ERROR 404 BLOG NOT FOUND

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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 13/02/17 à 19h34

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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C'est en com' que ça se passe...

 

Bon alors écoute, p'tit gars.

J'ai été patient, Dieu m'en est témoin.

Pendant des semaines, que dis-je, des mois, j'ai supporté tes jérémiades, je t'ai laissé jouer à ce que tu voulais, comme tu le voulais, sans jamais esquisser plus qu'un sourire condescendant, et je t'ai laissé déblatérer à l'envi, te la péter Cyber-Socrate 2.0 sans jamais broncher ni avoir la veine du front qui pète, avec la sérénité et la tolérance du Bouddha en quatrième transformation. Oui, d'accord, je l'admets, des fois, Bouddha, il t'a un peu rougi les fesses, y'a bien un ou deux coups qui sont partis tout seuls pendant que je nettoyais mon bon sens, mais personne n'est parfait, t'es bien placé pour le savoir, et putain, on ne peut pas dire que tu m'as aidé à garder mon calme, avec tes conneries sur-mesure. Mais ça va, quoi, ça aurait pu être pire, j'aurais pu redécorer tout Gameblog avec tes tripes, ça aurait pas été beaucoup plus moche et ça aurait été raccord avec le thème du site : le jeu vidéo. Qui, comme chacun sait, « n'est pas plus violent que le journal télévisé et que même que c'est la faute des parents alors ta gueule Claire Gallois, on te voit on te crève, ça t'apprendra à nous prendre pour des gamins immatures ». Oui, là, je me fous ouvertement de ta gueule, c'est bien de l'avoir remarqué. Et tu sais quoi ? ça soulage. Normal. Déjà que même si ton intelligence semble soluble dans la flotte qui te sert de cerveau, t'es pas trop buvable en période de sortie des Neptunia, des PES, des Assassin's Creed ou autres Final Fantasy qui te titillent la trique, avec l'avènement de GTA V, t'as encore levelé dans le registre de la stupidité, et même que tu vas pas tarder à atteindre le niveau 99 (faut dire que sur ce plan, tu farmes comme un malade). Or tu vois, pour les mecs comme moi qui attendent (à tort, sans doute) un minimum de tenue et de cohérence de la part des personnes qu'il lit, c'est carrément devenu un supplice, du genre à te filer envie de te pendre avec le câble de ta souris. Sauf que j'ai une souris sans fil, bordel ! Alors à la place, tu m'obliges à me parjurer et à reprendre la plume, le temps de te faire bouffer tes balourdises jusqu'à ce que ton bide te fasse souffrir autant que tu fais pleurer tes neurones. Et ça, ça me fout les nerfs, tu peux pas savoir à quel point. Pour résumer, on va dire qu'il y a trois choses d'infini dans l'univers : l'univers en question, la bêtise humaine et mon point dans ta gueule.

 

Non parce que bon. On aurait affaire un jeu mature et subversif, à t'en croire, si j'ai bien tout compris à ta prose malhabile et à tes envolées lyriques de témoin de Jéhtéha. A quoi j'ai envie de répondre : MATURE MON CUL, ET SUBVERSIF LES POILS QUI SONT DESSUS !  Déjà, si tu permets, on va commencer par la base puisque visiblement, même les concepts les plus élémentaires, tu les maîtrises moins que le chourrage de caisse organisé. Normal, t'as pas eu de tuto. GTA V, au cas où tu serais passé à côté, en substance, c'est UN PUTAIN DE JEU. Un jeu auquel tu JOUES. Parce que c'est LUDIQUE et parce que ça t'AMUSE. C'est vertigineux, je sais. Partant de là, j'aimerais bien savoir ce que la maturité vient faire là-dedans - surtout sachant que le jeu, c'est la prérogative des chiards. Si par extraordinaire, tu serais assez schizo pour arriver à jouer de matière mature, tu prendras aussi cinq minutes pour m'expliquer ce qui différencie l'enfant d'un adulte, à part les boucles sur la toison du kiki. Mais je devrais pas te tendre la perche, vu que je sais que tu es capable d'ergoter des heures jusqu'à te donner l'impression que je suis un gros con, alors que je ne fais que m'en tenir aux définitions des termes. Aussi vais-je enchaîner illico, ça nous fera gagner du temps à tous les deux. Revenons-en à nos moutons, ainsi qu'au jeu qui les fédère. L'amusement, dans GTA V, il vient de quoi, exactement ? Qu'est-ce qui fait qu'au-delà de son gameplay de qualité (je le reconnais), son scénario bien ficelé (je confirme) et de sa technique quasi-irréprochable (tu prêches un converti), il rencontre un succès excédant de manière surnaturelle ceux de ses concurrents de classe AAA - souvent aussi bien lotis que lui, en la matière ? Pourquoi un tel engouement psychopathe, des charrettes de préco en file indienne et cet indéniable pouvoir de fascination, capable de faire oublier les autres galettes du moment, y compris un FIFA qui n'arrive pourtant pas loin derrière en termes de crétinerie ? Pourquoi une telle emprise sur le public, au point de soulever les foules de manière aussi unanime et de se vendre comme des petits pains (fourrés à la cocaïne) ? Boah, y'a pas à chercher loin. La spécificité de la licence, c'est qu'elle permet de transgresser les règles de la société, sans qu'il y ait de conséquences. Et ça, c'est amusant. Il paraît. Oui, enfin, faut pas charrier non plus. C'est amusant, seulement si on a un problème conscient ou inconscient avec ces règles. Parce que transgresser quelque chose qui ne nous pèse pas, ça ne présente pas le moindre intérêt, ni de quoi se payer ne serait-ce même qu'une demi-molle. Car si ces règles n'engendrent pas de frustration, la catharsis proposée par GTA ne fonctionne pas, puisqu'elle n'a pas lieu d'être. CQFD. Ne reste alors, pour l'individu concerné, qu'un jeu vidéo ni meilleur ni pire que la moyenne, pas de quoi se cloîtrer chez soi et ne plus décoller de l'écran pendant deux semaines, hikkimori-style. Oui, GTA V est un jeu de frustrés, pour frustrés, je n'invente rien, c'est un constat, comme dirait l'autre. Alors bon, je sais que ça te fera pas trop plaisir de lire ça et que tu risques de m'inonder sous les injures orthographiées au petit bonheur la chance, ou de m'ensevelir sous les pseudos-contre-arguments coécrits par la haute estime que tu as de toi-même (comme tout frustré qui s'ignore), mais voilà, c'est comme ça, c'est pas autrement et si ça te plaît pas, plains-toi à ton surmoi, personne t'as obligé à être un chouineur de première, infoutu d'accepter les limites que le monde lui pose, c'était pas prédestiné, c'est un choix personnel... et ça, c'est ton problème. Moi, j'enchaîne. En toute logique, plus ta frustration sera grande, mon p'tit Kévin, plus tu vas apprécier. Forcément. C'est étudié pour. Du coup, pas étonnant que le titre soit si populaire chez les mômes colériques et les ados-que-de-toutes-façon-tu-peux-pas-comprendre-toute-leur-souffrance-à-eux-de-pas-avoir-de-baskets-adidas-et-d'I-Phone-5G-comme-les-autres. WESH ON PEUT PIQUER DES CAISSES ET BAISER DES PUTES ET TUER DES GENS SANS ETRE PRIVES DE NUTELLA AU GOUTER ! GOTY, j'ai envie de dire. Mais juste pour me foutre un peu plus de ta mouille, bro. Maintenant que je suis lancé, ce serait dommage de m'arrêter en si bon chemin. Y'a que la première page sous Word qui coûte, à ce qu'on dit.

 

Pour la maturité, par conséquent, on repassera, elle s'accorde assez mal à la frustration infantile dont le jeu se nourrit. Frustration compréhensible, ceci étant : à une époque où les parents trouvent ça trop fatigant d'éduquer leur progéniture, où celle-ci est surprotégée jusqu'à l'absurde, où on lui offre tout ce qu'elle croit désirer depuis que son intellect est devenu une extension des plages-pubs d'NRJ12, et où l'école la place souverainement au centre de son système éducatif, l'encourageant ainsi à se prendre pour le nombril de toutes choses, quoi de plus naturel ? Et peut-on vraiment lui reprocher de griller un fusible, à cette jeunesse sous blister, quand arrivée à l'âge presque adulte, elle vit ses désillusions comme des injustices à réparer. Comment ? Elle doit faire la queue au supermarché ? Mettre le clignotant quand elle veut tourner ? Attendre son tour chez le médecin ? Alors qu'on est Sa Majesté Sérénissime Soi-Même, celle-là-même au pied de qui tous les adultes se prosternaient jadis ? ! Et aujourd'hui, plus rien ?  ça aussi, ça doit être PEGI 18+, comme baffe dans les gencives. C'est les psychanalystes, les dealers et les mecs de chez Rockstars qui s'en frottent les mains. Avec des générations pareilles, la sécurité de l'emploi, pour eux, c'est plus un mythe - et pour longtemps. Au royaume de la crapule-roi, ça fait pas tâche dans le décor. Donner à un public immature, frustré et en demande exactement ce à quoi il aspire, tout au fond de lui, y'en a qui peuvent trouver ça subversif, hein, la stupidité n'est pas un délit, mais chez moi, on appelle ça du fan-service, au même titre que les culottes, les boobs, le blood et les costumes de chattes en DLC. Oh oui, GTA, c'est rebelle, ça bouscule, c'est sûr. Mais ça bouscule seulement celles et ceux à qui ce n'est pas destiné - ce qui, sur le plan financier, est bien branlé quand même, et représente un risque zéro.

Paie ta rebellitude !

70 euros, taxes comprises.

Partant de là, force est de constater que l'expression « monde bac à sable » n'est pas usurpée. GTA, ce n'est ni plus ni moins qu'une grande cour de récré où les (soi-disant, là encore) « adultes en devenir » vont pouvoir laisser tomber leur masque acnéique et renouer avec leur sale gosse intérieur, celui qui rêvait il y a peu de plonger les deux mains dans son caca, juste parce que c'est interdit et pour montrer qu'il a du pouvoir, lui aussi. GTA, c'est Charlie et la Chocolaterie au pays des flingues. Le concept de liberté, vu par un enfant de quatre ans pour qui l'idéal est dans l'absence de contraintes et le « je fais ce que je veux, comme je veux, quand je veux et si tu m'en empêches je pleure ». Quiconque ayant des notions de philosophie saura qu'a contrario, la liberté de GTA n'est qu'un leurre, un miroir aux alouettes, un fantasme indigent. Lequel, accessoirement, tend à suggérer que la transgression, c'est cool, ça fait bonhomme, ça fait Scarface, alors que respecter les règles, c'est petite bite, c'est bon pour les nounours et les petits péteux. Ce qui, entre les lignes, discrédite un système qui, à l'opposé, fait de l'être humain ce qu'il est et le distingue (peut-être) de l'animal. Finalement, c'est comme ça qu'on se retrouve avec des générations de dégénérés (si l'on peut dire) qui pensent qu'être gangsta, c'est hype, c'est être fort, c'est être un prédateur, alors que le gangsta, sans gars autour pour respecter les règles qu'il viole, il est plus rien. Merci Rockstar. Mes sept années de travail dans le social te doivent beaucoup.

 

J'ouvre une parenthèse, au passage, Kévin. Car comble de la misère humaine, ce qui, dans la réalité, ne t'arrache même pas un regard ou un haussement d'épaule, devient dans ton jeu préféré motif de pâmoison. OMAGAD IL Y A DES BUISSONS ! OMAGAD ON PEUT ALLER PARTOUT ! OMAGAD ON PEUT REGARDER LA TELE ET ECOUTER LA RADIO ! CE JEU EST D'UNE RICHESSE VERTIGINEUSE ! Des nèfles. C'est pas pour spoiler mais hé, on peut faire ça dans le vrai monde aussi, et c'est juste très très chiant. Sauf que voilà, le banal, dans un cadre virtuel, apparaît extraordinaire, alors que l'extraordinaire, dans un cadre réel, a l'air on ne peut plus banal. Ben oui, vu qu'on vit dedans tous les jours, on le trouvera forcément plus dépaysant dupliqué à l'identique, mais sur un écran de 44 pouces. Ok, d'accord, ça revient à faire la démonstration d'une non moins réelle limitation intellectuelle, et d'une absence de recul caractérisée, mais hé ! On l'a vu plus haut, personne n'est parfait. C'est que le joueur moderne s'est tellement auto-sucé le cerveau à travers la paille de son auto-satisfaction que les petits miracles du quotidien, il les a classé dans la catégorie « scrolling différentiel multiplans ». Alors que des lignes de code, c'est de l'art. Lamentable, mais dans l'air du temps. Sur ce, je referme cette parenthèse et j'essaie d'avancer. Mais c'est pas évident, j'ai l'impression désagréable de faire du Moonwalk dans la boue.

 

 

Après, va pas le prendre pour toi et partir dans un de tes traditionnels délires de persécution. On en a soupé, à force. J'ai rien contre GTA, moi. Je suis même sûr que c'est un jeu de qualité et tout. J'y jouerais certainement avec plaisir, si j'en avais l'occasion. Je suis juste pas dupe des cadavres dans les coulisses, et basta. Parce que je suis de ceux qui appellent un chat un chat, tu vois. Surtout quand c'en est un. Non parce que c'est pas pour de vrai, en théorie, chacun est libre d'avoir des goûts formatés ou de payer pour s'aliéner, ça devrait pas poser de problème. Et ça n'en poserait pas, dans un univers où les causes seraient sans conséquences, et où ce genre de produits de consommation (qu'on cherche à appeler art pour pouvoir se la raconter) ne viendraient pas alimenter une fange créative fleurant bon la marée montante - ou les slips de trois mois. Parce qu'y'a beau avoir un 18+ collé en évidence sur la jaquette, on sait bien que le gros du public concerné fait ses premières armes intellectuelles sur le forum 13-15 de jeuvidéo.com, et que dans 99,99 % des cas, ça fait mal aux fesses à la raison pure. Pourtant, et bienheureux les simples d'esprits car le grand internet leur appartient, la grande majorité des joueurs en âge de parler, et suffisamment instruits pour parvenir à formuler deux-trois phrases correctes à l'oral (une élite) rétorquera qu'elle est assez mature pour savoir faire la part des choses ou distinguer le réel du virtuel. OR LA ENCORE, SUR LES MURS DES ECOLES, MON CUL, J'ECRIS TON NOM ! Déjà, parce qu'on l'a vu, ceux qui prétendent ça sont des frustrés qui s'ignorent, en butte symbolique aux limites imposées, et que ça fout pas en confiance non plus. Ensuite, parce que quand on lit leur réactions « passionnées » (comprendre : profondément débiles, au sens étymologique du terme), sitôt que quelqu'un ose émettre un avis ne serait-ce que mitigé sur l'objet de leur adoration, y'a de quoi avoir froid dans le dos. Si j'ai bien tout pigé, les mecs qui écrivent ça (en réaction à l'excellent article de Noiraude) :

 

 

 ...ils prétendent aussi qu'ils sont assez matures pour ne pas laisser cette violence, ces transgressions leur monter à la tête ? Oh, et je sais pas, moi, ils voudraient qu'on les croit, ou c'est juste pour la forme ? Non parce qu'on est peut-être tous fins cons, hein, mais pas dans les mêmes proportions non plus, faut pas exagérer. Qu'on ne vienne pas me raconter que des mecs qui sont pas capables d'accepter l'idée qu'un tiers puisse avoir (et défendre) un avis différent du leur (au point de vivre celui-ci comme une agression) sont capables d'aborder ce genre de titres avec le recul nécessaire. Le type qui oserait affirmer ça en toute bonne foi, direct, je le réoriente en section Gameblag, avec mon like d'office. Et je le signale aux forces de police.

 

Alors voilà, je connais la chanson, c'est à peu près à ce moment là que les pistoleros de forums dégainent leurs 6 coups préférés. En tête : le désormais cultissime « je joue à GTA depuis que je suis tout bébé, c'est pas pour ça que j'ai été coffré pour trafic de poussettes ». Ou autre variations consternantes. S'il y avait d'ailleurs un jour un concours de gros nazes sur internet, non seulement tout le monde aurait sa chance mais celui qui oserait mettre sa fierté de côté pour lancer une ânerie pareille, il creuserait l'écart sans forcer. Attention, moi, j'ai rien contre le fait qu'on soit idiot, hein, il faut de tout, dans la vie. Le problème c'est que comme la bêtise, chez l'homme, est une qualité innée qui se cultive d'elle-même, elle ne peut qu'être l'apanage du plus grand nombre - et, par conséquent, forger la norme. C'est ainsi qu'on se retrouve sur le web, ni vu ni connu, avec des valeurs inversées nivelant la société par le bas : pas de surprise, les raisonnements qui y seront taxés de « brillants » sont ceux que la masse ignorante sera susceptible de comprendre, et dont elle partagera les conclusions. Ce n'est pas leur qualité de construction ou leur précision sémantique qui leur vaudront tous les suffrages, rien d'aussi « intellectuel » que ça, ce serait bien trop compliqué, ça obligerait à faire marcher sa tête, ce serait risquer la migraine. Alors que le fait d'être d'accord avec son interlocuteur, c'est une valeur sûre et c'est très gratifiant, surtout si ça paraît logique. Le hic, c'est qu'au niveau zéro de l'intelligence, n'importe quelle idiotie convenablement tournée peut apparaître logique. A plus forte raison quand elle abonde dans notre sens, on ne va pas se fouler la patte à la remettre en cause. Les grecs avaient bien pigé le truc, d'ailleurs, ils s'en étaient fait une spécialité : enfumer pour rassembler, mentir pour mieux feindre la sincérité. Car ce n'est pas la raison, qui prévaut, dans les faits, mais le nombre. Et tant pis pour la vérité (ou ce qui s'en approche). C'est qu'un bon argumentaire, c'est du boulot. Et la plupart du temps, c'est au moins aussi complexe que la question sur le grill, ça demande beaucoup plus que des tâtonnements de l'esprit ou des certitudes mal placées. Sans compter qu'en termes de compréhension, ce n'est accessible qu'à ceux qui sont disposés à « faire l'effort », sous réserve qu'ils aient assez de bagage, d'expérience et d'esprit. Ben oui. Faut réfléchir, c'est fatigant, ça fait mal à la tête, c'est ça en moins de temps qu'on a pour jouer à GTA - et en plus on n'est pas d'accord alors c'est trop de la merde ce que tu racontes et t'es un gros connard qui ferait mieux de se la boucler espèce de hater. C'est le pain quotidien du net, qui ne mérite décidément pas son nom. Car non content de faire dans le biaisé, le populiste et le mal-dégrossi, l'internaute moyen ne va même pas se donner la peine d'être con par lui-même, il va chercher plus talentueux que lui en la matière et le laisser faire le travail pour lui. La norme (qui a décidément bien des qualités) ne s'y trouvant constituée que de suiveurs et de feignasses, il suffit qu'un guignol doué du sens de la formule balance une tagline bateau (mais qui fera l'unanimité), pour que tout un chacun la reprenne à son compte afin de lui infliger les derniers outrages, sous formes de déclinaisons plus grotesques les unes que les autres, sans doute dans le but d'affirmer ce qu'il prend pour (Dieu lui pardonne) une identité. Comme les photo-montages, les vidéos ou les chaînes de l'espoir, les raisonnements, sur le net, ça se reposte ad nauseam. Formules toutes faites ("waaa le pavé de gros dégu', sale hater/fanboy/blasé, espèce de consanguin/chômeur/nazi"), sophismes de bas étage, parodie de démonstrations philosophiques option « j'aurais peut-être mieux fait de redoubler ma terminale » : on a l'embarras ET le choix. Bon ou mauvais, on s'en tape, du moment que ça claque. La quantité, plutôt que la qualité, encore. Si tout le monde balance la même chose, tout le monde se donne raison et en critiquer un, c'est critiquer l'ensemble. Ça protège, ça rassure. Du coup, c'est bien fichu, c'est dissuasif. Même les ânes ont leurs finesses que la finesse ignore.

 

La faute aux médias, c'en est une autre, tiens, tant qu'on est parti à démystifier. Elle est marrante, celle-là, aussi. Et oui, absolument, je n'en pense pas un traitre mot. « Les Jeux vidéos, c'est violent, mais pas plus que le cinéma, la télé, les Bds, le journal de 20 heures et tout ». ça fait plus de 20 ans qu'on la sort, celle-là, et elle est toujours aussi déprimante tellement elle t'invite à bouffer du foin. C'est comme si au plus fort d'une guerre civile, on se faisait chopper en train de torturer un camion d'innocentes et qu'on rétorquait « ouais non mais arrêtez, c'est pas grave, ce qu'on fait, nous : traversez la rue et vous trouverez une bande qui torture des femmes ET des enfants ». Ha ben d'accord alors. Pardon de vous avoir dérangé, mon brave monsieur. Et merci pour le tuyau, c'est bien urbain de votre part. Là encore, c'est direct le retour en case cour d'école maternelle : « oui mais c'est lui qu'a commencé ». Su-per. Avec ça, on avance, c'est certain. OSEF, si ce n'est pas parce qu'un média ne constitue pas la totalité du problème qu'il n'en fait pas partie. Et qu'en faire partie, c'est déjà constituer un problème.

 

Sinon, dans le genre, y'a la faute des parents, aussi, qui revient tous les quatre matins avec son pain et ses croissants. La violence dans GTA V ? C'est pas la faute de Rockstar, allons, qu'est-ce que vous allez vous imaginer bande de haters ! C'est les parents qui ne sont pas assez éduqués, et qui n'éduquent pas assez leurs morpions ! C'est eux les méchants responsables, tout est leur faute ! Et puisqu'on en parlait et que le jeu lui fait la part belle, il faut le crier haut et fort : la drogue, c'est pas la faute des dealers ! LET THE DEALERS ALONE ! Vous êtes rien que des conformistes manichéens qui voient pas plus loin que la poudre au bout de leur nez ! LOL. C'est sûr que c'est sympa, le concept de responsabilité, quand on a deux de QI et la maturité émotionnelle d'un morveux de cours préparatoire. Y'a un responsable et si on le trouve, hop, ça donne l'immunité à tous les autres. Une bien belle chose que la pensée binaire. Il suffit de charger de tous les torts le parti qui nous agréera le moins pour absoudre nos chouchous, ni vu ni connu j't'embrouille. Entre les vilains parents qui représentent si peu, mais quand même, les règles, et Rockstar qui sont nos copains artistes qui nous donnent juste ce qu'on veut et qui crachent sur cette société pourrite où on peut pas aller en boîte jusqu'à quatre heures du mat', le coeur ne balance pas. Le problème, c'est les parents, c'est la société, c'est la télé, c'est le ciné, mais sûrement pas nos jeux vidéos adorés, ceux qui les font ou nous qui les achetons avec la bouche en coeur et le zizi tout dur.

 

Le constat est sans appel : Internet se donne de grands airs, il aime beaucoup s'écouter babiller, mais il ne sait pas penser. Du tout. 90% (si ce n'est plus) des raisonnements qui y sont étalés ne valent pas tripette, et encore suis-je optimiste quant à la fourchette. Ça implique que 90% des gens (au moins) ne sont pas fichus d'utiliser leur cerveau correctement. Et ça fait d'eux, au bout du compte, des abrutis imbus de leur personne et de leurs capacités limitées.  Ça en fait, des guignolades prêtes à être absorbés telles qu'elles par l'équivalent humanoïde de la serviette-éponge. Constat tragique, aussi (et un rien méprisant mais comme je l'écrivais, j'aime appeler un chat un chat. Je ne suis pas responsable, par contre, du fait qu'il soit un chat). Mais constat objectif. Et justifiable sans trop forcer. Car la plupart des gens, sitôt qu'ils croient penser, font l'erreur de partir de la conclusion qui a leur faveur pour construire leur démonstration de façon à lui donner corps, et qu'importe si pour ça, il faut tordre des principes, jouer sur les mots, caricaturer.  L'essentiel, c'est que ça ait l'air cohérent et que ça nous conforte dans l'idée que nos goûts sont légitimes, que nos opinions sont sensées, que nos dogmes n'ont rien d'arbitraire. Une approche nombriliste, immature (on y revient) qui consiste à plier la réalité à nos désirs. Faire fi de ses limites, encore. Le tout, avec des outils langagiers plus douteux les uns que les autres - mal maîtrisés, pour couronner le tout. Une fois que tu enlèves du net tout ce qui relève de ces pirouettes maladroites, mon p'tit Kévin, il ne reste plus grand-chose. Essaie. Clique sur le lien hypertexte précédent, et sers-t'en de tamis, si tu peux. Tu verras que tous ces grands mots, ces doctes remontrances, c'est jamais que du flan. Alors qu'à l'opposé, la seule et unique façon de penser « pour de vrai », et je m'en cogne si ça te défrise, c'est de laisser ses convictions de côté, de partir des éléments objectifs constitutifs de la question, de les soumettre à l'analyse, une fois, deux fois, trois fois, sans a priori ni complaisance, et de remonter leur piste pour voir où elle mène, que le panorama final nous plaise ou non. Et tant pis pour nous si on se retrouve en porte-à-faux, ou si on en sort malmenés, ça fait partie du jeu. Comment ne pas sourire avec mépris, dès lors, quand on discute avec des mecs qui, DE TOUTE LEUR VIE, n'ont jamais trouvé louche que leurs raisonnements et leurs goûts s'accordaient systématiquement, sans jamais diverger. A ce niveau d'aveuglement, c'est pas pour me moquer mais y'en a dans tes rangs qui frisent le 7ème sens.

 

 

Alors quand je te lis bomber le torse et affirmer avec l'assurance d'une grenouille de fable que « c'est n'importe quoi sale hater, la violence des jeux vidéo elle influe même pas sur le comportement d'abord », j'ai envie de te répondre en toute amitié : TA GUEULE. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait. C'était une tradition tantôt et c'est bien dommage qu'internet lui ait tordu le cou. « Il faudrait faire des études scientifiques », nuanceront les plus mesurés. A quoi je rétorquerai avec toute la patience qui me caractérise : ETUDES SCIENTIFIQUES MON FION ! Qu'est-ce que tu veux balancer de l'argent là-dedans, quand il suffit de poser que tout ce que les êtres humains sont amenés à vivre représente une expérience, et que toute expérience contribue à forger ce que nous sommes, d'une manière ou d'une autre. Je ne vois pas comment le jeu vidéo serait le seul élément matériel du monde qui ferait exception. Ça, c'est de la vraie logique, tu vois. Pas de la rhétorique de supérette. Tu peux toujours te creuser la tronche pour me sortir un « oui mais » bancal censé me donner tort, tu n'y échapperas pas : c'est comme ça, pas autrement, et ça t'emmerde (accessoirement).

 

Quant à cette influence, il ne paraît pas hasardeux de formuler une hypothèse qui voudrait que dans le fond autant que dans la forme, elle dépendrait du vécu, de la personnalité, de l'âge et de mille autres choses, si bien qu'elle diffèrerait d'un individu à l'autre jusque dans ses répurcutions. Sans qu'on puisse généraliser, ou nier pour autant. Tu le vois, le tableau, ou tu regardes le doigt ? 

 

Alors, c'est sûr, si j'étais toi, je ne changerais rien, Kévin. Je continuerais d'avancer sans jamais penser, ni douter, ni remettre en question, ni accepter la différence, ni aiguiser mon sens critique, ni mettre de la raison dans mes passions ou dans mes points de vue. Je traverserais la vie en freestyle avec un sourire Justin Bieberesque à pleins chicots, et je rêverais d'être retenu pour le prochain Secret Story..

 

Heureusement, je ne suis pas toi. Je l'ai p't'être été, remarque, mais c'est loin.

Cette âme d'enfant-là, je lai achevée à coup de bêches.

 

Et je m'en fous si à cause de ça, je dors pas bien la nuit parce qu'au moins, moi, j'avance les yeux ouverts.

 

Ou je m'y applique.

Et c'est déjà pas mal.

On se prend moins les murs, déjà.

 

Et du coup, on a l'air moins con.

Tu devrais essayer.

Tu verras, ça change la vie.

 

Voir aussi

Jeux : 
Grand Theft Auto V
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Commentaires

Waldotarie
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Waldotarie
Oulala... Tu t'embrouilles complètement dans ton argumentaire mon cher Black...

Je ne vais pas m'amuser à faire des recherches sur toute l'histoire du Titanic pour te démontrer que tu es partiellement à côté de la plaque (j'ai quand même lu deux trois trucs, mais là ça ne m'intéresse pas du tout ces débats sur le nombre de canots de sauvetage ou la disposition et la taille des ponts sur le navire..).
Mais dire que ça ne servait à rien de mettre plus de canots, qu'il était normal qu'il y ait des grilles, qu'on ne peut pas mettre un bateau( même non rôdé) à différentes vitesses, ou (surtout) qu'Armaggedon c'est un grand modèle de réalisme, c'est pousser le bouchon sacrément loin !
Tu préfères des films totalement incohérents scientifiquement sans l'once d'un quelconque message ? Très bien, ce n'est juste pas mon cas.
Karas
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Karas

Quand tu regardes Armageddon c'est très con, mais ça ment pas.


Ouep ! En effet, ce film ne ment pas quand il nous présente des jeunes faire les marioles dans une 2CV B) Sinon, gros moment de lol au ciné en se disant que les mêmes des probabilités se fendraient la gueule si on leur disait qu'un météore viendrait s'écraser sur la capitale française.
http://www.youtube.com/watch?v=GbaQD6eF_qc
nikolah
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nikolah

Quand tu regardes Armageddon c'est très con, mais ça ment pas.


:mellow:

Deja l'asteroide tueur ne faisait pas la taille du texas mais a peine celui du new jersey !
BlackLabel
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BlackLabel

...Il y a quand même eu un pourcentage de morts bien plus élevés dans les 3ème classe que dans les 1ère !! @__@


C'est pas là où il ment.

Par exemple quand les 3ème classe sont bloqués durant le naufrage, le film dit "C'est pour sauver les riches en premier", alors que non car chaque classe avait son pont attribué avec ses canots.
Ils étaient bloqués car pour la plupart ils parlaient pas anglais et comprenaient pas qu'il fallait pas prendre les bagages sur les canots. Mais dans le film ça devient les méchants riches qui bloquent les petits pauvres.

Chez les 3ème classe, il y a eu plus de femmes sauvées que d'enfants. Cameron n'en fait pas mention :genre:

Y'a pas de 2ème classe dans le film... juste les riches et les pauvres comme par hasard.

Le nombre réduit de canots de sauvetage était tout à fait réglementaire, d'ailleurs ça aurait servi à rien d'en avoir plus parce que quand un bateau coule il attend pas que tout le monde soit sur un canot. Mais dans le film c'est encore une fois travesti.

De même l'histoire du capitaine qui veut arriver vite et pousse le bateau à fond c'est complètement débile parce qu'un bateau de cette taille a besoin de 20 à 25 ans pour être rôdé.

Et là ce sont juste quelques points, mais tout le film est comme ça.


Quand tu regardes Armageddon c'est très con, mais ça ment pas.
Waldotarie
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Waldotarie
...Il y a quand même eu un pourcentage de morts bien plus élevés dans les 3ème classe que dans les 1ère !! @__@
Je ne vois absolument pas ce que ça a de patriotique (?), et il est évident qu'il y avait plus de chances de survivre en étant riche et à proximité des canots de sauvetage, que pauvre et au fond de la cale !
Après il forcit le trait, là nous sommes d'accord, mais travestir la vérité ? C'est un film catastrophe, pas un documentaire nomdediou ! Tu ne vas pas faire tout un plat parce qu'il a inventé Rose et Jack non plus non ?

Par ailleurs, tu ne réponds pas à ma question.
BlackLabel
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Tiens, par exemple, tu peux me citer un gros réalisateur qui aurait créé autant de personnages féminins forts ? Ça ne risque pas d'arriver chez Roland Emmerich ou Michael Bay, parce que là, c'est réellement populiste...


Non c'est populaire et bêtement patriotique.
Cameron a étudié le drame du Titanic et ment sciemment sur la vérité historique en transformant ça en pseudo-lutte des classes avec les pauvres comme victimes du naufrage, alors que c'est complètement faux, il travestit ce qui l'arrange.
Waldotarie
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Waldotarie

J'aime pas beaucoup Ridley Scott, il fait que singer les grands réalisateurs. Tu prends Alien, le début ça fait illusion car t'as une impression d'ambiance façon 2001, puis après ça se transforme en slasher naze. Blade Runner est un très bon somnifère B)

Cameron c'est pas du divertissement populaire, mais populiste, avec les riches qui sont des grosses ordures et les pauvres tout mignons dans Titanic (alors que la réalité historique du drame penche plutôt de l'autre bord :genre: ), ou les Schtroumpfs-Indiens qui avaient trop compris que la nature c'est important grâce à leur clé USB capillaire, et même que quand ils chassent c'est super triste de tuer des nanimaux, ils ont aucun défaut ni aucune coutume barbare contrairement aux gros américains capitalistes.

C'est ça qui m'énerve chez lui, le gars qui pèse des millions de dollars vient se la jouer frère des pauvres et opprimés avec son discours démago. À partir de là on sort pour moi du cadre du divertissement pour entrer dans celui de l'hypocrisie.


Ben c'est précisément ce que j'apprécie chez lui moi (ça et le fait qu'il sait tenir une caméra et proposer un montage qui tient la route, tout de même). Tu trouves ça hypocrite, mais pour moi c'est méritant de mettre en avant des valeurs qui ne sont pas celles des types qui filent le pognon pour que les films se réalisent ! Les libertés créatives ne sont bien évidemment pas du tout les mêmes que pour un film indépendant, il faut en être conscient...
Et il arrive à conserver certains aspects intacts, ce que je ne retrouve dans quasiment aucun autre blockbuster.

Tiens, par exemple, tu peux me citer un gros réalisateur qui aurait créé autant de personnages féminins forts ? Ça ne risque pas d'arriver chez Roland Emmerich ou Michael Bay, parce que là, c'est réellement populiste...
Kyalie
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Kyalie

J'aime pas beaucoup Ridley Scott, il fait que singer les grands réalisateurs. Tu prends Alien, le début ça fait illusion car t'as une impression d'ambiance façon 2001, puis après ça se transforme en slasher naze. Blade Runner est un très bon somnifère B)

Je te hais. Surtout que j'ai vu ces films y a genre 5 ans, et que ça a été une vraie baffe.
Que tu parles de slasher pour Sunshine (que je considère comme le digne héritier d'Alien en lieu et place d'Aliens - moi non plus j'aime pas Cameron) je comprends mais pour Alien je trouve ça exagéré.
BlackLabel
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J'aime pas beaucoup Ridley Scott, il fait que singer les grands réalisateurs. Tu prends Alien, le début ça fait illusion car t'as une impression d'ambiance façon 2001, puis après ça se transforme en slasher naze. Blade Runner est un très bon somnifère B)

Cameron c'est pas du divertissement populaire, mais populiste, avec les riches qui sont des grosses ordures et les pauvres tout mignons dans Titanic (alors que la réalité historique du drame penche plutôt de l'autre bord :genre: ), ou les Schtroumpfs-Indiens qui avaient trop compris que la nature c'est important grâce à leur clé USB capillaire, et même que quand ils chassent c'est super triste de tuer des nanimaux, ils ont aucun défaut ni aucune coutume barbare contrairement aux gros américains capitalistes.

C'est ça qui m'énerve chez lui, le gars qui pèse des millions de dollars vient se la jouer frère des pauvres et opprimés avec son discours démago. À partir de là on sort pour moi du cadre du divertissement pour entrer dans celui de l'hypocrisie.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
C'est parce que c'est du divertissement populaire. Tu peux pas comprendre ce genre de choses, toi. B)
Mais dans le genre, comme le soulignait Waldo, il tient le haut du pavé.
Ridley Scott, c'est plus beau, esthétiquement, mais sur le fond, même Blade Runner, ça ne casse pas trois pattes à un canard.
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Liedh : bah Cameron, en dehors de Terminator 1 et 2 et Aliens, je trouve ça pas terrible. Titanic est sa vision populiste bourrée de mensonges historiques et de "Salauds de riches !", Avatar et sa vision candide des Indiens, Abyss les scènes d'action invraisemblables du début à la fin et son final rose bonbon, j'ai vraiment des difficultés avec ce réalisateur.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
On peut le voir comme ça, c'est sûr.
Mais dans ce cas, que penser des autres films de Cameron ?
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Oui, bon, je verrais Abyss...



Non, c'est invraisemblable du début à la fin, et le final gnan-gnan rose-bonbon est à vomir. L'équivalent des Tales of avec leur "C'est super d'avoir des zamiiiiis".
Kyalie
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Kyalie

imaginons un film pornographique qui se moquerait des trash movies mettant en scène des viols fantasmés. Il n’en resterait pas moins un film pornographique, et il n’en mettrait pas moins des viols en scène. Serait-il plus respectable ou moralement plus acceptable pour autant ?

Dans un genre proche ça existe, un film qui dénonce les snuff movies... en prenant la forme d'un snuff movie. Ça s'appelle "A serbian movie" (ou "film" je sais plus - pis je l'ai pas vu (volontairement)).

Quand je disais sans penser à mal, c'était dans une attitude enfantine (que je n'oppose pas forcément à mature en l'occurrence), le fait de jouer à la guerre par exemple?
D'ailleurs, je me souviens d'une amie quand j'étais enfant qui me disait qu'elle n'aimait pas Tom&Jerry parce qu'elle trouvait ça trop violent.

Mais sinon, quand je vois jouer mon copain, quand il écrase des passants c'est toujours sans faire exprès ; genre il veut aller d'un point A à un point B, bah il trace, et si y a un piéton sur le chemin, c'est pas de bol. Même chose lorsqu'il pique une bagnole, c'est bien souvent juste parce que la sienne est en sale état.
En fait je trouverais ça presque plus amusant qu'il essaye de respecter la circulation, précisément parce que c'est plus difficile à réaliser au final.
Je n'ai pas l'impression que le contexte de réalisme joue beaucoup dans son approche du jeu comme un jeu.
D'ailleurs, condamnerais-tu de même manière un mec qui bute des PNJ dans un W-RPG ?
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Waldo :

Au sujet de Cameron, je vois ce que tu veux dire, même si dans le même genre, mon côté mainstream me pousse à préférer très largement Nolan. Cameron, je vois ses films sans déplaisir. Mais à part Abyss (version longue, j’insiste), aucun ne m’a laissé de souvenir impérissable non plus. Le travail de Cameron, pour moi, s’apparente à celui de JK Rowling sur Harry Potter : ça va séduire les non-spécialistes (si l’on peut dire), mais laisser les hardcore un peu sur leur faim. Ceci étant, je reconnais qu’il sait y faire, même si je ne te suis pas complètement sur le coup des valeurs (que je trouve trop naïves, et trop naïvement amenées. Même si je salue l’effort comme l’intention, le vieux cynique torturé que je suis à besoin de plus de noirceur et de complexité). Cependant au risque de me répéter, rien que pour Abyss, il a gagné mon respect de spectateur. Et vu ce que tu écris, tu ne peux qu’adorer. Parce que c’est dans celui-là que Cameron se rapproche le plus d’une vraie réflexion de fond, à mon sens.

Pour ce qui est de la maturité, note que même en adoptant ta définition du concept, on en revient peu ou prou à ce que j’écrivais. Mais si. Regarde : si la maturité est « la capacité à assumer sa place dans la société », force est de constater que le jeu ne relève pas de cet ordre-là. Il gravite en périphérie et ne s’y raccroche que de manière indirecte, comme un satellite. Il ne fait pas partie du système proprement dit. Tu pourras objecter que si, en ce sens qu’il permet un équilibre, qu’il donne à l’être humain la possibilité de relâcher la pression, et de mieux supporter la vie en communauté. Ce qui ne serait pas faux, du reste. Seulement à nouveau, on en arriverait à une contradiction logique : si la maturité relève de l’ordre de la capacité à vivre en communauté, et si l’être humain adulte était vraiment « mature », il n’aurait pas besoin d’« équilibrer », puisque la maturité ne représenterait pas une « pression ». De même, mais sur un autre plan, comment envisager qu’il puisse équilibrer une chose (la maturité) à l’aide d’elle-même (la maturité, encore) ? ça n’aurait aucun sens…

Mais au final, d’une certaine manière, c’est toi, pas moi, qui refuse à l’être humain le droit au divertissement. A savoir que je parle de maturité et d’immaturité, mais qu’il n’y pas de jugement de valeur en soi là-dedans. Le jugement de valeur, il intervient après, on l’a vu dans l’« article ». Soit : dans la façon dont peut s’exprimer l’immaturité. J’assimile symboliquement le divertissement à l’immaturité, et tu en déduis que je refuse à mon semblable le droit au premier. N’est-ce pas parce que consciemment ou non, tu lui refuses toi-même le droit au second ?
L’immaturité est-elle condamnable ? Pas de mon point de vue, ne serait-ce que parce qu’elle est inévitable. Comme tu dis, c’est une composante de la vie.
Je ne refuse pas le droit au divertissement, puisque j’accorde le droit à l’immaturité.
Par contre, comme je l’écrivais, je suis pour qu’on appelle les chats des chats, et pour que l’immaturité n’excède pas certaines proportions. En somme : que le droit à l’immaturité soit exercé de manière… mature. ;)

En tout cas, moi, personnellement, je revendique la mienne et je ne la cache pas.
Simplement, je sais quand l’exercer, et à quel moment la laisser de côté (j’espère).


@Kyalie :

Je comprends ton propos mais que GTA se moque des clichés et poncifs sur lesquels il se construit n’empêche pas… qu’il est construit lui aussi sur ceux-ci, et qu’il les exploite de la même façon, pour le même résultat. Comme la saga des Scream qui se moquait des slashers movie, tout en capitalisant sur leurs ingrédients de prédilections et en drainant leurs fans. Pour contextualiser avec un exemple parlant tellement il est ignoble : imaginons un film pornographique qui se moquerait des trash movies mettant en scène des viols fantasmés. Il n’en resterait pas moins un film pornographique, et il n’en mettrait pas moins des viols en scène. Serait-il plus respectable ou moralement plus acceptable pour autant ?
Pour GTA, c’est la même chose, toutes proportions gardées. Il est un peu hypocrite de la part des développeurs, d’ailleurs, de prétendre se moquer de ce qui leur garantit des ventes conséquentes, et des salaires en rapport.
Que tout le monde ne cherche pas la même chose dans ce jeu, je le concède, j’en ai touché deux mots dans l’article. Mais il n’empêche qu’il fait du pied à « un certain public » et que « ce certain public » le lui rend bien.
Quant à l’article de Noiraude, il est parfaitement bien rédigé, et personnel. En cela, il est supérieur à au moins 80 % de ce qui se lit sur la toile. Ce qui, à mes yeux, est suffisant pour le qualifier d’excellent.
Après « jouer pour jouer », plutôt que « jouer pour faire des trucs interdits »… n’est-ce pas déjà jouer sur les mots puisqu’au fond, dans ce contexte, même en jouant pour jouer, on en arrive nécessairement à « faire des trucs interdits ». Donc où poser la limite entre les deux ? Si « faire des trucs interdits » ne nous amusait pas, trouverait-on vraiment ce GTA aussi amusant ? Comprendre : ferait-il un tel buzz ? Jouer sans penser à mal, dans un contexte de vol de caisses, d’agressions, de meurtres, de prostitution, n’est-ce pas là encore toucher du doigt la limite du concept « d’innocence » ? En d’autres termes : peut-on vraiment jouer à ce genre de jeux sans penser à mal, et compte tenu du contenu, ne serait-ce pas pire que d’y jouer en notre âme et conscience ?
Après, au sujet de la jeunesse, oui, ça a toujours existé, mais pas dans ces proportions-là. Je t’assure que pour avoir connu les années 80, puis 90, puis 2000, puis 2010, il y a une vraie dégringolade sur tous les plans. Flippante, ça va sans dire.

@Yeah :

Merci ! <3
Mais est-ce bien mérité, seulement ?
A débattre ! ;)
Yeah
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Yeah
Mec, je t'admire secrètement. Ah bah flûte, c'est plus un secret maintenant!
Cathedrale
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Cathedrale
aaaah, pour Abyss, on est d'accord. TUEUR <3
Cathedrale
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Cathedrale
bon bon bon...
Kyalie
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Kyalie
Et il est 2h30 du mat', j'ai écrit n'importe comment, mais le message de TheBibikid montre effectivement que l'influence peut exister, juste pas comme on le croit.
Par contre le coup du "les jeunes de nos jours" ça a TOUJOURS existé. D'ailleurs, la plupart des 25-30 ans ont certainement été éduqués à se sentir coupables de l'étiquette "adulescents" qu'on leur colle.
Kyalie
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Kyalie
Je suis un peu surprise en fait.
D'un côté tu dis avoir joué au jeu, et de l'autre tu dénonces un paquet de trucs dont GTA se moque ouvertement, ou qui s'en rapprochent genre les gamins pourris gâtés, l'anarchie absolue (Trevor, complètement en roue libre), la recherche de *gloire* ou les fanas de CoD. Tu caricatures méchamment le jeu en prétendant caricaturer ses joueurs.
Je veux dire, tout le monde ne cherche pas la même chose dans ce jeu, et effectivement d'un point de vue scénar il est quand même vachement intéressant et oui "mature", qui ne se limite pas ce que fait le joueur dans sa partie bac à sable.
Je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres épisodes de la série, car c'est le 1er que je vois joué, alors que j'avais un très mauvais a priori sur la totalité de la série.
Et je ne qualifierais pas l'article de Noireaude d'excellent, puisqu'il se focalise sur des points certes tout à fait gênants mais qui ne coulent pas autant l'ensemble qu'il aime à le prétendre. Encore une fois, ça dépend de ce qu'on cherche. Parce que de toute évidence Noireaude a bien débarqué avec un côté "ouai je veux pouvoir faire absolument ce que je veux, je veux être totalement libre et ce n'est pas le cas"... ce qui est en partie l'attitude que tu reproches aux fanas de GTA.

Et honnêtement, j'espère vraiment pas qu'il y a des gens qui sont vraiment dans l'optique du "je fais des trucs que j'ai pas le droit en vrai" mais juste dans l'attitude de celui qui joue pour jouer. Je pense pas que ce soit à ce niveau-là que les joueurs essayent de défendre la "maturité" du jeu, mais au contraire dans la même logique qu'on peut justifier l'humour noir : on peut rire de tout.
Le fait de pouvoir jouer comme un enfant, càd sans penser à mal, sans prétendre chercher à évacuer des frustrations, donc avoir le recul nécessaire de comprendre que ce n'est qu'un jeu, que c'est pour de faux, c'est bien un signe (paradoxal) d'une certaine maturité. Tout le problème c'est de savoir si le recul est véritablement fait à 100%.
C'est pour ça que l'argument du "meeeeuh on voit pire au JT" est complètement débile, parce il y a un recul qui ne devrait pas être fait, puisque pour le coup c'est bien la réalité.
nikolah
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nikolah
"gameplay de qualité"

mouais, bof.

sinon le reste... je dirais que GTA V a le public qu'il mérite. si bien évidement tous les fans de GTA ne sont pas abrutis , on est sûrs que les abrutis jouent a gta (pour les mauvaises raisons?)

Jeu et maturité... faudrait qu'on relise callois quand même il me semble que c'est hors propos, en fait.
Waldotarie
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Waldotarie
Oui, bon, je verrais Abyss... Mais ce que je trouve admirable chez Cameron, c'est qu'il a réussi à faire de ses films les plus grosses entrées de tous les temps avec un fond que 60 ou 70% des personnes qui adorent ses films dénigreraient dans un autre contexte ! Malgré le fait que les films paraissent grossiers au premier abord, on trouve en fait des valeurs sociales, culturelles, féministes évidentes dès que l'on ouvre les yeux, ce qui demande une certaine subtilité ! (Et c'est d'autant plus admirable de "vendre" ça au plus grand nombre je trouve... C'est exactement l'opposé de l'image des blockbusters classiques)

En ce qui concerne la maturité, pour ma part c'est juste la capacité à assumer sa place dans la société (autonomie, utilité publique, respect et compréhension de règles communes... ).
Le renoncement au jeu découle plus d'une certaine image sociale, résidu des idées très peu libertaires du XIXe à mon sens. (Avec la naissance du capitalisme, l'idée que l'Homme doit s'accomplir par le travail, tout ça...). Mais ce n'est que mon impression. Disons plutôt que je suis absolument convaincu que cela n'a pas toujours été le cas !...
Après c'est aussi ma philosophie personnelle, mais refuser à l'être humain le droit au divertissement et à l'amusement, particulièrement quand il est dépourvu de but, ça me hérisse le poil ! C'est une composante de la vie quoi...
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
T'AS PAS VU ABYSS EN VERSION LONGUE ? Ha ben lis rien dessus, ne regarde pas de trailer, prends-toi le DVD (il est tout le temps soldé) câle-toi dans l'obscurité, opte pour l'option director's cut et laisse le charme agir. Terminator, Titanic et Avatar, à côté, c'est peanuts.

Pour ce qui est des rapports entre le jeu et la maturité, j'essaie de m'en tenir à ce qui définit ces concepts, traditionnellement, et à la façon dont ils entrent fréquemment en contradiction. Peut-être n'est-ce que ma lecture subjective de la chose, mais si le fait d'avoir besoin de s'amuser (quel que soit le synonyme plus "sérieux" qu'on voudra utiliser) n'est pas immature, au sens de puéril (sans connotation négative, ceci étant), qu'est-ce qui l'est ?

Le jeu relève du domaine de l'enfance, en ce sens qu'il en occupe la majeure partie. Et en mûrissant, l'adulte tend à s'éloigner de cet univers ludique pour faire ses armes dans celui de la société. Même s'il ne lui tourne jamais complètement le dos, cela suggère bien que l'idée de maturité s'épanouit en partie dans celle de "renoncement au jeu".
Waldotarie
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Waldotarie
Boah, n'y a-t'il pas de toute évidence dans notre société des jeux divers à tout âge ? (et même dans notre société dans son expression la plus large, depuis l'Antiquité !)
Ce qui s'y oppose serait plus pour moi la vieillesse, avec son cortège de lassitudes en tout genre. Encore que l'on voit toujours un engouement certain pour le bingo, les dominos, la pétanque ou les quizz dans les milieux concernés...

Non, je ne suis pas d'accord pour considérer le concept de jeu comme immature, mais je le vois plutôt comme un moyen de relâcher la pression, d'occuper du temps libre, voire de titiller les zygomatiques qui sont le propre de l'Humain comme chacun sait !

Ceci étant, de toute évidence si l'on parait difficilement pouvoir être dans une réflexion poussée tout en conservant un aspect ludique propre justement à la détente du corps et de l'esprit ; je pense tout de même que le média vidéoludique peut et doit être exploré également dans d'autres directions, à l'instar de ce qui se fait en cinéma.
Et que le fait qu'on soit dans du ludique pur ne doit pas écarter un minimum de qualité de fond, ou au minimum un univers neutre, pour quelque type d'oeuvre que ce soit d'ailleurs. Car tout le monde n'est pas à même de saisir les différents niveaux de lecture, on s'en rend compte tous les jours...

(Sinon pour "Abyss", je n'en sais rien, je ne l'ai pas vu ! :ninja: Terminator, Titanic et Avatar me suffisaient pour affirmer ça ! :P)
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
O_______O
Hé ben. J'aurais jamais pensé que cet article trop long, écrit avec les pieds et en temps limité remporterait tant de suffrages. ça fait bigrement plaisir, ça, même si ça manque de "non mais ta gu*ule sale hater". :lol:
Je ne regrette que plus de ne pas avoir assez de minutes à moi pour répondre à tout le monde (déjà qu'en théorie, j'en avais pas pour écrire ce pavé...), mais comme toujours, le coeur y est, et c'est pas dit que je n'y revienne pas dans l'année à venir.
Merci à tous, en tout cas.
Une fois le bouzin envoyé, j'ai eu l'impression détestable d'avoir perdu mon après-midi. Je suis heureux de constater que vous n'êtes pas tous de mon avis.


@Waldo :

C'est le concept même de "jeu", qui est immature en soi. Et, par extension, le fait de "jouer". ça n'empêche pas qu'il puisse y avoir des jeux plus matures que d'autres, sans être matures par nature pour autant. Note d'ailleurs que ce que tu envisages comme "jeux matures" sont justement les jeux qui s'éloignent du jeu, qui se défont de cet aspect ludique qui, pourtant, les définit comme "jeux" pour tendre vers "autre chose".

Quant à James Cameron... une fois qu'on a vu Abyss version longue, peut-on vraiment encore lui excuser le reste ? ;)

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour des vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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