire du vaisseau qui leur fonce dessus, au lieu de s'écarter sur les côtés ? #check


- L'hologramme magique qui leur permet de récupérer deux localisateurs bien réels avant de disparaître ? #check (à sa décharge, à la toute fin, il fait aussi office de téléporteur magique d'humains à l'autre bout de la galaxie, c'est de l'hologramme multi-usage tout droit tiré du téléachat de M6, ça, ma brave dame, c'est pas à la portée de toutes les bourses). Chibnall a vraiment un problème avec le concept de "dématérialisé", n'empêche. Je vais lui offrir un jeu Steam en lui stipulant de bien le ranger dans sa boîte après chaque utilisation. Juste pour voir sa tête.


- Le dénouement fastoche ? #check ("si tu dis pas qu'on est ex-aequo et ben je reviendrais et je te tuerais le visage" "ha oui, houlala, j'ai peur. Je pourrais te laisser croupir sur cette planète mortelle ou engager des gardes du corps +++ avec tout mon pognon, mais non, j'ai peur, houlalala, je vous déclare ex aequo ! Sans rancune, hein. Allez, je vous téléporte tous les deux et on verra rien de ce qui vous arrivera une fois arrivé à destination, HOHOHOHOHOHO").


- Les autoréférences prétentieuses ? #check (Holala, c'est la faute des méchants aliens de l'épisode 1 ! En trente ans de Doctor Who, le Doc les avait jamais rencontrés mais là, paf, c'est deux fois de suite en 24 heures dites donc ! Il y a des jours comme ça... Bon, si encore ces aliens étaient un minimum classe, ou flippants, je dis pas. Mais comme on l'a vu dans l'épisode précédent, c'est juste des mecs qui tuent des vieux et des clodos pour leur piquer leurs dents. Question adversaire récurrents, c'est level Kromagg).

 

- Oui mais si le vieux, il porte un dentier ? Il se passe quoi ?


- Le background pété ? #check. Non parce que bon, ça va, oh, on vous dit que c'est un ancien champ d'expérimentations des Méchanzaliens, il vous faut savoir quoi de plus ? Qui est le mec qui a organisé la course, au juste ? Pourquoi il les envoie là-bas ? Comment il sait ce qui s'y est passé (et ce qui s'y passe encore) ? Comment il a eu vent de l'existence d'un "monument fantôme" ? Pourquoi il en a quelque chose à faire ? Et d'ailleurs sa course, c'est quoi ? Elle sert à quoi ? Qui regarde ? Comment ? Pourquoi ? Et qu'est-ce qui attend les personnages à leur retour chez eux ? Et pourquoi c'est un ancien gagnant qui la gère ? Qui l'a organisée en premier lieu ? Si c'est un ancien gagnant, sa fortune lui vient de sa victoire précédente, donc la récompense du nouveau gagnant, elle viendra d'où ? De toute évidence, tout le monde s'en fiche sauf moi. C'est un champ d'expérimentations des Méchanzaliens, on vous dit. Tout est cohérent (pauvres Méchanzaliens, n'empêche. Ils sont censés être la terreur de la galaxie et les scientifiques ont réussi à leur créer quoi ? Des bactéries bouffeuses de chair humaine, super utile SAUF SI ON TOMBE SUR UNE PLANETE SANS HUMAINS DESSUS. Des Snipers robots sous Windows X qui se mettent en veille toutes les dix secondes, ne tirent pas si tu ne fais pas de mouvements brusques et que quand ils tirent, ils loupent systématiquement leur cible dès lors qu'elle court en zig zag. Des bouts de tissus volants qui ne sortent que la nuit et qui brûlent si on les enflamme. Houlalala, mais c'est que c'est redoutable, dites-donc ! Laissez-moi deviner ? Les scientifiques qui ont bossé là-dessus sont devenu chef de projet chez Fisher-Price ?).


- La mythologie réinventée par un gosse de 6 ans ? #check. [Voix de monstre très angoissant et très monstrueux] : "Je lis la peur qu'il y a en toi, Eternal Child" "hein, quoi, comment ? Vous m'avez appelé comment, là ?" "ha ha ha, après plus de trente ans d'aventures, tu ignores donc encore qui tu es vraiment pour de vrai de vrai ? ! Comme c'est cocasse ! Heureusement que cette saison pourrie va nous l'apprendre et gare aux traces de paumes sur le visage, ça risque de chauffer pas mal" "merci monstre monstrueux" "mais de rien, Omnipotent Mind of The Free Planet from Space the Return" "De quoi ?" "non, rien. j'ai éternué, juste".


- Le Tardis qui est là juste parce qu'il doit y être ? #check. Il est plus grand, mais surtout beaucoup plus moche à l'intérieur, d'ailleurs, au passage.


- La morale niveau petit ours brun ? #check. Il faut faire confiance aux gens parce qu'on est plus mieux bien à plusieurs que tout seul. Et sinon les armes c'est mal, il faut toujours utiliser son intelligence à sa place (dit le perso qui ne s'en sort que parce que le scénariste lui balance pile de quoi s'en sortir à portée de la main à chaque nouveau danger. C'est un peu facile et condescendant, quand même, de critiquer les armes quand on est du genre à trouver un IEM 100% fonctionnel par terre quand on en a besoin. On verra s'il dira la même chose, le Doc, quand il devra tomber à Garmoulax du Chaos et qu'il aura le choix entre un fusil d'assaut et une collec de pogs).

 

Les acteurs, découvrant le script (allégorie).


- L'accessoire dont on sait qu'il va sauver tout le monde dès que le perso le sort de sa poche ? #check. "Et alors c'est un cigare magique que quand on claque des doigts, il s'allume tout seul". Mais bien sûr Roger. Déjà, c'est super dangereux, ton truc, te balade pas avec un jour de marché, ça pourrait te jouer des tours. Et ensuite, vu que ton cigare vient d'avoir plus de background et de character developement à lui tout seul que n'importe quel perso dans cet épisode, tu crois qu'on ne te voit pas venir ? En plus il fait gentiment rigoler, le Doc, quand il dit "pas d'armes", puis qu'il crame ses ennemis tranquille en mode napalm ("oui mais techniquement c'est pas une arme même si ça en a les effets". Doctor Connard, pour vous servir. D'ailleurs il n'était pas censé discuter un peu avec eux, d'abord, avant de les transformer en méchoui géant ? Essayer de les raisonner, comme il l'a fait sans raison apparente avec le tueur à la tronche pleine de dents dans l'épisode précédent ? Non ? Pourtant, ça parle, ça a l'air intelligent, ça mérite au moins la même chance qu'une version Leaderprice de Predator - en parlant des bouts de tissus volants : ce dont il s'agit véritablement, et comment ça fonctionne, on n'en saura jamais rien non plus, d'ailleurs. C'est des bouts de tissus qui volent, qui pensent, qui parlent, qui lisent dans les esprits et qui absorbent les peurs des gens. Encore deux semaines d'expérimentations et ils faisaient aussi couteau-suisse, le café et du ski sur gazon . La science for the win ).

- Bon et puis je chipote mais le gars typé maghrébin, dans une tente pleine de  coussins et de tapis, au milieu du désert, franchement, c'est du cliché old school dont on se passerait bien, surtout après le plat à tajine de l'épisode précédent.

 

Ha mais ça y est, ils ont lancé la préprod' d'Iznogoud 2 ?


- Et sinon, les ruines, vous pouviez pas juste les contourner, bande de tarés ? ("ha ben non, le gars-qu'on-sait-pas-qui-c'est il a dit qu'on devait les traverser" "Il avait pas dit qu'il fallait traverser la montagne, aussi ? Celle qu'on a pris un raccourci pour l'éviter" "Ha ouais, merde").

 

 - Last but not least : ce sera exploité un jour dans le script, le fait que le Doctor soit devenu une femme, ou c'était juste du bon gros produit d'appel dégueulasse pour survendre la nouvelle saison (je colle un point d'interrogation pour la forme mais ce n'est pas une vraie question) ? Non parce que bon, une réplique en deux épisodes, je veux pas paraître tatillon mais c'est un peu léger pour justifier ce qu'on nous présente comme une révolution. Je sais pas, moi. Quand on est scénariste et qu'on fait ce genre de choix, c'est pour l'exploiter ensuite, pas juste pour faire joli sur les couvertures des programmes TV parce que dans ce cas présent, ce serait grave sexiste. Le gars, il change le sexe du Doctor et ma foi, pourquoi pas, hein. Moi ça m'a gonflé parce que ça avait déjà été (bien) fait avec le Master, donc c'était redondant, mais bon, ça n'empêche, ça se défend. Mais si pour Chibnall, faire du Doctor une femme, c'est juste comme changer la couleur du Tardis, ben comment dire... c'est pas super féministe-friendly, comme démarche. Après, bon, j'ai beau avoir pris le bonhomme en grippe (c'est de saison), j'espère toujours au fond de moi qu'il n'a pas fait ce choix parce que son Doctor est plus doux et plus maternant. Non. Non, pas possible. ça ne peut pas être ça. Même Chibnall ne peut pas être aussi... Chibnallesque. Dites-moi qu'il ne peut pas être aussi Chibnallesque, et qu'on n'est pas en train de faire un bond de quinze ans en arrière, en matière d'héroïnes TV...

 

 - Ha et puis dans le même ordre d'idée, ça, j'avoue, je ne l'avais pas vu venir, mais j'aurais dû aussi.

 

N'empêche que mine de rien, quand on regarde cette vidéo (antérieure à la diffusion de ces deux épisodes), on comprend bien des choses :

 

 

 Et puisqu'on est lancés...

 

Bon et puis la semaine prochaine, un épisode historique sur, ô surprise : Rosa Parks.

Dans ces conditions, franchement, qu'est-ce qui pourrait mal tourner ?

 

 

[MISE A JOUR]

 

"Qu'est-ce qui pouvait mal tourner ?", écrivais-je donc la semaine dernière, en espérant toujours que la série me ferait mentir et se mettrait un peu la pression, compte tenu de la gravité du sujet traité.

Pensez-vous !

Après deux épisodes aussi consistants qu'un Chipster Marque Repère, on était en droit de penser que l'arrivée au générique d'un nouveau scénariste (et même : d'UNE nouvelle scénariste) pourrait redorer un peu le blason narratif de la série - qui ne risquait plus grand chose de ce côté là). Mais comme disaient très justement les frères Elric : nous nous trompions, et il nous a fallu céder quelque chose pour l'apprendre.


Allors voilà, jusqu'ici, j'ai été gentil, j'ai été patient, j'ai été bienveillant. Un peu caustique, certes. Mais j'ai souri et plaisanté parce que bon, ça va, ho, un extraterrestre qui voyage dans l'espace et le temps dans une cabine de police, mollo le fanboy, c'est pas non plus Shakespeare ou un meeting La Manif pour Tous, y'a pas d'enjeux, c'est du divertissement et si c'est mauvais, ma foi, c'est sans importance, ce ne sont que des histoires d'aliens et de pioupiou lasers, ça cassera pas trois pattes à un canard vénusien.

Evidemment, avec un sujet aussi brûlant que celui de la ségrégation, on ne pouvait pas (ou du moins : on n'aurait pas du pouvoir) se permettre d'aborder les choses avec une telle légèreté (pour rester poli), confinant à l'inconscience satisfaite de celui qui ne possède qu'une culture historique de surface.
Et c'est moi qui dit ça.


Co-écrit par Chibnall (suuuurprise), cet épisode n'est pas qu'une insulte au spectateur, comme l'étaient les deux précédents, c'est aussi et surtout une insulte à Rosa Parks, à Martin Luther King et à tout ce, tous ceux qu'ils ont représentés, réduits ici à l'état de mascottes et d'attractions Disneyland au rabais.


Les personnages eux-mêmes nagent en plein dans le tour operator, la visite guidée barbe-à-papa à la main, résistant difficilement à l'envie de se prendre en selfie bras dessus bras dessous avec ces illustres figures historiques, traitées ici avec une condescendance vomitive (la bande-son ridicule achevant d'enfoncer le clou avec des gimmicks si grandiloquents qu'ils en deviennent involontairement comiques. La tristesse est totale).


Une fois de plus, rien dans l'intrigue ne fait sens, tout n'est que prétexte et cette énième course contre la montre, une fois de plus, espère dissuader le spectateur de se poser les questions qui fâchent - en vain. A commencer par :


- A quelle époque Ryan envoie-t-il le vilain méchant de l'épisode, et que devient-il là-bas ?
OSEF !
Quels dégâts il pourrait faire dans un lointain passé, hein ? C'est pas comme si le mec, sa spécialité, c'était de faire dérailler l'histoire en altérant de simples petits détails sans importanc... OH WAIT !

 

Alors la bonne nouvelle, c'est que si on ne fait pas trop de bruits,

on peut peut-être s'enfuir par la porte du studio. Chibnall a oublié de la verrouiller.


Voilà résumé en une seule pirouette toute la nullité superficielle de l'écriture Chibnallesque.
Pour le reste, sans surprise, c'est du niveau Chibnall de base :


- Le Doc et ses compagnons sont aux Etats Unis dans les années 50 mais OSEF du briefing, hein, ramassons des gants par terre et allons manger de steaks tranquilou, c'est la maison qui offre, qu'est-ce qui pourrait mal tourner ? P*tain mais MEME moi j'aurais demandé à tout le monde de rester prudent et d'interagir a minima, voire de ne pas descendre du TARDIS du tout ! ET LA ILS VONT DANS UNE P*TAIN DE STEAKHOUSE ! Avec un black et une pakistanaise ! Mais c'est quoi, le problème de ce nouveau Doc ? Il a des envies de suicide ou il veut juste se débarrasser de ses compagnons sans attirer des soupçons ni rien ?


- Non parce que quand plus tard, il faut convaincre des blancs de prendre le bus, qui pourrait-on envoyer faire le boulot en pleine nuit, hein ? Ryan, bien sûr, qu'est-ce qui pourrait re-mal tourner ? Comment ? On a retrouvé son corps sans vie dans le Mississipi ? Ha ben balancez donc une séquence émotion de vingt deux secondes, comme pour sa grand mère, et on n'en parlera plus, comme pour sa grand mère. Hein, quoi ? Il s'en est sorti sans encombre ? Ha bon ben d'accord alors. La prochaine fois, on prendra pas de risques, on lui nouera directement une corde autour du cou.


- Bon, après, le Doc et sa bande ont quand même de la chance que tout le monde soit teubé, dans les années 50 (ben oui, quoi, c'était les années 50 ! C'était pas comme nous les millenials ni rien qu'on est trop l'aboutissement de l'humanité t'as vu !), ça permet de mettre en place de plans à la Scoubidou qui ne fonctionneraient pas avec des gens normaux en face, du style (mais sans caractère limitatif) "youhouuu je débarque de nulle part, je te pose plein de questions intimes sur ta life mais c'est pour une tombola mais si j'te jure wallah la vie d'Nameck" ("mais, euuuh, je suis la seule à participer ou bien ça se passe comment ?"), ou du style "youhouuuuu je viens te proposer de ne pas aller bosser aujourd'hui mais je te jure wallah, la vie d'Popeck, t'as gagné à une tombola, tout a été arrangé avec ton boss, tu peux y aller sans crainte mais par contre, bon, faut partir maintenant, hein, on a pas la journée !" ("mais, euuuuh, j'ai participé à aucune tombola, moi... Oh et puis zut, quelle importance !"), ou encore du style "holalala dis-donc je discute un peu avec toi allez on est potes de billard allez je débarque sur ton lieu de pèche préféré avec mon petit fils noir mais osef, allez, tiens, je t'ai volé un bus, sans rancune, t'as vu ?" ("allo ? La Police ?"), ou comme "holalala j'ai abîmé mon manteau et il est super important, il faut le recoudre là maintenant c'est un super manteau et vous savez bien comment sont les anglais t'as vu allez vite, vite, vite, on s'active !" ("mais vous étiez pas la femme de la tombola ? Celle qui a demandé à son pote black de me suivre jusqu'à chez moi ? Vous me prendriez pas un peu pour une connasse ?"). Et là, pardon mais je vais exploser un peu. Parce que ça va bien deux secondes, oh, le jeunisme de merde. Je n'y connais pas grand chose à la grande histoire, peut-être, mais s'il y a bien une chose que je sais (et que les audiences de cet épisode confirment), c'est qu'ils n'étaient pas plus cons dans les années 50 qu'aujourd'hui, hein. C'est pas parce qu'ils n'avaient pas Snapchat, Wikipedia et Akinator qu'ils n'avaient pas une intelligence comparable à la nôtre, hein. C'est pas des genres d'hommes préhistoriques juste parce qu'ils sont coiffés à la Jackie Kennedy, p*tain. Sérieusement, il va vraiment falloir arrêter avec ce complexe de supériorité mal placé juste parce qu'on a abaissé le niveau du bac sous le niveau de la mer et qu'on a eu 12/20 juste parce qu'on sait écrire son prénom sans faute. ça devient franchement embarrassant. Surtout si au final, c'est pour faire passer une femme comme Rosa Parks pour une demeurée totale. Je suis le seul à avoir envie de hurler quand je vois ça, ou pas ?

 

Chut. Si on ne fait pas trop de bruits, Chibnall ne nous retrouvera peut-être pas

et on pourra aller auditionner pour une vraie série.

 

- Dans le même ordre d'idée, je trouve profondément abject qu'on puisse suggérer que le combat contre la ségrégation ait pu se réduire à ce seul "moment" et à l'action d'une seule femme - si courageuse et inspirée fut-elle. Parce que c'est manquer de respect aux milliers d'autres personnes qui se sont battus de conserve pour que les mentalités évoluent. ça revient à les balayer d'un revers de la main, comme si leurs  propres combats n'avaient pas eu le moindre impact ni la moindre importance. Dans leur script, les auteurs font comme si tout n'avait dépendu que d'un seul acte, de la part d'une seule personne, sans laquelle rien ne serait arrivé, alors qu'il s'agissait du combat de toute une communauté, voire de toute une société, auquel l'acte en question a servi de catalyseur. Suggérer que sans Rosa Parks, personne ne se serait battu ni n'aurait fait avancer le monde, c'est cracher au visage de toutes celles et ceux qui ont oeuvré dans ce sens à l'époque. A titre personnel, ça me révulse.


- Last but not least : à quel moment exactement le scénario est supposé tenir debout ? Non parce que bon, plutôt que de se disperser dans cette course contre la montre artificielle et mal rythmée, est-ce qu'il n'aurait pas été plus judicieux, je ne sais pas moi, à tout hasard - et notez que c'est juste une suggestion, hein, je ne suis pas un extraterrestre vieux de quatre millions d'années - de CAPTURER LE GARS vu qu'il ne peut faire de mal à personne ? Est-ce que ça n'aurait pas genre RÉGLÉ TOUS LES PROBLÈMES AVANT MEME QU'ILS NE SE PRESENTENT ? Surtout si c'était pour l'envoyer dans le passé, au final, sans que le Doc ne flippe à aucun moment des dégâts qu'il pourrait y causer ni n'engueule Ryan pour son acte quelque peu "inconsidéré" ! Non parce que si l'excuse, c'est "oui mais maintenant, le Doctor, c'est une femme, il ne peut plus se battre", déjà, sur le plan féministe, ça me collerait quelques suées nocturnes, mais en plus, bon, c'est pas comme si on l'avait vu paralyser un gars du bout du petit doigt dans l'épisode précédent, ni rien. C'est vrai, quoi ! Une même attaque ne marche jamais deux fois dans une même saison, chevalier ! Ne t'a-t-on donc rien appris aux Cinq Pics en Chine ? Et puis c'est pas comme si le Doc pouvait bipper les Judoon ou faire appel à la Shadow Proclamation, noooon, penses-tu ! Que les crimes temporels soient leur juridiction, ce n'est qu'un (énième) détail sans importance... si on devait toujours réfléchir de façon logique, il n'y aurait jamais d'histoires (quand on est un tâcheron, oui, c'est sûr) ! Du côté du méchant, c'est guère mieux, d'ailleurs : il ne peut faire de mal à personne, d'accord, ça on a bien compris. Ce qu'on comprend beaucoup moins, c'est : pourquoi n'engage-t-il pas un ou deux rednecks pour faire le boulot à sa place ? C'est pas comme s'il aurait eu du mal à en trouver ni rien ? Et même, tiens : pourquoi il ne s'est pas contenté d'envoyer Rosa au 57ème siècle avec son weeping-angel-gun ? Ben oui. Pourquoi il a carrément pas fait ça ?

 

Bref, en un mot comme en cent, un épisode calamiteux de bout en bout, dont le récit n'a lieu d'être que parce que les personnages principaux ont le bon sens à l'envers (comme c'est commode), et qui n'existe (cessons donc de jouer aux cons, s'il vous plaît) que parce que Chibnall voulait traiter la question du racisme en mode Twitter ; et sur ce plan, c'est une réussite, que ce soit dans la peinture naïve, bidimensionnelle, manichéenne et stéréotypée de la société de l'époque ou l'absence de finesse avec laquelle sont présentés les "méchants blancs" qui ne sont que ça : des "méchants blancs", avec des têtes et des manies de méchants blancs. Y'en a même un qui est venu du 57ème siècles pour empêcher les Noirs d'accéder à l'égalité, alors qu'il vit sans doute entouré de dix mille millions d'espèces extra-terrestres et qu'un peu plus de mélanine dans la peau doit être la moindre des différences avec laquelle il doit composer mais comme disait l'autre (et l'autre, on l'aura compris, c'est Chibnall) : OSEF C DOCTOR OU ! Au passage, l'épisode nous donne une assez bonne idée de ce qui nous attend en matière de fictions avec l'avènement de ces chevaliers blancs (insistons sur ce dernier point) qui n'ont ni intelligence véritable, ni réflexion, ni culture, ni aucune capacité à appréhender des faits au-delà de la seule surface des choses. Car si lutter contre les préjugés et le racisme via une oeuvre de fiction populaire est une noble ambition - qui a notamment distingué en leur temps les X-Men du reste de la production super-héroïque -, Chibnall et sa consoeur livrent ici une caricature de racisme douloureuse de manichéisme et d'autosatisfaction dégueulasse, avec des scènes d'une rare complaisance, façon "Oui-Oui et sa chaussure en match de 4 à 4 contre Jean-Marie Le Pen et Marion Maréchal". Ma foi. Que pouvait-on attendre de mieux de la part d'une auteure de page-turners pour ados qui s'est fait connaître en réécrivant Roméo et Juliette dans un monde ou les Noirs gouvernent et où les Blancs sont opprimés.
TOP A LA SUBTILITÉ ET A LA SUBVERSION.
LOL.

 

Houuuuuu, je suis blanc et j'ai un blouson cuir, je suis donc un gros raciste ! CQFD !

 

Mais bon. Finalement, quand on prend du recul deux secondes, on se rend compte que cette saison de Doctor Who, pour le moment, tout bien pesé, ce n'est pas du Doctor Who. C'est du Sliders. Du MAUVAIS Sliders, qui plus est. Et cet épisode, plus encore que les deux autres. Sauf que bon, Sliders, c'était les années 90. Et quand c'était mauvais, c'était VRAIMENT très très mauvais.

Un mot à ce sujet, d'ailleurs, parce qu'on a longtemps accusé la série d'être sexiste, en ce sens qu'il n'y avait que des scénaristes "hommes". Suite à ce constat (légitime), on est allé chercher des scénaristes "femmes" pour la parité - et si je suis le premier à reconnaître que la qualité d'un scénariste ne se juge pas à ses attributs sexuels, il faudrait revoir l'entretien d'embauche parce que si ça consiste juste à embaucher des femmes parce que ce sont des femmes, c'est aussi, sinon plus, sexiste que de ne pas en embaucher du tout. Parce que jusqu'à présent, les femmes scénaristes qui ont travaillé sur la série ont livré quelques-uns des pires épisodes de l'ère New Who, et ce n'est pas peu dire (The Woman who lived, Thin Ice, Eaters of Light et maintenant ce "Rosa").


Une fois de plus, pas sûr que cela fasse passer le bon message non plus.

 

[MISE A JOUR]

 

Bon ben c'est bon, là, je crois que j'ai bien assez fait preuve de bienveillance comme ça.
Je ne lui ai pas laissé 1, je ne lui ai pas laissé 2, je ne lui ai pas laissé 3 épisodes pour faire ses preuves, à ce Doctor Who cuvée 11 !

JE LUI EN AI LAISSE 4 !


Et qu'est-ce que j'ai obtenu en retour ?
Hein ?
QU'EST-CE QUE J'AI OBTENU EN RETOUR ?


Des araignées mutantes en plastoc de l'espace.


Alors oui, le titre de l'épisode est excellent et mon petit doigt me dit que ce sera sans doute la meilleure trouvaille de la saison - et vraisemblablement la seule.


Pour le reste, inutile d'y aller par quatre chemins : c'est du Chibnall. ENCORE.

 

Ha, je crois que Joddie est tombée sur l'épisode à la TV...


Ce qui inclue, sans surprise :


- LES COÏNCIDENCES RIDICULES (on les attend désormais comme de vieilles amies qu'on est heureux de revoir chaque semaine, on leur tape la bise et on leur fait une ch'tite place dans le canap') : "hé mais en fait pendant tout ce temps on habitait tous en face les uns des autres et en plus la victime elle habite à côté de chez Yaz pendant que Graham a une araignée dans le plafond (de sa baraque, hein, comme vous y allez) et que la mère de Yaz travaille dans l'hôtel d'où viennent les araignées !". Que le monde est petit ! C'est pas sept degré de séparations, chez Chibnall. C'est maxi 1 et demi par jour de grand vent.


- LES REFERENCES QUI FONT TIEP : ça n'y a pas coupé une seule fois pour le moment. Avec Chibnall, le cahier des charges, c'est "placer une référence random à un personnage historique random d'une façon décalée rigolote random". Mais alors n'importe qui, hein, et n'importe quand, on s'en fout. L'essentiel, c'est bien d'en caler une ou deux par épisode de manière totalement gratos tout en faisant une blagounette anachronique pas drôle pour bien montrer que le Doc, il voyage dans le temps et qu'il est rigolol. Socrate il avait des lunettes et Virginia Woolf elle mangeait des macaronis au fromage. Hohoho, qu'est-ce que c'est fin, qu'est-ce que c'est fun, qu'est-ce qu'on rigo... ah tiens non. Dans le même ordre d'idée, il faut également placer une référence à une figure publique d'actualité, pour créer un lien direct avec la réalité du spectateur et susciter une connivence. Un procédé d'une ringardise égale, qui sonne tout aussi faux et agace plus qu'autre chose. Mais bon. Qui sait ? On aura peut-être droit à un clin d'oeil à Pewdiepie alors tout ça n'est peut-être pas si vain, en fin de compte.

 

Et y'a même du placement de produit pour Spider-Man sur PS4 ! Honte ! HONTE !!!


- LE GRAND BINGO TWITTER DES POLEMIQUES A LA MODE : là encore, le cahier des charges est clair, et ce n'est que cela : un cahier des charges, appliqué avec une rigueur mécanique et sans une seule once d'implication. Il faut toujours en revenir aux thématiques qui font vibrer les réseaux sociaux, de la façon la plus grossière, la plus forcée et la plus maladroite qui soit, en prenant bien garde à ne traiter le thème qu'en surface pour éviter tout risque de réflexion (ce serait dommage, les gens à qui on s'adresse ici ne sont pas habitués, et puis on fait du divertissement familial, on s'en voudrait d'empêcher les gens de dormir). Entre les références LGBT récurrentes tout aussi gratuites et poussives que les références historiques, qui ne sont là que parce qu'elles doivent être là (c'était déjà problématique dans la saison 10, par moments, mais là on bat des records. Comme quoi, les hétéros qui se piquent de traiter d'homosexualité, c'est plus embarrassant qu'autre chose. On est loin, très loin, du naturel et de la finesse décomplexée avec laquelle Russel T Davis traitait le thème dans ses saisons à lui - mais lui savait de quoi il parlait, au moins, et par conséquent il le faisait bien), l'anti-américanisme primaire (houlala le méchant américain qui pense que les flingues c'est la civilisation, Chibnall a vu un documentaire là-dessus sur Instagram), l'éco-citoyenneté niveau Babar (polluer c'est mal), l'anti-capitalisme niveau Dora l'Exploratrice (être riche c'est mal et ça pollue), l'anti-politicisme niveau Tom-Tom et Nana (être un politique c'est être riche et polluer) et l'anti-spécisme niveau Casimir, il y a encore de quoi se régaler dans cet épisode. Et cocher des cases dans la grille du bingo. Parce que non, ce n'est pas qu'une façon de parler, cette saison a visiblement été écrite comme un grand bingo du combat social à 2 de QI (et attention, je ne dis pas que les causes sus-mentionnées sont mauvaises, au contraire. A part l'anti-américanisme, je souscris à toutes. C'est la façon dont elles sont traitées et défendues qui, comme trop souvent sur le net, est d'une bêtise contre-productive, qui les dessert allègrement - mais a priori, rien que penser ça fait de moi un facho).

 

L'Amérique (vue par Twitter)


Pour ce qui est du reste, franchement, je n'ai plus envie de perdre mon temps à débunker l'épisode minute par minute, ça demanderait définitivement trop de boulot.

Notons simplement que :


- Ce que devient notre américain-primaire-fou-de-la-gachette- futur-président-des-Younailletide-Staitse ? L'épisode ne le dit pas.


- Ce que devienne les dizaines d'araignées mutantes prisonnières de la Panic Room ? Et, accessoirement, les centaines qui n'en sont pas prisonnières et éparpillées dans Londres ? L'épisode s'en bat les steaks.


- Pourquoi Graham et Ryan doivent capturer un spécimen ? L'épisode s'en tartine l'oignon avec de la sauce chili (et il aime ça).


- Ce que deviennent les gens prisonniers des cocons ? L'épisode leur souhaite un prompt rétablissement dans les catacombes minières des fondations de l'hôtel.


D'ailleurs, juste un mot quand même sur l'hôtel en question... bon, notez que je ne suis pas ingénieur ni rien, hein, j'ai pas fait d'études d'architecte mais enfin, je ne suis pas certain que construire un hôtel de luxe sur un terrain truffé d'anciens conduits de mine à l'abandon soit une excellente idée à moyen terme, surtout quand on utilise en plus ces conduits à l'abandon pour stocker à la sauvage des déchets toxiques.


Je dis ça, je dis rien.


Big up quand même à la séquence "capturons les araignées sur fond de rap pourri" qui aura su donner le ton juste à cet épisode complètement pété.


Non mais vraiment.

 

Et ne parlons pas de cette pauvre Yaz qui, à aucun moment, ne se souvient qu'elle est officier de Police : ni quand elle est braquée sans raison par les gardes du corps du méchant ricain, ni quand elle découvre des gens dans des cocons, ni quand elle tombe sur une décharge de produits toxiques illégale, ni quand elle apprend que la vie de tous les Londoniens peut être menacée par des araignées mutantes, ni même quand il s'agit d'arrêter ledit méchant ricain à la fin pour, a minima, ses malversations éco-financières.


Faisons donc un bilan de fin d'aventure.


Qu'avons-nous accomplis, braves gens ?


Nous n'avons sauvé personne, nous n'avons rien arrangé du tout, nous avons juste laissé mourir toute seule une araignée pas si méchante que ça et nous nous sommes barrés tranquilou, lâchant dans la nature le politicien corrompu et livrant la ville à des milliers de bestioles grosses comme des dobermans, comme si le problème était réglé, pendant qu'une multinationale véreuse pourra poursuivre ses malversations en toute impunité et que la mère de Yaz pointera au chômage à cause d'un licenciement rien moins qu'abusif. Merci Doctor !


Magique, vraiment.

Rappelons quand même que le métier de Chibnall, c'est scénariste.

Ce mec est payé pour écrire ces trucs.

Remarque, c'est sans doute mieux que si on lui avait confié un poste à responsabilité...

 

 

[MISE A JOUR]

 

Doctor Who, épisode 5.


Bon.


Est-ce bien encore nécessaire ?


Non, hein.


Je me disais aussi.


Nous voilà arrivé à la moitié de la saison. Dès les premières minutes, pour la seconde fois en quatre épisodes, le Doctor cause la mort brutale de ses compagnons, qui ne s'en sortent pas parce qu'il est génial, pas parce qu'il peut tout faire, pas parce qu'il est le plus-mieux-fort-de-tout-l'univers mais parce qu'un vaisseau-hôpital magique passait par-là pile au bon moment, parce qu'il fait aussi démineur à mi-temps. Le Doc et ses amis se réveillent donc miraculeusement dans le plus grand gaspillage de budget intersidéral du monde puisque ce gigantesque moyen de transport ultrasophistiqué compte dix passagers en tout (EN COMPTANT NOS QUATRE PROTAGONISTES ET LES DEUX MEDECINS, pour un total de DEUX PERSONNES NECESSITANT DES SOINS. Le trou de la sécu, dans le futur, c'est le nom d'une nébuleuse). Bon, allez, je suis mauvaise langue, ils ne restent pas dix longtemps parce que bien sûr, dans l'espace, personne ne vous entendra soupirer de consternation alors on embarque vite un onzième passager qui passait par là en mode random total, la faute à pas de chance (sans doute qu'il existe une loi de conservation des énergies qui oblige un Deus ex Machina positif à s'équilibrer avec un négatif, ou un truc dans le genre).

Voilà donc nos héros menacés par le fils illégitime de Stitch et de Donald Trump sans sa perruque (parce que rappelez-vous la leçon de l'épisode précédent : les ricains c'est des méchants), bien décidé à bouffer le vaisseau spatial en marinade. ça plaît d'ailleurs moyen à la station qui radiocommande le vaisseau à distance (les pilotes, c'est pour les faibles : rien de tel pour traverser un champ d'astéroïde qu'une bonne vieille télécommande des familles), laquelle menace de faire sauter l'appareil si ses passagers confirment la présence d'un alien hostile à bord.

 

 Cette photo est à elle-même sa propre légende.

 

Heureusement, le Doctor a l'idée géniale de répondre que non, non, il n'y a rien de tel dans les parages, indépendamment du fait qu'il y a des caméras partout, a priori, que tout est filmé et qu'accessoirement, ils viennent de consulter la base de donnée du bidule pour faire des recherches sur une espèce rarissime et particulièrement dangereuse. "Non mais les images, vous savez, on peut leur faire dire n'importe quoi, hein. Non, franchement, ils disent que tout va bien, c'est que tout va bien. On ne va pas commencer à psychoter parce qu'ils ont perdu toutes leurs capsules de survie, ça n'aurait aucun sens. Allez, on leur reposera la question deux fois et si vraiment, au troisième coup, ils nous disent toujours qu'il n'y a pas d'alien, on fait tout sauter ! ça vous va, comme ça ?" (c'est quand même sympa de leur part de donner la possibilité de démentir deux fois ce qu'ils savent pourtant pertinemment. Par contre, la troisième fois, c'est un peu une escroquerie parce que si tu démentis, ils font tout sauter et si tu ne démentis pas, ils font tout sauter aussi. J'adore ces mecs. Ils ont tout compris à la fonction publique).

Donc vous l'aurez compris, la menace est grande, même si l'alien fait la taille d'un Pokemon. Dès lors, toutes les ressources humaines et non-humaines sont mobilisées : pendant que le Doc cherche comment se débarrasser de la bestiole, la moitié des héros... passe l'épisode entier au chevet d'un homme enceint pour l'aider à accoucher (il fallait bien que quelque chose comme ça tombe tôt ou tard : ça fait partie du bingo dont je parlais la semaine dernière), dans une embarrassante succession de scènes inutiles tout droit sorties des pires comédies beauf des années 80 (seule différence : on remplace la future maman hystérique par un futur papa, et tout à coup, ce qui était une caricature bas du front devient trop-lol-t'as-vu).

Mais bon, heureusement, le Doc est là pour essayer de suivre le fil narratif le plus artificiellement emberlificoté de l'histoire d'une série dans laquelle un vieux schnock de l'espace voyage dans une cabine à remonter le temps. Après un loooong cours magistral sur l'antimatière bien didactique à la "Il Etait une Fois tes Cours de Physique" (parce que la série doit désormais apprendre des choses aux enfants, c'est dans son profil de poste), le Doctor comprend que la bestiole a été attirée par le vaisseau parce qu'elle se nourrit d'énergie et du coup, forcément, au milieu du vide infini, elle ne risque pas d'en trouver beaucoup et du coup, un vaisseau, c'est une aubaine et... COMMENT CA LE VIDE INFINI C'EST BOURRE D'ENERGIE ? ! COMMENT CA UN VAISSEAU C'EST QUE DALLE EN COMPARAISON ? COMMENT CA CA SERT A RIEN DE PARLER D'ANTIMATIERE SI ON NE SAIT MEME PAS DE QUOI QU'ON CAUSE ? Mais personne lui dit jamais rien, à Chibnall, aussi ! Bref, l'alien a préféré bouffer du vaisseau en carton plutôt que de la géante gazeuse, hein, mais osef, on a tous le droit de préférer la junk food, hein, qui c'est que ça intéresse encore la cohérence !

Sur ces entrefaites, après une série de discussions et de rebondissements tous moins rythmés et plus laborieux les uns que les autres (impliquant l'utilisation d'une serviette magique king size que le Doc gardait visiblement sur lui "au cas où"), la station veut déclencher la bombe parce qu'on a beau être des médecins et tout, on n'a pas vocation non plus à ne pas faire de mal aux innocents. faut pas tout mélanger, merde à la fin ! Heureusement, le Doctor a réussi à détourner le signal, pendant qu'un des passagers a pu bricoler sans outils ni matériel un mix entre une station kinect et un dance-dance revolution du trente et unième siècle, avec détecteurs de mouvements et jantes alliage (tout ça, en trois minutes, excusez pour l'attente, il avait un lacet défait), permettant à sa soeur pilote d'élite (décorée de l'école du comme-par-hasard) de sacrifier héroïquement sa vie en pilotant pour la dernière fois l'engin jusqu'à sa destination.

Finalement, son sacrifice n'a pas été vain, l'alien mange la bombe conformément au plan du Doc et est éjecté dans l'espace, rassasié, l'heureux papa accouche d'un beau garçon et le frère ingénieur reprend les commandes du vaisseau pour l'amener à sa destination.... Tout est bien qui... euuuh... attendez, un peu, là... si le frère peut piloter, POURQUOI IL L'A PAS FAIT DEPUIS LE DEBUT, CE CON, AU LIEU DE LAISSER SA SOEUR S'Y COLLER EN SACHANT QU'ELLE N'EN RECHAPPERAIT PAS ?

 

 Cette photo est a elle-même sa propre légende aussi.

C'est même la légende de toute la saison 11.

 

Et alors juste, que ce soit bien clair, qui est-ce qui dirige cette station spatiale médicale, au juste ? Non parce qu'après avoir voulu faire sauter des innocents, hein, voilà qu'ils les accueillent à bras ouverts, en dépit du fait qu'ils ont eu un alien super-maxi-dangereux à bord, que les passagers leur ont menti trois fois, qu'ils ont bidouillé un faux signal pour les tromper, et qu'ils ont hacké les commandes avec une pince à linge et deux trombones... "dans trois heures, vous serez libres de prendre un téléporteur pour retourner à votre appareil", qu'elle conclue, la doctoresse, avec un optimisme flippant. Ha ben ça va, les mecs en face ne sont ni très rancuniers, ni trop regardant sur les responsabilités civiles et financières.

Non, ils vont juste laisser de parfaits inconnus utiliser leurs ressources pour se téléporter impunément sur la planète-décharge du début (mais si ! Souvenez-vous ! Celle où il n'y a pas de téléporteur, où on risque de tomber sur une mine sonique à tout moment et où le Doctor cherchait - peut-être en vain - des éléments pour faire redémarrer son Tardis en rade ! Celle sur laquelle ils avaient prévus de passer des mois à fouiller les poubelles dans l'espoir de trouver de quoi faire redémarrer sa grosse merde bleue, là, alors que si ça se trouve, selon lui, c'est peut-être même pas la bonne planète et du coup ils risquent d'y croupir pour l'éternité . Encore un happy end magique, ou je ne m'y connais pas).


Remarquez, vu ce qu'ils annoncent pour la semaine prochaine, ce serait peut-être mieux pour tout le monde.


Non parce qu'après la ségrégation, la colonisation de l'Inde... c'était quoi, déjà, l'expression consacrée ?


Ah oui.


"Qu'est-ce qui pourrait mal tourner ?".

 

 

[MISE A JOUR]

 

Doctor Who, épisode 6.

 

Chibnall passe ENFIN la main en tant que scénariste - et abracadabra, le bond qualitatif est manifeste. Entendons-nous bien, ça reste très moyen, trop démonstratif, mal équilibré, mais dans le cadre de cette saison, grâce aux merveilles de la psychologie inversée, le "très moyen" tient déjà du chef d’½uvre. Les personnages cessent de courir tout le temps pour rien et commencent à parler entre eux, les incohérences se sont mis en RTT (faut dire qu'elles en avaient cumulé un paquet, aussi), le scénario prend le temps, se pose, n'oublie pas l'humain au profit de la péripétie, on a enfin l'impression "qu'il se passe des trucs" (en profondeur, et pas juste en surface).


Le trait est hélas toujours forcé, les personnages caricaturaux, les dialogues maladroits (parfois), le jeu d'acteur à l'avenant, les scènes cliché (parfois) mais Chibnall a placé la barre tellement bas que son challenger-de-la-semaine la saute en fossbury.

 

 - Et toi, t'as des plans pour l'après-Doctor Who ?

- Ben il paraît qu'ils recrutent chez Burger King alors je me suis dit "j'ai mes chances".


Difficile, cependant, de ne pas s'agacer de ce ton ostensiblement moralisateur, qui s'inscrit dans le prolongement des épisodes précédents et tape sur le système tellement il est dénué de finesse.


N'y aurait-il pas déjà eu cinq épisodes dans le même genre qu'on pourrait fermer les yeux sur ce nouveau cours magistral porté sur la culpabilisation, et même lui trouver une vraie pertinence, une vraie force narrative.


Mais après cinq fois cinquante minute de "les américains c'est des méchants, les blancs c'est des méchants, les hommes c'est des c*nnards et les vaches seront bien gardées", c'est le cubitainer d'eau qui fait déborder la coupe à saké.


Je ne sais pas qui a pensé que les gens normaux auraient plaisir à suivre une série qui passerait son temps à les humilier et à les traiter comme, jadis, on traitait Daleks et Cybermen, mais clairement, il a loupé son jet de Psychologie de Base.


Les audiences qui s'effondrent (légitimement) tendent à le confirmer.


Et c'est bien fait pour eux.

 

[MISE A JOUR]

 

Doctor Woke épisode 7 (plus que trois, youpi).

Donc là, ça y est, c'est bon, je crois que j'ai compris ce qu'ils essaient de faire, en fait. J'ai pigé la ligne directrice. Chibnall a décidé que Doctor Who serait un Black Mirror pour les 6-8 ans. Et bon, autant la partie Black Mirror est complètement foirée, autant la partie 6-8 ans est réussie. La preuve : on a vraiment l'impression que c'est l'âge de ceux qui écrivent les scénarios.

Du coup, chaque épisode se doit de dénonçailler une grande injustice identifiée et montée en épingle par les réseaux sociaux d'extrême gauche.


Aujourd’hui : les conditions de travail chez Amazon.


Ha non mais c'est bien, tout cet imaginaire, on voyage, on voit d'autres choses, c'est chouette.

Trois minutes, c'est à peu près le temps qu'il faut pour commencer à s'agacer, quand les dialogues virent au vieux tract syndicaliste et qu'on commence à voir la tête de Mélanchon superposée à celle de Jodie Whitakker. Non parce que toutes cette mécanisation, ces robots, ces quotas, cette course à la rentabilité, c'est pas bien, vous comprenez. Macron, démission !

 

On a donc pêle-mêle :

 

- Des robots censés inspirer la confiance aux consommateurs. Et alors on va encore dire que je pinaille mais quand tu designes un robot censé inspirer la confiance aux consommateurs, tu évites de lui coller des yeux rétro-éclairés et le sourire d'un psychopathe de film d'horreur sans quoi tu risques de déstabiliser ton c½ur de cible. Un peu plus tard, le Doctor reproche à ses compagnons d'être robophobes, ok, d'accord, c'est pas bien, mais en même temps, c'est plus facile d'être open mind si le robot en question n'a pas la tronche du clown de « ça ».

 

Totale confiance on vous dit ! Arrêtez un peu avec la robophobie !

 

- Une méchante multinationale qui empêche ses employés de discuter (!), qui écoute leurs conversations (!!), qui leur parle mal (!!!) et qui les oblige à travailler sur leur temps de travail (!!!!). Et quand tu vois ça, tu te dis qu'effectivement, les nouvelles générations risquent d'avoir vraiment un problème pour s'insérer dans la vie active. Manquerait plus qu'on leur demande d'arriver à l'heure et si possible avant dix heures du matin.

- Un twist que tu devines dès les premières secondes (qui a envoyé le message de détresse ? Haaaa haaaaaaaa !) (non, la vraie question, ici, c'est : « comment l'I.A. qui gère Amazon connaît l'existence du Doctor et sait qu'il va pouvoir l'aider ? ». Ils l'ont couplé avec Akinator ou comment ça se passe ? Et genre, elle aurait pas juste pu appeler la Police de l'Espace, et sans tout le côté cryptique ?).

- Des gentils employés plein de rêves et d'histoires de famille qui font pleurer de l'oeil, et un méchant patron constipé qui fait tout le temps la tête et qui harcèle les gens pour le plaisir d'être méchant avec eux (du coup, paf, tu sais d'emblée qu'en fait, il est gentil mais qu'il est juste là pour nous détourner du vrai méchant de l'histoire. Il n'est juste pas très très doués pour exprimer ses sentiments de gentil, c'tout. Alors il insulte les gens. Narmol).

- Ryan qui se souvient ENFIN qu'il est dyspraxique (mais si, souvenez-vous, ils ont abandonné l'idée à partir de l'épisode 3, vu que ce détail n'était là que pour séduire un « certain public »), même s'il ne sait toujours pas exactement en quoi ça consiste et si ça n'apporte rien à l'action ou aux problématiques qui s'ensuivent.

- Un système de désinfection de colis qui tire des rayons lasers, parce que quand le colis il est réduit en poussière, il est bien désinfecté, ça, c'est sûr. Et sinon, le mécano, il aurait pas pu prévenir Ryan et Yaz au lieu de sauter avec eux dans le conduit en mode YOLO ?

 

The Confiance is over 9000.

 

Et puis vient l'heure de la révélation, et là, on passe de la consternation à la stupéfaction. Voire à l'admiration. On n'en croit pas ses yeux. Ni ses oreilles, accessoirement.


Comment ?
Quoi ?
Qu'est-ce qui vient de se passer ?
On a bien vu, vraiment ?

 

La saison 11 ne viendrait-elle pas d'être hackée par un scénariste-troll retord et fier de l'être ? Un agent infiltré ? Un frère de c½ur et d'âme ?


En tout cas, une chose est sûre, ce mec n'est plus près d'écrire pour la série...

 

Car figurez-vous que le grand méchant de l'épisode n'est ni Amazon, ni le dirigeant d'Amazon, ni la robotisation d'Amazon, ni la façon dont on traite les gens chez Amazon, non. Le grand méchant, c'est le gentil technicien vingtenaire plein de grands idéaux qui veut lutter contre tout ça « au nom de l'humanité ». Quitte à tuer deux ou trois millions de personnes pour éveiller les conscience. Narmol aussi.

 

Ha ouais. Respect. Je l'ai pas vu venir, celle-là. Et je peux vous dire que ça râle, sur le net, ce qui justifie pleinement l'existence de cet épisode globalement médiocre, mais qui à au moins le mérite de ressembler à un épisode de Doctor Who, avec ses robots fllippants, ses morts vachardes et son cadre rétro-futuriste plutôt sympa. Rien d'original ni de bien ficelé pour autant, et pour cause : après sept épisodes d'observation, on peut laisser tomber le bénéfice du doute et mettre le doigt où ça fait mal : le Doc et ses compagnons. A l'exception de Graham, ils sont mauvais. Mauvais dans l'écriture, mauvais dans l'idée de départ, mauvais dans l'interprétation (voire pas interprétés du tout, big up à Yaz et Ryan), de sorte qu'ils suffiraient à plomber n'importe quel épisode rien qu'en apparaissant à l'écran. Sept épisodes, et on a toujours l'impression de regarder une adaptation live de Scoubidou, si c'est pas triste, quand même... Passé l'effet « découverte », Whittaker confirme qu'elle n'a rien d'une bonne actrice et saborde le peu (trop peu!) de scènes relativement consistantes qui lui sont dévolues. Un gâchis pur et simple.

 

Trop de confiance tue la confiance.

 

Bon et puis quand même, à la fin, les dirigeants d'Amazon ouvrent les yeux et décident d'octroyer à leurs employés des aller-retours en navette gratuits et deux semaines de congés payés, youpi c'est la fête. Ce qui invalide genre complètement le grand speech du Doctor, alors qu'il sermonnait notre Ché Guevara du Colissage en lui disant que non, tuer des gens n'amènera aucun « mieux », faut pas et en plus c'est pas bien. Ben si, ça a marché, la preuve. OWNED, le Doctor. C'est ballot. Sans compter que bon, je ne veux pas gâcher leur bel enthousiasme, aux dirigeants d'Amazon, mais enfin ils viennent quand même de perdre la totalité de leurs robots-livreurs dans une explosion gigantesque qui a anéanti le sous-sol de la boîte, ce qui doit se chiffrer en milliards de dégâts. Alors il va peut-être falloir faire un peu les comptes quand même avant d'envisager de recruter en masse. Je dis ça, je dis rien.

Enfin bon, une fois de plus, tout est bien qui finit bien, le Doc et ses amis peuvent reprendre leur voyage vers nulle part le c½ur léger et l'âme en paix – mais avec le sentiment persistant d'avoir (une fois de plus aussi) oublié quelque chose. Mais bon. Rien d'important, sans doute. Au pire, ça leur reviendra.

Oui hein. C'est pas comme si l'I.A. qui gère Amazon a elle-même zigouillé une vingtaine de personnes « juste pour attirer l'attention », hein. Ou pour « montrer au méchant mécano ce que ça fait de perdre des gens qu'on aime ». Whatever. Non, après tout, c'était juste un appel à l'aide. Certes très maladroit, mais hé, on a tous nos limites, c'est pas pour ça qu'on devrait la débrancher et la débugguer avant de la relancer, pensez donc ! Laissons-lui le contrôle des milliers de robots qui restent ! Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?

Puisqu'on en parle, la semaine prochaine : troisième épisode « historique » de la saison (jusqu'ici, rappelons que les saisons précédentes n'en comptaient qu'un... mais comprenez un peu ! C'est qu'il y en a, des choses à dénoncer !), cette fois sur la chasse aux sorcières. Un sujet choisi tout à fait par hasard et qui ne donnera absolument pas lieu à de grands élans moralisateurs, non, non, non... Pensez-vous.

Ce sera bon enfant, on vous dit.

6 ou 8 ans, pas plus.

 

 

[MISE A JOUR]

 

Bon, pas possible d'y couper, il faut boire le plum-pudding jusqu'à la lie. Mais le c½ur n'y est plus, et la lassitude a pris le relais. Aussi ferons-nous bref.

Doctor Wok, épisode 8 (oui, finalement, j'ai enlevé le « e » à woke, parce qu'avec cet épisode, c'est officiel, on entre de plain pied dans le registre du légume grillé).

En effet, à trois épisodes de la fin de la saison (DIEU MERCI !), si je peux encore accorder un mérite à cette onzième cuvée, c'est qu'elle n'en finit pas de me surprendre. Alors que je pensais avoir tout vu d'elle (jusque dans sa plus embarrassante nudité), et que j'avais baissé ma garde en conséquences, convaincu qu'elle avait touché le fond, elle réussi encore à s'enfoncer, lentement, mais sûrement, dans une boue métaphorique qui évoque à juste titre le « grand méchant » dans ce nouvel épisode Histo-hystérique.

 

Boue ! (comme on dit à Halloween)

 

Non parce qu'on peut (et même : on doit) applaudir Joy Wilkinson d'avoir réussi à écrire plus mal que Chris Chibnall, ce n'est définitivement pas un mince exploit - et je suis sûr que même le manga de Maître Gims pourrait nous le démontrer objectivement.

Après, ne soyons pas injuste pour autant : au moins, le fond de l'épisode reste très « Doctor-Whoesque », et c'est toujours ça de pris. En saison 2 ou 3, entre les mains d'un vrai scénariste (du sexe de votre choix, ne commencez pas à me chauffer les oreilles parce que votre esprit limité n'a toujours pas intégré le neutre), ça aurait même pu donner un double épisode assez sympathique. Sauf que nous ne sommes plus en saison 2 ou 3 et une fois de plus, les raisons de le déplorer ne manquent pas.

Aussi, penchons-nous donc un peu sur ce nouveau désastre.

Et quand je dis « penchons-nous », ce ne sont pas que des paroles en l'air vu que c'est l'épisode tout entier qui est de traviole. Pas seulement sur le plan du scénario, non, ce serait trop facile. Sur le plan des images aussi. J'ignore ce qui a convaincu la réalisatrice que c'était une idée géniale de cadrer les trois quarts de ses plans en diagonale, ou de décaler systématiquement ses (trop nombreux) close-up à droite ou à gauche, mais visuellement, on en arrive vite à se demander si elle n'a juste pas monté son matos à l'envers.

Après, bon, je suis peut-être un peu vieux jeu mais j'aime bien quand une histoire a une introduction et une conclusion, hein. Je sais, c'est très réac', comme façon de voir les choses, mais je trouve que ça a un certain charme, quand on s'embête à introduire l'histoire, les enjeux et les personnages, au lieu de tirer sur la languette du Flamby scénaristique et de le regarder se démouler tout seul dans la gamelle... Bon, je comprends bien aussi que ça obligerait à faire une croix sur des péripéties inutiles à la Scoubidou, encore, comme de suivre des pseudos-sorcières jusqu'à un manoir pour aller y chercher une hache qui ne sert absolument à rien dans l'intrigue. Au moins, l'action, ça ne laisse pas au spectateur le temps de réfléchir, et encore moins de se rendre compte qu'on le mène en barcasse et qu'il faut écoper tous les vingt mètres.

D'ailleurs puisqu'on en parle, une fois de plus (et ça, j'avoue, ça me hérisse depuis le début de cette saison), la version féminine du Doc voyage dans le temps en pantalons, avec un tee-shirt fantaisie et deux compagnons « de couleur », sans que ça ne choque personne. Tout ce petit monde peut se déplacer librement et interagir avec quelque autrui que ce soit sans jamais que leurs conditions respectives ne représentent un danger – ou ne serait-ce même qu'un obstacle. C'est vrai quoi. Une femme en pantalon qui commande un groupe composé d'un « vieux blanc », d'un « jeune noir » et d'une « pakistanaise », ça n'aurait choqué personne aux Etats Unis en 1955, ni en Inde en 1947 et ça ne choque toujours pas en Angleterre en 1612. Et là, j'ai envie de crier : MAIS C'EST QUOI TON PROBLEME, LA SAISON 11 ? ! Alors que tes scénaristes ont délibérément choisi d'inclure une dimension « engagée » à leur propos et que tu as ici de la matière pour partir en vrille dans des diatribes politiques sans fin qui feraient passer Twitter pour le Dalaï Lama, au contraire, tu choisis de fermer les yeux, de « faire comme si » et de ne pas traiter ces questions-là, pourtant au centre de tes préoccupations - au mépris de toute exactitude historique et de tes propres principes. Alors vraiment, je ne sais pas mais quand on arrive à atteindre de tels sommets de contre-productivité, on devrait sérieusement songer à changer de métier. Il paraît qu'ils recrutent chez la Team Rocket.

 

 C'est marrant comme les screens de cette saison sont tous des mèmes qui s'ignorent.

 

Ceci posé, il faut bien reconnaître que contrairement aux sept épisodes précédents, celui-ci se permet quelques petites remarques et quelques timides allusions dans ce sens - et c'est précisément ce qui le rend encore pire que ses prédécesseurs, vu que les remarques sont lâchées de façon totalement random, gratuite, avec une absence de finesse confinant au déni de cervelle, avec autant de didactisme qu'un pamphlet pro-Mao version « profil d'une oeuvre ». « Les femmes du XVIIème n'ont pas le droit d'avoir de poches ! » Houlaaaaa, mais c'est que ça dénonce, dites-donc ! Les vilains misogynes ils en prennent pour leur grade ! Ha et puis « on infantilise les femmes ou on les traite de sorcières » ! Pensez-donc ! C'est très grave ! Quels salauds, ces gens des années wesh ! Heureusement qu'on est plus comme eux, nous, à part les mâles blancs hétéro cis-genres (mais eux c'est pas des vrais gens)... Entendons-nous bien quand même : c'était vrai, hein. Bien sûr, les femmes au XVIIème siècle était infantilisées, et parfois accusées de sorcellerie lorsqu'elles devenaient gênantes pour une raison ou pour une autre. Mais enfin s'il faut vraiment en parler dans une série de divertissement familial, peut-être que le « donner à voir » au lieu de se contenter de deux lignes insérées au script à coups de marteau, ça rendrait le message plus digeste et plus accessible. Parce que quand de surcroît, on fait l'inverse à l'écran, en présentant une femme forte, dirigeant son domaine seule et d'une main de fer, conduisant ses propres procès en sorcellerie et traitée comme une égale par ce gros misogyne de boloss de Roi, nos deux lignes pseudo-polémiques, on leur tire direct une balle dans le pied. A deux remarques sexistes près (adressées au Doctor), je ne les ai pas trop vues, moi, les femmes infantilisées, dans cet épisode. Au contraire. Du coup, heureusement que j'écoutais pendant mes cours d'Histoire, sans quoi je ressortirais de mon visionnage avec une idée vachement plus positive de la place de la femme au XVIIème... Ok, tout le monde ne peut pas être Arthur Miller ni écrire The Crucible, mais il y a de la marge, entre les deux. BEAUCOUP de marge.

D'ailleurs, au sujet de notre bon Roi, puisqu'on en parle (et même si on se demande encore ce qu'il foutait là), j'ai du mal à voir comment on peut écrire un épisode visant ouvertement à dénoncer le sexisme, et donc inscrire sa démarche dans une certaine idéologie de gauche, et à côté de ça essayer de faire rire avec l'homosexualité. C'est le genre de paradoxes qui me dépassent. Parce que même si ce n'est qu'à peine effleuré, je n'ai pas rêvé, ledit Roi nous la joue bien « Cage aux Folles » dans le seul but de susciter l'hilarité, et on serait en droit d'y voir quelques relents d'homophobie malgré tout. A moins que le seul fait de savoir qu'Alan Cumming se revendique « militant LGBT » rende le procédé (autant que la caricature) acceptables pour le tout-venant ?  Big up à l'acteur, au passage : malgré la looooooongue tradition de surjeu dans la série, c'est lui qui remporte haut la main la palme de l'interprétation à la truelle du maçon du frère du cousin de William Shakespeare. Il cabotinerait encore un peu plus qu'il pourrait reprendre le rôle de Scoubidou dans la saison 12.

 

" Holala comment le Roi il aime les garçons c'est trop rigolol best episode ever t'as vu ?"

 

Et sinon, petit conseil au Doc et à ses amis : la prochaine fois que vous essayez de vous faire passer pour des Grands Inquisiteurs, essayez de ne pas passer l'épisode à mettre en doute l'existence de Dieu, la justesse des jugements de l'église, la pertinence des saintes écritures ou la légitimité des procès en sorcellerie parce que vous pourriez être vite démasqués, n'empêche. Là, bon, je ne sais pas ce qui s'est passé, vous êtes tombés sur des gens vachement progressistes dans leur genre, c'était un sacré coup de chance mais ça aurait pu très vite chauffer pour vos fesses. Au sens propre.

Enfin, j'aimerais saluer l'optimisme (un peu sans-gêne) de la Police de l'Espace, qui emprisonne sur Terre une espèce archi-belliqueuse avec pour tout système de sécurité un arbre high tech qu'on peut tomber à coup de hache comme n'importe quel autre arbre. Meilleur bon plan de l'univers, moi je dis, parce que même sans êtres humains pour abattre ce qui gâche leur vue (au lieu de se décaler d'un pas sur leur droite), un simple glissement de terrain (et vu comme le coin est boueux, on ne va pas hurler à l'improbable) et c'est l'invasion galactique qui redémarre, dare-la-dire-la-dada... Heureusement, ce genre de matos, même abattu, ça se répare en dix secondes – et c'est une chance vu qu'il ne reste que vingt secondes d'épisode et qu'on doit encore essayer de faire pleurer le spectateur ! Pas de temps pour conclure, on vous a dit !

D'ailleurs au sujet de l'émotion facile, je tiens aussi à relever l'utilisation la plus putassière d'un violon depuis l'épisode avec Rosa Parks - au moins ! Musicalement, cette scène en début d'épisode devient d'une vulgarité propre à la grande bidonnade.

Après quoi France 4 a eu l'excellente idée de rediffuser l'Impossible Astronaute, premier épisode de la saison 6, avec un Matt Smith en grande forme – et notre petit couple Amy-Rory d'amour. Aimant les expériences psychologiques intenses, avec ma compagne, on a décidé d'en revisionner les premières minutes pour le fun.

A peine l'épisode était-il lancé qu'on s'est entreregardé et qu'on a éclaté de rire (et de bon c½ur!). tellement la différence qualitative était énorme (et à tous les niveaux).

ET POURTANT C'ETAIT LA VERSION DOUBLEE, B*RDEL !

C'est qu'à force, on avait fini par se demander si on n'avait pas un peu trop idéalisé les saisons précédentes et si cette série n'avait pas été mauvaise depuis le début... c'est dire combien Chibnall a entamé notre foi.


Mais non, ouf, l'honneur est sauf. Il y avait plus de talent, de souffle et d'inspiration dans ces cinq petites minutes que dans ces huit épisodes mis bout-à-bout.

Supris ?

Retrospectivement, pas moi.

 

 

[MISE A JOUR]

 

Doctor Who saison 11, épisode 9.

Ou devrait-on dire plutôt : Doctor Who saison 11, épisode 1.

Ok, alors vous aurez peut-être autant de mal que moi à y croire, hein, mais l'avant-dernier épisode de cette saison 11 (et également l'épisode le moins aimé des fans, il n'y a pas de hasard) est un très très bon épisode de Doctor Who, toutes saisons confondues.


Limite excellent, même.


Je sais, je sais. ça me fait tout drôle de l'écrire.


Ou bien c'est le syndrome de Stockholm, je ne sais pas, je ne sais plus, cette saison m'a mis la tête à l'envers.

 

Eux-mêmes ont du mal à y croire.


En tout cas, ce "It takes You Away" a tout d'un épisode de Doctor Who réussi, où il faut, comme il faut : les dialogues sont très bien écrits, fluides et naturels, les références sont bien placées, l'intrigue est relativement complexe, relativement sombre, relativement originale, les personnages sont exploités convenablement, Yaz se souvient enfin qu'elle est officier de police (un peu), Graham se souvient enfin qu'il est en deuil (beaucoup), le Doctor se souvient enfin qu'elle est le Doctor, l'idée de départ est du plus bel effet - et parfaitement bien exploitée, si on ferme les yeux sur quelques trucages d'un autre âge.


Les "personnages" "créés" par Chibnall restent le handicap majeur de cette 9ème cuvée, mais le scénariste réussit presque à leur donner de la consistance, ce qui n'est pas un mince exploit.
Enfin !
Enfin, ils prennent un peu de vie ! Même le Doc campé par Jodie est presque convaincant dans son propre rôle, par moments.
Et ça, bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien !

 

 Cette série est effectivement un peu trop obsédée par son propre reflet.

 

Toute la saison aurait-elle été de cet acabit qu'il n'y aurait rien eu à dire (si ce n'est des éloges).

Comme quoi il suffit de si peu de choses...
Du talent, et de la rigueur.

Qui l'aime le suive !

 

 Critictoo, au top. Ces gens ont-ils vu les épisodes précédents ?

 

 

[MISE A JOUR]

 

Scoubidou, saison 11, épisode 10.

Alors ça y est, nous y voilà, fin du voyage.

Pendant quelques semaines (trop peu !), nous avons voyagé en compagnie du 13ème Doctor et de sa famille de coeur. A leurs côtés, nous avons ri, nous avons frissonné, nous avons pleuré, nous avons grandi mais le temps est venu de leur dire au-revoir, à contre-coeur, comme des amis qu'on aurait rencontrés en rêve et qu'il faudrait laisser derrière soi au moment où le jour se lève.

Ou disons que ça, c'est ce que j'aurais écrit dans un univers parallèle où Chibnall aurait choisi de faire un BEP chaudronnerie et où cette saison aurait été écrite par quelqu'un qui maîtrise les conjugaisons du premier groupe, a minima.

Alors que dans notre réalité à nous, ben... c'est un sacré soulagement de savoir qu'on n'est pas prêts de revoir ce gang de mollusques décérébrés aux côtés de qui on s'est ennuyé, on a baillé, on s'est facepalmé et on a ri, mais nerveusement, de désespoir.

Une chose est sûre : ils ne nous manqueront pas, vu qu'on les a déjà tous oublié - à part Graham, éventuellement, et quelle délicieuse ironie de constater que c'est le seul mâle blanc hétéro cis-genre de la série qui tire à peu près son épingle du jeu. Les autres, faut dire, ils ont été aussi bien développés que Lulu dans Final Fantasy X, mais la poitrine en moins. C'est dire si je ne sais déjà plus de qui je cause.

 

 Mais qui êtes-vous donc, les gens ? Allez, circulez, faut pas rester là. Vous êtes sur mon blog, là.

Je me rappelle pas vous avoir invité ni rien...

 

Pour le reste, cette fin de saison "en apothéose" est le pétard mouillé qu'on attendait d'elle : Chibnall parvient presque à faire illusion pendant les vingt premières minutes, durant lesquelles on se dit que "c'est pas trop mal, pour une fois", puis il entre de plain pied dans le vif de son "scénario" et c'est la débandade, le récit vire au bordel sans nom dans lequel plus rien ne fait sens, où les personnages s'agitent comme des poulets décapités et dont les résolutions successives enchaînent les incohérences et les deus ex machina avec l'énergie d'un champion de Dance Dance Revolution dopé au technobabble.


Comment ça, "c'est n'importe quoi" ?


Ta Gueule C'Est Doctor Who.


Sale hater misogyne.

 

Tout ça pour une Origin Story de Brainiac (Superman, pour les incultes), plagié jusque dans l'apparence mais version valise en carton. Ha non mais faut surtout pas trop forcer sur l'imaginaire, Chris, hein, ce serait dommage, tu pourrais te faire un claquage. Tiens, allez, je te prête mes Harry Potter et du papier calque, ça va t'aider à préparer la saison 12.

 

Insérez ici la musique du Gendarme à Saint Tropez.

 

Pour le reste, franchement, le soulagement de savoir que c'est ENFIN plié ne me donne pas envie de revenir au point par point sur les innombrables problèmes ridicules de cet épisode, mais plutôt de tourner la page et de brûler le livre. Je me contenterais de relever que :

 

- Les robots snipers, c'est vraiment de la m*rde. Je ne sais pas ce qui a décidé Tim Shaw (cherchez pas, c'est le nom de l'extraterrestre. Dans les années 90, il aurait tenu une buanderie à Chinatown, mais heureusement, les mentalités évoluent - wink, wink) de les produire en série parce que même les Stormtroopers de Star Wars sont plus efficients qu'eux. Et les Stormtroopers de Star Wars n'ont jamais réussi à toucher une cible - quelle qu'elle soit (Y COMPRIS JAR JAR BINKS P*TAIN). Le comble étant cette scène embarrassante au cours de laquelle ils s'abattent les uns les autres juste parce qu'ils ont encerclé nos héros et que ceux-ci se baissent (un peu) au moment où ils font feux. Ha mais ça c'est du matos Microsoft ou je ne m'y connais pas ! Pour la première fois de l'histoire galactique, des formes de vie artificielles ont pu concourir aux Darwin Awards dans la catégorie "Un Nouvel Espoir".

- "La dyspraxie de Ryan, c'est vraiment de la m*rde aussi" (Robots Tueurs Magazine n°3, été 3589).

- Tuer son ennemi, c'est pas bien. On vaut mieux que ça. Et l'ennemi, quand on vaut mieux que ça, on lui tire dans le pied et on l'enferme dans un caisson qui le maintiendra en vie pour l'éternité, conscient et prisonnier dans du Banga Orange. Ha ben p*tain. Elle est belle, l'humanité selon le Doctor. Une exécution rapide et sans douleur, c'est monstrueux. Une éternité de souffrances, c'est acte de charité chrétienne. Toute la beauté de la morale "woke" résumée en une seule "happy end" bien dégueulasse (de plus). Je sais pas s'ils en ont conscience mais ce châtiment-là, c'est un peu ce qu'on vous propose en Enfer quand même, en fait. De là à en tirer les conclusions qui s'imposent... mais non, nos amis s'en retournent chez eux avec le sourire aux lèvres et la conviction d'avoir accompli d'une bonne action. Sans doute celle-ci leur vaudra-t-elle dix mille likes sur Twitter ?

- Si dans le premier épisode, le Doctor avait buté Tim Shaw (ou laissé quelqu'un d'autre le faire à sa place, parce que "c'est pas bien sauf quand c'est des tissus qui volent et qui lisent dans les pensées"), au lieu de l'épargner on ne sait pas trop pourquoi (enfin si, on sait : pour permettre l'existence de cet épisode, pardi, c'est le seule et unique raison), ben qui pourrait dire combien de vies innocentes auraient été épargnées. Ce qui renvoie directement au point précédent, voire aux dénouements de la saison toute entière puisqu'en plus d'être responsable de tout ce qui arrive dans ce dernier épisode (et à sa marge), rappelons que grâce à notre cher Doctor, un raciste du 57ème siècle se ballade dans notre lointain passé, un politicien véreux brigue la présidence, une multinationale occulte entasse toujours des produits toxiques dans les sous-sols londonien, où grouillent toujours des dizaines d'araignées mutantes, la maman de Yaz est toujours au chômage, Stitch ne va pas tarder à avoir à nouveau la dalle et à s'attaquer à un nouveau vaisseau, la centrale de Kerblam est toujours gérée par une IA meurtrière et une armée alien attend sagement sur terre que quelqu'un rase l'arbre qui les retient prisonniers pour construire un supermarché par-dessus. Mais hé ? ! De quoi s'inquiète-t-on là ! Le Doctor n'a tué personne (OU SI PEU), il a sa conscience pour lui ! Ou elle ! On s'en fout ! Qu'importe les conséquences de ce grand principe (à géométrie variable), et les dégâts collatéraux ! Le plus important, c'est que le Doc et ses compagnons puissent dormir sur leurs deux oreilles et continuer de prendre les gens de haut. Et m*rde à celles et ceux qui pourront en souffrir ! Comme quoi, le grand mérite de cette saison 11, c'est d'être parfaitement représentative de la mentalité qui règne aujourd'hui sur nos réseaux sociaux.

- Les Nox (ou whatever), ils ont une foi quand même pas trop regardante au niveau des détails parce que si moi, mon dieu m'apparaissait avec la tête pleine de dents et me demandait de ratiboiser des civilisations entières, je lui demanderais quand même ses papiers d'identité avant pour être sûr.

Ha et puis le fist bump entre Graham et Ryan, j'en aurais eu la chair de poule si on n'avait pas su dès le premier épisode que ce serait le "moment fort" du dernier de la saison.

Yaz, elle, ne sait toujours pas ce qu'elle fait là. Mais elle est très contente de jouer "celle à qui on demande d'appuyer sur des trucs sans poser de questions". C'est très valorisant pour elle.

 

Bref, Doctor Who saison 11, c'est fini, et la bonne nouvelle, c'est que la saison 12 n'est pas prévue avant 2020. Parce que pour Chibnall et Whittaker, dix épisodes par an "c'est trop de pression" (dixit).


DIX.


EPISODES.


PAR.


AN.


Dont, accessoirement, Chibnall n'écrit (mal) que la moitié.


Ces gens, ils savent que c'est leur BOULOT, ou pas ?


Est-ce qu'ils sont au courant que c'est pas un hobby qu'ils font en parallèle ou un petit machin bricolé sur leur temps libre ? C'est leur gagne-pain, bordel. Alors je veux bien entendre que c'est un certain rythme et un certain stress, et je peux même faire abstraction du fait que certaines séries américaines sont capables de tourner deux fois plus d'épisodes sur le même temps, sans chougner comme des mômes ni se plaindre d'être en charge d'une licence telle que Doctor Who (rendez-vous compte : se plaindre d'être en charge d'une licence comme Doctor Who parce que c'est trop de travail. Voilà où on en arrive. Si ce n'est pas grotesque, ça y ressemble bien). Mais enfin (ai-je envie de leur crier, à nos deux fragiles de l'effort), va bosser dans la maçonnerie ou à l'usine, ou même ne serait-ce qu'à la caisse du Super U et tu verras, si c'est pas "un certain rythme" ou "un certain stress" aussi ! C'est ça, le travail, Jean-Roger ! Y'a un moment, faut que tu te sortes les doigts de ton postérieur et que tu ailles voir ce qui se passe dans le vrai monde ! Parce que là, tes chialeries, c'est une insulte à la vraie vie des vraies gens, ceux qui triment pour de bon pour un salaire de m*rde et à qui on ne demande pas "si c'est trop de pression".

Non mais pardon, moi, je vais traiter dix dossiers par an, le reste ce sera pour 2020, rapport à la pression et tout ça, t'entends ?

Ceci n'étant qu'une ultime indécence pour conclure ce qui fut un festival de dégueulasserie non-stop (ou presque) mal dissimulé sous un vernis bien-pensant.

Bon.

 

 Graham sait comment traiter cette saison avec le respect qui lui est dû.

 

La mauvaise nouvelle, par contre, c'est qu'ils ont quand même prévu un épisode pour le Nouvel An. Sans doute parce que Noël, c'était pas assez inclusif, comme fête.

 

Si seulement France 4 pouvait perdre les droits d'ici là...

 

[MISE A JOUR]

 

Bon alors l'épisode de Nouvel An de Doctor Who, je vous le donne en mille...


EH BEN IL ETAIT MAUVAIS !


Siiiiiiiiiiiii !


Et c'est ça qui est bon, finalement, parce que très paradoxalement, cette nullité décomplexée dopée aux incohérences et boursouflée de prétention mal placée a des effets euphorisants.
A petites doses.


C'était ringard, c'était grotesque, c'était mal construit, mal rythmé, complètement bancal et bidon, tout en carton-pâte mais hé, vous savez quoi ?
C'était même pas le pire épisode de Chibnall.


Et pourtant, on y bat un Dalek avec un four à micro-ondes, b*rdel !


Parce que bon, oui, c'est le "grand retour" des Dalek par la très petite porte, et c'est vraiment un ennemi terrifiant, le Dalek, quand on y pense, malgré son design Moulinex et sa voix à faire des canulars téléphoniques sur Fun Radio ! Pensez donc ! ça fait des trucs qui font peur, comme prendre l'autoroute à 160 et à contresens ! Et ça se bricole des turbo réacteurs dans des granges au rabais, tranquille à la fraîche ! Et en plus maintenant ça prend possessions de femmes d'un mètres cinquante et de vieux tous fripés ! La domination du monde ne tient désormais plus qu'à un déambulateur, ou presque !


A part ça, malgré un ou deux passages qui font presque illusion, c'est crétin du début à la fin, on a droit à une intro dans laquelle une armée médiévale triomphe d'un Dalek et décide de séparer son corps en trois, pour l'enterrer à trois endroits distincts du globe "des fois que", sacrifiant des générations de gardiens censés surveiller les lieux d'inhumation (on se demande d'ailleurs comment ils se nourrissent, comment ils se lavent et comment ils se changent vu qu'ils passent leurs vies en tailleur au milieu de nulle part), AU LIEU DE JUSTE CRAMER CETTE SALOPERIE ET DE TUER CET EPISODE DANS L'OEUF DES SIECLES AVANT QUE CHIBNALL COMMENCE A L'ECRIRE !


Et ça se termine à seize personne dans le TARDIS, limite on embarque la voisine, le cousin du boucher et l'arrière-petit-fils de la tante de l'autostopeur de la scène coupée ! OSEF, c'est plus grand à l'intérieur ! Distribuez donc des petits chapeaux pointus à tout ce beau monde, on va faire la fiesta !


Oh et sinon, petit tacle à Netflix et à la génération tout-numérique, avec la finesse d'un Dalek au galop, au moins, c'est raccord avec le thème de l'épisode mais c'est tellement maladroit et tellement prétentieux que ça fait sourire, forcément.


Tout comme la vague tentative de dénonciation politique niveau BAC - 12 avec de démantèlement de UNIT.

 

Ou le fait que Chibnall veut tellement faire progressiste qu'il finit par se faire taxer d'homophobie. ça, vraiment, j'adore.


Ha et puis Yaz, il faut que je vous dise...


Eh ben elle sait toujours pas pourquoi elle est là n nous non plus.


D'ailleurs mon petit plaisir coupable, quand le Doctor fait ses grands discours, c'est de regarder ses compagnons à côté, plantés droit comme des "i", indécis comme des candidats de jeu télévisés, laissés livrés à eux-mêmes par une direction d'acteurs lacunaire et un skill au diapason. Embarras garanti.


Là dessus, l'épisode se termine sur la mention "le Doctor reviendra" et là, on a juste envie de dire "Faut pas qu'il se sente obligé non plus".

 

 Coïncidence ? Je ne crois pas.

 

Mais bon, si vous êtes impatients de voir la saison 12, je peux d'ores et déjà vous communiquer certains pitchs :

 

- Quatre épisodes historiques, encore : un sur Christophe Collomb, un sur Karl Marx, un sur la Guerre d'Algérie et un sur Jeanne d'Arc (on y découvrirait que Gilles de Rais a été remplacé par un extraterrestre cannibale télépathe qui la manipule, et à la fin le Doc et ses amis la regarderont cramer "parce que c'est un point fixe dans le temps" et "ça doit arriver pour que notre histoire se déroule comme elle doit se dérouler"). Le raciste du 57ème siècle reviendra avec une armée de Tyranosaures xénophobes et finira par être mangé par un ptérodactyle du futur. Il y aura aussi une invasion de maïs mangeur d'hommes du côté de chez Mansonto, une terrible multinationale qui ne pense qu'au profit et dont toute ressemblance ne serait que fortuite tout ça tout ça. Et ça se terminera par le siège d'une planète où ne vivent que des femmes, un vrai paradis menacée par la bêtise d'un peuple rival entièrement composé d'hommes.

 

Avouez que vous avez hâte d'y être.

 

Ho, et message perso à Chris Chibnall : t'as vu, petit ? ça m'a pas pris un an. A vrai dire, ça m'a même pas pris cinq minutes. Si tu veux, ta saison 12, je te l'écris d'ici ce soir.

Et je te garantis qu'elle ne sera pas pire que la 11.

 

 Alors par contre, on ne va pas se mentir, ce visuel pue la classe.

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C'est en com' que ça se passe... (Mode)

 

C'est un fil de commentaires polémique comme il en fleurit chaque jour plusieurs centaines sur le net. Certainement pas le plus civilisé ni le plus érudit, mais on est quand même loin d'être dans le fond du panier, en la matière.

 

Très loin.

 

 

 

 

France Info s'y fait juste le relais d'une initiative de la LMDE, mutuelle étudiante, qui cherche à se distinguer de la concurrence en proposant à leurs adhérentes de rembourser l'achat de leurs tampons hygiéniques.

 

Alors je sais, on est loin du domaine des jeux vidéos, là, et puis on a beau être en 2018, le sujet écorche encore la sensibilité de quelques pères et mères la pudeur, mais l'exemple est particulièrement représentatif du potentiel de nuisibilité du Social Justice Warrior, que ce soit en matière de contenu ou de méthode.

 

Et puis il paraît que parler des règles sans honte et sans tabou, c'est éducatif, c'est moderne, ça fait avancer la cause féministe, alors ma foi, parlons-en, on ne sait jamais, des fois que ce ne soit pas du flan, on n'a pas grand chose à y perdre.

 

Amis mâles hétéros cis-genres, il se peut même que vous y appreniez deux ou trois petites choses (que vous auriez peut-être préféré ne pas savoir, mais ça ne nous... regarde pas).

 

 

Pour commencer, procédons avec rigueur et étudions le commentaire le plus liké du fil, celui qui y apparaît en premier (théoriquement) lorsqu'on s'y connecte :

 

 

 

 

Un discours SJW typique, dans l'affect, révolté, sans nuance, reprenant un vocabulaire balisé - pour ne pas dire stéréotypé.

 

Mais hé.

 

En le lisant, on comprend sa colère, et on comprend aussi que l'intervenante ne soit pas disposée à y mettre les formes.

Pour approfondir et mieux cerner les causes immédiates de son indignation, intéressons-nous aux commentaires qui précédaient directement, et tâchons d'y relever tout signe de mansplaining, même infime :

 

 

 

C'est à ce point du fil, et SEULEMENT à ce point, qu'apparaît le premier commentaire de gros beauf

(même pas du mansplaining, mais nous y reviendrons).


Alors je ne sais pas pour vous mais moi, à ce point de ma lecture, je suis doublement perplexe (pour ne pas dire consterné. A toutes fins utiles, je vous reposte le premier commentaire :

 

 

 

Deux choses m'échappent ici :

 


- D'abord, qu'une personne semble-t-il douée de toute sa raison puisse affirmer avec aplomb quelque chose d'aussi objectivement faux, sans craindre de passer pour une manipulatrice ou une cinglée.

 
- Ensuite, que sa publication soit likée par plusieurs dizaines de lecteurs.trices.choubidoubidous qui, de toute évidence, ne sont pas allés vérifier ses dires, alors qu'il suffisait de... lire le commentaire précédant.

Et là on comprend bien la double nature du problème, qui est la malhonnêteté intellectuelle d'une part, et la paresse intellectuelle de l'autre.

 


En effet, comment attendre d'un internaute qu'il fasse des recherches ou qu'il vérifie des sources, s'il n'est même pas fichu de lire ce qu'il a sous les yeux et d'en tirer les conclusions qui vont de paire ?


Comment espérer avoir un échange constructif avec un internaute (esprits chagrins, j'utilise le neutre, ici) capable de mentir si ouvertement pour donner à la réalité le tour qui l'arrange ?

Or ce ne sont pas là des accidents de parcours. Je ne suis pas allé les chercher exprès. Ce sont devenus, hélas, des normes sur internet.

Alors oui, nous ne tomberons pas dans les mêmes travers : il y a bien quelques commentaires masculins désobligeants (pouvait-on y couper ?) ensuite, mais sur un panel considéré de 136 commentaires (je ne suis pas allé lire au-delà, mais c'est déjà 136 commentaires de plus à mon actif que ceux qui ont liké le commentaire sus-mentionné), j'en ai comptés 16 (et encore ai-je compté vraiment large) – ce qui, en termes de pourcentage, reste dérisoire (bien que toujours regrettable). 11,8%, pour être exact.

 

Dans les pires des cas, ce sont des plaisanteries beauf typiques, machistes, rétrogrades et suintant l'autosatisfaction mal placée, mais pas bien méchantes malgré tout.

 


 

 Facepalm

 

Comprendre : ni insultes, ni colère, ni mansplaining, comme revendiqué pourtant haut et fort en tête de fil.

Il y a  bien quelques donneurs de leçons (le neutre, toujours), mais ce sont toutes des femmes. Femmes que la première commentatrice cherche à faire passer pour des hommes, dans sa prose, au prétexte qu'elles n'ont pas la même opinion qu'elle, ou la même façon d'aborder leurs règles.

Là encore, il faut nous y arrêter, car c'est fondamental : les critiques et les désaccords, ici, émanent d'autres femmes.

 

Des pairs dont on n'accepte pas qu'elles aient une opinion différente.

 

Des semblables avec lesquelles on ne cherche pas, au moins, à établir un dialogue pour confronter notre opinion à la leur.

 

Des représentantes de la même communauté opprimée, dont on nie symboliquement le caractère de "femmes" sous prétexte que ce qu'elles écrivent n'est pas à notre goût. Par extension : qu'on cherche à discréditer en les faisant passer pour ce qu'elles ne sont pas.

Dans un monde un tant soit peu doué de raison, ce genre de méthodes ne devraient pas fonctionner, tant elle sont grossières et faciles à démonter.

 
Sauf qu'elles fonctionnent.

 
Sauf que des gens likent sans aller au-delà, juste parce que ce qui écrit correspond à leur vision de la vie - et tant pis s'il ne correspond pas à la réalité.

 


Voilà qui en dit long sur la façon dont l'être humain, désormais, perçoit et intellectualise le monde alentour.

 
Pour trop d'internautes (mais pas que), la réalité importe désormais moins que l'idée qu'ils s'en font. Ne leur déplaise, on entre déjà ici de plain pied dans le champ de l'aliénation mentale.

 

 

Le plus effrayant, c'est qu'ici, la supercherie saute aux yeux, elle est vite éventée. D'autres ailleurs savent être plus subtils et plus fins psychologues.



"Oui mais il y a quand même des commentaires masculins désobligeants", objecterez-vous. Certes, il y en a, nous l'avons déjà écrit noir sur blanc. Mais ce n'est pas du tout ce que dit le premier commentaire. Ce que dit le premier commentaire, c'est qu'il n'y a QUE des commentaires masculins désobligeants, et que TOUS les commentaires désobligeants sont masculins. Or on a montré, screenshots à l'appui, que ce n'était pas vrai.

 

Cela ne concerne « que » 11,8%, à peine.

 


Au-delà de la tristesse de ces commentaires, et sans les excuser, on pourra au moins comprendre ce qui les a motivé. Car l'offre de la LMDE est inégalitaire, en défaveur des adhérents masculins. Tous les adhérents cotisent de la même façon mais ici, seule une catégorie donnée bénéficie d'un avantage supplémentaire. Doit-on s'étonner que la catégorie qui n'en profite pas se sente spoliée et réagisse ? Vous rétorquerez que « les femmes subissent ça depuis la nuit des temps ! » et nous ne disons pas le contraire. Nous disons simplement qu'elles sont mieux placées que quiconque pour savoir l'effet que ça fait et la colère que ça suscite. Après tout, ne sont-ce pas là les raisons profondes du premier commentaire ?

 

 

 

A même cause, même effet, il n'y a rien de plus naturel - même si, je le répète, ça n'excuse rien, et si le business de serviettes et tampons tient du racket honteux (c'est un autre débat). Que l'inégalité touche ici une catégorie "privilégiée" ne l'annule pas, comme les Social Justice Warriors voudraient le faire croire avec leur rhétorique en mousse. Une inégalité reste une inégalité, quel que soit le contexte.

 

Pour autant, l'initiative de la  LMDE n'est pas de celles qui méritent des jets de pierre (qu'elle n'a pas reçu, ici - les détracteurs et détractrices s'en tenant aux moqueries et aux critiques argumentées) ni de plébiscite exalté (comme celui, si naïf, de l'intervention qui nous occupe) : ce n'est qu'une opération de com' comme une autre, cynique juste ce qu'il faut, qui surfe sur les problématiques populaires du moment pour faire son beurre.

 

Rien de louable ni de condamnable en soi.

 

Rien que du business dans l'air du temps.

Avant de conclure, il convient toutefois d'aborder un dernier aspect (essentiel) des "échanges" auxquels cette news a donné lieu :

 

Là encore, par souci d'honnêteté, je ne suis pas allé chercher le plus « salé »

(à savoir : le fil de discussion femmes versus femmes le plus houleux). Merci moi.

 

 
Sans surprise, on constate que le mythe des "espaces de parole non-mixte" n'est qu'un autre mensonge (et comment aurait-il pu en être autrement ?) : alors qu'une catégorie discriminée est censée s'y retrouver pour pouvoir dialoguer "sans pression ni risque d'être jugé", on constate ici objectivement que la pression et le jugement subsistent avec plus ou moins de virulence au sein d'une même communauté, dès lors qu'il y a désaccord. Ici, la discussion mmanque de s'envenimer à maintes reprises, et seule la diplomatie de l'interlocutrice principale évite d'aller au clash. Ce qui tend à prouver (par l'exemple, encore) que vous ne pourrez dialoguer sans pression au sein d'un espace non-mixte que si vous êtes d'accord avec la pensée qui y prédomine, et qui s'y renforce donc d'autant sur le mode du conditionnement. Loin de libérer la parole, elle la contraint dans des proportions alarmantes, confinant au fascisme consenti.



On pourra, bien sûr, ne pas prêter attention aux propos du mâle blanc hétéro cis-genre que je suis.

 

On aura plus de mal à ignorer cet édifiant témoignage d'une double victime de discrimination, qui est descendue aux enfers SJW mais dont elle a, par chance, su revenir à temps, et qui en livre une analyse touchante et pertinente :

 

 



Une lecture indispensable et d'utilité publique.

Ceci étant, je ne doute pas que la sphère concernée saura fermer les yeux, regarder ailleurs ou trouver à ses arguments des failles imaginaires.  N'est-ce pas, comme on vient de le montrer preuves à l'appui, l'un de ses modus operandi ?

 


Ce qui ne fera que me donner raison - et donner raison à ce témoignage par ricochet.

 


C'est l'avantage, quand quelqu'un fait n'importe quoi. ça finit toujours par lui revenir en boomerang dans les chicots.

 


Pas étonnant que la malhonnêteté intellectuelle soit devenue monnaie courante dans le milieu - car sans celle-ci, comment pourrait-il encore faire illusion ?

 

 

*

 

 

 

 

 

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Ce matin, Jean-Michel Combat Social s'est levé avec la gaule, en pensant à tous les nouveaux méchants qu'il allait punir de son clic vengeur, de son commentaire assassin, de son retweet libérateur.

Combien d'injustices a-t-il déjà corrigé ainsi, à coup de pétitions, de délation ou de menaces ? Combien de tyrans a-t-il ainsi renversés ? De mécréants, de sexistes, de racistes, d'homophobes, de ces monstres ordinaires qui portent l'essence du mal dans chaque brin de leur ADN ?

Mais ce n'est qu'un début, ce n'est toujours qu'un début, car le mal est partout, le mal n'a jamais de repos, dans ce monde de mâles blancs cis-genre hétérosexuels. A lui de le traquer, à lui de le pourfendre. Et pour ça, Jean-Michel Combat Social a l'arme absolue. Ou plutôt, deux armes : une connexion wifi et une paire de lunettes magiques, comme dans Invasion Los Angeles, qui lui permet de voir le mal où qu'il se cache, où qu'on le cache, sous quelque forme que ce soit, et même là où il n'est pas.

 

 

Ce matin, la gaule de Jean-Michel Combat Social peine à retomber. Il n'arrête pas de penser (car Jean-Michel Combat Social pense, contrairement au reste du monde) à ce fichu bouquin qu'il a fait supprimer des étagères des librairies, hier ou avant-hier (il ne se souvient plus trop, ni du titre, d'ailleurs, vu qu'il ne l'a pas lu - car après tout, à quoi bon ? Il y avait le mot "tétons" dedans. ça, il en est sûr. Il l'a vu sur Facebook). Une belle victoire, qui fait bien avancer les choses, dans l'ex pays des Lumières et de la liberté d'expression. Ce n'est pas la première. Ce ne sera pas la dernière. Déjà, Jean-Michel Combat Social est à l'affut. A la télé, dans les journaux, il ne baisse jamais sa garde, il n'enlève jamais ses lunettes magiques. Il chronomètre les temps de parole, il colle des points au bout des mots. Fini le combat d'idée à papa. Les problèmes, il les affronte en 140 caractères, et il les règle à coup de hashtag. Friends, c'est lui. Kingdom Come, c'est lui aussi. Le moindre mot suspicieux sera reposté sur son compte twitter avec un commentaire cinglant, et il espère bien faire du like et du repost. Oh, pas pour lui, bien sûr, même si c'est agréable de savoir qu'on est quelqu'un de bien, et de savoir aussi que tout le monde le sait. Non, il le fait pour la Cause (ou, en anglais, for the Greater Good, comme dans Hot Fuzz, un film qu'il n'aime pas trop parce que ce sont les méchants qui gagnent à la fin).

 

Jean-Michel Combat Social à seize ans, mais il sait mieux que ceux qui ont le double de son âge, le triple ou le quadruple ; il ne connaît que les bancs de l'école mais il sait mieux que ceux qui font l'expérience de la vie, parce qu'internet lui a appris que personne n'avait jamais vraiment raison et que par conséquent, tous les points de vue se valent. Jean-Michel Combat Social a vingt ans, mais il sait mieux que les spécialistes des sujets dont il s'empare parce qu'il a vu deux vidéos Youtube et qu'il a eu 13 au Bac de Français. Jean-Michel Combat Social, c'est un peu Tintin, mais sans l'album au Congo : il a de 7 à 77 ans, et sans doute n'est-ce pas un hasard s'il a la maturité des premiers, et l'ouverture d'esprit des second (encore est-ce faire injure aux deux, qu'ils me pardonnent). Grâce à ses lunettes magiques, Jean-Michel Combat Social a toujours raison. Il sait tout mieux que toi, sauf si tu es d'accord avec lui auquel cas tu es un génie, car il en est un également. Il peine souvent à écrire deux phrases en français correct ("mais ça n'existe pas, le français correct !", lui a appris Jean-Michel Démago, lexicologue de profession), il n'a aucune idée de ce qu'est la dialectique et d'à quoi ça sert (il ne manquerait plus qu'il essaie de se contredire lui-même ! Il est pas zinzin, waaa, l'autre, hé, lol !), il vit dans sa bulle (souvent) et ne s'est jamais confronté aux réalités dont il traite (il n'en a pas besoin, puisqu'il a toujours raison), il condamne les fachos, les oppresseurs, les agresseurs, les n*zis mais il emploie les mêmes méthodes qu'eux. For the Greater Good. C'est si commode.

 

Jean-Michel Combat Social est un héros, comme Hercule avant lui (mais sans le côté paternaliste et les gros biceps). Il a sa propre mythologie. Ses propres dieux, ses propres textes sacrés qu'il ne remettra jamais en question. Ou disons, non, ce serait lui reconnaître trop de mérite : il a la mythologie qu'on a inventé pour lui et ses semblables afin de les dispenser de trop réfléchir (soit : plus de cinq minutes), un panthéon à leur mesure bâti sur le mont Sophistique par des gourous modernes en mal d'emprise, d'oseille et de reconnaissances, de ces militants de papier qui veulent marquer l'Histoire - ou plutôt, la plier, y imposer leur nom comme une décalcomanie au fer rouge -, non par engagement mais par narcissisme. Jean-Michel Combat Social aime qu'on lui lave le cerveau, il se sent plus propre après : oui, ok, d'accord, on remplace son système de pensée par un autre mais il s'en fiche, au contraire, ça le conforte dans son idée qu'il est unique et qu'il est beau. Tant pis si ce système de substitution est déviant, dévié, sorti des rails de la rationalité pour justifier l'injustifiable, dispenser des immunités morales qui n'auraient pas lieu d'être, et s'il ne semble valide que parce qu'il est à lui-même sa propre justification, une boucle de fausse logique autoréférencée qui fonctionne en tautologie, séparée de la folie clinique par une simple ligne rouge. Fine, de surcroît.

Tous les hommes sont sexistes.
Or Socrate est un homme.
Donc Socrate est sexiste.
T'as vu ?

 

 

Dans le monde idéal de Jean-Michel Combat Social, tout le monde pense comme lui, écrit comme lui, mange comme lui, baise comme lui, parle comme lui, a la gaule comme lui. Les livres, les films, les jeux et mêmes les encyclopédies, les ouvrages scientifiques, sont expurgés de tout ce qu'il n'a pas validé, et leurs auteurs sont traînés dans la boue. For the Greater Good.

 

Dans le monde idéal de Jean-Michel Combat Social, les oppresseurs sont opprimés, les racistes sont racisés, les sexistes sont sexisés, les méchants sont méchantisés, mais ils l'ont mérité alors ça va, c'est cool. Si demain, il pouvait les mettre dans des camps, à vrai dire, il n'aurait rien contre. C'est déjà ce qu'il fait moralement sur les réseaux sociaux sitôt que quelqu'un n'est pas d'accord avec lui. For the Greater Good.

 

Jean-Michel Combat Social tue. Oh, pas avec des armes, il tient à garder les mains propres, et puis c'est un babtou. Il tue par l'ignorance. Il tue par la bêtise. Par son suivisme. Par son absence de conscience historique. Par son manque de recul. Par son intolérance, même. Ce qui n'est pas comme lui est mal, et doit donc être anéanti, par tous les moyens, même les plus abjects, sinon il se roulera par terre et il retiendra sa respiration jusqu'à devenir tout rouge ou recueillir 10000 signatures. Jean Michel Combat Social tue. Oh, pas des gens, il reste quelqu'un de bien et puis il y en a trop, ça prendrait trop de temps. Il tue le progrès. Il tue la diversité. Il tue l'histoire. Il tue la philosophie. Il tue la connaissance. Il tue la civilisation.

 

Il tue parce que si on le laisse faire, si on le tolère, si on l'encourage, demain, nul n'osera plus écrire, nul n'osera plus créer, nul ne prendra plus le risque de fâcher ou de déplaire. Demain, nul ne sera plus libre. For the Greater Good.

 

Celui de sa gaule.

 

[Soutien aux auteurs de "J'ai attrapé la puberté", éditions Milan]

 

*

 

(Tout ça vaut bien une pétition).

 

*

 

Et pour ceux qui ne cliquent pas sur les liens hypertexte parce que c'est contre la religion, une lecteur nécessaire en trois actes :

 

Thèse

Antithèse

Synthèse

Conclusion

 

*

 

Bibliographie sélective pour approfondir :

 

- Fahrenheit 451 de Bradbury

- 1984
d'Orwell

- The Crucible
de Miller

- Matin Brun
de Pavloff.

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C'est en com' que ça se passe... (Jeu vidéo)

 

Il n'y a pas que le Père Noël et les mecs du Medef qui font sous-traiter leur travail par une troupe de petits lutins, et comme le Gamer aux Mains Carrées est actuellement indisponible (séquestré dans la cave de chez Neves, qui lui a pété les guibolles au marteau pour pouvoir lui poser des questions sur Luchini et sur Macron jusqu'à la fin des temps annoncée dans l'Apocalypse de Jean), ce post "Spécial Noël" sera l'occasion de faire plus ample connaissance avec quelques-uns des hommes de l'ombre sans qui ce blog ne serait pas tout à fait ce qu'il est, et qui y ont un jour apporté leur modeste (bien que significative) contribution.

 

*

 

 

 

Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la commu' :

 

 

 

Je suis le petit nouveau de la rédac, on m'appelle le Gamer aux Mains Skillées, je suis né du néant le jour où le créateur de ce blog a découvert qu'il était capable de jouer à Bloodborne et même d'y battre des boss en New Game +. Cette aberration conceptuelle a créé une faille dans l'espace-temps qui a elle-même entraîné une ondulation quantique, avec pour effet la création de Terre 2, version parallèle de l'originale sur laquelle règne un double bénéfique de Lex Luthor. C'est lui qui m'a conseillé d'affronter Ebrietas après Martyre Logarius, et de me lancer dans l'écriture d'articles blogs. Je suis tout nouveau dans la profession alors je vous demande de me faire bon accueil.

 

Joyeux Noël ! Ho ho ho !

 

 

Ton jeu de l'année ?

 

 

Bloodborne.

 

 

 

Ta surprise de l'année ?

 

Quand le monstre m'a sauté dessus derrière l'Eglise dans Bloodborne.

 

 

Ta déception de l'année ?

 

Quand j'ai failli tuer Rom l'Araignée Stupide dans Bloodborne mais que ça s'est joué à une potion près et que j'ai dû tout recommencer.

 

ENCORE.

 

 

Le scandal de l'année ?

 

Le fait que la fin de Bloodborne enquille sans prévenir sur le New Game +. J'avais pas fini toutes mes explorations annexes, moi... du coup, j'ai râlé toute la soirée, juré que j'allais revendre le jeu le lendemain et dès le lendemain, je l'ai recommencé du début comme si de rien n'était.

 

 

Le scandal GB de l'année ?

 

Aucun article sur Bloodborne. Je ne comprends pas.

 

C'est comme si ce jeu était passé en dessous des radars, ou si les sites d'informations avaient reçu pour consigne de le boycotter... sans doute parce qu'il fait de l'ombre à tous les autres titres présents, passés et à venir.

 

 

L'arnaque de l'année ?

 

Les doubles lames dans Bloodborne. Elles coûtent cher et elles sont rapides, certes, mais elles sont de faible portée et n'infligent que peu de dégâts. Face à ennemi de six mètres de haut qui bave et qui ne rêve que de t’aspirer le cerveau avec une paille, c'est un peu comme attaquer un dinosaure à la petite cuillère.

 

 

Ce screenshot épique est dédié à Blacklabel.

 

 

Le braquage de l'année ?

 

Quand le villageois enragé m'a volé mes 150000 échos du sang dans Bloodborne sur un mauvais coup de serpette.

 

 

La direction artistique de l'année ?

 

 

Bloodborne

 

 

La bande-son de l'année ?

 

 

La musique de la Sorcière d'Hemwick dans Bloodborne.

 

 

 

La turbo-baffe de l'année ?

 

Le premier gnon balancé par le Père Gascoigne. Y'a tout le squelette de mon personnage qui lui est remonté par la trachée.

 

 

 Auteur inconnu :(

 

Le développeur de l'année ?

 

 

From Software. Développeur de Bloodborne

 

 

 

Le constructeur de l'année ?

 

 

Les gens qui ont construit Yharnam, la ville principale de Bloodborne. Parce que quand même, c'est loin mais c'est beau.

 

 

 

Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?

 

 

Quand le chasseur à la scie a voulu m'attaquer par derrière mais s'est bloqué dans le décor et que j'ai pu le rétamer à l'aise.

 

 

Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?

 

 

Quand j'ai voulu attaquer le chasseur à la hache par derrière mais que je me suis bloqué dans le décor et qu'il a pu me rétamer à l'aise.

 

 

L'expérience viscérale de l'année ?

 

 

Les attaques viscérales dans Bloodborne.

 

 

Le troll de l'année ?

 

Celui qui est à l'entrée du pont dans Bloodborne

 

 

Ton Top 5 de l'année ?

 

 

Bloodborne

 

Bloodborne

 

Bloodborne

 

Bloodborne

 

Bloodborne (à égalité avec Bloodborne : The Old Hunters)

 

 

Je voyais ça plus vivant, Quimper.

 

 

 

Tes attentes pour 2018 ?

 

 

Bloodborne 2.

 

 

 

Pose-toi une question et réponds-y.

 

 

Bloodborne ?

 

Bloodborne.

 

 

Le mot de la fin ?

 

 

Bloodborne.

 

 

 

 

 *

 

 

 

 

Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la commu' :

 

 

Le lectorat est-il devenu inculte et cuistre au point de ne pas connaître le Comte Zaroff, diplômé de la prestigieuse université Grigor Raspoutine et criminologue de son état ? Aurait-il eu l'indécence d'oublier ses quelques grands articles sur ce blog minuscule, comme 5 bonnes raisons de ne pas regarder Girls Und Panzer ou 1 bonne raison de ne pas jouer à Etrian Odyssey IV ? A-t-il besoin qu'on lui rafraîchisse la mémoire à coup de bottes dans la mâchoire, ce mécréant, ou bien quelques coups de cravache y suffiront (pour la forme) ? Par moi, on va vers la Cité Dolente, qu'il est dit dans ma bio, mais quand je lis ce que je lis sur les réseaux sociaux, je me dis qu'il y'en a qui risquent d'y arriver avant les autres...

 

 

Ton jeu de l'année ?

 

 

Final Fantasy XV, parce qu'il a envoyé toutes les chouineuses du fan club français de la licence se faire voir dans les vestiaires du championnat du monde de Blitzball, avec une plume de Chocobo dans l'oignon, et parce qu'il a fait ça bien.

 

 

Auteur inconnu - mais génial, disons-le tout net.

 

Ceux qui voulaient jouer le chanteur de Placebo dans un scénario co-écrit par Bernard Werber et Hiro Mashima n'auront qu'à se repasser la séquence du bisou de FFX pour avoir leur shoot maouss de japoniaiserie.

 


 

Le plus beau baiser lesbien de l'histoire du Jeu Vidéo.

 

Nier Automata, aussi, parce que les couilles de Yoko Taro sont descendues depuis Drakengard et qu'il a arrêté d'écrire ses scénarios comme des chansons d'Evanescence. ça fait du bien, putain, j'en pouvais plus de sa darkitude Ikéa façon Garth Marenghi.

 

 C'est ballot, Garth Marenghi vient de vous spoiler tout le scénar' de Drakengard 1.

 

 

Ta surprise de l'année ?

 

 

La sortie d'un nouveau Fifa. Je m'y attendais tellement pas, putain, ça m'a ému aux larmes.

 

 

Ta déception de l'année ?

 

Le fait que cette année encore, les extraterrestres ne nous aient pas envahis pour nous mettre sous tutelle et bouffer les plus gras d'entre nous – politiquement parlant, c'est ce qui peut nous arriver de mieux, vivement qu'ils intègrent une UV « cannibalisme » au cursus de l'ENA (c'est pour bientôt, vu que ça reste dans le même registre que les autres cours dispensés là-bas. Non parce que je suis pas sûr qu'il faille vraiment faire quinze ans d'études juste pour pouvoir inventer de nouvelles taxes à chaque fois qu'il y a un problème...).

 

 

Le scandal de l'année ?

 

La disparition du "e" final du mot "scandale", bordel. Encore un coup de l'écriture inclusive, ça, j'en suis sûr. Je suis désolé, je m'excuse, je me tiens pas quotidiennement à jour au niveau des conneries qu'invente la sphère internet pour se dispenser d'avoir à régler les vrais problèmes de front, ce qui lui demanderait du courage, de l'investissement et de réfléchir un peu plus de deux secondes, c'est dire si on comprend son empressement à coller des points et des parenthèses partout en mode hashtag. Le grand combat social, on veut bien participer, ça fait toujours un peu genre je-vaux-mieux-que-tout-le-monde dans les soirées de l'Ambassadeur, ça donne de facto droit à du rab' de Ferrero rochers, mais faut pas que ce soit plus compliqué qu'un clic ou un like, hein, sinon c'est fatigant et la fatigue, c'est super oppressif, j'te jure, tiens, prends donc un bol de céréales à dix euros pour te réconforter mon pauvre chou.

 

Ah et sinon, dans le même genre, y'a aussi eu cette affaire avec Squeezie et Ardisson, là, genre tragédie de bac à sable avec la pelle dans l'oeil et le rateau dans les chicots, parce que bon, ok, Ardisson, il a pas été super cool, c'est clair, mais enfin, c'est Ardisson, quoi, tu vas pas chez Ardisson en pensant qu'il va passer la soirée à te cirer les pompes jusqu'à ce que tu voies le chiffre de tes abonnés dedans - et à plus forte raison si y'a Laurent Baffie avec, hein, même moi, j'oserais pas, et pourtant j'ai passé quelques nuits à regarder l'autre taré jouer à Bloodborne. Normalement, si tu as un minimum d'instinct de conservation médiatique et qu'on te propose de faire Ardisson, tu ne réfléchis pas, tu fuis. Pareil pour Eric Zemmour, bien que les deux ne soient quand même pas du même tonneau : si on te propose de parler politique avec Eric Zemmour, tu acceptes ? Non. Tu as lu Lovecraft, tu as regardé Queen's Blade, tu as vu bien assez d'horreurs comme ça. Alors je sais pas, peut-être qu'il croyait y être préparé, le Squeezie, parce qu'il connait les fans, parce qu'il connait les haters, parce qu'il sait gérer ça. Sauf qu'à force de tourner en vase clot sur ses forums, la sphère vidéoludique française a oublié une frange majoritaire de la population : celle qui n'en a (légitimement) rien à battre. Alors oui, ok, c'était moche, mais enfin pas plus que d'habitude avec Ardisson, quoi, et jusqu'ici ça ne dérangeait pas grand monde, au contraire, on avait tendance à s'en réjouir crassement et à battre des deux mains à chaque tâcle sous la ceinture. Sauf que tout à coup, quand ça touche quelqu'un qu'on aime bien ou un milieu qui nous est cher, c'est plus la même farine. Si j'avais ne serait-ce qu'un peu d'estime pour mes concitoyens, je dirais bien qu'il y a des leçons à en tirer, mais comme je crois que de toute l'histoire d'internet, personne n'y a rien appris (sur le plan humain, au moins), autant pisser dans un violon et tenter de jouer l'Hymne à la Joie.

 

Sans parler de tous ces mecs et ces nanas qui ont pris la défense du Youtubeur, criant au scandale (avec un "e", bordel ! UN "E" !), allant jusqu'à demander qu'Ardisson présente ses excuses, alors que le reste de l'année, ils passent leur temps à invectiver copieusement tous les inconnus de passage, sitôt qu'ils sentent poindre le début d'un désaccord, quand ils ne trollent pas telle ou telle page de développeurs pour leur dire qu'ils ont trop fait de la merde juste parce que le jeu ne leur correspond pas et qu'ils sont le centre du monde, c'était tellement gonflé, tellement paradoxal et tellement malvenu que j'ai trouvé ça touchant.  D'une certaine manière. Une manière malsaine et condescendante, certes. Mais touchant malgré tout.

 

T'as trouvé qu'Ardisson était un gros con, sur ce coup ? Ben repenses-y la prochaine fois que tu traiteras Boruto_du_74 de grosse tarlouze juste parce qu'il a pleuré à la fin d'un jeu de David Cage (alors que c'était peut-être juste du soulagement). 

 

 

 

 

Sinon, au nombre des indénombrables scandales débiles de l'année, on a également eu droit aux frères Elric qui ne sont pas joués par des occidentaux dans le futur film live de Full Metal Alchemist et du coup « c'est trop pas crédible » (rappelons que nous parlons d'un film dans lequel des enfants utilisent l'alchimie pour ressusciter leur génitrice, hein, que ce soit bien clair. Encore un coup de la pédagogie Freinet, ça. Fichus gauchistes !), on a eu les menaces de mort tranquille-Emile-à-l'aise-Blaise adressées au réalisateur du Death Note made in USA (on mesurera l'intelligence objective d'une ½uvre à la maturité de ses fans), on a eu ceux qui râlent quand c'est pas assez respectueux (Thor), on a eu ceux qui braillent quand c'est TROP respectueux (Battle Angel Alita) ou encore, c'est tout frais, ceux qui partent en croisade contre Bright (autre production Netflix) qui aurait soi-disant tout repompé dans Shadowrun (licence de jeu de rôle sur table bien connue pour l'originalité de son univers, autant que je peux être connu moi-même pour mon ironie sans pitié), et même - ça ça date d'aujourd'hui, pas de trève de Noël -, ceux qui vocifèrent parce que quelqu'un a osé mettre du metal et de la baston dans l'opening d'un jeu de baston (Dragon Ball Fighter Z, pour ne pas le nommer), comme quoi "c'est sans doute un coup des Américains qui veulent réduire DBZ à des échanges de bourre-pifs", alors qu'il y a plein d'autres choses dans la série, c'est vrai, quoi, genre des moments où on attend que Goku arrive pendant six épisodes pour que le vrai combat démarre et qu'on arrête de compter les dents de Yamcha, des moments où les deux adversaires se font face et échangent des banalités histoire de gagner du temps (avec la subtilité d'un lycéen à son oral du Bac Blanc), et des pubs Glico. Dommage qu'elles n'aient pas été mises en valeur dans l'opening, les pubs Glico. On passe complètement à côté de l'essence de la série : le commerce ! Bref, ça piaille en permanence comme dans les cuisines du KFC en période de promo sur les nuggets, ça n'arrête plus, il faut gueuler, il faut vomir, il faut absolument trouver une nouvelle raison tous les jours, il faut écrire des gros mots du genre « déféquer », « étron », « suce-boule » (houuuu mais c'est que c'est le grand frisson, dites-donc !), ça fait grimper l'adrénaline et puis ça fait bonhomme, genre j'ai une personnalité, comment je les ai trop cassés, t'as vu, comment ils vont pleurer leur race quand ils vont lire ça, je vais leur gâcher la journée, c'est trop de la balle (mais quand même, Ardisson, quel connard, quoi ! T'as vu comme le pauvre Squeezie il avait les larmes aux yeux ? Ce mec n'a donc rien d'humain ?)...

 

Non, franchement, plus on va avancer, plus ça risque de devenir compliqué pour les deux-trois Homo Sapiens qui restent.

 

 

 

 

Le scandal GB de l'année ?

 

 

Parce qu'il y a vraiment des gens qui suivent l'actu de ce site ou c'est une question piège ?

 

 

 

L'arnaque de l'année ?

 

 

Les braconniers qui tuent des bébés phoques en Antarctique, et aussi les dirigeants qui font la guerre, et les traders qui spéculent sur... nan, j'déconne. L'écriture inclusive, l'appropriation culturelle, les 320 sortes de genres différents et les 188 sexes recensés sur Twitter (et plus généralement : toutes les conneries inventées par les Millenials pour éviter d'avoir à se sortir les doigts du cul et à vivre dans le vrai monde). Parce qu'il y a des gens qui, sexuellement, se sentent comme "l'intérieur d'une nébuleuse" (ce qui est complètement crétin vu qu'une nébuleuse ne sent rien du tout, jusqu'à preuve du contraire), ou d'autres qui refusent d'être rangés dans une catégorie et qui inventent une catégorie pour désigner le fait qu'ils n'ont pas de catégorie (sans que le paradoxe les choque, visiblement), ou d'autres qui se sentent à 100% homme ou femme, mais également un peu de l'autre sexe aussi (les maths, c'est comme le recul sur soi et l'amour-propre : c'est surfait), et d'autres encore qui se sentent agressés par une tahitienne en plastoc ou qui croient sincèrement que les règles orthographiques conditionnent la façon dont l'être humain perçoit la société (non mon petit, avoir vu quatre saisons de Lie to Me ne fais pas de toi un expert-comportementaliste)...

 

 

...mais après tout, pourquoi pas, chacun a le droit de croire à aux âneries de son choix, c'est pas un crime, et puis ça part d'une bonne intention, on peut pas leur enlever ça, même si c'est aussi pour se faire mousser et même si ces chevaliers blancs refusent souvent ce droit aux partisans de telle ou telle religion, en les ridiculisant sur la toile comme quoi "c'est la pire invention de l'humanité" (tolérance is over 9000, lol).

 

Non, la véritable arnaque, au milieu de toutes ces arnaques, comme je le suggérais plus haut avec la finesse qui me caractérise (ou peut-être un brin de provocation), c'est qu'on ne peut pas remettre ces notions en cause sous peine de passer pour un enfoiré (pas celui des restos du c½ur. L'autre). Pas le droit d'objecter, pas le droit de contre-argumenter, pas le droit de nuancer, pas le droit de questionner. Confisquée, la parole. Mise au ban, la différence.

 

 

Au bout du compte, quand on y songe, la pensée non-oppressive, c'est quand même l'une des pensées les plus oppressives qui soient, juste derrière [insérer ici le point Godwin de votre choix]

 

 

 

Antifa is the new Fa

 

Mais ça ne dérange pas le Millenial, parce qu'il est du côté des gentils, que la fin justifie les moyens, que c'est pour le bien de l'humanité et que si t'es pas avec lui, t'es contre lui et t'es donc un méchant, et alors tu mérites qu'on te fasse tout ce qu'on condamne par ailleurs, et seuls les Sith pensent en termes d'absolu mais on s'en fout. La vérité, c'est pas quelque chose qu'on construit par la réflexion, c'est quelque chose qui s'impose à soi en deux secondes au détour de Twitter parce qu'on est d'accord avec elle et du coup ça peut être que vrai t'as vu ? Voilà ce qui se passe quand on répète en boucle à toute une génération qu'elle est exceptionnelle, que le système éducatif ou social n'est pas adapté à mesurer combien elle est unique, géniale, hors-du-commun-des-moutons-de-dans-le-temps, et quand on multiplie ses notes par deux au moment de la correction pour être sûr qu'elle aura au moins un bout de Bac à la fin de sa scolarité. Forcément, la première fois où on les contredit, ils comprennent pas, les mecs, limite ils vivent ça comme une agression. Y'en a pas un qui se dit "ha mais c'est pour ça que dans les rédactions, on nous demandait d'écrire l'antithèse aussi ?". Argumentation niveau classe de seconde, putain.

 

 

Mais j'imagine que l'antithèse, ça vaut que pour ceux qui ont tort.

 

Quand on a raison, on peut s'en passer, il suffit d'une vague intuition et que ça ait l'air un peu évident.

 

CQFD sale hater, les philosophes c'étaient des boloss.

 

Maman, donne-moi mon bol de céréales.

 

 

 Si seulement, Ben. Si seulement.

 

A nos valeureux héros, tombés cette année aux champs de ruines (intellectuelles) :

 

Peggy Sastre

 

L'Odieux Connard

 

L'Odieux Connard encore

 

Nicolas Bedos (dont chacun sait qu'il est Odieux aussi)

 

Le Comte Zaroff (Odieux dans ses bons jours)

 

 

(vous pouvez toujours essayer de contre-argumenter en commentaire si vous n'avez que ça à faire de votre Noël, mais dans la mesure où les détracteurs, jusqu'ici, n'ont pas été fichus de le faire une seule fois convenablement, je vous souhaite bon courage. Ha oui, et à toutes fins utiles, je précise que "comme par hasard, tes liens, c'est que des mâles blanc cis-genres hétérosexuels" est à l'argumentation ce que le cul d'une poule est à la caverne de Platon, c'est dire si ça sent l'omelette aux lardons. En plus y a une femme dans le lot - du coup, y'a parité vu que la qualité de son article vaut les quatre autres à l'aise).

 

 

 

 

 

Bon et puis parce que la parole se libère et qu'il était grand temps (si !) ; et aussi parce que c'est Noël et qu'à Noël, on se raconte des histoires au coin du feu (on se persuade qu'on a été sage, déjà, ce qui ferait un meilleur film de Science Fiction que le dernier Star Wars), je ne vais pas déroger à la tradition et vous narrer deux anecdotes provenant de ma lointaine et néanmoins glorieuse jeunesse, et même que pour l'occasion, exceptionnellement, j'intitulerai ça « les Belles Histoires du Père CASTOiconnaR » :

 

- Je devais avoir vingt-cinq ans, je n'étais pas encore comte, à peine un petit duc de rien du tout à la cour du Tsar. Politiquement, la Russie se trouvait alors dans une situation similaire à celle de la France d'aujourd'hui : nous venions d'élire Raspoutine à la tête du pays parce qu'il nous avait tous impressionné pendant sa campagne en tirant des rayons lasers avec les yeux et en faisant décapiter ses opposants. A l'époque, je ne sortais pas beaucoup, et jamais en soirée, sauf qu'il y avait ce film avec Lauren Bacall au cinématographe et je n'avais jamais rien vu d'elle en couleur alors j'ai dérogé à mes principes et je me suis mêlé au peuple. Le film m'ayant fait forte impression (à moins que ce ne soit la vodka à l'entracte?), après la séance, je décidais de m'égarer dans les rues de Vladivostok pour laisser libre cours à ma mélancolie (du grec Melankholia, et pas du français Jean-Luc Mélanchon), errant au hasard des rues désertes, paisibles, débarrassées de la lie humaine qui les encombrait en plein jour. Revenant finalement vers l'avenue principale, je suis dépassé tout à coup par une calèche qui ralentit à ma hauteur et là, je me dis tout naturellement « Zaroff, ces personnes ont un renseignement à te demander, elles souhaitent s'abreuver à la précieuse source de ton savoir ». Pouvais-je les en blâmer ? Aussi me penché-je civiquement à la fenêtre du fiacre. A l'intérieur : deux très belles femmes de dix ans mes aînées, apprêtées avec soin et sans vulgarité, dont l'une d'elle m'apostrophe tout sourire et me demande si d'aventure je serais disposé à les suivre à l'hôtel (qu'elle me désigne au loin). Comme tout homme de 25 ans normalement constitué aux prises avec de jolies représentantes du sexe opposé, bien sûr, j'éclate de rire sous le coup de la surprise et décline poliment l'invitation, avec une révérence d'aristocrate, avant de m'éloigner dans la froidure - d'un pas plus si rêveur ni si mélancolique (cinq petites minutes plus tard, je courais après leur véhicule en criant « Attendez ! Attendez ! J'ai changé d'avis ! Je veux bien ! Je veux biiiiiiennnnnn », mais jamais je ne le rattrapais).

 

- Autre lieu, même époque : mon jeune frère (je crois que vous avez un mot exprès pour ça. « Tovarich », si je ne m'abuse) désirait m'initier à l'internet, mi par dés½uvrement, mi par jeu, alors que nous venions juste d'installer notre nouveau modem atomique analogique digital (nul besoin de wifi, nous avions l'énergie mystique de notre tsar Raspoutine pour l'alimenter jour et nuit). Curieux de m'observer aux prises avec cette technologie dont on nous avait dit qu'elle n'était pas à 100% humaine, mon frère me colle donc sur le chat Skyrock, aux alentours de minuit, affublé d'un pseudonyme exoti... ethni... viril du genre « Rimka_du_9-3 ». Il faut croire qu'il l'a bien choisi, car dix minutes n'ont pas passé que déjà, je me faisais interpeller par une beauté berbère (à moins qu'il ne s'agisse d'un gros blanc dégueulasse ?), me pressant de lui faire virtuellement l'amour. « Baise-moi, oh oui, baise-moi ! », s'est-elle exclamée avec l'éloquence de qui commet six fautes à la minute. Ignorant tout des usages en vigueur et des pratiques qui en découlent (ignorant même qu'on puisse avoir des rapports sexuels par écran interposé, en dépit de la présence fort utile de prises mâle et femelles sur les côtés), j'objectais alors que nous n'avions pas été présentés, que peut-être devrions-nous d'abord rencontrer nos parents respectifs, apprendre à nous connaître, mais ell.il.e.nébuleuse.s n'a rien voulu entendre et m'a sommé de lui écrire « des mots orduriers » afin d'entretenir une certaine excitation d'ordre sexuel (si j'ai bien compris le concept) propre à lui procurer quelques plaisirs solitaires que nous ne jugerons pas (tout au plus ai-je saisi qu'elle avait des problèmes d'humidité. C'est la nuit de Noël. Rien de tels qu'une belle histoire pour faire de doux rêves). Sur ces entrefaites, donc, comme tout homme de 25 ans normalement constitué aux prises avec une supposée jolie représentante du sexe opposé, voilà que je passe le quart d'heure suivant à lui citer des répliques inspirantes de Roméo et Juliette. Pensez-vous qu'ell.il.e.nébuleuse.s m'aurait payé de mes efforts avec les remerciements qui s'imposent ? Que nenni ! Peu émoustillée par le verbe du Barde, semble-t-il, l'intéressé.e.accent.core.+ a fini par quitter la conversation, en rage, me suggérant un peu abruptement « d'aller plutôt sucer des queues, sale pédé ! ». Suite à quoi je n'ai pas osé remettre les pieds sur internet pendant deux ans.

 

 Du moment qu'ils s'aiment...

 

S'il y a une morale à ces deux contes édifiants qui, j'en suis sûr, vous aurons arraché quelques frissons légitimes, moi-même, je l'ignore, mais ils tendent à confirmer qu'hommes ou femmes sont bel et bien égaux, en qualités comme en travers, car tous sont humains avant tout (hormis, peut-être, notre Tsar bien-aimé, que nous avons pendu l'année dernière et qui gigote encore pour tenter de se détacher).

 

 

 

Le braquage de l'année ?

 

 

Le crowdfunding de Noob, qui récolte en un mois plus d'un million d'euros pour un PUTAIN DE JEU REALISE SOUS RPG MAKER, pile au moment où Steam et Humble Bundle proposent celui-ci en solde. Et alors je sais pas, même en faisant abstraction de la qualité toute relative (hahahahaha !) de cette licence, je me demande vraiment 1) d'où vient tout cet argent vu que la France est censée être en crise, 2) d'où vient tout cet argent vu que la plupart des contributeurs n'a pas encore intégré la vie active et ne touche donc pas de salaire régulier 3) combien on pourrait faire manger d'enfants du tiers monde pendant un an avec cette somme indécente 4) pourquoi les associations caritatives rament autant quand elles doivent lever des fonds genre pour éviter aux gens de mourir alors que chez Olydri, ils n'ont qu'a proposer de kickstarter un cendrier en pâte à sel pour se retrouver avec le PIB d'un petit pays d'Afrique. D'autant que bon, des jeux réalisés sous RPG Maker, y'en a un paquet, et parfois même des bons (Wait Extended, à faire absolument), et souvent des pas cher, et doit pas y'en avoir beaucoup dans le tas qui ont coûté un million d'euros. Sans compter que bon, en substance, le kickstarter, c'était "on sait pas trop ce qu'on fait ni comment, on a eu cette idée un peu vague mais ça peut être sympa alors donnez vos sous". Paf. 1 million. Direct. Qu'est-ce que ça aurait été s'ils avaient débarqué avec un projet réfléchi, dites-donc ! Si demain, Noob devient une secte, Rael peut mettre la clé sous la soucoupe volante.

 

 

 Ou sinon vous pouvez investir dans des vrais jeux vraiment créatifs, hein.

Je dis ça, je dis rien.

Mais au moins vous payez pas ce "rien" un million d'euros.

 

 

La direction artistique de l'année ?

 

 

Nier Automata. Elle est quand même bien gironde, la Gothic Lolita, sans vouloir l'oppresser ni la réduire à sa seule silhouette wawawoum. En plus c'est pas elle qui risque de te dire "dans les yeux !" en boîte de nuit, lol.

 

 

Oui mais si on se bat ?

 

 Ha et puis Guilty Gear Xrd parce que quand on parle de wawawoum, Ramlethal Valentine se défend très bien (et pas que sur le plan du wawawoum, d'ailleurs. Maintenant qu'on en parle, elle attaque très très bien aussi).

 

Parce qu'elle le vaut bien.

 

Et puis c'est rock, c'est fou, c'est classe, ça pète de couleurs de partout et ça change des horreurs moe qui ravagent l'animation japonaise en ce moment.

 

 

 Si !

 

 

 

La bande-son de l'année ?

 

 

Thor Ragnarok, parce qu'il y a Hulk sur la jaquette et qu'Hulk, c'est un peu la Blaxploitation, mais en vert, et parce que ça change un peu du crincrin et des coups de cymbales, bon sang, j'en pouvais plus du philharmonique à fond les ballons, j'avais l'impression qu'Hollywood avait mangé tout un solfège mais sans penser à le mâcher, et que depuis il avait genre des ballonnements, et même des flatulences du côté des grosses caisses.

 

 

 

 

La turbo-baffe de l'année ?

 

 

Thor Ragnarok parce qu'il y a Hulk sur l'affiche et qu'Hulk, c'est un peu la Blaxploitation, mais en vert, et parce que je m'attendais à me faire chier grave devant un énième film de super héros à deux de QI au lieu de quoi j'ai eu plaisir à regarder le réalisateur piétiner une à une les attentes de son public de neuneus. Et quel plaisir de lire ensuite ce dernier chialer sur la toile comme quoi ça trahit complètement l'esprit d'une BD dans laquelle une sorte d'Asterix body-buildé vole dans le ciel grâce à un marteau magique.

 

 

Je vous la colle en VF même si ça me coûte vu que vous n'êtes que deux à être bilingues,

sortis de vos Onii-chan yamete !

 

Le développeur de l'année ?

 

 

Square Enix parce qu'ils ont bientôt fini Final Fantasy XV et qu'ils vont pouvoir le sortir en boîte sous peu. Oh wait !

 

 

Le constructeur de l'année ?

 

 

Les fourmis. Elles sont toutes petites genre Pikmin et elles font chier personne sur Twitter et tu crois que tu vaux mieux qu'elles et pourtant elles construisent vachement plus de trucs que toi, vachement mieux que toi ! Et toi, tu les piétines quand même et tu les empoisonnes au DDT juste parce qu'elles font des trous dans ton jardin alors que c'est autant le leur que le tien et que tu pleures dès qu'il s'agit de bouffer un bout de vache.

 

 

 

Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?

 

 

Le dossier Ys du Gamer aux Mains Carrées, parce que tout le monde s'en fout et qu'il était grand temps que ce fieffé connard ait l'indifférence qu'il mérite. Accessoirement, j'attends toujours mon chèque pour mon dossier sur Neptunia, enfoiré.

 

 

Mais le bide le plus réjouissant de l'année, le plus juste, le plus mérité, loin devant tous les autres (rien que d'y repenser, j'en frémis de bonheur - ces larmes, mais ces larmes ! Leur goût légèrement sucré façon vodka-orange, un vrai délice !), celui qui est à lui tout seul le symbole d'une génération, la cristallisation de tout ce qui ne va pas sur internet, les raccourcis mentaux, la paresse intellectuelle, les amalgames, l'absence de recul, le manque d'intelligence, de culture, d'instruction, l'esprit critique à la ramasse, les fantasmes de persécution et la joyeuse ribambelle des biais de confirmation et de sophismes pour se la péter "je vaux mieux que tout le monde, t'as vu" (tout ce dont je faisais état plus haut et que je collais abusivement sur le dos des seuls Millenials), c'est ce fail magnifique qui a suivi la diffusion d'une pub Dove taxée de racisme, comme quoi "une femme noire se lave et devient une femme blanche, holalala, c'est très grave", refrain repris en ch½ur (mon correcteur orthographique me suggère "chieur". Coïncidence ? Je ne pense pas) par tout ce que le net compte de super-héros à deux balles, sans qu'aucun n'aille d'abord jeter un oeil à la pub pour vérifier, injuriant copieusement quiconque avait le néonazisme d'appeler à la prudence, à l'analyse et à la nuance (c'est écrit sur Twitter ! C'est forcément vrai, sale mâle blanc hétéro cis-genre !).
 
Tout ça pour que le machin soit débunké moins de deux jours plus tard sur la place publique, dispensant les plus courageux, les plus dés½uvrés et les plus masochistes d'essayer péniblement d'expliquer leur erreur à ceux qui criaient "au loup !" (et qui feraient vachement bien de se rappeler la morale de l'histoire avant qu'elle leur pète à la gueule), comme on apprendrait à une sardine à utiliser un ouvre-boîte, au point que même la première intéressée (et première victime, soi-disant) a pris publiquement la parole pour faire part de son désaveu.
 
Un petit pas pour l'intelligence mais une grande baffe dans la gueule pour les SJW. Sans doute oubliée dès le lendemain vu qu'ils ont la mémoire de Dory dans Nemo, et qu'ils ont vite dû trouver d'autres os à ronger, imaginaires ou pas (parce qu'ils ne peuvent pas toujours se tromper non plus, mais c'est ici moins une question d'intelligence que de statistique. Quand on gueule pour absolument tout sans distinction, forcément, on tombe juste de temps en temps, c'est mathématiques. Ce qui, nous sommes d'accord, est toujours mieux que rien. On fait comme on peut avec les moyens du bord).  

 

 

Et Joyeux Noël à tous, ho ho ho !

 

 

 

Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?

 

Le crowdfunding de Swery. Parce qu'un mec qu' a jamais réussi à finir un jeu et qui demande 50 boules pour sa signature en numérique, il mérite un morceau d'Ukraine.

 

 

L'expérience viscérale de l'année ?

 

 

Lire les commentaires des gens sur Facebook, quel que soit le sujet, de la politique à l'art délicat du macramé. On a beau y être préparé, c'est violent, et y'a toujours un gars ou une nana plus gratiné que les autres qui arrive encore à vous surprendre désagréablement. Même sur la news la moins polémique et la plus positive, y'aura toujours un connard pour faire cent likes avec un commentaire acerbe. C'est fascinant.

 

 

Le troll de l'année ?

 

 

Tetsuya Nomura pour Kingdom Hearts 3, à égalité avec Tetsuya Nomura pour FF VII remake, à égalité avec Yu Suzuki pour Shenmue 3 en 3D pixel art du début des années 2000.

 

 

Oh, et bien entendu, Yoko Taro pour la dernière vraie fin de Nier Automata à égalité avec Kojima pour le trailer de Death Stranding.

 

 

 

Ton Top 5 de l'année ?

 

 

What Remains of Edith Finch

 

Guilty Gear Xrd Revelator

 

Nier Automata

 

Ys V

 

.hack//G.U. Last recode

 

 

 Haseo, Haseo, Santiaaaaano (air connu)

 

Tes attentes pour 2018 ?

 

Que des jeux d'horreur psychologique : Call of Cthulhu, Death Stranding, Code Vein, Allison Road, Lost Souls Aside, Dissidia NT, Spider-Man, Bayonetta 3, One Piece World Seeker et Dragon Ball Fighter Z. Ha, et Kingdom Hearts 3 et FF VII remake, aussi, par habitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et chaque année, le même trailer pour Kingdom Hearts III et Final Fantasy VII remake :

 

Repris par Gackt.

 

 L'optimisme selon la Fnac.

 

 

Pose-toi une question et réponds-y.

 

 

Who knows what evil lurks in the hearts of men ?

 

 The shadow knows, depuis qu'il s'est ouvert un compte Facebook.

 

 

Le mot de la fin ?

 

DLC = DTC.

CQFD

 

 

 

 *

 

 

 

 

Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la commu' :

 

 

Yo nigga ! La bes ? Je m'appelle Isaac Washington, pour te servir (bien que je ne sois pas un barman, lol), Maître de Conférence à Paris VIII. Sur ce blog, j'ai coécrit des articles un peu polémiques tels que Los Santos Nid de Cons, sur la violence dans le jeu vidéo  . A plusieurs reprises, mon langage châtié a été pointé du doigt par les petites salpes à la solde de la bien-pensanc... euuuh, je veux dire, les agents de notre bien-aimée maréchaussée, si bien que je suis actuellement en mesure probatoire, tenu par mon engagement aux Gougnafiés Anonymes de ne plus proférer d'insanités, qu'elles impliquent ou non la maman de mes interlocuteurs. Soyez indulgents avec moi, bande d'enculés, ce n'est pas tous les jours facile vu la merde que c'est de vivre dans un monde où on créé une pétition pour faire annuler le dernier Star Wars.

 

 

 

Ton jeu de l'année ?

 

 

What Remains of Edith Finch parce qu'il faudrait vraiment être le dernier des enculés de ses couilles pour rester insensible à cette oeuvre de gros péd... je veux dire : une oeuvre aussi poignante, subtile et poétique.

 

 C'est quand même beau, la beauté, bordel.

 

 

Ta surprise de l'année ?

 

 

Le fait que les DLC de Final Fantasy XV sortent à la date prévue, putain, j'étais pas prêt, ils m'ont choppé en calbute à mi chemin entre le pieux et le placard à chips, je faisais pas le fier.

 

 

 

Et ça, Blondie s'en remettra jamais, visiblement.

 

 

Ta déception de l'année ?

 

 

La saison 10 de Doctor Who, qui était tellement mal écrite qu'à un moment, j'ai cru que j'étais devant Stargate Atlantis, tu le crois, ça ? Et maintenant, ils nous ont collé une mannequin de catalogue Vert Baudet à la place du vioque, c'est dire si ça va pas aller en s'améliorant, même si elle pourra toujours émasculer ses adversaires avec sa lime à ongles sonique.

 

Ben quoi, c'est quoi ton problème, gros ?

 

C'est pas grossier "émasculer" !

 

 

 

 Avec Benetton comme directeur de casting, ça pourra être qu'une réussite.

 

 

Le scandal de l'année ?

 

 

 Miss France c'est pas une vraie rousse. Elle est même pas vraiment de Lille. Comment vous voulez que j'arrive encore à dormir maintenant que je sais ça ? Faut pas jouer avec les sentiments des gens, après ça me fait chialer comme une petite pucelle et c'est pas très Mab, comme mentalité. Il va penser quoi, de moi, mon Pitbull, s'il me voit chialer à cause d'une Barbie Malibu ?

 

 

 

Le scandal GB de l'année ?

 

Julien Chièze, viré comme un malpropre alors qu'il se lave tous les jours, j'ai un contact au sein de la rédac' qui me l'a confirmé. Parce que bon, avec lui, la Home ressemblait peut-être à une version caméra café du Village des Damnés, en période d'E3, mais enfin de là à dire qu'il y a un vrai mieux en termes de ligne éditoriale, c'est faire fi des nombreuses coquilles et fautes d'orthographe qu'on peut relever au kilomètre carré de news de deux lignes sans intérêt traduites de l'anglais.

 

Et ne parlons pas des posts sur les trailers de Dragon Ball Super.

 

L'autre jour, j'ai activé adblock par mégarde, y'a la moitié des articles de la home qui ont disparu.

 

 

L'arnaque de l'année ?

 

Le succès de Your Name, qui est au moins le plus beau film d'animation japonaise de tous les temps depuis Le Vent se Lève (chef d'oeuvre auquel mon camarade Zaroff a rendu le vibrant hommage qu'il mérite).

 

 

Mais enfin, heureusement qu'All the Anime a de bons community manager parce que Your Name, c'est un peu 5cm per Second, qui était un peu La Tour au-delà des Nuages, qui était déjà un peu Voices of a Distant Star, parce que ça fait un peu plus de dix ans que Makoto Shinkai nous refait sans cesse le même film avec les mêmes personnages, les mêmes voix-off, les mêmes couchers de soleil mais en moins bien. Alors de là à crier au génie, franchement, c'est oublier un peu vite que c'est également un copié-collé du film coréen Il Mare et de son remake US The Lake House (entre deux rives) et c'est pas des échanges de corps à la Max Pecas qui vont changer quoi que ce soit à l'affaire.

 

 

 

Mais enfin, effectivement, pour savoir tout ça, faut sortir un peu de chez soi, et pas seulement quand les community manager d'All the Anime vous donne le putain de feu vert.

 

Du coup, là, personne ne s'offusque, personne ne vient la ramener comme quoi "c'est scandaleux, c'est piqué ailleurs", alors qu'à chaque nouveau film qui sort, on peut compter jusqu'à trois avant que le premier lanceur d'alerte télévisuel vienne nous hacher les noix. Au contraire, au sujet de Your Name, les mêmes te diront : "non mais c'est normal qu'il y ait des points communs, c'est inévitable dans le domaine de l'art, tout a déjà été raconté il faut que tu lises Joseph Campbell et le Monomythe"...

 

Cohérence intellectuelle is over 9000.

 

 

Ah ouais, et la saison 2 de Stranger Things, aussi, parce que c'était juste la saison 1 avec un skin d'ET l'Extra-Terrestre.

 

Ceci est le trailer de la saison 2 de Stranger Things. Et aussi celui de la saison 3, d'ailleurs.

 

 "Ils étaient venus chercher une couleur. Ils en ont trouvé sept cent cinquante mille.

Avec du lense flare".

 

 

Le braquage de l'année ?

 

 

Les élections de la république Française. A mi-chemin entre l'eurovision et les NRJ Music Awards. Une fois de plus, le FN nous confisque le second tour et nous oblige soit à voter pour Light Yagami, soit à rester chez nous le dimanche matin devant les émissions religieuses (sauf pour ceux qui sont inscrits sur les réseaux sociaux et qui comptent garder leurs amis, vu que l'abstention est devenu en quelques heures l'équivalent Twitter du crime contre l'humanité) (Twitter étant lui-même un crime contre l'humanité, on devrait pas tarder à voir débarquer le film en salle réalisé par Christopher Nolan).

 

 

Sérieux, les mecs, c'est pas pour faire mon chafouin mais j'ai assez joué aux licences de Square Enix pour savoir reconnaître une formule qui ne fonctionne plus (et dont tout le monde se fout, accessoirement).

 

 

Alors que bon, on prendrait tous les candidats, on les collerait à poil sur une île de l'océan Indien pendant un mois et demi, divisés en deux équipes et filmés H24, avec des épreuves de confort et des colliers d'immunité diplomatique, et on passerait ça le vendredi en access prime time, ce serait déjà plus fédérateur et au moins, on verrait qui est prêt à baiser qui pour réussir, et qui est plus enclin à baiser les autres.

 

 

Et puis pendant qu'ils sont là-bas, paf, sans rien leur dire, on envoie la Cour des Comptes éplucher leurs finances sur les trente dernières années, et tous ceux qui sont éliminés avant la fin du jeu terminent l'aventure en prison. Ce serait déjà plus sympa et franchement plus démocratique, mine de rien. Et puis c'est plus dans le ton peoplisant des campagnes actuelles.

 

HA !

 

 

ça veut dire que les énarques savent pas faire une cabane ?
 

 

Et ouais, j'assume, je suis de drauche. Ou de groite. On a un peu de mal à s'y retrouver, ces derniers temps, vu qu'ils ont tous le même programme : toupourmagueule.

 

 

 

 

La direction artistique de l'année ?

 

 

What Remains of Edith Finch parce que c'est beau, putain, ces trucs de gonzesses, quand même, ça donne envie de pleurer en lisant des romans d'amour genre Starship Troopers ou la traduc française d'FF VII.

 

 

 

La bande-son de l'année ?

 

Je dirais bien Nier Automata mais j'ai peur de passer pour un gros suiveur et puis vu qu'une des deux chanteuses est black, j'ai aussi peur de me faire renvoyer chez moi en charter, des fois qu'on me prendrait pour un communautariste forcené, genre un Black Panthers des Hauts-de-France (un Black Epagneul Breton ou un truc dans le genre), ou juste parce que 33,94 % des électeurs n'aiment pas la mélanine. Sans compter que bon, c'est une belle B.O., mais comme la précédente : trop répétitive pour tenir complètement le choc à long terme.

 

 

 

Je pourrais aussi évoquer celle de Ys V mais je ne l'ai pas encore lancé, vu que l'autre neuneu monopolise la console avec son Bloodborne périmé.

 

 
Bon et puis quand même l'Hollywoodisme forcené de la B.O. du mode story de Guilty Gear Xrd, signée Shunsuke Takizawa, parce qu'elle tabasse autant que les persos eux-mêmes et qu'on ne présente plus l'awesomeness de celle du mode arcade (et le talent de dingue de Daisuke Ishiwatari).
 
 

 

 

 

 

En plus, niveau scénario, il surclasse sans forcer 10 ans de J-RPG et d'animation japonaise. A une ou deux vaches près, c'est pas une science exacte (une ou deux vaches et/ou une ou deux héroïnes de Queen's Blade, ça revient au même). Bon, en même temps, c'était pas très dur, vu le nivellement par le bas qu'ont connu ces deux domaines depuis quelques temps (ils s'adaptent au public, faut croire).

 

 

 

 

La turbo-baffe de l'année ?

 

La dernière "vraie fin" de Nier Automata, parce que ça n'avait jamais été fait et que ça a du sens. Dans le domaine du jeu vidéo AAA, c'est presque une contradiction dans les termes. Et puis j'aime bien quand on me la met profond mais qu'on me demande mon avis d'abord.

 

 

Le développeur de l'année ?

 

Fachewachewa parce que dans le temps qu'il faut à Square Enix pour sortir UN jeu, il peut en sortir 260 (environ).

 

 

Le constructeur de l'année ?

 

Nintendo, forcément, parce qu'il en a rien à foutre de sortir des hardware des années wesh avec une carrosserie de jouet Smoby, et qu'il réussit à en vendre quand même. Bon, ce coup-ci, ils étaient pas trop sûrs d'eux alors pour rentrer dans leurs frais, ils ont d'abord vendu des émulateurs à 100 balles. Mais ça aussi, ça se respecte ! C'est pas Amstrad qui pourrait faire ça avec sa GX4000 !

 

 

Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?

 

 

Valérian, parce que j'avais déjà détesté le 5ème Elément, c'était pas pour me le retaper avec les héros de Twilight à la place de Bruce Willis.

 

 

Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?

 

 

Star Wars VIII, parce que ça fait depuis l'épisode IV que c'est n'importe quoi, cette licence, mais curieusement les gens se réveillent que maintenant juste parce que "ouin-ouin, ça part dans une direction un peu différente". Les gens, aujourd'hui, ils aiment pas trop les directions différentes. Tu penses, ils ont plus l'habitude, ça les angoisse. J'aurais adoré que 2001 sorte en 2017, tiens, juste pour lire les pétitions qui demandent à Kubrick de changer sa fin et d'inclure une bataille spatiale avec plein de pioupiou laser.

 

#balancetonporg

 

D'un autre côté, c'est bien fait pour la gueule à Hollywood : quinze ans à purger ses produits grand public de tout ce qui pourrait déranger celui-ci - ou ne serait-ce que lui demander un effort, même minime, déjà - alors forcément, quand un réal' décide de s'écarter un micromillipoil de ces conventions stéréotypées dont elle a fait des codes immuables, c'est la trahison, l'incompréhension, la peur, la colère, le côté obscur. Et alors là, pour rebondir sur les propos de mon estimé confrères, y'en a pas beaucoup pour penser à Ardisson et à Squeezie quand ils balancent leur « avis » sur la toile à coup de "caca-prout-prout". Faut dire, depuis Harry Potter, on sait bien ce que veulent les gens : toujours la même chose, toujours de la même façon, avec juste un skin différent et un nouveau nom par-dessus. Comme quoi EA et Activision ne sont pas des opportunistes, mais des visionnaires.

 

Ceci étant, de vous à moi et avec tout le respect que je dois à vos petits culs de blancs, quand l'industrie n'a pas grand chose de mieux à vous proposer qu'Independance Day 2, Pacific Rim ou Transformers XII : « la revanche des Golf GTI tunées versus le Roi Arthur », il me semble que taxer Star Wars VIII de pire film de tous les temps, c'est un chouïa de mauvaise foi, ou bien c'est qu'on a les exigences cinématographiques d'une palourde.

 

 

 

 

Je ne sais pas qui, en visionnant Pacific Rim 1, a eu les couilles de se dire

"chiche on essaie de faire pire !", mais c'est un brave entre les braves,

et il a visiblement été à la hauteur du challenge...

 

 

 

L'expérience viscérale de l'année ?

 

 

Rencontrer Kenji Kawai, Brian Michael Bendis et Rebekah Isaacs en dédicace, et pouvoir échanger quelques mots avec eux. Une expérience tellement viscérale que tous les aliments sont descendus dedans.

 

 

 Bien sûr, tu ne connais aucun des trois,

vu que tu attends le communiqué de All the Anime pour t'y intéresser.

 

 

 

 

 

 

Le troll de l'année ?

 

 

Nintendo pour la Switch.

 

 

 

Ton Top 5 de l'année ?

 

 

Journey

 

Bound

 

Abzu

 

Virginia

 

House of the Dead Overkill

 

 

Et son spin-off, oeuf corse !

 

 

Tes attentes pour 2018 ?

 

 

Des jeux poétiques à la direction artistique soignée avec en tête Shadow of the Colossus HD, The Lost Child, Aegis Rim, Dragon's Crown HD et Ni no Kuni 2 - ainsi que son spin off, Ni no Kuni Lingus...

 

Raaaah, flûte, j'ai pas pu résister, j'étais si près du but, il a fallu que je dérape bêtement sur la dernière question et ma conditionnelle va sauter ! On m'a piégé, putain ! Je suis sûr qu'on m'a piégé !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pose-toi une question et réponds-y.

 

 

Combien de pattes à un Canard ?


ça, ça dépend de Monsanto.

 

 

Le mot de la fin ?

 

 

I wanna rip your fucking balls off.
Et la Paix sur Terre aux Hommes de Bonnes Volonté.

 

Ainsi qu'aux Femmes.

 

Et aux gens qui se sentent comme des Nébuleuses au dedans d'eux-mêmes.

 

Même si ce sont des babtous fragiles.

 

Ho ho ho.

 

 

 

 

Bon alors on la lance quand, notre  pétition pour faire annuler Final Fantasy X

et l'exclure de la liste des épisodes canoniques ?

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C'est en com' que ça se passe...

Avis aux parents d'élèves, aux élèves qui auront à coeur de bien vouloir leur relayer l'information ainsi qu'à tout lecteur potentiel intéressé,

Je sais que j'ai coutume de poster sur ce blog des textes à caractère humoristique, voire caricatural, et qu'il n'est pas toujours évident d'y séparer le bon grain de l'ivraie, mais je me permets de faire aujourd'hui une exception en la matière tant il me semble essentiel de relayer ce message alarmant, que j'ai reçu ce matin de ma boîte-mail et que je vous exhorte à diffuser largement à votre tour. Je suis sûr que sa lecture attentive saura vous convaincre de prendre part à l'action positive et non-violente qui a été mise en place par le collectif JRE, dans l'intérêt de notre bien-être comme celui des générations futures.

Je vous laisse juge, non sans vous assurer de ma pleine et entière bienveillance.

 



Alors que le Ministère de l'Education Nationale, à la solde des zombies satanistes illuminati albinos pédophiles de l'espace (si, c'est vrai, c'est écrit sur internet) s'apprête à souiller nos enfants de sa propagande sodomite, et que ses armées de succubes prennent d'assaut nos âmes pieuses pour les corrompre de l'intérieur en nous obligeant à rêver contre notre gré de femmes plus jolies que les nôtres, il nous appartient à nous, les Justes, les Purs, les Innocents, les Croisés de l'Ordre Nouveau du Nouveau Millénaire, parents d'élèves de toutes les origines, de tous bords politiques et de toutes obédiences - et tant pis si on ne sait pas ce que ça signifie, du moment que ça fait sérieux et éduqué ! -, de former un dernier rempart de civilisation saine, vertueuse, respectueuse des préceptes divins face au chaos méphitique que cherchent à imposer les lobbys juifs et homosexuels, avides d'or, de pouvoirs et de nourrissons bien croquants (c'est vrai, il y a des vidéos sur Youtube qui en parlent !), en collaboration avec les reptiliens de Beta Centauri et les créatures infernales qui nous dirigent en secret depuis les profondeurs de la terre (creuse). François Hollande, Christiane Taubira, Vincent Peillont, ils sont tous à la solde du Grand Ennemi, celui dont on ne doit pas prononcer le nom mais qu'on honore dans les sous-sols de l'Elysée à grands renforts de libations païennes et de relations sexuelles contre-nature avec des animaux, du mobilier et même parfois des fournitures de bureau (c'est vrai, il y a un article là-dessus sur un site d'information très bien fait qui s'appelle la Désencyclopédie). Pendant ce temps, dans l'indifférence générale, des envahisseurs venu d'une autre dimension remplacent uns à uns nos concitoyens par des robots clones humanoïdes proxénètes exhibitionnistes buveurs de sang (c'est vrai, je l'ai vu dans un documentaire sur Arnold Schwartzenneger) et la télévision, qui aurait pu servir à alerter les foules, ne sert qu'à nous bombarder de messages subliminaux émanant directement des limbes infernales, pour nous livrer aux perversions du gourou Marc Dorcel en deuxième, troisième et quatrième partie de soirée.

Il s'agit, pour chacun d'entre nous, de dire "NON!" en notre âme et conscience, que l'on en ait ou pas, à ce complot décadentiste visant à précipiter nos cités dans la fournaise de la géhenne. Car en vérité je vous le dis, "là où il y a de la Géhenne, il n'y a pas de plaisir" (c'est vrai, c'est écrit dans les textes saints).

Tous les signes sont là : des sauterelles dans les champs, chats et chiens couchant ensemble (ça aussi, je l'ai vu sur internet), pluies d'eau qui mouille, inondations près des cours d'eau quand il pleut trop, victoire du PSG, Chtis à Mikonos... Ne faisons pas comme les anciens Atlantes, si nous ne voulons pas subir un sort identique et être contraints de vivre au fond du triangle des Bermudes et de faire l'amour aux poissons ! Ces lumières dans le ciel, dont on nous a raconté qu'elles étaient des étoiles (MENSONGES ! MENSONGES !) sont en réalité les yeux des extraterrestres scientologues nécrophiles cannibales communistes, qui attendent le bon moment pour nous sauter en général et à la jugulaire en particulier (c'est vrai et la NASA le sait ! la NASA est complice ! C'est pour ça qu'elle veut nous faire croire qu'on a marché sur la lune alors que le film a été tourné dans un studio par Stanley Kubrick en personne ! C'est écrit sur www.moncerveaucouleparmesoreilles.com) !

Le tout, orchestré par ceux qui orchestrent le tout ! (c'est logique, donc c'est VRAI !).

Trop longtemps, camarades, nous les avons laissé (eux. Oui, EUX !) nous dicter nos conduites, pieds et poings liés que nous étions par les lois de cette République dépravée ! Trop longtemps, nous avons respecté leurs règles immorales ! Trop longtemps, nous avons accepté qu'ils nous surveillent, qu'ils nous écoutent, qu'ils fouillent dans nos historiques internet, CE QU'ILS FONT TOUS LES JOURS MATIN MIDI ET SOIR PARCE QU'ILS ONT DES MILLIERS D'ESPIONS QUI NE VIVENT QUE POUR SUIVRE EN TEMPS REEL NOS VISITES NOCTURNES SUR YOUPORN ! (c'est vrai, je l'ai lu sur un site d'information très bien documenté qui s'appelle le Gorafi). Trop longtemps, nous avons cru ce qu'ils nous inculquaient, alors qu'ils ne faisaient que nous conditionner pour faire de nous des esclaves serviles et crédules ! Liberté, Egalité, Fraternité, autant de valeurs diaboliques, corrompues, auxquelles nous avons le DEVOIR de tourner le dos ! Quand, je vous le demande mes amis (c'est pour ça que j'utilise un pronom interrogatif), avons-nous perdu de vue ce qui aurait dû rester notre seul et unique credo : "travail, famille, patrie" ? Que sont nos valeurs devenues ? Et nous, qu'allons-nous deviendre ? Attendrons-nous sans réagir que nos enfants intègrent les rangs des Francs-Maçons, et qu'ils se mettent à construire des maisons ou réparent des façades ?

C'est ça, que vous voulez ?

 

N'oubliez pas de signer la pétition en ligne pour que les serpents de la Bible

y soient remplacés par des escargots ("le vrai visage du mal".)



Car sous couvert d'enseignement - mot galvaudé, qu'ils ont envoyé se prostituer sur les marches de nos temples -, ceux-ci ont entamé un long travail de sape visant à semer les graines de la damnation dans les esprits malléable de notre bien-aimée progéniture : que n'avons-nous été plus vigilants ! Que n'avons-nous pas pris les armes plus tôt ! Nous aurions dû entrer en dissidence dès l'instant où ils ont voulu séparer l'Eglise et l'Etat, et où ils se sont mis à répandre leur poison spirituel - comme quoi la terre serait ronde, que le monde serait vieux de plus de trois mille ans, qu'il aurait jadis été peuplé de lézards géants (quel esprit crédule irait croire une fable si abracadabrante ?) et qu'il ne se situerait pas au centre de l'univers... car voilà que grisés par leurs succès abjects, à l'abri d'écoles dont ils font des fabriques à pêcheurs, ces mécréants ont l'audace d'affirmer que garçons et filles sont égaux, que l'homme n'est pas supérieur à la femme, que celle-ci n'existe pas pour lui faire la cuisine ou des petits bébés, tous ces blasphèmes impies qu'ils inventent pour nous détourner de Dieu. Si on écoutait leurs prêches indécents (puissions-nous en être préservés !), on devrait cesser de noyer les trisomiques à la naissance, de brûler les PD sur le bûcher, de clouer les nains et les chouettes sur les portes des granges pour faire fuir les mauvais esprits (ceux, en tout cas, qui sont plus mauvais que les nôtres), voire plus généralement : de lapider en place publique tout individu différent, alors que ceux-là ont l'orgueil (pêché mortel) de marcher à rebours de la Sainte Création. Si notre Seigneur nous avait voulu "différents", ne nous aurait-il pas tous créés ainsi ? N'est-ce pas là la preuve objective que ces brebis égarées sont les agents de Lucifer ? Et demain, dans ces conditions ? Qu'est-ce qui les empêchera (EUX, toujours) de faire croire à nos Brenda et nos Dylan que la valeur d'un être humain ne se juge pas à sa religion, à sa couleur de peau, à son sexe, à la marque de sa voiture ou de son survêtement, au nombre de jours qu'il a passé en garde à vue ou au nombre de génuflexion qu'il est capable de faire après avoir manqué aux Commandements ? De leur faire croire que nous ne sommes pas supérieurs aux autres ? Que les gens qui ne nous ressemblent pas, qui ne parlent pas notre langue ou qui ne vivent pas sous notre toit sont humains au même titre que nous ? Pire : que nous serions comme eux de vulgaires mammifères ! Que nous pouvons, nous aussi, nous montrer mesquins, méprisables, criminels ? Que nos choix peuvent n'être qu'égoïstes, abjects, idiots ? Que ce que nous appelons le "Bien" n'en est pas nécessairement un ? Et qui sait quelles fadaises obscurantistes encore ? ! Rappelez-vous, quand ils ont nous ont juré que l'utilisation de la vapeur serait sans conséquences ! Voyez où ça nous a mené ! Rappelez-vous, le vote des femmes ! Rappelez-vous l'invention de la roue ! Voulez-vous revivre ça ? Perdre à nouveau tous vos repères, tous vos jalons - tout ce qui, à vos yeux, fait l'équilibre du monde, avec cet ordre monolithique auquel nous nous conformons depuis plusieurs millénaires sans poser de questions ? Ne restons plus bras ballants sans rien faire ! Déjà, de source sûre (www.complotsuniverselspourlesnuls.com), nous savons qu'il est prévu d'intégrer la théorie dite "de Raptor Jesus" dans les manuels de Science & Vie de la Terre... ALORS QUE L'EXISTENCE DES RAPTORS N'A JAMAIS ÉTÉ PROUVÉE (et pour cause...) !

 

The missing link


Ainsi donc, levons-nous, parents. L'heure du réveil a sonné. "Le dormeur doit se réveiller", nous dit la Bible. Refusons de nous soumettre plus longuement à la dictature de la raison, de la logique ou du bon sens, et trouvons notre salut auprès des valeurs sûres que sont la rumeur, le préjugé et le mouvement de foule !
Rallions-nous à la cause des sites louches et des SMS anonymes !
Reprenons en main les rênes de VOS existences !
 
Ils veulent nous apprendre comment élever notre progéniture, mais quand il s'agit de savoir ce qui est bon pour elle, ne sommes-nous pas mieux placés que l'état, les professeurs, les travailleurs sociaux, les sociologues, les psychologues ou tout autre spécialiste ayant étudié pendant six à dix ans des livres que nous-mêmes ne ferons jamais l'effort d'ouvrir, et auxquels nous ne comprendrions rien si d'aventure il nous venait l'idée saugrenue d'essayer ? Qui, plus que nous, peut affirmer savoir ce dont elle a besoin, cette progéniture, alors que nous ne cessons pas de faire son bonheur en lui achetant des chaussures de marque hors de prix ou des Ipods nano ? Quel titre ou qualification abstraite pourrait rivaliser avec le statut sacré de parent ? Ils ont peut-être passé des examens poussés, ou écrits des mémoires pédagogiques mais nous, nous avons baisé sans capote ! Cette qualification ne vaut-elle pas tous les diplômes de l’univers ? En effet, qu'est-ce qu'un doctorat, si on le compare à une brouette thaïlandaise - figure qui exige à la fois souplesse, disponibilité, maîtrise de soi, toutes ces qualités indispensables aux pères et aux mères soucieux de l'équilibre intérieur de leurs héritiers ?


Crions-le haut et fort ! Ceux-ci ne sont pas des objets, ils ne sont ni leurs choses (à EUX !), ni leurs cobayes, ni leur propriété, ainsi qu'ils le prétendent ! C'est à nous et à nous seuls, qu'ils appartiennent ! La nature l'a voulu ainsi ! C'est à nous et nous seuls de décider de leur avenir, de ce qu'ils doivent penser, de ce qu'ils doivent croire, de ce qu'ils doivent aimer, de ce qu'il doivent haïr, de ce qu'ils peuvent porter, de ce qu'il leur faudra voter plus tard, de la manière dont ils devront se comporter au sein du groupe ! Refusons le conditionnement de l'Education Nationale et des cyber-Lémuriens de Judée, sans quoi nous ne pourrons pas imposer le nôtre ! C'est nous qui les avons faits ! C'est à nous et nous seuls que revient le droit de les modeler comme bon nous semble - et tant pis si ça doit heurter cette société en déliquescence car nous, au moins, savons ce qui est juste ! Nous n'avons peut-être pas suivi des études longues, ni jamais réfléchi plus de deux minutes d'affilée, mais nous le ressentons au plus profond de nos êtres : nous ne faisons que rappeler des évidences, défendre des vérités qu'aucune personne honnête n'oserait remettre en cause !

 

(Authentique)


Et on voudrait nous priver de nos prérogatives ? Nous persuader que nous n'avons pas le recul nécessaire pour jouer convenablement notre rôle de tuteurs ? Nous discréditer ? Prendre notre place, sous de fallacieux prétextes intellectualisants ? Alors que ce qu'il faut à nos enfants pour grandir, devenir des adultes - et des citoyens - accomplis, c'est NOUS !


Nous qui n'hésitons pas à les priver d'Ecole (et, par-là même, au droit à l'instruction) sur la foi d'un simple SMS, sans nous soucier des possibles répercutions sur leur scolarité ou sur leur développement.


Nous qui n'avons pas la présence d'esprit d'aller vérifier l'exactitude de l'information relayée.


Nous qui n'avons pas l'intelligence de nous renseigner sur le contenu exact de la théorie contre laquelle on nous a mis en garde - et, à plus forte raison, de nous demander si celle-ci existe ou non.


Nous qui laissons de petits (si petits !) intellectuels autoproclamés et dépourvus tant de conscience morale que de talent faire de nous leurs jouets, exciter nos peurs et nos préjugés, s'improviser gourous de religions sociales dont ils sont les messies - et, ainsi, avec notre bénédiction, voire notre complicité, gagner le pouvoir et la reconnaissance bouffie dont ils rêvent.


Nous qui, de toute évidence, sommes prêts à croire n'importe quelle absurdité du moment qu'elle a l'air vraie (et encore n'est-ce pas une obligation, on l'aura objectivement démontré avec ces histoires de masturbation), et qui laissons à des activistes anonymes, dont nous ne connaissons pas les intentions réelles, le soin de penser à notre place.

Si demain, c'était à refaire, nous le referions volontiers car nous les aimons, nos enfants. Aussi, n'hésitez pas, envoyez-nous emails, tweets, MMS, chaînes Facebook, pétitions virtuelles ou toutes autres vidéos d'illuminés, exaltés et pseudos-écrivains malhonnêtes, pour nous informer des dangers imaginaires qui guettent nos chères têtes blondes. Qu'il faille les jeter du haut d'une falaise pour les soustraire à la théorie de la pesanteur, qu'il soit question de les envoyer en Patagonie en contre-remboursement dans de faux cartons UPS pour poser les bases d'un nouvel Eden, qu'on doive leur arracher les dents pour ôter les micros qu'Emmanuel Valls leur a caché dans la bouche (avec l'appui de la Petite Souris), ou même qu'on soit contraints de les boucler à double-tour dans un placard de deux mètres sur deux mètres pour les protéger des vicissitudes de l'extérieur, nous répondrons présents ! Ne les avons-nous pas déjà instrumentalisées tant et plus à chaque Manif' pour Tous ? Ne nous en sommes-nous pas servi comme des banderoles vivantes, que nous étions fiers d'exhiber face aux foules ou aux caméras - et ne les avons-nous pas brandies comme autant de boucliers humains pour nous soustraire aux coups des CRS ? Vous faut-il d'autres preuves de notre engagement ? Exigez-en, donnez vos ordres, nous vous obéirons sans objecter ni poser de questions ! Nous ferons de nos descendants des pions sur l’échiquier de votre fulgurante ascension sociale ; et tant pis si eux seuls en font les frais ! Il y a des choses plus importantes que leur éducation, à commencer par leur bien-être !
C'est à nous, et pas à des institutions déviantes, de décider des valeurs qui leur seront inculquées !

Nous qui nous faisons un devoir de répondre à tous leurs besoins, au quotidien - non pas en fonction de ce qui est (soi-disant) bon pour eux (l'équilibre alimentaire n'est qu'un mythe païen castrateur issu des traités occultes de l'Ancienne Egypte, destiné à les fragiliser dans leurs corps comme dans leurs esprits afin de faciliter l'incarnation du Dieu Thot à chaque solstice d'hiver) mais en fonction de ce qu'ils trouvent bon, eux, parce qu'on a assez souffert nous-mêmes quand nos propres parents, en leur temps, nous obligeaient à finir nos carottes, et qu'on s'est dit alors : "plus jamais ça !".

Nous qui leur offrons tout ce qu'ils désirent, quel qu'en soit le nombre, quel qu'en soit le prix, sitôt qu'ils le réclament - voire parfois même avant ! -, parce qu'à nos yeux, "aimer" et "acheter" sont synonymes (le second est, en tout cas, plus aisé et moins contraignant que le second), et qu'on veut être certains qu'ils ne soient jamais capable d'estimer les choses à leur juste valeur, qu'ils ne fassent jamais l'expérience d'une frustration dont les psychologues disent qu'elle est indispensable à l'épanouissement (CES VILS ESCROCS IMPIES BUVEURS DE SANG ! PUISSE LEUR VRAIE NATURE DE SANGSUES HUMANOÏDES GÉANTES DE LA PLANÈTE ZONGDU NOUS ÊTRE PROCHAINEMENT RÉVÉLÉE !), parce qu'on ne s'est jamais remis de ce matin d'octobre 1985 où nos propres parents nous ont dit "non" devant la vitrine du JouetClub de Saint Quentin, et qu'on s'est dit alors : "nous ne l'oublierons pas !".
 
Nous qui les laissons s'habiller comme des sacs à patates de luxe ou des professionnels du sexe tarifé, ou se maquiller comme des pubs pour Schweppes, sous prétexte que "c'est mignon, c'est à la mode" et que la mode ne peut pas être obscène, sans quoi personne ne suivrait ses tendances (LA MODE C'EST LA PAROLE DE DIEU RAYON TEXTILE !) - histoire d'être sûrs qu'ils n'intègrent jamais le concept de "décence" (ni celui de "superficialité", d'ailleurs), parce qu'on n'oubliera jamais ce jour froid d'avril 1998 où nos propres parents nous ont interdit d'aller en cours en jupe ceinture ras la marmotte, ce qui a eu pour effet dramatique de pousser Bobby Martin de 2nde B à rompre avec nous pour sortir avec cette pouffiasse de Stacy Dupont...

 

 

et parce qu'il n'y a rien de plus agréable (rien de plus sain !) pour les adultes qui les encadrent toute la journée que d’avoir vue panoramique sur les caleçons ou sur les décolletés de gravures de mode prépubères (accessoirement : parce que si on a fait des enfants, c'est d'abord pour pouvoir jouer avec des poupons qui respirent).


- Hello Teacher, do you wanna have sex with me ?

- You... You mean "Schweppes", right ?

- NO ! SEX ! (...) Hey ! What did you execpt ?

 

Nous qui ne les forçons jamais à rien pour ne pas les fâcher, ne pas les contrarier, ne pas courir le risque d’entrer en conflit avec eux et de passer pour de méchants adultes ; ou qui leur obéissons au doigt et à l’oeil pour ne pas avoir à leur donner d'ordres, et s’assurer ainsi qu'ils n’intégreront jamais le concept d'"effort", ni celui de « contrainte », et qu'ils auront d’énormes difficultés à s'insérer ensuite dans monde  du travail.

Nous qui les laissons traîner dans la rue jusqu'à une heure avancée de la nuit parce que c’est bien connu : ils n'y risquent absolument rien et ils ne seront pas tentés de faire n’importe quoi avec des allumettes ou les voitures des autres (LES FILS DE MÉCRÉANTS CAPITALISTES ADORATEURS DU VEAU D’OR, OUI, MAIS PAS LES NÔTRES PARCE QU'IL N'Y A AUCUNE MALICE EN EUX !), ou passer tout leur temps (diurne autant que nocturne) sur les jeux en réseau ultraviolents que nous leur avons achetés sans nous soucier de la signalétique établie dans leur intérêt (MON FILS IL JOUE A TUER DES GENS MAIS JE LUI  AI APPRIS A LE FAIRE AVEC RESPECT ET EN PLEINE TÊTE, COMME UN INDIVIDU CIVILISE !), ou devant les programmes les plus débilitants de la télé-poubelle, au sein desquels ils vont chercher les modèles et points de repères que nous ne leur avons jamais donné (c’est comme les devoirs : c’est trop contraignant, pour eux autant que pour nous).
 
Nous qui leur laissons libre-accès à internet sans surveiller leurs historiques ni limiter leur consommation quotidienne - car qu’y risquent-ils, après tout, à part les prédateurs sexuels, la porno, l’endoctrinement, la vulgarité, la drogue, les téléchargements illégaux, les vidéos de tortures animales ou d’exécutions militaires ? Et qu'y a-t-il de plus difficile à désactiver qu'un filtre parental ? Quelle ignominie, de la part de l’Ecole, que de prétendre vouloir leur enseigner la masturbation (c'est vrai, ils l'ont dit sur jesuisenconnexiondirecteaveclatrinité.com), alors que notre laxisme et notre négligence leur ont permis de la découvrir depuis fort longtemps, et de la pratiquer avec assiduité dès la moyenne section (voire EN moyenne section, pour les plus téméraires - mais entre ça et les petites filles sages qui parlent de sodomie, les professionnels dépassés ne connaissent pas leur bonheur !).

Nous qui nous faisons un point d'honneur à leur trouver des excuses, quelle que soit la gravité de leurs actes (CE N'EST PAS LEUR FAUTE NI LA NOTRE, C'EST CELLE DE LA SOCIÉTÉ, IL L'A DIT JEAN-PIERRE PEYRNAUD), ou à croire le plus improbable de leurs mensonges (C'EST LA BARRE CHOCOLATÉE QUI A SAUTÉ TOUTE SEULE DANS LA POCHE INTÉRIEURE DE SON BLOUSON !), ou à prendre leur parti, toujours, contre quelque autorité que ce soit, qu'il s'agisse de l'agent de police, du voisin ou du professeur (C'EST BIEN CONNU QUE LES PROFESSEURS SONT RACISTES ET QU'ILS NE METTENT JAMAIS DE MAUVAISES NOTES PARCE QUE LE TRAVAIL EST INSUFFISANT !), histoire d'être sûrs qu'ils n'intègreront jamais le concept de "responsabilité" ou celui de "punition" ; au nom d'une "relation de confiance" chimérique que leur maturité en construction ne leur permettra d'appréhender qu'en fin de leur scolarité. 


Nous qui préférons copiner avec eux, plutôt que faire figure d'autorité, parce qu'on n'est pas des fachos, que c'est plus gratifiant (comprendre : moins fatigant), et que ça nous permet de revivre une deuxième jeunesse à travers eux, histoires qu'ils soient symboliquement incapables de faire le distinguo entre mineurs et majeurs.

Nous qui les laissons griller leurs neurones ou leurs poumons en fumant des trucs plus ou moins licites ; et qui allons jusqu'à les financer, parfois, ou en consommer avec eux pour partager un moment complice en leur compagnie, parce qu'allumer une clope ou servir un Bourbon, c'est plus convivial et moins compliqué que de prendre dix minutes le soir pour leur raconter des histoires.

 



Aussi, je vous le demande très solennellement, parents : pourraient-ils rêver meilleur exemples que nous ?


Nous qui considérons nos acquis sociaux comme des dus et qui ne savons que nous plaindre, réclamer encore et encore, revendiquer, exiger, recevoir sans rien rendre en retour, dans un pays où l'assistanat est la norme plutôt que l'exception, sans qu'aucun de nous n'éprouve de remords à profiter de ce système, quand l'occasion se présente, sous prétexte que "oui, et alors ? On y a droit".

Nous qui traitons autrui comme notre esclave personnel ou qui nous adressons à lui comme au dernier des chiens à la moindre insatisfaction, sous prétexte "qu'il touche un salaire pour ce qu'il fait", comme si le simple fait de payer pour un produit ou un service étendait notre propriété à l'individu qui nous les procure ou les prodigue.

Nous qui ne sommes pas fichus de nous conformer aux règles les plus simples de la vie en société, de faire la queue, d'écouter notre musique à des volumes corrects, de ne pas téléphoner au volant, de mettre notre clignotant, de ne pas stationner notre véhicule en pleine voie, de ne pas dépasser les limitations de vitesse, de laisser la place dans le bus pour les personnes âgées, de ne pas nous garer sur les places handicapé, de jeter nos ordures dans les poubelles plutôt qu'en pleine nature, de recycler - bref, de nous comporter en adultes soucieux des autres comme de l'environnement.

Nous qui, dans le moindre de nos actes, la moindre de nos paroles, leur faisons l'apologie de la suffisance, de l'intolérance, du mépris, de la haine, et qui leur apprenons à ne respecter que ceux de notre cercle - et à ne considérer les autres que comme des paillassons, des sous-hommes, des moins que rien, qu'on peut battre et dépouiller à l'envi.

Nous qui réduisons la complexité du moindre débat sociétal à quelques lieux communs, quelques raccourcis, quelques aprioris et images d'Epinal qui n'auraient même pas leur place dans un édit du XIVème siècle.

Nous qui aimons distribuer des leçons de morale, s'en réclamer les défenseurs, descendre dans la rue dès que quelque chose à l'heur de nous déplaire, sans jamais balayer devant notre porte ni nous remettre en cause.

Nous qui avons manifesté contre les familles homoparentales, sous prétexte qu'un enfant aurait besoin "d'un papa et d'une maman pour se développer convenablement" (ce dont nous ne savons rien, dans les faits), mais qui leur imposons divorces à répétition, pères et mères multiples, frères et soeurs d'adoption, écartèlement entre résidence principale et résidence secondaire, déconstructions et reconstructions successives de la cellule familiale comme autant de pertes de repères, autant de facteurs déstructurants, autant de fractures émotionnelles qui viennent augmenter l'angoisse intérieure née de nos innombrables démissions parentales (et parce que, convenons-en, ce qui se passe dans nos plumards est plus important à nos yeux que la stabilité dont nous sommes supposés être les garants).

Nous qui, en cas de séparation, utilisons la chair de notre chair pour régler nos comptes avec notre ex-conjoint, par portefeuilles et permissivité interposés, la plaçant au centre d'une guerre d'affection qu'emportera le plus "aimé" des deux, comme si elle  n'état pour nous rien de plus q'un labrador qui parle - labrador dont l'existence, le regard, l'attachement ne servent au fond qu'à nous valoriser.

En quoi l'Ecole pourrait-elle se substituer à nous ?

Nous qui ne sommes pas fichus d'écrire trois mots sans fautes d'orthographe, de syntaxe, de grammaire (et plus si affinités) parce qu'au collège, on s'est dit que le français, "sa ne çer à ri1 parsse queue sa ne raporte pa 2 l'are gens".

Nous qui ne sommes pas foutus de faire une soustraction à trois chiffres parce qu'au collège, on s'est dit que les mathématiques, "c'est trop fatigant et de toute façon, on n'en aura pas besoin vu qu'on deviendra joueur de foot professionnel ou chanteuse de varièt'" .

Nous qui n'avons pas retenu les leçons d'une Histoire qui ne nous a jamais intéressé vu qu'elle ne parlait pas de notre nombril et que de toute façon, "osef, c'est périmé, comme infos, ça date des années wesh".
Nous qui ignorons tout de ce qui s'est passé à Salem, en 1692.
Nous qui ne savons rien du MacCarthysme.
Nous qui sommes en passe d'oublier la seconde guerre mondiale (de toute façon, si elle est encore au programme, c'est à cause du lobby juifs, ils l'ont écrit sur DieudonnéestleChristressuscité.com).

Nous qui, par conséquent, n'avons aucune idée du nombre de personnes que les "Justes" ont pu brûler, torturer, gazer parce qu'on leur a fait croire que c'était légitime ("ce sont des sorcières !", "ce sont des communistes !", "ce sont des êtres inférieurs !") et que sur le moment, ça aussi, ça semblait évident, naturel et louable.

Nous qui sommes prêts à remettre le couvert, sitôt que nous serons assez nombreux, que nous nous sentirons en position de force ; parce qu'en dépit des siècles qui ont passé, l'être humain reste un être humain, et nous ne sommes pas différents de ceux qui ont emprunté les mêmes voies que nous : nous sommes pétris des mêmes bonnes intentions, portés par les mêmes convictions, animés par le même désir de protéger ce que nous avons de plus cher.

Nous qui ne faisons même plus en sorte d'acquérir cette culture minimale qui, par le passé, nous permettait d'avoir conscience des limites de nos connaissances (et, par conséquent, du nombre restreint de sujets à propos desquels nous pouvions nous montrer catégoriques), pour y substituer l'aveugle conviction de détenir ce que nous nommons naïvement la "Vérité".

Nous qui n'hésitons pas à décréter la réalité contre-nature lorsqu'elle ne va pas dans "notre sens" (car bien que nous naissions filles ou garçons, les rôles et attributs sociaux qu'on reconnaît traditionnellement aux hommes et aux femmes sont, pour la plupart, le produit d'un conditionnement par l'exemple, et non celui d'un soi-disant ordre immanent) - réalité à laquelle nous nous empressons de substituer nos propres mensonges, plus conformes à notre conception de l’univers.

Nous qui, pour toutes ces raisons (et tant d'autres encore !) faisons en une journée plus de mal et plus de dégâts à nos fils et nos filles que ne le pourraient les idéologues, les prêtres vaudou, les chanceliers de l'Ombre Obscure en toute une vie, mais qui n'en avons cure parce qu'au moins, ce sont nos "dégâts", notre "mal" et que, par conséquent, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, quoi qu'en prétendent les infos de 20 heures (qui, de toute façon, sont contrôlées par les survivants de l'Empire Mayas et financées par le grand concile des Vampires d'Orient - avec accord tacite des Loups-Garous du deuxième cercle à droite du Grand Quadrilatère).

Forts de ces considérations et du soutien implicite de la Justice Divine, je nous invite à retirer nos enfants de l'école 27 jours par mois en guise de protestation silencieuse contre ces pratiques inadmissibles, et à reporter dans leurs carnets de correspondance le message justificatif suivant : "élève absent pour cause de parents irresponsables, manipulés par des intrigants sans principes, désireux de lutter contre des théories qui n'existent pas afin de s'assurer que jamais au grand jamais leur modèle de pensée Moyenâgeux ne sera mis à mal, et qu'ils n'auront jamais à bouger leur gros c*l du canapé pour aller chercher la télécommande, vu que Bobonne elle sera là pour ça".

C'est à ce prix, et à ce prix seulement, que nous échapperons à l'Apocalypse.
C'est écrit sur les forums "Sciences Humaines" de tousensemblepourleretourdelinquisition.com.

 

 En temps normal, je ne suis pas pour les reposts, mais c'est un cas de force majeure.

 

Pour approfondir :

Intelligence sur Internet : vers une révolution de l'esprit ?

Pour l'amour de la Liberté : les Gamers au secours de Dieudonné.

La Manif pour Tous : une bien belle leçon de démocratie.

 

X-Men - Différences et dichotomies : une génération née sous X

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C'est en com' que ça se passe...

 

 

Les heureux possesseurs de PS Vita méritent décidément bien leur épithète !

Le 24 avril prochain, ils auront la chance de découvrir Moero Chronicle, la nouvelle pépite du studio indépendant Compile Heart, à qui l’on doit notamment la fameuse (dans tous les sens du terme) série de J-RPG Hyperdimension Neptunia. Entre parodie à la nippone et vertiges d'une mise en abyme, cette saga en trois épisodes a su se trouver de nombreux adeptes chez les hardcore gamer, en dépit du travail de sape auquel se livre éhontément la cyberpresse de notre « beau » pays.  

 

Car la sortie de ce Dungeon RPG aux graphismes léchés et aux mécanique de jeu bien huilées sera, à n’en pas douter, l’occasion pour l’amateur éclairé de tester son self-control en parcourant d’un oeil navré la traditionnelle (dans le mauvais sens du terme) succession d’articles ethnocentriques appliqués à mettre à l’index une direction artistique typiquement japonaise ; et ceci sans jamais chercher à dépasser le seuil des apparences. Parce qu’à chaque sortie du studio, impossible d’y couper : le testeur en mal d’attention y voit l’occasion de se faire mousser en étalant crassement son absence de culture et d’ouverture d’esprit, au vu et au su d’un public aussi intellectuellement limité que conquis par avance, avide de boire la moindre de ses paroles du moment qu'elle les flatte. Douche froide garantie pour les gens de bon goût ou les amoureux de la tolérance.

 

 

Toujours la même rengaine... Et que ça pipeaute, et que ça ergote, et que ça vous balance quelques références « pour faire genre », et que ça parle de phénomènes sociaux dont on ne sait trop rien - et qu’on peine à orthographier convenablement (« Hikikomori bonjour ! », n’est-ce pas, TigerSuplex ?) -, et que ça se focalise sur des détails que je qualifierai de « mineurs », et que ça vous traite de pervers entre les lignes (ce qu’il ne faut pas lire !), pour passer allègrement (voire volontairement !) à côté de ce qui fait l’intérêt de ces productions.

 

 

Incapables de comprendre les codes d’une culture différente (voire de les accepter), ces petits journaleux de bas étage, convaincus de jouer dans la cour des grands, multiplieront sans doute ce qu’ils considèreront comme des bons mots, tout juste bon à faire rire les derniers de la classe et les caïds de nos cours de récré.

 

 

 

Aussi y’a-t-il gros à parier qu’ils passeront dans leur moulinette l’intégralité des atouts de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme un concurrent poids-lourd pour le tout récent (et pas aussi exceptionnel qu’on le raconte) Bravely Default, afin de n’en livrer qu’une bouillie de sophismes, de préjugés et de mauvaise foi manifeste, propre à convaincre les âmes les plus impressionnables et les plus malléables. Lesquelles se priveront sans le savoir, une fois encore, d’une aventure dense, riche et complexe, comme aucun créateur européen ne saura jamais nous en proposer, engoncés qu’ils sont dans leurs stéréotypes et leurs univers cloisonnés. Ou comment la bêtise ordinaire fait le lit d’un racisme sournois.

Ce qui en dit long, du reste, sur le mal qui ronge nos sites d’« information », si outrancièrement satisfaits de leur cynisme, de leur mépris et de leur complaisance - constat qui n’a rien d’étonnant, dans un pays où les plumes se vendent au plus offrant pour une poignée de Doritos ou quelques exclus mal placées.

 

 

 

Heureusement qu’à l’opposé, des pays comme le Japon (pour ne citer que lui, mais peut-être est-ce le seul ?) osent bousculer nos habitudes et se rire du poids des attentes du grand public, pour développer des oeuvres uniques, novatrices, sans concessions  - confinant, je n’ai pas peur de l’écrire, à l’oeuvre d’Art. Car ce n'est pas dans notre triste hexagone qu'on aurait pu inventer le concept (révolutionnaire s'il en est) du poster dit « de salle de bain »,  lavable en cas « d’accidents », dont cinq magnifiques exemplaires accompagneront l’édition collector. Non, aucun de nos soi-disant "génies créatifs" n'aurait été capable de conjuguer avec une telle maestria élégance et esprit pratique, esthétisme et fonctionnalité. Autant pour toi, Michel Ancel !

 

 

 

Gageons, alors, qu’il faudra encore des années (peut-être des siècles ?) de grossière surenchère avant que je ne prenne ENFIN conscience que mes éditeurs préférés, défendus avec l’énergie du passionné, me prennent pour le dernier des ânes (pour ne pas dire des porcs) et se paient ma tête à mes frais - ou que je réalise, trop tardivement, que leur politique est indéfendable et que j’aurais dû leur dire « stop ! » avant que les limites du tolérable n’aient été à ce point franchies.

Ne serait-ce que par amour-propre.

Mais avant d'en arriver là, encore faudra-t-il, sans doute, qu’on m'invente l’amour de salle de bain lavable à l’eau tiède...

 

Moero Chronicle sortira le 24 avril sur PS Vita.

Voir aussi

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Compile Heart
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C'est en com' que ça se passe...

 

Bon alors écoute, p'tit gars.

J'ai été patient, Dieu m'en est témoin.

Pendant des semaines, que dis-je, des mois, j'ai supporté tes jérémiades, je t'ai laissé jouer à ce que tu voulais, comme tu le voulais, sans jamais esquisser plus qu'un sourire condescendant, et je t'ai laissé déblatérer à l'envi, te la péter Cyber-Socrate 2.0 sans jamais broncher ni avoir la veine du front qui pète, avec la sérénité et la tolérance du Bouddha en quatrième transformation. Oui, d'accord, je l'admets, des fois, Bouddha, il t'a un peu rougi les fesses, y'a bien un ou deux coups qui sont partis tout seuls pendant que je nettoyais mon bon sens, mais personne n'est parfait, t'es bien placé pour le savoir, et putain, on ne peut pas dire que tu m'as aidé à garder mon calme, avec tes conneries sur-mesure. Mais ça va, quoi, ça aurait pu être pire, j'aurais pu redécorer tout Gameblog avec tes tripes, ça aurait pas été beaucoup plus moche et ça aurait été raccord avec le thème du site : le jeu vidéo. Qui, comme chacun sait, « n'est pas plus violent que le journal télévisé et que même que c'est la faute des parents alors ta gueule Claire Gallois, on te voit on te crève, ça t'apprendra à nous prendre pour des gamins immatures ». Oui, là, je me fous ouvertement de ta gueule, c'est bien de l'avoir remarqué. Et tu sais quoi ? ça soulage. Normal. Déjà que même si ton intelligence semble soluble dans la flotte qui te sert de cerveau, t'es pas trop buvable en période de sortie des Neptunia, des PES, des Assassin's Creed ou autres Final Fantasy qui te titillent la trique, avec l'avènement de GTA V, t'as encore levelé dans le registre de la stupidité, et même que tu vas pas tarder à atteindre le niveau 99 (faut dire que sur ce plan, tu farmes comme un malade). Or tu vois, pour les mecs comme moi qui attendent (à tort, sans doute) un minimum de tenue et de cohérence de la part des personnes qu'il lit, c'est carrément devenu un supplice, du genre à te filer envie de te pendre avec le câble de ta souris. Sauf que j'ai une souris sans fil, bordel ! Alors à la place, tu m'obliges à me parjurer et à reprendre la plume, le temps de te faire bouffer tes balourdises jusqu'à ce que ton bide te fasse souffrir autant que tu fais pleurer tes neurones. Et ça, ça me fout les nerfs, tu peux pas savoir à quel point. Pour résumer, on va dire qu'il y a trois choses d'infini dans l'univers : l'univers en question, la bêtise humaine et mon point dans ta gueule.

 

Non parce que bon. On aurait affaire un jeu mature et subversif, à t'en croire, si j'ai bien tout compris à ta prose malhabile et à tes envolées lyriques de témoin de Jéhtéha. A quoi j'ai envie de répondre : MATURE MON CUL, ET SUBVERSIF LES POILS QUI SONT DESSUS !  Déjà, si tu permets, on va commencer par la base puisque visiblement, même les concepts les plus élémentaires, tu les maîtrises moins que le chourrage de caisse organisé. Normal, t'as pas eu de tuto. GTA V, au cas où tu serais passé à côté, en substance, c'est UN PUTAIN DE JEU. Un jeu auquel tu JOUES. Parce que c'est LUDIQUE et parce que ça t'AMUSE. C'est vertigineux, je sais. Partant de là, j'aimerais bien savoir ce que la maturité vient faire là-dedans - surtout sachant que le jeu, c'est la prérogative des chiards. Si par extraordinaire, tu serais assez schizo pour arriver à jouer de matière mature, tu prendras aussi cinq minutes pour m'expliquer ce qui différencie l'enfant d'un adulte, à part les boucles sur la toison du kiki. Mais je devrais pas te tendre la perche, vu que je sais que tu es capable d'ergoter des heures jusqu'à te donner l'impression que je suis un gros con, alors que je ne fais que m'en tenir aux définitions des termes. Aussi vais-je enchaîner illico, ça nous fera gagner du temps à tous les deux. Revenons-en à nos moutons, ainsi qu'au jeu qui les fédère. L'amusement, dans GTA V, il vient de quoi, exactement ? Qu'est-ce qui fait qu'au-delà de son gameplay de qualité (je le reconnais), son scénario bien ficelé (je confirme) et de sa technique quasi-irréprochable (tu prêches un converti), il rencontre un succès excédant de manière surnaturelle ceux de ses concurrents de classe AAA - souvent aussi bien lotis que lui, en la matière ? Pourquoi un tel engouement psychopathe, des charrettes de préco en file indienne et cet indéniable pouvoir de fascination, capable de faire oublier les autres galettes du moment, y compris un FIFA qui n'arrive pourtant pas loin derrière en termes de crétinerie ? Pourquoi une telle emprise sur le public, au point de soulever les foules de manière aussi unanime et de se vendre comme des petits pains (fourrés à la cocaïne) ? Boah, y'a pas à chercher loin. La spécificité de la licence, c'est qu'elle permet de transgresser les règles de la société, sans qu'il y ait de conséquences. Et ça, c'est amusant. Il paraît. Oui, enfin, faut pas charrier non plus. C'est amusant, seulement si on a un problème conscient ou inconscient avec ces règles. Parce que transgresser quelque chose qui ne nous pèse pas, ça ne présente pas le moindre intérêt, ni de quoi se payer ne serait-ce même qu'une demi-molle. Car si ces règles n'engendrent pas de frustration, la catharsis proposée par GTA ne fonctionne pas, puisqu'elle n'a pas lieu d'être. CQFD. Ne reste alors, pour l'individu concerné, qu'un jeu vidéo ni meilleur ni pire que la moyenne, pas de quoi se cloîtrer chez soi et ne plus décoller de l'écran pendant deux semaines, hikkimori-style. Oui, GTA V est un jeu de frustrés, pour frustrés, je n'invente rien, c'est un constat, comme dirait l'autre. Alors bon, je sais que ça te fera pas trop plaisir de lire ça et que tu risques de m'inonder sous les injures orthographiées au petit bonheur la chance, ou de m'ensevelir sous les pseudos-contre-arguments coécrits par la haute estime que tu as de toi-même (comme tout frustré qui s'ignore), mais voilà, c'est comme ça, c'est pas autrement et si ça te plaît pas, plains-toi à ton surmoi, personne t'as obligé à être un chouineur de première, infoutu d'accepter les limites que le monde lui pose, c'était pas prédestiné, c'est un choix personnel... et ça, c'est ton problème. Moi, j'enchaîne. En toute logique, plus ta frustration sera grande, mon p'tit Kévin, plus tu vas apprécier. Forcément. C'est étudié pour. Du coup, pas étonnant que le titre soit si populaire chez les mômes colériques et les ados-que-de-toutes-façon-tu-peux-pas-comprendre-toute-leur-souffrance-à-eux-de-pas-avoir-de-baskets-adidas-et-d'I-Phone-5G-comme-les-autres. WESH ON PEUT PIQUER DES CAISSES ET BAISER DES PUTES ET TUER DES GENS SANS ETRE PRIVES DE NUTELLA AU GOUTER ! GOTY, j'ai envie de dire. Mais juste pour me foutre un peu plus de ta mouille, bro. Maintenant que je suis lancé, ce serait dommage de m'arrêter en si bon chemin. Y'a que la première page sous Word qui coûte, à ce qu'on dit.

 

Pour la maturité, par conséquent, on repassera, elle s'accorde assez mal à la frustration infantile dont le jeu se nourrit. Frustration compréhensible, ceci étant : à une époque où les parents trouvent ça trop fatigant d'éduquer leur progéniture, où celle-ci est surprotégée jusqu'à l'absurde, où on lui offre tout ce qu'elle croit désirer depuis que son intellect est devenu une extension des plages-pubs d'NRJ12, et où l'école la place souverainement au centre de son système éducatif, l'encourageant ainsi à se prendre pour le nombril de toutes choses, quoi de plus naturel ? Et peut-on vraiment lui reprocher de griller un fusible, à cette jeunesse sous blister, quand arrivée à l'âge presque adulte, elle vit ses désillusions comme des injustices à réparer. Comment ? Elle doit faire la queue au supermarché ? Mettre le clignotant quand elle veut tourner ? Attendre son tour chez le médecin ? Alors qu'on est Sa Majesté Sérénissime Soi-Même, celle-là-même au pied de qui tous les adultes se prosternaient jadis ? ! Et aujourd'hui, plus rien ?  ça aussi, ça doit être PEGI 18+, comme baffe dans les gencives. C'est les psychanalystes, les dealers et les mecs de chez Rockstars qui s'en frottent les mains. Avec des générations pareilles, la sécurité de l'emploi, pour eux, c'est plus un mythe - et pour longtemps. Au royaume de la crapule-roi, ça fait pas tâche dans le décor. Donner à un public immature, frustré et en demande exactement ce à quoi il aspire, tout au fond de lui, y'en a qui peuvent trouver ça subversif, hein, la stupidité n'est pas un délit, mais chez moi, on appelle ça du fan-service, au même titre que les culottes, les boobs, le blood et les costumes de chattes en DLC. Oh oui, GTA, c'est rebelle, ça bouscule, c'est sûr. Mais ça bouscule seulement celles et ceux à qui ce n'est pas destiné - ce qui, sur le plan financier, est bien branlé quand même, et représente un risque zéro.

Paie ta rebellitude !

70 euros, taxes comprises.

Partant de là, force est de constater que l'expression « monde bac à sable » n'est pas usurpée. GTA, ce n'est ni plus ni moins qu'une grande cour de récré où les (soi-disant, là encore) « adultes en devenir » vont pouvoir laisser tomber leur masque acnéique et renouer avec leur sale gosse intérieur, celui qui rêvait il y a peu de plonger les deux mains dans son caca, juste parce que c'est interdit et pour montrer qu'il a du pouvoir, lui aussi. GTA, c'est Charlie et la Chocolaterie au pays des flingues. Le concept de liberté, vu par un enfant de quatre ans pour qui l'idéal est dans l'absence de contraintes et le « je fais ce que je veux, comme je veux, quand je veux et si tu m'en empêches je pleure ». Quiconque ayant des notions de philosophie saura qu'a contrario, la liberté de GTA n'est qu'un leurre, un miroir aux alouettes, un fantasme indigent. Lequel, accessoirement, tend à suggérer que la transgression, c'est cool, ça fait bonhomme, ça fait Scarface, alors que respecter les règles, c'est petite bite, c'est bon pour les nounours et les petits péteux. Ce qui, entre les lignes, discrédite un système qui, à l'opposé, fait de l'être humain ce qu'il est et le distingue (peut-être) de l'animal. Finalement, c'est comme ça qu'on se retrouve avec des générations de dégénérés (si l'on peut dire) qui pensent qu'être gangsta, c'est hype, c'est être fort, c'est être un prédateur, alors que le gangsta, sans gars autour pour respecter les règles qu'il viole, il est plus rien. Merci Rockstar. Mes sept années de travail dans le social te doivent beaucoup.

 

J'ouvre une parenthèse, au passage, Kévin. Car comble de la misère humaine, ce qui, dans la réalité, ne t'arrache même pas un regard ou un haussement d'épaule, devient dans ton jeu préféré motif de pâmoison. OMAGAD IL Y A DES BUISSONS ! OMAGAD ON PEUT ALLER PARTOUT ! OMAGAD ON PEUT REGARDER LA TELE ET ECOUTER LA RADIO ! CE JEU EST D'UNE RICHESSE VERTIGINEUSE ! Des nèfles. C'est pas pour spoiler mais hé, on peut faire ça dans le vrai monde aussi, et c'est juste très très chiant. Sauf que voilà, le banal, dans un cadre virtuel, apparaît extraordinaire, alors que l'extraordinaire, dans un cadre réel, a l'air on ne peut plus banal. Ben oui, vu qu'on vit dedans tous les jours, on le trouvera forcément plus dépaysant dupliqué à l'identique, mais sur un écran de 44 pouces. Ok, d'accord, ça revient à faire la démonstration d'une non moins réelle limitation intellectuelle, et d'une absence de recul caractérisée, mais hé ! On l'a vu plus haut, personne n'est parfait. C'est que le joueur moderne s'est tellement auto-sucé le cerveau à travers la paille de son auto-satisfaction que les petits miracles du quotidien, il les a classé dans la catégorie « scrolling différentiel multiplans ». Alors que des lignes de code, c'est de l'art. Lamentable, mais dans l'air du temps. Sur ce, je referme cette parenthèse et j'essaie d'avancer. Mais c'est pas évident, j'ai l'impression désagréable de faire du Moonwalk dans la boue.

 

 

Après, va pas le prendre pour toi et partir dans un de tes traditionnels délires de persécution. On en a soupé, à force. J'ai rien contre GTA, moi. Je suis même sûr que c'est un jeu de qualité et tout. J'y jouerais certainement avec plaisir, si j'en avais l'occasion. Je suis juste pas dupe des cadavres dans les coulisses, et basta. Parce que je suis de ceux qui appellent un chat un chat, tu vois. Surtout quand c'en est un. Non parce que c'est pas pour de vrai, en théorie, chacun est libre d'avoir des goûts formatés ou de payer pour s'aliéner, ça devrait pas poser de problème. Et ça n'en poserait pas, dans un univers où les causes seraient sans conséquences, et où ce genre de produits de consommation (qu'on cherche à appeler art pour pouvoir se la raconter) ne viendraient pas alimenter une fange créative fleurant bon la marée montante - ou les slips de trois mois. Parce qu'y'a beau avoir un 18+ collé en évidence sur la jaquette, on sait bien que le gros du public concerné fait ses premières armes intellectuelles sur le forum 13-15 de jeuvidéo.com, et que dans 99,99 % des cas, ça fait mal aux fesses à la raison pure. Pourtant, et bienheureux les simples d'esprits car le grand internet leur appartient, la grande majorité des joueurs en âge de parler, et suffisamment instruits pour parvenir à formuler deux-trois phrases correctes à l'oral (une élite) rétorquera qu'elle est assez mature pour savoir faire la part des choses ou distinguer le réel du virtuel. OR LA ENCORE, SUR LES MURS DES ECOLES, MON CUL, J'ECRIS TON NOM ! Déjà, parce qu'on l'a vu, ceux qui prétendent ça sont des frustrés qui s'ignorent, en butte symbolique aux limites imposées, et que ça fout pas en confiance non plus. Ensuite, parce que quand on lit leur réactions « passionnées » (comprendre : profondément débiles, au sens étymologique du terme), sitôt que quelqu'un ose émettre un avis ne serait-ce que mitigé sur l'objet de leur adoration, y'a de quoi avoir froid dans le dos. Si j'ai bien tout pigé, les mecs qui écrivent ça (en réaction à l'excellent article de Noiraude) :

 

 

 ...ils prétendent aussi qu'ils sont assez matures pour ne pas laisser cette violence, ces transgressions leur monter à la tête ? Oh, et je sais pas, moi, ils voudraient qu'on les croit, ou c'est juste pour la forme ? Non parce qu'on est peut-être tous fins cons, hein, mais pas dans les mêmes proportions non plus, faut pas exagérer. Qu'on ne vienne pas me raconter que des mecs qui sont pas capables d'accepter l'idée qu'un tiers puisse avoir (et défendre) un avis différent du leur (au point de vivre celui-ci comme une agression) sont capables d'aborder ce genre de titres avec le recul nécessaire. Le type qui oserait affirmer ça en toute bonne foi, direct, je le réoriente en section Gameblag, avec mon like d'office. Et je le signale aux forces de police.

 

Alors voilà, je connais la chanson, c'est à peu près à ce moment là que les pistoleros de forums dégainent leurs 6 coups préférés. En tête : le désormais cultissime « je joue à GTA depuis que je suis tout bébé, c'est pas pour ça que j'ai été coffré pour trafic de poussettes ». Ou autre variations consternantes. S'il y avait d'ailleurs un jour un concours de gros nazes sur internet, non seulement tout le monde aurait sa chance mais celui qui oserait mettre sa fierté de côté pour lancer une ânerie pareille, il creuserait l'écart sans forcer. Attention, moi, j'ai rien contre le fait qu'on soit idiot, hein, il faut de tout, dans la vie. Le problème c'est que comme la bêtise, chez l'homme, est une qualité innée qui se cultive d'elle-même, elle ne peut qu'être l'apanage du plus grand nombre - et, par conséquent, forger la norme. C'est ainsi qu'on se retrouve sur le web, ni vu ni connu, avec des valeurs inversées nivelant la société par le bas : pas de surprise, les raisonnements qui y seront taxés de « brillants » sont ceux que la masse ignorante sera susceptible de comprendre, et dont elle partagera les conclusions. Ce n'est pas leur qualité de construction ou leur précision sémantique qui leur vaudront tous les suffrages, rien d'aussi « intellectuel » que ça, ce serait bien trop compliqué, ça obligerait à faire marcher sa tête, ce serait risquer la migraine. Alors que le fait d'être d'accord avec son interlocuteur, c'est une valeur sûre et c'est très gratifiant, surtout si ça paraît logique. Le hic, c'est qu'au niveau zéro de l'intelligence, n'importe quelle idiotie convenablement tournée peut apparaître logique. A plus forte raison quand elle abonde dans notre sens, on ne va pas se fouler la patte à la remettre en cause. Les grecs avaient bien pigé le truc, d'ailleurs, ils s'en étaient fait une spécialité : enfumer pour rassembler, mentir pour mieux feindre la sincérité. Car ce n'est pas la raison, qui prévaut, dans les faits, mais le nombre. Et tant pis pour la vérité (ou ce qui s'en approche). C'est qu'un bon argumentaire, c'est du boulot. Et la plupart du temps, c'est au moins aussi complexe que la question sur le grill, ça demande beaucoup plus que des tâtonnements de l'esprit ou des certitudes mal placées. Sans compter qu'en termes de compréhension, ce n'est accessible qu'à ceux qui sont disposés à « faire l'effort », sous réserve qu'ils aient assez de bagage, d'expérience et d'esprit. Ben oui. Faut réfléchir, c'est fatigant, ça fait mal à la tête, c'est ça en moins de temps qu'on a pour jouer à GTA - et en plus on n'est pas d'accord alors c'est trop de la merde ce que tu racontes et t'es un gros connard qui ferait mieux de se la boucler espèce de hater. C'est le pain quotidien du net, qui ne mérite décidément pas son nom. Car non content de faire dans le biaisé, le populiste et le mal-dégrossi, l'internaute moyen ne va même pas se donner la peine d'être con par lui-même, il va chercher plus talentueux que lui en la matière et le laisser faire le travail pour lui. La norme (qui a décidément bien des qualités) ne s'y trouvant constituée que de suiveurs et de feignasses, il suffit qu'un guignol doué du sens de la formule balance une tagline bateau (mais qui fera l'unanimité), pour que tout un chacun la reprenne à son compte afin de lui infliger les derniers outrages, sous formes de déclinaisons plus grotesques les unes que les autres, sans doute dans le but d'affirmer ce qu'il prend pour (Dieu lui pardonne) une identité. Comme les photo-montages, les vidéos ou les chaînes de l'espoir, les raisonnements, sur le net, ça se reposte ad nauseam. Formules toutes faites ("waaa le pavé de gros dégu', sale hater/fanboy/blasé, espèce de consanguin/chômeur/nazi"), sophismes de bas étage, parodie de démonstrations philosophiques option « j'aurais peut-être mieux fait de redoubler ma terminale » : on a l'embarras ET le choix. Bon ou mauvais, on s'en tape, du moment que ça claque. La quantité, plutôt que la qualité, encore. Si tout le monde balance la même chose, tout le monde se donne raison et en critiquer un, c'est critiquer l'ensemble. Ça protège, ça rassure. Du coup, c'est bien fichu, c'est dissuasif. Même les ânes ont leurs finesses que la finesse ignore.

 

La faute aux médias, c'en est une autre, tiens, tant qu'on est parti à démystifier. Elle est marrante, celle-là, aussi. Et oui, absolument, je n'en pense pas un traitre mot. « Les Jeux vidéos, c'est violent, mais pas plus que le cinéma, la télé, les Bds, le journal de 20 heures et tout ». ça fait plus de 20 ans qu'on la sort, celle-là, et elle est toujours aussi déprimante tellement elle t'invite à bouffer du foin. C'est comme si au plus fort d'une guerre civile, on se faisait chopper en train de torturer un camion d'innocentes et qu'on rétorquait « ouais non mais arrêtez, c'est pas grave, ce qu'on fait, nous : traversez la rue et vous trouverez une bande qui torture des femmes ET des enfants ». Ha ben d'accord alors. Pardon de vous avoir dérangé, mon brave monsieur. Et merci pour le tuyau, c'est bien urbain de votre part. Là encore, c'est direct le retour en case cour d'école maternelle : « oui mais c'est lui qu'a commencé ». Su-per. Avec ça, on avance, c'est certain. OSEF, si ce n'est pas parce qu'un média ne constitue pas la totalité du problème qu'il n'en fait pas partie. Et qu'en faire partie, c'est déjà constituer un problème.

 

Sinon, dans le genre, y'a la faute des parents, aussi, qui revient tous les quatre matins avec son pain et ses croissants. La violence dans GTA V ? C'est pas la faute de Rockstar, allons, qu'est-ce que vous allez vous imaginer bande de haters ! C'est les parents qui ne sont pas assez éduqués, et qui n'éduquent pas assez leurs morpions ! C'est eux les méchants responsables, tout est leur faute ! Et puisqu'on en parlait et que le jeu lui fait la part belle, il faut le crier haut et fort : la drogue, c'est pas la faute des dealers ! LET THE DEALERS ALONE ! Vous êtes rien que des conformistes manichéens qui voient pas plus loin que la poudre au bout de leur nez ! LOL. C'est sûr que c'est sympa, le concept de responsabilité, quand on a deux de QI et la maturité émotionnelle d'un morveux de cours préparatoire. Y'a un responsable et si on le trouve, hop, ça donne l'immunité à tous les autres. Une bien belle chose que la pensée binaire. Il suffit de charger de tous les torts le parti qui nous agréera le moins pour absoudre nos chouchous, ni vu ni connu j't'embrouille. Entre les vilains parents qui représentent si peu, mais quand même, les règles, et Rockstar qui sont nos copains artistes qui nous donnent juste ce qu'on veut et qui crachent sur cette société pourrite où on peut pas aller en boîte jusqu'à quatre heures du mat', le coeur ne balance pas. Le problème, c'est les parents, c'est la société, c'est la télé, c'est le ciné, mais sûrement pas nos jeux vidéos adorés, ceux qui les font ou nous qui les achetons avec la bouche en coeur et le zizi tout dur.

 

Le constat est sans appel : Internet se donne de grands airs, il aime beaucoup s'écouter babiller, mais il ne sait pas penser. Du tout. 90% (si ce n'est plus) des raisonnements qui y sont étalés ne valent pas tripette, et encore suis-je optimiste quant à la fourchette. Ça implique que 90% des gens (au moins) ne sont pas fichus d'utiliser leur cerveau correctement. Et ça fait d'eux, au bout du compte, des abrutis imbus de leur personne et de leurs capacités limitées.  Ça en fait, des guignolades prêtes à être absorbés telles qu'elles par l'équivalent humanoïde de la serviette-éponge. Constat tragique, aussi (et un rien méprisant mais comme je l'écrivais, j'aime appeler un chat un chat. Je ne suis pas responsable, par contre, du fait qu'il soit un chat). Mais constat objectif. Et justifiable sans trop forcer. Car la plupart des gens, sitôt qu'ils croient penser, font l'erreur de partir de la conclusion qui a leur faveur pour construire leur démonstration de façon à lui donner corps, et qu'importe si pour ça, il faut tordre des principes, jouer sur les mots, caricaturer.  L'essentiel, c'est que ça ait l'air cohérent et que ça nous conforte dans l'idée que nos goûts sont légitimes, que nos opinions sont sensées, que nos dogmes n'ont rien d'arbitraire. Une approche nombriliste, immature (on y revient) qui consiste à plier la réalité à nos désirs. Faire fi de ses limites, encore. Le tout, avec des outils langagiers plus douteux les uns que les autres - mal maîtrisés, pour couronner le tout. Une fois que tu enlèves du net tout ce qui relève de ces pirouettes maladroites, mon p'tit Kévin, il ne reste plus grand-chose. Essaie. Clique sur le lien hypertexte précédent, et sers-t'en de tamis, si tu peux. Tu verras que tous ces grands mots, ces doctes remontrances, c'est jamais que du flan. Alors qu'à l'opposé, la seule et unique façon de penser « pour de vrai », et je m'en cogne si ça te défrise, c'est de laisser ses convictions de côté, de partir des éléments objectifs constitutifs de la question, de les soumettre à l'analyse, une fois, deux fois, trois fois, sans a priori ni complaisance, et de remonter leur piste pour voir où elle mène, que le panorama final nous plaise ou non. Et tant pis pour nous si on se retrouve en porte-à-faux, ou si on en sort malmenés, ça fait partie du jeu. Comment ne pas sourire avec mépris, dès lors, quand on discute avec des mecs qui, DE TOUTE LEUR VIE, n'ont jamais trouvé louche que leurs raisonnements et leurs goûts s'accordaient systématiquement, sans jamais diverger. A ce niveau d'aveuglement, c'est pas pour me moquer mais y'en a dans tes rangs qui frisent le 7ème sens.

 

 

Alors quand je te lis bomber le torse et affirmer avec l'assurance d'une grenouille de fable que « c'est n'importe quoi sale hater, la violence des jeux vidéo elle influe même pas sur le comportement d'abord », j'ai envie de te répondre en toute amitié : TA GUEULE. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait. C'était une tradition tantôt et c'est bien dommage qu'internet lui ait tordu le cou. « Il faudrait faire des études scientifiques », nuanceront les plus mesurés. A quoi je rétorquerai avec toute la patience qui me caractérise : ETUDES SCIENTIFIQUES MON FION ! Qu'est-ce que tu veux balancer de l'argent là-dedans, quand il suffit de poser que tout ce que les êtres humains sont amenés à vivre représente une expérience, et que toute expérience contribue à forger ce que nous sommes, d'une manière ou d'une autre. Je ne vois pas comment le jeu vidéo serait le seul élément matériel du monde qui ferait exception. Ça, c'est de la vraie logique, tu vois. Pas de la rhétorique de supérette. Tu peux toujours te creuser la tronche pour me sortir un « oui mais » bancal censé me donner tort, tu n'y échapperas pas : c'est comme ça, pas autrement, et ça t'emmerde (accessoirement).

 

Quant à cette influence, il ne paraît pas hasardeux de formuler une hypothèse qui voudrait que dans le fond autant que dans la forme, elle dépendrait du vécu, de la personnalité, de l'âge et de mille autres choses, si bien qu'elle diffèrerait d'un individu à l'autre jusque dans ses répurcutions. Sans qu'on puisse généraliser, ou nier pour autant. Tu le vois, le tableau, ou tu regardes le doigt ? 

 

Alors, c'est sûr, si j'étais toi, je ne changerais rien, Kévin. Je continuerais d'avancer sans jamais penser, ni douter, ni remettre en question, ni accepter la différence, ni aiguiser mon sens critique, ni mettre de la raison dans mes passions ou dans mes points de vue. Je traverserais la vie en freestyle avec un sourire Justin Bieberesque à pleins chicots, et je rêverais d'être retenu pour le prochain Secret Story..

 

Heureusement, je ne suis pas toi. Je l'ai p't'être été, remarque, mais c'est loin.

Cette âme d'enfant-là, je lai achevée à coup de bêches.

 

Et je m'en fous si à cause de ça, je dors pas bien la nuit parce qu'au moins, moi, j'avance les yeux ouverts.

 

Ou je m'y applique.

Et c'est déjà pas mal.

On se prend moins les murs, déjà.

 

Et du coup, on a l'air moins con.

Tu devrais essayer.

Tu verras, ça change la vie.

 

Voir aussi

Jeux : 
Grand Theft Auto V
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C'est en com' que ça se passe...

On parle beaucoup du milieu du jeu vidéo comme d'un bouillon d'inculture sexiste, machiste et misogyne, mais la polémique houleuse qui aura suivi la publication des modèles 3D de Quiet, nouvelle égérie féminine de la célébrissime saga Metal Gear, aura démontré que le joueur n'était pas le cuistre sans cervelle pour lequel les grandes chaînes généralistes voudraient le faire passer.

 

Faisant écho aux déclarations de l'irréprochable David Ellis (concepteur visuel sur la série Halo), ils n'ont pas hésité à se ranger sous l'étendard de celui-ci pour condamner en bloc ces regrettables dérives.

De l'avis général, un design « répugnant » et « de très mauvais goût », qui fait honte au milieu comme à la profession. Kojima, le papa de la franchise, pensait brosser les hormones du public dans le sens du poil, au lieu de quoi s'est-il heurté à son bon sens et sa lucidité, avec pertes et fracas. Une leçon cuisante qui, espérons-le, sera matière d'exemple pour ceux qui seraient tenté de lui emboîter le pas.

Une belle victoire de la moralité, à une époque où celle-ci aurait pu sembler passée de mode. 

Comme quoi...

"Il y a encore du bon en ce monde", comme aurait pu le conclure Sam Gamgee.

 

 

 *

 

 

L'occasion pour le blog du Gamer aux Mains Carrées de proposer, histoire d'enfoncer le clou, une rétrospective (non exhaustive) des héroïnes de jeu vidéo les plus populaires et sexy de ces dernières années. 

 

Démonstration par l'exemple qu'on peut séduire le public masculin sans pour autant donner dans la vulgarité.

 

 

 

 A tout seigneur, tout honneur (lolilol) : Kaine (Nier), qui porte haut sa condition d'hermaphrodite

en revêtant une tenue à la fois simple et fonctionnelle, dans des coloris sobres et bien assortis. 

 

 

 Incontournable ici : Lightning Farron, l'héroïne de la trilogie Final Fantasy XIII,

qui arborera pour son grand retour plus de 80 tenues inédites, sans fioritures et sans les

habituels excès ornementatifs qui caractérisent le J-RPG. Tout au plus se distinguera-t-elle

par une ou deux boucles de ceintures discrètes et bien plaçées...

 

 

 

 Tales of Xillia, un jeu plébiscité par les otakus de tous crins, dont l'originalité visuelle et l'absence de

concessions faites au fan-service sauront satisfaire les joueurs les plus réfractaires à la japonaisierie.

 

 

Les tenues de Shana, l'indienne métisse de Shadow Hearts III, expriment mieux que de longs

discours toute la profondeur  et la complexité de sa flamboyante personnalité.

 

 

 

Ivy (Soulcalibur V) allie à une salutaire austérité vestimentaire un véritable

talent dans sa manière d'allier les teintes et les textures.

 

 

 

 Le trio YuRiPa de Final Fantasy X-2 passe d'un style fashion à l'autre en un clic sur le bouton X,

sans jamais qu'aucune coupe, aucun tissu, aucun bijou ne confine au grotesque

.

 

 

 

Le très apprécié Etrian Odyssey IV propose lui aussi de nombreux personnages féminins

tous plus sains et mieux habillés les uns que les autres.

 

 

La légendaire Bayonetta fera, à coup sûr, vendre beaucoup de WiiU grâce à son gameplay

et à la puissance scénaristique hors-norme de ses trépidantes aventures. 

 

 

  

Neptunia n'a pas besoin de mettre ses atouts en valeur pour faire tourner les têtes.

Il lui suffit d'un simple justeaucorps ajusté dont le motif à l'entrejambe vient

symboliquement évoquer un sexe féminin prépubère avec une finesse toute japonaise.

 

 

 

  

 Selon nombre de joueurs, les proportions parfaite de la barbare de Dragon's Crown confinent à l'oeuvre d'art.

 

  

 

Enfin, la truculente héroïne de Lollipop Chainsaw affirme sa féminité sans sacrifier à son féminisme,

et sait comment allier la fougue guerrière à l'innocence piquante de la coquetterie adolescente.

 

 

Prends-en de la graine, Kojima, et revient sur le devant de la scène quand tu auras fini ta puberté, car après avoir parcouru tant de travaux d'exceptions du regard, tout en élégance et en retenue, je scrolle cet article vers le haut jusqu'à la photo de Quiet... et tout de suite, coup au coeur, ça saute aux yeux, elle est... euuuuhhh... ça paraît complètement... je veux dire que... il faudrait...

Attendez une minute.

Elle est où, la différence, exactement, là ? ! 

Non parce que j'ai beau y revenir à deux fois, la frontière entre "chef d'oeuvre de bon goût" et "design répugnant" me semble soudain beaucoup, beaucoup plus floue.

Pour ne pas dire très subjective.

Voire même complètement c*nne.

Quant aux critères qui permettraient d'établir une telle distinction... serait-ce exagéré que de les soupçonner à hauteur de ceinture, voire un peu en-dessous ? 

 

Parce que de toute évidence, en s'y attardant un peu, ce qui dérange, avec Quiet, c'est juste qu'elle n'a pas un visage avenant de babydoll fantasmatique et que du coup, ça demande un peu plus d'efforts, psychologiquement parlant, pour se glisser la main dans le slip.

Aux temps pour moi.

J'y avais cru et tout.

 

Ce que je peux être naïf, par moments.

 

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C'est en com' que ça se passe...

 « Une véritable atteinte à la propriété intellectuelle ».

 

Pas de surprise pour les habitués du cyberspace : passée l'euphorie initiale qui a accueilli l'annonce, ce jeudi 5 septembre, d'une nouvelle politique éditoriale plus encline à « mettre en valeur le contenu des blogs de qualité en les publiant sur sa page d'accueil », le site de jeu vidéo Gameblog.fr essuie une fois de plus de virulentes critiques de la part de ses détracteurs. A juste titre, semble-t-il, car sous ses apparences faussement altruistes, cette décision pose de sérieux problèmes d'éthique, comme n'ont pas manqué de le relever les esprits les plus affutés sur les forums dédiés :

 

C'est honteux. Purement et simplement. Gameblog s'approprie notre travail à des fins commerciales et se réserve le droit de le diffuser comme bon lui semble, sans que nous ayons voix au chapitre.

 

 Non content de nous transformer en pigistes bénévoles, le site nous prive de nos droits d'auteur, au sens le plus strict de l'expression. Il nous dépossède de nos biens pour se les approprier sans vergogne, tout en prétendant oeuvrer dans notre intérêt .

 Si je ne désire pas partager mon texte avec des milliers d'inconnus, au nom de quoi Gameblog s'aviserait-il de passer outre ma volonté et de me forcer la main ?.

 

"Ce que propose Gameblog, en plus d'être illégal, est hautement préjudiciable pour les auteurs et les créateurs qui font pourtant la richesse de sa Communauté. 

 On nous prend vraiment pour des imbéciles.

 

 Et Kimdotcom, il met le chocolat dans le papier alu.

 

  

Rembobinons le temps et écoutons les mêmes, en janvier 2012 :

 

«Ouaiiiiiis, euuuuhhhh, c'est dégueulasse, c'est malhonnête ! En tuant Megaupload, c'est la Culture qu'on assassine ! Et il faudrait l'accepter sans rien dire ? Mais pour qui nous prend-on ?.

 

Hadopi, fascistes ! On n'oubliera pas ! On ne pardonnera pas !

 

Non mais de quoi ils se plaignent, les artistes ? Grâce à nous, leurs oeuvres peuvent toucher un public plus large et plus diversifié !  Ils devraient nous remercier, plutôt, oui ! Au lieu de quoi ils s'indignent et nous font des procès d'intention, quand c'est pas des procès tout court ! Ha non mais j'te jure, quelle bande d'ingrats !

 

Je vois pas le problème, perso. Je télécharge et si ça me plait,  j'achète ensuite. C'est bon, quoi. Y'a pas mort d'homme. C'est pas comme si c'était du vol ni rien.

 

Vous pourrez toujours nous faire la chasse et chercher à nous museler, vous n'y changerez rien, au final : tant pis pour vos vues mercantiles et vos politiques répressives ! Que vous le vouliez ou non, le partage, c'est l'avenir ! L'Art appartient à tous, vous ne pourrez pas nous le confisquer éternellement.

 

Aussi sommes-nous désormais en mesure de vous présenter ici EN TOTALE EXCLUSIVITE un plan en coupe et au 1/1ème du cerveau de l'internaute moyen :

 Mais en moins gros et en moins poilu.

We are Anombrilous. We are legion. We reprendrons bien un p'tite bière.

 

Preuve objective, s'il en est besoin, que l'intelligence sur le web n'est qu'une prostituée à deux euros cinquante, mal maquillée, mal atiffée, avec un oeil de verre ou un pied bot, et que les so-called "argumentaires raisonnés" qu'on peut y lire ne sont jamais que des caprices de mômes cosplayés en combats d'idées.

L'occasion de relire sous un autre angle, alors, la savoureuse intervention d'Alexandre Astier au sujet du piratage, et s'affliger encore un peu plus de la bêtise des réactions et commentaires outrés qui suivent avec un bonheur un peu vain, pour ne pas dire pervers.

On y trouvera le bien-fondé, aussi, d'une refonte de nos dictionnaires, où l'on devrait classer "Pathétique" à la lettre "I".

 

Comme "Internet".

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C'est en com' que ça se passe...

 

 

 Il est de notoriété commune que les âmes les plus chagrines sont aussi celles qui, sans grande surprise, sont les plus promptes et les mieux disposées à s'enivrer de leurs propres venins.

Ainsi en va-t-il des sempiternels détracteurs de l'animation japonaises, monolithiques gardiens de bienséances passées de mode, fervents défenseurs de tabous ethnocentristes au parfum de souffre en sachet : ceux-là-même qui, depuis plus de trente ans, se plaisent à réduire cette production artistique si féconde à quelques glandes mammaires hypertrophiées, exhibées entre deux carnages sanguinolesques. De ces clichés qui ont, comme les cafards qu'ils sont, la vie dure.

 

C'est la réflexion à laquelle je suis arrivé il y a quelques jours de cela, alors qu'en compagnie de mon bon camarade Herr Von Luciole, nous visionnions ce chef de poésie et d'Amour - je n'ai pas peur d'écrire ce qui n'est pas un mot grossier - connu sous le titre révéré d'Elfen Lied.

 

Ha, mes amis, si vous saviez comme nous rîmes ce jour-là.

Avant nous, jamais personne ne s'était tenu les côtes jusqu'à se les casser comme du bois mort, ni pleuré jusqu'à déshydratation totale et séjour aux urgences ; si bien qu'aucun clone asiatique de Meg Ryan n'aurait pu rivaliser avec nos éclats de rire, quand bien même aurait-il essayé dix longues heures d'affilée.

 

Aussi était-il important ce soir que vous puissiez découvrir ou redécouvrir séant ce qui restera dans les anal comme un chef d'oeuvre insurpassable du genre.

 

C'est dans cet esprit de partage encyclopédique que les Productions Comte Zaroff, dont je suis l'heureux et tyrannique propriétaire, vous proposent cette version abrégée de la série, laquelle s'applique à en capter l'essence pour mieux affleurer à son essentiel.

 

Âmes sensibles s'abstenir : c'est très émouvant, comme on dit parfois pour faire peuple ou pour rigoler.

 

Et si vous pensez que le générique de début est over-abusé, c'est que vous avez des souvenirs très flous de l'original

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Édito

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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