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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 12/05/17 à 21h33

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 

EN EXCLUSIVITE EXCLUSIVE RIEN QUE POUR VOUS :

L'avis EXCLUSIVEMENT EXCLUSIF d'un guest qui l'est au moins autant.

 (Sens de l'humour EXCLUSIF non fourni, c'est une critique sérieuse)

(Ou pas loin).

 

Parce qu'une vidéo vaudra toujours mieux, sur internet, qu'un long texte sans gifs de femmes qui font danser leurs poitrines ou de Lolscats qui font l'amour à des Petits Poneys, mais qu'à côté de ça, l'impro, ben c'est pas toujours rigolo, pour ces futures six-minutes-de-perdues, recevez nos plus plates excuses - et celles de Jane Birkin aussi, qui sont ENCORE plus plates, c'est dire si votre pardon nous tient à coeur.

 Au moins, je suis paré pour la séance du week-end prochain.

 

*

 

Et parce que malgré la souffrance visuello-auditive insoutenable que je viens de vous infliger sans l'ombre d'une vergogne, vous aurez quand même droit au long texte sans trémoussements poitrinaires, sachez que de temps en temps, aussi étrange ou contre-nature que ça puisse paraître, j'écris sérieusement. Ou pas loin. Pour preuve, voici en EXCLUSIVITE quasi-presque-EXCLUSIVE ma critique personnelle au film sus-démoli, en réponse à celle publiée dans le magazine Studio-CinéLive (que je harcèle à mes moments perdus) (oui, ils ont déjà déménagé trois fois à cause de moi)  :

 

De la lumière.

De la lumière avant toutes choses.
 
De la lumière, un point c'est tout.
 
Je ne lui demandais pas plus, à cet amour de petit film. Et il ne m'a pas donné moins.
Aussi suis-je sorti de la salle avec des étoiles dans les yeux : quatre au lieu d'une, au moins, et des traces de larmes pas tout à fait sèches pour mieux les souligner. Parce que voilà, permettez que je fasse mon coming-out : je l'aime d'amour, le cinéma de Cameron Crowe, je n'ai pas honte de l'afficher. Et il m'aime aussi, je le sais. Il me comprend, je le comprends... on est bien, tous les deux, ça fait des années que ça dure. Non que je trouve un quelconque intérêt à suivre les tribulations d'un gars qui achète un zoo - ceci, même si ce gars, c'est Matt Damon et qu'il y retrouve la plus starlette des Scarlett... je ne suis pas ce genre de spectateur. Le cinéma, je veux qu'il me vende du rêve, du vertige, et pas du mélo de roman-photo. De la part de n'importe quel autre réalisateur, un pitch pareil m'aurait refilé des sueurs froides. Des enfants. Des animaux. De l'amour. Des bons sentiments. Mon Dieu. Au secours.
 
Oui mais voilà. Avec Cameron, c'est différent. Cameron, il peut me vendre de la lessive ou des voitures d'occase pendant deux heures que j'en redemanderais - comme j'en redemande aujourd'hui tant il m'a semblé trop court, ce Nouveau Départ. Alors bien sûr, je l'accorde de bonne grâce, ce n'est pas son meilleur. Trop sage, trop tiède, trop échaudé par des échecs qui, paradoxalement, étaient de grands succès. Ainsi, c'est quand le film s'offre des fulgurances « à la Elizabethtown » qu'il est le plus « Cameron », et qu'il est le plus beau. Parce que j'ai adoré son Elizabethtown, aussi. Et Vanilla Sky avant lui. Si. Pour ne rien vous cacher, c'est même sur ce dernier que je suis tombé amoureux : pendant que les critiques s'arrêtaient sur un masque, je n'avais d'yeux que pour le visage au-delà, défiguré - a-t-on statué à tort - par une trahison de l'oeuvre d'origine qui m'apparaissait comme la raison d'être du film : précisément, tout ce qui me plairait, me séduirait, m'amènerait même un jour à aller voir l'histoire d'un gars qui s'offre un zoo - sans y être obligé par une petite amie accro à la guimauve. Parce que comme vous l'avez écrit, Crowe, c'est Crowe. Et que ce n'est pas ce qu'il raconte, qui importe, mais la manière dont il le fait. Ou plutôt : c'est cette manière dont il le fait, qui raconte, chez lui. Ses histoires ne sont que des prétextes, des « occasions de ». Prétexte à quoi ? A la lumière, évidemment. Peindre la lumière. Sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances, toutes ses déclinaisons. Celle du dehors, d'abord, qu'il capte mieux que personne depuis que Mallick a franchi sa Thin Red Line. Celle du dedans, surtout, qu'il magnifie avec candeur. Crowe, Cameron, peu importe comment on l'appelle, il parle des gens, il parle de nous. De notre lumière. De ce petit truc qui brûle, tout au fond, et qui fait que parfois, on se rêve artiste, ou poète... ou humain, simplement. Ce petit truc qu'on étouffe souvent par lâcheté ou suffisance. Chez lui, l'homme, ce n'est pas un loup, ou bien celui d'un zoo trop beau pour être vrai. Chez lui, l'homme, c'est de la lumière. Le reste, l'histoire, les personnages, les péripéties dépourvues d'enjeu ou le drame dans l'absence de drame, c'est du décor. Un enclot. Qu'il illumine.
 
Crowe, c'est Burton à l'envers. Là où Tim ne retient que l'ombre, Cameron, lui, ne retient que la lumière. Avec le même talent. Comme deux faces d'une même pièce : celle de la comédie humaine. Sauf que la lumière, forcément, c'est plus ingrat : moins branché, moins tendance, moins transgressif. Trop sage, encore... On n'est plus des enfants - ou, en tout cas, on cherche à s'en persuader. Alors on préfère le cynisme et on appelle ça la lucidité, sans voir que le cynisme n'est qu'une naïveté à l'envers et que la naïveté choisie en connaissance de cause, celle-là même qui éclaire les oeuvres de Cameron Crowe -, cesse d'être ce qu'elle paraît pour devenir une esthétique, un symbole, une profession de foi. Alors à la question qui clôt le film (ou pas loin), j'aurais répondu, moi aussi, « les humains ». Mais seulement tels qu'ils sont filmés par Cameron Crowe. Les vrais, ceux que nous montrent les films matures, sérieux  ou respectables, ne m'intéressent en rien. Leurs ébats, leurs débats, leurs solitudes, leurs turpitudes, très peu pour moi. Ils n'ont ni l'ombre de Tim Burton, ni la lumière de Crowe. Ils n'ont rien qui m'attire. Je n'attends pas du cinéma qu'il me conforte dans ce que je suis, non. Je préfère quand il m'invite à ne pas m'en satisfaire. Car poser que nous pourrions être, tous, plus que des personnages de vaudeville nerveux de la vanne ou de la braguette, plus que des êtres superficiels, mesquins, égocentriques ou sans relief, voilà qui me semble moins naïf - surtout, plus courageux - que la moindre de nos fresques sociales prétendument sans concession - si complaisantes, hélas.
 
Mon cinéma à moi, je le veux à l'image de mes cieux étoilés : immense dans ses clartés, intense dans ses ténèbres et riche de mille perspectives, mille  « et si ? », mille soupirs visionnaires...
 
De la lumière, avant toute chose. De la lumière, par-dessus tout.
 
C'est donc plus conquis que jamais que j'ai quitté la salle obscure.
 
 
Ebloui.


 

 

 

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Commentaires

Noiraude
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Noiraude
Je plussoie Kelun : où est la photo de notre bombe à tous ??? :lol:
Joniwan
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Joniwan
non mais juste, rien que le principe de ta vidéo, la fausse piste et tout ^^

et je me suis fait la même réflexion que toi quad j'ai vu l’affiche du film :)
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Merci à tous les courageux indulgents amicaux qui ont cliqué sur "j'aime" et/ou ont laissé un com' ! Ce coup-ci, il fallait vraiment être magnanime, dévoué et compatissant pour s'y résoudre ! Merci à vous ! Z'êtes les meilleurs ! ;)

@Chocolat :

C'est du spoil de professionnel, en plus. En une vidéo, j'arrive à spoiler un film que je n'ai pas vu et dont je ne parle pas ! Prenez-en de la graine ! :D Bon, je spoile aussi le film que j'ai vu, certes, mais ça c'est accessoire : on ne peut pas dire que son principal atout, ce soit son intrigue... un zoo, bon sang ! UN ZOO !

@Seb :

Je n'en doute pas. ça m'a fait cet effet avec Vanilla Sky et Elizabethtown, alors je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas ce coup-ci. Rien qu'à l'idée de revoir la séquence de clôture, j'en frémis par anticipation.

@Joniwan :

M-E-R-C-I ! J'ai mis beaucoup de moi-même dans cette interprétation, j'apprécie qu'il y ait des hommes de goût pour l'apprécier à sa juste valeur ! ;)

@Kelun :

Une photo de Ben Affleck ? Pas de problème, je vais te trouver ça ! Bon, je suppose que "nu", c'est ce que tout le monde veut... Va pour "nu", donc.
Sinon, j'avoue, c'est une impardonnable faute de goût mais au départ, je ne voulais publier que la vidéo. J'ai décidé d'ajouter la critique au pied levé, craignant qu'on m'accuse d'escroquerie...


Personne pour s'extasier sur la classe intergalactique de mes accessoires ? Parce que la boîte de conserve collector, le nanar PS2, c'est une chose... mais le masque, le masque... allez improviser avec ça sur la tête + des lunettes de soleil pour faire l'effet visière... et promis, quand j'irais voir Avengers, ce sera avec ça sur la tête (jusqu'à la salle, hein... arce que pour la 3D, ça peut devenir un handicap).
Kelun
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Kelun
Moi je dis qu'un article sur Scarlett Johansson sans une photo d'elle c'est un scandale !

Ben Affleck ! :lol:
Joniwan
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Joniwan
E-N-O-R-M-E xD
seblecaribou
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seblecaribou
Je l'ai revu ce We Bought a Zoo. Et ben j'ai plus kiffé la seconde fois :)
chocolat
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chocolat
OOOOh le spoil!!!! :genre: :P

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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