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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 09/02/19 à 19h31

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 Au sein du cercle fermé des grands noms du manga, Masami Kurumada est un cas d'école : peu sont ceux, en effet, qui ont contribué autant que lui à populariser le genre hors des frontières nippones, et pourtant peu sont ceux qui se sont trouvé aussi malmenés par des contraintes éditoriales, commerciales ou consensuelles.

 Hommage à un auteur-phare, exigeant, dont on peut sans conteste affirmer qu'il est, avec le peintre et illustrateur Yoshitaka Amano (Final Fantasy, Arslan Senki, Tenshi no Tamago, Rebus, Eldorado Gate, ...), l'un des plus grands graphistes japonais de son temps.

 

 

 

Tu ne le sais pas encore, lecteur, mais cette photo explique TOUT.

 

Né en 1953 dans le quartier Cho-ku de Tsukishima, dans la préfecture de Tokyo, il ne tarde pas à se distinguer par une sensibilité artistique hors-normes, doublée d'un remarquable talent d'observation. En témoignent les heures qu'il passe dans la ferme familiale, à mémoriser les proportions des cochons, des poneys et autres chevaux de labours qu'il appelle déjà, jeu d'enfant innocent, ses « chevaliers », et qui auront toujours pour lui (de son propre aveu)  « plus d'attrait esthétique que les humains » (« mon idéal féminin ?, confiera-t-il au magazine Animeland. Un percheron en blue jeans avec un masque »). Très vite, ce qui n'aurait pu être qu'une lubie passagère devient une vocation : à l'école maternelle, notre Hokusai en herbe dédicace, moyennant finance, ses bonhommes bâtons dans la cour afin de financer lui-même son matériel. Coup de génie : lorsqu'il se met à dessiner des doigts aux mains de ces derniers, sa renommée grandit en conséquence. Un auteur était né. Son institutrice le pense surdoué. Son professeur d'art plastique est persuadé « qu'il voit des choses que l'oeil humain ne perçoit pas ». Son psychologue aussi. Son opticien le pressent « myope, astigmate, peut-être aveugle ». Satoshi, le boucher du village, lui prédit une longue et fructueuse carrière, et se propose de le prendre comme apprenti « pour lui apprendre les ficelles du métier ». En primaire, nouvelle révélation : on y découvre que Kurumada a le compas dans l'oeil. Littéralement. Une mauvaise plaisanterie d'un camarade jaloux, deux ans plus tôt. Accident tragique, qui bouleversera à jamais sa vie d'artiste en devenir - et qu'il mettra plus tard symboliquement en scène en créant le cathartique Isaac de Kraken (lui-même éborgné par la faute de son meilleur ami).

 

Mais Kurumada n'est pas un jouet Lego : en dépit de ce revers de fortune, il ne se démonte pas. Sitôt la greffe réussie, il envisage sa future carrière d'un oeil neuf (celui de son ami Meumeu, le boeuf avec qui il jouait enfant et à qui il doit ce joli cadeau). Et même s'il ne distingue plus les reliefs, qu'importe ! Son daltonisme va lui permettre de compenser ce handicap de la plus inattendue des manières, l'amenant à allier les couleurs avec une virtuosité rare, propre à faire naître les larmes chez n'importe quel homme normalement constitué. Hommes normalement constitués qui, d'ailleurs, le fascinent (et le dégoûtent, tout à la fois). Très attiré par la mouvance photoréaliste, il met un point d'honneur à étudier l'anatomie humaine dans ses moindres détails, jusqu'au plus infime muscle ou au plus discret des tendons, afin de pouvoir en reproduire les aspects les plus saugrenus. Mais hélas, les cours sont chers, ce qui le contraint à se contenter d'un abonnement à « Lutte Gréco-Romaine Magazine »,  le magazine des amateurs de torses musclés frottés l'un contre l'autre (en toute amitié), qu'il feuillette tous les soirs pendant des heures « pour le travail ». Mais son dévouement ne s'arrête pas là, et le pousse à s'intéresser à l'architecture, de même qu'aux techniques de dessin industriel qui seront pour lui une révélation. Découvrant les perspectives - et, surtout, les lignes de fuite -, il se décide à donner un premier coup de pied dans la fourmilière en appliquant ces dernières à ses personnages, ce qui n'avait jamais été fait jusque-là.

 

Masami Kurumada est aussi mondialement reconnu en tant

qu'expert es-rendu de vêtements en placoplâtre.

 

L'effet est saisissant et séduit aussitôt les amateurs d'art les plus raffinées comme Saeko, la boulangère de la rue Goemon ou Makoto, le plombier de l'appartement du dessous. Lassé des toiles conventionnelles - dans l'exécution desquelles il excelle pourtant (on lui doit notamment le magnifique « autoportrait de l'auteur en saucisson ardéchois », tableau resté inégalé à ce jour dans son genre) -, Kurumada commence à réfléchir à une voie bien à lui.

 

 Force est de constater qu'il y parvient assez aisément.

(Au passage, notons quand même que choisir la défaite de Napoléon comme preuve objective qu'il existe

des enfants capable de passer le mur du son à coups de poings n'est pas forcément la meilleure option).

 

Il se tourne donc vers des ouvrages d'esthétique majeurs tel que le Shonen Weekly Jump, et passe ses nuits à méditer sur la vacuité de la mouvance figurative, tout en parcourant les pages des nouveaux « Lutte Gréco-Romaine Magazine ». C'est décidé, il en a terminé avec les simples « représentations fidèles de belles choses ». A ses yeux, l'art est une formule magique qui permet de sublimer (de dépasser, oui, mais aussi de rendre sublime) les mille et unes imperfections de la nature. Ses créations, bien vite, se démarquent par leur dynamique corporelle unique et par le charisme surréel que cela leur confère. « Parce qu'un être humain n'est jamais aussi beau », selon-lui, « qu'après quinze jours de raclette-party arrosée à la Kro ».

 

Avant-gardiste jusqu'au bout du pinceau, bientôt, il décide de tenir celui-ci à l'envers, puis s'attèle à briser la fausse symétrie des visages pour donner leur autonomie aux éléments qui les composent, afin des les rendre plus vivants, plus expressifs. Finie, l'apathie des regards fixes : les yeux eux-mêmes ne le sont plus - non plus que le nez, ni la bouche... Se rappelant ce jour funeste où, pour le citer, « une bande de voyous (lui) avait cassé la figure », et où il avait découvert (dans la douleur) que le visage tel qu'on le conçoit traditionnellement n'était pas une vérité absolue, monolithique, mais un héritage culturel, il en fait autant pour ses personnages et les libère ainsi du carcan de ces conventions.

Et de là-haut, j'ai une vue panoramique !

Pour lui, c'est simple : les gens qui naissent avec le nez dans la bouche ont aussi droit au respect. Un message humaniste, qui lui vaudra d'être nominé pour le Prix Nobel de la Paix en 1989. C'est toujours dans cet esprit qu'il en vient à s'interdire de dessiner les gens de face quand ils sont de face (en soutien silencieux à ceux qui n'en ont pas), imposant des trois-quarts forcés d'une insolence formelle qui fait vite l'unanimité.

 

Ceci n'est pas une pipe.

C'est un visage de face vu de trois quart

avec les oreilles en vrac, un oeil au milieu du front et un au milieu de la joue, dont l'auteur s'est dit :

« hé, mais ça ferait une superbe couverture pour une édition reliée de mon oeuvre, ça ! ».

 

Un véritable bouleversement conceptuel, qui inspirera plus tard de grandes actrices Hollywoodiennes telles que la sublime et vénéneuse Shannen Doherty.

 

Oui, je sais, je suis un monstre.

Mais pas plus que le photographe qui lui a dit

 « penche la tête à droite, Shannen, ça se remarquera moins ».

 

D'une fidélité rare vis-à-vis de sa création, Masami Kurumada refuse de céder à cette mode superficielle qui consiste à passer d'un titre à l'autre, dès lors qu'on a (soi-disant) « fait le tour du propos ». A l'opposé, il décide de consacrer sa vie entière à celui qu'il considèrera toujours comme son « bébé » : le sémillant Seiya (Seyar, en version française), jeune garçon au tempérament fougueux comme un cheval de trait, qui ravit le coeur du public dès le second manga du maître, Ring ni Kakero, publié en 1977. Une fois de plus, le succès est au rendez-vous. La machine est lancée. Et il faudrait être un chevalier d'or pour pouvoir (vouloir ?) l'arrêter.

 

 

Seiya protège aussi la dignité des jeunes filles en détresse.

A sa manière.

« Et voilà, mademoiselle, c'en est fini de ces gredins qui voulaient mater ta culotte !

Merci qui ? ».

 

 

 

Ring ni kakero conte, donc, l'histoire originale de Seiya, 13 ans, qui rêve de devenir champion de boxe et qui, pour y parvenir, se rendra maître de son destin par la force des poings. Avec pour seul atout les gros gants rouges au bout.

 

*

 


Fuma la moquette no Kojiro.

 

 

 

C'est dans Fuma no Kojiro qu'il rencontre ceux qui, en dépit d'un premier contact assez conflictuel, deviendront ses compagnons de toujours - et même mieux, ses frères d'arme : Shiryu, Hyoga, Shun et Ikki, rapidement réunis par leur passion commune, l'art noble et ancestral de la baston. Fatigué des combats de ring, Seiya mûrit, se remet en question, aspire à d'autres horizons. Ce renouveau intérieur, il le trouve dans des combats à coup d'épée en bois (bâtons de Kendo, pour les spécialistes), qui forgent victoire après victoire le grand héros qu'il est supposé devenir.

 

*

 

 

 

Saint Seiya, priez pour nos yeux.

 

 

Saint Seiya marque un premier vrai tournant dans sa carrière, puisque c'est aussi le premier manga dans lequel il se fait connaître sous son véritable prénom - signe qu'il est enfin prêt à  être le preux chevalier que l'on voit en lui. Fatigué des combats à coup de sabres en bois (déçu, aussi, par l'organisation déplorable de ces affrontements clandestins), il revient au centre du ring mais cette fois, vêtu d'une armure de bronze (ou bronze cloth) constituée d'un serre-tête, d'une ceinture et de genouillères assorties.

Avec des écouteurs Böse pour la radio et tout.

 

 Il a toujours treize ans et il est très impressionnant, du haut de ses un mètre trente de pur héroïsme. Fais brûler ton cosmo, Seiya ! Tous nos espoirs reposent sur tes épaules (si ce sont bien des épaules et pas des genoux, évidemment) !

 

*

 

 

 

 

Silent Knight Shou.

Vraiment trop Shou.

 

 

Fatigué de nombreux duels qu'il a dû remporter face (enfin, ¾ face, pour être exact) aux dieux de l'Olympe, Seiya raccroche l'armure de Pégase, le percheron ailé de la ferme familiale. Il a fait le tour de la question, il veut maintenant tourner la page et aller de l'avant. Ce qu'il fera en revêtant l'armure du Faucon dans Silent Knight Shou, manga en deux volumes où il affronte, entre autres, des dinosaures magiques, en compagnie d'une femme chevalier qui ne porte pas de masque. Malheureusement, de telles révolutions scénaristiques déroutent, et le manga connaît une fin prématurée.

 

 Nabila a fait beaucoup de mal aux conventions téléphoniques actuellement en vigueur.

 

*

 

Consonne. Consonne. Consonne.

« Trois lettres ».

« Pas mieux ».

 

 

 

 Loin de rendre les armes pour autant, Seiya revient alors aux valeurs sûres, universelles, en endossant dans B'tx (prononcer « Beat Ex ») une nouvelle armure de cheval qui vole, mais sans pourtant céder aux sirènes de la nostalgie. Les armures magiques, c'est le passé, pour lui, désormais. L'avenir est aux armures technologiques de l'espace. Bouleversés dans leurs habitudes, cette fois, les lecteurs ne s'y trompent pas, et Seiya renoue avec le succès.

 

*

 

 Quelqu'un lui dit, que c'est pas là qu'on les met, les gants ?

Ou on attend d'abord qu'il se fasse défoncer la tronche ?

 

Poursuivant sur sa lancée, il tente ensuite quelque chose d'inédit, de novateur. Ce sera Ring ni Kakero 2, ou l'histoire originale de Seiya, 13 ans, qui rêve de devenir champion de boxe et qui, pour y parvenir, se rendra maître de son destin par la force des poings. Avec pour seul atout les gros gants rouges au bout.

 

 *

 

 

Saint Seiya Next Dimension : la largeur.

 

Enfin, après plusieurs petits rôles anecdotiques dans des One Shots alimentaires, c'est épanoui et en paix avec lui-même qu'il revient aux fondamentaux, renouant avec lui-même dans Saint Seiya Next Dimension, actuellement en cours de publication, bouclant ainsi la boucle d'une oeuvre-somme dont il aura, toujours, été le coeur et l'âme, sans jamais perdre la face ou le ¾.

 

Une cohérence narrative unique, pensée sur le long terme, dont Kurumada ne se sera jamais écarté et qui aura grandement contribué à faire de lui la légende vivante que l'on sait. Car Seiya, finalement, n'est-ce pas l'auteur lui-même (et vice-versa), luttant pour imposer son style à part dans un monde ou, au mieux, il fait office de précurseur, mais où il n'est jamais pleinement compris et où il reste seul, en face-à-face constant (mais de ¾) avec son propre génie ? Et puis après ? ! Cet isolement, tous les noms illustres de l'Histoire l'ont connu avant lui : Albert Einstein, Friedrich Nietzche, Alexandre le Grand, Gengis Kahn... sauf que le mangaka n'y voit pas une fatalité. Au contraire : pour conjurer le sort, il a tôt fait de s'entourer d'un studio de jeunes et talentueux apprentis, à qui il confie la lourde (mais gratifiante) tâche de le seconder en dessinant les armures, les décors, les vêtements, les visages et, plus généralement, les personnages de ses bandes dessinées. Ce qui, accessoirement, lui laisse plus de temps pour se consacrer au gros oeuvre.

 

Le gros oeuvre, mesdames et messieurs.

 

(Nan, je suis mauvaise langue : ça aussi, c'est son atelier qui l'a dessiné).

 

Le pedigree éblouissant de ce faiseur d'images ne doit pas pour autant éclipser ses immenses talents de scénariste, ni le perfectionnisme forcené avec lequel il se documente sur les sujets qu'il veut aborder - au point d'aller jusqu'à passer, parfois, comme les universitaires de haut vol, plusieurs longues MINUTES d'affilée sur Wikipédia ! Cette implication dans l'écriture donne à ses histoires une crédibilité, une authenticité sans égales à ce jour, au point que le syndicat d'initiative Grec demande à pouvoir utiliser ses dessins dans ses campagnes promotionnelles. Une belle consécration, pour celui qui s'est appliqué à dépeindre au plus près la réalité d'un peuple en toges qui vit encore dans des grandes maisons en pierres. Conteur émérite, héritier légitime des troubadours d'antan, il livre des intrigues captivantes, complexes, et n'hésitant pas à oser le mélange des genres. Pour preuve, dans Saint Seiya, il associe habilement mythologie, fantastique, GRS, sentai et art martiaux, tout en profitant de cette occasion pour aborder des thématiques actuelles fortes comme la polygamie, les pères célibataires, le travail des enfants et la télé-réalité. Auteur engagé, il y détourne les clichés inhérents au genre pour induire chez son lecteur d'importantes réflexions de fond. Ainsi, c'est à une déesse de la Guerre non-violente, vulnérable et plus impotente qu'omnipotente qu'il incombe de rétablir la paix dans le monde des hommes. Véritable Abraham moderne, son père adoptif, le grand industriel Mitsumasa Kido (anagramme de « Masami Tsuki Do », qui signifie « doctrine Masami de l'amour ») se trouve contraint par le destin (toujours lui !) de sacrifier non pas un, non pas deux, mais bien ses cent fils bien-aimés au nom de l'avenir du monde...

 Guillaume, enlève cette main de ton slip. IMMEDIATEMENT !

 

(...) Sacrifice auquel il consent (peut-il faire autrement ?) sans rien montrer de ses déchirements intérieurs.

 

 

Cet homme a eu des relations sexuelles avec plus de cent femmes différentes en un an.

Et toi ?

 

Ils n'ont même pas six ans que les voilà partis aux quatre coins du globe, dans des camps d'entraînement paramilitaires où ils seront battus, affamés, humiliés, avec pour unique réconfort les espoirs de l'humanité qu'ils portent en eux.

Les espoirs de l'humanité, et leur abonnement à PlayKnight, bien sûr.

Le magazine cochon de ceux qu'ont pas les yeux en face des trous (si l'on peut dire).

 

Et quand les rares survivants reviennent au bercail, sept ans plus tard, le manga vire à la critique sociale en les opposant les uns aux autres, conformément aux volontés posthumes du paternel, dans des combats à mort légaux, lucratifs et retransmis en direct à la télévision, sans qu'aucune ligue de vertu ne lève ne serait-ce qu'un petit doigt. Kurumada, baladin pessimiste, n'a plus foi en ses semblables et il le fait savoir. Seiya lui-même (son double, souvenons-nous) ne prend part à ces jeux du cirque que parce qu'il y est contraint : loin des icônes guerrières qui font les beaux jours des shonen manga, il ne se bat ni par goût, ni par intérêt financier, mais pour retrouver sa soeur Seika (Sarina), disparue quelques jours après son départ forcé pour la Grèce. Coup de génie de l'auteur : et si cette soeur disparue, c'était Marin, celle qui lui a tout appris là-bas et qui, à son arrivée, avait déjà le grade de chevalier d'argent ? Doute légitime que Kurumada entretien avec habileté, en instaurant une règle qui veut que « voir une femme chevalier sans son masque, c'est pire que la voir nue » (et tant pis si Shun n'est pas d'accord sur ce point).

 

 

 

Marin, chevalier d'argent du Thon.

Finalement, vu sous cet angle, Shun n'a peut-être pas tout à fait tort.

Surtout, surtout, garde ton masque et tes vêtements, belle Marin...

 

 

Plus atypique encore : la façon dont les douze chevaliers d'or, valeureux gardiens de l'ordre et de la morale, suivent aveuglément les ordres d'un Grand Pope sensément le plus vertueux de tous, mais qui ne cesse d'ordonner conquêtes et massacres. Le mangaka dénonce, le mangaka s'indigne : comment, au XXème siècle, tant de bonnes âmes peuvent-elles faire preuve de tels aveuglements, politiques et religieux ? Les chevaliers d'or sont à l'image d'une société qui consomme, qui exploite, qui détruit sans vergogne et sans en éprouver de remords, une société pétrie de certitudes qui sont autant d'oeillères à surmonter. Et encore n'est-ce ici qu'une subtilité parmi d'autres, car quelle plus belle allégorie du conformisme que ce Sanctuaire dont on ne peut gravir qu'un versant, sans qu'aucune raison valable ne soit donnée à cela ? Et quel lecteur, aussi sagace soit-il, aurait pu s'imaginer que la source du mal, celui par qui et pour qui tout arrive, Hadès, dieu des Enfers, vaincu des siècles auparavant, se tapît dans le subconscient du plus inoffensif des chevaliers de Bronze ? Pari risqué pour la divinité, que de s'incarner dans le corps du seul chevalier de la création incapable d'assurer sa survie à court terme - ou ne serait-ce même que de remporter un affrontement sans que son frère Ikki, chevalier du Phénix, ne vole (littéralement) à son secours... une défaite, une seule, et c'en aurait été fini de son plan démoniaque. Mais d'un autre côté, qui aurait pu soupçonner le doux Shun, l'ami des fleurs, des animaux et des cris suraigus, celui-là même qui aime le rose, le vert et les pantalons à bretelles, d'abriter un si triste sire  ?

Hadès a dû faire quelques concessions, lui aussi, pour rester incognito.

 

Tout était calculé, tout était sous contrôle. Y compris l'inversion des rôles entre les frères, au moment de quitter le foyer familial pour leurs lieux d'entraînements : en effet, qui sait si Ikki aurait conservé son magnétisme animal, une fois dans l'armure d'Andromède qui aurait dû lui revenir de droit ?

 

 

Ah tiens si, il le conserve. J'aurais pas cru.

 

Mais ce n'est rien, comparée à l'idée grandiose de ressusciter les chevaliers d'or tombés au Sanctuaire, puis les faire passer pour des traîtres alors qu'au contraire, ils n'ont jamais cessé d'être fidèles à Athéna : idée tellement bonne qu'elle était reprise en l'état, un an plus tôt, par les auteurs du troisième film (Shinku no Shonen Densetsu / Abel), qui sont allés jusqu'à plagier le maître à rebours dans le temps. Ultime pied-de-nez aux conventions : là où n'importe quel auteur aurait fait en sorte que les techniques de combats correspondent (peu ou prou) à la constellation de leurs propriétaires, Kurumada préfère amener son récit où on ne l'attend pas, de manière à surprendre en permanence. Qu'il s'agisse des roses carnivores du chevalier des Poissons, de la décharge électronique du chevalier du Lion (aussi renommée en version française « la corne du Lion » - de la ferme familiale, sans doute), ou l'illusion démoniaque du Phénix, bien malin serait celui qui pourrait anticiper les combats à venir. Que penser de Dohko de la Balance, aussi, qui possède à lui seul six paires d'armes légendaires mais qui préfère utiliser une attaque à base de dragons phosphorescents, en arborant un magnifique tatouage de tigre dans son dos ? PURE GENIUS. Et si certains esprits chagrins pointent du doigt quelques (soi-disant) incohérences chronologiques, ils ne font que démontrer là leur incapacité à comprendre la démarche du mangaka, dont la radicalité artistique, de la même façon, le pousse à s'affranchir des habituelles contraintes spatio-temporelles qui alourdissent les travaux de la concurrence. Sur une terre dystopique où les minutes ne passent pas à la même vitesse selon l'endroit où l'on se trouve, tout devient mouvant, fluctuant, incertain. Rien ne peut plus être tenu pour acquis. Et cette sensation de flottement, qui plane sur l'ensemble du manga, le hisse vers des sommets existentiels réservés jusque-là à une élite surdiplômée. Les choses arrivent, mais les explications qu'on donne n'expliquent rien, au contraire, elles posent d'autres questions. N'est-ce pas la base-même de toute réflexion philosophique ?

                                                                                                           

Pourtant, tout n'est pas rose pour le jeune prodige, dont l'art n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Le commerce a ses raisons que la raison ignore, et Masami se voit vite obligé de faire des concessions pour pouvoir vivre de son pinceau. L'adaptation de Saint Seiya en animé lui porte une première estocade. Car en fait d'adaptation, c'est à un véritable massacre en règle que se livre la Toei Animation, faisant fi de la réflexion de l'homme pour lisser, édulcorer, domestiquer sa création, histoire de la rendre bankable. Devant l'incapacité des artistes les plus talentueux à reproduire ce style hors-normes, les têtes pensantes engagent deux designers, Shingo Araki et Michi Himeno (à qui l'on doit aussi - entre autres - les designs des deux Burai  sur PC Engine Duo) et les chargent d'affadir son trait pour le rendre plus classique, plus convenu, plus proche des attentes du public visé. Même les armures originelles, chef d'oeuvres de précision, sont presque entièrement modifiées dans le but, désolant, de faciliter le moulage de jouets à leur effigie. Et encore n'est-ce là que le début des outrages : desservi par une bande sonore volontairement médiocre (d'une emphase à des lieues de la platitude volontaire de la version papier)...

 Rends-toi service, laisse tourner ça...

 

(...)partiellement réécrit, tentant piteusement de corriger les incohérences chronologiques, la licence prend l'eau de toutes parts, et seule la qualité extraordinaire des planches d'origine lui permet de connaître un succès planétaire en France, en Espagne et en Amérique du Sud. Mais Masami Kurumada est à l'image de ses héros : noble et intègre. Alors qu'il aurait pu réclamer des millions de yens en dommages et intérêts, il courbe l'échine, laisse faire, se concentre sur son art. Ceux qui l'aiment sauront qu'en penser. Interprétant à tort ce silence comme une approbation tacite, la Toei ne cesse de repousser les limites de la décence : elle juge plus crédible et moral de faire des enfants de Mitsumasa Kido des orphelins (enlevant toute symbolique Biblique à leur sacrifice), elle rate la scène cruciale où Misty, chevalier du lézard, dévoile sa perfection anatomique dans une séquence de nu qui, dans le manga, émeut aux larmes, elle va jusqu'à inclure trois chevalier d'acier inédits, dont les armures grotesques font bien pâle figure comparées à celles de l'Hydre ou du Lionnet, elle fait la part belle à un souffle épique et à une mise en scène qui tranchent avec le caractère intimiste du manga, elle va même jusqu'à imposer un arc narratif inédit - inspiré d'un long métrage inspiré d'une histoire courte du manga, dans laquelle Hyoga sauve la princesse du royaume d'Asgard, le fameux territoire du nord de la mythologie grecque.

 

 Hideux.

Un arc narratif dont la médiocrité manque de couler la franchise : de mémoire d'homme, on n'avait jamais vus combats si insipides, adversaires si manichéens, armures si mal pensées (l'armure d'Odin, mais quelle horreur !)... Par chance, l'adaptation de l'arc Poséidon sauve (ironiquement) le titre du naufrage. Hélas, comme si le sort voulait s'acharner sur cette production contre-nature, la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Toei ne juge pas les spectateurs prêts pour ce qui constitue pourtant le point culminant du travail du maître : l'arc Hadès, qui conclut le manga. Scénario trop élaboré, réflexions trop vertigineuses, enjeux dérangeants, ambigus, psychologies trop fouillées, la perspective effraie. Les producteurs retirent leurs billes, la série s'interrompt, mais sa popularité traverse le temps et l'espace comme un météore de Pégase... si bien que plusieurs décennies plus tard, porté par l'engouement des fans, le projet renaît de ses cendres tel le chevalier du Phoenix. Il faut dire que dans l'intervalle, le phénomène Neon Genesis Evangelion (qui doit beaucoup à Saint Seiya, d'ailleurs. Des préadolescents qui se sacrifient pour sauver l'humanité, ça ne vous rappelle rien ?) a prouvé qu'il était possible d'aborder des sujets matures, métaphysiques, sans pour autant se mettre le grand public à dos. Seiya reprend donc du service pour treize épisodes déjà plus fidèles à la volonté de Kurumada, mais faute de moyens, la production s'interrompt en plein climax. Déçu, l'auteur ronge son frein, sans savoir que le pire reste à venir.

 

Une goutte d'eau va faire déborder le vase, et lui permettre de reprendre in extremis les rênes de sa création.

 

 

Courant 2004, en effet, l'animé Tenkai Hen Joso : Overture est annoncé au cinéma, avec pour sainte mission de donner un nouvel élan à une saga qui (c'est paradoxal) n'en a jamais eu besoin. Et si l'on peut craindre le pire, par bonheur, Masami Kurumada y est associé en tant que consultant. Il va même jusqu'à dessiner les premières pages de la version papier, et imaginer la trame générale du film. Celui-ci devra ouvrir sur un nouvel arc où les dieux de l'Olympe, courroucés, décident de punir ces mortels coupables de déicide en les privant de ce qu'ils ont de plus cher : leur mémoire. Avec elle : le lien qui les unit à Athéna. Ce prologue annonçait aussi les retrouvailles de Marin et de son vrai frère, Icare, ainsi que la renaissance d'un Seiya brisé, en état de choc. Les attentes étaient à leur comble, les conférences de presse promettaient le meilleur... mais le soir de la Première, c'est le drame. Les spectateurs sifflent, huent, exigent d'être remboursés. Kurumada, d'ordinaire si calme et si mesuré,  sort de la projection en lâchant un amer « ce n'est pas mon Tenkai Hen » (sic) qui restera dans les annales. Et comme on le comprend ! Car la trahison n'a jamais été aussi odieuse, ni aussi pernicieuse. Les dessins sont beaux à regarder, Ikki ne sauve pas Shun, les protagonistes parlent pour dire des choses censées (pire : ils s'interrogent !), l'armure de Pégase se brise au premier combat et Seiya ne porte pas celle du Sagittaire à la fin.

 Une cellule de soutien psychologique est mise en place pour les fans de la première heure, les lignes de SOS Suicide sont saturées. Tenkai Hen Joso est une tragédie humaine, critique et financière.

 Le trailer qui ne montre rien.

 L'AMV qui spoile tout.

Mais ce que l'auteur ne peut pardonner, c'est ce plan honteux, lors du dénouement, qui nous montre Seiya et Saori nus, sans complexe, face au maléfique Apollon (Abel, mais en plus Grec). Un véritable camouflet pour l'artiste, qui s'est toujours refusé à proposer la moindre espèce de fan-service « car le corps des hommes et des femmes n'est pas une marchandise ».

 

 Si si. Ils sont nus.

 

Mais pas autant que lui :

 

 

(...)dont a absolument pas fait une FIGURINE :

 

Joniwan, à ton porte-monnaie, c'est la Myth Cloth ultime :

une Myth Cloth sans cloth ! COLLECTOR !

 

C'en est trop. Il contacte la Toei et obtient le renvoi du responsable, qui n'en était pas à ses premiers méfaits puisqu'il avait été en charge des films d'Asgard et d'Abel (très loin, en termes de qualité, des films d'Eris et de Lucifer, beaucoup plus dans l'esprit de ses propres travaux, et mieux documentés en termes de mythologie grecque), ainsi que des épisodes les plus mémorables de la série télévisée. C'est décidé : Shigeyasu Yamauchi  (de même que toute une partie du staff du Tenkai Hen) ne participera plus jamais à un animé lié à Saint Seiya, mais trop tard, le mal est fait, la blessure est profonde dans le coeur des jeunes japonais. Dès lors, c'est l'opération de la dernière chance pour le mangaka, qui reprend le pinceau pour faire oublier ce désastre et livrer sa suite officielle, sous le titre de Next Dimension, allant jusqu'à ajouter des couleurs à ce véritable feu d'artifice de prouesses techniques, fruit de 30 années de pratique.

 

 

Trois playmobiles sur un seul et même plan mais vu sous trois angles différents

(dont aucun ne correspond au plan susmentionné).

Un décor réduit à quelques tâches de couleurs grossières

qu'on croirait réalisées sous Paint.

Zéro progrès sur quelque plan que ce soit depuis Saint Seiya volume 1.

Ça force l'admiration.

 

M'enfin, c'est sûr que quand on fait tout dessiner par des stagiaires, aussi,

forcément, on ne risque pas de progresser non plus.

 

On y suit les aventures des deux figures les plus charismatiques du récit d'origine, Shun et Saori, qui font cause commune pour sauver Seiya d'une mort certaine. Pour ça, ils vont même jusqu'à retourner dans le passé et malmener encore un peu plus une chronologie originelle déjà bien fragile. Mais ce Stakhanoviste de la créativité ne s'arrête pas là : malgré des journées bien remplies, il trouve le moyen d'écrire deux lignes de pitch pour les spin-off Saint Seiya G, Lost Canvas et Omega, ce qui lui vaut d'être crédité comme scénariste à temps complet et de toucher l'argent qui va avec (car les génies eux-mêmes doivent bien manger).

En parallèle, la suite d'Hadès est programmée : les brebis galeuses évincées, les parties Inferno et Elysion révèlent tout le potentiel du manga.

 

Kurumada, ce génie.

 

Les designs et l'animation n'ont jamais été aussi proches, graphiquement, de la version papier, le rythme des combats et la sobriété de la mise en scène font honneur à la mollesse anonyme qui la caractérise...

 

 

Quelques exemples évocateurs parmi des milliers d'autres,

réunis par les joyeux drilles du forum SaintSeiyapedia.com.

Vous voulez savoir le plus drôle ? C'est que c'est beaucoup plus laid quand ça bouge.

Heureusement, ça ne bouge pas beaucoup.

 

Enfin, enfin, le spectateur peut découvrir Saint Seiya tel qu'il aurait toujours été, si Toei Animation n'avait pas faussé la donne en confiant sa réécriture à une équipe de parvenus. Enfin, il peut apprécier le talent de Masami Kurumada comme il doit l'être, « à nu », à l'image de Misty, le plus parfait de tous les chevaliers.

 

Et tant pis si nombreux sont ceux qui se détournent alors, incapables d'évaluer à sa juste valeur une oeuvre expérimentale, intransigeante et difficile d'accès. Les spécialistes, eux, ne s'y trompent pas. Après bien des déboires, Masami Kurumada a enfin le traitement et la reconnaissance qu'il mérite.

 

Il était temps.

 

 

 

(Sources : Désencyclopédie)

(En tout cas, ça ne saurait tarder :evil: )

 

 

Masami Kurumada, en plein brainstorming sur ses scénarios.

 

« A la santé de toutes celles et ceux qui ont fait mon succès à ma place

et que j'ai fait licencier pour avoir osé donner de la profondeur à ma daube.

Plus de trente ans de carrière en tant que dessinateur manga sans toucher un stylo !

Merci à tous ! Kampaiiiiii ! »

 

 

 *

 

 

 BONUS :

 

 

 

 Non, non. Croyez-moi. Vous ne voulez pas savoir.

 

 

Et pour les masochistes qui n'en auraient pas eu assez : plus de Kurumada ICI !

 

Et ENCORE plus de plus de Kurumada chez Snake ! C'est Noël, ma parole !

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Commentaires

Camuska
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Camuska
Je vois mieux, j'ai mieux a faire que de te parler.

Et si j'ai cliqué sur ton article, c'est parce que je me disais que ça avait peut être un lien avec le MMO saint seiya en préparation.

Ta vie est triste, a passer ton temps a cracher sur tout et tout le monde.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

Et, comme je vois le texte au dessus, j'ai l'impression que tu t'es senti agressé puisque tu as un si grand besoin de te défendre. De quoi, j'en sais fichtre rien comme je ne t'attaques pas.


Je me demande pourquoi.

Ha oui, peut-être pour ça ? ;)

Je n'y vois qu'un homme qui passe des heures de sa journée a écrire des messages de critiques basses et minables (et d'après ce que j'ai vu, ce n'est pas la première fois) sur une oeuvre ancienne. C'est si agressif et méprisant dans le ton que je me demande bien ce qui a pu donné une telle colère a l'auteur, Kurumada a violé sa femme ou quoi...?


C'est vrai, pardon. J'ai surinterprété, il n'y a absolument aucune attaque personnelle là-dedans, de quelque ordre que ce soit.
Ou si.
Mais bon, c'est internet, c'est un classique. Je ne vais pas épiloguer là-dessus, ce serait trop facile.

Par contre, effectivement, on peut vouloir réduire un site de jeu vidéo au seul sujet des jeux vidéos, c'est une façon de voir.
On peut aussi créer des passerelles, explorer des voies parallèles, complémentaires (y compris dans la façon d'aborder les sujets. Parce qu'ici, si la forme est contestable, le fond reste pertinent. J'aurais pu défoncer Kurumada sérieusement, ça n'en aurait été que plus violent). C'est une autre façon de voir.
Tout dépend de combien on est obtus ou non et je ne vais pas juger (ou disons : pas plus).

Par contre, ne te déplaise, c'est toi et toi seul qui a cliqué sur mon article pour le lire (enfin, pour lire les premières lignes) : pourquoi avoir fait ça, si tu jugeais ce post déplacé dans ce contexte ? Pourquoi, oui, avoir cliqué et commencé à lire, si tu n'avais pas envie de le faire ? Tu ne te "moquais" pas de la perspective, quand tu as cliqué, semble-t-il, sans quoi tu ne l'aurais pas fait (ou bien c'est que tu es maso). Ce qui tend à démontrer objectivement que c'est le fond et la forme de l'article qui t'ont déplu, et pas le sujet lui-même, comme tu le prétends à présent. Simplement, tu n'as trouvé que ce prétexte pour justifier ton indignation de Masamiste effarouché.

Ceci étant, même en faisant abstraction de cette évidence, je trouve que c'est un peu gonflé de ta part de râler ici, alors que c'est toi et toi seul, l'artisan de ton infortune. Un site internet, c'est comme un livre dont tu es le héros : tu vas où tu veux, tu choisis sur quoi tu cliques, c'est toi qui crées ton sommaire en fonction de ce qui t'intéresse/te ressemble.
Par exemple, si je ne veux pas lire de spoilers sur le nouvel Assassin's creed, je ne clique pas sur la news intitulée "spoilers sur le nouvel Assassin's Creed". Je ne vais pas cliquer dessus et écrire en commentaire "encore des spoilers sur Assassin's Creed, ça saoule trop !".

Tu vois mieux ?
Camuska
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Camuska
J'ai un peu plus lu ce que tu as écris, je suis curieux. Et donc je commente un peu plus.

Je me MOQUE de ton avis sur Kurumada, sa vie, son oeuvre, son karma... mais vraiment. Tout le monde a un avis, je le défends pas du tout (J'ai moi même détesté le licenciement des doubleurs officiels), mais si je voulais connaître l'avis de quelqu'un sur Saint Seiya, j'irais sur un forum qui y est consacré, pas sur un des sites références du jeu vidéo.

Donc en fait, ce n'est pas TOI que je critique, ni ton avis (même si je trouve que cracher ainsi sur quelqu'un que tu ne connais pas est violent), mais plutôt le choix de gameblog de mettre ça en homepage, ce qui n'est pas leur "truc".

Tu vois mieux?
Camuska
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Camuska
Quand je vois le ton de tes premières phrases, je ne prendrais pas l'effort de lire la suite. Tu n'as visiblement pas compris ce que je veux dire, ni même ma question qui est bien réelle. A savoir, QUE fais ce genre de message sur GAMEblog, surtout en homepage. Je suis sérieux quand je pose la question, car comme je l'ai dit, je ne suis pas un habitué.

C'est un peu comme si en première page de Maisons et Appartements, je tombais sur un article qui critique une série télé. Je vois VRAIMENT pas le rapport. D'où mes exemples sans rapports, ce que tu n'as visiblement pas compris.

Et encore une fois, a part une simple preuve de ta propension a troller (pour utiliser un terme commun ces temps ci), je ne vois dans tes "articles" que de la haine injustifiée.

Donc vraiment, qu'est-ce que cette chose fais sur un site de jeu vidéo réputé?

Et, comme je vois le texte au dessus, j'ai l'impression que tu t'es senti agressé puisque tu as un si grand besoin de te défendre. De quoi, j'en sais fichtre rien comme je ne t'attaques pas.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

(...)



@Camuska, donc (une chose promise étant une chose due) :


J’ai arrêté de lire très vite ton commentaire.

Je n'y ai vu qu'un homme qui a passé des heures de sa journée à écrire une critiques partiale et parcellaire sur un article qu’il n’a... pas lu. Et qui, accessoirement, s’est inscrit sur Gameblog uniquement pour ça. C'est si agressif et méprisant dans le ton que je me demande bien ce qui a pu donner une telle colère à l'auteur, Kurumada est sa femme ou quoi...?
;)

Blague à part, j’avoue que je suis très impressionné par ta faculté à juger de la qualité d’un travail (parce que oui, contrairement à ce que suggèrent - sans doute - les apparences, c’est du travail) en n’ayant lu que quelques lignes de celui-ci. Comment peux-tu savoir que « c’est si mauvais que ça ne mérite pas la Home » (pour te paraphraser), dans ces conditions ? Aurais-tu atteint le mythique 7ème sens de la critique facile sur internet ? Parce que bon, c’est quelque chose que je peux entendre (lire, en l’occurrence), à la rigueur, mais de la part de quelqu’un qui aurait fait l’effort d’aller jusqu’au bout, et de mettre ses a-prioris (et son fanatisme) de côté. Au moins quelques minutes, c'est un minimum.

Quoi qu’il en soit, aurais-tu lu plus que ces quelques lignes que tu les aurais eues, les réponses à tes questions (et bien plus encore !), ce qui t’aurais évité de te ridiculiser (ben si, désolé, c’est un peu le cas quand même) ici en les posant. Non parce que [breaking news], un article, c’est un début, un milieu et une fin. Y’a une structure derrière, c’est construit, même quand ça semble débile. Et au fur et à mesure ça progresse et tout. Du coup ça s’achemine vers quelque chose et à la fin, alléluïa, tout fait sens (des fois, ça arrive même avant. Ça dépend des capacités intellectuelles du lecteur). Je sais, c’est vachement complexe, comme concept, mais ce n’est pas moi qui fait les règles et en théorie, tu as dû étudier ça au lycée.

Bref, pour t’épargner une longue et, de toute évidence, fastidieuse lecture, je synthétise : l’idée de cet article a vu le jour lorsque j’ai appris que ce tâcheron de Kurumada avait fait saquer une partie de l’équipe de développement du Tenkai Hen, juste parce qu’il n’avait pas aimé les liberté prises vis-à-vis de son « œuvre » (on parle de gosses de 14 ans qui se balancent des mandales à Mach 1, initialement, hein, je le rappelle). Bon, ça fait des années qu’on se moque de lui, avec les copains, mais là, ça a été la goutte d’eau. Que ce loser ait entièrement construit sa notoriété (et nourri son compte en banque) grâce aux travaux d’autres artistes qui, eux, ont dû s’évertuer à rendre ses torchons supportables, passe encore. Qu’il ne leur soit pas reconnaissant, pourquoi pas. Tout le monde a le droit d’être un sale c*n. Mais qu’il en arrive à faire éjecter une partie d’entre eux, pour quelqu’un comme moi, c’est moralement intolérable. Tu me diras « pfffff, tu prends ça bien à cœur, c’est pas la fin du monde ». Et je te répondrais pareil au sujet de mon article. Comme ça, on est quittes.

Ceci étant, si tu veux défendre le Maître et écrire dans ces colonnes qu’il dessine super-bien, vas-y. Mais ne te plains pas si ensuite, les gens se paient ta tête.

Quant à la présence de ces lignes en Home de Gameblog, j’avoue avoir, moi aussi, un peu tiqué en l’y découvrant, parce que même si c’est du boulot, ça reste provocateur et plutôt poil à gratter, ce n’est pas de l’info pure. Mais je n’ai pas choisi et vu le mal que je me suis donné pour écrire tout ça, je suis plutôt heureux d’avoir pu bénéficier de cette visibilité. Que Kurumada ait un peu de la « reconnaissance » qu’il mérite.

Enfin, ton dernier paragraphe tend à démontrer plutôt brillamment que l’humour n’est pas un procédé stylistique facile à maîtriser (je n’y prétends pas, d’ailleurs, je fais juste de mon mieux), puisque tes vannes (je suppose que c’en est) tombent toute à plat, faute d’avoir un sens ou une pertinence. Le rapport entre les langoustines, les génocides et Kurumada m’échappe un peu (encore que maintenant que tu le dis, ses personnages ont un peu des allures de langoustines, et c’est un vrai génocide pour les yeux, mais qui suis-je pour juger ? :evil: ). Je ne vois pas non plus le rapport avec les Peugeot ni ce qu’il y aurait de honteux à en parler (Shun, en version Kurumada, avec un pot d’échappement derrière l’oreille, ferait d’ailleurs une Peugeot très crédible). Enfin, même si je conçois qu’on puisse associer Saint Seiya au mariage gay, en regard de certains partis-pris esthétiques un tantinet troublants ( :lol: ), je ne vois pas pourquoi tu mêles les insultes à tout ça. Pour ta gouverne, voici deux liens qui te renverront à mes articles sur le sujet. Tu vas voir, c’est très instructif…

http://www.gameblog.fr/blogs/liehd/p_82618_samedi-2-fevrier-2013-la-manif-pour-tous-une-bien-belle-demo

http://www.gameblog.fr/blogs/liehd/p_86008_x-men-differences-et-dichotomies-une-generation-nee-sous-x


Bonne lecture (et sans rancunes : après tout, je te dois quand même un clic ! B) ) !
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Luciole :

Bon ben déjà, désolé, je me suis avancé un peu vite, y’a bien les DVDs des films, mais à 10 euros pièces (sachant que chaque DVD comporte deux films quand même). A toi de voir si tu tiens vraiment à avoir une version physique.

J’attends ton opinion sur Asgard avec impatience. Bon, Ok, c’est trop expédié, ça, c’est sûr, mais compte tenu des contraintes de temps, de budget et de cahier des charges, je trouve que l’ensemble se tient vachement bien. Et cette B.O., cette B.O. ! :bave:

Pour Elfen Lied, voilà, rien que de savoir ça, ça m’oblige à passer mon tour. Je suis une pauvre petite chose sensible et raffinée. Là, ça a l’air de ressembler un peu trop à du Drakengard avec des Lolitas. Et en plus, le premier épisode m’a semblé furieusement copié-collé du Moonlight Rambler de Bubblegum Crisis.

Et quoi, qu’ouies-je, qu’apprends-je ? Ikki ne suit pas Shun à distance, dans son pèlerinage ? Mais qui va venir l’aider s’il tombe par terre et qu’il s’écorche le genou ? ! :lol:
Tes p’tits teasers piquent ma curiosité, en tout cas, à mi chemin entre la curiosité et la consternation. Il faudra que je trouve le temps de m’y mettre, un de ces jours…


@Yao :

Ben y’a quand même un joli générique de début. ;)

@Marumoto :

Mais de rien. Tout le mérite revient à Kurumada Sensei.
Je ne suis qu’un humble messager. :evil:

@Mr Jow :

Bravo ! Si tu as réussi à lire tout Saint Seiya sans te crever les yeux, j’ai le plaisir de t’annoncer que, sans le savoir, tu as désormais atteint le 8ème sens. ;)
Par contre, si je peux me permettre un conseil : change d’amis. Des amis qui te suggèrent en leur âme et conscience de lire du Kurumada, ce sont des amis qui te veulent du mal. B)
Pegasus Fantasy a vieilli, mais reste indémodable, ou pas loin.
N’oublions pas non plus le second générique.



Bien sûr, ça ne vaut pas notre deuxième générique à nous mais hé, qui peut rivaliser avec Bernard Minet ? ;)

@Jay-Jay :
J’ai hésité, effectivement, à parler du triste épisode où Masami a perdu ses deux bras en jouant avec la moissonneuse batteuse familiale, ce qui l’a obligé à se mettre à utiliser ses pieds pour dessiner. J’ai eu peur de tomber trop le pathos. :D
Ravi que ça t’aie plu !

@Camuska :

Je reviens très vite, rassure-toi. Tu as fait l’effort de t’inscrire sur Gameblog exprès pour me dire que mon article, eh ben c’est de la m*rde (rires), tu mérites donc un com’ à toi et rien qu’à toi. :evil:
Tu la sens, là, l’illusion du Phoenix ? :lol:

@Stilgear :

D’utilité publique, carrément ! :lol:
Ça fait plaisir à lire, ça. Dire que je pensais que ce papier resterait un machin un peu confidentiel caché dans les méandres du grand net… je suis bien content de savoir qu’au final, j’ai pu partager mon amour pour le Maître avec d’autres amateurs éclairés, ça fait chaud au cœur !

@PG Birgani :

Le problème des « premiers tomes de Saint Seiya », en terme de graphisme, c’est qu’il y en a quand même un gros paquet, et que ça ne décolle un peu que sur la fin (avec, comme tu dis, de très belles armures, chiadées en termes de designs comme en termes de reflets. Les visages, eux, restent malheureusement tout aussi ratés qu’aux premiers jours, ce qui laisse supposer que les armures en question, ben… elles ne sont pas forcément dessinées de la même main, si tu vois ce que je veux dire. ;) Kurumada et les assistants, c’est de notoriété commune) (d’ailleurs, si tu regardes bien, il arrive à maintenir un niveau égal sur Silent Knight, puis au moment du passage à Bt’X, c’est la dégringolade régressive…).
Mais tu as raison de nuancer, évidemment.
Je caricature, mais ce n’est pas par malhonnêteté, juste pour faire apparaître certains « problèmes » au grand jour. Je fais ça pour tous mes articles dans le même ton.

@Susumu :

Ce n’est même pas que le problème de Saint Seiya, hélas. Il en va de même pour 99% des shonen mangas à base de combats, présents, passés et à venir. Mais, il y a de quoi vite en être lassé/agacé.
Ayant pas mal d’amis gays, je butte sur le terme de « tarlouze » quand même, mais j’imagine que tu ne l’as pas écrits ici.

@Strife :

Roh Mé T tro un Noob toi, l’otacou biddon kesketi konné à Sein Séyar dabor T just 1 gro haiteur jalouse de mon suksé !
Strife
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Strife
Ah c'est en home, faut jouer les haters maintenant...

Ahem.

Test micro... 1, 2... 1, 2...

Nan mais çay tout pourrite, c'est Shoune qui dit "attention je t'ai à l'oeil!" alore que çay 1 blague a Chyriou! Tro naz é maime pa draule ton article!! :(:( :(
Susumu Kodai
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Susumu Kodai
Faut stopper avec ça ...Les chevaliers du zodiaque , c'est à chaque fois du copié/collé....

Les méchants arrivent , ils veulent tuer Athéna et conquérir le sanctuaire terrestre ....Les Chevaliers de bronze passent la moitié du temps à pleurnicher , à se plaindre , puis comme par miracle Seya sauve tout le truc à lui tout seul . Il tue saga tout seul , il détruit le pilier du sanctuaire marin tout seul , il bat Ilda et brise l'anneau tout seul etc....alors qu'il passe la moitié du temps le cul dans la poussière à roter du sang et à se plaindre en pleurnichant. Andromède la tarlouze qui pleurniche après son frère et qui nous les brise à dire qu'il n'aime pas la violence etc...Shiryu , un coup il est aveugle , un coup il l'est plus. Yoga , Willy le borgne pour les intimes , qui chouine après sa mère congelée , puis après le seigneur Cristal qu'il bute, et enfin après Camus qu'il liquide aussi. Et le super Phénix qui se la joue perso et gros dur alors qu'il chouine aussi parce que sa meuf est cannée...

Bref , ils passent plus de temps à se plaindre et à chialer comme des bébés....qu'à se battre...
PG_Birganj
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PG_Birganj
Juste pour dire que c'est un peu malhonnête de flinguer Kurumada seulement sur ses premiers tomes.(comme toujours)

Il a surtout très bien géré (vers la fin de la série ; Hadès principalement) un gros travail de trame sur les reflets des ses dernières armures. Ça c'est un bon point (après je suis pas assez de près pour savoir si ce tramage c'était lui... ou ses assistants... mais en tout cas, ce travail de trame m'a toujours impressionné tant c'est fin).

Ça retire en rien sa gestion de son business quelque peu... putassier et irrespectueuse. Mais pour le dessin, il existe de bonnes planches de St Seiya.
Stilgear
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Stilgear
Sûrement que je suis trop d'accord pour en rajouter. Merci pour cet article d'utilité publique !
Camuska
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Camuska
J'ai arrêté de lire très vite. Je suis pas un habitué de Gameblog, donc j'aimerais savoir (vraiment) a quoi sert ce post et surtout que fait-il featuré en page principale?

Je n'y vois qu'un homme qui passe des heures de sa journée a écrire des messages de critiques basses et minables (et d'après ce que j'ai vu, ce n'est pas la première fois) sur une oeuvre ancienne. C'est si agressif et méprisant dans le ton que je me demande bien ce qui a pu donné une telle colère a l'auteur, Kurumada a violé sa femme ou quoi...?

Non, vraiment, je croyais la communauté de JV.com minable, mais de voir que ce site mets "CA" en page principale de son site, c'est a se demander. Si encore ça avait été un post sur un forum, et juste ça, ok. Mais il est mis en avant... sans déconner quoi.

Bientôt un post sur les langoustines responsables de génocide? A quand un post certifié Gameblog pour insulter le mariage gay ou pour parler de la dernière Peugeot?

Dafuq...
JayJay
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JayJay
excellent, je venais juste de parler de Kurumada à un pote comme quoi c'était un gros naze qui dessinait avec ses pieds et dont le trait n'avait pas évolué d'un iota et paf, je tombe sur cette article, vraiment excellent tout ça. En tout cas tout est dit ou presque ( on ne parle pas du doublage que Kurumada a changé pour reprendre celui qu’une autre série bâclée, in cohérente et foireuse ( sauf pour le dessin ) çàd Bleach...
Mr Jow
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Mr Jow
Bon sang nous avons la même opinion sur Saint Seya, les nombreux "troufans" m'avaient harcelé pour que je lise le manga et c'était une lutte de chaque instant pour ne pas me crever les yeux.
Enfin pour moi Saint Seya ce sera toujours ça.
Marumoto
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Marumoto
Magnifique. Merci!
Yao
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Yao
C'est normal, Elfen Lied c'est de la grosse merde ! :lol: :ninja:
Luciole
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Luciole
Je répond rapide car je dois partir en week-end :
- pour abel ben ma mémoire m'a laché. Si tu trouves les 4 films à pas cher à la rigueur ça peut valoir le coup de les tenter. Pour Asgard je vais tenter à mon retour.
- concernant Elfen Lied le premier épisode n'est en rien représentatif de la série, les 10 premières minutes sont bien sanglantes mais ça se calme fortement par la suite pour se focaliser plus sur les personnages, même si tu a encore quelques démembrages (Lucy est une psycho à la base).
- et ikki n'est pas encore apparu dans omega, une 3ème saison est prévue, peut-être qu'il y fera un caméo. Ah et on retrouve aussi Jabu de la licorne, qui est devenu un cow-boy (bien cliché en plus...), tout comme les chevaliers de l'hydre et de l'ours (mais là je te laisse la surprise, épisode 2 ou 3 normalement). Par contre si tu regardes omega saches que la partie "académie pour chevaliers" est juste une intro, pas la base de l'anime (dommage que l'intro soit la partie ma moins agréable). A partir de l'épisode 8 (environ) on entre dans la vrai histoire. Et d'ailleurs le coup des masques est encore là (le chevalier du verseau est une nymphomane qui aime les mineurs, sans masque et ça fait des histoires quand elle apparait, épisode 31 si tu as besoin de matière pour troller), c'est juste que l’héroïne s'en débarrasse.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Luciole :

Ha ben tu vois, tu as voulu me faire réagir, et ben ça a marché ! :lol :

Si tu veux te refaire les 4 premiers films de Saint Seiya, d’ailleurs, je dois pouvoir te les chopper pour pas cher au Cash du coin, s’ils y sont toujours… ça te permettra de te rafraîchir la mémoire… et de mettre en perspectives. ;)
Non parce que tu pourrais avoir des surprises, vu qu’Abel fait… 1 heure 30 ! Et que justement, c’est sa longueur/lenteur qui pourra faire grincer les dents des fans les plus « premier degré » (car oui, à art le combat contre Atlas, les autres sont volontairement expédiés en deux-deux). Pour le côté Athéna/Peach, ça fait partie du fameux cahier des charges dont je parlais dans mon com’ précédent : on note d’ailleurs que cet auteur, justement, essaie de s’en affranchir un peu (avec le côté « trahison », notamment, même si ça fait long feu)… Ces longs métrages étaient programmés dans le cadre d’un festival (annuel, il me semble) ciné Jump et étaient chaque fois présentés en même temps qu’une ou deux autres œuvres « à licence » (genre film de DBZ), et par conséquent, ils sont conçus comme des produits de divertissement bas du front. D’un autre côté, dans Asgard, Abel et Overture, on sent que les gars en charge du bazar voulaient essayer de repousser au maximum les limites formelles de la chose. Raison pour laquelle voir Eris et Lucifer peut permettre de mieux les apprécier à leur juste valeur (tu peux toujours tenter, ils font 45 minutes chacun - grand max. Par contre, ce n’est pas étonnant que tu n’aies trouvé personne pour t’en dire du bien, c’est juste navrant – si on excepte quelques « cassages de code » sympa dans Lucifer. Boah, tente. Au pire, tu rigoleras bien. Oh, et zyeute le film d’Asgard : il est beaucoup trop court, mais visuellement, muscalement et au niveau de l’ambiance, c’est un régla).

Pour Omega, je n’en attends pas grand-chose, mais le premier épisode m’a semblé rafraîchissant, donc si j’ai l’occasion, j’insisterais un peu. Par contre, je suis choqué : de toute évidence, les femmes-chevaliers ne portent plus de masque ! ET LA PUDEUR, B*RDEL ?!

En ce qui concerne Overture, je comprends que tu le prennes comme ça : le parti-pris global est tellement extrême que ça passe ou ça casse. Mais sur quelqu’un de tordu et de torturé comme moi, ça a fonctionné du tonnerre (même les frustrations, de type : les chevaliers qui n’ont pas de véritables retrouvailles, le combats de Shiryu et Hyoga qu’on prend à la fin… sur le coup, ça m’a vraiment frustré, et j’ai adoré ça ! ;) Parce que bon, c’était justement fait pour, et que c’était bien fichu). Pour moi, c’est vraiment amener Saint Seiya dans une sphère intellectuelle (très relative, quand même) ou on ne l’attend pas, et c’est justement ce que j’ai adoré. Un peu comme quand Oshii fait un film de deux heures sur Patlabor dans lequel on ne voit les robots que dix minutes, quoi… Le film Omatsuri de One Piece, j’aurais aimé qu’il prenne ENCORE PLUS de libertés et qu’il trahisse encore plus le matériau de départ, d’ailleurs. Idem pour Overture. Ce genre d’audaces vis-à-vis de licences commerciales si populaires, je suis fan. Donc je suis fan d’Overture pour toutes les raisons qui font que tu as détesté. ;) (et en ce qui concerne Elfen Lied, je n’avais même pas fait le lien avec mon pseudo, tellement je suis une flèche B) Je n’ai vu que le premier épisode. J’ai vu une gamine à poil exploser des têtes, je me suis dit que ce n’était pas fait pour moi. J’imagine qu’il doit y avoir un vrai fond derrière, mais cette forme, comme Sega, est « plus forte que moi »).

Pour en revenir à la série, je vois ce que tu veux dire. Quand je la regarde aujourd’hui, bien sûr, je n’y retrouve plus la même excellence que quand j’étais jadis scotché devant le Club Dorothée. Je vois plus facilement les ficelles, les failles, les loupés, les redites. Mais en en faisant abstraction, je trouve que l’ensemble a étonnamment bien vieilli, dans le genre (il suffit de comparer avec DBZ ou avec Samurai Troopers…). Et même aujourd’hui, de mon point de vue, aucune adaptation de Shonen n’a su réussir à donner un tel rythme et une telle emphase à ses combats : raison pour laquelle cette série garde, envers et contre tout, une place à part dans mon cœur ;

En ce qui concerne Fragile, par contre, une fois de plus, NOUS SOMMES BIEN D’ACCORD. En toute objectivité bien sûr ! B)

Et… Oh ! Un Edit ! Chouette, j’avions point vu ! Excelleeeeeennnnnnt ! :lol : Là, tu me donnes grave envie de m’y mettre, pour parler d’jeuns. Sacrés chevaliers de bronze ! Même dans un spin-off, y’en a pas un pour rattraper l’autre. Et Ikki, dans tout ça ?
Luciole
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Luciole
Dsl j'ai grossi le trait pour le plaisir de te voir réagir. ;) En plus Abel et Overture ça fait un bail, contrairement à omega (sur lequel on se marre bien parfois, de toute façon il n'y a rien en ce moment).

En fait pour moi Abel est trop court, résultat ça reste une histoire de "Athena/peach s'est fait enlever et Seiya/mario part la sauver". Au final ça va trop vite, même pour un court-métrage, et j'ai trouvé les méchants trop peu développés. Quant à l'animation j'avoue que je c'est rarement un facteur important pour moi. Pour moi ça fait plus figure d'OAV qu'autre chose. Dans mes souvenirs ça durait environ 30 minutes, corrige moi si je me trompe, ça fait longtemps quand même.

Je n'ai pas regardé Eris ou Lucifer et je n'ai jamais lu quelqu'un qui me donne envie.

Pour Omega ça démarre très mal puis ça s'arrange un peu (si on n'en attends rien à la base hein!), jusqu'à un mindfuck assez inattendu pour la saga.

Le vrai problème d'Overture est que ça sort trop des codes de "Saint Seiya". Et les combats sont les mêmes : D'abord on se fait dominer puis on donne un coup puissant et on en finit. Ça fait longtemps et ma mémoire peut me faire défaut, mais à aucun moment je n'avais l'impression de regarder "Saint Seya", vu que ça ne respectait pas les codes de la série comme tu le dis toi-même (avec ironie mais justesse).
En comparaison j'ai beaucoup aimé "l'île du baron Omatsuri" car ce film parvient à se démarquer du reste de la série tout en restant du one piece pur jus dans les bases.

Et puis je te signale que toi tu n'aime pas Elfen Lied (alors que bon ton pseudo officiel... ^_^). Alors on est quitte. ;)

Et si ça peut te rassurer je n'ai jamais dit que j'avais aimé la partie poséidon, hadès ou ce que tu veux. A la base je trouve le manga moche, et même si l'anime arrange un peu le massacre l'histoire reste au raz des paquerettes. Omega est un anime adapté à la merde actuelle et parvient à faire mieux à certains moments, ça te montre le problème!! Quand j'étais petit je ne connaissais que ça mais maintenant j'ai du recul et je ne trouve pas cette série bonne dans sa globalité.

De toute façon Overture et Elfen Lied sont subjectivement bons ou mauvais tandis que Fragile est OBJECTIVEMENT bon, toute la différence est là (moi fanboy?? JAMAIS!!!!) :angel:

EDIT : Allez pour me faire pardonner voici la rubrique "Que sont-ils devenus?" En effet dans omega on retrouve presque tous les anciens :
- Seiya est devenu le chevalier du Sagittaire... Et n'utilise que les météores de pégase. Sérieux à quoi ça sert de leveler si c'est pour garder les attaques de niveau 1?
- Shyriu semble penser qu'être aveugle ça ne suffisait pas, résultat maintenant il a perdu ses 5 sens et passe son temps assis à la place de son maître à méditer. Je précise qu'il a fait un gosse à Shun-raille juste avant que ça arrive, de là à penser que son fils était un peu difficile il n'y a qu'un pas (ou alors il l'a fait après les avoir perdu et là il faudra qu'on m'explique)
- Hyoga vit reclu dans une caverne de glace (mais parvient à trouver de quoi faire un feu de bois, costaud le mec). Son seul rôle consiste à réconforter le héros quand celui-ci tombe sur lui par hasard en essayant de le tuer (genre "Si tu ne peux pas survivre à mon attaque autant mourir tout de suite!" véridique, je n'ai rien inventé)
- Shun voyage de village en village dans un désert pour soigner les vieux et les enfants. Enfin ça c'est ce qu'il dit. A noter qu'il lui suffira de regarder un chevalier d'argent dans les yeux pour que celui-ci fuit, et qu'il porte la même salopette qu'avant sous sa cape.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Le Kry de Munch :

Mais de rien, je suis ravi de plaire aux petites nouvelles.
Surtout que la graphiste en toi n’a pu qu’être sensible au talent du Maître.
J’en suis convaincu.


@Waldo :

Lire ton commentaire a été un bonheur immense, l’ami : enfin, enfin quelqu’un qui a compris l’Art du grand Masami, et qui sait poser les bons mots. Plutôt que de régler la question, comme tant de cuistres, d’un « beuh, c’est laid » peu inspiré, tu reconnais que tu n’es – juste - pas intellectuellement en capacité de comprendre l’apport majeur que représente son œuvre dans l’histoire de ce que l’humanité a de plus noble et de plus élevé. BRAVO.

J’ai hâte de découvrir tes propres travaux picturaux (pour de vrai, cette fois ;) ).



@Luciole :


NAAAAONNNNNNNNNNN ! Pourquoi tant de « n » ?
Tu voulais briser mon petit cœur sensible de fanboy, c’est bien ça ?

ET BIEN C’EST REUSSI, ESPECE DE MONSTRE !
Tu as de la chance que
Spoiler
, sans quoi ils t’auraient d’ores et déjà châtié. ET CA AURAIT ETE BIEN FAIT !

T’es un peu dur, quand même, non ? ;)

Pour moi, Overture et Abel font partie de ce que Saint Seiya a de mieux à proposer (avec les deux Asgard, et certains combats du Sanctuaire). Tu ne me feras pas croire que tu as préféré la partie avec les Chevaliers Noirs, celle avec les Chevaliers d’Argent ou même Poséidon. Non, je refuse de le croire. Quelqu’un qui aime Fragile Dreams ne peut être qu’un homme de goût ! :D

Après, évidemment, il faut recontextualiser : Abel et Overture sont des longs métrages, ce qui implique un cahier des charges strict et bien (trop) peu de marge de manœuvre pour les auteurs chargés du bouzin. Partant de là, ces deux films sont de très beaux exercices de style, en ce sens que même si on sent toujours le poids agaçant du cahier des charge en question, on perçoit aussi très clairement la volonté des auteurs de repousser les limites partout où ils le peuvent. On ne peut évaluer la qualité du produit fini, par conséquent, qu’en le comparant aux véritables chef-d’œuvres de contre-performance que sont les films 1 et 4 (Eris et Lucifer).
Sans compter qu’esthétiquement, tous deux représentent ce que Saint Seiya a de proposer de mieux, et qu’Abel arrive à être plus beau et plus stylé que la partie Sanctuary de l’arc Hadès, pourtant réalisée en numérique. Quant au fond, le fait que Kurumada ait piqué l’idée de faire revenir les chevaliers d’or en « faux-traitres », ça a tout dit.
Overture, c’est un peu un remake d’Abel, au fond, mais en plus extrême dans ses partis pris : les ingrédients sont identiques, mais accentués. Je comprends assez aisément qu’il puisse ne pas plaire à tout le monde tant il dynamite les codes : décors surréalistes, adversaires ambigus, rythme languissant, combats elliptiques, voire carrément sabrés… mais pour moi, ça n’en est que meilleur, vraiment. Un peu comme le film de One Piece « l’île du Baron Omatsuri », qui se livre à la même genre de déconstruction (mais en plus déjantée).

Non mais vraiment, j’insiste, regarde le film d’Eris. Tu m’en diras des nouvelles (la prestation de Shun, notamment :lol: ).

Quant à Omega, je n’ai vu que le premier épisode, et oui, c’est clairement un reboot de la série d’origine, adaptée pour un « public d’aujourd’hui », et donc mixé avec du Beyblade et du Digimon. ;) Esthétiquement, ça reste intéressant, au moins le temps d’un épisode, la bande-son est effectivement très réussie (mais ne l’est jamais autant que quand elle reprend les thèmes de la série d’origine), mais sur le fond, on sent effectivement le souhait de repartir de zéro. Quand on regarde comme tel, j’imagine qu’on ne risque pas d’être déçu.

Et moi, c’est quand je lis le manga que je me mets tout à coup à attendre vachement de la série. Pour compenser. ;)


@Yao :

Tu aimes d’avance ? C’est gentil, mais arrivé à la fin de ta lecture, tu risques de me détester (un peu). ;) Mais bon, en tant que graphiste talentueux (mais oui, n’ayons pas peur des mots), tu comprendras sans doute que je puisse émettre quelques réserves quant au talent de Kurumada.


@Mr Patate :

Mais non, c’est juste parce que l’article est vue en « plongée », à cause de la perspective et tout… ;)
mr patate
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mr patate
énorme haha
Yao
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Yao
Rooooh putain ! Il va me falloir toute une vie pour lire ça !! T'es un OUF !! J'aime d'avance !! Saint Seiya ça représente tant pour moi ! je vais me régaler ! Merci! :wub:
Luciole
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Luciole
Tu m'as donné envie de voir plus que l'anime de base, donc mes conclusions :
- overture c'est de la merde
- abel pareil
- omega est un shonen bas du front comme on en trouve tout le temps aujourd'hui... En fait c'est juste un reboot de la série originelle. J'ai hurlé de rire quand ils nous collent à nouveau les 12 chevaliers d'or à combattre alors qu'au début "il n'y a que 2 chevaliers d'or actuellement", vive les agences d'interim!!! Mais ça se laisse regarder si on met son esprit critique au repos. Et l'OST déchire par contre (au moins un truc de bien, il en faut pour tenir).

Je précise que je suis sincère. En même temps quand t'as lu le manga t'en attends plus rien de la série en général.
Waldotarie
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Waldotarie
Je crois que tu as mis le doigt (ou le nez, je ne sais plus) sur ce qui ne m'a jamais permis d'apprécier cette oeuvre majeure : ce trait tranché, artistique, cette virtuosité et cette absence de compromis dans le dessin. Du coup, désemparé, à chaque fois que j'ouvrais un tome par curiosité, je le refermais avec un rire nerveux quelques pages plus tard.

Mais je me rends compte aujourd'hui grâce à toi que je suis passé à côté de quelque chose. La dimension sociale et artistique de l'oeuvre m'avait échappé, aveugle que j'étais (ou que j'aurais préféré être).
Grâce t'en sois rendue, je vais pouvoir me plonger avec délectation dans ce manga !

...et je n'aurais aucune honte, sachant que tu sauras me défendre en en appréciant toutes les qualités, à présenter mes propres dessins. Voir ceux de mon petit neveu de 2 ans ! :)
Le Kry de Munch
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Le Kry de Munch
Merci pour le rire.
C'est un plaisir à lire.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@P.Y.T. :

Alors, des regrets ? ;)


@Snake :

TOUT ?
Je n’en suis pas persuadé ! :lol:
J’ai l’impression de n’avoir que très légèrement effleuré le haut de cet iceberg, et qu’on pourrait lui dédier un blog entier, au bas mot !
Rien que pour sélectionner les images d’illustration… on pourrait se dire que j’ai choisi les pires mais NON ! Elles sont TOUTES comme ça ! O___O

Mais merci beaucoup.
Venant d’un Masamiste tel que toi, ça me fait chaud au cœur (l’organe qui, selon Kurumada, se trouve derrière l’oreille).


@Mr Furieux :

MONSIEUR enfoiré, s’il te plait !
On n’a pas gardé les chevaliers Pégase de la ferme familiale ensemble !

Note que je n’ai fait que te devancer, et que c’est pile poil ce que tu aurais écrit si je ne t’avais pas coupé l’herbe sous le pied (si c’est bien un pied et pas une épaule. Avec tout ça, je m’y perds).

Quant à Zig, pas de souci, j’avais bien vérifié, il avait posté la veille et… OH M*RDEEEEEE.


@Donald :

Ravi que l’investissement temporel n’ait pas été consenti à pertes ! :)
Quant à ce qu’il te reste à faire… je ne sais pas ce que c’est, mais là, comme ça, dans le cadre de cet article, j’ai peur.


@Karas :

Non mais attends, tu le prends pour qui, Kurumada ? Tu crois que c’est un vulgaire fictionneur de gare ? S’il a pas inclus les chevaliers de la Table Ronde, c’est parce qu’il est bien conscient que ceux-ci n’ont jamais existé, contrairement aux Dieux Grecs.
Ha non mais vraiment, je ne comprendrais jamais la condescendance des trolls dans ton genre à l’égard de cet artiste… Tu devrais avoir honte. HONTE !

Excellent pitch, ceci étant. Et Guenièvre aurait fait une Saori très convaincante.


@Crito :


Ouf, si j’ai l’approbation du Président, alors, tout ce travail n’aura pas été vain ! Merciiii !
Et merci pour ce merveilleux smiley Kurumada que je chérirais jour et nuit pour les siècles des siècles. Il ira s’ajouter à mon magnifique smiley Saga des Gémeaux :
: ) / : (


Excellent pitch aussi, anyway.
Masami-san peut dormir tranquille : la relève est assurée.

Moi je rêve d’un affrontement contre les Chevaliers Laspalès. Accessoirement.


@Sirtank :

Merci, merci.
Au sujet des tes viles accusations de jalousie, je ne répondrais que ceci :
« qui aime bien châtie bien. Qui hait du plus profond de son âme châtie mieux ».
;)


@Chocolat :

Et à ton avis, d’où elle vient, cette fixette sur les percherons, hein ?
Le voilà, le traumatisme par lequel tout a commencé !



@Victor :

Dommage. J’étais convaincu qu’un esthète et graphiste de profession dans ton genre aurait été sensible à ce destin flamboyant et à cette plume alerte… je suis déçu :)



@Poussin :

Comment ça, « mal foutus », jeune hérétique ?
Je crois que tu n’as pas bien compris mon article, jeune hérétique !
Repens-toi tout de suite !



@Aegirsson :


Merci à toi d’avoir pris le temps !
Et merci pour tes compléments d’informations (notamment sur les gants et l’œil de bœuf), qui apportent de nouvelles explications (crédibles) au mystère Masami Kurumada.
Effectivement : tout à coup, tout s’explique.

Désolé pour tes yeux, mais c’était pour la bonne cause.


@Waldo :

Si tu parles de la mère du chevalier de l’Hydre, ça se pourrait bien, oui. ;)


@Kala :

Ravi d’avoir su tenir la distance.
Et rassure-toi : dans certaines circonstances, même un homme a le droit de pleurer.


@Joniwan :

Ben tu veux que je te dise ? Sur le fond comme la forme, Silent Knight Shou est de loin ce que Kurumada (enfin, son studio) a fait de meilleur. Les armures, notamment, sont très chouettes, et Seiya, Shun et les autres y sont mieux dessinés que d’habitude. Ça explique sans doute pourquoi ça n’a pas marché. :)

Pour ce qui est de la Myth Cloth d’Ikki d’Andromède, je lance le projet kickstarter. En attendant, tu peux toujours essayer de forcer un peu pour faire tenir l’armure dudit Myth Cloth d’Andromède sur ton Ikki ? !

Au sujet d’Asgard, non, je ne suis pas plus ironique que dans le reste de l’article. Du coup si : il va sans dire qu’avec le Tenkai Hen et les films Asgard & Abel, c’est de loin ce qu’il y a de meilleur dans Saint Seiya. ;)

Oh et sinon : PARCE QUE MISTY N’EST PAS UNE MEUF ???
Ha oui, tiens. Maintenant que tu le dis, il ne porte pas de masque.


@Strife :

Un troll ? Où ça ? ;)
(domo arigato aussi !)



@Dranzer :

Ha ha. Ravi que tu le prennes comme ça. Tu aurais pu me haïr sur quarante générations, là. C’est tout à ton honneur. Non parce que je ne trollais pas, hein. C’est vraiment ce que je pense de l’ami Masami. Quand j’ai appris qu’il avait fait virer une partie du staff du Tenkai Hen, je me suis dit qu’il était temps que je lui témoigne publiquement mon admiration… :evil:

Édito

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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