ERROR 404 BLOG NOT FOUND

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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 23/08/17 à 19h02

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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Daisuke, raconte-moi une histoire (encore) !

 

Moi. Hier. 20h30.
"Bon, c'est bien sympa, ce mode story, mais comme il ne s'agit que de lire et de regarder les bonzhommes bouger à l'écran, je vais m'envoyer un ou deux chapitres tous les soirs et en une semaine, hop là, c'est plié".

Moi. Hier. 21h30.
"Bon, allez, encore un petit, et je passe à autre chose".

Moi. Hier. 22h30.
"Au point où j'en suis, je peux bien aller jusqu'au bout".

Moi. Hier. 23h30.
"Au point où j'en suis, je VEUX bien aller jusqu'au bout".

Moi. Ce matin. 0h30.
"OH MY GOD ! OH MY GOD ! OH MY GOD ! EN FAIT ILS VOULAIENT [SPOILER] DEPUIS LE DEBUT ! ET POUR CA ILS ONT [SPOILER] ! OH MAIS NON, PAS POSSIBLE ! [SPOILERS] et [SPOILERS] côte-à-côte ! JE... JE... KYAAAAAAAAAAAAAAA !
<3 <3 <3"

Moi. Ce matin. Une heure du mat'.
"Mes yeux. Mes yeux. Jamais j'arriverais à dormir. Et-je-m'en-fous !".

Ah ça, on m'a entendu râler, pester, jurer, tempêter, comme quoi "l'animation japonaise, c'était mieux avant". On m'a rétorqué que je n'étais pas objectif, que c'était juste la nostalgie qui parlait par ma bouche et à force, j'avoue, j'ai douté, j'ai même failli y croire...

Et puis Guilty Gear Xrd est tombé du ciel, ou pas loin, pour m'annoncer de sa voix de stentor : "there will be no more delay".

Parce qu'autant ne pas tourner davantage autour du pot, aussi ininteractif soit-il, son story mode colle une sévère branlée en mode "instant kill" à cinq ou six ans d'otakisme formaté par des tacherons pour des foules trépanées au Moe.

Oui, ça parle beaucoup, et parfois trop.
Oui, c'est très statique, ce n'est pas une série TV (hélas).
Mais fichtre de fourche, quel style, quelle fougue, quelle claque !
C'est dense, c'est complexe, c'est habile, c'est intelligent, ça rebondit sans cesse en empruntant discrètement à Philip K. Dick (Blade Runner et Siva, excusez du peu), Full Metal Alchemist, Evangelion, Doctor Who et même au premier Patlabor d'Oshii, au point de ne plus avoir à rougir face à un Xenogears qu'il tutoie sans effort.
Et si la galerie de personnages n'évite pas certains clichés propres à la japanimation, à aucun moment, ceux-ci ne sont une entrave ou une faiblesse, au contraire : employés comme ils le sont, ils deviennent de solides atouts - sans compter que le casting est si riche qu'on pardonne aisément que certains visages soient laissés à l'arrière-plan (comment faire autrement ?).

 

 

Depuis 1998, que l'intrigue dure, rendez-vous compte. Presque vingt ans qu'elle s'étire, qu'elle s'enrichit à chaque nouvel épisode, se dévoile pièce par pièce, livre son puzzle morceau par morceau pour n'amener, à chaque réponse, que plus de questions passionnantes, relancer sans cesse la machine à coups de cliffhangers habiles et bien pensés. Sans s'essouffler, bien au contraire. Prenant toujours plus d'ampleur, ouvrant toujours plus de perspectives.

Pour preuve : alors que cet épisode, enfin, livre les réponses aux interrogations posées par les opus PS2 (qui m'auront longuement occupé en leur temps), alors qu'il reconstitue le tableau d'une façon explicite à laquelle la licence ne nous a pas habitué, comme annonçant un dénouement, une ultime menace, révélant les vrais antagonistes qui conspiraient dans l'ombre depuis le commencement, il arrive encore à transcender son matériau originel pour rebondir encore, et encore, et encore, et l'étoffer d'autant, sans que jamais cela ne semble artificiel ou trop forcé, comme si tout avait été pensé depuis le premier épisode - ce qui n'est pas un mince exploit scénaristique, Nomura et Nojima en savent quelque chose.

Au-delà, comment ne pas être sensible à l'amour paternel du scénariste pour ses personnages, qui transparaît un peu plus à chaque scène, à chaque confrontation ? !
Quelle générosité, dans la façon dont il les place chacun leur tour sous le feu des projecteurs !
Combien de morceaux de bravoure, aussi, pour contenter les fans, qui crieront comme des midinettes devant certaines réunions contre-nature, ou certaines séquences à couper le souffle.

Le tout, servi par un soundtrack symphonique dans la droite ligne d'un Pirates des Caraïbes, mais catapulté hors de la stratosphère, agrémenté de quelques morceaux rocks survoltés toujours utilisés à bon escient.

 

 

On sourit, on vibre, on retient sa p'tite larmichette.
Les révélations pleuvent.
De nouvelles questions se soulèvent.
Et alors qu'on se croit sur le point de tourner une page, à nouveau, on réalise qu'on s'est bien fait avoir et qu'au fond, ce qui précédait n'était qu'un long prologue. Les véritables enjeux sont ailleurs. Les véritables joueurs de cette partie d'échec n'ont pas encore sorti le grand jeu.

Guilty Gear aurait été une série TV qu'elle aurait eu de quoi alimenter plus de cent épisodes sans même se reposer sur les combats, et qu'elle aurait ridiculisé les neuf dixièmes des titres qui sortent actuellement, y compris les grosses machines à buzz comme Kill la Kill ou l'Attaque des Titans.

Et de loin.

Daisuke Ishiwatari, le scénariste, est tellement bon dans ce domaine que c'en est insolent.
Vraiment.
Il maîtrise le propos, les ficelles, l'art et la manière et joue de sa licence comme de sa guitare : en virtuose.

Oui, absolument, c'est comme ça qu'on écrit.
Oui, absolument, c'est comme ça qu'on construit une intrigue.
Oui, absolument, c'est comme ça qu'on la met en valeur.
N'en déplaise à la clique des wannabees scénaristes adoubés par les partisans de la Dramaturgie, qui ne produiront jamais l'ombre de l'ombre d'un tel travail.

Oublions les Tetsuya Nomura (toujours lui) et les Hideo Kojima, ou fauchons-les de leur piédestal pas-toujours-très-mérité. Ishiwatari les surclasse, sans la prétention.
Y'a-t-il quelque chose qu'il ne sache pas faire, d'ailleurs ?

Il compose ses soundtracks avec un sens du riff vertigineux, écrit avec une précision d'orfèvre, scénarise à la perfection, dessine comme un dieu (les personnages, c'est lui aussi), va jusqu'à doubler son protagoniste, met en scène, gère les storyboards, crée les mécaniques du jeu, et parvient aujourd'hui encore à progresser, à placer la barre toujours plus haut, vers l'infini et au-delà.

N'aurait-il pas fondé Arc System Works, aurait-il eu le moyen de laisser ainsi son talent s'exprimer avec une telle pureté, un tel jusqu'au-boutisme ?
Est-ce là le prix qu'il faut payer pour rester un vrai créateur, et produire de la qualité, dans notre monde sclérosé par le prêt à rapporter ?
Mérite-t-il, pareillement, le quasi-anonymat qui l'entoure, alors qu'il représente l'une des figures les plus inspirées et les plus inspirantes de la pop-culture du moment ?

Guilty Gear Xrd est un excellent jeu de combat : nerveux, accessible, technique, addictif, visuellement et musicalement magnifique mais franchement, de vous à moi, j'aurais pu me contenter de ce mode story et ne pas me sentir volé.

Tant pis si je n'ai pas touché la manette pendant quatre heures.
Je n'ai qu'une hâte : pouvoir investir dans le prochain opus, pour reprendre le fil de l'intrigue où il s'est brisé net.
Une fois de plus, sur une victoire qui n'en était pas une.
Tant pis si mon ordi ne parvient pas à faire tourner le jeu : une fois encore, j'en suis certain, l'histoire suffira amplement.

Heaven or Hell... Let's Rock !

 

 

Diagnostic Psychiatrique : 9,5 weirdo / 10

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Commentaires

fallaise
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fallaise
A partir de 0:15 on ressent bien l'influence de l'ancien thème de Millia "Writhe in pain", avec cette espèce d'orgue...

De manière générale, je trouve les thème de Millia très souvent réussi; "Writhe in pain" donc, mais également celui de son duel avec Eddie/Zato "Still in pain"

Et que dire de son thème issu de la version Coréenne, "the great empress"

Il me donne littéralement des frisson quand je l’écoute à fond chez moi.
Surement mon morceau préféré
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Fallaise :

Parce qu'il le vaut bien ! :wub:
Une licence de cette qualité, qui arrive encore à se bonifier avec le temps, c'est déjà presque un miracle en soi... alors quand on sait qu'à peu de choses près, elle est l'oeuvre d'un seul homme, on se demande vraiment pourquoi Daisuke Ishiwatari reste une personnalité "confidentielle" dans le petit monde des jeux vidéo.

Je ne peux donc qu'approuver ton commentaire, merci ! :)

J'ignore si tu as pu goûter à cet épisode mais dans le doute, hop, j'en profite pour publier ce qui, à mon sens, est le meilleur morceau de cet opus :



ça force le respect.
fallaise
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fallaise
Quelle ode!!
J'ai tellement kiffé les opus sur PS2 que je te comprend.
Ces BO de fou furieu....
Et ce chara design de barge...

Guilty, c'est la vie!!

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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