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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 12/05/17 à 21h33

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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Dark Dreams Don't End

 

 

Swery, je t'aime. Je te hais aussi, l'un n'empêche pas l'autre. Mais je te le jure sur la tête de Francis York Morgan, si tu reviens, j'annule tout.

Car sans surprise, les deux épisodes (et demi) de la saison 1 de Dark Dreams Don't Die (D4) s'achèvent sur un (gros) cliffhanger, rendu d'autant plus frustrant par l'absence de suite à ce jour - et sans doute pour toujours, l'auteur ayant de menus problèmes de santé à régler, et une fâcheuse tendance à jouer les divas. En conséquence, le jeu abandonne le joueur en pleine ébullition, sans assez d'éléments pour deviner le comment du pourquoi, mais assez pour élaborer déjà mille et une théories abracadabrantesques.

On aurait pu penser que l'expérience Deadly Premonition lui aurait appris deux ou trois petites choses, au père Swery, sur "ce qu'il faut faire ou ne pas faire dans un jeu vidéo", mais non, pas du tout, il se fiche comme d'une guigne de ce genre de "détails", il fait son truc à sa sauce, seul maître à bord, en autiste et si ça plaît, tant mieux. Si ça ne plaît pas, ben... tant mieux aussi ?

Résultat : ce faux Telltale à la sauce point-and-click compte autant de défauts oubliables que de qualités inoubliables, à l'image de son illustre grand frère. Un pitch imparable (un détective privé capable de remonter le temps qui cherche à démasquer l'assassin de sa femme), une ambiance surréaliste à la Twin Peaks, des seconds rôles tous plus barrés les uns que les autres, un jusque-boutisme narratif qui hésite sans arrêt entre génie et mauvais goût... tout ce qui faisait l'intérêt de son prédécesseur, l'esthétique cell-shadée en plus.

 

 

Et à côté de ça, un gameplay raide comme un i trempé dans l'amidon, et un joyeux foutoir de quêtes annexes insipides, pour la plupart résolues en deux clics et trois minutes de temps de chargement, qui ralentissent artificiellement le déroulé de l'intrigue. Intelligemment intégrées à Deadly Premonition, elles tombent ici comme un cheveu sur la soupe - et bien qu'on ait hâte de connaître le prochain twist, de récolter la prochaine pièce du puzzle, l'ambiance est tellement hypnotique qu'on se sent forcé de toutes les résoudre, pour étoffer notre connaissance des personnages, ou des fois qu'on louperait quelque chose, sans qu'elles n'apportent vraiment quoi que ce soit (à part quelques tenues bonus sans intérêt)... alors que le fil directeur de cette enquête au-delà du réel se serait suffi à lui-même.

Une expérience entre frustration incrédule et jubilation intellectuelle, souffrant de ne pas soutenir la comparaison avec son glorieux aîné, qu'elle ne cesse pourtant de rappeler au moindre détour. Mais était-il possible d'égaler l'oeuvre sus-mentionnée avec un quart de jeu sans suite ? Pourtant, pourtant, il vaut mieux avoir vécu ce bout d'aventure que de le bouder sous prétexte qu'il s'achève sans s'achever.

Moi, sur les belles notes d'un générique de fin (ironiquement adressé autant aux personnages qu'aux joueurs eux-même), je retourne à mes théories.

 

 

Diagnostic Psychiatrique : 7,5 weirdo / 10

 

*

 

SPOILER !

Niveau théories perso, deux pistes se détachent de mon lot, sans me satisfaire totalement (et c'est tant mieux. Ce serait triste, sans ça).

- Après avoir été blessé à la tête, David Young est dans le coma. En tant qu'agent infiltré, il sait qui est "D" et ses anciens collègues utilisent un protocole expérimental pour essayer de ramener ce souvenir en surface, en l'obligeant soit à revivre le fil des évènements tels qu'ils sont arrivés, soit à vivre une intrigue fantasmée construite de toutes pièces pour que ses sentiments prennent le pas sur ses blocages mentaux (ce qui expliquerait les incohérences ou les sentiments de déjà-vu). David Young pourrait aussi bien n'avoir jamais été marié à Peggy, et n'être qu'un homme de main de D, d'ailleurs, à qui on ferait croire le contraire pour le retourner contre son patron. Ou bien il pourrait également être D lui-même, et l'interrogatoire pourrait viser à l'amener à révéler la composition du Real Blood...

- D est August Oldman, qui est également David Young. L'intrigue est une boucle temporelle auto-conclusive, un mouvement narratif perpétuel. David Young découvre que D est le père adoptif de Little Peggy, et que la drogue qu'il synthétisait lui servait à chercher un remède à la maladie du sang de cette dernière (ou bien était produite par le sang de celle-ci, exposé à ses traitements ?). Maladie qui est la véritable cause du décès de la jeune femme. Plus âgé, David découvre un memento qui lui permet de revenir dans le lointain passé de son épouse, et devient son père adoptif. Se souvenant de tout ce qu'il a appris au sujet du real blood lors de son enquête, il commence à expérimenter en espérant sauver sa future femme et devient D, ramenant l'intrigue ainsi à son commencement, celle-ci se répétant sans fin ni qu'il puisse changer quoi que ce soit. Ou bien tue-t-il Peggy sous sa forme "Oldman" pour briser la boucle ? Ou bien est-ce Peggy qui essaie de le tuer sous sa forme "Young", pour l'empêcher de devenir Oldman et briser la boucle également ?

- Toujours est-il qu'a priori, c'est Peggy qui a tiré sur David, qu'elle n'a semble-t-il pas été assassinée, mais qu'elle est morte à cause du real Blood, voire qu'elle avait commencé à se transformer en "autre chose" quand c'est arrivé. Notons également qu'il n'est nulle part fait mention de son enfant dans le rapport criminel. Autant d'éléments qui poussent à s'interroger, encore, et encore, et encore.

Voir aussi

Jeux : 
D4 : Dark Dreams Don't Die
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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

Haha :lol: Moi aussi ça m'a surpris que ce soit signé Swery !

Tu m'as motivé pour D4, je l'avais acheté sur GOG et là je le télécharge, mais je me rends compte que je ne sais même pas si mon PC peut le faire tourner... Je suis habitué à pouvoir faire tout tourner sur mon PC, en "low" quand c'est nécessaire, mais pas d'avoir vraiment un blocage au démarrage mais récemment ça me l'a fait pour The Evil Within, je pouvais pas lancer la démo !!

 

Hé ben voilà, je me suis porté la poisse, les rayonnages du Cash ne m'ont pas été favorables. Mais il est noté dans ma to-buy list, maintenant. Quand j'y repense, c'est quand même dingue d'être passé tant de fois à côté sans savoir !

 

En ce qui concerne D4, je l'ai fait sur PC aussi (portable. Pas un foudre de guerre mais pas de la camelote non plus) et comme pas mal de jeux nippons, sans surprise, celui-ci est super mal optimisé, et donc super mal  paramétrable. Il a beau ne pas être visuellement foufou, j'ai eu de grosses difficultés à le faire tourner correctement (les essais successifs ont failli me rendre dingue...) (comprendre : plus que d'habitude), et même en rognant au maximum, il manquait de fluidité dans les mouvements... alors qu'en le downgradant un peu, The Evil Within passe plutôt bien. Je crains donc fort que tu ne te sois embarqué dans une grosse grooooosse galère (même si ce ne sera rien comparé à "essayer de finir Deadly Premonition en version PC" :lol: )... mais peut-être était-ce la démo de TEW qui était mal fichue ? Je te le souhaite.

Malgré ses mécaniques d'un autre âge, rien que pour son ambiance, D4 vaut vraiment le détour.


Je n'ai jamais comppris le culte autour du scénario de Deadly Premonition avec son dernier tiers grand guignolesque, ses révélations foireuses tombant comme un cheveu sur la soupe, et ses deux boss de fin hors sujet.
J'ai une sensation d'immense gâchis parce que la première partie jusqu'à la moitié du jeu est assez réussi.
Pas compris cette espèce de revirement avec des enjeux qui prennent des proportions délirante et ses révélations sans queue ni tête.
Possible que je n'ai pas les cléfs de compréhension concernant cette partie mais elle me semble totalement hors sujet.

Sinon chouette cette rubrique, j'aime beaucoup.

 

Toi, tu n'as pas fait le Fahrenheit de David Cage ! :lol: Après ça, y'a TOUT qui passe, promis, juré. A côté de son dernier tiers, celui de Deadly Premonition, c'est Camping Paradis ! C'est vraiment une expérience à faire, dont on ne ressort pas indemne ! ;)

 

Je comprends bien ce que tu veux dire, ceci étant. C'est vrai que le final de Deadly Premonition, c'est une sacrée foire au n'importe quoi - autant que peut l'être, finalement (ou pas loin), la saison 2 de Twin Peaks, ce qui n'est sans doute pas un hasard. Certes, le franc-délire façon Swery est présent dès les premières minutes du jeu, mais il se fait relativement discret au démarrage, et ne cesse d'aller crescendo ensuite jusqu'à atteindre des paliers stratosphériques.

 

C'est justement, je pense, ce qui séduit ses défenseurs (dont je suis) : contrairement à Fahrenheit qui se veut (trop) sérieux (même s'il a ses qualités par ailleurs), Deadly Premonition inscrit d'emblée sa narration dans la sphère du déjanté, de la série Z, de l'OVNI inclassable dont le géniteur est bon pour la camisole. Pris comme un long délire halluciné, le scénario est remarquable de bout en bout, bien qu'il lorgne parfois un peu trop sur la série sus-mentionnée (un excellent choix, cependant). On est déstabilisé et surpris du début à la fin - et la conclusion, si grand-guignolesque soit-elle (c'est bien le mot), s'avère d'une logique implacable en termes de thématique autant que de symbolique.

 

A l'opposé, si on aborde l'ensemble comme une oeuvre sérieuse, policée, on ne peut qu'être désappointé par le grand revirement fantastique en fin de parcours. Comme si la première saison de True Detective s'était achevée par un cross-over avec Supernatural. Sur ce plan, D4 est beaucoup moins trompeur, il cache beaucoup moins son jeu : il est absurde dès les premières minutes et ne laisse pas le joueur se faire de fausses idées sur son compte.

 

Merci pour ton retour sur cette rubrique, au passage.

 

Ravi que ça te plaise. C'est une petite rubrique sans prétention aucune, mais si elle peut contribuer à faire découvrir quelques oeuvres un peu (mais pas trop) marginales, tant mieux ! Hélas (?), les posts sont d'ores et déjà programmés, et les publications s'interrompront vers la fin septembre, en attendant que j'aie à nouveau le temps d'écrire de nouvelles (petites) chroniques...

jinsayen
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jinsayen
Je n'ai jamais comppris le culte autour du scénario de Deadly Premonition avec son dernier tiers grand guignolesque, ses révélations foireuses tombant comme un cheveu sur la soupe, et ses deux boss de fin hors sujet.
J'ai une sensation d'immense gâchis parce que la première partie jusqu'à la moitié du jeu est assez réussi.
Pas compris cette espèce de revirement avec des enjeux qui prennent des proportions délirante et ses révélations sans queue ni tête.
Possible que je n'ai pas les cléfs de compréhension concernant cette partie mais elle me semble totalement hors sujet.

Sinon chouette cette rubrique, j'aime beaucoup.
Pedrof
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Pedrof
Haha :lol: Moi aussi ça m'a surpris que ce soit signé Swery !

Tu m'as motivé pour D4, je l'avais acheté sur GOG et là je le télécharge, mais je me rends compte que je ne sais même pas si mon PC peut le faire tourner... Je suis habitué à pouvoir faire tout tourner sur mon PC, en "low" quand c'est nécessaire, mais pas d'avoir vraiment un blocage au démarrage mais récemment ça me l'a fait pour The Evil Within, je pouvais pas lancer la démo !!
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Pedrof :

N'oublie pas de repasser ici une fois que tu l'auras fait (tu peux te lancer sans crainte, ça se boucle quand même très - trop ! - vite, même en s'appliquant à faire la plupart des quêtes annexes), pour que nous puissions confronter nos interprétations...

Et surtout, merci pour l'info, j'ignorais complètement qu'Extermination était signé Swery ! O______O Quand je pense au nombre de fois où je suis passé devant en Cash Converters... il va falloir que je retourne y faire un tour d'urgence, alors (et tu vas voir qu'avec mon bol, il n'y sera plus... :lol: ).
Pedrof
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Pedrof
Je ne lis pas les spoilers parce que je vais faire le jeu, mais juste pour l'anecdote, le survival-horror Extermination sur PS2 c'était déjà Swery, il y avait même le fameux bar qu'il met dans tous ses jeux. C'est comme ça que je m'en suis rendu compte quand j'ai fait ce jeu il y a un an. Voilà voilà. Je reviendrai !

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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