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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 14/03/20 à 17h24

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy VII Remake.

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Ce qu'il y a de beau, avec la culture Geek, c'est qu'on peut être tranquillement posé chez soi en train de lire un bouquin de 2012 à base d'araignées invisibles qui transforment les gens en zombies pendant que les deux personnages principaux préfèrent débattre de qui a la plus longue (oui, les initiés l'auront deviné, je suis en train de lire la suite de John Dies at The End), et tout à coup, au détour d'une page parmi d'autres (560, quand même), entre deux bains de sang et deux vannes régressive sur la défécation, on peut aussi tomber sur un passage qui, en trois pages, résume tout ce qu'il y a à savoir sur l'état de notre société, sur les luttes idéologiques telles que menées sur les réseaux sociaux et, finalement, sur nous-même :

 

 

 

- Connaissez-vous le nombre de Dunbar ?

 

- Non.

 

- Vous devriez, car il gouverne chaque instant de votre vie. C'est votre tour de Babel. La contrainte qui détermine l'ambition humaine n'est pas l'absence d'un langage unifié. C'est le nombre de Dunbar, du nom de l'anthropologue britannique Robert Dunbar. Il a étudié le cerveau des primates et leur comportement social. Il a fait une découverte qui va changer votre perception du monde. Il a démontré que plus le néocortex d'un primate est grand, plus les communautés qu'il forme sont étendues. Il faut d'importantes capacités cérébrales pour traiter toutes les relations d'une société complexe. Quand les primates se retrouvent dans des groupes trop grands pour leur cerveau, le système s'effondre. Des factions se forment. Des guerres éclatent. Ecoutez-moi attentivement car ce point est crucial : vous pouvez observer le cerveau d'un primate et, sans rien connaître d'autre sur l'espèce d'où il provient, en déduire la taille de sa tribu (…). Ce qui est fondamental, c'est que tout primate a un nombre limite (…). Y compris ces primates-ci. Y compris vous et moi. Compte tenu de la taille du néocortex humain, ce nombre est d'environ cent cinquante. C'est le nombre d'humains que nous pouvons reconnaître avant d'atteindre nos limites. Avec des variantes en fonction des individus, c'est sûr. C'est notre capacité d'empathie maximale

 

Je le dévisageai. Attendez, c'est vrai ? dis-je. Il y a vraiment une partie du cerveau qui dicte combien de personnes on peut supporter avant de commencer à se comporter comme des connards ?

 

- Félicitations, vous connaissez désormais la seule raison qui explique pourquoi le monde est tel qu'il est. Vous voyez tout de suite le problème que cela pose : tout sur Terre demande une coopération dans des groupes excédant cent cinquante membres. Les États. Les entreprises. La société dans son ensemble. Nous sommes physiquement incapables de traiter cela. Alors à tout moment nous essayons de diviser la population de la planète en deux groupes : ceux qui se trouvent à l'intérieur de notre sphère d'empathie et ceux qui sont à l'extérieur. Les Noirs contre les Blancs, les libéraux contre les conservateurs, les musulmans contre les chrétiens, les fans des Lakers contre ceux des Celtics. Avec nous ou contre nous. Infectés contre sains. Nous réduisons des dizaines de millions de personnes à des stéréotypes simplistes, pour qu'ils occupent la place d'un seul individu dans notre mémoire disponible. Et c'est la clé : ceux qui sont en dehors du cercle ne sont pas humains. Nous échouons à les reconnaître comme tels. C'est pour ça que vous êtes plus touché par votre petite amie qui se coupe le doigt que par les centaines de milliers de victimes d'un tremblement de terre en Afghanistan. C'est ce qui rend les génocides possibles. C'est ce qui fait qu'un PDG pourra signer un contrat qui provoque la contamination d'un fleuve en Malaisie et donne naissance à dix mille enfants souffrant de malformations parce que dans les limites de notre logiciel mental, ces Malaisiens pourraient tout aussi bien être des fourmis (…). Ou des monstres (…). Ce qui nous ramène à la tour de Babel. Les humains ont toujours été destinés à échouer du fait de cette limite dans notre capacité à coopérer. A un moment donné, déterminé par la taille de la population sur notre planète et une série d'autres facteurs, nous nous autodétruirons. C'est le seuil de Babel. Le moment où l'épuisement de l'empathie humaine à l'échelle de l'espèce atteint la masse critique.

 

(David Wong, Ce Livre est Plein d'Araignées, Super 8 Editions, traduction de Charles Bonnot).

 

Je ne sais pas pour vous mais moi, lire ce constat, si fataliste soit-il (en même temps, la situation le vaut bien), ça me fait un bien fou parce que c'est clair, concis, accessible, intelligent - et surtout, surtout, aux antipodes du manichéisme rampant qui a pignon sur rue dans la sphère numérique. A force d'en bouffer à toutes les sauces, j'avais fini par croire que plus personne ne raisonnait comme ça nulle part, voire que personne n'avait jamais raisonné comme ça du tout et que j'étais juste complètement cinglé (encore que l'un n'empêche pas l'autre mais c'est un autre débat, que vous suivrez ailleurs et auquel je ne serais pas invité à participer).

 

Alors oui, en admettant que certains parmi vous aient pris le temps de lire ces lignes jusqu'au bout (mon espoir est un océan, et ma naïveté un catamaran de luxe), je ne doute pas qu'il y en aura dans le lot qui seront d'ores et déjà prêts à réagir en écrivant en commentaire que non, ils ne s'inquiètent pas plus de la coupure au doigt de leur petite amie que des victimes de tremblements de terre, que pour eux les Malaisiens ne sont pas des fourmis, qu'à chaque catastrophe ils sont les premiers à invectiver leurs semblables en les accusant de ne pas s'en soucier assez (soit parce que les semblables en question sont blancs, soit parce qu'ils sont cis, soit parce qu'ils sont de sexe turgescent, mais toujours parce qu'ils « ne sont pas nous », convaincus que nous sommes de valoir mieux que nos semblables - jusqu'à pouvoir échapper, même, aux limites intrinsèques de la biologie. Les primates, c'est les autres)... A ceux-là, je le dis tout de go : ne prenez pas la peine d'écrire tout ça en commentaire. D'une, parce que je suis au courant, c'est écrit en long et en large sur vos Twitter. De deux, parce que vous seriez à côté de la plaque. Le texte ne parle pas de petite amie, de tremblements de terre et d'enfants Malaisiens. Enfin si, il en parle, pas la peine d'aller stabiloter votre écran, mais ce n'est pas son propos. Tout texte (littéraire, à plus forte raison) possède une dimension implicite que le lecteur doit savoir décoder (contrairement aux idées reçues, savoir lire, ce n'est pas seulement savoir déchiffrer des lettres et les associer entre elles pour former des mots qui, avec de la chance, formeraient des phrases - Jul essaie encore -, c'est aussi savoir identifier, analyser et comprendre son implicite. Sans ces attendus minimums, on ne peut pas prétendre savoir lire). Donc au cas où vous seriez incapable de dépasser le premier degré d'un discours, sachez que le problème n'est pas dans le texte lui-même mais dans la formation que vous avez reçue (ou dans la façon dont vous l'avez suivie, ou les deux, c'est entre vous, vos profs et votre conscience). Notez également qu'il s'agit ici d'une ½uvre de fiction qui n'a pas vocation à être didactique et que par conséquent, l'auteur emprunte forcément des raccourcis vulgarisateurs. Il n'en demeure pas moins que l'essentiel y est et que si l'on souhaite prolonger la réflexion, on peut se demander en quoi l'avènement des nouvelles technologies a précipité la catastrophe en mettant l'ensemble de l'humanité en relation avec elle-même, ni si l'empathie (outil précieux lorsque l'homme fréquentait moins de cent cinquante individus dans sa vie) ne se retournerait pas contre nous lorsqu'il s'agit de vivre en collectivité, devenant par-là même notre « meilleure ennemie ».

 

Je l'ai répété en boucle comme si j'avais Gilles de la Tourette : pour moi, la question n'a jamais été de savoir si mon interlocuteur défend (ou pense défendre) une juste cause, s'il donne à l'Abbé Pierre ou s'il a des amis noirs, même si j'aurais forcément plus de bienveillance envers ceux qui partagent sans hypocrisie mes valeurs d'équité et de vivre-ensemble. La question pour moi est de savoir de quel côté de la barrière mon interlocuteur se situe. S'il entretient le problème pointé du doigt par le personnage, ou s'il ½uvre à contre-courant pour essayer de s'extirper de ces clivages sclérosants ; parce que se foutre sur la gueule pour des bonnes raisons et se foutre sur la gueule pour de mauvaises raisons, c'est toujours se foutre sur la gueule et oh, c'est bon, ça va bien deux minutes, la testostérone mais on est en 2020, bordel de merde, on peut régler les choses différemment.

 

Et parce qu'on est en 2020, toute fatalité qu'elle soit, cette réalité biologique peut être surmontée, au moins partiellement, dès lors qu'on a conscience de son existence et qu'elle « n'arrive pas qu'aux autres ». D'où l'importance du texte de David Wong.

 

Je l'ai répété à longueur de posts - qui ont fait péter quelques veinules sur quelques fronts (pour donner dans la litote) - et qui m'ont valu de passer pour le misogyne, le féminazi, l'homophobe, l'hétérophobe, le gauchiste, l'extrême-droitiste de service selon les cas de figure (je crois que j'ai eu droit à tout) : à mes yeux, ce n'est pas une question d'idées mais de méthodes. Sans doute n'ai-je pas été compris (vraisemblablement parce que je m'y prends mal, ou pour les questions d'implicite que j'évoquais plus haut, ou parce que je suis comme tout le monde : quand l'interlocuteur ne fait aucun effort pour essayer de suivre mon raisonnement, au bout de quelques heures, je finis par me mettre en boule et par écrire des conneries, ça arrive à tout le monde), mais ce que David Wong explique ici, c'est intuitivement ce contre quoi je n'ai pas cessé de mettre les gens en garde, chaque fois que j'ai pu constater une dérive dans ce sens (d'un côté comme de l'autre). Faute de bagage intellectuel, j'ignorais jusqu'à aujourd'hui que cette réalité avait été théorisée - et si brillamment, de surcroît - ni même qu'elle existait ailleurs que dans ma tête (aux côtés du rayons polarisateur d'anchois et du Ju-Jitsu vénusien). Jusqu'à aujourd'hui, ce n'était jamais pour moi qu'une intuition rationnelle, une « forte probabilité », mais peut-être bien aussi de la connerie en barre, je n'avais aucun moyen de savoir, je ne vis pas hors de ma tête (et vous ne vivez pas hors de la vôtre non plus). Par conséquent, chaque fois que je me fais traiter de connard, moi, je doute, je me pose des questions, je me dis « mais est-ce que ce que je raconte fait vraiment sens, au fait, est-ce que ce n'est pas eux qui ont raison, est-ce que ce n'est pas moi qui ait un problème ? ». J'envisage la chose pour de vrai dès qu'elle est formulée, comme n'importe quelle hypothèse (réveillez-moi quand ça vous arrivera à vous aussi) parce que ma propre méthode n'est pas à géométrie variable, elle s'applique égalitairement à toute problématique envisagée – même s'il s'agit de déterminer si oui ou non ma place est à l'asile.

 

Comprenez donc qu'en plus de trouver cet extrait passionnant, dans ce qu'il explicite comme dans ses implicites, il m'apporte une forme de soulagement passagère, une forme de validation indirecte et donc, de justification tardive... ceci, jusqu'à la prochaine fois où l'un d'entre vous me traitera de connard et où je remettrai cette hypothèse sur le tapis. On ne se refait pas et c'est pour ça qu'on s'aime.

 

Pour terminer sur une touche plus légère, à l'attention de ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas encore John Dies at The End (petits veinards, vous vous apprêtez à vivre un grand moment de camembert multidimensionnel !) :

 

 

 

 

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

Il n'est pas tant question du dépassement de sa condition que de compréhension de celle de l'autre. Dans ce monde urbanisé où les 150 autres moi sont largement dépassées, c'est une composante essentielle. Là d'où vient le gros du problème a mes yeux, c'est sur l'acceptation de l'autre car si je peux comprendre l'autre rien ne m'oblige à adhérer à ce qu'il représente. Et intégrer l'autre à soi c'est aussi se départir d'une partie de soi (si je pars vivre chez les schtroumpfs, j'abandonne mon langage pour celui schtroumpf). Schtroumfons à cela, que la société a basé ses règles par rapport à la majorité qui la construite (le fameux homme/blanc/hétéro/cisgenre et capitaliste de surcroît) et tu as tout les éléments du malaise de cette frange de la twittosphère malade d'être les perdants de cette démocratie naturelle. Ceux-ci basant leur identité principale (grosse erreur!) sur ce qui les différencient de la majorité et donc incapables de s'y conforter; Et dans certains cas même de la comprendre. Plutôt que de voir le monde comme une guerre perdue d'avance, les guerrieros de l'universalisme devraient vivre dans l'acceptation de ce que la nature a faite et dans le fait que personne n'est roi dans ce monde, c'est la clé du bonheur. Voilà où je voulais en venir. Après, je ne suis ni prophète, ni phylosophe et il ne s'agit que d'un ressenti sur le monde via mes propres prismes. Schtroumpfons en paix (mais team connard quant même).

 

Ha ben voilà, présenté comme ça, je ne peux que souscrire et approuver.

Au fond, nous sommes d'accord : quand je parle de "dépassement", j'inclue (sans caractère restrictif) l'effort de "compréhension de l'autre" (le vrai, pas la caricature expédiée en deux clics parce qu'"on n'a pas le temps de réfléchir, ils ont sorti un DLC pour Red Dead Redemption 2").

 

Et effectivement, c'est la base : comprendre l'autre n'impose pas d'être d'accord avec lui ni d'adhérer à sa façon de voir. ça passe autant par les petites choses (comprendre qu'on peut aimer Death Stranding sans avoir forcément envie de sucer Kojima) que par les grandes (comprendre que même si la position de Machin heurte nos convictions, Machin n'est pas nécessairement un connard par défaut, il peut lui aussi avoir des raisons, peut-être fallacieuses, peut-être erronées, mais qui font sens à ses yeux - et qu'on est tous potentiellement le Machin de quelqu'un d'autre).

 

Tu as raison aussi quand tu dis qu'intégrer l'autre à soi, c'est être dépossédé d'une part de ce que nous sommes. D'un autre côté, on ne peut pas y échapper, que nous en ayons conscience ou non, il y a toute une part de notre personne qui ne nous appartient pas (ou plus). C'est d'ailleurs le propos d'une série comme Evangelion... il faut donc, là encore, ne pas chercher à lutter contre mais l'accepter et s'efforcer de le comprendre.

 

Je salue donc la pertinence de tes prismes, et ne peut que déplorer le fait que les réseaux sociaux ne soient (trop souvent) pas capables d'autant de discernement.
 

Titicopathe
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Titicopathe
Il n'est pas tant question du dépassement de sa condition que de compréhension de celle de l'autre. Dans ce monde urbanisé où les 150 autres moi sont largement dépassées, c'est une composante essentielle. Là d'où vient le gros du problème a mes yeux, c'est sur l'acceptation de l'autre car si je peux comprendre l'autre rien ne m'oblige à adhérer à ce qu'il représente. Et intégrer l'autre à soi c'est aussi se départir d'une partie de soi (si je pars vivre chez les schtroumpfs, j'abandonne mon langage pour celui schtroumpf). Schtroumfons à cela, que la société a basé ses règles par rapport à la majorité qui la construite (le fameux homme/blanc/hétéro/cisgenre et capitaliste de surcroît) et tu as tout les éléments du malaise de cette frange de la twittosphère malade d'être les perdants de cette démocratie naturelle. Ceux-ci basant leur identité principale (grosse erreur!) sur ce qui les différencient de la majorité et donc incapables de s'y conforter; Et dans certains cas même de la comprendre. Plutôt que de voir le monde comme une guerre perdue d'avance, les guerrieros de l'universalisme devraient vivre dans l'acceptation de ce que la nature a faite et dans le fait que personne n'est roi dans ce monde, c'est la clé du bonheur. Voilà où je voulais en venir. Après, je ne suis ni prophète, ni phylosophe et il ne s'agit que d'un ressenti sur le monde via mes propres prismes. Schtroumpfons en paix (mais team connard quant même).
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

Oui l'humanité est plombé par sa physiologie, c'est un fait. On devrait être plus humble vis à vis de la (notre) nature et accepter cette fatalité plutôt que chercher une hypothétique transcendance universelle. Et puis c'est si bon d'avoir quelqu'un à détester (team connard).

 

 

Avoir conscience de ses limites, c'est avoir une chance de les dépasser. C'est un fait. Mais ça n'oblige à rien, évidemment. C'est une variante athée du Libre Arbitre. :)

 

De la même façon qu'en classe, on peut viser la plus haute note, ou juste la moyenne pour limiter la casse.

 

Après, chacun fait comme il sent. Il y a juste une voie qui demande plus d'efforts que l'autre - et les efforts, on n'aime plus trop ça, depuis qu'on les a banni de l'éducation comme du système scolaire.

 

Le mieux, alors, c'est encore de choisir la voie intermédiaire : Twitter (et consors). ça consiste à ne pas accepter cette fatalité, mais à ne pas faire d'effort non plus, en se donnant juste l'impression d'avoir dépassé ce stade tout en y baignant de la tête aux pieds. 

 

Après, je suis un connard aussi. Mais franchement, je ne détesterais personne, ça ne me manquerait pas, au contraire. Sauf qu'en ces temps de confinement, c'est dur, avec tous ces débiles qui traînent à l'extérieur... :( :(

Titicopathe
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Titicopathe
Oui l'humanité est plombé par sa physiologie, c'est un fait. On devrait être plus humble vis à vis de la (notre) nature et accepter cette fatalité plutôt que chercher une hypothétique transcendance universelle. Et puis c'est si bon d'avoir quelqu'un à détester (team connard).
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

J'ai tout lu et je pense avoir appris deux trois trucs, merci pour ça. Mais je m'interroge quand même à chaque fois que je lis ce genre de messages ici, sur Gameblog, sur la raison qu'il soit publié ici. Ok, il faut s'ouvrir, mais le'public cible du site, ça reste quand même des gens qui viennent lire des trucs plus ou moins intéressants à propos du média jeu vidéo et dérivés. Ou Joniwan qui vient se toucher la nouille avec ses articles de bobos pour nous montrer qu'il aura finalement tout et pas nous.

Non mais je ne me fais pas d'illusions sur la portée ou la pérennité de ce post, attention.

 

ça ne parle pas de jeux vidéo et en plus il faut lire et il n'y a pas d'images. C'est dire si je suis déjà surpris que vous ayez été trois à faire l'effort.

 

Après, le contenu reste geek, puisqu'il permet a minima de découvrir la série des John Dies At The End, qui baigne littéralement dans la culture jeu vidéo, donc ce n'est pas un hors sujet total non plus. Et ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si l'auteur en vient à écrire ce passage, d'ailleurs - il serait assez improbable que son observation de l'univers "gamers" n'ait pas influé sur sa réflexion.

 

Et c'est justement pour cette raison que ce post a sa place sur GB, à mon sens : parce que les gamers sont des gens connectés, qui utilisent abondamment les réseaux sociaux, et qui sont donc particulièrement concernés/touchés par cette problématique, à laquelle ils seront d'autant plus inspirés de réfléchir (même si au final, tout le monde haussera les épaules en se disant que c'est bien joli mais que bon, ça ne le concerne pas, c'est plus aux autres, là, en face, que c'est destiné. On connaît la chanson).


Alors j'ai tout lu mais j'ai pas tout comprus. Mais c'était certainement très intelligent. Sinon le coup du 'nombre de Dunbar' c'est intéressant (il me semble que j'en avais déjà entendu parler, en tout cas le coup des 150 personnes 'enregistrables' ça je connaissais). La sociologie explique souvent bien des choses, et en cette période on s'en rends bien compte.
Bon moi je ne fréquente personne IRL...mais je ne me sens pas plus concerné par les malheurs du monde non plus... :) (oui je suis un connard)

La partie écrite par David Wong est intelligente. N'en retiens donc que ça. Le reste, c'est juste moi qui fait mon attention whore. ;)

 

Merci beaucoup à toi d'avoir lu et commenté !

 

Et pour rebondir sur ta dernière phrase, il existe des profils psychologiques dépourvus d'empathie (ou approchant). Les psychopathes, bien sûr, mais également, sans aller aussi loin, les schizoïdes, voire certains autistes, et j'en oublie sans doute car je ne suis pas un spécialiste. Ce qui implique que dans des groupes à moins de 150 personnes, ils ne fonctionnent pas "correctement" du fait de cette absence... mais est-ce que ça n'impliqueraient pas qu'ils peuvent fonctionner mieux que des personnes "normales" dans des groupes de plus de 150 personnes, précisément à cause de ce manque d'empathie (celle-ci ne se retournant pas contre eux, dès lors) ? C'est juste une réflexion comme ça, lancée à la volée. A réfléchir...


 

 

Awé :/
 
Sinon,
 
Y'a une chose que je n'ai pas comprise pour sur, c'était AntiSexismeetJV ! 
 
Je savais pas que John Dies at The end était un bouquin et avait une suite. J'avais adoré !

 

Hahaha, AntiSexismeetJV, je les avais oublié ceux-là. :lol: Ce qui est d'autant plus tragique que c'est censé être moi. :lol: :lol:

 

Monsieur est un homme de goût, je ne suis pas surpris. Il est énorme, ce film. Le monde entier doit savoir (je suis d'ailleurs convaincu qu'il a servi de base pour le développement de la série Dirk Gently sur Netflix).

 

Et concernant les bouquins, il y en a carrément trois, mais le dernier n'a pas (encore ?) été traduit en France, hélas. Il va sans dire que je te recommande tout ça avec beaucoup d'insistance : les trames narratives partent un peu trop dans tous les sens et se répètent beaucoup (le film a beaucoup condensé le tome 1), c'est vraiment trash, gore, vulgaire mais pas sans finesse ni jubilation. Puisque tu as adoré le film, tu n'as pas le choix, de toute façon. ;)

Joniwan
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Joniwan

mais le'public cible du site, ça reste quand même des gens qui viennent lire des trucs plus ou moins intéressants à propos du média jeu vidéo et dérivés. Ou Joniwan qui vient se toucher la nouille avec ses articles de bobos pour nous montrer qu'il aura finalement tout et pas nous.

 

Awé :/
 
Sinon,
 
Y'a une chose que je n'ai pas comprise pour sur, c'était AntiSexismeetJV ! 
 
Je savais pas que John Dies at The end était un bouquin et avait une suite. J'avais adoré !
callveen
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callveen
J'ai tout lu et je pense avoir appris deux trois trucs, merci pour ça. Mais je m'interroge quand même à chaque fois que je lis ce genre de messages ici, sur Gameblog, sur la raison qu'il soit publié ici. Ok, il faut s'ouvrir, mais le'public cible du site, ça reste quand même des gens qui viennent lire des trucs plus ou moins intéressants à propos du média jeu vidéo et dérivés. Ou Joniwan qui vient se toucher la nouille avec ses articles de bobos pour nous montrer qu'il aura finalement tout et pas nous. 🤣
Yaeck
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Yaeck
Alors j'ai tout lu mais j'ai pas tout comprus. Mais c'était certainement très intelligent. Sinon le coup du 'nombre de Dunbar' c'est intéressant (il me semble que j'en avais déjà entendu parler, en tout cas le coup des 150 personnes 'enregistrables' ça je connaissais). La sociologie explique souvent bien des choses, et en cette période on s'en rends bien compte.
Bon moi je ne fréquente personne IRL...mais je ne me sens pas plus concerné par les malheurs du monde non plus... :) (oui je suis un connard)

Édito

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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