ERROR 404 BLOG NOT FOUND

ERROR 404 BLOG NOT FOUND

Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 27/02/17 à 13h51

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

Ajouter aux favoris
Signaler
Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 

 OU PAS.

 

 

Oui, la page a été scannée de guingois, c'était voulu. Histoire de pouvoir placer « de guingois » dans un billet et d'être à la hauteur de ma réputation, en matière de maîtrise technologique.

 

Mais bon. Pour venir consulter ce blog, il faut que vous soyez vous-mêmes des lecteurs un peu tordus sur les bords. Donc si vous l'êtes dans le bon sens, vous lirez ce scan sans problème.

 

Vous voyez, tout-est-sous-contrôle !

 

 (Je précise au passage que vous pouvez cliquer sur tous les documents reproduits dans ce post pour pouvoir les lire à votre aise, et que ceux-ci restent la propriété de leurs auteurs respectifs)

(ça, c'est fait).

 

 

*

 

 

A tous les vieux de la vieille, et à tous les jeunes qui le deviendront.

 

 

Il ETAIT UNE FOIS... LES JEUX VIDEOS

 

(Parce que Marcus n'a pas le monopole du coeur et du Nutella).

 

 

Bon alors, vous êtes bien assis autour du feu, les enfants ?

Vous avez mis vos Chamallows à griller ?

C'est que vous êtes mignons, tous, alignés là, avec vos bonnes bouilles toutes lisses bien roses et bien blan...

Oups. C'est vous, les chamallows ?

Mais alors qu'est-ce qui grille ?

Et où sont les enfants ?

Oh et puis zut, puisque vous êtes là et que vous êtes sages (puisqu'inanimés), permettez que je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme le chante une chanson que les moins de vingt ans ne-peuvent-pas-connaître-non-plus (puisqu'elle n'a pas été reprise par Matt Pokora - et que toute génération a la culture qu'elle mérite. CQFD). En ces jours de ténèbres où les superstitions allaient bon train et où les gens n'avaient rien de plus ludique à faire que de noyer des chatons ou de clouer des chouettes sur les portes des granges, le jeu vidéo n'était encore pour le grand public que charlatanisme et sorcellerie - ou plus prosaïquement, pour les gens de la ville : un prolongement de luxe des Game and Watch d'antan. Quand on ne faisait pas (déjà !) la chasse aux spectres de l'addiction ou aux démons de l'incitation à la violence (à grand renforts de faux témoignages orchestrés par l'Inquisition du moment, avec mention spéciale à l'ado dont les pouces bougeaient tout seuls « à force de trop jouer »), on initiait le jeune public à cette science occulte qu'était l'« informatique » via des logiciels éducatifs sur-mesure, qui invitaient l'élève innocent à prendre les commandes d'un hélicoptère innocent pour survoler les tours innocentes d'une innocente cité américaine... et, en cas de nécessité, à leur larguer innocemment des bombes dessus  (véridique. Aujourd'hui, c'est puni par la loi, mais hier, ça faisait partie des programmes de l'éducation nationale. Comme quoi en vieillissant, le monde a perdu son âme d'enfant, ou quelque chose comme ça...). On n'avait que peu l'occasion de s'ennuyer, alors. On était des gens occupés. On attendait fiévreusement que la cassette (oui, la cassette, vous avez bien lu. Sinon on avait aussi de larges disquettes flexibles, si ça vous perturbe moins) du soft se soit entièrement débobinée dans le lecteur pour pouvoir lancer une nouvelle partie, tout ça pour se rendre compte une demi-heure plus tard, avec l'apparition de l'écran-titre, qu'on avait finalement envie de jouer à autre chose.

 

Aujourd'hui, les mêmes seniors seraient représentés avec un Amiga. ça en fiche un coup.

 

Parce que tenez-vous le pour dit, le passé, par définition, c'était mieux avant. Forcément. Le présent, c'est bien joli, oui, mais question « passé », il repassera. Un peu plus tard. Comme toujours.

 

Ici et là, au hasard des forums, on lit souvent les vieux gamers aigr... expérimentés évoquer en râl... soupirant le mythique « bon vieux temps », se remémorer un âge d'or perdu, pester contre le nouvel ordre vidéoludique mondial et déplorer la piètre qualité des jeux nouvelle génération, tout à leur vénération de leurs saintes icônes aux noms hauts en monochrome vert... oubliant par-là même que ce qu'ils sanctifient s'affichait en six stages, quatre couleurs, deux mouvements, trois lignes de scénario-prétexte... quand prétexte il y avait et qu'on ne se retrouvait pas à faire n'importe quoi, n'importe comment, avec des petits amas de pixels censés représenter quelque chose, certes... mais quoi ?

 

Ou qui ?

 

De cette glorieuse époque, par contre, on pourra légitimement regretter la candeur, la fraîcheur, la naïveté (dans le bon sens du terme) et, au-delà, l'humilité.

Car à l'époque, on jouait, figurez-vous. Pour de vrai. Ça n'allait pas plus loin et on n'en demandait pas plus. Quand on terminait un tableau de Pac Man, on ne se demandait ni d'où venaient les cerises, ni pourquoi en croquer nous rapportait des points, ni ce que les fantômes gloutons pouvaient bien vouloir à cette boule jaune dont, admettons-le, la véritable nature reste aujourd'hui encore sujette à conjectures. On n'espérait pas une explication dans les cinématiques des épisodes suivants, on n'attendait pas d'inutiles couleurs alternatives en DLC, on ne suggérait pas qu'en remplaçant les fruits par des légumes, l'ensemble serait plus réaliste. Bref : on ne faisait pas de phisolophie. On jouait, bêtement, simplement.

Mais on jouait, bon sang.

 

On ne se préoccupait pas de frame rate, ou d'aliasing, ou de lag, ou de glitchs éventuels... et pour cause ! On était déjà bien content quand la collision de sprites faisait correctement son boulot, et qu'on n'avait pas l'impression de taper dans le vide avec des carrés montés de série au bout de gros rectangles fluos (représentant des bras, je crois - mais qui suis-je pour juger ? ;) ). On jouait à tout. Au bon. Au moyen. Au pire. Et à l'encore-plus-pire-qui-faisait mal-aux-yeux, aux-pouces et à-la-dignité-humaine. On n'avait ni les moyens, ni la possibilité, ni l'envie de faire les fines bouches. On avait faim. On était avides. On en voulait toujours plus. Parce qu'on en avait peu. On était reconnaissant de la moindre partie de Paperboy qui nous était offerte, alors qu'il s'agissait de lancer des journaux sur des paillassons couleur vomi ; et on revenait régulièrement à Ikari Warriors parce qu'il se jouait (luxe ultime !) à deux. On ne haussait pas les épaules d'indifférence devant des screenshots photoréalistes en 120 millions de couleurs. Si on en avait 256, déjà, c'était miraculeux - jusque-là, on ignorait même qu'il pouvait en exister tant. Et que dire des zooms plats en gros pixels baveux, ou des scrollings différentiels qui nous tiraient chaque fois des exclamations d'enthousiasme ? Car on trouvait ça beau. Et on était content. Combien de joueurs, à l'heure actuelle, peuvent véritablement en dire autant, sans ajouter un « mais... » perfectionniste ? La question est ouverte.

 

Pourtant, nous aussi, on avait nos problèmes ! ; )

 

C'est qu'on connaissait la valeur des choses, en ce temps-là : on se pâmait littéralement d'admiration devant une 3D fil de fer dont on voyait surgir donjons et Chasseurs Tie (mais rarement en simultané, je rassure les puristes), on passait des après-midi entiers (oui, parce que nous, on n'avait pas le droit de veiller au-delà de 20 heures, ce qui explique qu'on soit parfaitement équilibré dans nos têtes et pas vous. Si. C'est scien-ti-fique), à se tirer la bourre avec deux boutons maximum (un pour frapper, un pour sauter... quand on pouvait sauter. Sauter, c'était pour les riches, ça. Le plus souvent, nouzautres, on se contentait de frapper. Quand on pouvait frapper).

 

"La 3D, c'est l'avenir de la 2D" (auteur inconnu)

 

Et dans les moments où on posait les joysticks (parce qu'avec nos 10 francs d'argent de poche par semaine, on ne croulait pas sous les opportunités de renouveler notre ludothèque non plus), on rêvait en lisant (parce qu'on lisait, aussi. Ça fait bizarre, je sais) des magazines volumineux, et parfois d'un sérieux confinant au sinistre, dans lesquels les testeurs meublaient leurs piges avec le peu d'infos à leur disposition (aussi n'était-il pas rare que les 3/4 du « test » soient occupés par le seul pitch du jeu, délayé ad nauseam), ou s'efforçaient de placer des mots incongrus de la façon la plus habile possible, quand ils n'inventaient leurs previews de toute pièces à partir de photos aperçues dans les pages d'un Famitsu, d'un PC Engine Fan ou d'un Technopolis (pour les accrocs au hentai soft que Micronews, précurseur entre tous les précurseurs, partageait tous les mois en double page, avec la complicité du désormais légendaire Censuros)... au point de prendre, régulièrement, un shoot'them up pour un action-RPG, et d'induire de milliers de lecteurs en erreur (pour le plus grand bonheur des magasins d'imports). Car on ne manquait rien : on parcourait goulument jusqu'aux pubs, aux petites annonces et aux fameux pokes (pas ceux de Facebook, les vrais !) sur fond bleu compilés tous les mois par Danbiss et Danboss (il faut dire qu'avec une pin-up signée Bruno Bellamy en tête de rubrique, ça attirait le chaland, même si la rubrique était d'une austérité rébarbative). On allait même jusqu'à regarder Jean-Michel Blottière arbitrer des compétitions de Quackshot à la télé, c'est dire s'il nous fallait notre dose !

 

Parce qu'au risque de me répéter, en cette ère d'obscurantisme technologique, il n'y avait pas d'internet. Donc pas d'infos disponibles en un clic. Donc il fallait chercher (oui, je sais, c'est vertigineux, comme concept. Mais je vous assure que ça se faisait bien, quand on était dans le bain, et qu'on en retirait même du plaisir, parfois). Donc la moindre petite bribe de niouze, même contestable, ou la moindre photo, même floue, devenait un trésor. C'était moche, mais qu'est-ce que c'était beau. Sans compter qu'on se régalait des jeux de mots plus azimutés les uns que les autres, quand les testeurs faisaient du zèle et se lâchaient un peu, beaucoup, passionnément, à la folie furieuse (mention spéciale à Joystick et, toujours, à Micronews et sa charmante mademoiselle Rosie. Zounette, c'est dire) - alors qu'en les redécouvrant avec quinze ans de plus, on est à deux doigts d'appeler police-secours pour « crime contre les zygomatiques avec circonstances aggravées »  (« Si Turrican, je t'égorge » en constituant à lui seul un excellent - dans tous les sens du terme - exemple).

 

Florilège :

 

 

"Le tableau (...) a un espace de jeu agréable puisque vous pouvez vous déplacer de droite à gauche,

mais aussi de haut en bas"

WAOW. NEED !

 

Un jeu mythique qui en a émoustillé plus d'un. Et un test qui frise le racisme sans arrière-pensées.

Les années 90, quoi.

(spéciale dédicace à mon frère qui l'a terminé, ce monument).

 

Avant Joypad, les mags consoles, ça se réduisait à ça.

Curieusement, les jeux présentés dans ce magazine étaient tous :

"à acheter absolument et même plusieurs fois d'affilées"

 

On en redemandait, même, au point de guetter avidement les parutions chaotiques d'Abus Dangereux, revue d'humour non-sense née dans les pages dudit Joystick sous l'intitulé d'« Eclectique Super Valable », et promise à une fulgurante carrière en kiosque (avec comme point culminant, l'authentique récit d'une infiltration de secte quelque part dans le sud de la France par une partie de la rédac').On se demandait qui était Ouglet's (et « pourquoi tant de haine ? »), on vénérait Marcel Maigre, on voulait faire J'M Destroy plus tard, et on squattait en file indienne chez les copains friqués pour gratter (avec de la chance, car les files étaient longues) une partie de Pc Engine ou de Super Famicom... On n'avait pas de conventions, mais à quoi bon quand en retour, on avait le camion Nintendo ?

 

Franchement ? ; )

 

Et quelle excitation, le jour historique de la publication du premier numéro de Joypad, avec son inoubliable Street of Rage en couverture... Enfin ! Enfin, le joueur console jouissait d'une identité propre : il n'était plus contraint de se contenter des cahiers centraux publiés dans Joystick (toujours lui !) pour exister, il n'était plus la cinquième roue de la charrette ou le ballot de foin derrière, un parent pauvre et prépubère du joueur Amiga ou Atari ST... il avait enfin un magazine 100 % dédié, et même si ça n'a l'air de rien, maintenant, à l'époque, c'était une petite révolution : le signe que les mentalités changeaient et qu'on allait enfin considérer, petit à petit, les consoles comme aussi « nobles » que les ordinateurs domestiques et mieux : qu'on allait les prendre aux sérieux, même si on ne pouvait pas travailler avec. D'autres publications légendaires se sont ensuite engouffrées dans la voie, les Console +, les Player One, les Megaforce...

 

Mais Joypad est toujours resté dans le coeur du gamer comme le premier, le plus drôle, le plus abouti de la liste, sans doute en grande partie grâce à une charismatique (à la Wayne's World) équipe de testeurs-next-door, des vrais potes sur papier que l'on ne présente plus - à commencer par le tandem de buddy movie AHL /J'm Destroy (dont on parlait plus haut), toujours en bourlingue aux quatre coins du globe pour arroser le lecteur de scoops en tous genres, tous genres confondus, dans des rubriques aux titres aussi fins qu'élégants tels que « change pas de main, ça vient »... mais aussi Trazom, O. Prézeau, Seb, Greg (avec qui j'ai eu le plaisir non feint d'avoir une vraie prise de bec personnelle et personnalisée lors d'une BD expo. Mieux qu'une dédicace, le rêve de tout fan. Faut dire, j'admets, j'avais un peu trollé)...

 

Ça, on en rêvait, d'intégrer un jour l'équipe pour devenir « testeurs professionnels » et « être payés, nous aussi, pour jouer » (parce que c'était dans le champ de nos compétences, et que le travail scolaire l'était beaucoup moins). En conséquence de quoi imaginerez-vous aisément les souvenirs émus (bien qu'imparfaits) que je garde de cette visite VIP aussi nocturne qu'improvisée des locaux du journal, véritable caverne d'un Ali-Baba célibataire de longue date, dans des locaux exigus loin l'idée romanesque que l'on pouvait s'en faire alors. Pas de tourelles lasers ou de base souterraine, hélas. Le mythe en avait pris un coup.

 

Et comme ce billet s'y prête, l'espace d'une poignée de lignes, j'ai décidé de m'offrir à vos frais le plaisir de me prendre pour ce que je ne suis pas devenu, et de tester pour vous un monument d'époque, en respectant tous les codes en vigueur. J'ai nommé :

 

SUPER CASTLEVANIA 4 (Super Nintendo) :

 

On l'attendait beaucoup. Castlevania 4 (C4, pour les intimes) débarque enfin sur nos consoles pour nous faire frissonner de plaisir. Rappelez-vous : dans Castlevania, vous jouez Simon Belmont, un jeune aventurier spécialisé dans la chasse aux vampires, qui parcoure un château lugubre sur une dizaine de niveaux pour affronter le roi des buveurs de sang, j'ai nommé : Dracula en personne. Pour affronter les cohortes de squelettes qui se dresseront sur votre passage, vous n'aurez pas d'épée ou de lance, comme dans Ghouls and Ghost (un autre titre phare de la console), mais bel et bien un fouet. Pourquoi ? L'explication ne sera pas donnée cependant d'aucuns prétendent que ce Simon a des moeurs bien singulières, dans le privé, « mais ça ne nous regarde pas » (comme l'a dit un grand philosophe). L'essentiel, c'est que le fouet, ça marche.

 

Ne tournons pas autour du pot : ce soft est un petit bijou. Simon peut sauter, se baisser, marcher vers la droite ET vers la gauche, s'accrocher aux parois avec son fouet et même lancer de l'eau bénite sur les monstres dressés sur sa route. D'emblée, le nombre de possibilités étonne, car on peut même parfois se promener sur deux plans successifs. Vertigineux. Plus impressionnant encore : le jeu est tout en couleur, avec parfois même plusieurs d'entre elles affichées simultanément à l'écran, sans que cela ne ralentisse l'action ou ne désoriente le joueur. Celui-ci lâchera même sa manette de bonheur lors de révolutionnaires passages en mode 7 ou face à des zooms qui lui déchireront la rétine d'extase. Techniquement, une chose est sûre : il sera difficile de faire mieux à l'avenir. La musique n'est pas en reste avec des thèmes toujours aussi musclés mais qui, grande nouveauté, ressemblent vraiment à de la musique, preuve de la supériorité incontestable de la Super Nintendo sur ses concurrentes. Côté jouabilité, Simon répond au doigt et à l'oeil (mais surtout au doigt), et il suffit de frapper les monstres pour toucher ceux-ci et leur faire perdre de précieux points de vie. On peut même combiner le saut et le fouet pour lancer des attaques en mouvement, très utiles pour affronter les boss de fin de niveau qui vous attendront à chaque fin de niveau... et même entre deux étapes ! Car tenez-vous le pour dit : le jeu est tellement long que Konami a mis en place un astucieux système de sauvegarde par mots de passe, qui vous permettra de reprendre votre périple où vous l'aurez interrompu. Difficile, à nouveau, de croire qu'on pourra faire mieux à l'avenir.

 

SUPERSTAR GAMERPAD    98%

 

Et avant de sourire avec condescendance, je vous invite à comparer avec l'original d'époque : vous verrez bien que je caricature à peine.

 

 

 Culte.

 

En cinq mot comme en cent : c'était une époque formidable, et même si les plus psychorigides d'entre vous pourront grincer des dents, hausser les épaules d'indifférence ou rire de l'immaturité de cette proto-histoire, vraiment, j'insiste, il fallait le vivre pour le croire, pour le comprendre. De tout ça, il se dégageait un charme, une ambiance, une atmosphère qu'aucun débat d'idées, aucune réflexion existentielle sur le devenir du média ou aucune  prospection technologique ne pourront jamais égaler. Une part d'enfance, en somme. Celle d'un jeu vidéo sans prétentions et sans complexes,  sans prises de têtes et sans cas de conscience, sans trusts économiques et querelles de clocher. Quand l'imaginaire était souverain, et que c'était au joueur d'extraire lui-même ses mondes fantastiques d'une bouillie de pixels informes qui faisait mal aux yeux. Pas d'add-on, pas de succès à déverrouiller, pas de missions annexes. Une balle (carrée), un labyrinthe, des fantômes, des briques à pulvériser, et c'était la grande aventure !

 

Car si ceux qui ont connu cette époque ne peuvent que s'émerveiller, aujourd'hui, devant les prouesses accomplies, il y aura toujours une partie d'eux-mêmes qui regrettera celui où ils ne faisaient qu'en rêver.

 

Parce que la vraie beauté, on le sait bien, elle est à l'intérieur.

 

 

Une époque formidable, on vous dit !

 

 

*

 

 

Et pour que cette (belle) histoire s'écrive encore demain, que vous soyez enfants ou chamallows, soutenez le beau projet de Nintenboy ici.

 

 

*

 

Oh, et pour ceux qui se demanderaient comment je vis le fait de n'avoir ENCORE pas eu ma mutation, cette année, la réponse est : « bien ».

La preuve par deux.

 

 

 

 

Vivement l'année prochaine !

(Du coup)

Voir aussi

Plateformes : 
Amiga, Atari ST, Atari 2600, Atari 7800, Amstrad CPC
Ajouter à mes favoris Commenter (31)

Commentaires

ChippenElf
Signaler
ChippenElf
J'ai rajeuni de vingt ans en lisant cet article. Dire qu'à l'époque j'avais répondu avec passion et conviction au sondage fait par Joystick pour savoir s'il fallait virer la partie console de Joystick. J'avais dit oui. Je trouvais ça bien moins cool qu'un ST ou un Pc. Aujourd'hui, j'ai une wiiu et une 360 !
Et Rick Dangerous, quel souvenir. J'y repense souvent, et je me demande s'il était plus ou moins dur que les jeux actuels. Un an et demi pour arriver au bout, ça vaut bien Dark Soul, non ?
Kalakoukyam
Signaler
Kalakoukyam
Excellent !
Vikingkong
Signaler
Vikingkong
ptain, j'en avais une MONTAGNE de mag', des joypad (évidemment), des megaforce, consoles +,player one, playmag, et des autres que je me demande pourquoi je les ai acheté... puis il y a quelques années, comme un piniouf que je suis, j'ai tout balancé à la décheterie et bien évidemment, maintenant, je regrette... Ah, j'allais oublier, très chouette article!! Pendant 20 minutes (ouais, j'ai pris le temps, regardé les images et tout et tout), j'ai remonté le temps à l'époque de mes 15 ans! Quelle belle époque quand même!
Luciole
Signaler
Luciole
Toute une époque, mes parents étaient contre les jeux vidéos, résultat je n'arrivais à lire qu'un mag par an en grugeant les bibliothécaires. Et pour jouer j'étais obligé d'aller chez ma grand-mère qui avait une NES.

Tu m'as rappelé cette époque où j'était encore sur NES quand tout le monde se paluchait sur la playstation.
NeoGeoMan
Signaler
NeoGeoMan
Tès bon article juste ceci qui est erroné:

"D’autres publications légendaires se sont ensuite engouffrées dans la voie, les Console +, les Player One, les Megaforce…"

En effet Player one n°1 de septembre 1990 est le tout premier magazine français de jeux vidéo 100% console.
Tous les autres lui ont emboîté le pas 1 an plus tard.
cobramarines29
Signaler
cobramarines29
ça me rajeunit pas tout ça! excellent article,j'ai chopé un cpc 464 à 20 euros l'année derniere,que de souvenirs,j'ai encore un tas de magazines de jeux video dans mon garage,à cette epoque il y avait tellement de jeux qui sortaient tous les mois...
leloir
Signaler
leloir
Super article,que du plaisirs j'ai pris un an de plus hier (35 ans) et ce matin je viens de rajeunir de 20 ans merci
Retromag
Signaler
Retromag
Superbe article, bourré d'humour et de piques bien placés ! :D
ChocoBonPlan
Signaler
ChocoBonPlan
Bon sang cette nostalgie de ouf !!! Quel boulot et quel article. Bravo.
Risenfall
Signaler
Risenfall
Super article. Je suis toujours ému lorsque je me remémore mon Amstrad CPC 464 à K7.
Fouals
Signaler
Fouals
Quelle époque ! Croiser les doigts en espérant que notre lettre apparaisse sur le prochain numéro...
Ominae
Signaler
Ominae
Pouce vert !



Par contre c'est Player one le premier mag console.
Joypad n'existait que sous forme d'un cahier de quelques pages dans Joystick à l'époque. Ils sont sont vraiment sortis en tant qu'entité propre début 91 si je ne m'abuse.
sfu_420
Signaler
sfu_420
Hey !! j'ai ressorti le Club Nintendo avec Star Wars en couv' y'a pas longtemps histoire de relire les commentaires du siècle dernier ;)
Kurokami
Signaler
Kurokami
31 mai 2012 : Postage de l'article - 25 septembre 2013 : Home.

Seems legit !

Je l'avais manqué celui-ci et je me suis bien marré en le lisant. Cela m'a rappelé des souvenirs que m'avaient évoqué mes oncles qui ont bien connu cette époque de la fin des années 80 - début 90. Perso, j'étais trop jeune pour avoir connu ça ^^.
Il y a de sacrés perles et tu cites des choses fort intéressantes. Au passage, tu m'as rappelé le site abandonware ! Je l'avais oublié après avoir passé des heures dessus à récupérer des vieux magazines, tu ne me laisses pas d'autre choix que d'y retourner !

Bref, encore un looooooooong article à la Liehd mais toujours de qualité ;)
OmegaBahamut
Signaler
OmegaBahamut
Je suis pas d'accord sur la partie concernant le racisme. C'est toujours d'actualité sur Gameblog.
Locutus
Signaler
Locutus
Les mythiques pubs Amstrad et Rick Dangerous <3

Je vais relire tout ça tranquillement ce soir :)
in_amber_clad
Signaler
in_amber_clad
Putain la Home 1 an et 1/2 après :lol:
Kahnettan
Signaler
Kahnettan
Mais tu nous le sors d'où ça ? :lol:
Freeman910
Signaler
Freeman910
Tres bonne article , tres fun vive les vieux jeux
Resh
Signaler
Resh
Eh ouais, 700 francs SF2, et à l'époque ca représentait quasiment une semaine de taf au SMIC...
ferio
Signaler
ferio
Que de souvenirs de lire joystick à la recherche de jeux amstrad cpc et la partie console news :)

Super article qui me rappel énormément de souvenirs :P
GethPlatform
Signaler
GethPlatform
Une époque que je regrette de ne pas l'avoir connue :-(
oliveroidubocal
Signaler
oliveroidubocal
Excellent ce déterrage d'article. Mais c'est que t'as un talent fou en fait. Ton blog est vraiment génial à parcourir! Y a des pépites partout!
Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
Non mais c'est trop la louze, en fait. j'arrête pas de me mordre la langue, c'est hyper douloureux.
Et puis pour les baisers de cinéma, ça fait un peu sale sur les bords :sad:
Nintenboy
Signaler
Nintenboy
Liehd a achevé sa mutation. Plus rien n'échappe à sa langue et sa mâchoire bien acérée. :D

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

Archives

Favoris