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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 03/12/16 à 15h27

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 

"Mutants. Since the discovery of their existence, they have been regarded with fear, suspicion, often hatred. Across the planet, debate rages. Are mutants the next link in the evolutionary chain or simply a new species of humanity, fighting for their share of the world ? Either way, it is a historical fact: sharing the world has never been humanity's defining attribute". (Charles Xavier)

 

Quand le scénariste Stan Lee, père de nombreux super-héros américains, met ses X-Men au monde en 1963, on aurait légitimement pu croire à une nouvelle équipe de super-héros en costumes, une alternative aux d'ores et déjà célèbres Vengeurs ou 4 Fantastiques... Un divertissement pur, des personnages haut en couleur (dans tous les sens du terme), des combats de titans modernes et des intrigues alambiquées, jalonnées d'innombrables coups de théâtre propres à susciter l'enthousiasme. Du grand spectacle, en somme, où tout sonne faux, fantastique, fantasmatique, et où « c'est précisément pour ça que c'est bon ».

 

 

 

  

 

C'est au mot près ce que propose ce X-Men, dans un premier temps : les aventures invraisemblables d'un groupe de monstres de foire (mais nous y reviendront) aux caractères tranchés, complémentaires, prêts à en découdre avec les forces du mal à grands renforts de rafales optiques, pressions télékinésiques ou projectiles de glace. Cependant dès ses premières pages, la saga pose aussi les bases de ce qui fera d'elle un titre à part, dans l'histoire chaotique du comic book, et qui forgera son identité au fil des années, des auteurs, des arcs narratifs successifs. En effet, bien vite, un glissement s'opère - imperceptible d'abord, mais significatif -, et ce qui n'était jusque-là qu'une banale toile de fond, un artifice d'auteur supposé expliquer l'inexplicable (ici, une évolution génétique) devient peu ou prou le thème principal de la série. Ou, en tout cas, ce qui en fait la force.

L'âme, même, peut-être.

 

C'est que dans l'univers X-Men, on n'acquiert pas ses pouvoirs suite à un entraînement intensif, un malheureux concours de circonstances, un bombardement de rayons radioactifs. Bien au contraire. On naît avec. C'est la loterie, pour le meilleur et pour le pire. Un jour, on se croit comme les autres, on fait les mêmes projets, on partage les mêmes rêves ; le lendemain, les certitudes s'envolent, tout est à réapprendre, tout est à reconstruire. A commencer par soi. Et ainsi en va-t-il pour des milliers d'individus communs et sans histoires, ces « enfants de l'atome »  qui portent en eux, sans le savoir, le fameux gène mutant responsable de leur différence. Et si les premiers numéros ne s'attardent guère sur cet état de fait, préférant la démesure de règlements de comptes surréalistes à l'analyse et à l'introspection, les scénaristes qui prendront la relève y verront l'opportunité, à juste titre, de développer une oeuvre excédant le cadre de l'entertainment. Dès lors, c'est la dimension humaine, plus que surhumaine, qui frappe dans le récit : on y affronte des criminels sans foi ni loi, on y règle des conflits extraterrestres, on voyage dans le temps et les univers parallèles, oui. Mais pas seulement. Et comme souvent, c'est dans ce « pas seulement » que tout se joue puisqu'après quelques errements, quelques tâtonnements de jeunesse (que l'on pardonnera à ce titre), X-Men a tôt fait d'inscrire son propos dans une forme sommaire, mais efficace, de réalisme social qui appelle à la réflexion. Une grande première, en ce domaine - ou peu s'en faut. A la fois maître-mot et thématique centrale, la différence est au centre de tous les enjeux et si, jusqu'à présent, le statut de super-héros était présenté comme un atout, un sort à envier, une condition flatteuse que bien des petits garçons rêveraient de partager, avec X-Men, le réveil est brutal. La cassure, nécessaire.

 

Si naïve ou vaine que puisse sembler la question, elle n'en est pas moins riche d'implications et mérite d'être posée - voire imposée - au lecteur : « et si demain, un dixième de la population se découvrait porteuse d'un gène qui lui confèrerait des pouvoirs défiant l'entendement, comment le reste du monde accueillerait-il la nouvelle ? Et nous, comment l'accueillerions-nous ? Avec l'émerveillement d'enfants biberonnés aux exploits de Superman, ou avec la froideur cynique des adultes que nous sommes devenus entre temps ? Accepterions-nous sans ciller de nous voir ainsi relégués au second plan par les jeux de l'évolution et du hasard ? Nous opposerions-nous au changement ? Parviendrions-nous, même, à faire fi de cette différence pour ne pas perdre de vue ce qui, au contraire, nous rassemble - soit : ce qui nous ressemble ? Et si nous-mêmes, nous nous avérions dotés de ce genre de facultés, quel camp rejoindrions-nous ? »

 

 

 

Car c'est bien de camps dont il est question : d'une part, celui du philanthrope et télépathe Charles Xavier, fondateur de l'institut éponyme qui, sous ses dehors d'école pour surdoués (gifted, en anglais : ceux qui possèdent un don), s'est donné pour mission d'accueillir ceux que l'on nomme, à tort ou à raison, les Mutants. D'autre part, celui du sinistre Magneto, leader amer et nihiliste pour qui le Mutant est supérieur à l'Homo Sapiens, et doit le soumettre à ses lois pour amener une ère nouvelle, plus sage et plus sensée. Deux extrêmes pour une même cause, deux facettes d'un même idéal. Entre celles-ci : l'humanité. Telle qu'on la connaît, telle qu'on la célèbre, telle qu'on la craint. A peine ces quelques lignes esquissées que déjà, on voit se profiler des ombres tristement familières : l'apartheid, les camps de concentration (dont Magneto est un rescapé), les chasses aux sorcières, le Maccarthysme... et voilà comment on passe naturellement d'un divertissement sans prétention à une forme hybride, hésitante, aussi peu à l'aise avec son identité duelle que peuvent l'être ces mutants, écartelés entre leur humanité et leur altérité. Or la force et la faiblesse du récit, c'est qu'il ne sait jamais vraiment comment se positionner vis-à-vis de son postulat : l'oeuvre tient, c'est évident, à rester de l'ordre de la distraction. Ses auteurs tiennent à leurs héros, à leurs costumes, à leurs Nemesis, à leurs confrontations. Mais X-Men ne brille jamais tant que lorsqu'il nous ramène sur terre, ici, maintenant, et quand il nous pousse à tirer des leçons de la grande Histoire par l'intermédiaire de ses fantaisies.

 

Quand on gratte le vernis, en effet, il n'y a ni bons, ni mauvais, dans les pages d'X-Men. Il n'y a pas de héros. Ou plutôt : il n'y a que des héros par dépit, par défaut, parce qu'ils n'ont pas d'autres choix, parce qu'il n'y a pas d'autre place, pour eux, parce que même s'ils ne peuvent plus aspirer à une vie humaine comme les autres, ils veulent prouver, se prouver, qu'ils ne sont pas les monstres qu'on voit en eux. Alors ils explosent, ou s'exposent, et mettent leur vie en gage pour convaincre le monde qu'ils ne sont pas la menace redoutée, qu'ils ne sont pas si différents, qu'il est possible de vivre ensemble, quitte à y perdre, quitte à s'y perdre, quitte à mourir au front pour des gens qui ne les respectent pas. Car on meurt, dans X-Men. Par dizaines, par milliers : même les figures emblématiques ne sont pas épargnées. A l'autre extrémité du spectre des possibles, il y a la Confrérie des Mauvais Mutants, le credo de Magneto et de ceux qui ont trop souffert pour pouvoir pardonner, ceux qui sont en colère, ceux qui n'ont plus la patience, plus la volonté de comprendre - et qui ne tiennent plus qu'au fil d'une haine irrationnelle, dévorante. Mauvais par dépit, de la même façon, pour un grand nombre d'entre eux. Restent alors ces humains qui, en dépit des exploits des uns, encouragés par les méfaits des autres, amalgament et condamnent, jugent et toisent d'un oeil sombre, au mieux méfiant, au pire réprobateur.

 

Et comment ne pas les comprendre, du reste ? Et comment ne pas se mettre à leur place, quand c'est leur univers entier qui semble s'écrouler autour d'eux, et leurs certitudes avec lui ? Comment les fustiger de penser à leurs proches, à leurs pères, à leurs mères, à leurs enfants, et au mal que pourraient leur faire cette réalité d'un autre type, dont ils ne peuvent prévoir les réactions, dans laquelle ils ne peuvent pas se projeter ? Ce qu'on ne connaît pas effraie. Déroute. Dérange. Le miroir de l'autre cesse, tout à coup, de nous renvoyer notre image. La voie que l'on empruntait jadis et que l'on pensait unique - juste, par conséquent -, n'est plus qu'un chemin parmi d'autres. Cette conviction profonde que nous avions d'être les tenants et les aboutissants d'un modèle idéal nous est presque arrachée de force. Alors on pointe du doigt. On fustige. On jette la première pierre et puis... c'est l'engrenage. Les poings se dressent, la tension monte. Ceux qui se sont autoproclamés Mauvais Mutants y trouvent de quoi légitimer leurs croisades sanguinaires. Les pensionnaires pacifistes de l'école Xavier souffrent en silence, dans l'indifférence générale. Les X-Men tentent d'amener les mentalités à évoluer, mais la lutte est perdue d'avance. Au milieu de tout ça, la question mutante devient enjeu de pouvoir. Des politiciens sans scrupules, le sénateur Kelly en tête, en font leur cheval de bataille, s'assurant par-là même des voix supplémentaires. Et quoi de plus facile, pour eux, rompus à l'art du mensonge rhétorique, que d'alimenter les psychoses en articulant leurs harangues sur les préjugés, les a-prioris, les ressentis intimes et réducteurs de ce peuple dont ils font leur marionnette. Ils biaisent, ils trichent, et ils ont du talent pour ça : les arguments tronqués semblent, en apparence, flatter l'intelligence qu'ils méprisent en réalité. Les mots sont de miel, les thèses ne résistent pas à l'analyse, mais les prêchés sont d'ores et déjà convertis, alors qu'importe ? Viennent, alors, ces hommes d'Eglise qui, dans les pas du révérend Stryker, parlent de péché contre la nature, et brandissent le drapeau de la guerre sainte, appelant au martyr, au repentir, au châtiment de ceux qui refusent de se renier. Bientôt : les agressions, les rafles, les mises à mort, prologues annonciateurs d'un génocide en germe « pour le bien de l'humanité ». Hommes, femmes, enfants, personne n'est à l'abri. La justice est, on le sait, aveugle. La tolérance elle-même finit par laisser son masque se craqueler pour révéler son vrai visage, quelque part du côté de Genosha, cité utopique où les Mutants, prétend-on, pourront vivre libres. En paix. Mais à l'écart, loin des regards, artificiellement débarrassés de leurs pouvoirs et affecté à des camps de travail, avec interdiction formelle de s'aimer, de s'unir, de procréer, leurs personnalités réécrites pour mieux les guérir du mal qu'ils portent en eux... On met au point des vaccins meurtriers, des armes de destructions massives, on lance des campagnes de traque et d'internement. A nouveau, on tatoue la peau, avec des matricules de mauvais augure.

 

 

 

L'humanité, une fois de plus, est en guerre contre ce qui ne lui ressemble pas. « Au nom de ses enfants », conclurait sans doute le Sénateur Kelly, oubliant en cela que tout être humain, même différent, se doit d'avoir les mêmes droits que ses frères. Et sans réaliser que les mutants sont aussi au nombre de ces enfants dont il affirme se soucier. Comme tous ceux qui, à force de vouloir pardonner, accepter qu'on ne les accepte pas, tendre une main qu'on repousse finissent, à l'instar du Professeur Xavier, de Jean Grey, ou d'Angel, figure biblique aux ailes pourtant immaculées, par rejoindre Magneto sur la liste des plus grands criminels de leur temps.

 

 

 

 

Comme tous ceux qui, à force de subir le rejet, les injures et les coups, décident de devenir les monstres qu'on voit en eux, pour gagner par la force leur droit à l'existence. Comme tous ceux qui, à trop croire les discours de propagande, finissent par se haïr, par se punir, par supplier leurs bourreaux de les libérer de leur fardeau, ou par mettre tragiquement fin à leurs jours. Les parents renient leur progéniture. Les frères trahissent les frères. Les amis dénoncent les amis.

 

 

Si bien qu'on en arrive à se demander qui sont les vrais monstres, au fond, et qui sont les victimes. Difficile de trancher. Et alors qu'il aurait été si simple de réduire la problématique à une opposition manichéenne entre bons et mauvais, différence et intolérance, X-Men montre sans juger, donne à lire sans chercher à fustiger, se refusant à tomber dans les travers qu'il décrit. Le comic book n'impose pas sa morale ou sa réflexion : il la donne à vivre, métaphoriquement, le temps d'une lecture, par un astucieux processus d'identification. Et voilà le lecteur, par cet artifice, à la fois humain et mutant, normal et monstrueux, accepté, laissé sur la touche. Le temps de quelques chapitres, il fait l'expérience de la différence et, sans s'en rendre compte, sans cesser de se divertir, reçoit une belle leçon d'humanité. C'est de cette façon qu'une "vulgaire" bande dessinée, dont il aurait été si facile de faire un épouvantail à têtes bien pleines, gagne ses lettres de noblesse, que le conte régressif transcende ses limites formelles et se hisse au rang de grand classique. Qu'en retenir, alors ? Le constat livré n'a rien d'engageant : infime, la différence entre hommes et mutants restera insurmontée, en dépit des efforts des uns, des concessions autres. Et si le pessimisme, parfois, cède selon les auteurs à quelques sursauts d'optimisme (appréciables, dans ces conditions), le répit est de courte durée : ainsi donc, Genosha, transformée en refuge indépendant par un Magneto amendé, ne tarde pas à être réduite en cendres, avec ses millions de morts à la clé. L'histoire de l'espèce ne cesse de se répéter. Alors on peut, c'est vrai, reprocher au titre d'en faire trop, de peindre l'homme plus méprisable qu'il ne l'est, d'abuser du pathos pour mieux émouvoir et séduire... Bien sûr, nous sommes dans un comic book, les choses n'y sont qu'une métaphore, une caricature. Une fiction, par bonheur. Mais cette métaphore aussi salutaire qu'inattendue nous invite, entre deux bras de fer surhumains, à prendre du recul et à réfléchir sur le passé, le présent et l'avenir de notre espèce. A nos moments de grandeur et de monstruosité. A nos propres préjugés, à nos propres limites. Ce qui en fait, en dépit de ses circonvolutions scénaristiques parfois grotesques, une lecture indispensable pour tous les enfants, petits et grands, du XXIème siècle. Et quel soulagement, après lecture, que de refermer l'ouvrage, de jeter un oeil par la fenêtre puis de se dire : « finalement, on ne s'en sort pas si mal ».

 

Et pourvu que ça dure.

 

 

 

Oh, et pour information, aujourd'hui, la Manif pour Tous défile pour la troisième fois depuis le début de l'année.

Mais ça n'a rien à voir.

 

 

 

 CNC, tu peux pas test.

 

 

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Commentaires

Celimbrimbor
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Celimbrimbor
Sympathique comme tout.

Celim.
aegirsson
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aegirsson
à l'époque de la préparation du premier film des x-men

il me semble qu'il y avait eu une "polémique", en rapport avec l'homosexualité

le choix de l'acteur pour interpréter magneto a suscité des réactions auprès de certains "fans" de la série x-men

ils étaient était contre le choix de cet acteur pour incarner magneto, parce que ce dernier est homosexuel

pour eux, ce personnage, ne pouvait être incarner par ce genre de personne


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Martinman
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Martinman
Pour une fois qu'un article de Liehd est un poil sérieux, ça fait du bien, tu devrais faire ça plus souvent :)
(Mais pas trop, on voudrait pas que tu deviennes TROP sérieux non plus hein ;))
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Spades :

Merci pour cette précision et, en effet, difficile de ne pas penser à cette période pas si éloignée de l’histoire des Etats-Unis, avec Luther King d’un côté, et les Black Panthers de l’autre. J’aurais dû plus insister sur le côté « engagé » qu’avait le postulat à l’époque, mais j’ai dû faire des choix drastiques pour ne pas me perdre en route. Tu as bien fait de palier à ce manque ici.

Il est aussi intéressant de noter que l’idée de faire le parallèle entre cette réalité historique et celle des camps de concentration était brillante, de la même façon.

C’est peut-être ce qu’il y a de plus fort, dans ce comic book : en parlant d’une différence imaginaire, il arrive non seulement à renvoyer à des réalités historiques précises, mais aussi à parler de TOUTES les différences, sans distinction.


@Noiraude :

Merciiiii pour le compliment ! (et de n’avoir pas relevé une énorme faute de syntaxe – corrigée depuis. Mais il en reste peut-être d’autres. Quand je m’investis dans un texte, il me faut du temps avant de pouvoir le relire ensuite…).

Le plus paradoxal, c’est qu’écrire comme ça me demande nettement moins d’efforts que quand je dois me creuser la tête pour trouver quatre idées de vannes par lignes… Parce que j’aurais pu le rédiger comme ça, mon dossier Final Fantasy, à ce compte…

Du coup, vu le succès de ce papier, je suis tout bouleversé dans ma « ligne éditoriale » initiale.
Peut-être vais-je alterner, dorénavant ?


@Nintenboy :

Absolument. Comme je savais à quelle date aurait lieu cette nouvelle manifestation depuis un bail, je me suis longuement demandé comment j’allais traiter le sujet, après avoir déjà donné une fois dans le pastiche. Et alors que je me creusais la tête, X-Men s’est imposé presque de lui-même à moi… ;)


@Crito :

Merci à toi aussi ! De la même façon, dans la ligne que tu cites, j’ai évoqué très directement mon ressenti d’enfant/ado à la lecture de ce titre, que tu décris toi-même très bien dans ton commentaire. C’était exactement ça : un vrai choc conceptuel, une vraie remise en question, des œillères arrachées… Une minute plus tôt, je n’aurais jamais pu imaginer qu’un super-héros puisse être perçu de manière négative par celles et ceux qu’il sauve. La minute suivante, c’était déjà devenu une évidence, hélas.


@Waldo :


Ravi que ça t’ait plu. Mais faut pas me pousser comme ça à renouer avec mes anciens travers... ;)

Et bien vu de ta part aussi, précision nécessaire de la même façon.



@Magic Pie :

Merci beaucoup, je suis ton obligé ! ;)


@Max97110 :

Effectivement, je ne prétendais pas ici apporter de nouvelles choses au sujet des X-Men, plutôt rendre hommage au titre en écrivant un article susceptible de parler aux initiés, et de donner envie aux non-initiés de s’y intéresser. De toute évidence, c’est à peu près réussi. Et en termes de combats pour les droits civiques, une petite piqure de rappel de temps en temps ne peut pas faire de mal. Surtout pendant que certains défilent dans la rue pour interdire à d’autres d’avoir les mêmes droits qu’eux.

Mais comme pour Spades et Waldo, merci de ces précisions nécessaires.

DC et Marvel, ce sont vraiment deux écoles différentes, et chacune à son charme… mais c’est vrai que souvent, les lecteurs sont soit l’un, soit l’autre. Certains reboots de Superman restent impressionnants et puis… et puis il y a Batman, quoi. L’atout majeur de DC n’a toujours pas pris une ride. Au contraire :D


@Seb :

On ne plaisante pas avec ça ! A l’époque, j’avais acheté le single, bon sang ! Tu te rends compte, le traumatisme a posteriori ? ça t’amuse, de jouer comme ça avec les blessures morales des gens ? ;)

Mais en effet, il y a avait un peu de X-Men dans Heroes… comme dans la première saison des 4400 (on oublie un peu trop vite que cette série a eu une très bonne saison, au commencement) ou dans les versions UK et US de Being Human. Preuve que le discours de fond reste universel, envers et contre tout.


@Donald :

Merci (beaucoup) pour le retour positif… et pour le conseil. Le titre de cet arc est effectivement très évocateur (et plus encore en version originale : God loves, Man kills) et promet le meilleur, surtout qu’il a été publié à la grande époque, de toute évidence. J’espère que ça se trouve assez facilement. Quitte à prendre Days of Future Past dans la foulée.

@Vliir :

Merci beaucoup à toi aussi.
Comme l’a très justement fait remarquer Waldo, cet article n’existe que pour le parallèle final. C’est celui-ci qui a dicté son écriture et initialement, X-Men ne devait servir que de prétexte.
Mais au moment où je me suis lancé, je n’ai pas eu le cœur de m’y tenir, et j’ai joué le jeu jusqu’au bout en essayant de donner au comic book l’importance qu’il mérite.
Humainement, je dois énormément à sa lecture dans mes jeunes années, et j’ai toujours été conscient qu’il faudrait que je lui rende hommage un jour ou l’autre. C’est chose faite. B)
Je serais par ailleurs curieux d’apprendre quelle influence positive ce titre a pu avoir, en termes de tolérance, sur toute une génération de lecteurs. Car je suis convaincu qu’il en a eu une.


@Score2 :

Ravi que tu y aies trouvé ton compte aussi. Effectivement, si tu aimes les comics, tu n’as pas le droit de passer à côté de cette licence-ci ! ;) Après, c’est comme tous les autres titres du genre : il y a les hauts et les bas, les arcs majeurs et les arcs mineurs, les grandes réussites et les gros loupés. Difficile de te conseiller par où commencer, mais à mon avis, Donald a raison plus haut : « Dieu aime, l’homme détruit » semble le Grand Classique X-Menien par excellence. Plus proche de nous, tu peux fouiller du côté de l’Operation Tolérance Zero (avec Carlos Pacheco au dessin), ou encore plus proche de nous, du côté de la réédition de New X-Men, voire de l’édition recueil d’X-Force Anges et Démons (les spin-off d’X-Men sont aussi très intéressants dans le genre : les Nouveaux Mutants, X Force, Factor X… il n’y a que l’embarras du choix). Et ne perds pas de vue que le côté feuilletonnant ajoute en charme à l’ensemble : à force de fréquenter les personnages, on s’y attache de plus en plus. Forcément.



@Joniwan :

C’est pour la bonne cause, allons, voyons. Si j’ai bien tout suivi, ils ont obligé une association en faveur des enfants à l’hopital à reporter leur marche annuelle. La classe.


@Mr Patate :

L’approbation d’un expert en comics tel que toi me va droit au cœur… ;)


@Fremen :


Merci à toi aussi. Question « lecture de comics », on peut dire que je suis un « casual » : j’en ai lu énormément dans mon enfance/adolescence (la grande époque des Strage, Special Strange, Nova et consors), puis je suis passé au manga, mais régulièrement, je reviens ces premières amours. Je n’accroche plus vraiment au trip « super héros costumés », je suis devenu trop blasé pour ça, mais quand le graphisme est accrocheur (<3 Hellboy), que Neil Gaiman scénarise ou que la thématique m’interpelle, j’investis sans rechigner.


@Eddie Vedder :

Argl, d'autres (illustres !) t'ont répondu avant moi. :)
Merci pour ton retour mais au risque de te fâcher, la raison d’être de cet article, c’était d’établir ce parallèle légitime. Je conçois bien que les anti-Mariage pour Tous ont nombre d’arguments qui leur semblent très justes pour défiler, mais je suis certain que les anti-Mutants en ont tout autant (et du même ordre).



@Tous :

Un grand grand merci à tout le monde pour ce retour si positif, qui a pour moi une importance particulière puisque cet article me tenait à coeur, mais aussi puisque c'est le premier post quasiment 100 % sérieux que je publie ici. Je suis donc d'autant plus ravi d'avoir fini en Home sans que les commentaires n'aient pourtant tourné au pugilat. :)
Karas
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Karas
@eddie vedder : On est totalement dedans au contraire ! La parabole est bien là :) On peut même enfoncer le clou avec le mariage de Northstar et Kyle Jinadu.
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Waldotarie
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Waldotarie
@eddie vedder : Ah bon ? Et en quoi une comparaison serait-elle de mauvais aloi ? Ça me parait relativement pertinent pourtant...
max97110
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max97110

super article...je ne te pensais pas lecteur de comics...
@max97110 : c'est quoi le problème avec DC?

Une envie de troller ^^
Blague à part, j'ai toujours trouvé dc un poil en dessous. C est peut être parce que je peux pas blairer superman
eddie vedder
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eddie vedder
j'aime beaucoup l'article mais attention à ne pas comparer à ce qui se passe dans notre pays avec le mariage pour tous
fremen73
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fremen73
super article...je ne te pensais pas lecteur de comics...
@max97110 : c'est quoi le problème avec DC?
Critobulle
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Critobulle
@Seb :lol:
mr patate
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mr patate
Super article ;)
Joniwan
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Joniwan
Cette putain de manif' de fachos et d'homophobes de merdes, ils m'ont fait perdre deux heures aujourd'hui : Metro Ch de Gaulle fermé, je prend ma bagnole, et bouchons :/
Score2
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Score2
Très très bon article, je ne m'étais pour le moment pas forcément arrêté au comics X-Men mais ils semblent en valloir la peine. Pas comme les derniers Spidey's de Marvel qui font vraiment pitié malheureusement. Tu m'a donné envie d'en apprendre beaucoup plus!
Waldotarie
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Waldotarie
Peuf ! Il a fait tout l'article en pensant à la jonction ! :D
Il l'a écrit uniquement pour ça même... ^^
vliir
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vliir
Mais ce finish !!!
Bravo !! un article que je garde au chaud dans mes liens
Un moment j'ai eus peur que tu ne fasses pas la jonction justement... :-)
Donald87
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Donald87
Excellent article, bravo le genre d'article rare mais diablement bon.

Pour ta peine, je te conseille (si tu ne le connais pas) l'excellent album des X Men "Dieu créé, l'homme détruit".
seblecaribou
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seblecaribou
Liehd est en train de...devenir! Quelqu'un! Le héros d'un autre, du jour au lendemain...
max97110
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max97110
Bah plein de sociologue ont vu le parallèle énorme entre X-Men et le combat pour les droits civiques.
Les thèmes, les visions, les actions sont à peu près les memes.
Surtout si on prends les dernieres années. On se rapproche vachement des coups d'éclats des black panthers et des yippies.
Et c'est vachement mieux que DC ( fallait que je le sorte à un moment ou à un autre ^^ )
MagicPie
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MagicPie
Excellente analyse, bravo !
Waldotarie
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Waldotarie
On a bien fait de te motiver à écrire sérieusement ! B)

Mais dans ce cas, Spades, Magnéto c'est lui :
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Et aurait-on écouté le rêveur sans une menace plus directe ? ;)
Critobulle
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Critobulle
Excellent article !

le statut de super-héros était présenté comme un atout, un sort à envier, une condition flatteuse que bien des petits garçons rêveraient de partager, avec X-Men, le réveil est brutal. La cassure, nécessaire.


C'est absolument comme ça que je ressens X-Men. Ca m'avait frappé quand j'étais plus jeune, me dire qu'avoir des super pouvoirs était comme avoir une maladie, que c'était une "tare"...

Et puis ton parallèle final avec la manif pour tous (les abrutis) :worship:
Nintenboy
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Nintenboy
Ouaip, ton parallèle avec la brûlante actualité de ces dernières semaines montre que c'est un combat permanent que se livre chaque couche de la société.
Noiraude
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Noiraude
Liedh, t'es encore meilleur quand t'écris comme ça ^^
Spades
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Spades
Petite précision sur les X-men apportant de l'eau à ton moulin :
créé en 1963, parlant de personnes différentes de la masse juste parce qu'ils sont né différents. Dirigé par des leader charismatiques l'un pronant la paix et la tolérance. l'autre outré par les malversation que subit ses semblables et pret à prendre les armes pour les proteger. Dans un média qui n'autorisait pas, à ce moment la, de montrer des afro américains.
On ne me fera pas croire que Jack Kirby et Stan Lee n'ont pas fait leur choix et que le véritable Charles Xavier c'est lui :
Image IPB

Les X-men ne sont qu'une représentation d'un simple fait : ce sont nos différences qui fait que nous nous devons d'être égaux.

Édito

 (Mais bon, on va pas se mentir, je ne sais pas pourquoi)

 

Si vous aimez les gens qui écrivent plus que bien, allez lire :

- Snake_in_a_box

- Noiraude

- Migaru

 ET QUE CA SAUTE COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

 (Là encore, c'est un grand mystère, mais pas désagréable).

Si vous voulez lire des gens vraiment rigolos, par contre, c'est là que ça se passe :

- Snake_in_a_box

- Noiraude

- Migaru

 

Comme par hasard c'est les mêmes...

 

(Là, par contre, OK, rien à redire, y'a du beau linge)

L'article en question, riche en collaborateurs de qualitay, qui méritent tous ce prix avec les honneurs :

Une Rumeur Grandement Exagérée

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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