ERROR 404 BLOG NOT FOUND

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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 01/08/17 à 23h37

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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Découvrant à ma grande stupeur (mais sans grande suprise, paradoxalement) qu'Amazon vend des fan-fics de Final Fantasy XV et que celles-ci, bien qu'écrites avec les pieds (et encore, pas avec tous les doigts) obtiennent des cinq étoiles, je me dis qu'il n'y a pas de raison, que moi aussi, je peux devenir une star en écrivant un roman au format A6, avant de me prendre un procès de la part de Square Enix, faire cinq ans de taule "juste pour voir ma tête" puis, le jour de ma sortie, répondre positivement à leur offre d'embauche et vous scénariser Final Fantasy XVI (ou bien vous terminer Kingdom Hearts III, au choix).

D'ailleurs, tiens, maintenant que j'y pense, si j'osais, je traiterais bien l'histoire d'Ardyn Izunia, l'antagoniste enchapeauté du jeu, pour approfondir son background, développer ses motivations, cerner ses contours incertains... c'est là l'intérêt d'un scénario-gruyère : tout est encore à inventer, ou pas loin.

Bon, ce n'est qu'une idée en l'air, une vanne sur le vif, l'impulsion d'une âme désoeuvrée, sauf que... oh... quel est ce prodige ?... voilà que ma plume bouge toute seule... les mots viennent à moi sans effort... pour la première fois depuis trop longtemps, j'écris comme ça me vient, sans prise de tête, et mieux : sans passer deux jours sur une phrase parce que les virgules ne sont pas à la bonne place...

Est-ce donc, cela, le plaisir d'écrire ?

Bref, merci aux deux personnes qui ont cliqué par erreur sur ce post blog en pensant qu'elles allaient voir des boobs. Restez donc un peu, les amis, ce ne sera pas bien long, à peine plus d'une page Word (soit cinq pages de Sword and Guts).

Car voici le Prologue du Roi dans l'Ombre, ma fan-fic' de Final Fantasy XV dédiée à Ardyn Izunia, avec des illustrations somptueuses signées Wroniec.

 

 

*

 

 

 

Sur scène les marionnettes s'agitent, se contorsionnent, se dandinent comme des chocobos en fin de vie tandis que pleuvent les coups d'épée, les cris et les injures, et que défilent les visages grotesques taillés dans le bois, tantôt vaincus, tantôt victorieux ; mais c'est à peine s'il s’inquiète de leurs sorts ou de leurs gesticulations. Il ne peut quitter les ficelles des yeux. L'élégance hypnotique avec laquelle elles se croisent, se décroisent, la fluidité avec laquelle elles semblent s'emmêler pour se démêler tout à coup, se détendre à la façon d'un naga qui fondrait sur sa proie, comme si elles étaient investies d'une vie propre et si elles n'en faisaient qu'à leur guise, traînant leurs avatars humains comme des boulets au bout d'une chaîne.

Il n'a pas huit ans, son père est assis à ses côtés et commente chaque retournement de situation, s'exclame à chaque rebondissement, lui donne de petits coups de coude à chaque chute, à chaque plaisanterie, cherchant désespérément son approbation, son sourire, son regard, le moindre début de connivence ; mais lui ne peut pas quitter les ficelles des yeux, leur ballet incessant, leurs ondulations presque obscènes.

D'abord, il se demande pourquoi. Alors qu'un simple sort pourrait animer ces pantins, pourquoi avoir recours à ce stratagème archaïque ? Pourquoi montrer, afficher au vu et au su de tous ce qui devrait rester dans l'ombre, ce qui ne devrait pas être dévoilé ? La magie au-delà de la magie. La réalité au-delà de la réalité. Puis il comprend. Puis il ressent. Les pantins ne sont que des manifestations - des vecteurs, comme dirait son tuteur à l'académie. Ils servent de réceptacle à quelque chose qui les dépasse, quelque chose qui est plus grand qu'eux et en regard duquel ils ne sont rien. Quelque chose qui, sans qu'ils le sachent, les grandira pour mieux les diminuer, et qui n'hésitera pas à les faire souffrir, à les estropier, à les abandonner pour mieux parvenir à ses fins. Alors qu'ils se battent, se débattent et qu'on les croirait vivants, vaillants, maîtres de leur choix, de leurs combats, de leurs amours, ils ne font qu'obéir aux fils, ils dansent comme le destin leur demande de danser.

Les fils, voilà la véritable histoire au-delà de l'histoire.

Les fils, voilà le véritable pouvoir.

Il n'a pas huit ans et pourtant, comment pourrait-il s'amuser, encore moins s'émouvoir, de ces aventures insensées, échevelées, puériles, cette histoire de prince en exil qui tente de reconquérir son royaume, flanqué de ses fidèles amis, le sage, le guerrier, le farceur – quatre contre tout un royaume, à qui voulait-on faire croire ça ? -, héros de pacotille sans personnalité, têtes de bois sans identité, interchangeables, sans âmes, sans substance, pathétiques, insultants ; et cette princesse fragile aux cheveux d'or qui n'est là que pour être aimée, et louée, et sauvée... n'aurait-elle pas quelque intérêt tragique, peut-être, si cet épouvantail mal attifé se décidait enfin à jouer de sa dague au lieu de se répandre en menaces au rabais ?

Spectacle superficiel, inconsistant, réduit à quelques scènes mal ficelées - un comble ! -, succession de ressorts classiques et sans génie, sans âme. Les duels, les voyages, les trahisons, et le vieux roi transpercé dans le dos par l'épée de son serviteur, fier jusque dans son dernier soupir, rien ne retient son attention car rien ne la mérite - si ce n'est les ficelles et ce qu'il devine au-delà.

 

Rentré chez lui, plus tard, beaucoup plus tard, allongé sur ses draps de soie, alors que la constellation Shiva brille dans l'encadrement de sa fenêtre (à moins que ce soit Gilgamesh ? Il les confond toujours), il lui semble les voir encore danser sous ses yeux, se tordre, monter jusqu'aux étoiles et encore au-delà. Les ficelles. A présent qu'il y pense, n'en a-t-il pas vu briller une, fugitivement, au-dessus de Sara, tout à l'heure, lorsqu'elle est venue s'assurer que son petit maître ne manquait de rien ? Et Papa ? Et Maman ? Et les gens de la cour ? Et le peuple du Lucis ? Chacun ne possédait-il pas la sienne, invisible, insécable, qui lui dictait quoi faire comme s'il n'était qu'un jouet, un personnage de conte pour enfant. Et lui ? En a-t-il une, aussi ?

Machinalement, il lève la main, la passe cinq centimètres au-dessus de ses cheveux, en vain.

Évidemment.

Il n'a pas huit ans et il se demande déjà qui les tient, ces ficelles. Qui les agite. Et il se jure, là, maintenant, les larmes aux yeux, roulé en boule dans son lit de petit garçon, dans son petit pyjama de flanelle, fragile, vulnérable, qu'un beau jour, peut-être pas demain, ni après-demain, mais un jour pas si lointain, oui, c'était certain, il les arracherait à leur propriétaire, les lui ôteraient des mains, et il prendrait sa place.

 

*

 

Alors, lecteur hypothétique ?

La suite, ou pas la suite ?

Je te préviens, si tu n'es pas au moins sept mille à réclamer d'autres chapitres, il faudra te contenter de (re)lire mon fantabulistique dossier sur le jeu éponyme (Final Fantasy XV, pour les analphabètes) :

Reconquérir le Trône.

Pour ma part, j'avoue que je me suis pris au jeu, et que j'aurais grand plaisir à poursuivre mon portrait fantasmatique de ce personnage sulfureux.

A bon entendeur...

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Commentaires

Donald87
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Donald87
La suite, la suite, la suite ... Bon, ça ne change rien de le dire trois fois, il faut encore 6998 retours :D
Atred
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Atred
Putain le carnage, j'ai de la fièvre mais quand même.
0.5/20 en dictée.
Atred
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Atred
Franchement l'écriture ça représente déjà énormément de travail de relecture et réécriture et les réflexion qu'il faut avoir pour faire quelque chose de correct, il faut quand même laisser la main parlée toute seule pour les premiers jets ou les démarrage.
A partir du moment ou le plaisir n'est plus là et que c'est l'analyse constante de ce que l'on écris, en général, je laisse de côté et je passe à autre chose, même au bout de 2 ans sur le même projet ^^
Parce qu’après relecture au calme je vois que ce n'est clairement pas ce qui donne le meilleur contenu (en tout cas pour moi).
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Merci BEAUCOUP pour ton retour. En ces temps de disette, ce n'est pas rien !

Etant un fieffé snob capable d'écrire des mots comme "inanité" ou "putassier" juste pour donner l'impression que j'ai du vocabulaire ™, j'ai du mal à m'investir dans ce genre de projets "légers", même si j'en reconnais l'intérêt par ailleurs. Quand j'écris comme ça, je me sens comme un usurpateur. A cause de mes études, j'associe automatiquement l'écriture à "efforts" et "souffrances". Si j'écris sans forcer ni souffrir, c'est que je n'écris pas. Oh et oui, j'ai besoin d'une bonne psychothérapie, je sais. :lol:

Pourtant, je te confirme que mes projets "sérieux" gagneraient à apprendre la légèreté, parce qu'"artificiellement complexe ou alambiqué", c'est du moi tout craché.

Je n'avais pas vraiment l'intention de poursuivre ce récit, en fait. Mais bon. Je n'avais pas non plus l'intention de le commencer non plus. L'impulsion est vraiment venue d'elle-même, comme souvent. Avec elle, beaucoup d'autres idées ont émergé entre hier et aujourd'hui, et me donnent vraiment envie de poursuivre l'aventure, parce que le produit fini pourrait vraiment être intéressant.

Je vais donc essayer de m'y tenir, en parallèle de mes projets en cours (sur lesquels je n'avance hélas pas beaucoup, faute de temps).

Bon, plus que 6999 retours et je plaque tout pour me consacrer exclusivement à ce récit, promis ! ;)
Atred
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Atred
La suite, si bien entendu tu continues a écrire par plaisir, c'est comme ça qu'on sort les bonnes choses.
Trop réfléchir se ressent et rend le récit superficiellement complexe ou alambiqué.

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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