ERROR 404 BLOG NOT FOUND

ERROR 404 BLOG NOT FOUND

Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 03/12/16 à 15h27

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 

42

 

Après avoir reboutonné votre pantalon et laissé la dépouille du Dominikstroskanne quelques pas derrière vous, vous bifurquez à l'angle du corridor pour vous retrouver dans une pièce de pierre sombre, à peine éclairée par quatre torches à l'agonie. Aux murs sont accrochés divers trophées aux formes indiscernables, des rouleaux de parchemins représentant d'étranges créatures à grozyeux et à cheveumauves, des poupées vaudous vêtues d'armures en métal doré (vous reconnaissez là ce que les thaumaturges ont coutume d'appeler « mites closes »), ainsi que quelques prospectus promotionnels pour la foire de Nécromancie de Silent Hill en Vivarais. Au centre de la pièce : un comptoir de bois vermoulu, mais ni vert, ni moulu (ce qui n'aurait pas été très pratique, pour un comptoir), auquel est accoudée une créature voutée, livide, qui vous dévisage de ses quatre yeux globuleux.  

En vous approchant un peu d'elle, prudent, vous remarquez qu'elle a les mains carrées.

 

-         Bieeeeenvenuuuuuue, aventurier, lance-t-elle à votre adresse en surjouant à fond le côté « intensité dramatique » de la rencontre. Je suiiiiiis le Jouuuuueur aux Mains Carréééééées et tu t'es perdu dans les ténébreuses profondeuuuuurs de Blog, mon labyrintheeeeee !

-         Un labyrinthe, ça ?, rétorquez-vous, sur le qui-vive, prêt à dégainer l'épée que vous portez au côté, avant d'ajouter : pour l'instant, ce n'est qu'une longue ligne droite dépourvue d'embranchements.

-         Et alors ? réplique du tac au tac, du loto sportif et un peu du keno aussi l'entité disgracieuse, en pointant du doigt un drôle d'artefact posé sur le comptoir, sur  lequel on peut lire « Final Fantasy XIII ».

-         Et alors rien, répondez-vous, déconcerté.

 

Vous ne sauriez dire si c'est un effet de l'encens qui embaume l'atmosphère (du moins espérez-vous qu'il s'agit bien d'encens, car vous avez aussi remarqué que la créature ne porte pas de chaussures), ou de la manière dont les torches projettent des ombres chinoises (ou plutôt japonaises, en fait) aux quatre coins de la salle, ou du regard vicieux posé sur vous, ou de l'air vicié que vous respirez, mais vous avez l'impression que quelque chose ne colle pas. Et vous ne pensez pas seulement à l'affiche mal patafixée qui se décolle lentement derrière votre interlocuteur, non.

 

Le danger est grand, vous le sentez. Que faites-vous ?

Vous tirez l'épée du fourreau et attaquez cet être difforme. Allez au 43

Vous refusez de salir votre lame pour si peu et lui demandez comment sortir de son labyrinthe. Allez au 45

Vous préférez lire « Le Côté Obscur de Joniwan ». Auquel cas, bennn... allez sur le blog du Côté Obscur de Joniwan, pardi.

 

 

43

 

Après avoir rendu mentalement hommage à KrystalWarrior, votre maître d'arme, et exhibé fièrement Excaliburne, votre fidèle épée magique, vous vous jetez sur votre adversaire avec un hurlement héroïque - bien que vulgaire, et impliquant des allusions mesquines à certaines parties peu avantageuses de son anatomie.

 

LE JOUEUR AUX MAINS CARREES

PV : 99999. Attaque : 1D6 + 99999. Défense : 1D6 + 99999. Charisme : 2.

 

Si vous remportez la victoire, allez la savourer au 44

Sinon, ses mains carrées vous tétrissent la figure à mort, jusqu'à vous réduire à l'état de simple pixel. Allez au 12 et recommencez l'aventure.

 

 

44

 

 

Non mais vous vous foutez de moi ?

Vous auriez terrassé votre ennemi avec un misérable D6 ?

Vous n'auriez pas cheaté, des fois ?

Ben quand bien même, c'est mon blog et j'y écris ce que je veux, alors vous êtes morts. Ça vous apprendra à ne pas l'être, tiens. Allez au 12 et recommencez l'aventure.

Deux fois.

 

 

45

 

 

Votre question semble surprendre la créature, qui roule de gros yeux incrédules.

 

           - Sortir de mon labyrinthe ? Et pourquoi faire ? Y'a quoi de mieux, dehors ?, argue-t-elle (sans doute afin de

            vous tester, ou parce que le « dehors » n'est plus qu'un lointain souvenir, pour elle).

 

          - Chais pas, moi, hésitez-vous avec toute l'éloquence qui vous caractérise. Des trucs bangable ?

 

L'argument est de taille. Votre hôte ne peut rien répondre à cela.

 

-         C'est pas faux, acquiesce-t-il (sans doute parce qu'il n'a pas compris le sens du mot « bangable »). Pour que tu puisses poursuivre ta route vers le grand banc gaibeulle, je vais te soumettre une énigme. De sa résolution dépendra ton avenir tout autant que le mien, alors si la nature t'a pourvu d'un cerveau, c'est le moment de le brancher avec toutes les options à ta disposition. Tu vas lire un début de texte et me dire, ensuite, quelle voie tu désires emprunter : choisiras-tu celle de la suite directe, auquel cas ce labyrinthe n'aura plus lieu d'être, ou bien choisiras-tu le labyrinthe, et ne connaitras-tu jamais la suite de cette histoire ? A toi d'en décider.

 

Qu'allez-vous faire ?

Si vous acceptez  de subir l'épreuve, allez au 46.

Si vous refusez de subir l'épreuve, allez sur le blog de Miss V et faites un autre choix.

 

 

(Et pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas compris - ça arrive même aux meilleurs -, je me heurte au dilemme suivant : soit je continue d'écrire le machin qui va suivre, je vais jusqu'au bout et je le publie chez Bragelonne - mais du coup, je dois laisser mon blog en stand-by -, soit je continue mon blog sans rien changer à ma "ligne éditoriale" et je ne vais pas plus loin dans l'aventure. Du coup, si quelqu'un veut donner son avis, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais. Ou qu'il me jette le bouquet de la mariée, à la rigueur).

 

 

46

 

 

Advanced Basses-Cour et Cochon.

A la recherche de Philibert.

 

La petite fille pleurait. Il n'entendait que ça. Des larmes, des sanglots étranglés, quelques quintes de toux, un concerto de reniflements et de coups de trompettes lorsqu'elle se mouchait dans sa manche.

 

Peu importait le brouhaha qui encombrait les rues aussi sûrement que les étals de potatoses ou de fruits de pluvier, peu importait la cacophonie des conversations, peu importait les cris des montreurs d'ours - un peu douloureux, par moments, il préférait ne pas savoir pourquoi -, peu importait la liesse, les grelots, les cithares, peu importait, même, le flot ininterrompu de paroles qui se déversait de la bouche de l'homme enturbanné auquel il faisait face... Les pleurs de la fillette les couvraient tous, sans distinction, au point qu'il ne pouvait penser qu'à eux, au point qu'il ne pouvait penser qu'à elle... Oh ça, ce que disait son contact de la guilde des Maraudeurs - comment s'appelait-il, déjà ? C'était un nom en « ak »... - paraissait passionnant, il le lui accordait. Avec un peu de concentration, par moments, il parvenait à surprendre des termes aussi évocateurs qu'« aventures », « prophétie », « élu » ou « récompenses », mais il avait de plus en plus de mal à s'y intéresser. Quel homme pouvait se soucier de telles choses quand à deux pas de là, une petite fille pleurait ? Les dieux s'étaient réunis quelque part à l'ouest pour livrer une ultime bataille, on attendait de lui qu'il se joigne aux combats mais ça n'avait rien d'une priorité. Si les dieux se souciaient un peu moins des épouses de leurs rivaux, et un peu plus des petites filles en pleurs, sans doute aurait-il été bien mieux disposé à leur égard, mais ça faisait des millénaires qu'ils se tiraient la bourre pour des histoires d'adultère ou de beuveries mal tournées, ce qui cadrait assez mal avec leur statut d'entités supérieures. Elu ou pas élu, il avait sa vie à mener. Sauver le monde n'avait pas d'intérêt si pour ça, on devait tourner le dos à une âme en détresse.

 

Par chance, à ses côtés, du haut de ses deux mètres trente bien tassés, le Machin opinait du chef à la fin de chaque phrase, comme s'il ne perdait pas une miette du récit de leur interlocuteur. Et vu avec quelle intensité son regard luisait, les mots « or » et « joyaux » avaient été prononcés à plusieurs reprises - et avec insistance ! Car malgré sa carrure massive, son visage poupin et ses boucles blondes, sur le plan intellectuel, le Machin ressemblait un peu à ces oiseaux qui aimaient les babioles brillantes et les pierres colorées - à ceci près qu'il aurait été bien en peine de trouver quelqu'un pour couver ses oeufs, de donner la béquée ou de construire un nid digne de ce nom.

 

Sémir  - c'est ça, voilà ! Le Maraudeur se prénommait Sémir ! - devait penser qu'il l'écoutait d'une oreille attentive, mais ce n'était pas le genre du Machin : en lieu et place, il se plaisait à imaginer quelles tortures infliger aux individus qui lui adressaient la parole, et à réfléchir aux moyens les moins probables de parvenir à leur subtiliser leurs bourses. Ce qui, le plus souvent, impliquait l'usage incongru de leviers, cordes, boules de feu, briquets en silex et autres portails dimensionnels, dont il n'avait jamais su se servir convenablement.

 

Aussi Bard pouvait-il les laisser tous les deux sans craintes, l'aventurier balafré d'un côté, le servant du chaos de l'autre, pour se mettre à la recherche de la petite éplorée. Sémir ne risquait rien. Chaque fois, c'était la même histoire : avant que le Machin ne brandisse ce qui lui passait sous la main pour l'abattre sur le crâne de sa victime, sur un faux pas ou un mouvement d'une inexplicable maladresse, il trouvait le moyen de retourner l'arme contre lui et de périr des suites de sa blessure, encore, et encore, et encore. Car le Machin ne risquait rien non plus : de par ses ascendants divins, il était immortel, littéralement, ce qui constituait une véritable aubaine en regard du nombre astronomique de fins dramatique qu'il pouvait rencontrer au quotidien... quand il ne les provoquait pas. A force de le côtoyer, Bard se demandait d'ailleurs s'il n'y prenait pas un plaisir malsain : après tout, ça aussi, ça lui aurait bien ressemblé. Parfois, la nuit, quand il ne parvenait pas à dormir, il essayait de se représenter l'intérieur de son crâne : le plus souvent, il voyait ça comme ces théâtres de marionnettes itinérants, plein de bruit, de fureur, de personnages grotesques aux accents improbables, aux mises multicolores, d'intrigues alambiquées, de trahisons, de tromperies, d'humour puéril et de coups de bâtons. Car quoi qu'il se passe, dans sa tête comme dans la vie, ça ne pouvait se finir qu'en coups de bâtons. Une fois - une seule, vraiment ? -, il était mort en tentant d'immobiliser un lutteur Karmesh'ien, tout ça pour pouvoir lui administrer un poison immobilisant. Afin de l'immobiliser. Pour ne pas avoir à l'immobiliser pour pouvoir lui administrer son poison immobilisant. Bard avait souvent rencontré des gens dont il n'aurait su dire s'ils étaient incroyablement intelligents, ou incroyablement stupides, mais le Machin n'était pas de ceux-là. Avec lui, aucun doute n'était permis. Si le chaos l'avait rejeté, ce n'était pas sans raisons. Et chaque jour, Bard se demandait pourquoi il n'en faisait pas autant, lui aussi.

 

Sauf qu'il avait d'autres préoccupations en tête pour le moment. Deux rues à traverser, à peine, et il trouva l'enfant qu'il recherchait : petite et maigrelette, les pommettes criblées de tâches de rousseurs, les cheveux couleurs paille, la robe couverte de poussière et de suie, les joues rougies par un mélange enfantin d'innocence, de douleur et de tristesse manipulatoires.

 

Aussi s'accroupit-il à sa hauteur.

 

Ce fut à peine si elle daigna jeter un coup d'oeil au jeune homme fluet qu'il était.

 

-         Bonjour, l'aborda-t-il, avec de la douceur jusque dans son sourire. Je m'appelle Bard, et je suis ménestrel itinérant. Et toi ? Quel est ton nom ?

 

L'espace d'un instant, la fillette ne parut que peu disposée à s'interrompre, puis elle décida que même si ce grand garçon dégingandé n'avait rien du héros dont elle espérait louer les services, après trois jours de pleurs infructueux, il était peut-être dans son intérêt de lui répondre quand même :

 

-         Philibert...

 

-         Philibert ?, enchaîna machinalement l'autre, aussi candide qu'il semblait l'être. C'est... joli. Mais c'est un drôle de nom, non, pour une petite fille ?

 

Elle lui jeta le même regard qu'il réservait au Machin dans ses meilleurs jours.

 

-         N.. non, corrigea-t-elle en hoquetant. Moi, je m'appelle Esverne.

 

-         Et pourquoi tant de pleurs sur un si beaux visage, petite Esverne ?

 

-         C'est... Philibert, hoqueta-t-elle de plus belle. Mon Philibert. Il a disparu.

 

-         Philibert ? C'est un parent à toi ? Ton père ? Ton frère ? Les deux, peut-être ?

 

Il préférait n'exclure aucune éventualité. A force de bourlinguer, il savait d'expérience que quand les humains s'en mêlaient, rien n'était impossible en matière de n'importe quoi.

 

-         C'est mon hamster.

 

Bard opina et passa une main perplexe sur la pointe de son menton, mais il n'eut rien le loisir d'ajouter. A deux rues derrière lui, un cri guttural retentit, aussi rauque et rageur que ceux poussés par certains barbares du Maz'rad lors de la saison des amours, et qui sonnait un peu comme « toupilétoucassétoubroyé ! » - mais en plus primitif. Et bien sûr, ce cri, il le connaissait. Sans doute le Machin  s'était-il lassé de faire semblant d'écouter ce qu'on lui narrait. Ce ne serait plus long, maintenant.

 

-         Ton hamster ?, reprit-il sans s'inquiéter outre mesure. Et tu y es très attaché ?

 

Avant qu'elle ne puisse enchaîner, à deux rues de là, un éclair foudroyant zébra le ciel sans nuages et s'abattit en un point précis de la ville, comme s'il ne ciblait qu'un individu particulier au milieu de la foule. Coïncidence ? Le cri se tut à peu près à la même seconde.

 

-         Oh oui alors, s'enthousiasma Esverne comme s'il ne s'était rien passé. Il est plus gentil que maman, plus drôle que petit frère, plus poilu que papa et plus moustachu que grand-mère. Je l'aime de tout mon coeur.

 

-         Et il a disparu, termina Bard, pour être sûr de comprendre quels étaient les enjeux de la conversation.

 

-         Il s'est échappé avant-hier, et n'est pas revenu depuis.

 

-         Qui n'est pas revenu ?

 

-         Philibert. Mon hamster. Je viens de vous le dire.

 

-         Oui, oui, Philibert, ton hamster, j'avais compris.

 

-         T'es qui, toi ?

 

-         Esverne, vous ne vous souvenez pas ? Vous ne m'avez pas entendu ou bien...

 

-         Si, si, j'ai entendu, j'ai juste cru que c'était toi qui avait...

 

-         J'ai le dos qui picote.

 

A ces mots, tous deux se tournèrent vers le Machin, qui s'était matérialisé quelques secondes plus tôt à deux pas du jeune homme, dans une odeur de buffle des montagnes qui ne trompait pas. De buffle grillé, en l'occurrence. Bard soupira.

 

-         Encore mort ?

 

Ce n'était pas véritablement une question. Plutôt une tradition, à force.

 

-         Encore mort.

 

Ce n'était pas véritablement une réponse non plus. Plutôt un réflexe atavique.

 

-         Le monsieur au turban, il connaissait des sorts.

 

Son infortuné compagnon hésita à poursuivre, tant il redoutait le fond comme la forme de ses explications.

 

-         Et il a dû en faire d'usage parce que...

 

-         J'ai voulu voir si je pouvais me le faire à mains nues, alors j'ai sorti ma hache.

 

Bard aurait pu, bien sûr, lui faire remarquer que sa phrase n'avait aucun sens, mais il aurait été fichu de prendre ça pour un compliment.

 

-         C'est pas de bol, se contenta-t-il de conclure.

 

-         Ça oui, c'est pas de bol.

 

-         Pour moi, je voulais dire...

 

 

A SUIVRE.

OU PAS.

C'EST VOUS QUI VOYEZ.

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Joniwan : Gaiman, c'est particulier, il a un état d'esprit bien à lui. Ce n'est pas complètement sérieux, mais ça ne délire pas à pleins tubes non plus, difficile de savoir se positionner en tant que lecteur. Du coup, je comprends que tu n'aies pas accroché. Mais moi, rien que ses pitchs, ils me font voyager... Neverwhere, ça me parle de suite, c'est le genre d'histoire que je rêverais de vivre...

Pour les Blogs dont on est le héros, avoue, tu bosses pour la concurrence, hein ? Tu veux ma perte, c'est ça ! ? Non parce que je ne sais pas tourner le dos à une excellente idée, mais après il faut du temps et de l'énergie pour la mettre en oeuvre. Si ce genre de choses devait se faire, il faudrait que chaque participant écrive son propre paragraphe, au terme duquel il proposreait trois choix (par exemple) renvoyant à des blogs de contacts partants pour embrayer, qui en feraient autant, et ainsi de suite... rien qu'à l'idée de tout écrire moi, j'en ai de nouvelles sueurs froides. ;)

@Mamantaku : Le rectorat, c'est la police de la pensée, ils ne comprennent rien à l'art. Pour Zelazny, y'a quinze-vingt ans, je voulais lire les Princes d'Ambre, mais même la version poche coûtait un bras. Et puis si le sujet me bottait bien, j'avais du mal à accrocher au style. Il va donc falloir que je persévère, alors...
-otaku-
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-otaku-
Le problème, Chaton, n'est pas tant la longueur que la lecture à l'écran : systématiquement, je me paye une migraine !
(d'ailleurs, j'ai essayé d'imprimer ton blabla au bahut mais ces bolosses du rectorat ont bloqué gameblog, et gamekult aussi et toy'r'us O_O )

Alors écoute, je vais être obligée de te répudier si tu n'a lu qu'un malheureux bouquin de Zelazny ! Je peux pas faire autrement ! Il faut lire le cycle des princes d'Ambre (le premier cycle, la suite est inachevée, Monsieur a eu l'audace de décéder avant de finir) ! Et tant que t'en es à lire ça, tu peux lire le prologue aux princes d'Ambre écrit par Bétamcourt (qui est bien aussi) !

Zelazny s'est associé à Zeckley pour écrire trois bouquins, qui racontent les aventures d'un Démon aussi doué que Rincevent, c'est dire :D

Si tu veux les titres, dans l'ordre :
Apportez-moi la tête du prince charmant
Apportez-moi la tête du Prince Charmant : Le Démon de la Farce
Apportez-moi la tête du Prince Charmant : A Faust, Faust et demi

Ça s'lit assez vite (c'pas Le seigneur des anneaux hein !), c'est bourré d'humour à la "De bons présages" et c'est du Zelazny : donc à lire :D

Je lirai ton plagiat demain, enfin plus tard, là, c'est mort !
Joniwan
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Joniwan
Je n'ai pas lu ton commentaire pavé en entier, mais tu parles au début de neil Gaiman : je n'ai pas aimé tout ce que j'ai lu de lui (2-3 bouquins, dont le neverwhere dont tu parles) berf :P

Je veut te prêter un post de blog pour ton projet de blog(s, au pluriel du coup !) dont vous êtes le héros. l’emplacement du lien est déjà là dans le tien, t'a qu'à me filer le texte à poster :P
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Oui ben j'avais compris, hein, Môman, j'ai bien écrit "même de loin", c'est que je reste un tant soit peu lucide :D. De toute façon, faire du Pratchett, ce n'était pas mon intention non plus, je voulais faire plus soft dans le délire.

Pour Gaiman, c'est bien simple : y'a-t-il seulement des gens qui ne kiffent pas, mmmhhh ? Dommage que tu n'aimes pas l'anglais, je t'aurais conseillé la mini-série anglaise NeverWhere... Petit budget, mais gros capital qualité !

Zelazny-Sheckley, tu vas bondir, je ne connais pas. Tout ce que j'ai lu de Zelazny, c'est Dies Irae. Va falloir que je comble les lacunes de ma culture, visiblement.

Pour ce qui est de faire les deux, je ne garantis rien mais j'essaierai. En même temps, pour quelqu'un qui ne me lit pas parce que je suis trop long, je trouve que tu as un avis un peu contradictoire. ;)

Du coup, je vais t'en rajouter un peu. Il y a des années, je m'étais amusé à écrire un truc "à la Pratchett" pour répondre à des blogger sur le thème de l'art. Eux disaient que l'art existe, moi je prétendais que ce n'est qu'un concept (et que c'est déjà pas mal). Du coup, j'ai inventé l'équivalent Discworldien de l'art : le Gourfule Masqué. Pour saisir la portée de la métaphore, il faut donc remplacer "Gourfule" par "art". Autant dire que mes interlocuteurs n'ont rien compris et qu'ils ont été très grossiers, avec moi.

Le texte (tu me diras si c'est bien imité - je crois que j'ai un peu abusé au niveau des notes...) :



(...)La preuve étant ainsi faite qu'au fond du fond, l'Art existe bel et bien. Et plutôt bel que bien, d'ailleurs...

Tout en n'existant pas.

Comme disent de nombreux thaumaturges, une chose peut très bien exister sur un plan précis, et inexister sur un autre, le mic-mac tenant essentiellement aux télescopages des uns et des autres (quand les créatures des dimensions de Basse-Fosse s'avisent d'envahir le monde du dessus, par exemple, ou quand elles se saisissent tout à coup d'un pinceau, se mettent à peindre des choses étranges qu'elles appellent tournesol avant de se couper une tentacule et de mettre fin à leurs jours avec panache).

Ainsi, à la longue liste des choses qui existent sans exister, nous pouvons ajouter, en plus de l'Art, le fameux gourfule masqué. Cette petite créature mystérieuse de 22 millimètres de long est réputée pour vivre dans les marécages ombragés de la forêt de Mortefondre, sur le versant ouest du Moyeu, mais personne ne l'a jamais vue, ni observée, ni domestiquée, ni fait bouillir dans une marmite avec toute une floppée de plantes aromatiques appropriées... Tout comme personne n'a jamais trouvé de marais dans la région du Moyeu, d'ailleurs (quand à une forêt de Mortefondre éventuelle, là encore, point de trace*. Le moyeu est une région essentiellement désertique, et la seule chose qui semble y pousser, épisodiquement, se résume à des grains de sable).

Pourtant, TOUT LE MONDE connait le gourfule masqué. C'est donc bien qu'il existe. Ne dit-on pas "masqué comme un gourfule ?". Dès lors, comme souvent dans ce genre de cas, des milliers de gens se bombardent chaque jour "éminents experts en gourfules masqués"**, chacun d'eux étant toujours mieux à même pour en parler que ses collègues de la ruelle d'en face (des charlatans, qui n'y connaissent rien au Gourfule. Les collègues de la ruelle d'en face sont TOUJOURS des charlatans, c'est une règle qui vaut pour l'ensemble des mondes de l'univers), mais force est de constater que sommés de décrire le fameux animal, l'un le présentera comme une bombonne sphéroïde surmontée de huits yeux pédonculés, l'autre comme un serpent à tête d'hippopotame pourvu d'ailes de moineau, un autre encore comme un petit anthropoïde joufflu vêtu d'un costume-trois-pièce sur mesure, un autre enfin comme "un Audrey S. pourvus d'une certaine forme d'intelligence atypique" (l'intelligence étant en soi une forme d'intelligence atypique pour les Audrey S.), ce qui rend littéralement désespérante toute tentative de recoupement de témoignages***. Tous (ou presque. C'est important, mine de rien, le "ou presque") s'accordent pourtant sur ces points bien précis : le gourfule a des pattes, des yeux et un corps pour s'interposer entre les deux**** ; ces points de convergence manifeste suffisant à prouver (une bonne fois pour toute), selon les philosophes de la guilde des Philosophes*****, l'existence de cette facétieuse entité******...

Invités à réfléchir à une telle question (par un désoeuvrement toujours prompt à distribuer ses petits cartons personnalisés à la cantonnade), les plus hauts mages de l'université de l'Invisible ont, pour expliquer le phénomène, élaboré une théorie avançant que le gourfule masqué serait une espèce déphasée dans l'espace-temps, ce qui signifie qu'elle n'existera que loin dans le futur de l'histoire du Disque, mais qu'elle existe déjà à cause d'une boucle imprévue dudit espace-temps, connu pour n'être linéaire que les jours de grande fatigue. Selon cette théorie, le gourfule serait donc bel et bien là, "mais plus tard".

Dans le même espace-temps cette fois, d'anciens membres de la guilde des scénaristes de Star Trek affirment pour leur part que le problème est plutôt spacial : selon eux, en effet, le gourfule existerait dans une réalité parallèle et il s'appellerait docteur Spock.

En marge de ces théories dominantes, d'autres avancent (des nihilistes, principalement, si ce n'est des membres permanents de la grande guilde des Abrutis*******) que si on n'a jamais vu de Gourfule, au bout du compte, c'est "parce que c'est une invention humaine et qu'il n'existe que parce qu'il y a des gens assez bêtes pour y croire".

A quoi le bon sens commun (c'est-à-dire, le bon sens des fameux "gens assez bêtes") (qui le sont en tout cas souvent suffisamment pour se croire exclus d'office de la catégorie) rétorque inévitablement : "mais s'il n'existait pas, pourquoi tout le monde connaitrait son existence, alors, hein, hein******** ? !".

Il faut dire que sur le Disque, ce genre de discussion est au centre de bien des proccupations et alimente maints salons "à la mode"(en français dans le texte), où on est très sincèrement convaincu que si le reste du peuple n'avait pas à lutter pour sa survie, il adorerait à coup sûr participer.



*Force est de constater qu'elle est par contre présente sur toutes les cartes, souvent même en plusieurs points d'un seul et même planidisque ("au cas où", d'après les cartographes, jamais en mal d'imagination), enjoignant maints aventuriers de la Guilde des Optimistes à partir à sa recherche (et, après 10 à 20 ans de pérégrinations infurctueuses, à grossir subséquamment les rangs de la Guilde des "Lache-moi, j'te parle pas, fous-moi la paix, j'veux plus rien avoir à faire avec des êtres humains ! Et par êtres humains, j'entends aussi les nains et les trolls, bande de cons !").

** L'existence de l'expert en gourfules masqués est heureusement beaucoup moins contestable que l'unique objet de son étude (si ce n'est, bien sûr, pour le professeur d'anthropie de l'université de l'Invisible), tant les enseignes privées spécialisées dans la connaissance du Gourfule ont tendance à fleurir dans les rues d'Ank Morpork. "Au bon Gourfule", "le Gourfule Fringuant", "Tout, tout, tout sur le Gourfule", "Le Gourfule pour les nuls", "Le Gourfule c'est ma vie" et autres joyeusetées y pullulent avec une durée de vie effective proche de la musaraigne cardiaque-paranoïaque (espèce depuis bien longtemps disparue)...

***D'autant qu'il y en a toujours un ou deux pour papilloner des cils et rouler des yeux avant de répondre avec la fièvre et la conviction de qui a été abat-jour dans une vie antérieure : "Mais enfin... Ouvrez les yeux ! JE suis un gourfule masqué. Faites moi bouillir dans une marmite, si vous avez des doutes. Je suis délicieux avec des patates douces !".

****Et un masque, aussi. Inévitablement. Pourquoi ça s'appelerait "Gourfule masqué", sinon ?


*****Une espèce elle aussi en voie de disparition, pour plusieurs raisons fort compréhensibles :
- D'une part, le développement récent de la guilde des Escrocs sur des bases identiques, mais avec de meilleurs résultats en termes de lucration, attire énormément de jeunes qui se reconnaissent mieux dans l'intitulé et ses promesses d'avenir.
- D'autre part, la propension des anciens de ladite Guilde à se protéger des créatures des dimensions de Basse-Fosse en prétextant que celles-ci n'existent pas et ne sont que "la personnification d'un principe de peur immémorial constitutif de la nature humaine" a légèrement tendance à réduire leur espérance de vie des trois quarts. (La Guilde des Escroc, dans le même cas de figure, distribue des lances-flammes à toutes ses recrues, pour des résultats beaucoup plus concrets et appréciables).

******Chaque année, au salon du livre de Quirm, un bâtiment entier est réservé aux publications érudites traitant de la question, avec des titres évocateurs tels que "Comment J'ai vu Le Gourfule", "Le Gourfule : derrière le masque", "Pour un retour à la notion de Gourfule Pur" ou encore "le Gourfule pour le Gourfule". Curieux de passage, n'oubliez pas de passer au stand de Planteur J.T.L.G pour y goûter ses fameux "petits pains au gourfule", spécialité tellement locale que même la localité n'en a pas entendu parler (elle aurait envoyé le Guet, sinon). Curieusement, ça ressemble à de la saucisse mais par la forme, seulement. Au goût, on dirait plutôt du vieux pneu bouilli (mais impossible : où Planteur aurait-il trouvé du vieux pneu ? Vaste question. Et vaste monde.)


*******Dont le développement est beaucoup moins rapide que l'on pourrait le croire. Contrairement aux idées reçues, il est extrêmement difficile, de nos jours, de trouver un bon Abruti. Parce que tout le monde peut être un crétin fini, voire même un imbécile. Mais un Abruti, cela demande un certain nombre de compétences et un véritable entrainement... Ainsi qu'une certaine tenue et un authentique statut de gentilhomme.

********Il est étonnant de constater comme ce "alors, hein, hein ? !" devient aisément le must du must de l'argumentation rationnelle quand on est le porte-parole d'un groupe majoritaire armé de fourches, de torches et d'écrase-têtes divers et variés.
-otaku-
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-otaku-
Ca m'arrange parce que je préfère "Esverne" (même si perso, j'aurai pas mis de "s") à "Severne" :D

Franchement, je préférerai que tu fasses les deux :D
Alternativement :D (oui, j'ai du vocabulaire)

J'ai noté la subtilité, oui :D

Bon, finalement, ni Pratchett, ni Gaiman (que je kiffe !) mais le duo Zelazny (que j'idolâtre) - Sheckley mais avec un phrase un poil moins longue LOL quand ils racontent les aventures d'Azzie !

Sinon, j'ai dit "on dirait du", limite je t'accuse de plagiat, j'ai pas dis que t'étais au même niveau, faut pas déconner :P
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Effectivement, dyslexie inside ! Esverne est devenue Severne, je ne sais pas comment (mais j'ai corrigé ça).
Quant à faire les deux, j'adorerais ça, mais il me faudrait des journées de 72 heures et BEAUCOUP de vitamines. Ceci étant, je peux alterner. Dès que je bloque là-dessus, écrire un p'tit test, et vice versa. On verra bien, de toutes façons, j'ai encore de quoi tenir quelques semaines de blogging si je trouve le temps de légender mes "dessins".
Pour Bard, t'as vu, hein, c'est subtil... Tout dans la nuance, c'est moi tout craché.

Pratchett est quand même plus délirant, plus foisonnant et mieux écrit, je vois un peu plus ça comme du Gaiman (le-gors-^ré-ten-ieux !) mais ça fait toujours plaisir d'être comparé, même de loin, à ses idoles...
-otaku-
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Sinon, la chieuse, elle s'appelle Severne ou Esverne au final ?

J'suis okay avec Noiraude, on dirait du Pratchett :D

Perso, j'aimerai bien savoir la suite mais sur papier, pitié pour mes yeux, mais j'aime bien ton blog aussi DONC je te dis de faire les deux !

Comme ça, tout le monde est content (surtout moi) et le dilemme est résolu.

De rien.

Ça m'a fait plaisir d'aider.

P.S. : Donc, le ménestrel s'appelle Bard mais il est pas barde, il est ménestrel. hum. :P
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Joniwan : Ha non mais NON ! Tu ne m'aides pas, là ! ;)
Parce que bon, l'idée est extra, mais à gérer, rien que d'y penser, j'en ai des sueurs froides...
En allant par là, je me disais : "pourquoi pas aussi le faire sur plusieurs BLOGS, hein ?" On pourrait s'y mettre à plusieurs :D

@Krystalwarrior : Mais de rien, ça allait de soi : qui mieux que toi pouvait avoir formé l'homme (ou la femme ?) appelé à manier la légendaire Excaliburne ? ;) Et un grand merci pour ton avis, je tenais vraiment à avoir celui d'un maître es-déjante ! :D
Krystalwarrior
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Krystalwarrior
Comme je t'ai dit plus tôt dans la journée, je suis très mauvais pour laisser des commentaires intelligents ou constructifs ! @___@
En revanche, je me suis bien marré (une fois de plus) durant tout ton article ! Merci de m'avoir donné un bon rôle dans la première partie !
Et sinon j'ai adoré le morceau d'histoire. Tu écris super bien (comparé à certains @___@) !
Bref..

Bon

J'ai plus d'idées @___@
Joniwan
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Joniwan
oula j'ai du mal : rien n’empêche de le faire sur PLUSIEURS posts ^^
Joniwan
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Joniwan
bon oui je sais c'est le titre de ton post, mais rien n’empêche de le faire sur un seul post !

la c'était plus "le post dont vous êtes le héros" !
Joniwan
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Joniwan
Voila le concept qu'il te faut : un blog dont vous êtes le héros :P avec des liens entre les articles pour la navigation :P
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Et une nouvelle salve de remerciements pour tous les deu... trois :), une !
Thanx a lot (et Garonne) ! (c'est vendredi soir, le niveau des calembours baisse d'un cran) (car oui, qui peut le moins peut l'encore-plus-moins ! Je l'ai déjà dit : vers l'infiniiiii et au-delààààààà !).

@Snkforever : l'argument est percutant, difficile de lui résister (c'est de la massue City Hunter à 10000 tonnes, ça, à vue de nez, ou je ne m'y connais pas ;) ). Mais après, je m'en voudrais de prendre cette décision uniquement par rapport à moi. Le plus important, à mes yeux (et ce qu'il s'agisse de blog ou de récit fictif), reste de me faire plaisir en écrivant, et de partager un peu de ce plaisir à ceux qui seront susceptible de lire (s'il y en a). Le reste est accessoire. D'où mon attachement réel au format "blog", plus convivial, plus "dans le partage". Sans compter que j'ai déjà un vrai gros projet égoïste/égocentrique sur le feu depuis un moment, en termes de publication, donc même si cette nouvelle idée me tient à coeur, comme tout ce que je fais, elle reste d'un enjeu moindre. Aussi, j'hésite. Même si ses œillades enjôleuses sont de plus en plus insistantes et si je suis convaincu que le monde DOIT savoir ce qui est arrivé à Philibert...

@Nintenboy : encore un beau hit combo de confiance et d'encouragement ! Je me sens bête, à chaque fois, de répéter combien c'est important pour moi, mais c'est vraiment sincère. Je ne cherche pas les compliments à tout prix, c'est plutôt de savoir que, par l'écriture, on peut faire passer de bons moments à d'autres que soi, chaque fois, je vis ça comme un petit miracle, et c'est d'autant plus précieux. Oui, je sais, c'est bébête, ce que j'écris, mais je suis fondamentalement bébête, comme gars, et je l'assume ! :)

@Celim : bon alors, toi, par contre, tu vas prendre cher, mon gaillard ! On va enfin pouvoir régler nos comptes et nous dire nos 4 vérités, monsieur le blog-qui-pue-la-classe ! Déjà, quel toupet de venir ici pour me... oui, non, pardon, c'est vendredi soir, même pour la comédie, je ne suis pas crédible. Merci pour ta franchise, surtout que même si elle pique un peu, on sent bien qu'elle se veut constructive, et non démolutive. Du coup, j'apprécie d'autant, même si mon coeur de bisounours préfère les compliments, ça va sans dire. On en est tous là, je pense. Le souci, avec le blog, comme je le disais plus haut, c'est que j'ai peur d'en arriver à répéter toujours le même genre de choses, sous des formes un peu différentes, parce que j'ai déjà traité de grands archétypes du jeu vidéo, que le domaine ne se renouvelle pas tant que ça, dans le fond (dans la forme, c'est autre chose) et que je n'ai ni le temps ni les moyens de jouer à tout, hélas (rater Jouney, quelle amertume !). Initialement, j'avais prévu deux cycles, et j'arrive de toute façon au bout du deuxième. Au-delà, je ne me suis pas vraiment projeté. Dans ces conditions, construire quelque chose de volontairement léger (mais ni vide, ni creux pour autant, j'espère), ça me tente d'autant plus que cette histoire, pourtant grotesque, m'a tout de suite séduit quand elle s'est présentée à moi. "Save the hamster, save the world", que demander de mieux ? :D Quoi qu'il en soit, pas de souci pour ton retour : j'admets qu'il aurait été plus difficile à encaisser s'il avait visé mon projet principal, qui en est l'opposé complet, mais ici, ce que tu déplores relève vraiment d'une volonté esthétique plutôt que d'une limitation technique. J'ai choisi en connaissance de cause et là, par contre, on pourra discuter la validité de ce choix, effectivement. Pour papoter encore un peu, lors du premier jet, j'ai été tenté de reproduire ce que je fais sur mon projet principal, d'en faire des tonnes au niveau "littéraire" (par exemple, décrire le concerto de pleurs en lui inventant des altos, des sopranos et des fausses notes, m’appesantir sur les descriptions, les impressions...), mais aussi de donner dans la même exubérance délirante que sur ce blog (car j'avais, là aussi, de quoi aligner vanne sur vanne avec les montreurs d'ours, le maraudeur, etc, etc)... mais malgré mes essais, la sauce ne prenait pas. Par conséquent, j'ai tenté une grande première, j'ai essayé d'écrire dans la retenue, d'où (sans doute) ce "pas mal sans plus" (ce qui n'est déjà pas mal, comme l'intitulé l'indique, merci ;) ). Et quel plaisir d'écrire de manière aussi fluide ! C'est grisant, même. J'ai pu écrire ces trois pages en trois heures, relectures comprises, là où, sur mon projet principal, je peux passer le même temps sur... une phrase (oui, c'est à pleurer, mais j'imagine que tu sais ce que c'est). Du coup, je te rassure, ça (comme ce blog), c'est ma récréation, mon labo d'expérimentation et de "lâchage de lest". ça n'a pas plus de prétention que de m'amuser et, si possible, d'amuser les autres. Si je choisis de poursuivre dans cette voie, promis, je ferais des efforts pour essayer de t'embarquer aussi ! :)
Celimbrimbor
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Celimbrimbor
No harm intended, obviously.

Celim.
Celimbrimbor
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Celimbrimbor
Hum.

Difficile de réagir. Soyons honnête : pas mal, sans plus. Largement moins intéressant pour moi que d'autres articles de ce blog.
Nonobstant mes réserves de connard, je t'encourage à poursuivre l'aventure quoiqu'il en soit. C'est toujours formidable.

Celim.
Nintenboy
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Nintenboy
Idem, le blog est un bon tremplin, il faut prendre de la hauteur Le Gamer, tu as largement les moyens de tes ambitions ;)
snkforever
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snkforever
Je pense que la publication serait bien plus enrichissant pour toi que de juste tenir un blog ;)
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Je commence, une fois de plus, par le plus important : MERCI A TOUS, c'est toujours un cadeau que d'être lu avec attention et/ou plaisir !

@Noiraude : Alors ça, c'est du beau compliment dont l'effet euphorisant va durer tout le week-end !

@Joniwan : Joli combo de compliment avec Noiraude, on sent que tu maîtrise Blazblue ! ;) Tout le plaisir est décidément pour moi, j'ai presque honte...

@Fremen : merci à toi d'avoir pris le temps de jeter un oeil, bien que ce ne soit pas ta tasse de thé (de ton propre aveu). Ce qui m'écartèle, ce que le blog, ça peut-être une forme de création aussi, suivant comment on l'aborde... mais j'ai peur, au bout d'un moment, de me retrouver à servir toujours les mêmes variations sur les mêmes thèmes. A côté de ça, j'écris déjà à côté, j'ai peur de me disperser un peu. Mais en même temps, ce projet me branche vraiment... Quant au récit dans lequel j'aimerais me lancer, pour te rassurer peut-être, il ne serait pas complètement humoristique non plus. La tentation de faire du Pratchett est grande, mais j'aimerais proposer quelque chose d'amusant, certes, mais non dénué d'intensité, de noirceur et d'émotion (encore que Pratchett y parvient sans avoir à sacrifier le côté délire, mais il a aussi l'expérience d'une vie). Avec une véritable histoire et un vrai dénouement (déjà pensés, l'un et l'autre).

@Seblecaribou : Tu as raison, ça ne signifierait pas la mort du blog, je pourrais toujours y poster le work in progress... mais ça n'aurait plus rien à voir avec les jeux vidéos, il n'y aurait plus de dessins, de liens audio, j'ai peur qu'il y ait un manque... parce que je n'aurais jamais le temps de gérer les deux à la fois, hélas. J'ai peur, aussi, de saouler vite fait ceux qui aimaient cette formule. Par contre, si je vais jusqu'au bout, je tenterais la publication, ce qui peut représenter un gros plus quand même. J'hésiiiiite !

@Luciole : Sans fautes, c'était prévu ! J'ai encore trois ou quatre articles entamés à finir et à publier, et ensuite... j'aviserais en fonction de mon envie et de vos réponses... C'est qu'elle me plaît déjà, cette p'tite histoire (sans parler des deux personnages. J'ai peu de m'y être attaché un peu vite...).
Luciole
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Luciole
Moi ça m'a donné envie de lire la suite, rien de plus à ajouter. Par contre si tu te lances dedans utilise ton blog pour qu'on sache où ça en est.
seblecaribou
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seblecaribou
Moi j'adore le concept (et la mise en oeuvre). Mais je capte pas trop pourquoi ce serait l'un ou l'autre? Les deux se feraient via ton blog non? (ou alors tu comptes vraiment publié et j'ai rien compris XD)
fremen73
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fremen73
Je n'ai pas lu en entier ton écrit (je goûte assez peu les récits humoristique, je le confesse...) mais personnellement je trouve ce projet nettement plus intéressant que de tenir un blog. Moi aussi écrire me titille depuis de nombreuses années...il faudrait juste que j'essaie (!!!), aussi je ne peux que t'encourager dans cette voie.
Un blog c'est sympa, mais par rapport à la création littéraire...il n'y a pas photo!
Joniwan
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Joniwan
excellent xD
Noiraude
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Noiraude
En fait, je sais à quoi tu me fais penser : aux NDT de Patrick Couton dans les annales du disque-monde :lol:

Édito

 (Mais bon, on va pas se mentir, je ne sais pas pourquoi)

 

Si vous aimez les gens qui écrivent plus que bien, allez lire :

- Snake_in_a_box

- Noiraude

- Migaru

 ET QUE CA SAUTE COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

 (Là encore, c'est un grand mystère, mais pas désagréable).

Si vous voulez lire des gens vraiment rigolos, par contre, c'est là que ça se passe :

- Snake_in_a_box

- Noiraude

- Migaru

 

Comme par hasard c'est les mêmes...

 

(Là, par contre, OK, rien à redire, y'a du beau linge)

L'article en question, riche en collaborateurs de qualitay, qui méritent tous ce prix avec les honneurs :

Une Rumeur Grandement Exagérée

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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