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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 23/08/17 à 19h02

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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Catégorie : C'est en com' que ça se passe...

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C'est en com' que ça se passe...

Avis aux parents d'élèves, aux élèves qui auront à coeur de bien vouloir leur relayer l'information ainsi qu'à tout lecteur potentiel intéressé,

Je sais que j'ai coutume de poster sur ce blog des textes à caractère humoristique, voire caricatural, et qu'il n'est pas toujours évident d'y séparer le bon grain de l'ivraie, mais je me permets de faire aujourd'hui une exception en la matière tant il me semble essentiel de relayer ce message alarmant, que j'ai reçu ce matin de ma boîte-mail et que je vous exhorte à diffuser largement à votre tour. Je suis sûr que sa lecture attentive saura vous convaincre de prendre part à l'action positive et non-violente qui a été mise en place par le collectif JRE, dans l'intérêt de notre bien-être comme celui des générations futures.

Je vous laisse juge, non sans vous assurer de ma pleine et entière bienveillance.

 



Alors que le Ministère de l'Education Nationale, à la solde des zombies satanistes illuminati albinos pédophiles de l'espace (si, c'est vrai, c'est écrit sur internet) s'apprête à souiller nos enfants de sa propagande sodomite, et que ses armées de succubes prennent d'assaut nos âmes pieuses pour les corrompre de l'intérieur en nous obligeant à rêver contre notre gré de femmes plus jolies que les nôtres, il nous appartient à nous, les Justes, les Purs, les Innocents, les Croisés de l'Ordre Nouveau du Nouveau Millénaire, parents d'élèves de toutes les origines, de tous bords politiques et de toutes obédiences - et tant pis si on ne sait pas ce que ça signifie, du moment que ça fait sérieux et éduqué ! -, de former un dernier rempart de civilisation saine, vertueuse, respectueuse des préceptes divins face au chaos méphitique que cherchent à imposer les lobbys juifs et homosexuels, avides d'or, de pouvoirs et de nourrissons bien croquants (c'est vrai, il y a des vidéos sur Youtube qui en parlent !), en collaboration avec les reptiliens de Beta Centauri et les créatures infernales qui nous dirigent en secret depuis les profondeurs de la terre (creuse). François Hollande, Christiane Taubira, Vincent Peillont, ils sont tous à la solde du Grand Ennemi, celui dont on ne doit pas prononcer le nom mais qu'on honore dans les sous-sols de l'Elysée à grands renforts de libations païennes et de relations sexuelles contre-nature avec des animaux, du mobilier et même parfois des fournitures de bureau (c'est vrai, il y a un article là-dessus sur un site d'information très bien fait qui s'appelle la Désencyclopédie). Pendant ce temps, dans l'indifférence générale, des envahisseurs venu d'une autre dimension remplacent uns à uns nos concitoyens par des robots clones humanoïdes proxénètes exhibitionnistes buveurs de sang (c'est vrai, je l'ai vu dans un documentaire sur Arnold Schwartzenneger) et la télévision, qui aurait pu servir à alerter les foules, ne sert qu'à nous bombarder de messages subliminaux émanant directement des limbes infernales, pour nous livrer aux perversions du gourou Marc Dorcel en deuxième, troisième et quatrième partie de soirée.

Il s'agit, pour chacun d'entre nous, de dire "NON!" en notre âme et conscience, que l'on en ait ou pas, à ce complot décadentiste visant à précipiter nos cités dans la fournaise de la géhenne. Car en vérité je vous le dis, "là où il y a de la Géhenne, il n'y a pas de plaisir" (c'est vrai, c'est écrit dans les textes saints).

Tous les signes sont là : des sauterelles dans les champs, chats et chiens couchant ensemble (ça aussi, je l'ai vu sur internet), pluies d'eau qui mouille, inondations près des cours d'eau quand il pleut trop, victoire du PSG, Chtis à Mikonos... Ne faisons pas comme les anciens Atlantes, si nous ne voulons pas subir un sort identique et être contraints de vivre au fond du triangle des Bermudes et de faire l'amour aux poissons ! Ces lumières dans le ciel, dont on nous a raconté qu'elles étaient des étoiles (MENSONGES ! MENSONGES !) sont en réalité les yeux des extraterrestres scientologues nécrophiles cannibales communistes, qui attendent le bon moment pour nous sauter en général et à la jugulaire en particulier (c'est vrai et la NASA le sait ! la NASA est complice ! C'est pour ça qu'elle veut nous faire croire qu'on a marché sur la lune alors que le film a été tourné dans un studio par Stanley Kubrick en personne ! C'est écrit sur www.moncerveaucouleparmesoreilles.com) !

Le tout, orchestré par ceux qui orchestrent le tout ! (c'est logique, donc c'est VRAI !).

Trop longtemps, camarades, nous les avons laissé (eux. Oui, EUX !) nous dicter nos conduites, pieds et poings liés que nous étions par les lois de cette République dépravée ! Trop longtemps, nous avons respecté leurs règles immorales ! Trop longtemps, nous avons accepté qu'ils nous surveillent, qu'ils nous écoutent, qu'ils fouillent dans nos historiques internet, CE QU'ILS FONT TOUS LES JOURS MATIN MIDI ET SOIR PARCE QU'ILS ONT DES MILLIERS D'ESPIONS QUI NE VIVENT QUE POUR SUIVRE EN TEMPS REEL NOS VISITES NOCTURNES SUR YOUPORN ! (c'est vrai, je l'ai lu sur un site d'information très bien documenté qui s'appelle le Gorafi). Trop longtemps, nous avons cru ce qu'ils nous inculquaient, alors qu'ils ne faisaient que nous conditionner pour faire de nous des esclaves serviles et crédules ! Liberté, Egalité, Fraternité, autant de valeurs diaboliques, corrompues, auxquelles nous avons le DEVOIR de tourner le dos ! Quand, je vous le demande mes amis (c'est pour ça que j'utilise un pronom interrogatif), avons-nous perdu de vue ce qui aurait dû rester notre seul et unique credo : "travail, famille, patrie" ? Que sont nos valeurs devenues ? Et nous, qu'allons-nous deviendre ? Attendrons-nous sans réagir que nos enfants intègrent les rangs des Francs-Maçons, et qu'ils se mettent à construire des maisons ou réparent des façades ?

C'est ça, que vous voulez ?

 

N'oubliez pas de signer la pétition en ligne pour que les serpents de la Bible

y soient remplacés par des escargots ("le vrai visage du mal".)



Car sous couvert d'enseignement - mot galvaudé, qu'ils ont envoyé se prostituer sur les marches de nos temples -, ceux-ci ont entamé un long travail de sape visant à semer les graines de la damnation dans les esprits malléable de notre bien-aimée progéniture : que n'avons-nous été plus vigilants ! Que n'avons-nous pas pris les armes plus tôt ! Nous aurions dû entrer en dissidence dès l'instant où ils ont voulu séparer l'Eglise et l'Etat, et où ils se sont mis à répandre leur poison spirituel - comme quoi la terre serait ronde, que le monde serait vieux de plus de trois mille ans, qu'il aurait jadis été peuplé de lézards géants (quel esprit crédule irait croire une fable si abracadabrante ?) et qu'il ne se situerait pas au centre de l'univers... car voilà que grisés par leurs succès abjects, à l'abri d'écoles dont ils font des fabriques à pêcheurs, ces mécréants ont l'audace d'affirmer que garçons et filles sont égaux, que l'homme n'est pas supérieur à la femme, que celle-ci n'existe pas pour lui faire la cuisine ou des petits bébés, tous ces blasphèmes impies qu'ils inventent pour nous détourner de Dieu. Si on écoutait leurs prêches indécents (puissions-nous en être préservés !), on devrait cesser de noyer les trisomiques à la naissance, de brûler les PD sur le bûcher, de clouer les nains et les chouettes sur les portes des granges pour faire fuir les mauvais esprits (ceux, en tout cas, qui sont plus mauvais que les nôtres), voire plus généralement : de lapider en place publique tout individu différent, alors que ceux-là ont l'orgueil (pêché mortel) de marcher à rebours de la Sainte Création. Si notre Seigneur nous avait voulu "différents", ne nous aurait-il pas tous créés ainsi ? N'est-ce pas là la preuve objective que ces brebis égarées sont les agents de Lucifer ? Et demain, dans ces conditions ? Qu'est-ce qui les empêchera (EUX, toujours) de faire croire à nos Brenda et nos Dylan que la valeur d'un être humain ne se juge pas à sa religion, à sa couleur de peau, à son sexe, à la marque de sa voiture ou de son survêtement, au nombre de jours qu'il a passé en garde à vue ou au nombre de génuflexion qu'il est capable de faire après avoir manqué aux Commandements ? De leur faire croire que nous ne sommes pas supérieurs aux autres ? Que les gens qui ne nous ressemblent pas, qui ne parlent pas notre langue ou qui ne vivent pas sous notre toit sont humains au même titre que nous ? Pire : que nous serions comme eux de vulgaires mammifères ! Que nous pouvons, nous aussi, nous montrer mesquins, méprisables, criminels ? Que nos choix peuvent n'être qu'égoïstes, abjects, idiots ? Que ce que nous appelons le "Bien" n'en est pas nécessairement un ? Et qui sait quelles fadaises obscurantistes encore ? ! Rappelez-vous, quand ils ont nous ont juré que l'utilisation de la vapeur serait sans conséquences ! Voyez où ça nous a mené ! Rappelez-vous, le vote des femmes ! Rappelez-vous l'invention de la roue ! Voulez-vous revivre ça ? Perdre à nouveau tous vos repères, tous vos jalons - tout ce qui, à vos yeux, fait l'équilibre du monde, avec cet ordre monolithique auquel nous nous conformons depuis plusieurs millénaires sans poser de questions ? Ne restons plus bras ballants sans rien faire ! Déjà, de source sûre (www.complotsuniverselspourlesnuls.com), nous savons qu'il est prévu d'intégrer la théorie dite "de Raptor Jesus" dans les manuels de Science & Vie de la Terre... ALORS QUE L'EXISTENCE DES RAPTORS N'A JAMAIS ÉTÉ PROUVÉE (et pour cause...) !

 

The missing link


Ainsi donc, levons-nous, parents. L'heure du réveil a sonné. "Le dormeur doit se réveiller", nous dit la Bible. Refusons de nous soumettre plus longuement à la dictature de la raison, de la logique ou du bon sens, et trouvons notre salut auprès des valeurs sûres que sont la rumeur, le préjugé et le mouvement de foule !
Rallions-nous à la cause des sites louches et des SMS anonymes !
Reprenons en main les rênes de VOS existences !
 
Ils veulent nous apprendre comment élever notre progéniture, mais quand il s'agit de savoir ce qui est bon pour elle, ne sommes-nous pas mieux placés que l'état, les professeurs, les travailleurs sociaux, les sociologues, les psychologues ou tout autre spécialiste ayant étudié pendant six à dix ans des livres que nous-mêmes ne ferons jamais l'effort d'ouvrir, et auxquels nous ne comprendrions rien si d'aventure il nous venait l'idée saugrenue d'essayer ? Qui, plus que nous, peut affirmer savoir ce dont elle a besoin, cette progéniture, alors que nous ne cessons pas de faire son bonheur en lui achetant des chaussures de marque hors de prix ou des Ipods nano ? Quel titre ou qualification abstraite pourrait rivaliser avec le statut sacré de parent ? Ils ont peut-être passé des examens poussés, ou écrits des mémoires pédagogiques mais nous, nous avons baisé sans capote ! Cette qualification ne vaut-elle pas tous les diplômes de l’univers ? En effet, qu'est-ce qu'un doctorat, si on le compare à une brouette thaïlandaise - figure qui exige à la fois souplesse, disponibilité, maîtrise de soi, toutes ces qualités indispensables aux pères et aux mères soucieux de l'équilibre intérieur de leurs héritiers ?


Crions-le haut et fort ! Ceux-ci ne sont pas des objets, ils ne sont ni leurs choses (à EUX !), ni leurs cobayes, ni leur propriété, ainsi qu'ils le prétendent ! C'est à nous et à nous seuls, qu'ils appartiennent ! La nature l'a voulu ainsi ! C'est à nous et nous seuls de décider de leur avenir, de ce qu'ils doivent penser, de ce qu'ils doivent croire, de ce qu'ils doivent aimer, de ce qu'il doivent haïr, de ce qu'ils peuvent porter, de ce qu'il leur faudra voter plus tard, de la manière dont ils devront se comporter au sein du groupe ! Refusons le conditionnement de l'Education Nationale et des cyber-Lémuriens de Judée, sans quoi nous ne pourrons pas imposer le nôtre ! C'est nous qui les avons faits ! C'est à nous et nous seuls que revient le droit de les modeler comme bon nous semble - et tant pis si ça doit heurter cette société en déliquescence car nous, au moins, savons ce qui est juste ! Nous n'avons peut-être pas suivi des études longues, ni jamais réfléchi plus de deux minutes d'affilée, mais nous le ressentons au plus profond de nos êtres : nous ne faisons que rappeler des évidences, défendre des vérités qu'aucune personne honnête n'oserait remettre en cause !

 

(Authentique)


Et on voudrait nous priver de nos prérogatives ? Nous persuader que nous n'avons pas le recul nécessaire pour jouer convenablement notre rôle de tuteurs ? Nous discréditer ? Prendre notre place, sous de fallacieux prétextes intellectualisants ? Alors que ce qu'il faut à nos enfants pour grandir, devenir des adultes - et des citoyens - accomplis, c'est NOUS !


Nous qui n'hésitons pas à les priver d'Ecole (et, par-là même, au droit à l'instruction) sur la foi d'un simple SMS, sans nous soucier des possibles répercutions sur leur scolarité ou sur leur développement.


Nous qui n'avons pas la présence d'esprit d'aller vérifier l'exactitude de l'information relayée.


Nous qui n'avons pas l'intelligence de nous renseigner sur le contenu exact de la théorie contre laquelle on nous a mis en garde - et, à plus forte raison, de nous demander si celle-ci existe ou non.


Nous qui laissons de petits (si petits !) intellectuels autoproclamés et dépourvus tant de conscience morale que de talent faire de nous leurs jouets, exciter nos peurs et nos préjugés, s'improviser gourous de religions sociales dont ils sont les messies - et, ainsi, avec notre bénédiction, voire notre complicité, gagner le pouvoir et la reconnaissance bouffie dont ils rêvent.


Nous qui, de toute évidence, sommes prêts à croire n'importe quelle absurdité du moment qu'elle a l'air vraie (et encore n'est-ce pas une obligation, on l'aura objectivement démontré avec ces histoires de masturbation), et qui laissons à des activistes anonymes, dont nous ne connaissons pas les intentions réelles, le soin de penser à notre place.

Si demain, c'était à refaire, nous le referions volontiers car nous les aimons, nos enfants. Aussi, n'hésitez pas, envoyez-nous emails, tweets, MMS, chaînes Facebook, pétitions virtuelles ou toutes autres vidéos d'illuminés, exaltés et pseudos-écrivains malhonnêtes, pour nous informer des dangers imaginaires qui guettent nos chères têtes blondes. Qu'il faille les jeter du haut d'une falaise pour les soustraire à la théorie de la pesanteur, qu'il soit question de les envoyer en Patagonie en contre-remboursement dans de faux cartons UPS pour poser les bases d'un nouvel Eden, qu'on doive leur arracher les dents pour ôter les micros qu'Emmanuel Valls leur a caché dans la bouche (avec l'appui de la Petite Souris), ou même qu'on soit contraints de les boucler à double-tour dans un placard de deux mètres sur deux mètres pour les protéger des vicissitudes de l'extérieur, nous répondrons présents ! Ne les avons-nous pas déjà instrumentalisées tant et plus à chaque Manif' pour Tous ? Ne nous en sommes-nous pas servi comme des banderoles vivantes, que nous étions fiers d'exhiber face aux foules ou aux caméras - et ne les avons-nous pas brandies comme autant de boucliers humains pour nous soustraire aux coups des CRS ? Vous faut-il d'autres preuves de notre engagement ? Exigez-en, donnez vos ordres, nous vous obéirons sans objecter ni poser de questions ! Nous ferons de nos descendants des pions sur l’échiquier de votre fulgurante ascension sociale ; et tant pis si eux seuls en font les frais ! Il y a des choses plus importantes que leur éducation, à commencer par leur bien-être !
C'est à nous, et pas à des institutions déviantes, de décider des valeurs qui leur seront inculquées !

Nous qui nous faisons un devoir de répondre à tous leurs besoins, au quotidien - non pas en fonction de ce qui est (soi-disant) bon pour eux (l'équilibre alimentaire n'est qu'un mythe païen castrateur issu des traités occultes de l'Ancienne Egypte, destiné à les fragiliser dans leurs corps comme dans leurs esprits afin de faciliter l'incarnation du Dieu Thot à chaque solstice d'hiver) mais en fonction de ce qu'ils trouvent bon, eux, parce qu'on a assez souffert nous-mêmes quand nos propres parents, en leur temps, nous obligeaient à finir nos carottes, et qu'on s'est dit alors : "plus jamais ça !".

Nous qui leur offrons tout ce qu'ils désirent, quel qu'en soit le nombre, quel qu'en soit le prix, sitôt qu'ils le réclament - voire parfois même avant ! -, parce qu'à nos yeux, "aimer" et "acheter" sont synonymes (le second est, en tout cas, plus aisé et moins contraignant que le second), et qu'on veut être certains qu'ils ne soient jamais capable d'estimer les choses à leur juste valeur, qu'ils ne fassent jamais l'expérience d'une frustration dont les psychologues disent qu'elle est indispensable à l'épanouissement (CES VILS ESCROCS IMPIES BUVEURS DE SANG ! PUISSE LEUR VRAIE NATURE DE SANGSUES HUMANOÏDES GÉANTES DE LA PLANÈTE ZONGDU NOUS ÊTRE PROCHAINEMENT RÉVÉLÉE !), parce qu'on ne s'est jamais remis de ce matin d'octobre 1985 où nos propres parents nous ont dit "non" devant la vitrine du JouetClub de Saint Quentin, et qu'on s'est dit alors : "nous ne l'oublierons pas !".
 
Nous qui les laissons s'habiller comme des sacs à patates de luxe ou des professionnels du sexe tarifé, ou se maquiller comme des pubs pour Schweppes, sous prétexte que "c'est mignon, c'est à la mode" et que la mode ne peut pas être obscène, sans quoi personne ne suivrait ses tendances (LA MODE C'EST LA PAROLE DE DIEU RAYON TEXTILE !) - histoire d'être sûrs qu'ils n'intègrent jamais le concept de "décence" (ni celui de "superficialité", d'ailleurs), parce qu'on n'oubliera jamais ce jour froid d'avril 1998 où nos propres parents nous ont interdit d'aller en cours en jupe ceinture ras la marmotte, ce qui a eu pour effet dramatique de pousser Bobby Martin de 2nde B à rompre avec nous pour sortir avec cette pouffiasse de Stacy Dupont...

 

 

et parce qu'il n'y a rien de plus agréable (rien de plus sain !) pour les adultes qui les encadrent toute la journée que d’avoir vue panoramique sur les caleçons ou sur les décolletés de gravures de mode prépubères (accessoirement : parce que si on a fait des enfants, c'est d'abord pour pouvoir jouer avec des poupons qui respirent).


- Hello Teacher, do you wanna have sex with me ?

- You... You mean "Schweppes", right ?

- NO ! SEX ! (...) Hey ! What did you execpt ?

 

Nous qui ne les forçons jamais à rien pour ne pas les fâcher, ne pas les contrarier, ne pas courir le risque d’entrer en conflit avec eux et de passer pour de méchants adultes ; ou qui leur obéissons au doigt et à l’oeil pour ne pas avoir à leur donner d'ordres, et s’assurer ainsi qu'ils n’intégreront jamais le concept d'"effort", ni celui de « contrainte », et qu'ils auront d’énormes difficultés à s'insérer ensuite dans monde  du travail.

Nous qui les laissons traîner dans la rue jusqu'à une heure avancée de la nuit parce que c’est bien connu : ils n'y risquent absolument rien et ils ne seront pas tentés de faire n’importe quoi avec des allumettes ou les voitures des autres (LES FILS DE MÉCRÉANTS CAPITALISTES ADORATEURS DU VEAU D’OR, OUI, MAIS PAS LES NÔTRES PARCE QU'IL N'Y A AUCUNE MALICE EN EUX !), ou passer tout leur temps (diurne autant que nocturne) sur les jeux en réseau ultraviolents que nous leur avons achetés sans nous soucier de la signalétique établie dans leur intérêt (MON FILS IL JOUE A TUER DES GENS MAIS JE LUI  AI APPRIS A LE FAIRE AVEC RESPECT ET EN PLEINE TÊTE, COMME UN INDIVIDU CIVILISE !), ou devant les programmes les plus débilitants de la télé-poubelle, au sein desquels ils vont chercher les modèles et points de repères que nous ne leur avons jamais donné (c’est comme les devoirs : c’est trop contraignant, pour eux autant que pour nous).
 
Nous qui leur laissons libre-accès à internet sans surveiller leurs historiques ni limiter leur consommation quotidienne - car qu’y risquent-ils, après tout, à part les prédateurs sexuels, la porno, l’endoctrinement, la vulgarité, la drogue, les téléchargements illégaux, les vidéos de tortures animales ou d’exécutions militaires ? Et qu'y a-t-il de plus difficile à désactiver qu'un filtre parental ? Quelle ignominie, de la part de l’Ecole, que de prétendre vouloir leur enseigner la masturbation (c'est vrai, ils l'ont dit sur jesuisenconnexiondirecteaveclatrinité.com), alors que notre laxisme et notre négligence leur ont permis de la découvrir depuis fort longtemps, et de la pratiquer avec assiduité dès la moyenne section (voire EN moyenne section, pour les plus téméraires - mais entre ça et les petites filles sages qui parlent de sodomie, les professionnels dépassés ne connaissent pas leur bonheur !).

Nous qui nous faisons un point d'honneur à leur trouver des excuses, quelle que soit la gravité de leurs actes (CE N'EST PAS LEUR FAUTE NI LA NOTRE, C'EST CELLE DE LA SOCIÉTÉ, IL L'A DIT JEAN-PIERRE PEYRNAUD), ou à croire le plus improbable de leurs mensonges (C'EST LA BARRE CHOCOLATÉE QUI A SAUTÉ TOUTE SEULE DANS LA POCHE INTÉRIEURE DE SON BLOUSON !), ou à prendre leur parti, toujours, contre quelque autorité que ce soit, qu'il s'agisse de l'agent de police, du voisin ou du professeur (C'EST BIEN CONNU QUE LES PROFESSEURS SONT RACISTES ET QU'ILS NE METTENT JAMAIS DE MAUVAISES NOTES PARCE QUE LE TRAVAIL EST INSUFFISANT !), histoire d'être sûrs qu'ils n'intègreront jamais le concept de "responsabilité" ou celui de "punition" ; au nom d'une "relation de confiance" chimérique que leur maturité en construction ne leur permettra d'appréhender qu'en fin de leur scolarité. 


Nous qui préférons copiner avec eux, plutôt que faire figure d'autorité, parce qu'on n'est pas des fachos, que c'est plus gratifiant (comprendre : moins fatigant), et que ça nous permet de revivre une deuxième jeunesse à travers eux, histoires qu'ils soient symboliquement incapables de faire le distinguo entre mineurs et majeurs.

Nous qui les laissons griller leurs neurones ou leurs poumons en fumant des trucs plus ou moins licites ; et qui allons jusqu'à les financer, parfois, ou en consommer avec eux pour partager un moment complice en leur compagnie, parce qu'allumer une clope ou servir un Bourbon, c'est plus convivial et moins compliqué que de prendre dix minutes le soir pour leur raconter des histoires.

 



Aussi, je vous le demande très solennellement, parents : pourraient-ils rêver meilleur exemples que nous ?


Nous qui considérons nos acquis sociaux comme des dus et qui ne savons que nous plaindre, réclamer encore et encore, revendiquer, exiger, recevoir sans rien rendre en retour, dans un pays où l'assistanat est la norme plutôt que l'exception, sans qu'aucun de nous n'éprouve de remords à profiter de ce système, quand l'occasion se présente, sous prétexte que "oui, et alors ? On y a droit".

Nous qui traitons autrui comme notre esclave personnel ou qui nous adressons à lui comme au dernier des chiens à la moindre insatisfaction, sous prétexte "qu'il touche un salaire pour ce qu'il fait", comme si le simple fait de payer pour un produit ou un service étendait notre propriété à l'individu qui nous les procure ou les prodigue.

Nous qui ne sommes pas fichus de nous conformer aux règles les plus simples de la vie en société, de faire la queue, d'écouter notre musique à des volumes corrects, de ne pas téléphoner au volant, de mettre notre clignotant, de ne pas stationner notre véhicule en pleine voie, de ne pas dépasser les limitations de vitesse, de laisser la place dans le bus pour les personnes âgées, de ne pas nous garer sur les places handicapé, de jeter nos ordures dans les poubelles plutôt qu'en pleine nature, de recycler - bref, de nous comporter en adultes soucieux des autres comme de l'environnement.

Nous qui, dans le moindre de nos actes, la moindre de nos paroles, leur faisons l'apologie de la suffisance, de l'intolérance, du mépris, de la haine, et qui leur apprenons à ne respecter que ceux de notre cercle - et à ne considérer les autres que comme des paillassons, des sous-hommes, des moins que rien, qu'on peut battre et dépouiller à l'envi.

Nous qui réduisons la complexité du moindre débat sociétal à quelques lieux communs, quelques raccourcis, quelques aprioris et images d'Epinal qui n'auraient même pas leur place dans un édit du XIVème siècle.

Nous qui aimons distribuer des leçons de morale, s'en réclamer les défenseurs, descendre dans la rue dès que quelque chose à l'heur de nous déplaire, sans jamais balayer devant notre porte ni nous remettre en cause.

Nous qui avons manifesté contre les familles homoparentales, sous prétexte qu'un enfant aurait besoin "d'un papa et d'une maman pour se développer convenablement" (ce dont nous ne savons rien, dans les faits), mais qui leur imposons divorces à répétition, pères et mères multiples, frères et soeurs d'adoption, écartèlement entre résidence principale et résidence secondaire, déconstructions et reconstructions successives de la cellule familiale comme autant de pertes de repères, autant de facteurs déstructurants, autant de fractures émotionnelles qui viennent augmenter l'angoisse intérieure née de nos innombrables démissions parentales (et parce que, convenons-en, ce qui se passe dans nos plumards est plus important à nos yeux que la stabilité dont nous sommes supposés être les garants).

Nous qui, en cas de séparation, utilisons la chair de notre chair pour régler nos comptes avec notre ex-conjoint, par portefeuilles et permissivité interposés, la plaçant au centre d'une guerre d'affection qu'emportera le plus "aimé" des deux, comme si elle  n'état pour nous rien de plus q'un labrador qui parle - labrador dont l'existence, le regard, l'attachement ne servent au fond qu'à nous valoriser.

En quoi l'Ecole pourrait-elle se substituer à nous ?

Nous qui ne sommes pas fichus d'écrire trois mots sans fautes d'orthographe, de syntaxe, de grammaire (et plus si affinités) parce qu'au collège, on s'est dit que le français, "sa ne çer à ri1 parsse queue sa ne raporte pa 2 l'are gens".

Nous qui ne sommes pas foutus de faire une soustraction à trois chiffres parce qu'au collège, on s'est dit que les mathématiques, "c'est trop fatigant et de toute façon, on n'en aura pas besoin vu qu'on deviendra joueur de foot professionnel ou chanteuse de varièt'" .

Nous qui n'avons pas retenu les leçons d'une Histoire qui ne nous a jamais intéressé vu qu'elle ne parlait pas de notre nombril et que de toute façon, "osef, c'est périmé, comme infos, ça date des années wesh".
Nous qui ignorons tout de ce qui s'est passé à Salem, en 1692.
Nous qui ne savons rien du MacCarthysme.
Nous qui sommes en passe d'oublier la seconde guerre mondiale (de toute façon, si elle est encore au programme, c'est à cause du lobby juifs, ils l'ont écrit sur DieudonnéestleChristressuscité.com).

Nous qui, par conséquent, n'avons aucune idée du nombre de personnes que les "Justes" ont pu brûler, torturer, gazer parce qu'on leur a fait croire que c'était légitime ("ce sont des sorcières !", "ce sont des communistes !", "ce sont des êtres inférieurs !") et que sur le moment, ça aussi, ça semblait évident, naturel et louable.

Nous qui sommes prêts à remettre le couvert, sitôt que nous serons assez nombreux, que nous nous sentirons en position de force ; parce qu'en dépit des siècles qui ont passé, l'être humain reste un être humain, et nous ne sommes pas différents de ceux qui ont emprunté les mêmes voies que nous : nous sommes pétris des mêmes bonnes intentions, portés par les mêmes convictions, animés par le même désir de protéger ce que nous avons de plus cher.

Nous qui ne faisons même plus en sorte d'acquérir cette culture minimale qui, par le passé, nous permettait d'avoir conscience des limites de nos connaissances (et, par conséquent, du nombre restreint de sujets à propos desquels nous pouvions nous montrer catégoriques), pour y substituer l'aveugle conviction de détenir ce que nous nommons naïvement la "Vérité".

Nous qui n'hésitons pas à décréter la réalité contre-nature lorsqu'elle ne va pas dans "notre sens" (car bien que nous naissions filles ou garçons, les rôles et attributs sociaux qu'on reconnaît traditionnellement aux hommes et aux femmes sont, pour la plupart, le produit d'un conditionnement par l'exemple, et non celui d'un soi-disant ordre immanent) - réalité à laquelle nous nous empressons de substituer nos propres mensonges, plus conformes à notre conception de l’univers.

Nous qui, pour toutes ces raisons (et tant d'autres encore !) faisons en une journée plus de mal et plus de dégâts à nos fils et nos filles que ne le pourraient les idéologues, les prêtres vaudou, les chanceliers de l'Ombre Obscure en toute une vie, mais qui n'en avons cure parce qu'au moins, ce sont nos "dégâts", notre "mal" et que, par conséquent, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, quoi qu'en prétendent les infos de 20 heures (qui, de toute façon, sont contrôlées par les survivants de l'Empire Mayas et financées par le grand concile des Vampires d'Orient - avec accord tacite des Loups-Garous du deuxième cercle à droite du Grand Quadrilatère).

Forts de ces considérations et du soutien implicite de la Justice Divine, je nous invite à retirer nos enfants de l'école 27 jours par mois en guise de protestation silencieuse contre ces pratiques inadmissibles, et à reporter dans leurs carnets de correspondance le message justificatif suivant : "élève absent pour cause de parents irresponsables, manipulés par des intrigants sans principes, désireux de lutter contre des théories qui n'existent pas afin de s'assurer que jamais au grand jamais leur modèle de pensée Moyenâgeux ne sera mis à mal, et qu'ils n'auront jamais à bouger leur gros c*l du canapé pour aller chercher la télécommande, vu que Bobonne elle sera là pour ça".

C'est à ce prix, et à ce prix seulement, que nous échapperons à l'Apocalypse.
C'est écrit sur les forums "Sciences Humaines" de tousensemblepourleretourdelinquisition.com.

 

 En temps normal, je ne suis pas pour les reposts, mais c'est un cas de force majeure.

 

Pour approfondir :

Intelligence sur Internet : vers une révolution de l'esprit ?

Pour l'amour de la Liberté : les Gamers au secours de Dieudonné.

La Manif pour Tous : une bien belle leçon de démocratie.

 

X-Men - Différences et dichotomies : une génération née sous X

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C'est en com' que ça se passe...

 

 

Les heureux possesseurs de PS Vita méritent décidément bien leur épithète !

Le 24 avril prochain, ils auront la chance de découvrir Moero Chronicle, la nouvelle pépite du studio indépendant Compile Heart, à qui l’on doit notamment la fameuse (dans tous les sens du terme) série de J-RPG Hyperdimension Neptunia. Entre parodie à la nippone et vertiges d'une mise en abyme, cette saga en trois épisodes a su se trouver de nombreux adeptes chez les hardcore gamer, en dépit du travail de sape auquel se livre éhontément la cyberpresse de notre « beau » pays.  

 

Car la sortie de ce Dungeon RPG aux graphismes léchés et aux mécanique de jeu bien huilées sera, à n’en pas douter, l’occasion pour l’amateur éclairé de tester son self-control en parcourant d’un oeil navré la traditionnelle (dans le mauvais sens du terme) succession d’articles ethnocentriques appliqués à mettre à l’index une direction artistique typiquement japonaise ; et ceci sans jamais chercher à dépasser le seuil des apparences. Parce qu’à chaque sortie du studio, impossible d’y couper : le testeur en mal d’attention y voit l’occasion de se faire mousser en étalant crassement son absence de culture et d’ouverture d’esprit, au vu et au su d’un public aussi intellectuellement limité que conquis par avance, avide de boire la moindre de ses paroles du moment qu'elle les flatte. Douche froide garantie pour les gens de bon goût ou les amoureux de la tolérance.

 

 

Toujours la même rengaine... Et que ça pipeaute, et que ça ergote, et que ça vous balance quelques références « pour faire genre », et que ça parle de phénomènes sociaux dont on ne sait trop rien - et qu’on peine à orthographier convenablement (« Hikikomori bonjour ! », n’est-ce pas, TigerSuplex ?) -, et que ça se focalise sur des détails que je qualifierai de « mineurs », et que ça vous traite de pervers entre les lignes (ce qu’il ne faut pas lire !), pour passer allègrement (voire volontairement !) à côté de ce qui fait l’intérêt de ces productions.

 

 

Incapables de comprendre les codes d’une culture différente (voire de les accepter), ces petits journaleux de bas étage, convaincus de jouer dans la cour des grands, multiplieront sans doute ce qu’ils considèreront comme des bons mots, tout juste bon à faire rire les derniers de la classe et les caïds de nos cours de récré.

 

 

 

Aussi y’a-t-il gros à parier qu’ils passeront dans leur moulinette l’intégralité des atouts de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme un concurrent poids-lourd pour le tout récent (et pas aussi exceptionnel qu’on le raconte) Bravely Default, afin de n’en livrer qu’une bouillie de sophismes, de préjugés et de mauvaise foi manifeste, propre à convaincre les âmes les plus impressionnables et les plus malléables. Lesquelles se priveront sans le savoir, une fois encore, d’une aventure dense, riche et complexe, comme aucun créateur européen ne saura jamais nous en proposer, engoncés qu’ils sont dans leurs stéréotypes et leurs univers cloisonnés. Ou comment la bêtise ordinaire fait le lit d’un racisme sournois.

Ce qui en dit long, du reste, sur le mal qui ronge nos sites d’« information », si outrancièrement satisfaits de leur cynisme, de leur mépris et de leur complaisance - constat qui n’a rien d’étonnant, dans un pays où les plumes se vendent au plus offrant pour une poignée de Doritos ou quelques exclus mal placées.

 

 

 

Heureusement qu’à l’opposé, des pays comme le Japon (pour ne citer que lui, mais peut-être est-ce le seul ?) osent bousculer nos habitudes et se rire du poids des attentes du grand public, pour développer des oeuvres uniques, novatrices, sans concessions  - confinant, je n’ai pas peur de l’écrire, à l’oeuvre d’Art. Car ce n'est pas dans notre triste hexagone qu'on aurait pu inventer le concept (révolutionnaire s'il en est) du poster dit « de salle de bain »,  lavable en cas « d’accidents », dont cinq magnifiques exemplaires accompagneront l’édition collector. Non, aucun de nos soi-disant "génies créatifs" n'aurait été capable de conjuguer avec une telle maestria élégance et esprit pratique, esthétisme et fonctionnalité. Autant pour toi, Michel Ancel !

 

 

 

Gageons, alors, qu’il faudra encore des années (peut-être des siècles ?) de grossière surenchère avant que je ne prenne ENFIN conscience que mes éditeurs préférés, défendus avec l’énergie du passionné, me prennent pour le dernier des ânes (pour ne pas dire des porcs) et se paient ma tête à mes frais - ou que je réalise, trop tardivement, que leur politique est indéfendable et que j’aurais dû leur dire « stop ! » avant que les limites du tolérable n’aient été à ce point franchies.

Ne serait-ce que par amour-propre.

Mais avant d'en arriver là, encore faudra-t-il, sans doute, qu’on m'invente l’amour de salle de bain lavable à l’eau tiède...

 

Moero Chronicle sortira le 24 avril sur PS Vita.

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C'est en com' que ça se passe...

 

Bon alors écoute, p'tit gars.

J'ai été patient, Dieu m'en est témoin.

Pendant des semaines, que dis-je, des mois, j'ai supporté tes jérémiades, je t'ai laissé jouer à ce que tu voulais, comme tu le voulais, sans jamais esquisser plus qu'un sourire condescendant, et je t'ai laissé déblatérer à l'envi, te la péter Cyber-Socrate 2.0 sans jamais broncher ni avoir la veine du front qui pète, avec la sérénité et la tolérance du Bouddha en quatrième transformation. Oui, d'accord, je l'admets, des fois, Bouddha, il t'a un peu rougi les fesses, y'a bien un ou deux coups qui sont partis tout seuls pendant que je nettoyais mon bon sens, mais personne n'est parfait, t'es bien placé pour le savoir, et putain, on ne peut pas dire que tu m'as aidé à garder mon calme, avec tes conneries sur-mesure. Mais ça va, quoi, ça aurait pu être pire, j'aurais pu redécorer tout Gameblog avec tes tripes, ça aurait pas été beaucoup plus moche et ça aurait été raccord avec le thème du site : le jeu vidéo. Qui, comme chacun sait, « n'est pas plus violent que le journal télévisé et que même que c'est la faute des parents alors ta gueule Claire Gallois, on te voit on te crève, ça t'apprendra à nous prendre pour des gamins immatures ». Oui, là, je me fous ouvertement de ta gueule, c'est bien de l'avoir remarqué. Et tu sais quoi ? ça soulage. Normal. Déjà que même si ton intelligence semble soluble dans la flotte qui te sert de cerveau, t'es pas trop buvable en période de sortie des Neptunia, des PES, des Assassin's Creed ou autres Final Fantasy qui te titillent la trique, avec l'avènement de GTA V, t'as encore levelé dans le registre de la stupidité, et même que tu vas pas tarder à atteindre le niveau 99 (faut dire que sur ce plan, tu farmes comme un malade). Or tu vois, pour les mecs comme moi qui attendent (à tort, sans doute) un minimum de tenue et de cohérence de la part des personnes qu'il lit, c'est carrément devenu un supplice, du genre à te filer envie de te pendre avec le câble de ta souris. Sauf que j'ai une souris sans fil, bordel ! Alors à la place, tu m'obliges à me parjurer et à reprendre la plume, le temps de te faire bouffer tes balourdises jusqu'à ce que ton bide te fasse souffrir autant que tu fais pleurer tes neurones. Et ça, ça me fout les nerfs, tu peux pas savoir à quel point. Pour résumer, on va dire qu'il y a trois choses d'infini dans l'univers : l'univers en question, la bêtise humaine et mon point dans ta gueule.

 

Non parce que bon. On aurait affaire un jeu mature et subversif, à t'en croire, si j'ai bien tout compris à ta prose malhabile et à tes envolées lyriques de témoin de Jéhtéha. A quoi j'ai envie de répondre : MATURE MON CUL, ET SUBVERSIF LES POILS QUI SONT DESSUS !  Déjà, si tu permets, on va commencer par la base puisque visiblement, même les concepts les plus élémentaires, tu les maîtrises moins que le chourrage de caisse organisé. Normal, t'as pas eu de tuto. GTA V, au cas où tu serais passé à côté, en substance, c'est UN PUTAIN DE JEU. Un jeu auquel tu JOUES. Parce que c'est LUDIQUE et parce que ça t'AMUSE. C'est vertigineux, je sais. Partant de là, j'aimerais bien savoir ce que la maturité vient faire là-dedans - surtout sachant que le jeu, c'est la prérogative des chiards. Si par extraordinaire, tu serais assez schizo pour arriver à jouer de matière mature, tu prendras aussi cinq minutes pour m'expliquer ce qui différencie l'enfant d'un adulte, à part les boucles sur la toison du kiki. Mais je devrais pas te tendre la perche, vu que je sais que tu es capable d'ergoter des heures jusqu'à te donner l'impression que je suis un gros con, alors que je ne fais que m'en tenir aux définitions des termes. Aussi vais-je enchaîner illico, ça nous fera gagner du temps à tous les deux. Revenons-en à nos moutons, ainsi qu'au jeu qui les fédère. L'amusement, dans GTA V, il vient de quoi, exactement ? Qu'est-ce qui fait qu'au-delà de son gameplay de qualité (je le reconnais), son scénario bien ficelé (je confirme) et de sa technique quasi-irréprochable (tu prêches un converti), il rencontre un succès excédant de manière surnaturelle ceux de ses concurrents de classe AAA - souvent aussi bien lotis que lui, en la matière ? Pourquoi un tel engouement psychopathe, des charrettes de préco en file indienne et cet indéniable pouvoir de fascination, capable de faire oublier les autres galettes du moment, y compris un FIFA qui n'arrive pourtant pas loin derrière en termes de crétinerie ? Pourquoi une telle emprise sur le public, au point de soulever les foules de manière aussi unanime et de se vendre comme des petits pains (fourrés à la cocaïne) ? Boah, y'a pas à chercher loin. La spécificité de la licence, c'est qu'elle permet de transgresser les règles de la société, sans qu'il y ait de conséquences. Et ça, c'est amusant. Il paraît. Oui, enfin, faut pas charrier non plus. C'est amusant, seulement si on a un problème conscient ou inconscient avec ces règles. Parce que transgresser quelque chose qui ne nous pèse pas, ça ne présente pas le moindre intérêt, ni de quoi se payer ne serait-ce même qu'une demi-molle. Car si ces règles n'engendrent pas de frustration, la catharsis proposée par GTA ne fonctionne pas, puisqu'elle n'a pas lieu d'être. CQFD. Ne reste alors, pour l'individu concerné, qu'un jeu vidéo ni meilleur ni pire que la moyenne, pas de quoi se cloîtrer chez soi et ne plus décoller de l'écran pendant deux semaines, hikkimori-style. Oui, GTA V est un jeu de frustrés, pour frustrés, je n'invente rien, c'est un constat, comme dirait l'autre. Alors bon, je sais que ça te fera pas trop plaisir de lire ça et que tu risques de m'inonder sous les injures orthographiées au petit bonheur la chance, ou de m'ensevelir sous les pseudos-contre-arguments coécrits par la haute estime que tu as de toi-même (comme tout frustré qui s'ignore), mais voilà, c'est comme ça, c'est pas autrement et si ça te plaît pas, plains-toi à ton surmoi, personne t'as obligé à être un chouineur de première, infoutu d'accepter les limites que le monde lui pose, c'était pas prédestiné, c'est un choix personnel... et ça, c'est ton problème. Moi, j'enchaîne. En toute logique, plus ta frustration sera grande, mon p'tit Kévin, plus tu vas apprécier. Forcément. C'est étudié pour. Du coup, pas étonnant que le titre soit si populaire chez les mômes colériques et les ados-que-de-toutes-façon-tu-peux-pas-comprendre-toute-leur-souffrance-à-eux-de-pas-avoir-de-baskets-adidas-et-d'I-Phone-5G-comme-les-autres. WESH ON PEUT PIQUER DES CAISSES ET BAISER DES PUTES ET TUER DES GENS SANS ETRE PRIVES DE NUTELLA AU GOUTER ! GOTY, j'ai envie de dire. Mais juste pour me foutre un peu plus de ta mouille, bro. Maintenant que je suis lancé, ce serait dommage de m'arrêter en si bon chemin. Y'a que la première page sous Word qui coûte, à ce qu'on dit.

 

Pour la maturité, par conséquent, on repassera, elle s'accorde assez mal à la frustration infantile dont le jeu se nourrit. Frustration compréhensible, ceci étant : à une époque où les parents trouvent ça trop fatigant d'éduquer leur progéniture, où celle-ci est surprotégée jusqu'à l'absurde, où on lui offre tout ce qu'elle croit désirer depuis que son intellect est devenu une extension des plages-pubs d'NRJ12, et où l'école la place souverainement au centre de son système éducatif, l'encourageant ainsi à se prendre pour le nombril de toutes choses, quoi de plus naturel ? Et peut-on vraiment lui reprocher de griller un fusible, à cette jeunesse sous blister, quand arrivée à l'âge presque adulte, elle vit ses désillusions comme des injustices à réparer. Comment ? Elle doit faire la queue au supermarché ? Mettre le clignotant quand elle veut tourner ? Attendre son tour chez le médecin ? Alors qu'on est Sa Majesté Sérénissime Soi-Même, celle-là-même au pied de qui tous les adultes se prosternaient jadis ? ! Et aujourd'hui, plus rien ?  ça aussi, ça doit être PEGI 18+, comme baffe dans les gencives. C'est les psychanalystes, les dealers et les mecs de chez Rockstars qui s'en frottent les mains. Avec des générations pareilles, la sécurité de l'emploi, pour eux, c'est plus un mythe - et pour longtemps. Au royaume de la crapule-roi, ça fait pas tâche dans le décor. Donner à un public immature, frustré et en demande exactement ce à quoi il aspire, tout au fond de lui, y'en a qui peuvent trouver ça subversif, hein, la stupidité n'est pas un délit, mais chez moi, on appelle ça du fan-service, au même titre que les culottes, les boobs, le blood et les costumes de chattes en DLC. Oh oui, GTA, c'est rebelle, ça bouscule, c'est sûr. Mais ça bouscule seulement celles et ceux à qui ce n'est pas destiné - ce qui, sur le plan financier, est bien branlé quand même, et représente un risque zéro.

Paie ta rebellitude !

70 euros, taxes comprises.

Partant de là, force est de constater que l'expression « monde bac à sable » n'est pas usurpée. GTA, ce n'est ni plus ni moins qu'une grande cour de récré où les (soi-disant, là encore) « adultes en devenir » vont pouvoir laisser tomber leur masque acnéique et renouer avec leur sale gosse intérieur, celui qui rêvait il y a peu de plonger les deux mains dans son caca, juste parce que c'est interdit et pour montrer qu'il a du pouvoir, lui aussi. GTA, c'est Charlie et la Chocolaterie au pays des flingues. Le concept de liberté, vu par un enfant de quatre ans pour qui l'idéal est dans l'absence de contraintes et le « je fais ce que je veux, comme je veux, quand je veux et si tu m'en empêches je pleure ». Quiconque ayant des notions de philosophie saura qu'a contrario, la liberté de GTA n'est qu'un leurre, un miroir aux alouettes, un fantasme indigent. Lequel, accessoirement, tend à suggérer que la transgression, c'est cool, ça fait bonhomme, ça fait Scarface, alors que respecter les règles, c'est petite bite, c'est bon pour les nounours et les petits péteux. Ce qui, entre les lignes, discrédite un système qui, à l'opposé, fait de l'être humain ce qu'il est et le distingue (peut-être) de l'animal. Finalement, c'est comme ça qu'on se retrouve avec des générations de dégénérés (si l'on peut dire) qui pensent qu'être gangsta, c'est hype, c'est être fort, c'est être un prédateur, alors que le gangsta, sans gars autour pour respecter les règles qu'il viole, il est plus rien. Merci Rockstar. Mes sept années de travail dans le social te doivent beaucoup.

 

J'ouvre une parenthèse, au passage, Kévin. Car comble de la misère humaine, ce qui, dans la réalité, ne t'arrache même pas un regard ou un haussement d'épaule, devient dans ton jeu préféré motif de pâmoison. OMAGAD IL Y A DES BUISSONS ! OMAGAD ON PEUT ALLER PARTOUT ! OMAGAD ON PEUT REGARDER LA TELE ET ECOUTER LA RADIO ! CE JEU EST D'UNE RICHESSE VERTIGINEUSE ! Des nèfles. C'est pas pour spoiler mais hé, on peut faire ça dans le vrai monde aussi, et c'est juste très très chiant. Sauf que voilà, le banal, dans un cadre virtuel, apparaît extraordinaire, alors que l'extraordinaire, dans un cadre réel, a l'air on ne peut plus banal. Ben oui, vu qu'on vit dedans tous les jours, on le trouvera forcément plus dépaysant dupliqué à l'identique, mais sur un écran de 44 pouces. Ok, d'accord, ça revient à faire la démonstration d'une non moins réelle limitation intellectuelle, et d'une absence de recul caractérisée, mais hé ! On l'a vu plus haut, personne n'est parfait. C'est que le joueur moderne s'est tellement auto-sucé le cerveau à travers la paille de son auto-satisfaction que les petits miracles du quotidien, il les a classé dans la catégorie « scrolling différentiel multiplans ». Alors que des lignes de code, c'est de l'art. Lamentable, mais dans l'air du temps. Sur ce, je referme cette parenthèse et j'essaie d'avancer. Mais c'est pas évident, j'ai l'impression désagréable de faire du Moonwalk dans la boue.

 

 

Après, va pas le prendre pour toi et partir dans un de tes traditionnels délires de persécution. On en a soupé, à force. J'ai rien contre GTA, moi. Je suis même sûr que c'est un jeu de qualité et tout. J'y jouerais certainement avec plaisir, si j'en avais l'occasion. Je suis juste pas dupe des cadavres dans les coulisses, et basta. Parce que je suis de ceux qui appellent un chat un chat, tu vois. Surtout quand c'en est un. Non parce que c'est pas pour de vrai, en théorie, chacun est libre d'avoir des goûts formatés ou de payer pour s'aliéner, ça devrait pas poser de problème. Et ça n'en poserait pas, dans un univers où les causes seraient sans conséquences, et où ce genre de produits de consommation (qu'on cherche à appeler art pour pouvoir se la raconter) ne viendraient pas alimenter une fange créative fleurant bon la marée montante - ou les slips de trois mois. Parce qu'y'a beau avoir un 18+ collé en évidence sur la jaquette, on sait bien que le gros du public concerné fait ses premières armes intellectuelles sur le forum 13-15 de jeuvidéo.com, et que dans 99,99 % des cas, ça fait mal aux fesses à la raison pure. Pourtant, et bienheureux les simples d'esprits car le grand internet leur appartient, la grande majorité des joueurs en âge de parler, et suffisamment instruits pour parvenir à formuler deux-trois phrases correctes à l'oral (une élite) rétorquera qu'elle est assez mature pour savoir faire la part des choses ou distinguer le réel du virtuel. OR LA ENCORE, SUR LES MURS DES ECOLES, MON CUL, J'ECRIS TON NOM ! Déjà, parce qu'on l'a vu, ceux qui prétendent ça sont des frustrés qui s'ignorent, en butte symbolique aux limites imposées, et que ça fout pas en confiance non plus. Ensuite, parce que quand on lit leur réactions « passionnées » (comprendre : profondément débiles, au sens étymologique du terme), sitôt que quelqu'un ose émettre un avis ne serait-ce que mitigé sur l'objet de leur adoration, y'a de quoi avoir froid dans le dos. Si j'ai bien tout pigé, les mecs qui écrivent ça (en réaction à l'excellent article de Noiraude) :

 

 

 ...ils prétendent aussi qu'ils sont assez matures pour ne pas laisser cette violence, ces transgressions leur monter à la tête ? Oh, et je sais pas, moi, ils voudraient qu'on les croit, ou c'est juste pour la forme ? Non parce qu'on est peut-être tous fins cons, hein, mais pas dans les mêmes proportions non plus, faut pas exagérer. Qu'on ne vienne pas me raconter que des mecs qui sont pas capables d'accepter l'idée qu'un tiers puisse avoir (et défendre) un avis différent du leur (au point de vivre celui-ci comme une agression) sont capables d'aborder ce genre de titres avec le recul nécessaire. Le type qui oserait affirmer ça en toute bonne foi, direct, je le réoriente en section Gameblag, avec mon like d'office. Et je le signale aux forces de police.

 

Alors voilà, je connais la chanson, c'est à peu près à ce moment là que les pistoleros de forums dégainent leurs 6 coups préférés. En tête : le désormais cultissime « je joue à GTA depuis que je suis tout bébé, c'est pas pour ça que j'ai été coffré pour trafic de poussettes ». Ou autre variations consternantes. S'il y avait d'ailleurs un jour un concours de gros nazes sur internet, non seulement tout le monde aurait sa chance mais celui qui oserait mettre sa fierté de côté pour lancer une ânerie pareille, il creuserait l'écart sans forcer. Attention, moi, j'ai rien contre le fait qu'on soit idiot, hein, il faut de tout, dans la vie. Le problème c'est que comme la bêtise, chez l'homme, est une qualité innée qui se cultive d'elle-même, elle ne peut qu'être l'apanage du plus grand nombre - et, par conséquent, forger la norme. C'est ainsi qu'on se retrouve sur le web, ni vu ni connu, avec des valeurs inversées nivelant la société par le bas : pas de surprise, les raisonnements qui y seront taxés de « brillants » sont ceux que la masse ignorante sera susceptible de comprendre, et dont elle partagera les conclusions. Ce n'est pas leur qualité de construction ou leur précision sémantique qui leur vaudront tous les suffrages, rien d'aussi « intellectuel » que ça, ce serait bien trop compliqué, ça obligerait à faire marcher sa tête, ce serait risquer la migraine. Alors que le fait d'être d'accord avec son interlocuteur, c'est une valeur sûre et c'est très gratifiant, surtout si ça paraît logique. Le hic, c'est qu'au niveau zéro de l'intelligence, n'importe quelle idiotie convenablement tournée peut apparaître logique. A plus forte raison quand elle abonde dans notre sens, on ne va pas se fouler la patte à la remettre en cause. Les grecs avaient bien pigé le truc, d'ailleurs, ils s'en étaient fait une spécialité : enfumer pour rassembler, mentir pour mieux feindre la sincérité. Car ce n'est pas la raison, qui prévaut, dans les faits, mais le nombre. Et tant pis pour la vérité (ou ce qui s'en approche). C'est qu'un bon argumentaire, c'est du boulot. Et la plupart du temps, c'est au moins aussi complexe que la question sur le grill, ça demande beaucoup plus que des tâtonnements de l'esprit ou des certitudes mal placées. Sans compter qu'en termes de compréhension, ce n'est accessible qu'à ceux qui sont disposés à « faire l'effort », sous réserve qu'ils aient assez de bagage, d'expérience et d'esprit. Ben oui. Faut réfléchir, c'est fatigant, ça fait mal à la tête, c'est ça en moins de temps qu'on a pour jouer à GTA - et en plus on n'est pas d'accord alors c'est trop de la merde ce que tu racontes et t'es un gros connard qui ferait mieux de se la boucler espèce de hater. C'est le pain quotidien du net, qui ne mérite décidément pas son nom. Car non content de faire dans le biaisé, le populiste et le mal-dégrossi, l'internaute moyen ne va même pas se donner la peine d'être con par lui-même, il va chercher plus talentueux que lui en la matière et le laisser faire le travail pour lui. La norme (qui a décidément bien des qualités) ne s'y trouvant constituée que de suiveurs et de feignasses, il suffit qu'un guignol doué du sens de la formule balance une tagline bateau (mais qui fera l'unanimité), pour que tout un chacun la reprenne à son compte afin de lui infliger les derniers outrages, sous formes de déclinaisons plus grotesques les unes que les autres, sans doute dans le but d'affirmer ce qu'il prend pour (Dieu lui pardonne) une identité. Comme les photo-montages, les vidéos ou les chaînes de l'espoir, les raisonnements, sur le net, ça se reposte ad nauseam. Formules toutes faites ("waaa le pavé de gros dégu', sale hater/fanboy/blasé, espèce de consanguin/chômeur/nazi"), sophismes de bas étage, parodie de démonstrations philosophiques option « j'aurais peut-être mieux fait de redoubler ma terminale » : on a l'embarras ET le choix. Bon ou mauvais, on s'en tape, du moment que ça claque. La quantité, plutôt que la qualité, encore. Si tout le monde balance la même chose, tout le monde se donne raison et en critiquer un, c'est critiquer l'ensemble. Ça protège, ça rassure. Du coup, c'est bien fichu, c'est dissuasif. Même les ânes ont leurs finesses que la finesse ignore.

 

La faute aux médias, c'en est une autre, tiens, tant qu'on est parti à démystifier. Elle est marrante, celle-là, aussi. Et oui, absolument, je n'en pense pas un traitre mot. « Les Jeux vidéos, c'est violent, mais pas plus que le cinéma, la télé, les Bds, le journal de 20 heures et tout ». ça fait plus de 20 ans qu'on la sort, celle-là, et elle est toujours aussi déprimante tellement elle t'invite à bouffer du foin. C'est comme si au plus fort d'une guerre civile, on se faisait chopper en train de torturer un camion d'innocentes et qu'on rétorquait « ouais non mais arrêtez, c'est pas grave, ce qu'on fait, nous : traversez la rue et vous trouverez une bande qui torture des femmes ET des enfants ». Ha ben d'accord alors. Pardon de vous avoir dérangé, mon brave monsieur. Et merci pour le tuyau, c'est bien urbain de votre part. Là encore, c'est direct le retour en case cour d'école maternelle : « oui mais c'est lui qu'a commencé ». Su-per. Avec ça, on avance, c'est certain. OSEF, si ce n'est pas parce qu'un média ne constitue pas la totalité du problème qu'il n'en fait pas partie. Et qu'en faire partie, c'est déjà constituer un problème.

 

Sinon, dans le genre, y'a la faute des parents, aussi, qui revient tous les quatre matins avec son pain et ses croissants. La violence dans GTA V ? C'est pas la faute de Rockstar, allons, qu'est-ce que vous allez vous imaginer bande de haters ! C'est les parents qui ne sont pas assez éduqués, et qui n'éduquent pas assez leurs morpions ! C'est eux les méchants responsables, tout est leur faute ! Et puisqu'on en parlait et que le jeu lui fait la part belle, il faut le crier haut et fort : la drogue, c'est pas la faute des dealers ! LET THE DEALERS ALONE ! Vous êtes rien que des conformistes manichéens qui voient pas plus loin que la poudre au bout de leur nez ! LOL. C'est sûr que c'est sympa, le concept de responsabilité, quand on a deux de QI et la maturité émotionnelle d'un morveux de cours préparatoire. Y'a un responsable et si on le trouve, hop, ça donne l'immunité à tous les autres. Une bien belle chose que la pensée binaire. Il suffit de charger de tous les torts le parti qui nous agréera le moins pour absoudre nos chouchous, ni vu ni connu j't'embrouille. Entre les vilains parents qui représentent si peu, mais quand même, les règles, et Rockstar qui sont nos copains artistes qui nous donnent juste ce qu'on veut et qui crachent sur cette société pourrite où on peut pas aller en boîte jusqu'à quatre heures du mat', le coeur ne balance pas. Le problème, c'est les parents, c'est la société, c'est la télé, c'est le ciné, mais sûrement pas nos jeux vidéos adorés, ceux qui les font ou nous qui les achetons avec la bouche en coeur et le zizi tout dur.

 

Le constat est sans appel : Internet se donne de grands airs, il aime beaucoup s'écouter babiller, mais il ne sait pas penser. Du tout. 90% (si ce n'est plus) des raisonnements qui y sont étalés ne valent pas tripette, et encore suis-je optimiste quant à la fourchette. Ça implique que 90% des gens (au moins) ne sont pas fichus d'utiliser leur cerveau correctement. Et ça fait d'eux, au bout du compte, des abrutis imbus de leur personne et de leurs capacités limitées.  Ça en fait, des guignolades prêtes à être absorbés telles qu'elles par l'équivalent humanoïde de la serviette-éponge. Constat tragique, aussi (et un rien méprisant mais comme je l'écrivais, j'aime appeler un chat un chat. Je ne suis pas responsable, par contre, du fait qu'il soit un chat). Mais constat objectif. Et justifiable sans trop forcer. Car la plupart des gens, sitôt qu'ils croient penser, font l'erreur de partir de la conclusion qui a leur faveur pour construire leur démonstration de façon à lui donner corps, et qu'importe si pour ça, il faut tordre des principes, jouer sur les mots, caricaturer.  L'essentiel, c'est que ça ait l'air cohérent et que ça nous conforte dans l'idée que nos goûts sont légitimes, que nos opinions sont sensées, que nos dogmes n'ont rien d'arbitraire. Une approche nombriliste, immature (on y revient) qui consiste à plier la réalité à nos désirs. Faire fi de ses limites, encore. Le tout, avec des outils langagiers plus douteux les uns que les autres - mal maîtrisés, pour couronner le tout. Une fois que tu enlèves du net tout ce qui relève de ces pirouettes maladroites, mon p'tit Kévin, il ne reste plus grand-chose. Essaie. Clique sur le lien hypertexte précédent, et sers-t'en de tamis, si tu peux. Tu verras que tous ces grands mots, ces doctes remontrances, c'est jamais que du flan. Alors qu'à l'opposé, la seule et unique façon de penser « pour de vrai », et je m'en cogne si ça te défrise, c'est de laisser ses convictions de côté, de partir des éléments objectifs constitutifs de la question, de les soumettre à l'analyse, une fois, deux fois, trois fois, sans a priori ni complaisance, et de remonter leur piste pour voir où elle mène, que le panorama final nous plaise ou non. Et tant pis pour nous si on se retrouve en porte-à-faux, ou si on en sort malmenés, ça fait partie du jeu. Comment ne pas sourire avec mépris, dès lors, quand on discute avec des mecs qui, DE TOUTE LEUR VIE, n'ont jamais trouvé louche que leurs raisonnements et leurs goûts s'accordaient systématiquement, sans jamais diverger. A ce niveau d'aveuglement, c'est pas pour me moquer mais y'en a dans tes rangs qui frisent le 7ème sens.

 

 

Alors quand je te lis bomber le torse et affirmer avec l'assurance d'une grenouille de fable que « c'est n'importe quoi sale hater, la violence des jeux vidéo elle influe même pas sur le comportement d'abord », j'ai envie de te répondre en toute amitié : TA GUEULE. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait. C'était une tradition tantôt et c'est bien dommage qu'internet lui ait tordu le cou. « Il faudrait faire des études scientifiques », nuanceront les plus mesurés. A quoi je rétorquerai avec toute la patience qui me caractérise : ETUDES SCIENTIFIQUES MON FION ! Qu'est-ce que tu veux balancer de l'argent là-dedans, quand il suffit de poser que tout ce que les êtres humains sont amenés à vivre représente une expérience, et que toute expérience contribue à forger ce que nous sommes, d'une manière ou d'une autre. Je ne vois pas comment le jeu vidéo serait le seul élément matériel du monde qui ferait exception. Ça, c'est de la vraie logique, tu vois. Pas de la rhétorique de supérette. Tu peux toujours te creuser la tronche pour me sortir un « oui mais » bancal censé me donner tort, tu n'y échapperas pas : c'est comme ça, pas autrement, et ça t'emmerde (accessoirement).

 

Quant à cette influence, il ne paraît pas hasardeux de formuler une hypothèse qui voudrait que dans le fond autant que dans la forme, elle dépendrait du vécu, de la personnalité, de l'âge et de mille autres choses, si bien qu'elle diffèrerait d'un individu à l'autre jusque dans ses répurcutions. Sans qu'on puisse généraliser, ou nier pour autant. Tu le vois, le tableau, ou tu regardes le doigt ? 

 

Alors, c'est sûr, si j'étais toi, je ne changerais rien, Kévin. Je continuerais d'avancer sans jamais penser, ni douter, ni remettre en question, ni accepter la différence, ni aiguiser mon sens critique, ni mettre de la raison dans mes passions ou dans mes points de vue. Je traverserais la vie en freestyle avec un sourire Justin Bieberesque à pleins chicots, et je rêverais d'être retenu pour le prochain Secret Story..

 

Heureusement, je ne suis pas toi. Je l'ai p't'être été, remarque, mais c'est loin.

Cette âme d'enfant-là, je lai achevée à coup de bêches.

 

Et je m'en fous si à cause de ça, je dors pas bien la nuit parce qu'au moins, moi, j'avance les yeux ouverts.

 

Ou je m'y applique.

Et c'est déjà pas mal.

On se prend moins les murs, déjà.

 

Et du coup, on a l'air moins con.

Tu devrais essayer.

Tu verras, ça change la vie.

 

Voir aussi

Jeux : 
Grand Theft Auto V
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C'est en com' que ça se passe...

On parle beaucoup du milieu du jeu vidéo comme d'un bouillon d'inculture sexiste, machiste et misogyne, mais la polémique houleuse qui aura suivi la publication des modèles 3D de Quiet, nouvelle égérie féminine de la célébrissime saga Metal Gear, aura démontré que le joueur n'était pas le cuistre sans cervelle pour lequel les grandes chaînes généralistes voudraient le faire passer.

 

Faisant écho aux déclarations de l'irréprochable David Ellis (concepteur visuel sur la série Halo), ils n'ont pas hésité à se ranger sous l'étendard de celui-ci pour condamner en bloc ces regrettables dérives.

De l'avis général, un design « répugnant » et « de très mauvais goût », qui fait honte au milieu comme à la profession. Kojima, le papa de la franchise, pensait brosser les hormones du public dans le sens du poil, au lieu de quoi s'est-il heurté à son bon sens et sa lucidité, avec pertes et fracas. Une leçon cuisante qui, espérons-le, sera matière d'exemple pour ceux qui seraient tenté de lui emboîter le pas.

Une belle victoire de la moralité, à une époque où celle-ci aurait pu sembler passée de mode. 

Comme quoi...

"Il y a encore du bon en ce monde", comme aurait pu le conclure Sam Gamgee.

 

 

 *

 

 

L'occasion pour le blog du Gamer aux Mains Carrées de proposer, histoire d'enfoncer le clou, une rétrospective (non exhaustive) des héroïnes de jeu vidéo les plus populaires et sexy de ces dernières années. 

 

Démonstration par l'exemple qu'on peut séduire le public masculin sans pour autant donner dans la vulgarité.

 

 

 

 A tout seigneur, tout honneur (lolilol) : Kaine (Nier), qui porte haut sa condition d'hermaphrodite

en revêtant une tenue à la fois simple et fonctionnelle, dans des coloris sobres et bien assortis. 

 

 

 Incontournable ici : Lightning Farron, l'héroïne de la trilogie Final Fantasy XIII,

qui arborera pour son grand retour plus de 80 tenues inédites, sans fioritures et sans les

habituels excès ornementatifs qui caractérisent le J-RPG. Tout au plus se distinguera-t-elle

par une ou deux boucles de ceintures discrètes et bien plaçées...

 

 

 

 Tales of Xillia, un jeu plébiscité par les otakus de tous crins, dont l'originalité visuelle et l'absence de

concessions faites au fan-service sauront satisfaire les joueurs les plus réfractaires à la japonaisierie.

 

 

Les tenues de Shana, l'indienne métisse de Shadow Hearts III, expriment mieux que de longs

discours toute la profondeur  et la complexité de sa flamboyante personnalité.

 

 

 

Ivy (Soulcalibur V) allie à une salutaire austérité vestimentaire un véritable

talent dans sa manière d'allier les teintes et les textures.

 

 

 

 Le trio YuRiPa de Final Fantasy X-2 passe d'un style fashion à l'autre en un clic sur le bouton X,

sans jamais qu'aucune coupe, aucun tissu, aucun bijou ne confine au grotesque

.

 

 

 

Le très apprécié Etrian Odyssey IV propose lui aussi de nombreux personnages féminins

tous plus sains et mieux habillés les uns que les autres.

 

 

La légendaire Bayonetta fera, à coup sûr, vendre beaucoup de WiiU grâce à son gameplay

et à la puissance scénaristique hors-norme de ses trépidantes aventures. 

 

 

  

Neptunia n'a pas besoin de mettre ses atouts en valeur pour faire tourner les têtes.

Il lui suffit d'un simple justeaucorps ajusté dont le motif à l'entrejambe vient

symboliquement évoquer un sexe féminin prépubère avec une finesse toute japonaise.

 

 

 

  

 Selon nombre de joueurs, les proportions parfaite de la barbare de Dragon's Crown confinent à l'oeuvre d'art.

 

  

 

Enfin, la truculente héroïne de Lollipop Chainsaw affirme sa féminité sans sacrifier à son féminisme,

et sait comment allier la fougue guerrière à l'innocence piquante de la coquetterie adolescente.

 

 

Prends-en de la graine, Kojima, et revient sur le devant de la scène quand tu auras fini ta puberté, car après avoir parcouru tant de travaux d'exceptions du regard, tout en élégance et en retenue, je scrolle cet article vers le haut jusqu'à la photo de Quiet... et tout de suite, coup au coeur, ça saute aux yeux, elle est... euuuuhhh... ça paraît complètement... je veux dire que... il faudrait...

Attendez une minute.

Elle est où, la différence, exactement, là ? ! 

Non parce que j'ai beau y revenir à deux fois, la frontière entre "chef d'oeuvre de bon goût" et "design répugnant" me semble soudain beaucoup, beaucoup plus floue.

Pour ne pas dire très subjective.

Voire même complètement c*nne.

Quant aux critères qui permettraient d'établir une telle distinction... serait-ce exagéré que de les soupçonner à hauteur de ceinture, voire un peu en-dessous ? 

 

Parce que de toute évidence, en s'y attardant un peu, ce qui dérange, avec Quiet, c'est juste qu'elle n'a pas un visage avenant de babydoll fantasmatique et que du coup, ça demande un peu plus d'efforts, psychologiquement parlant, pour se glisser la main dans le slip.

Aux temps pour moi.

J'y avais cru et tout.

 

Ce que je peux être naïf, par moments.

 

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C'est en com' que ça se passe...

 « Une véritable atteinte à la propriété intellectuelle ».

 

Pas de surprise pour les habitués du cyberspace : passée l'euphorie initiale qui a accueilli l'annonce, ce jeudi 5 septembre, d'une nouvelle politique éditoriale plus encline à « mettre en valeur le contenu des blogs de qualité en les publiant sur sa page d'accueil », le site de jeu vidéo Gameblog.fr essuie une fois de plus de virulentes critiques de la part de ses détracteurs. A juste titre, semble-t-il, car sous ses apparences faussement altruistes, cette décision pose de sérieux problèmes d'éthique, comme n'ont pas manqué de le relever les esprits les plus affutés sur les forums dédiés :

 

C'est honteux. Purement et simplement. Gameblog s'approprie notre travail à des fins commerciales et se réserve le droit de le diffuser comme bon lui semble, sans que nous ayons voix au chapitre.

 

 Non content de nous transformer en pigistes bénévoles, le site nous prive de nos droits d'auteur, au sens le plus strict de l'expression. Il nous dépossède de nos biens pour se les approprier sans vergogne, tout en prétendant oeuvrer dans notre intérêt .

 Si je ne désire pas partager mon texte avec des milliers d'inconnus, au nom de quoi Gameblog s'aviserait-il de passer outre ma volonté et de me forcer la main ?.

 

"Ce que propose Gameblog, en plus d'être illégal, est hautement préjudiciable pour les auteurs et les créateurs qui font pourtant la richesse de sa Communauté. 

 On nous prend vraiment pour des imbéciles.

 

 Et Kimdotcom, il met le chocolat dans le papier alu.

 

  

Rembobinons le temps et écoutons les mêmes, en janvier 2012 :

 

«Ouaiiiiiis, euuuuhhhh, c'est dégueulasse, c'est malhonnête ! En tuant Megaupload, c'est la Culture qu'on assassine ! Et il faudrait l'accepter sans rien dire ? Mais pour qui nous prend-on ?.

 

Hadopi, fascistes ! On n'oubliera pas ! On ne pardonnera pas !

 

Non mais de quoi ils se plaignent, les artistes ? Grâce à nous, leurs oeuvres peuvent toucher un public plus large et plus diversifié !  Ils devraient nous remercier, plutôt, oui ! Au lieu de quoi ils s'indignent et nous font des procès d'intention, quand c'est pas des procès tout court ! Ha non mais j'te jure, quelle bande d'ingrats !

 

Je vois pas le problème, perso. Je télécharge et si ça me plait,  j'achète ensuite. C'est bon, quoi. Y'a pas mort d'homme. C'est pas comme si c'était du vol ni rien.

 

Vous pourrez toujours nous faire la chasse et chercher à nous museler, vous n'y changerez rien, au final : tant pis pour vos vues mercantiles et vos politiques répressives ! Que vous le vouliez ou non, le partage, c'est l'avenir ! L'Art appartient à tous, vous ne pourrez pas nous le confisquer éternellement.

 

Aussi sommes-nous désormais en mesure de vous présenter ici EN TOTALE EXCLUSIVITE un plan en coupe et au 1/1ème du cerveau de l'internaute moyen :

 Mais en moins gros et en moins poilu.

We are Anombrilous. We are legion. We reprendrons bien un p'tite bière.

 

Preuve objective, s'il en est besoin, que l'intelligence sur le web n'est qu'une prostituée à deux euros cinquante, mal maquillée, mal atiffée, avec un oeil de verre ou un pied bot, et que les so-called "argumentaires raisonnés" qu'on peut y lire ne sont jamais que des caprices de mômes cosplayés en combats d'idées.

L'occasion de relire sous un autre angle, alors, la savoureuse intervention d'Alexandre Astier au sujet du piratage, et s'affliger encore un peu plus de la bêtise des réactions et commentaires outrés qui suivent avec un bonheur un peu vain, pour ne pas dire pervers.

On y trouvera le bien-fondé, aussi, d'une refonte de nos dictionnaires, où l'on devrait classer "Pathétique" à la lettre "I".

 

Comme "Internet".

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C'est en com' que ça se passe...

 

 

 Il est de notoriété commune que les âmes les plus chagrines sont aussi celles qui, sans grande surprise, sont les plus promptes et les mieux disposées à s'enivrer de leurs propres venins.

Ainsi en va-t-il des sempiternels détracteurs de l'animation japonaises, monolithiques gardiens de bienséances passées de mode, fervents défenseurs de tabous ethnocentristes au parfum de souffre en sachet : ceux-là-même qui, depuis plus de trente ans, se plaisent à réduire cette production artistique si féconde à quelques glandes mammaires hypertrophiées, exhibées entre deux carnages sanguinolesques. De ces clichés qui ont, comme les cafards qu'ils sont, la vie dure.

 

C'est la réflexion à laquelle je suis arrivé il y a quelques jours de cela, alors qu'en compagnie de mon bon camarade Herr Von Luciole, nous visionnions ce chef de poésie et d'Amour - je n'ai pas peur d'écrire ce qui n'est pas un mot grossier - connu sous le titre révéré d'Elfen Lied.

 

Ha, mes amis, si vous saviez comme nous rîmes ce jour-là.

Avant nous, jamais personne ne s'était tenu les côtes jusqu'à se les casser comme du bois mort, ni pleuré jusqu'à déshydratation totale et séjour aux urgences ; si bien qu'aucun clone asiatique de Meg Ryan n'aurait pu rivaliser avec nos éclats de rire, quand bien même aurait-il essayé dix longues heures d'affilée.

 

Aussi était-il important ce soir que vous puissiez découvrir ou redécouvrir séant ce qui restera dans les anal comme un chef d'oeuvre insurpassable du genre.

 

C'est dans cet esprit de partage encyclopédique que les Productions Comte Zaroff, dont je suis l'heureux et tyrannique propriétaire, vous proposent cette version abrégée de la série, laquelle s'applique à en capter l'essence pour mieux affleurer à son essentiel.

 

Âmes sensibles s'abstenir : c'est très émouvant, comme on dit parfois pour faire peuple ou pour rigoler.

 

Et si vous pensez que le générique de début est over-abusé, c'est que vous avez des souvenirs très flous de l'original

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C'est en com' que ça se passe...

 

 

 

Dieu m'est témoin, amis, j'ai tout fait - TOUT, et tellement plus encore ! - pour tenir mes vieux démons à distance.

L'âge avançant, j'ai mis de la tolérance dans mes coups de sang, de la patience dans mes bouillonnements intérieurs, une sourdine à mes cris du coeur et le mors au dent de mes aspirations les plus absolues. J'ai mis du conditionnel dans mes inconditionnels, j'ai fait de mes "je sais" des "je crois" en puissance (ou, du moins, en potentialités). Mes coups de bottes ou mes coups de cravache, je me suis appliqué à les donner avec plus de noblesse, plus de manières, moins de vindicte, moins de délectation. J'ai comparu mille fois devant le tribunal de ma conscience, et j'ai plaidé coupable sans attendre ni clémence, ni pitié d'aucune sorte. J'ai voulu demander pardon, même, de mes injustes railleries à l'encontre de tant d'oeuvres que, de toute évidence, je ne comprenais pas. Girls und Panzer, Hyperdimension Neptunia,  j'ai battu ma coulpe en leur nom, en les priant symboliquement d'oublier mes outrages.

Rien n'y a fait.

Chaque jour, les monstres reviennent, chaque jour ils sortent de leurs placards, naphtaline et vieux linge, chaque jour ils s'extirpent des tiroirs, chaque jour ils font de mon ombre le théâtre de leurs parades infâmes, leurs macabres pantomimes, et chaque jour ils se rient de moi, et chaque jour ils s'échinent à me pousser tête la première dans l'abîme ouvert devant moi. 

La folie me guette, amis, je le redoute.

Ou bien est-ce le monde qui me guette, paré des traits de la folie ? 

Il me semble qu'il s'amuse de mes angoisses existentielles. Ou bien qu'il me punit ?

Est-ce là, oui, la punition pour mes péchés d'orgueil ?

Dois-je voir dans cet Etrian Odyssey IV un châtiment divin ? Ce Dungeon RPG à l'ancienne serait-il la juste rétribution de nos décadences institutionnelles et de nos Babels de pixels, prêtes à s'effondrer sous le poids de nos permissives apathies ?

Car à peine avais-je lâché un bon mot sur les très généreuses "3 utilisations" offertes par la démo jouable (contre les 15 à 30 habituelles, à votre bon coeur m'sieurs-dames) que déjà, déjà, j'étais contraint de laver mes yeux à l'eau de javel par un character designer sans pitié ni tabous - ou, en tout cas, peu disposé à se soucier des miens, et tant pis si ce sont ceux d'une civilisation entière :

 

 

 

Aussi, je m'interroge, amis.

Je m'interroge vraiment.

Je sais que ce nouveau siècle balbutie, qu'il apprend ses gammes, qu'il marche à tâtons.

Je sais, même, que le précédent n'a pas été avare en clichés et en mysoginies, dans sa façon d'aborder la féminité dans les oeuvres de fiction dédiées au grand public.

Pourtant, je me demande - et je suis sincère, je le jure face au Ciel - depuis quand notre fantasme ultime, en matière de guerrières sauvages ou lascives amazones, le souffre de nos désirs sur la mèche de nos fantaisies, tient-il moins de Barbarella que des moins pubères de nos petites soeurs cosplayées en dominatrices bondage - avec, dans le regard, toute la badassitude des soeurs Olsen période Disney Channel ? Depuis quand nous émoustillons-nous d'un mouflet à peine sorti de ses couches-culottes et habillé comme un vétérant du sexe tarifé ? 

Lassé de ses formes opulentes et de ses strings aux plis, replis, surplis évocateurs, banalisé par ses itérations séniles, le fanservice a-t-il fini par tant se lasser de lui-même qu'il s'en retrouve réduit à réinventer, encore, et encore, et encore, son rapport coupable à la sexualité, dans la transgression et la surenchère qui président à sa gloire ?

Et demain, alors, amis ?

Quand cette nouvelle norme, à son tour, n'aura plus tant d'attraits ?

Qu'irons-nous chercher comme troubles égéries, pour peupler nos rêves érotiques ?

Quels nouveaux interdits bafouerons-nous, pour garantir le grand frisson à ceux qui nous lisent ou nous jouent ?

 

Je m'interroge, je m'interroge, sans trêve mais jamais sans reproches, hélas - et pendant ce temps-là, les monstres paradent en file indienne, ils dansent et ils s'exhibent, sans pudeur ni morale, et toujours ils me poussent, et toujours ils me traînent, et toujours ils me tirent jusqu'au gouffre devant moi.

Qui est peut-être une gueule ouverte.

Celui d'une bête immonde qui, ma foi, me ressemble.

Ou même : qui nous ressemble à nous, tous, tous autant que nous sommes.

Si tant est, bien sûr, que nous soyons.

 

Mais voilà que déjà, amis, mes mots m'abandonnent à leur tour. Voilà qu'on me les prend, qu'on me les enlève, qu'on les défait de leur sens. 

 

S'il est une bonne âme qui me lise encore, puisse-t-elle les rapporter aux générations qui viendront afin qu'elles puissent, elles aussi, peut-être, choisir la voie de la lumière plutôt que les sentes de Géhenne de manière à pouvoir

 

 RAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH

P*TAIN MAIS C'EST PAS POSSIBLE, ça ! 

 

ON AVAIT DIT "UNE" BONNE RAISON, BORDEL !

UNE !

Comme dans l'expression "une seule", ou dans sa déclinaison "la seule et l'unique" !  

ça suffisait amplement ! 

Non parce que je veux bien que la folie me guette, ou que la patience blablabli, que la tolérance blablabla, ce genre de c*nneries de couvent, mais f*ck off, à la fin, amis, va falloir se calmer la zigounette un peu, là, parce que sinon le Comte Zaroff, c'est à la carabine qu'il va vous faire l'article, et il saura mettre les plombs sur les i, avec noblesse, élégance, distinction et cette bestialité inhumaine sanguinaire qu'on appelle le flegme brittanique. Puis il vous collera patiemment une pomme dans le c*l, du persil dans le nez, il vous plantera avec noblesse la rondelle sur une broche et il vous bouffra de la tête au pied sans vindicte ni délectation, mais beaucoup de plaisir quand même. Et peut-être une pointe d'origan.

Car comme l'écrivait il y a peu l'un des plus grands esprits de notre temps (doublé d'un bon ami à lui, c'est-à-dire bon ami à moi) :

"Motherfuck! What does a brother have to do to pacify a bitch? I'm telling you G, I've tried everything! God be my witness! I have shown respect, charm, under-fucking-standing! But that is the last fucking straw!"

(Isaac Washington)

 

Votre dévoué (bien que perplexe ce soir),

 

 

Comte Zaroff

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C'est en com' que ça se passe...

 

Mon ami Friedrich me le soufflait tantôt, me prenant pour un pur-sang de belle envergure : "les Grandes OEuvres naissent dans la douleur". Cette saillie impromptue, en plus de me saisir jusqu'au plus profond de mon être, m'a immédiatement fait penser à la genèse houleuse de Girls und Panzer, pièce maîtresse de l'animation japonaise dont je vous ai entretenu tantôt.

 

Or tandis que mon ami essayait vainement de me monter à cru, j'ai cru moi-même entendre dans sa sentence la confirmation objective de mes propres intuitions en la matière. Celles d'un diamant brut qui, par-delà bien et mal, n'attend que le joailler de notre intellect pour prendre fond et forme.

 

Aussi est-ce avec l'émotion si chère à Herr Cage que je partage avec vous ce document d'archive inédit en France, authentique memorabilia issu de ma collection personnelle et glané, on le subodorera aisément, lors d'un de mes nombreux pèlerinages culturels en terres d'orient.

Ceci, afin que toutes et tous puissent reconnaître tant le génie à l'oeuvre que l'oeuvre du génie. Et parabolique.

 

(Fermement condamnée par la convention de Genève, la suite n'est hélas pas publiable en l'état sur un blog soumis aux desideratas de la législation française. Herr Lovecraft en a cependant tiré un roman intitulé : « la Couleur tombée du Ciel ». Avis aux amateurs).

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C'est en com' que ça se passe...

 

 

 

 Cinq bonnes raisons de ne pas regarder Girls und Panzer...

 

Au-delà de ce titre volontairement provocateur s'affirme, on l'aura compris, une volonté d'aborder tant avec justesse qu'impartialité une oeuvre animée plurielle, complexe et plus critiquée qu'elle ne devrait l'être, dans ses qualités (immenses) comme dans ses défauts de surface, loin des concessions partisanes ou des raccourcis lapidaires, avec toute l'objectivité qui sied à ce genre de démarches. Aussi conviendra-t-il, avant de nous astreindre à développer les innombrables points forts qui font le sel de cette oeuvre atypique, de nous attacher à en relever les aspérités, point par point, pour les analyser dans le détail, avec l'attention qu'elles méritent et sans a priori.

 

Par avance, l'indulgent lecteur sera prié de nous excuser si la longueur excessive de cette étude devait provoquer quelque ennui ou contrariété en cours de lecture, car l'adage est connu, nul ne saurait dire sans un mot ce que maintes pages ne sauraient elles-mêmes exprimer.

Pour preuve objective, entrons sans plus tergiverser dans le vif de notre sujet :

 

 

Quand bien même pourrait-on arguer, sans doute, qu'il y a là quelque incompréhension d'ordre sociétal, la dichotomie trop marquée entre les différents éléments constitutifs de l'oeuvre ne peut qu'entraîner malgré elle (?) un déplacement symbolique des repères, lui-même fondé sur un renversement des rapports entre...

 

Oh et puis zut.

 

Des gamines et des tanks.

 

Point suivant.

 

 

 

Alors qu'on pourrait avancer qu'il transparaît, au travers de cette imagerie guerrière, doublée de cette superposition incongrue, quelque oxymore visant à déconstruire une vision rétrograde, mais communément partagée, de la condition de...

 

Mouais, non.

 

Laissez tomber, ça n'en vaut pas la peine.

 

Un tank rose.

 

Point suivant.

 

 

Bien qu'on aurait été en droit d'espérer une thématique sous-jascente relevant de l'ordre du...

 

OSEF.

 

Des gamines en maillot et des tanks à la mer.

 

Point suivant.

 

 

Si érudite soit-elle, la référence tend à délayer sa pertinence dans...

 

Non.

 

Non, carrément pas.

 

Une gamine qui fait un calin à un tank.

 

Point suivant.

 

 

 

                                                    O____________________O

 

Je...

Je...

 

C'est...

 

Il n'y a pas de...

 

Help.

Somebody, help.

 

Arrêtons-là les frais, voulez-vous ? !

 

 

Pour autant, les observateurs les plus sagaces n'auront pas manqué de relever la tonalité satirique (pour le moins) de ce travail de fond, dont la mauvaise foi assumée se veut porteuse de sens.

Il n'est en effet d'âme honnête qui aurait l'indécence de recourir à de si honteux procédés, aux frontières du diffamatoire, quand en réponse à l'intitulé « cinq bonnes raisons de ne pas regarder Girls und Panzer », il aurait suffit de poser :

 

 

Inutile de se confondre en protestations ou en invectives pour autant.

 

 

Ces quelques égratignements (légitimes, sans doute, à leur manière) derrière nous, il nous appartient de nous appuyer maintenant sur ces constats Jungiens pour les dépasser comme convenu - et énumérer sans plus de complexes les indénombrables raisons pour lesquelles il FAUT absolument regarder cette série d'un genre nouveau. Tâche titanesque, s'il en est, que de toutes les donner à lire, si bien qu'un article seul ne suffirait à la mener à bien. Aussi est-ce avec une saine insistance que nous vous invitons à découvrir cette deuxième partie, laudative, dans son cyber-espace dédié :

 

« Les indénombrables raisons pour lesquelles il FAUT absolument regarder Girls und Panzer »

 

Bonne lecture à tous. 

 

 

Prochaine chronique : « Hyperdimension Neptunia, 5 bonnes raisons de ne pas y jouer à jeun ».

 

 

(Viktor Zaroff, 2012, NRF. Traduit du russe par le Gamer aux Mains Carrées. ALL RIGHTS ON THE ROCKS). 

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Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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