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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 01/08/17 à 23h37

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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De la Musique avant toute Chose...

 

 

Comme une note de piano, une seule, répétée jusqu'à l'horizon.

Un Mi. Un Do. Qu'importe.

Juste un peu de vent dans les arbres, ou sa caresse sur l'herbe, ou leurs ombres agitées en illusion d'optique par quelque démiurge invisible, réduit à un zéphyr.

Mirage de lumière et de son, à chaque pas, tout s'anime ou se fige à tour de rôle.

Formes, bruits, couleurs finissent par ne faire qu'un dans ce nouveau walking simulator signé David Szymanski, dont le parti pris graphique vaut à lui seul le déplacement (virtuel).

Bichrome de A à Z, il étale ses aplats unicolores et sublime les contrastes d'un monde ébréché, formidable et dangereux, sinistre et magnifique.

Lentement, sûrement, volets fermés, le casque sur les oreilles, l’atmosphère s'installe, le malaise grandit, le pouls s'accélère (sans jumpscare cependant), à mesure que s'enchaînent les découvertes macabres et que les deux protagonistes dévoilent leur passé tourmenté. Malgré quelques problèmes pour se repérer par moments, on se laisse porter par l'intrigue, on fouille, on cherche, on résout sans forcer les rares énigmes censées nous faire obstacle, on reconstitue pièce à pièce ce puzzle narratif déroutant - qui va jusqu'à nous ramener à "the Moon Sliver", le précédent titre du programmeur.

Perdus d'abord, Livré à nous-mêmes, sans indication.
Puis un motif se laisse deviner, une intuition se fait jour, et soudain tout bascule.

Chair de poule. Un frisson.

Poisseuse comme jamais, l'ambiance colle à la peau.

Une fêlure et le fil se brise. On franchit d'une enjambée l'uncanny valley.

Pas de monstres grimaçants. Pas de liquide visqueux pour dégouliner à l'écran. Pas de cris infernaux pour filer les chocottes. Le malaise n'en devient pas moins palpable.

C'est beau, pourtant. Minimaliste, mais remarquable. Eye-Candy, comme on dit. On devrait s'émerveiller à chaque nouvelle découverte et jouer les touristes de la touche F12. Seulement il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose qui ne colle pas. Dans le jeu, hors du jeu, difficile de le dire. L'impression est tenace mais elle ne se laisse pas cerner.

 

 

Alors bien sûr, The Music Machine n'est qu'un énième walking simulator où l’interaction se réduit à peau de chagrin ; mais l'histoire qu'il raconte et la façon dont il le fait, l'adéquation parfaite entre graphismes surréels et partitions d'un autre monde finit par avoir une forme diffuse (mais réelle) d'emprise sur le joueur, comme un semblant d'hypnose qui le coupe de tous ses repères et l'entraîne plus loin qu'il ne le pensait possible.

Si toutefois il y est sensible.

L'intrigue, elle, est suffisamment simple pour ne pas vous abandonner en fin de parcours avec un sac de noeuds impossible à démêler, et suffisamment complexe pour vous hanter encore longtemps après le dénouement, le temps de tout remettre en place.

Seules quelques répétitions volontaires seront à déplorer, de même qu'un système de sauvegarde particulièrement peu ergonomique qui pourrait vous jouer des tours.

Ces deux fausses notes mises de côté, The Music Machine livre une partition impeccable et une interprétation dans le ton, jusqu'à son dénouement elliptique, mais puissant.

Aussi personnelle qu'unique en son genre, la balade est inoubliable.

 

 

Diagnostic Psychiatrique : 9 weirdo / 10

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Commentaires

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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