ERROR 404 BLOG NOT FOUND

ERROR 404 BLOG NOT FOUND

Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 13/02/17 à 19h34

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

Ajouter aux favoris
Signaler
Pi.R.Carré - Pour changer d'aire



5 novembre 2007 : grève des scénaristes à Hollywood.

Officiellement, le travail à repris depuis.

Officieusement, tout le monde fait du pédalo.

Dans la choucroute.

Et parfois même en rétropédalage.

 

Il faut dire que c'est la crise, ma brave dame. Avec les traders qui jouent aux Loups Garous de Thiercelieu avec nos économies et les trous budgétaires (avec ou sans sécu), les producteurs ne peuvent plus courir le moindre risque (déjà qu'avant, c'était pas folichon...), ils doivent désormais prendre le spectateur avec des gants. Voire des moufles. Et le bonnet à pompon assorti, s'il vous plaît. Non parce qu'il faut bien vivre, qu'est-ce que vous croyez ? ! Ce n'est pas de raconter de vraies histoires (!) avec de vrais personnages (!) dedans qui permettra de mettre du beurre d'escargot dans les épinards à la crème, de nourrir la (ou les) bourgeoise(s) ou de recevoir les ambassadeurs à coup de Ferrero Rocher. C'est que ça mange, un ambassadeur. Souvent, c'est même payé pour, alors vous pensez bien que ça s'applique.

 

Par chance, il existe un truc in-fail-lible pour rentrer dans ses frais (si possible plusieurs fois d'un coup, c'est un minimum) : l'a-da-pta-tion.

                                                    

Tintin et la Malédiction du Coffre Maudit de la Fontaine

de Jouvence au Bout du Monde le Retour.

Pas besoin d'être un génie des maths pour comprendre le principe (génie ? Hé quoi, nous sommes à Hollywood !), l'équation parle d'elle-même : titre qui a fait ses preuves et qui fera vendre même si c'est mauvais + effets spéciaux jusque dans le générique de fin, les pubs pour le Fitness 2000 du coin et le sourire ultrabright de l'ouvreuse (non, le sourire, c'est plus haut, les amis, essayez encore) + propos tout public, lisse, sans rien qui pourrait entraîner une once de réflexion dérangeante (pléonasme, le cas échéant) = succès commercial assuré.

C'est vrai, quoi !

Qu'est-ce qu'on va aller s'embêter à imaginer un récit original, une trame complexe et des rebondissements inattendus qui, de toute façon, finiront toujours par être taxés de plagiat, alors qu'il suffit de sortir le papier calque ? ! C'est qu'en plus, à trop s'éloigner des sentiers battus, on risque de l'effrayer, le spectateur ! Parce que le spectateur, il est fragile, 'ttention ! Faut pas le brusquer ! Il n'en a pas l'air, comme ça, mais il veut qu'on lui resserve toujours le même schéma narratif, toujours les mêmes personnages archétypaux, et toujours la même bouillabaisse d'artifices vieux comme Hérode (Hérode Père, s'entend). Du coup, le truc, c'est de bien emballer la redite, d'y mettre des petits noeuds autour, pour qu'il ne se rende compte de rien. Et s'il a des soupçons, mettez des explosions, il regardera ailleurs. Dans ces conditions, pourquoi « faire », quand il suffit de refaire, encore et encore ? Bouleverser des habitudes ? Vous n'y pensez pas ! Et nos vacances sur Pluton, qui c'est qui va les payer, nos vacances sur Pluton ? Les habitudes, elles rassurent, mon bon monsieur ! Et les gens ne vont pas au cinéma pour être inquiétés, non, non ! Ils y vont pour manger du pop corn ! Alors relisez les bouquins de Robert Mc Kee, appliquez bêtement la recette et surtout, n'exposez pas le public à la lumière vive, on ne sait jamais.

                                                     Tintin, de retour du Bout du Monde de la Malédiction du

Coffre Maudit de la Fontaine de Jouvence la Revanche.

 

Vous avez aimé Pocahontas ? Pas de souci, on vous la peint en bleu et on vous l'envoie dans l'espace ! Vous aimeriez voir ce que Megan Fox a sous le capot ? Bon, ça on peut pas, on doit faire familial, mais on peut vous mettre Megan Fox avec des robots transformables (dont certains auront des capots, quand même), ce sera presque pareil ! Vous détestez les mangas et rêvez de leur faire subir les pires outrages ? Ne rêvez plus ! Dragon Ball Evolution est fait pour vous (en plus, il ne fait qu'une heure vingt, comme ça on peut le programmer 20 fois dans la journée. Astucieux, non ?) ! Vous avez aimé Forest Gump ? Allez voir Benjamin Button, vu que c'est le même film : au moins, vous êtes sûrs de ne pas être déçus ! Les vampires vous font peur ? Bonne pioche : avec Twilight, ils vous feront rire à la place ! Vous avez la flemme de lire Harry Potter ? L'écran le fait à votre place, en sautant tous les passages chi... sans action ! Vous avez déjà ouvert un album des Schtroumpfs en vous disant « comment ce serait trop trop bien au cinéma ? » ? Consultez un psy d'urgence, mais on va vous le faire quand même !

 

Dernier exemple en date, et de loin le plus réussi (l'un n'empêche pas l'autre, hélas), signé Môssieur Steven Spielberg : les aventures de Tintin. Pour ceux qui ne connaitraient pas, on y suit les tribulations d'un jeune reporter intrépide et de son fidèle chien Milou, qui parcourent le monde à la recherche du trésor caché de... ha mais pardon, oui, tout le monde connaît, en fait. Aux temps pour moi. Car au-delà de la qualité du divertissement (indiscutable), on peut se demander quelle est la volonté artistique qui sous-tend un tel projet, et quel était l'intérêt d'en faire un film d'animation si ce n'était pas pour reprendre la ligne claire caractérisant l'oeuvre originelle.

                                                  

Tant qu'à faire.

 

Non mais je veux dire... Tintin, quoi. Avec tout le respect que je lui dois, si au jour d'aujourd'hui, on ne peut pas faire scénaristiquement mieux qu'une BD de 1929 dans laquelle la psychologie des personnages se résume à leur ordre d'apparition dans les cases, c'est qu'on n'est quand même pas très bien parti. Alors oui, donner vie à un héros à houppette qui a fait rêver des millions d'enfants, c'est une belle et noble ambition, je n'ai rien à redire... si ce n'est que curieusement, dans ma tête, le mot « million » tend à se détacher des autres, je me demande pourquoi. Que Tintin représente 200 millions d'albums vendus, soit 200 millions de foyers potentiellement intéressés soit 2000 millions d'euros de bénéfices d'à peu près assurés (en arrondissant à l'inférieure car quand on va voir Tintin, c'est un fait, on lui rend visite en famille), peut-être que ça n'a pas effleuré Spielberg, je ne dis pas (lol), mais quand je le vois se démener, le Tintin, c'est plus fort que moi,  instinctivement, je pense « jeux de société », « posters », « mugs », « albums souvenirs »... et quand je vois Milou frétiller de la truffe, j'ai une folle envie de peluches et de pyjamas à bretelles. Cette fois, plus de doutes, j'ai perdu mon âme d'enfant du côté de la caisse enregistreuse. Comme ça, avec un peu de chance, elle tiendra compagnie à celle du cinéma.

 

                 

"Courage, mon bon Haddock, je crois que nous

ne sommes plus très loin des côtes japonaises"

 

A l'ouest, rien de nouveau, c'est sûr. L'imaginaire-business, ça existe depuis que les cheveux du monde ont des pellicules - au moins ! On peut juste déplorer qu'à une époque où le jeu vidéo n'a jamais été aussi inventif, créatif et original ( ?), le 7ème art s'enlise dans sa routine par manque d'audace et/ou par frilosité financière. Même des soubresauts d'originalité (relative) comme l'Agence, Source Code ou Time Out marchent sur leurs lacets à trop craindre de les avoir serrés trop fort. Sauf qu'on le sait, ne pas prendre de risques, ça représente déjà une prise de risque à part entière, Sakaguchi et ses Créatures de l'Esprit en ont fait la triste expérience en leur temps. L'américanisation forcée du propos aurait dû leur garantir une gloire internationale. Mauvaise pioche : l'ancienne tête pensante de Square aurait-elle jeté son dévolu sur une licence plus bankable qu'elle aurait peut-être été accueillie comme un Tintin en sa Belgique natale, qui sait ? ! Peut-être aurait-elle été couronnée de succès, elle aussi, au lieu de passer à la guillotine ? A l'opposé, Christopher Nolan se serait-il contenté d'ouvrir un livre au rayon best-seller et de le porter à l'écran, au lieu d'avoir la prétention (il faut croire) d'écrire son scénario, qu'on ne se serait pas dépêché de lui inventer une parenté honteuse avec une bd d'Oncle Picsou. C'est qu'on n'en est plus à encourager la fainéantise, mais à sanctionner ce qui n'en est pas.

 

                                        

 Règle du scénariste japonais n°42 : "Si c'est pas cool, rajoute z'y

des bouts de métal dessus !" (et des oreilles de chat)

 

 Et vous voulez savoir le plus tragique, dans tout ça ?

 C'est qu'on aura beau dire, râler, critiquer, faire preuve de toute la mauvaise foi du monde, le copié-collé, le réchauffé, le standardisé, ben...

 

C'est toujours meilleur que Plus Belle la Vie.

 

Cocorico ! (ou pas)

 

*

 

         

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
LA vérité ? Peut-être pas quand même ! ;) Mais merci pour le retour positif, et vive le rétro !
Zinzolin_Hallucine
Signaler
Zinzolin_Hallucine
Merci pour ce billet qui offre la vérité au non cinéphile (moi même je me rend pas compte parce que je fais rétro film c'est dernier moi)
Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
@Rhed308 :
Amen !
Effectivement, il y a une nuance à apporter, qui distingue la simple transposition d'une véritable adaptation (dans le sens de recréation, de réappropriation). Quand Peter Jackson adapte le Seigneur des Anneaux, la nature même du livre l'oblige à couper et à ajouter : parfois pour le meilleur, parfois pour le pire... mais c'est précisément ce qui distingue son adaptation des nombreux films d'Harry Potter, dans lesquels on ne fait qu'enlever. Quand Mamoru Oshii, lui, a sorti le premier Ghost in The Shell, les fans de Shirow ont crié à la trahison, les fans d'Oshii ont soupiré de soulagement. C'était bien Ghost in the Shell, mais vu et raconté de manière résolument différente, qui invitait à explorer d'autres pistes. Comme quoi, le fait d'adapter n'est pas mauvais en soi, lorsqu'il sert un vrai projet artistique. C'est lorsqu'il s'agit juste d'illustrer un contenu que le bas blesse.

@SebNiners :
J'avais bien prévenu, dans ma présentation, que je serais de mauvaise foi ! :)
D'ailleurs, confidence pour confidence, je considère le scénariste de Tintin comme le plus brillant dans son domaine, à l'heure actuelle (mais pas pour Tintin, quand même !). Partant de là, me moquer gentiment de son travail (même s'il a dû lâcher ledit Tintin en cours de route pour cause de surbooking) m'a fait un peu grincer des dents...
Pour être sérieux, au-delà du billet d'humeur, la faute n'est effectivement pas imputable aux scénaristes, qui doivent bien manger (pour de vrai, EUX), et se retrouvent victimes d'un système qui leur refuse toute possibilité de créativité réelle (s'ils n'ont pas un CV haut comme la tour Eiffel, en tout cas). Il existe des chartes à respecter, des cahiers des charges, des recettes miracles qu'on les oblige à adopter : certains s'en accommodent, d'autres plient à contrecœur (parce qu'il y a des scénaristes qui vivent leur métier, et d'autres qui font ça pour subsister). Moi-même, en branquignol, j'ai tenté une percée dans ce domaine, commencé à bosser avec un réal' (pas connu), puis jeté l'éponge : j'ai pris sur moi une fois, deux fois, puis je lui ai dit ses 4 vérités et j'ai claqué la porte. Pour subsister, j'ai mon boulot, ça me permet de ne faire à côté que ce qui me "transporte". Bref. En ce qui concerne l'originalité, je ne pense pas qu'elle soit condamnée par nature à faire un bide : elle est moins "vendeuse" donc moins "vendue", moins marketée, moins portée par affiches, conférences de presse, bandes-annonces et compagnie. Ce qui implique, forcément, moins d'entrées. The Fountain, d'Arronofsky, qu'il a dû défendre bec et ongle, a trouvé son public, même s'il compte autant de détracteurs. La série Pushing Daisies rencontrait aussi un beau succès (d'estime, en tout cas), au point d'avoir droit à une seconde saison, avant qu'on ne charge son créateur d'essayer de sauver Heroes.
Simplement oui, sortir des sentiers battus, c'est un risque, et quand il y a des soussous derrière, on préfère prendre celui de ne pas en prendre.
SebNiners
Signaler
SebNiners
Je suis globalement d'accord avec ton propos. Mais jamais je ne jetterais l'opprobre sur les scénaristes qui, je pense, sont parfois complètement frustrés de ne devoir suivre que ce que veulent les producteurs. Et pourquoi en vouloir à ces derniers puisque dès que l'on tente de faire des choses un peu original, ça bide (grosso modo). En gros, on donne à voir ce que les gens veulent voir et point barre. Il y a et y aura toujours des choses un peu plus élaborées mais c'est pas ça qui va faire rentrer dans leurs frais les financeurs.
rhed308
Signaler
rhed308
On peut même parler de transposition plus qu'adaptation. A savoir ne pas changer une once d'élément d'un livre devenant un film. Conserver les mêmes notions et ne jamais tenter de proposer une alternative, un point de vue plus poussé. La transposition enlevant toute l'âme d'un film qui ne peut posséder la même que le livre, le rendant froid et presque sans saveur.

C'est un peu le reproche que je ferais au film "La Route" qui, même s'il est loin d'être mauvais, ne tente jamais d'aller au delà des carcans du roman.

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour des vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

Archives

Favoris