ERROR 404 BLOG NOT FOUND

ERROR 404 BLOG NOT FOUND

Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 23/08/17 à 19h02

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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C'est en com' que ça se passe...

Avis aux parents d'élèves, aux élèves qui auront à coeur de bien vouloir leur relayer l'information ainsi qu'à tout lecteur potentiel intéressé,

Je sais que j'ai coutume de poster sur ce blog des textes à caractère humoristique, voire caricatural, et qu'il n'est pas toujours évident d'y séparer le bon grain de l'ivraie, mais je me permets de faire aujourd'hui une exception en la matière tant il me semble essentiel de relayer ce message alarmant, que j'ai reçu ce matin de ma boîte-mail et que je vous exhorte à diffuser largement à votre tour. Je suis sûr que sa lecture attentive saura vous convaincre de prendre part à l'action positive et non-violente qui a été mise en place par le collectif JRE, dans l'intérêt de notre bien-être comme celui des générations futures.

Je vous laisse juge, non sans vous assurer de ma pleine et entière bienveillance.

 



Alors que le Ministère de l'Education Nationale, à la solde des zombies satanistes illuminati albinos pédophiles de l'espace (si, c'est vrai, c'est écrit sur internet) s'apprête à souiller nos enfants de sa propagande sodomite, et que ses armées de succubes prennent d'assaut nos âmes pieuses pour les corrompre de l'intérieur en nous obligeant à rêver contre notre gré de femmes plus jolies que les nôtres, il nous appartient à nous, les Justes, les Purs, les Innocents, les Croisés de l'Ordre Nouveau du Nouveau Millénaire, parents d'élèves de toutes les origines, de tous bords politiques et de toutes obédiences - et tant pis si on ne sait pas ce que ça signifie, du moment que ça fait sérieux et éduqué ! -, de former un dernier rempart de civilisation saine, vertueuse, respectueuse des préceptes divins face au chaos méphitique que cherchent à imposer les lobbys juifs et homosexuels, avides d'or, de pouvoirs et de nourrissons bien croquants (c'est vrai, il y a des vidéos sur Youtube qui en parlent !), en collaboration avec les reptiliens de Beta Centauri et les créatures infernales qui nous dirigent en secret depuis les profondeurs de la terre (creuse). François Hollande, Christiane Taubira, Vincent Peillont, ils sont tous à la solde du Grand Ennemi, celui dont on ne doit pas prononcer le nom mais qu'on honore dans les sous-sols de l'Elysée à grands renforts de libations païennes et de relations sexuelles contre-nature avec des animaux, du mobilier et même parfois des fournitures de bureau (c'est vrai, il y a un article là-dessus sur un site d'information très bien fait qui s'appelle la Désencyclopédie). Pendant ce temps, dans l'indifférence générale, des envahisseurs venu d'une autre dimension remplacent uns à uns nos concitoyens par des robots clones humanoïdes proxénètes exhibitionnistes buveurs de sang (c'est vrai, je l'ai vu dans un documentaire sur Arnold Schwartzenneger) et la télévision, qui aurait pu servir à alerter les foules, ne sert qu'à nous bombarder de messages subliminaux émanant directement des limbes infernales, pour nous livrer aux perversions du gourou Marc Dorcel en deuxième, troisième et quatrième partie de soirée.

Il s'agit, pour chacun d'entre nous, de dire "NON!" en notre âme et conscience, que l'on en ait ou pas, à ce complot décadentiste visant à précipiter nos cités dans la fournaise de la géhenne. Car en vérité je vous le dis, "là où il y a de la Géhenne, il n'y a pas de plaisir" (c'est vrai, c'est écrit dans les textes saints).

Tous les signes sont là : des sauterelles dans les champs, chats et chiens couchant ensemble (ça aussi, je l'ai vu sur internet), pluies d'eau qui mouille, inondations près des cours d'eau quand il pleut trop, victoire du PSG, Chtis à Mikonos... Ne faisons pas comme les anciens Atlantes, si nous ne voulons pas subir un sort identique et être contraints de vivre au fond du triangle des Bermudes et de faire l'amour aux poissons ! Ces lumières dans le ciel, dont on nous a raconté qu'elles étaient des étoiles (MENSONGES ! MENSONGES !) sont en réalité les yeux des extraterrestres scientologues nécrophiles cannibales communistes, qui attendent le bon moment pour nous sauter en général et à la jugulaire en particulier (c'est vrai et la NASA le sait ! la NASA est complice ! C'est pour ça qu'elle veut nous faire croire qu'on a marché sur la lune alors que le film a été tourné dans un studio par Stanley Kubrick en personne ! C'est écrit sur www.moncerveaucouleparmesoreilles.com) !

Le tout, orchestré par ceux qui orchestrent le tout ! (c'est logique, donc c'est VRAI !).

Trop longtemps, camarades, nous les avons laissé (eux. Oui, EUX !) nous dicter nos conduites, pieds et poings liés que nous étions par les lois de cette République dépravée ! Trop longtemps, nous avons respecté leurs règles immorales ! Trop longtemps, nous avons accepté qu'ils nous surveillent, qu'ils nous écoutent, qu'ils fouillent dans nos historiques internet, CE QU'ILS FONT TOUS LES JOURS MATIN MIDI ET SOIR PARCE QU'ILS ONT DES MILLIERS D'ESPIONS QUI NE VIVENT QUE POUR SUIVRE EN TEMPS REEL NOS VISITES NOCTURNES SUR YOUPORN ! (c'est vrai, je l'ai lu sur un site d'information très bien documenté qui s'appelle le Gorafi). Trop longtemps, nous avons cru ce qu'ils nous inculquaient, alors qu'ils ne faisaient que nous conditionner pour faire de nous des esclaves serviles et crédules ! Liberté, Egalité, Fraternité, autant de valeurs diaboliques, corrompues, auxquelles nous avons le DEVOIR de tourner le dos ! Quand, je vous le demande mes amis (c'est pour ça que j'utilise un pronom interrogatif), avons-nous perdu de vue ce qui aurait dû rester notre seul et unique credo : "travail, famille, patrie" ? Que sont nos valeurs devenues ? Et nous, qu'allons-nous deviendre ? Attendrons-nous sans réagir que nos enfants intègrent les rangs des Francs-Maçons, et qu'ils se mettent à construire des maisons ou réparent des façades ?

C'est ça, que vous voulez ?

 

N'oubliez pas de signer la pétition en ligne pour que les serpents de la Bible

y soient remplacés par des escargots ("le vrai visage du mal".)



Car sous couvert d'enseignement - mot galvaudé, qu'ils ont envoyé se prostituer sur les marches de nos temples -, ceux-ci ont entamé un long travail de sape visant à semer les graines de la damnation dans les esprits malléable de notre bien-aimée progéniture : que n'avons-nous été plus vigilants ! Que n'avons-nous pas pris les armes plus tôt ! Nous aurions dû entrer en dissidence dès l'instant où ils ont voulu séparer l'Eglise et l'Etat, et où ils se sont mis à répandre leur poison spirituel - comme quoi la terre serait ronde, que le monde serait vieux de plus de trois mille ans, qu'il aurait jadis été peuplé de lézards géants (quel esprit crédule irait croire une fable si abracadabrante ?) et qu'il ne se situerait pas au centre de l'univers... car voilà que grisés par leurs succès abjects, à l'abri d'écoles dont ils font des fabriques à pêcheurs, ces mécréants ont l'audace d'affirmer que garçons et filles sont égaux, que l'homme n'est pas supérieur à la femme, que celle-ci n'existe pas pour lui faire la cuisine ou des petits bébés, tous ces blasphèmes impies qu'ils inventent pour nous détourner de Dieu. Si on écoutait leurs prêches indécents (puissions-nous en être préservés !), on devrait cesser de noyer les trisomiques à la naissance, de brûler les PD sur le bûcher, de clouer les nains et les chouettes sur les portes des granges pour faire fuir les mauvais esprits (ceux, en tout cas, qui sont plus mauvais que les nôtres), voire plus généralement : de lapider en place publique tout individu différent, alors que ceux-là ont l'orgueil (pêché mortel) de marcher à rebours de la Sainte Création. Si notre Seigneur nous avait voulu "différents", ne nous aurait-il pas tous créés ainsi ? N'est-ce pas là la preuve objective que ces brebis égarées sont les agents de Lucifer ? Et demain, dans ces conditions ? Qu'est-ce qui les empêchera (EUX, toujours) de faire croire à nos Brenda et nos Dylan que la valeur d'un être humain ne se juge pas à sa religion, à sa couleur de peau, à son sexe, à la marque de sa voiture ou de son survêtement, au nombre de jours qu'il a passé en garde à vue ou au nombre de génuflexion qu'il est capable de faire après avoir manqué aux Commandements ? De leur faire croire que nous ne sommes pas supérieurs aux autres ? Que les gens qui ne nous ressemblent pas, qui ne parlent pas notre langue ou qui ne vivent pas sous notre toit sont humains au même titre que nous ? Pire : que nous serions comme eux de vulgaires mammifères ! Que nous pouvons, nous aussi, nous montrer mesquins, méprisables, criminels ? Que nos choix peuvent n'être qu'égoïstes, abjects, idiots ? Que ce que nous appelons le "Bien" n'en est pas nécessairement un ? Et qui sait quelles fadaises obscurantistes encore ? ! Rappelez-vous, quand ils ont nous ont juré que l'utilisation de la vapeur serait sans conséquences ! Voyez où ça nous a mené ! Rappelez-vous, le vote des femmes ! Rappelez-vous l'invention de la roue ! Voulez-vous revivre ça ? Perdre à nouveau tous vos repères, tous vos jalons - tout ce qui, à vos yeux, fait l'équilibre du monde, avec cet ordre monolithique auquel nous nous conformons depuis plusieurs millénaires sans poser de questions ? Ne restons plus bras ballants sans rien faire ! Déjà, de source sûre (www.complotsuniverselspourlesnuls.com), nous savons qu'il est prévu d'intégrer la théorie dite "de Raptor Jesus" dans les manuels de Science & Vie de la Terre... ALORS QUE L'EXISTENCE DES RAPTORS N'A JAMAIS ÉTÉ PROUVÉE (et pour cause...) !

 

The missing link


Ainsi donc, levons-nous, parents. L'heure du réveil a sonné. "Le dormeur doit se réveiller", nous dit la Bible. Refusons de nous soumettre plus longuement à la dictature de la raison, de la logique ou du bon sens, et trouvons notre salut auprès des valeurs sûres que sont la rumeur, le préjugé et le mouvement de foule !
Rallions-nous à la cause des sites louches et des SMS anonymes !
Reprenons en main les rênes de VOS existences !
 
Ils veulent nous apprendre comment élever notre progéniture, mais quand il s'agit de savoir ce qui est bon pour elle, ne sommes-nous pas mieux placés que l'état, les professeurs, les travailleurs sociaux, les sociologues, les psychologues ou tout autre spécialiste ayant étudié pendant six à dix ans des livres que nous-mêmes ne ferons jamais l'effort d'ouvrir, et auxquels nous ne comprendrions rien si d'aventure il nous venait l'idée saugrenue d'essayer ? Qui, plus que nous, peut affirmer savoir ce dont elle a besoin, cette progéniture, alors que nous ne cessons pas de faire son bonheur en lui achetant des chaussures de marque hors de prix ou des Ipods nano ? Quel titre ou qualification abstraite pourrait rivaliser avec le statut sacré de parent ? Ils ont peut-être passé des examens poussés, ou écrits des mémoires pédagogiques mais nous, nous avons baisé sans capote ! Cette qualification ne vaut-elle pas tous les diplômes de l’univers ? En effet, qu'est-ce qu'un doctorat, si on le compare à une brouette thaïlandaise - figure qui exige à la fois souplesse, disponibilité, maîtrise de soi, toutes ces qualités indispensables aux pères et aux mères soucieux de l'équilibre intérieur de leurs héritiers ?


Crions-le haut et fort ! Ceux-ci ne sont pas des objets, ils ne sont ni leurs choses (à EUX !), ni leurs cobayes, ni leur propriété, ainsi qu'ils le prétendent ! C'est à nous et à nous seuls, qu'ils appartiennent ! La nature l'a voulu ainsi ! C'est à nous et nous seuls de décider de leur avenir, de ce qu'ils doivent penser, de ce qu'ils doivent croire, de ce qu'ils doivent aimer, de ce qu'il doivent haïr, de ce qu'ils peuvent porter, de ce qu'il leur faudra voter plus tard, de la manière dont ils devront se comporter au sein du groupe ! Refusons le conditionnement de l'Education Nationale et des cyber-Lémuriens de Judée, sans quoi nous ne pourrons pas imposer le nôtre ! C'est nous qui les avons faits ! C'est à nous et nous seuls que revient le droit de les modeler comme bon nous semble - et tant pis si ça doit heurter cette société en déliquescence car nous, au moins, savons ce qui est juste ! Nous n'avons peut-être pas suivi des études longues, ni jamais réfléchi plus de deux minutes d'affilée, mais nous le ressentons au plus profond de nos êtres : nous ne faisons que rappeler des évidences, défendre des vérités qu'aucune personne honnête n'oserait remettre en cause !

 

(Authentique)


Et on voudrait nous priver de nos prérogatives ? Nous persuader que nous n'avons pas le recul nécessaire pour jouer convenablement notre rôle de tuteurs ? Nous discréditer ? Prendre notre place, sous de fallacieux prétextes intellectualisants ? Alors que ce qu'il faut à nos enfants pour grandir, devenir des adultes - et des citoyens - accomplis, c'est NOUS !


Nous qui n'hésitons pas à les priver d'Ecole (et, par-là même, au droit à l'instruction) sur la foi d'un simple SMS, sans nous soucier des possibles répercutions sur leur scolarité ou sur leur développement.


Nous qui n'avons pas la présence d'esprit d'aller vérifier l'exactitude de l'information relayée.


Nous qui n'avons pas l'intelligence de nous renseigner sur le contenu exact de la théorie contre laquelle on nous a mis en garde - et, à plus forte raison, de nous demander si celle-ci existe ou non.


Nous qui laissons de petits (si petits !) intellectuels autoproclamés et dépourvus tant de conscience morale que de talent faire de nous leurs jouets, exciter nos peurs et nos préjugés, s'improviser gourous de religions sociales dont ils sont les messies - et, ainsi, avec notre bénédiction, voire notre complicité, gagner le pouvoir et la reconnaissance bouffie dont ils rêvent.


Nous qui, de toute évidence, sommes prêts à croire n'importe quelle absurdité du moment qu'elle a l'air vraie (et encore n'est-ce pas une obligation, on l'aura objectivement démontré avec ces histoires de masturbation), et qui laissons à des activistes anonymes, dont nous ne connaissons pas les intentions réelles, le soin de penser à notre place.

Si demain, c'était à refaire, nous le referions volontiers car nous les aimons, nos enfants. Aussi, n'hésitez pas, envoyez-nous emails, tweets, MMS, chaînes Facebook, pétitions virtuelles ou toutes autres vidéos d'illuminés, exaltés et pseudos-écrivains malhonnêtes, pour nous informer des dangers imaginaires qui guettent nos chères têtes blondes. Qu'il faille les jeter du haut d'une falaise pour les soustraire à la théorie de la pesanteur, qu'il soit question de les envoyer en Patagonie en contre-remboursement dans de faux cartons UPS pour poser les bases d'un nouvel Eden, qu'on doive leur arracher les dents pour ôter les micros qu'Emmanuel Valls leur a caché dans la bouche (avec l'appui de la Petite Souris), ou même qu'on soit contraints de les boucler à double-tour dans un placard de deux mètres sur deux mètres pour les protéger des vicissitudes de l'extérieur, nous répondrons présents ! Ne les avons-nous pas déjà instrumentalisées tant et plus à chaque Manif' pour Tous ? Ne nous en sommes-nous pas servi comme des banderoles vivantes, que nous étions fiers d'exhiber face aux foules ou aux caméras - et ne les avons-nous pas brandies comme autant de boucliers humains pour nous soustraire aux coups des CRS ? Vous faut-il d'autres preuves de notre engagement ? Exigez-en, donnez vos ordres, nous vous obéirons sans objecter ni poser de questions ! Nous ferons de nos descendants des pions sur l’échiquier de votre fulgurante ascension sociale ; et tant pis si eux seuls en font les frais ! Il y a des choses plus importantes que leur éducation, à commencer par leur bien-être !
C'est à nous, et pas à des institutions déviantes, de décider des valeurs qui leur seront inculquées !

Nous qui nous faisons un devoir de répondre à tous leurs besoins, au quotidien - non pas en fonction de ce qui est (soi-disant) bon pour eux (l'équilibre alimentaire n'est qu'un mythe païen castrateur issu des traités occultes de l'Ancienne Egypte, destiné à les fragiliser dans leurs corps comme dans leurs esprits afin de faciliter l'incarnation du Dieu Thot à chaque solstice d'hiver) mais en fonction de ce qu'ils trouvent bon, eux, parce qu'on a assez souffert nous-mêmes quand nos propres parents, en leur temps, nous obligeaient à finir nos carottes, et qu'on s'est dit alors : "plus jamais ça !".

Nous qui leur offrons tout ce qu'ils désirent, quel qu'en soit le nombre, quel qu'en soit le prix, sitôt qu'ils le réclament - voire parfois même avant ! -, parce qu'à nos yeux, "aimer" et "acheter" sont synonymes (le second est, en tout cas, plus aisé et moins contraignant que le second), et qu'on veut être certains qu'ils ne soient jamais capable d'estimer les choses à leur juste valeur, qu'ils ne fassent jamais l'expérience d'une frustration dont les psychologues disent qu'elle est indispensable à l'épanouissement (CES VILS ESCROCS IMPIES BUVEURS DE SANG ! PUISSE LEUR VRAIE NATURE DE SANGSUES HUMANOÏDES GÉANTES DE LA PLANÈTE ZONGDU NOUS ÊTRE PROCHAINEMENT RÉVÉLÉE !), parce qu'on ne s'est jamais remis de ce matin d'octobre 1985 où nos propres parents nous ont dit "non" devant la vitrine du JouetClub de Saint Quentin, et qu'on s'est dit alors : "nous ne l'oublierons pas !".
 
Nous qui les laissons s'habiller comme des sacs à patates de luxe ou des professionnels du sexe tarifé, ou se maquiller comme des pubs pour Schweppes, sous prétexte que "c'est mignon, c'est à la mode" et que la mode ne peut pas être obscène, sans quoi personne ne suivrait ses tendances (LA MODE C'EST LA PAROLE DE DIEU RAYON TEXTILE !) - histoire d'être sûrs qu'ils n'intègrent jamais le concept de "décence" (ni celui de "superficialité", d'ailleurs), parce qu'on n'oubliera jamais ce jour froid d'avril 1998 où nos propres parents nous ont interdit d'aller en cours en jupe ceinture ras la marmotte, ce qui a eu pour effet dramatique de pousser Bobby Martin de 2nde B à rompre avec nous pour sortir avec cette pouffiasse de Stacy Dupont...

 

 

et parce qu'il n'y a rien de plus agréable (rien de plus sain !) pour les adultes qui les encadrent toute la journée que d’avoir vue panoramique sur les caleçons ou sur les décolletés de gravures de mode prépubères (accessoirement : parce que si on a fait des enfants, c'est d'abord pour pouvoir jouer avec des poupons qui respirent).


- Hello Teacher, do you wanna have sex with me ?

- You... You mean "Schweppes", right ?

- NO ! SEX ! (...) Hey ! What did you execpt ?

 

Nous qui ne les forçons jamais à rien pour ne pas les fâcher, ne pas les contrarier, ne pas courir le risque d’entrer en conflit avec eux et de passer pour de méchants adultes ; ou qui leur obéissons au doigt et à l’oeil pour ne pas avoir à leur donner d'ordres, et s’assurer ainsi qu'ils n’intégreront jamais le concept d'"effort", ni celui de « contrainte », et qu'ils auront d’énormes difficultés à s'insérer ensuite dans monde  du travail.

Nous qui les laissons traîner dans la rue jusqu'à une heure avancée de la nuit parce que c’est bien connu : ils n'y risquent absolument rien et ils ne seront pas tentés de faire n’importe quoi avec des allumettes ou les voitures des autres (LES FILS DE MÉCRÉANTS CAPITALISTES ADORATEURS DU VEAU D’OR, OUI, MAIS PAS LES NÔTRES PARCE QU'IL N'Y A AUCUNE MALICE EN EUX !), ou passer tout leur temps (diurne autant que nocturne) sur les jeux en réseau ultraviolents que nous leur avons achetés sans nous soucier de la signalétique établie dans leur intérêt (MON FILS IL JOUE A TUER DES GENS MAIS JE LUI  AI APPRIS A LE FAIRE AVEC RESPECT ET EN PLEINE TÊTE, COMME UN INDIVIDU CIVILISE !), ou devant les programmes les plus débilitants de la télé-poubelle, au sein desquels ils vont chercher les modèles et points de repères que nous ne leur avons jamais donné (c’est comme les devoirs : c’est trop contraignant, pour eux autant que pour nous).
 
Nous qui leur laissons libre-accès à internet sans surveiller leurs historiques ni limiter leur consommation quotidienne - car qu’y risquent-ils, après tout, à part les prédateurs sexuels, la porno, l’endoctrinement, la vulgarité, la drogue, les téléchargements illégaux, les vidéos de tortures animales ou d’exécutions militaires ? Et qu'y a-t-il de plus difficile à désactiver qu'un filtre parental ? Quelle ignominie, de la part de l’Ecole, que de prétendre vouloir leur enseigner la masturbation (c'est vrai, ils l'ont dit sur jesuisenconnexiondirecteaveclatrinité.com), alors que notre laxisme et notre négligence leur ont permis de la découvrir depuis fort longtemps, et de la pratiquer avec assiduité dès la moyenne section (voire EN moyenne section, pour les plus téméraires - mais entre ça et les petites filles sages qui parlent de sodomie, les professionnels dépassés ne connaissent pas leur bonheur !).

Nous qui nous faisons un point d'honneur à leur trouver des excuses, quelle que soit la gravité de leurs actes (CE N'EST PAS LEUR FAUTE NI LA NOTRE, C'EST CELLE DE LA SOCIÉTÉ, IL L'A DIT JEAN-PIERRE PEYRNAUD), ou à croire le plus improbable de leurs mensonges (C'EST LA BARRE CHOCOLATÉE QUI A SAUTÉ TOUTE SEULE DANS LA POCHE INTÉRIEURE DE SON BLOUSON !), ou à prendre leur parti, toujours, contre quelque autorité que ce soit, qu'il s'agisse de l'agent de police, du voisin ou du professeur (C'EST BIEN CONNU QUE LES PROFESSEURS SONT RACISTES ET QU'ILS NE METTENT JAMAIS DE MAUVAISES NOTES PARCE QUE LE TRAVAIL EST INSUFFISANT !), histoire d'être sûrs qu'ils n'intègreront jamais le concept de "responsabilité" ou celui de "punition" ; au nom d'une "relation de confiance" chimérique que leur maturité en construction ne leur permettra d'appréhender qu'en fin de leur scolarité. 


Nous qui préférons copiner avec eux, plutôt que faire figure d'autorité, parce qu'on n'est pas des fachos, que c'est plus gratifiant (comprendre : moins fatigant), et que ça nous permet de revivre une deuxième jeunesse à travers eux, histoires qu'ils soient symboliquement incapables de faire le distinguo entre mineurs et majeurs.

Nous qui les laissons griller leurs neurones ou leurs poumons en fumant des trucs plus ou moins licites ; et qui allons jusqu'à les financer, parfois, ou en consommer avec eux pour partager un moment complice en leur compagnie, parce qu'allumer une clope ou servir un Bourbon, c'est plus convivial et moins compliqué que de prendre dix minutes le soir pour leur raconter des histoires.

 



Aussi, je vous le demande très solennellement, parents : pourraient-ils rêver meilleur exemples que nous ?


Nous qui considérons nos acquis sociaux comme des dus et qui ne savons que nous plaindre, réclamer encore et encore, revendiquer, exiger, recevoir sans rien rendre en retour, dans un pays où l'assistanat est la norme plutôt que l'exception, sans qu'aucun de nous n'éprouve de remords à profiter de ce système, quand l'occasion se présente, sous prétexte que "oui, et alors ? On y a droit".

Nous qui traitons autrui comme notre esclave personnel ou qui nous adressons à lui comme au dernier des chiens à la moindre insatisfaction, sous prétexte "qu'il touche un salaire pour ce qu'il fait", comme si le simple fait de payer pour un produit ou un service étendait notre propriété à l'individu qui nous les procure ou les prodigue.

Nous qui ne sommes pas fichus de nous conformer aux règles les plus simples de la vie en société, de faire la queue, d'écouter notre musique à des volumes corrects, de ne pas téléphoner au volant, de mettre notre clignotant, de ne pas stationner notre véhicule en pleine voie, de ne pas dépasser les limitations de vitesse, de laisser la place dans le bus pour les personnes âgées, de ne pas nous garer sur les places handicapé, de jeter nos ordures dans les poubelles plutôt qu'en pleine nature, de recycler - bref, de nous comporter en adultes soucieux des autres comme de l'environnement.

Nous qui, dans le moindre de nos actes, la moindre de nos paroles, leur faisons l'apologie de la suffisance, de l'intolérance, du mépris, de la haine, et qui leur apprenons à ne respecter que ceux de notre cercle - et à ne considérer les autres que comme des paillassons, des sous-hommes, des moins que rien, qu'on peut battre et dépouiller à l'envi.

Nous qui réduisons la complexité du moindre débat sociétal à quelques lieux communs, quelques raccourcis, quelques aprioris et images d'Epinal qui n'auraient même pas leur place dans un édit du XIVème siècle.

Nous qui aimons distribuer des leçons de morale, s'en réclamer les défenseurs, descendre dans la rue dès que quelque chose à l'heur de nous déplaire, sans jamais balayer devant notre porte ni nous remettre en cause.

Nous qui avons manifesté contre les familles homoparentales, sous prétexte qu'un enfant aurait besoin "d'un papa et d'une maman pour se développer convenablement" (ce dont nous ne savons rien, dans les faits), mais qui leur imposons divorces à répétition, pères et mères multiples, frères et soeurs d'adoption, écartèlement entre résidence principale et résidence secondaire, déconstructions et reconstructions successives de la cellule familiale comme autant de pertes de repères, autant de facteurs déstructurants, autant de fractures émotionnelles qui viennent augmenter l'angoisse intérieure née de nos innombrables démissions parentales (et parce que, convenons-en, ce qui se passe dans nos plumards est plus important à nos yeux que la stabilité dont nous sommes supposés être les garants).

Nous qui, en cas de séparation, utilisons la chair de notre chair pour régler nos comptes avec notre ex-conjoint, par portefeuilles et permissivité interposés, la plaçant au centre d'une guerre d'affection qu'emportera le plus "aimé" des deux, comme si elle  n'état pour nous rien de plus q'un labrador qui parle - labrador dont l'existence, le regard, l'attachement ne servent au fond qu'à nous valoriser.

En quoi l'Ecole pourrait-elle se substituer à nous ?

Nous qui ne sommes pas fichus d'écrire trois mots sans fautes d'orthographe, de syntaxe, de grammaire (et plus si affinités) parce qu'au collège, on s'est dit que le français, "sa ne çer à ri1 parsse queue sa ne raporte pa 2 l'are gens".

Nous qui ne sommes pas foutus de faire une soustraction à trois chiffres parce qu'au collège, on s'est dit que les mathématiques, "c'est trop fatigant et de toute façon, on n'en aura pas besoin vu qu'on deviendra joueur de foot professionnel ou chanteuse de varièt'" .

Nous qui n'avons pas retenu les leçons d'une Histoire qui ne nous a jamais intéressé vu qu'elle ne parlait pas de notre nombril et que de toute façon, "osef, c'est périmé, comme infos, ça date des années wesh".
Nous qui ignorons tout de ce qui s'est passé à Salem, en 1692.
Nous qui ne savons rien du MacCarthysme.
Nous qui sommes en passe d'oublier la seconde guerre mondiale (de toute façon, si elle est encore au programme, c'est à cause du lobby juifs, ils l'ont écrit sur DieudonnéestleChristressuscité.com).

Nous qui, par conséquent, n'avons aucune idée du nombre de personnes que les "Justes" ont pu brûler, torturer, gazer parce qu'on leur a fait croire que c'était légitime ("ce sont des sorcières !", "ce sont des communistes !", "ce sont des êtres inférieurs !") et que sur le moment, ça aussi, ça semblait évident, naturel et louable.

Nous qui sommes prêts à remettre le couvert, sitôt que nous serons assez nombreux, que nous nous sentirons en position de force ; parce qu'en dépit des siècles qui ont passé, l'être humain reste un être humain, et nous ne sommes pas différents de ceux qui ont emprunté les mêmes voies que nous : nous sommes pétris des mêmes bonnes intentions, portés par les mêmes convictions, animés par le même désir de protéger ce que nous avons de plus cher.

Nous qui ne faisons même plus en sorte d'acquérir cette culture minimale qui, par le passé, nous permettait d'avoir conscience des limites de nos connaissances (et, par conséquent, du nombre restreint de sujets à propos desquels nous pouvions nous montrer catégoriques), pour y substituer l'aveugle conviction de détenir ce que nous nommons naïvement la "Vérité".

Nous qui n'hésitons pas à décréter la réalité contre-nature lorsqu'elle ne va pas dans "notre sens" (car bien que nous naissions filles ou garçons, les rôles et attributs sociaux qu'on reconnaît traditionnellement aux hommes et aux femmes sont, pour la plupart, le produit d'un conditionnement par l'exemple, et non celui d'un soi-disant ordre immanent) - réalité à laquelle nous nous empressons de substituer nos propres mensonges, plus conformes à notre conception de l’univers.

Nous qui, pour toutes ces raisons (et tant d'autres encore !) faisons en une journée plus de mal et plus de dégâts à nos fils et nos filles que ne le pourraient les idéologues, les prêtres vaudou, les chanceliers de l'Ombre Obscure en toute une vie, mais qui n'en avons cure parce qu'au moins, ce sont nos "dégâts", notre "mal" et que, par conséquent, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, quoi qu'en prétendent les infos de 20 heures (qui, de toute façon, sont contrôlées par les survivants de l'Empire Mayas et financées par le grand concile des Vampires d'Orient - avec accord tacite des Loups-Garous du deuxième cercle à droite du Grand Quadrilatère).

Forts de ces considérations et du soutien implicite de la Justice Divine, je nous invite à retirer nos enfants de l'école 27 jours par mois en guise de protestation silencieuse contre ces pratiques inadmissibles, et à reporter dans leurs carnets de correspondance le message justificatif suivant : "élève absent pour cause de parents irresponsables, manipulés par des intrigants sans principes, désireux de lutter contre des théories qui n'existent pas afin de s'assurer que jamais au grand jamais leur modèle de pensée Moyenâgeux ne sera mis à mal, et qu'ils n'auront jamais à bouger leur gros c*l du canapé pour aller chercher la télécommande, vu que Bobonne elle sera là pour ça".

C'est à ce prix, et à ce prix seulement, que nous échapperons à l'Apocalypse.
C'est écrit sur les forums "Sciences Humaines" de tousensemblepourleretourdelinquisition.com.

 

 En temps normal, je ne suis pas pour les reposts, mais c'est un cas de force majeure.

 

Pour approfondir :

Intelligence sur Internet : vers une révolution de l'esprit ?

Pour l'amour de la Liberté : les Gamers au secours de Dieudonné.

La Manif pour Tous : une bien belle leçon de démocratie.

 

X-Men - Différences et dichotomies : une génération née sous X

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Commentaires

Luciole
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Luciole

Bonsoir et désolé du retard. Comme j'ai du temps je vais pouvoir te répondre.

 

@Luciole :


NON MAIS CA VA PAS ?

J’ai une réputation, moi, monsieur.
Que vont penser les gens, s’ils voient que tu fais plus long que moi, mmmmh ?
Non parce qu’en plus, on est déjà mercredi et à compter du lundi, ma cosmo-énergie va en décroissant, alors je vais m’appliquer à faire synthétique (j’espère d’ailleurs que tu ne le prendras pas mal, vu le temps que tu as dû passer à rédiger ton commentaire). Mais j’y reviendrais peut-être ensuite quand j’aurais reconstitué mon capital force de combat.
Dans l’attente, je vais à l’essentiel, en espérant ne pas prêter ici un serment d’ivrogne.

Déjà, j’aimerai te poser une question, qui me turlupine (tant pis si ça ne sonne pas très « viril ») depuis que j’ai posté mon dernier commentaire : est-ce que tu te sens « homme », toi ? Parce que moi, pas du tout, et sans doute encore moins que ça. Je ne me sens pas « femme » non plus, du reste. Je me sens « moi », et ce « moi » n’entre ni dans une catégorie, ni dans l’autre. Je suis de sexe masculin, c’est un fait, je compose avec, comme j’aurais composé avec si j’avais été de sexe féminin. Mais est-ce que ça me définit « moi », en quoi que ce soit ? Aux yeux de la société, peut-être, mais aux miens, en aucune façon. C’est peut-être bien l’une des raisons pour lesquelles la déconstruction des stéréotypes ne me gêne pas, vu que moi-même, je n’y suis attaché sur aucun plan, quel qu’il soit. Dans la mesure où ils ne font pas sens pour moi, les voir disparaître ne changerait pas grand-chose à mon ordinaire. Mais enfin… ça doit être triste, de se sentir « homme » ou « femme ». Je veux dire… vu d’ici, autiste-schizoïde-style, ça paraît tellement réducteur : « je suis un homme donc je dois être comme ceci », « je suis une femme donc je ne dois pas être comme cela »… Quand j’étais gosse et que je jouais à être des personnages d’animés ou de comics, je ne choisissais pas en fonction du sexe, mais en fonction de l’intérêt des personnages en question. C’est comme ça qu’un coup, je jouais le rôle d’un gars, un autre une nana, sans que ça ne me perturbe en rien. Je préférais franchement jouer à être Sophie qu’à être l’Inspecteur Gadget, rapport à la haute estime que je devais déjà avoir de mes facultés intellectuelles, sans doute B) (mais au fond de moi, je rêvais sans doute aussi d’être le Dr Gang. Ne serait-ce que pour avoir son véhicule).

Bref, il me semble que c’est une bonne question, qui pourrait régler celle qui nous occupe une bonne fois pour toute, ou pas loin.

 

Perdu! ^_^

 

Je vais tâcher de faire plus court. La dernière fois ça m'a pris la soirée.

(EDIT : perdu aussi, tu as une mauvaise influence sur moi).

 

Sinon pour répondre à ta question, même si je suppose que tu te doutes déjà de la question, oui je me sens "homme". A la fois parce que je suis de sexe masculin, qu'à ce titre je ne porterai jamais d'enfant, j'aurai toujours une masse musculaire supérieure à celle d'une femme, quand bien même ce serait une sportive et moi pas (bien qu'il y ait toujours des exceptions), et j'aurai toujours mon hormone sexuelle sécrétée en permanence (là où chez la femme c'est cyclique). Ce n'est pas pour autant que je me sens obligé d'agir de telle ou telle façon... Enfin quand même un peu : égalité des sexes ou pas, je trouve déplorable - pour rester poli - pour un homme de frapper une femme (rapport au fameux avantage de force ; rien qu'en escrime ou en art martiaux, à technique équivalente l'homme a un avantage non négligeable).

Mais je n'ai jamais senti un besoin de composer avec ce que j'étais, avant que tu ne me poses la question c'était pour moi de l'ordre de l'évident. Je me souviens qu'en maternelle, au primaire et au début du collège la séparation en garçons et filles était assez marquée, et elle n'a jamais été imposé par les adultes. En maternelle les garçons jouaient à la bagarre, et jamais un fille n'a demandé à nous rejoindre. D'ailleurs on ne savait pas ce qu'elles faisaient et on s'en moquait. Pareil au primaire c'était les billes, chat et la balle de tennis contre le mur, et il y avait toujours beaucoup plus de garçons que de filles. Ce n'est pas qu'il y avait rejet d'un côté comme de l'autre, juste une séparation assez nette au niveau des centres d'intérêt (même s'il y a toujours des exceptions, et les filles capables de tenir tête aux garçons étaient d'ailleurs très appréciées). Bien sûr ce n'est que mon cas personnel, et en aucun cas une vérité établie, mais il y a environ 3 ans quand je cherchais du travail je me suis mis à garder la cour de récré d'une école pendant le midi, et je trouvais que les garçons en règle générale étaient plus "actifs" dans leurs loisirs. Bien sûr ça ne m'a pas empêché d'envoyer au coin des filles pour coups (parfois sur des garçons en plus) et des garçons pour "langue de vipère" ("Monsieur! Il m'a traité de lesbienne!" venant d'un garçon, la première fois, ça fait bizarre, puis on se rappelle du meilleur moyen de régler toutes les difficultés "au coin! Et quand je te laisserai partir tu n'oublieras pas de me remercier de t'avoir libéré :evil: " ça les calme pour le reste de la journée d'habitude).

 

Bref tout ça pour dire que j'ai toujours senti que j'étais un "homme" dans le sens que tu décris, différent des "femmes". Mais pendant mon enfance les stéréotypes dans lesquels j'ai grandi (et que moi et mes camarades des deux sexes avions construits nous-mêmes pour certains) m'ont permis d'appréhendé une différence que je voyais, que je sentais, mais que je ne savais pas encore gérer, à cause de mon immaturité. A mes yeux c'est en les déconstruisant, en faisant face à la réalité, que je suis passé du statut de garçon à celui d'homme.

Me sentir "moi" implique de me sentir "homme", car cela a joué sur ma construction, de mon enfance à mon âge adulte. De même que le fait d'être né en France, d'avoir grandi à Paris et d'avoir vécu dans une famille sans gros problème d'argent. Chacun de ces points ont joué un rôle sur la création de ce qui me définit, et si tu en changes un seul ce n'est plus "moi", c'est "quelqu'un d'autre d'assez semblable mais quand même de différent".

 

Sinon j'avais dit que je serais synthétique? Tu as une mauvais influence sur moi.

 

 

- Je maintiens que je ne considère pas la France comme un pays anticlérical. La France est un pays qui a un passif historique avec la Religion, laquelle a laissé à toute une partie de la population un arrière-goût amer. Il faut dire que, tu le reconnaitras, elle n’a pas toujours fait les bons choix ni été très correcte avec ses ouailles, alors on peut comprendre qu’il perdure une rancœur. Pour autant, cette rancœur n’est pas générale ni relative au pays lui-même. Bien sûr qu’il y a des actes de vandalisme, ou de provocation, qui visent également la religion Juive, ou l’Islam. Voire même des bâtiments tout ce qu’il y a de plus laïques… mais ce n’est pas parce que des minorités s’en prennent ainsi aux symboles qu’ils considèrent comme « forts » (sans quoi ils ne s’y attaqueraient pas), que cela traduit quoi que ce soit quant à l’état d’esprit du pays tout entier. Si demain, une bande de jeune saccage un bureau de poste, on ne va pas aller dire que la France est un pays anti-cheminement du courrier, tu vois ce que je veux dire ? Ça te touche tout particulièrement, c’est normal que tu réagisses avec excès, mais tu sais aussi bien que moi que l’excès n’est pas une bonne chose, et que le recul, c’est précieux. Quant aux provocations d’artistes, c’est une « tradition » dans leur branche : il faut choquer, interpeller, se faire remarquer… et certains empruntent la voie la plus simple et la plus directe, c’est tout. Sans se rendre compte, d’ailleurs, que leur geste n’a aucune valeur puisqu’un blasphème n’est blasphème que pour quelqu’un qui a la Foi. Les leurs sont donc aussi subversifs qu’un tag anarchiste sur une poubelle, puisqu’ils ne leur ont rien coûté. Et ma foi, s’ils veulent blasphémer, laisse-les, ne le prends pas pour toi. S’ils doivent en répondre, ils en répondront, c’est entre eux et le Seigneur, tu n’es pas concerné (ou alors très très indirectement. Pas de pêché d’orgueil SVP ;) ), ça n’engage qu’eux. Quant aux persécutions, c’est toujours regrettable, mais les Religions elles-mêmes, entre elles, sont des championnes en la matière. Rien que la St Barthélémy… donc sur ce plan-là, il faut aussi que chaque confession balaie devant sa porte. La Religion est autant bourreau que victime, et on ne peut reconnaître l’un sans reconnaître l’autre, je pense. Sans quoi on serait injuste.

- Je ne vois pas en quoi laisser les gens vivre leur foi de façon « libre » reviendrait à perdre le message de vue, dans la mesure où il est relativement clair, simple, et où il y a des Livres pour le rappeler. Du reste, même au sein des croyants « affiliés » à une Religion, on trouve un nombre non négligeable d’individus qui font des « petits arrangements » quotidiens avec les préceptes sacrés (quitte à devoir passer à confesse ensuite), ce qui démontre bien que le message, même au sein du cadre de la Religion, peut se perdre de vue aussi.

- Une Foi qui se remet en cause est, pour moi, une foi qui doute. Or je ne vois pas comment le doute serait compatible avec la Foi, qui commande, comme tu le soulignes, de « croire sans avoir vu ». A partir du moment où il y a ne serait-ce qu’une infime once de doute, il n’y a déjà plus Foi, me semble-t-il. Mais comme je l’écrivais, si la Foi en Dieu doit être inconditionnelle, celle que l’on éprouve pour la Religion n’a aucune obligation dans ce sens. D’où les questions (nécessaires) que tu énumères ("En quoi est-ce que je crois? Est-ce que je vais à la messe pour faire plaisir à la famille ou parce que je veux prier Dieu lors d'une cérémonie consacrée à cela?") et les remises en cause qui vont avec. Mais après, je reste convaincu qu’on peut tout à fait avoir Foi en Dieu et ne pas le prier. Si je ne suis pas réfractaire à l’idée qu’il puisse exister une entité assimilable au concept de « Dieu » (pour moi, l’athéisme est une Foi comme une autre, et ne me satisfait pas davantage), j’ai énormément de mal, je l’avoue, à accepter sans sourciller l’idée d’un être supérieur qui trouverait un intérêt dans le fait d’être prié, voire adoré. Surtout que souvent, Il l’est parce que la personne espère sa part de Paradis ou de Bienfaits. Ou par peur. Mais c’est un autre débat.

- Pour ce qui est de déconstruire les stéréotypes, l’exemple que tu évoques, des billes et des poupées, il me semble que c’est exactement vers ça que l’Ecole essaie de s’acheminer, et que c’est exactement ça que les opposants pointent du doigt. Et du reste, je ne suis pas aussi confiant que toi quant au fait que les stéréotypes disparaissent ensuite d’eux-mêmes, bien au contraire. Une fois ancrés, difficile de les déloger, vu qu’ils ont « l’air vrai ». Tu sembles préconiser que l’on agisse au cas par cas, en fonction des situations qui se présentent (femme enceinte, salaire, …) et c’est une solution, effectivement. Mais de mon point de vue, cela revient à s’attaquer à des conséquences d’une cause première, ce qui implique beaucoup d’énergie dépensées pour des résultats qui ne seront jamais véritablement probants, là où à l’opposé, il faudrait s’attaquer à ladite cause première, afin d’étouffer les problèmes en amont. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut « obliger » les progrès à coups de lois ou de décrets : ces progrès, il faut que l’homme les intègre, les accepte, les comprenne. Ainsi, et seulement ainsi, peuvent-ils être réels.

- Si j’ai convenablement compris l’article auquel tu m’as renvoyé (rien n’est sûr, à ce sujet, je l’avoue), les théories dites « du genre » posent que celui-ci peut être distinct du sexe de la personne. Mais elles ne posent pas pour autant que le sexe n’influe en rien sur le genre. A mon sens, il est là, le raccourci problématique. Ceci étant, je me permets quand même de te corriger : à mon sens, si, absolument, la recherche de la Vérité consiste à « prendre une opinion pour vraie », puis à voir scientifiquement où celle-ci mène (ou ne mène pas). C’est le principe-même de l’hypothèse et sans celui-ci, nous en serions sans doute encore en train de tailler le silex.

- Je ne vois pas comment la répartition des rôles au sein des espèces animales pourrait se faire dans l’absolu, alors qu’elle est adaptée à l’environnement, et donc, d’une manière ou d’une autre, conditionnée par celui-ci. Bien sûr, en cas de grands bouleversements, les facultés d’adaptation ne suffisent pas toujours, mais en cas de petits, ou de moyens, c’est une autre chanson.

- Que les hormones puissent influencer notre manière d’être au quotidien, ça semble indiscutable. Mais après, est-ce nécessairement une bonne chose ? ça reste une influence, quelque chose de mécanique, quelque chose qui « n’est pas vraiment nous », dans le sens où nous le subissons, où nous ne faisons pas de choix, où nous n’avons pas de « libre-arbitre ». Or est-ce que si moi, par exemple, je n’ai pas envie de me laisser influencer par ce quelque chose, je n’en ai pas le droit ? Comme je l’écrivais, le fait d’avoir conscience des choses nous donne du pouvoir (relatif, mais réel) sur elles. Or à partir du moment où on a le pouvoir de passer outre ce qui nous conditionne, et où on le désire, en quoi serait-il criminel de s’y efforcer ? N’est-il pas là, le véritable Libre-Arbitre ? Une fois que l’homme est libéré de toute forme d’influence ? Que vaut un Libre-Arbitre, si ce sont les hormones qui décident à notre place ?

- Si le concept de sexes n’existe plus au moment du Jugement Dernier, est-ce que ça n’implique pas qu’il n’a pas sa place dans la Jérusalem Céleste ? Et est-ce que ça ne pourrait pas sous-entendre qu’il est trop imparfait pour ça ? Par extension, est-ce que nous en libérer prématurément, ou, au moins, cesser de lui accorder une telle importance, n’est pas une façon pour nous de pouvoir approcher le Divin ? Il semble que tous les ecclésiastiques qui se sont retirés du monde pensaient peu ou prou la même chose. Alors ce qui vaut sur le plan individuel, dans le champ de la dévotion, ne peut-il pas valoir à l’échelle de notre société entière ? Pas dans le sens où l’homme renoncerait au sexe, mais au sens où il lui refuserait de lui dicter ce qu’il doit être ou ne pas être, où il se libérerait de cette entrave… la question est ouverte…

- Heureusement, les documents rédigés par la LGBT ne sont pas des directives officielles validées par les rectorats. On ne peut donc pas se baser sur ceux-ci pour anticiper le futur de l’enseignement primaire ou secondaire. Sans compter que ce que préconise le document que tu cites reste assez flou et peut prendre mille formes différentes. Une chose est sûre : si ces préconisations devaient un jour être mises en pratique, elles seraient adaptées à l’âge du public, comme c’est déjà le cas dès la 6ème. Parce que oui, il y a de l’éducation sexuelle en 6ème, c’est obligé : du fait du laxisme des parents, les enfants sont aujourd’hui exposés au porno de plus en plus tôt et il faut bien désamorcer les bombes symboliques avant que le détonateur s’active. Mais dans les faits, il n’est pas question de les traumatiser, on y va soft, sur le thème « mon corps change, je change », et tout va bien. On en remet une couche en 4ème, et puis voilà. Il faut bien comprendre que ce qui est mentionné dans des circulaires officielles l’est dans un langage d’idéologue, à destination de professionnels. Lu par un profane, ça peut sembler froid, clinique, effrayant, mais lorsque les choses sont mises en place, quand elles le sont, cet aspect s’efface pour être remplacé, comme je le disais, par un contenu adapté.

- L’homosexualité fait partie de la vie, de la société, et de l’environnement immédiat des enfants. Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait ne pas leur en parler. Il n’est pas question de leur diffuser des films sur la sodomie, mais de leur dire que deux garçons qui s’aiment, ça existe, et que deux filles qui s’aiment aussi. Et que ce n’est pas « mal ». Je ne vois pas l’Ecole aller au-delà de ça, même si pression il devait y avoir. Et du reste, la LGBT ne gagnerait rien à réclamer plus que ça. Car l’essentiel y est, dans le respect de tous. Après, effectivement, il y a des individus pour qui l’homosexualité est un crime, mais c’est bien pour ça qu’il est nécessaire d’éduquer à la base (et là, je le précise, je ne dis pas que ça va être fait, je ne donne que mon opinion).

Et voilà, j’en étais sûr, j’ai fait long quand même. Fichu moi.

Alors que finalement, tous ces points ne sont que détails. Ce qui me semble fondamental (mais je peux me tromper), c’est que tu répondes à ma première question. Et que tu considères les points suivants, que ton développement m’a amené à considérer (merci à lui, et donc merci à toi) :

- Est-ce qu’on n’est pas en train de prendre le problème à l’envers, en fait ? Aujourd’hui, on établit un clivage entre sexe et genre, pourquoi ? Parce que certains individus ne se reconnaissent pas dans les stéréotypes associés à leur sexe biologique. Quand un homme dit « se sentir femme », ce qu’il nous dit, c’est qu’il s’identifie plus (+) au stéréotype culturel de la femme qu’à celui de l’homme, il se reconnaît plus facilement en lui… et parce qu’a contrario, il ne se reconnaît pas dans le stéréotype qui devrait lui correspondre, il en conçoit une souffrance qui peut l’amener jusqu’à la chirurgie lourde. Et tout ça, à cause de quoi ? Tu dois déjà voir où je veux en venir : à cause des stéréotypes en question. Et maintenant, si ces stéréotypes disparaissent, il se passe quoi, pour ces individus ? Fin du problème. Il restera toujours la question de leur sexualité ou de leur attirance pour des personnes du même sexe, mais sur le plan identitaire, il n’y aura plus de déchirement, plus de besoin de s’affirmer, plus de besoins de s’afficher, plus de besoin de se faire charcuter, plus besoin de malmener les frontières entre les « genres ». La chose cessera d’être « une affaire d’état ». Il semble donc qu’on peut objectivement poser que les stéréotypes relèvent du problème, et non de la solution. Et que, par conséquent, militer pour leur préservation envers et contre tout, c’est se garantir que le problème ne sera pas résolu, jamais.

- Pour ce qui est du conditionnement qui découlerait de l’hypothétique enseignement d’une théorie des genres qui n’existe pas, et du risque que cela représenterait… est-ce qu’on n’est pas déjà en plein dedans, en fait ? Parce que partir du postulat inverse, comme on le fait actuellement, et comme tu le préconises également, ça relève de la théorie aussi, ça n’a rien d’une vérité prouvée. C’est aussi sujet à caution que la théorie du genre elle-même. Quand on voit les jouets, les dessins animés, les livres pour enfants, les exemples donnés malgré eux par les parents, on peut, bien sûr, y voir l’ordre naturel des choses. Mais en a-t-on la preuve ? Certainement pas. Si bien qu’on n’a pas non plus la preuve qu’on n’est pas en train de se planter, de faire mal, voire de faire le Mal. C’est un conditionnement aussi, qu’on accepte de le reconnaître ou non. On force nos mômes à ingurgiter en permanence de la propagande en faveur des stéréotypes dont nous causons, on renforce ces derniers, on leur donne ainsi l’air « plus vrais ». Sans aucune certitude, seulement des convictions. Par conséquent, on fait EXACTEMENT ce qu’on dénonce et lorsque nous accusons « ceux d’en face » d’être des monstres irresponsables, nous ne faisons rien de moins, au fond, que nous définir nous-mêmes.

Et ce sera ma conclusion pour ce soir, parce qu’elle en jette un max et qu’il est tard. ;)

 

- Pour l'anticléricalisme il s'agit d'un sentiment qui s'est créé à force d'expériences désagréables. Pour moi il s'agit d'un héritage de la révolution qui fait qu'aujourd'hui il est permis de dire tout ce qu'on  veut sur les chrétiens, mais surtout pas sur les juifs ou les musulmans. J'aurais beaucoup à dire sur le fait que la république a toujours glissé un voile pudique sur les exactions envers le clergé (qui a mené au génocide vendéen), et c'est surtout contre le gouvernement et les médias que je fais ce reproche, mais je ne vais développer car ça reviendrait à me répéter, et je pense qu'on finirait par tourner en rond, vu qu'il s'agit surtout d'impression différentes que nous avons.

 

- Quand je parle de façon libre, ça veut de façon agnostique, sans croire en une religion. A ce moment c'est plus la vision de Voltaire, celle du grand Horloger qui ne s'est jamais manifesté. Il n'y a donc pas de message à proprement parlé, ni de Livre. Cette façon s'oppose d'elle-même à la notion de religion, qui elle implique une manifestation ou une volonté divine sur laquelle repose son dogme. Et oui beaucoup font de petits arrangements, mais je ne pense pas qu'il s'agisse de préceptes sacrés, mais de prises de positions de l’Église sur des questions de société. Mais il y a une différence entre un petit arrangement et faire sa propre soupe. Être chrétien et croire en la réincarnation, c'est juste un non-sens profond par exemple. Par contre être chrétien et militer pour le mariage des prêtres ou l'ordination des femmes n'est pas incompatible. Si par contre tu me parlais de préceptes comme la gourmandise ou la luxure, ben la notion de pêché et l'acte de contrition sont là pour prouver que les fautes sont acceptées et pardonnées, tant que le repentir n'est pas hypocrite.

 

- Voir le premier tiret pour la Foi sans prier, on rejoint à nouveau l'agnostisme. Et une Foi qui doute n'est pas une mauvaise chose. Si tu te rend compte qu'en fait tu ne crois pas aux préceptes d'une religion, c'est que tu perdais ton temps à la base. Mais le doute peut servir à renforcer la Foi. "Croire sans avoir vu" ne veut pas dire "croire aveuglément". La Bible est remplie de prophètes qui doutent. Les apôtres le font pas mal de fois (bien qu'ils sont les mieux placés pour savoir que si ça a marché 10 fois, il n'y a pas de raison que ça s'arrête), le peuple Juif est représenté comme un spécialiste dans le domaine, et même Jésus a un moment de faiblesse, juste avant de subir sa passion.

Pour l'athéisme ce n'est pas une Foi mais plutôt une absence de Foi, entre autre car depuis le début nous avons associé Foi à Dieu. Par son étymologie, il vient de a-theos, theos pour dieu (le nom propre) précédé du "a" privatif. Je le définirais plutôt comme une croyance sans Foi (en un dieu).

 

Pour le reste je ne suis pas là pour te convertir. Tu as tes croyances et je ne suis pas là pour te critiquer ou t'imposer les miennes. Et après avoir fait l'apologie du doute de la Foi, ce serait gonflé de ma part de rejeter ta conception de la Foi et de la religion. Mais tu reconnaitras juste qu'il est logique, quand on croit au Paradis, d'avoir envie d'y finir. C'est d'ailleurs l'intérêt du concept, dans le but de pousser les gens à bien agir. L'avantage c'est que ce n'est pas gratuit, si tu veux ton bout de Paradis tu dois le mériter. D'ailleurs la vision des nuages, des champs et du printemps éternel (vision très grecque au passage) est assez différente de l'au-delà présenté dans la Bible (qui se montre assez floue sur ce point)

 

- J'en profite pour préciser qu'à mes yeux il y aura toujours des stéréotypes. Pour moi les dangereux (machismes, racisme,...) ne viennent pas d'un formatage de la société mais d'un défaut dans l'apprentissage de la pensée. Il s'agit à mes yeux de gens qui préfèrent voir le monde à travers des cases, ce qui leur permet de simplifier ce dernier, et de le sécuriser. Peu importe que tu lui démontres par A + B que les noirs/femmes sont égaux aux blancs/hommes, s'il ne souhaite pas accepter de voir le monde dans sa complexité (et à mes yeux, son intérêt), autant parler à un mur. A mes yeux c'est là  qu'est l'amont. Et si au final les stéréotypes "gamins" (poupées, billes, bricolage,...) n'étaient qu'une expression d'une différence réelle entre hommes et femmes? Attention là j'exprime une hypothèse à mon tour, mais ces stéréotypes sont assez généraux pour ce que j'en ai vu. Que ce soit en France ou au Sénégal, j'ai toujours vu des enfants avant l'adolescence jouer principalement entre garçons et entre filles, mais surtout à cause de centres d'intérêts différents. Les enfants ne voient pas le monde comme nous. On parle assez ce cette période de la vie comme celle où tout est plus simple. Cette séparation naturelle qui s'opère d'elle-même entre filles et garçons n'est-elle pas au final du même acabit que la croyance que papa est le plus fort, que maman est la plus belle, et que les adultes sont très intelligents et savent ce qu'il font? Si c'était le cas, déconstruire ces stéréotypes ne serait-il pas comme forcer les enfants à nier une réalité qu'ils ont en face d'eux, même si son côté simplifié (et donc décalé à la réalité des adultes) la condamne à s'effriter, notamment au moment de l'adolescence? Ne servent-ils pas en fait à aider l'enfant à se construire dans ses premières années, puis à disparaitre quand l'adolescent découvre qu'en fait les filles ne sont pas des créatures étranges, et qu'il n'a plus envie de les ignorer, ou encore qu'être adulte ne rend pas plus intelligent? Et même si j'ai tord, ceux là disparaitront quand les poupées et les billes ne les intéresseront plus. Donc après tout pourquoi ne pas anticiper leur envie de créer d'autres stéréotypes/ cases (susceptibles de mener au racisme ou au machisme) en se servant des premiers (temporaires) pour leur inculquer le respect du garçon qui préfère les poupées, en insistant sur le fait qu'une fille qui joue comme un garçon, c'est bien et non surprenant, voire même que le garçon qui a une tête bizarre (car trisomique 21) est très gentil et qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur. Ça ne suffira pas à leur apprendre le respect d'autrui, mais si ça peut aider c'est déjà ça non?

Dans l'école où j'étais surveillant, dans la classe des enfants en difficulté, il y avait une handicapée (trisomique 21 + autres). Quand elle est arrivée, comme c'était la première fois depuis un moment les enfants ont été brieffés, et au final ils n'ont eu aucun problème à l'accepter (à part un gamin mais son père est un connard, et même lui a fini par s'y faire (le gamin, pas le père)). En voyant qu'au final elle avait beaucoup de succès et était adorée par tout le monde, j'ai du mal à croire qu'à cet âge ils aient une notion de rejet équivalente à celle des adultes, et je pense que jouer sur leurs stéréotypes "gamins" peut aider à leur graver la notion d'acceptation des différences. Même si une éducation laxiste et/ou foirée peut tout faire capoter, malheureusement.

 

Dans tous les cas j'aimerais qu'on considère cette possibilité avant de décréter arbitrairement que ces stéréotypes s'opposent à l'égalité des sexes

 

- Pour aller plus vite (j'en suis à l'article) je pense que tu as compris où je voulais en venir, et quel est mon problème avec la récupération du gender. Pour ta correction j'ai dû mal m'exprimer. La recherche de la Vérité consiste à prendre une opinion (l'hypothèse) et à la confronter aux faits (résultats d'expériences par exemple). Mais même si cela s'avère concluant, il n'est pas dit que plus tard on ne trouve pas d'élément contradictoire, ou des problèmes dans la méthodologie elle-même.

 

- Quand je parle de répartition dans l'absolu, c'est surtout en rapport du fait que les organisations animales ne semblent pas évoluer (en tout cas je ne connais aucun exemple). L'adaptation se fait au niveau de l'organisme, mais on ne verra pas une meute de lions avec plusieurs mâles, ou une colonie de fourmis avec plusieurs reines. De même il n'existe aucun exemple d'animaux solitaires (comme les ours) qui soit devenu plus sociable avec ses congénères suite à un changement de milieu. Après par contre dans la mise en place de l'organisation on repère que les gros chasseurs ont tendance à être solitaires, tandis que ceux qui se mettent en meute sont plus faibles individuellement. De même beaucoup d'herbivores sont en troupeau, et ça les aide contre leurs prédateurs. Par contre en science du vivant il est interdit d'établir un lien entre un phénomène et sa conséquence : on ne dit pas qu'un animal s'est adapté à un changement de milieu afin de survivre, car cela impliquerait une volonté très poussée. Par rigueur scientifique on m'a appris qu'il fallait plutôt dire que l'animal s'était adapté au changement du milieu, et qu'ainsi il a survécu, sans impliquer une quelconque volonté de sa part (pour le moment rien ne laisse penser que les évolutions sont voulues, d'autant qu'elles sont assez liées au concept de mutation, qui lui fait appel au hasard).

 

- Là on tombe sur la question philosophique :Qu'est-ce que la liberté? S'il est impossible d'échapper à l'influence de notre corps, devons nous chercher à nous en défaire absolument? La vrai liberté n'est-elle pas d'accepter ce qui nous échappe? De plus j'ai dit que les hormones nous influencent, et non qu'elles nous commandent. Et si c'est le cas cela pourrait éventuellement expliquer certaines différences de comportement entre hommes et femmes. Malheureusement la science n'a pas encore la réponse à cette question. Quant à la Liberté ce serait très intéressant, mais aussi très long, et il est minuit pour moi.

 

- Là ça vire au débat théologique. De plus par définition Dieu est l'être parfait, aussi bien en théologie qu'en philosophie. Donc son concept même nous échappe, puisqu'en tant que création nous serions imparfait (ceci est ce que j'ai appris en philo, pas au catéchisme). Si tel est le cas la raison pour laquelle il a créé la notion de sexe (et par extension de reproduction) pourrait nous échapper. Mais s'il l'a mise pour une bonne raison, alors comprendre cette raison est ce qui pourrait nous rapprocher de lui. Enfin sa définition elle-même considère la chose comme peu probable. Et certains des ecclésiastiques qui se sont retirés du monde le faisaient par choix de vie, pour vivre en paix, pour se rapprocher de Dieu en se débarrassant des passions terrestres (pendant longtemps l’Église a considéré le corps comme la voie au péché, car étant la source de toutes les passions (luxure, envie, avarice, gourmandise), là où l'âme était la voie vers Dieu).

 

- Le problème tient surtout avec ce texte à l'influence que la LGBT possède actuellement. C'est une instance très écoutée, surtout avec les débats actuels, et à travers ce genre de déclaration je ne vois pas la moindre mesure dans leurs propos. A mes yeux entre eux et des religieux intégristes il n'y a pas beaucoup de différence : tant qu'ils ont ce qu'ils veulent peu importe que le monde brûle autour d'eux. En tout cas c'est l'image qu'ils ont réussis à me donner. Mais comme tu le dit très justement, l'important c'est le choix du gouvernement. Sur ce point on est d'accord, et c'est pour ça que j'attends de voir le contenu adapté avant de critiquer. je voulais juste te montrer d'où vient mon scepticisme. Mais je le répète, avoir tord ne me dérangerais pas le moins du monde.

 

- J'aimerais te répliquer qu'il faut d'abord leur inculquer la notion d'amour entre homme et femme, en tant que cas le plus fréquent, puis en profiter pour parler du fait qu'il y a d'autres cas, moins  fréquents, qui existent, et enchainer sur l'acceptation de ce fait. Mais le fait  est que de toute façon à 10 ans ils savent déjà tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet (merci les parents!), sodomie incluse. La vrai question serait alors : "Sont-ils capables de comprendre ce que ça implique, eux qui ne sont pas encore concernés par la vie sexuelle?" (Enfin je dis ça mais bientôt l'âge du premier rapport sexuel tombera en dessous de celui du début de la puberté, parti comme c'est) Dans tous les cas, à moins d'accorder une confiance absolue aux parents (ce que je ne fais pas), il devient nécessaire d'en parler, surtout que le premier rapport sexuel se fait vers 14 ans en moyenne si je ne me trompe pas. Mais à mon sens cela doit suivre directement l'explication de la sexualité, à un âge où ils sont en mesure de comprendre de quoi on leur parle, vu que pour moi c'est dans la suite logique.

 

- pour finir sur la dernière partie. J'ai déjà fait une distinction entre stéréotypes "gamins", et les autres plus adultes (je précise que dans le machisme j'inclue les salaires inégaux, les femmes au ménage et ce genre de choses, même si je trouve qu'obliger les hommes à prendre un congé paternité est stupide, ça ne règle aucun problème).

 

Par contre à quel moment est-il établi que ces gens (les transsexuels je suppose) ont vraiment un problème par rapport aux stéréotypes de genre? Je pourrais te répondre avec l'hypothèse qu'ils se sentent "homme" ou "femme" à cause de cette distinction inconsciente dont j'ai parlé (et qui se révèle entre autre à travers les préjugés "gamins"), et qui ferait alors que leur corps leur apparait comme faux ou monstrueux, d'où leur envie d'en changer (hypothèse du docteur Harry Benjamin). Est-il établi que ce sont les préjugés sociaux qui posent problème (pour le coup c'est une vrai question, et il est trop tard pour que je vérifie maintenant). De plus cela reste le principe de partir d'une minorité infime pour établir une loi sur la majorité, qui elle n'a aucun problème à assumer son identité sexuelle. Jusqu'à preuve du contraire, homos comme hétéros (et bis) se sentent en adéquation avec leur corps, et leur identité sexuelle ne leur pose aucun problème. Si aucune des deux théories  n'a encore été prouvée de façon nette (et qu'il est intéressant d'envisager l'autre point de vue, comme tu l'as fait), il faut reconnaitre que la première a l'avantage de la représentativité, tandis que la seconde part du principe que le transsexualisme est une pathologie, qu'on tente d'expliquer par le gender pour justifier que quelqu'un puisse se sentir autant en rejet vis-à-vis du sexe de son corps. Tu parles toi-même d'erreur d'aiguillage. Or s'il y a eu erreur alors c'est qu'il y a un décalage par rapport à ce qui devrait être (comprendre : par rapport à la façon dont Dieu/la Nature a pensé son système), ce qui invaliderait à ce moment toute hypothèse fondée sur ce cas précis.

 

- Pour ta conclusion, n'oublie pas que ces stéréotypes ne sont pas issus de nos sociétés modernes. La distinction entre hommes et femmes existe depuis toujours. Elle est issue de l'état de nature, puis elle a évolué en même temps que l'humain. En fonction des sociétés c'est allé dans différentes directions, et au final ces stéréotypes de "genre" se sont interconnectés avec d'autres aspects culturels. Si l'homme était le chef de famille autrefois, c'est parce que pendant longtemps sa force physique en faisait le protecteur. Aujourd'hui dans notre société ce rôle n'a lieu d'être qu'un peu avant l'accouchement (car Madame est affaiblie physiquement et ne peut pas travailler), parce qu'il y a eu une évolution de la société, et que maintenant il est admis que les femmes peuvent travailler, voter, et n'ont pas à rester enfermé chez elles. Ceci est l'exemple que quand la société évolue les stéréotypes évoluent avec elle, progressivement. Au cours de ces 60 dernières années les femmes ont quand même gagné pas mal de droits qu'elles n'avaient pas eu avant, et les mentalités ont beaucoup progressé. De même le racisme a cédé beaucoup de terrain, il suffit de voir les mentalités d'il y a un siècle. La technologie a ouvert un accès sur le monde, et nous avons eu de nouvelles connaissances, aussi bien scientifiques que sociales, qui ont progressivement changé notre vision du monde.

C'est pourquoi je pense qu'ils font parti intégrante de notre côté humain. J'ai beaucoup mis l'accent sur l'importance de notre part animale, nos pulsions et l'influence que notre corps a sur notre esprit, et je le maintiens, mais je pense qu'être humain c'est savoir se détacher de notre partie animale tout en admettant qu'elle sera toujours là, que nos hormones nous travailleront toute notre vie, et que nous devons les dépasser sans les renier. Je ne pense pas que cette notion de stéréotypes soit mal, ou que nous fassions le Mal à travers eux, car ils ont toujours été parti intégrante de toutes les sociétés humaines, et même s'il n'y a pas eu que des réussites, si nous sommes arrivés là où nous en sommes c'est un peu grâce à eux. S'il y a toujours eu des stéréotypes du type billes-poupée, et s'ils sont encore tenaces aujourd'hui, c'est sans doute parce qu'ils servent à l'enfant à se construire en se positionnant face à une réalité qu'il peut observer, alors qu'il n'a pas encore développé l'esprit critique qui lui permettra de se faire sa propre opinion le moment venu.

 

Et comme je t'aime bien mais pas au point de passer deux soirées à développer à l'infini, je vais m'en tenir là pour cette fois.

 

Note : J'ai modifié la fin, car dans le premier jet il était trop tard à la fin pour dire un truc intelligent.

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Syphodias :


Tu as accompli ta mission, je te confirme… jusqu’au prochain post ! :lol:
Mais c’est déjà beaucoup.
Oui, après chaque rédaction de post, il y a un contrecoup. L’échange équivalent, si j’en crois les frères Elric. Et plus j’ai investi de temps et d’énergie, plus le contrecoup est brutal. C’est la loi du genre. On en arrive à se demander « tout cela en vaut-il la peine ? » et à chougner sur « c’était tellement mieux dans ma tête, j’ai rédigé ça avec les pieds ! ». Raison pour laquelle j’écris au maximum sur mon lieu de travail… au moins, je ne me dis pas qu’à la place, j’aurais pu faire quelque chose de plus constructif. :evil:
Mais cette année, c’est plus délicat, snif.

Et tu es toujours le bienvenu dans les coms, que tu veuilles participer aux débats, ou même formuler des critiques, mi bloga es su bloga ! ;)


@Ariakkan :

Mais de rien, ça faisait partie du bundle ! ;) Ravi que tu y aies, toi aussi, trouvé ton compte, et que mes mots aient pu faire écho à tes propres réflexions. C’est un plaisir.

Merci beaucoup pour la référence. Je ne manquerai pas d’y accorder une attention soutenue, ni de fouiller les rayons de la Fnac à sa recherche lors de mon prochain passage là-bas…



@Luciole :


NON MAIS CA VA PAS ?

J’ai une réputation, moi, monsieur.
Que vont penser les gens, s’ils voient que tu fais plus long que moi, mmmmh ?
Non parce qu’en plus, on est déjà mercredi et à compter du lundi, ma cosmo-énergie va en décroissant, alors je vais m’appliquer à faire synthétique (j’espère d’ailleurs que tu ne le prendras pas mal, vu le temps que tu as dû passer à rédiger ton commentaire). Mais j’y reviendrais peut-être ensuite quand j’aurais reconstitué mon capital force de combat.
Dans l’attente, je vais à l’essentiel, en espérant ne pas prêter ici un serment d’ivrogne.

Déjà, j’aimerai te poser une question, qui me turlupine (tant pis si ça ne sonne pas très « viril ») depuis que j’ai posté mon dernier commentaire : est-ce que tu te sens « homme », toi ? Parce que moi, pas du tout, et sans doute encore moins que ça. Je ne me sens pas « femme » non plus, du reste. Je me sens « moi », et ce « moi » n’entre ni dans une catégorie, ni dans l’autre. Je suis de sexe masculin, c’est un fait, je compose avec, comme j’aurais composé avec si j’avais été de sexe féminin. Mais est-ce que ça me définit « moi », en quoi que ce soit ? Aux yeux de la société, peut-être, mais aux miens, en aucune façon. C’est peut-être bien l’une des raisons pour lesquelles la déconstruction des stéréotypes ne me gêne pas, vu que moi-même, je n’y suis attaché sur aucun plan, quel qu’il soit. Dans la mesure où ils ne font pas sens pour moi, les voir disparaître ne changerait pas grand-chose à mon ordinaire. Mais enfin… ça doit être triste, de se sentir « homme » ou « femme ». Je veux dire… vu d’ici, autiste-schizoïde-style, ça paraît tellement réducteur : « je suis un homme donc je dois être comme ceci », « je suis une femme donc je ne dois pas être comme cela »… Quand j’étais gosse et que je jouais à être des personnages d’animés ou de comics, je ne choisissais pas en fonction du sexe, mais en fonction de l’intérêt des personnages en question. C’est comme ça qu’un coup, je jouais le rôle d’un gars, un autre une nana, sans que ça ne me perturbe en rien. Je préférais franchement jouer à être Sophie qu’à être l’Inspecteur Gadget, rapport à la haute estime que je devais déjà avoir de mes facultés intellectuelles, sans doute B) (mais au fond de moi, je rêvais sans doute aussi d’être le Dr Gang. Ne serait-ce que pour avoir son véhicule).

Bref, il me semble que c’est une bonne question, qui pourrait régler celle qui nous occupe une bonne fois pour toute, ou pas loin.

Tes développements sont très intéressants et tu défends bien ton point de vue.
Je reprends vite les points sur lesquels je tique, ce qui implique, évidemment, que je ne tique pas sur les autres.

- Je maintiens que je ne considère pas la France comme un pays anticlérical. La France est un pays qui a un passif historique avec la Religion, laquelle a laissé à toute une partie de la population un arrière-goût amer. Il faut dire que, tu le reconnaitras, elle n’a pas toujours fait les bons choix ni été très correcte avec ses ouailles, alors on peut comprendre qu’il perdure une rancœur. Pour autant, cette rancœur n’est pas générale ni relative au pays lui-même. Bien sûr qu’il y a des actes de vandalisme, ou de provocation, qui visent également la religion Juive, ou l’Islam. Voire même des bâtiments tout ce qu’il y a de plus laïques… mais ce n’est pas parce que des minorités s’en prennent ainsi aux symboles qu’ils considèrent comme « forts » (sans quoi ils ne s’y attaqueraient pas), que cela traduit quoi que ce soit quant à l’état d’esprit du pays tout entier. Si demain, une bande de jeune saccage un bureau de poste, on ne va pas aller dire que la France est un pays anti-cheminement du courrier, tu vois ce que je veux dire ? Ça te touche tout particulièrement, c’est normal que tu réagisses avec excès, mais tu sais aussi bien que moi que l’excès n’est pas une bonne chose, et que le recul, c’est précieux. Quant aux provocations d’artistes, c’est une « tradition » dans leur branche : il faut choquer, interpeller, se faire remarquer… et certains empruntent la voie la plus simple et la plus directe, c’est tout. Sans se rendre compte, d’ailleurs, que leur geste n’a aucune valeur puisqu’un blasphème n’est blasphème que pour quelqu’un qui a la Foi. Les leurs sont donc aussi subversifs qu’un tag anarchiste sur une poubelle, puisqu’ils ne leur ont rien coûté. Et ma foi, s’ils veulent blasphémer, laisse-les, ne le prends pas pour toi. S’ils doivent en répondre, ils en répondront, c’est entre eux et le Seigneur, tu n’es pas concerné (ou alors très très indirectement. Pas de pêché d’orgueil SVP ;) ), ça n’engage qu’eux. Quant aux persécutions, c’est toujours regrettable, mais les Religions elles-mêmes, entre elles, sont des championnes en la matière. Rien que la St Barthélémy… donc sur ce plan-là, il faut aussi que chaque confession balaie devant sa porte. La Religion est autant bourreau que victime, et on ne peut reconnaître l’un sans reconnaître l’autre, je pense. Sans quoi on serait injuste.

- Je ne vois pas en quoi laisser les gens vivre leur foi de façon « libre » reviendrait à perdre le message de vue, dans la mesure où il est relativement clair, simple, et où il y a des Livres pour le rappeler. Du reste, même au sein des croyants « affiliés » à une Religion, on trouve un nombre non négligeable d’individus qui font des « petits arrangements » quotidiens avec les préceptes sacrés (quitte à devoir passer à confesse ensuite), ce qui démontre bien que le message, même au sein du cadre de la Religion, peut se perdre de vue aussi.

- Une Foi qui se remet en cause est, pour moi, une foi qui doute. Or je ne vois pas comment le doute serait compatible avec la Foi, qui commande, comme tu le soulignes, de « croire sans avoir vu ». A partir du moment où il y a ne serait-ce qu’une infime once de doute, il n’y a déjà plus Foi, me semble-t-il. Mais comme je l’écrivais, si la Foi en Dieu doit être inconditionnelle, celle que l’on éprouve pour la Religion n’a aucune obligation dans ce sens. D’où les questions (nécessaires) que tu énumères ("En quoi est-ce que je crois? Est-ce que je vais à la messe pour faire plaisir à la famille ou parce que je veux prier Dieu lors d'une cérémonie consacrée à cela?") et les remises en cause qui vont avec. Mais après, je reste convaincu qu’on peut tout à fait avoir Foi en Dieu et ne pas le prier. Si je ne suis pas réfractaire à l’idée qu’il puisse exister une entité assimilable au concept de « Dieu » (pour moi, l’athéisme est une Foi comme une autre, et ne me satisfait pas davantage), j’ai énormément de mal, je l’avoue, à accepter sans sourciller l’idée d’un être supérieur qui trouverait un intérêt dans le fait d’être prié, voire adoré. Surtout que souvent, Il l’est parce que la personne espère sa part de Paradis ou de Bienfaits. Ou par peur. Mais c’est un autre débat.

- Pour ce qui est de déconstruire les stéréotypes, l’exemple que tu évoques, des billes et des poupées, il me semble que c’est exactement vers ça que l’Ecole essaie de s’acheminer, et que c’est exactement ça que les opposants pointent du doigt. Et du reste, je ne suis pas aussi confiant que toi quant au fait que les stéréotypes disparaissent ensuite d’eux-mêmes, bien au contraire. Une fois ancrés, difficile de les déloger, vu qu’ils ont « l’air vrai ». Tu sembles préconiser que l’on agisse au cas par cas, en fonction des situations qui se présentent (femme enceinte, salaire, …) et c’est une solution, effectivement. Mais de mon point de vue, cela revient à s’attaquer à des conséquences d’une cause première, ce qui implique beaucoup d’énergie dépensées pour des résultats qui ne seront jamais véritablement probants, là où à l’opposé, il faudrait s’attaquer à ladite cause première, afin d’étouffer les problèmes en amont. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut « obliger » les progrès à coups de lois ou de décrets : ces progrès, il faut que l’homme les intègre, les accepte, les comprenne. Ainsi, et seulement ainsi, peuvent-ils être réels.

- Si j’ai convenablement compris l’article auquel tu m’as renvoyé (rien n’est sûr, à ce sujet, je l’avoue), les théories dites « du genre » posent que celui-ci peut être distinct du sexe de la personne. Mais elles ne posent pas pour autant que le sexe n’influe en rien sur le genre. A mon sens, il est là, le raccourci problématique. Ceci étant, je me permets quand même de te corriger : à mon sens, si, absolument, la recherche de la Vérité consiste à « prendre une opinion pour vraie », puis à voir scientifiquement où celle-ci mène (ou ne mène pas). C’est le principe-même de l’hypothèse et sans celui-ci, nous en serions sans doute encore en train de tailler le silex.

- Je ne vois pas comment la répartition des rôles au sein des espèces animales pourrait se faire dans l’absolu, alors qu’elle est adaptée à l’environnement, et donc, d’une manière ou d’une autre, conditionnée par celui-ci. Bien sûr, en cas de grands bouleversements, les facultés d’adaptation ne suffisent pas toujours, mais en cas de petits, ou de moyens, c’est une autre chanson.

- Que les hormones puissent influencer notre manière d’être au quotidien, ça semble indiscutable. Mais après, est-ce nécessairement une bonne chose ? ça reste une influence, quelque chose de mécanique, quelque chose qui « n’est pas vraiment nous », dans le sens où nous le subissons, où nous ne faisons pas de choix, où nous n’avons pas de « libre-arbitre ». Or est-ce que si moi, par exemple, je n’ai pas envie de me laisser influencer par ce quelque chose, je n’en ai pas le droit ? Comme je l’écrivais, le fait d’avoir conscience des choses nous donne du pouvoir (relatif, mais réel) sur elles. Or à partir du moment où on a le pouvoir de passer outre ce qui nous conditionne, et où on le désire, en quoi serait-il criminel de s’y efforcer ? N’est-il pas là, le véritable Libre-Arbitre ? Une fois que l’homme est libéré de toute forme d’influence ? Que vaut un Libre-Arbitre, si ce sont les hormones qui décident à notre place ?

- Si le concept de sexes n’existe plus au moment du Jugement Dernier, est-ce que ça n’implique pas qu’il n’a pas sa place dans la Jérusalem Céleste ? Et est-ce que ça ne pourrait pas sous-entendre qu’il est trop imparfait pour ça ? Par extension, est-ce que nous en libérer prématurément, ou, au moins, cesser de lui accorder une telle importance, n’est pas une façon pour nous de pouvoir approcher le Divin ? Il semble que tous les ecclésiastiques qui se sont retirés du monde pensaient peu ou prou la même chose. Alors ce qui vaut sur le plan individuel, dans le champ de la dévotion, ne peut-il pas valoir à l’échelle de notre société entière ? Pas dans le sens où l’homme renoncerait au sexe, mais au sens où il lui refuserait de lui dicter ce qu’il doit être ou ne pas être, où il se libérerait de cette entrave… la question est ouverte…

- Heureusement, les documents rédigés par la LGBT ne sont pas des directives officielles validées par les rectorats. On ne peut donc pas se baser sur ceux-ci pour anticiper le futur de l’enseignement primaire ou secondaire. Sans compter que ce que préconise le document que tu cites reste assez flou et peut prendre mille formes différentes. Une chose est sûre : si ces préconisations devaient un jour être mises en pratique, elles seraient adaptées à l’âge du public, comme c’est déjà le cas dès la 6ème. Parce que oui, il y a de l’éducation sexuelle en 6ème, c’est obligé : du fait du laxisme des parents, les enfants sont aujourd’hui exposés au porno de plus en plus tôt et il faut bien désamorcer les bombes symboliques avant que le détonateur s’active. Mais dans les faits, il n’est pas question de les traumatiser, on y va soft, sur le thème « mon corps change, je change », et tout va bien. On en remet une couche en 4ème, et puis voilà. Il faut bien comprendre que ce qui est mentionné dans des circulaires officielles l’est dans un langage d’idéologue, à destination de professionnels. Lu par un profane, ça peut sembler froid, clinique, effrayant, mais lorsque les choses sont mises en place, quand elles le sont, cet aspect s’efface pour être remplacé, comme je le disais, par un contenu adapté.

- L’homosexualité fait partie de la vie, de la société, et de l’environnement immédiat des enfants. Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait ne pas leur en parler. Il n’est pas question de leur diffuser des films sur la sodomie, mais de leur dire que deux garçons qui s’aiment, ça existe, et que deux filles qui s’aiment aussi. Et que ce n’est pas « mal ». Je ne vois pas l’Ecole aller au-delà de ça, même si pression il devait y avoir. Et du reste, la LGBT ne gagnerait rien à réclamer plus que ça. Car l’essentiel y est, dans le respect de tous. Après, effectivement, il y a des individus pour qui l’homosexualité est un crime, mais c’est bien pour ça qu’il est nécessaire d’éduquer à la base (et là, je le précise, je ne dis pas que ça va être fait, je ne donne que mon opinion).

Et voilà, j’en étais sûr, j’ai fait long quand même. Fichu moi.

Alors que finalement, tous ces points ne sont que détails. Ce qui me semble fondamental (mais je peux me tromper), c’est que tu répondes à ma première question. Et que tu considères les points suivants, que ton développement m’a amené à considérer (merci à lui, et donc merci à toi) :

- Est-ce qu’on n’est pas en train de prendre le problème à l’envers, en fait ? Aujourd’hui, on établit un clivage entre sexe et genre, pourquoi ? Parce que certains individus ne se reconnaissent pas dans les stéréotypes associés à leur sexe biologique. Quand un homme dit « se sentir femme », ce qu’il nous dit, c’est qu’il s’identifie plus (+) au stéréotype culturel de la femme qu’à celui de l’homme, il se reconnaît plus facilement en lui… et parce qu’a contrario, il ne se reconnaît pas dans le stéréotype qui devrait lui correspondre, il en conçoit une souffrance qui peut l’amener jusqu’à la chirurgie lourde. Et tout ça, à cause de quoi ? Tu dois déjà voir où je veux en venir : à cause des stéréotypes en question. Et maintenant, si ces stéréotypes disparaissent, il se passe quoi, pour ces individus ? Fin du problème. Il restera toujours la question de leur sexualité ou de leur attirance pour des personnes du même sexe, mais sur le plan identitaire, il n’y aura plus de déchirement, plus de besoin de s’affirmer, plus de besoins de s’afficher, plus de besoin de se faire charcuter, plus besoin de malmener les frontières entre les « genres ». La chose cessera d’être « une affaire d’état ». Il semble donc qu’on peut objectivement poser que les stéréotypes relèvent du problème, et non de la solution. Et que, par conséquent, militer pour leur préservation envers et contre tout, c’est se garantir que le problème ne sera pas résolu, jamais.

- Pour ce qui est du conditionnement qui découlerait de l’hypothétique enseignement d’une théorie des genres qui n’existe pas, et du risque que cela représenterait… est-ce qu’on n’est pas déjà en plein dedans, en fait ? Parce que partir du postulat inverse, comme on le fait actuellement, et comme tu le préconises également, ça relève de la théorie aussi, ça n’a rien d’une vérité prouvée. C’est aussi sujet à caution que la théorie du genre elle-même. Quand on voit les jouets, les dessins animés, les livres pour enfants, les exemples donnés malgré eux par les parents, on peut, bien sûr, y voir l’ordre naturel des choses. Mais en a-t-on la preuve ? Certainement pas. Si bien qu’on n’a pas non plus la preuve qu’on n’est pas en train de se planter, de faire mal, voire de faire le Mal. C’est un conditionnement aussi, qu’on accepte de le reconnaître ou non. On force nos mômes à ingurgiter en permanence de la propagande en faveur des stéréotypes dont nous causons, on renforce ces derniers, on leur donne ainsi l’air « plus vrais ». Sans aucune certitude, seulement des convictions. Par conséquent, on fait EXACTEMENT ce qu’on dénonce et lorsque nous accusons « ceux d’en face » d’être des monstres irresponsables, nous ne faisons rien de moins, au fond, que nous définir nous-mêmes.

Et ce sera ma conclusion pour ce soir, parce qu’elle en jette un max et qu’il est tard. ;)
Ariakkan
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Ariakkan
Nous qui ne faisons même plus en sorte d'acquérir cette culture minimale qui, par le passé, nous permettait d'avoir conscience des limites de nos connaissances (et, par conséquent, du nombre restreint de sujets à propos desquels nous pouvions nous montrer catégoriques), pour y substituer l'aveugle conviction de détenir ce que nous nommons naïvement la "Vérité".

 

 

Merci pour ça. Cela s'applique malheureusement beaucoup trop souvent pour tout et n'importe quoi.

 

Au passage, si vous ne l'avez pas lu : MORIN Edgar, La rumeur d'Orléans, Seuil, Paris, 1969. Un ouvrage très efficace pour comprendre les mécanismes de fonctionnement d'une rumeur.

 

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Luciole
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Luciole

Tout d'abord je te signale que sur le forum en catégorie blog tu es "populaire". Félicitations!!!

 

 

Sur la forme, effectivement, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère, j’assume, mais ça reste gentillet : je me moque sans (trop de) vulgarité, ce n’est pas bien méchant quand même, j’aurais pu faire bien pire, voire choisir le registre de la condamnation frontale, au lieu de me contenter de faire mon sale gosse, ça aurait été d’autant plus violent. Alors bien sûr, j’aurais pu être plus constructif aussi mais comme l’écrivait l’auteure d’une très bonne web-chronique sur ce sujet : « il y a un moment où on n’a plus envie d’essayer de discuter, parce qu’on sait que ce sera inutile et parce que trop, c’est trop » (ou quelque chose dans ce ton-là). Même le site La Croix, pourtant Chrétien et Catholique (ou quelque chose dans ce ton-là aussi) y est allé de ses articles désapprobateurs, qui n’ont pas été sans entraîner des commentaires désobligeants :

http://aide-a-l-ecol...nts/2014/02/05/

Qui plus est, note qu’à toutes fins utiles, même si je fais mention du Christ ou de Dieu, aucune de mes moqueries ne visent directement l’un ou l’autre. Comme je le suggérais précédemment, elles visent « un certain type de croyants » et « une certaine façon de vivre sa religion », et j’espère que pour le lecteur, c’est assez clair. La nuance est de taille, mais si le jour du Jugement, je suis invité à répondre de mes propos, je le ferais avec plaisir et sans me défiler, trop heureux que je serais de découvrir « qu’il existe quelque chose finalement ! ».

Il y a de tout, dans mon papier : des Chrétiens, des Athées, des Musulmans, des Juifs, etc... Comme je te l’ai dit également, j’ai emballé tout le monde dans le même papier cadeau. La référence à l’Inquisition, cependant, s’imposait, sur un plan tout ce qu’il y a de sérieux ; or de cela non plus, je ne suis pas responsable. Ça a existé, avec les dérives que l’on sait, et ce qui se passe aujourd’hui n’est pas bien différent. Ne pas établir de lien aurait été de mauvais aloi. Il y a des choses qu’on se doit de rappeler, et je regrette que la longueur de l’article m’ait contraint à traiter la question de manière trop synthétique.

Je ne crois pas que nous vivions dans un pays anticlérical, pour reprendre tes mots. Nous vivons dans un pays laïque, où il existe effectivement des groupes anticléricaux, comme il existe des groupes religieux. Mais globalement, tout le monde est libre de pratiquer ou de ne pas pratiquer du moment qu’il n’embête pas les autres… perso, je n’ai pas eu d’éducation religieuse, ni d’éducation antireligieuse non plus (une éducation OSEF, en somme :D ).

Pour ce qui est du distinguo a établir entre foi et religion, si je me lance, je suis reparti pour un nouveau pavé (et j’aimerais bien avancer un peu sur mon article pour réhabiliter Albator aux yeux de son public), donc je vais essayer de résumer, à contrecœur : si le principe de la Foi tient, justement, de la croyance en un élément conceptuel non-prouvé, la Foi en Dieu ne peut exister qu’en l’absence de preuves, et exclut par extension toute potentielle « remise en cause ». La Foi ne saurait tolérer celle-ci, sans quoi elle ne serait plus Foi. Ça, je l’intègre et le respecte. Mais la Foi doit-elle être étendue à la Religion ? Ou plus explicitement : la Foi tournée non vers Dieu ou ses « extensions », mais vers les doctrines qui en font des objets de vénération est-elle légitime - et n’est-elle pas blasphématoire, dans la mesure où elle met sur un pied d’égalité Etres Supérieurs et préceptes humains pour honorer ceux-ci (car il me semble que les principes mécaniques qui structurent les religions ne sont pas détaillés de manière opératoire dans les textes Saints) ? Quoi qu’il en soit, si l’on ne peut, par définition, remettre en cause la Foi visant Dieu, en est-il de même pour la Foi en une Religion, alors que Dieu et Religions ne sont pas synonymes, et que chacune de ces dernières a connu son lot de dérives humano-humaines à travers les siècles, comme autant de discrédits potentiels ? Par extension encore : a-t-on besoin de la Religion pour avoir Foi en Dieu ? Ne peut-il pas exister une Foi en l’Etre Divin qui surpasse la Foi en la Religion (ou, en tout cas, qui s’en passe) ? Et n’existe-t-il pas des individus qui ont foi en leur Religion plus qu’en l’Objet de celle-ci ? ça fait beaucoup de questions mais la plupart contiennent leur réponse en elle-même. Quant aux implications de ces réponses, elles sont nombreuses, fondamentales, propres à appeler un repositionnement des croyants de tous bords par rapport à la façon dont ils croient.
Car si Dieu et la Religion ne sont pas synonymes, qui nous dit qu’honorer la seconde revient à honorer le premier ? Qui nous dit, même, que la seconde n’entre pas en contradiction (partielle ou totale) avec ledit Premier ?
Mais oups, je suis lancé, j’arrête là avant qu’on ne puisse plus me stopper.

 

Je ne reviendrai pas sur ton explication, tu as été assez aimable de le faire, comme je l'ai dit c'est surtout un espèce de ras-le-bol que je ressens et qui me rend parfois irritable. Quand tu me dis que nous ne sommes pas dans un pays anti-clérical par contre je ne suis pas vraiment d'accord. Il est vrai que personne n'est encore allé bruler une église (on se contente de les vandaliser sans que ça ne dérange personne), ou n'a tenté de faire interdire une messe ou autre, mais dans la mesure où un film comme "amen" a eu le droit de superposer la croix chrétienne et la croix nazi (la justice française a considéré que c'était acceptable) tout en étant historiquement incorrect, ou encore qu'une photo d'un crucifix trempant dans de la pisse a été exposé comme de l'art, ça ne me donne pas l'impression que ma croyance est respectée par mon pays. La république s'est-elle déjà excusée du génocide Vendéen ou des persécution chrétiennes lors de la révolution?

 

 

Pour ta conception de la foi et de la religion, la première diffère de la mienne. Pour la seconde je pense être d'accord : la religion est une doctrine organisée afin de rassembler des fidèles sur des croyances communes, ce qui se traduit par un crédo, des cérémonies, des fêtes religieuses, etc. En même temps le but est de structurer la croyance autour d'un message. Quand bien même il y aurait eu des ajustements, c'est mieux que de laisser les gens le faire de façon libre, sinon adieu le message. Jésus tout comme Mahomet sont des personnages historiques. Le concept de la foi dans tout cela est, comme tu l'as dit, de croire en quelque chose qui n'est pas vérifiable. Je pense que beaucoup croient en Dieu et suivent une religion car ils se reconnaissent dans son message, qu'ils veulent prier Dieu avec d'autres personnes, et surtout qu'ils veulent y croire. Dans l'évangile Jésus dit : "Heureux celui qui croit sans avoir vu". Au final je pense qu'il s'agit de la meilleure façon de décrire une religion.

Après comme toute organisation humaine, gérée par des humains, il y a des erreurs qui ont été faites, et d'autres à venir, ce serait stupide de le nier. De même certains finissent par croire davantage en la structure qu'au message que cette dernière tente de véhiculer. Et c'est là que je pense que tu as tord quand tu opposes remise en cause et foi. A mes yeux la foi sincère passe par une remise en cause, à plus forte raison quand on a été élevé dans une religion. Au début on la suit car les parents disent qu'il le faut, mais je pense que pour la faire sienne, il faut accepter de se demander : "En quoi est-ce que je crois? Est-ce que je vais à la messe pour faire plaisir à la famille ou parce que je veux prier Dieu lors d'une cérémonie consacrée à cela?" Après que l'on arrête ou que l'on continue dépend de chacun. De même un converti a forcément fait une remise en cause de sa croyance sur l'existence (ou non) de Dieu, sur sa volonté de le prier et sur la façon de le prier.

A mes yeux la religion n'est pas synonyme de Dieu, c'est une façon de le prier. Qu'il s'agisse de Jésus, Mahomet ou Bouddha, on en revient toujours à prier Dieu (au sens général du divin hein, le bouddhisme et le christianisme ont peu en commun). Il ne s'agit en aucun cas d'un obstacle, c'est la façon qu'on les gens d'appréhender leur religion qui peut poser problème. Il y a bien des gens qui croient et tentent de prouver que le monde a réellement été créé en 7 jours (alors que la création du monde est à mes yeux un texte mythologique qui parle du libre arbitre que Dieu a offert à l'homme) ou encore des intégristes qui détournent les texte sacrés pour justifier leur besoin de violence ou pour manipuler autrui.

 

A-t-on besoin de religion pour croire en Dieu? Non, ça s'appelle agnosticisme, et par exemple Voltaire en faisait parti. C'est aussi un choix valable et respectable.

 

Et pour la deuxième partie :

- « Déconstruire les acquis culturels qui sont à la base des inégalités entre hommes et femmes », pour te citer, ça ne te semble pas souhaitable ? J’attire au passage ton attention sur le terme « culturel », qui exprime bien ce qu’il veut exprimer, et s’oppose (ou pas loin) au concept de « naturel ».

- La question est : ce qui est assimilé à la théorie du genre prétend-il qu’hommes et femmes ne sont QUE des constructions culturelles, ou bien affirme-t-il qu’ils le sont en grande partie ? ça vaudrait le coup de se renseigner, parce que la validité de ces thèses se joue là. Or je n’arrive pas à imaginer que des individus pourraient être assez stupides pour prôner sérieusement que les différences entre hommes et femmes ne sont QUE culturelles. Je suis sûr que ça existe, mais j’ose espérer qu’il ne s’agit là que de minorités, comme ce qu’on observe du côté des militants des JRE. Après, bien sûr qu’il existe des différences biologiques, même si leur influence sur nos comportements est sans doute beaucoup moins marquée qu’on ne l’a jadis prétendu (on est en train de revenir scientifiquement du : « les femmes peuvent faire plusieurs choses à la fois, mais sont nulles en sens de l’orientation »)… Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les autres mammifères du règne animalier : même s’il existe toujours des exceptions, on voit bien que les rôles mâles-femelles sont clairement définis par leur genre et répartis en fonction des aptitudes spécifiques à chacun de ceux-ci. Ce qui relève de l’état naturel, chez nous, c’est ça. Et encore ce « ça » est-il conditionné par l’environnement immédiat des espèces : la définition des rôles et leur répartition ne se fait pas dans l’absolu, mais en fonction de ce dernier. Or, et c’est là qu’il y a un schisme, l’être humain ne vit plus « à l’état de nature ». Au fil des siècles, il s’est construit un environnement aux règles et impératifs différents, voire qui entrent en contradiction avec l’état initial de ce dernier. Il est donc « naturel » que la façon qu’à l’être humain de définir et répartir les rôles évolue en fonction de ce nouvel environnement, et donc que cet environnement conditionne homme et femmes, jusque dans leur façon de se concevoir. On retombe sur l’influence de l’acquis comme plus importante que l’influence de l’inné. Mais ça ne s’arrête pas là, car l’être humain n’est pas un animal comme les autres : il est ce qu’on appelle un « animal social ». Ce qui veut dire que s’il possède encore des caractéristiques communes avec l’animal (physiquement, évidemment, ça n’a pas cessé d’en être un), il possède aussi une part de lui qui est purement « conceptuelle » et qui n’existe que parce qu’elle se transmet à travers les âges non pas génétiquement, mais par l’éducation : la culture, le langage, l’histoire… Or cette part de nous-mêmes, qui échappe au champ du « naturel » (voire, au risque de me répéter, s’y oppose parfois), fait que nous y échappons également, par ricochet… ou, en tout cas, fait qu’elle nous donne la possibilité d’y échapper : en effet, en prenant conscience des conditionnements dont nous sommes les produits, nous pouvons décider, dans une certaine mesure, soit d’y adhérer volontairement, soit de les laisser de côté, de les dépasser parce qu’on considère individuellement « qu’ils ne nous correspondent pas ». Et c’est, plus que toute autre chose, cette possibilité qui définit l’être humain, tout comme c’est le fait qu’il l’exploite ou non qui définira son degré « d’humanité » (en ce sens que c’est ce qui l’éloigne de son animalité initiale). Pour toutes ces raisons, la déconstruction raisonnée (et au bon moment) des stéréotypes me paraît non seulement souhaitable, mais indispensable si nous voulons que notre espèce survive à long terme.

- D’un autre côté, on peut renverser le problème. Dieu aussi n’est scientifiquement « qu’une théorie ». Ça n’empêche pas le catéchisme. Et quand bien même, si tu veux que je parle le langage de la Foi, est-ce bien la génétique ou le genre qui détermine ce que sont les hommes et les femmes ? Ou bien l’âme immortelle qui préexiste et qui est insufflée dans cette mécanique de chair pour l’animer ? Or dans la mesure où durant ses premiers jours, le fœtus est forcément de sexe féminin, et que ce n’est qu’après un certain temps que celui-ci évolue ou non en sexe masculin, qu’est-ce qui empêche les « erreurs d’aiguillages » ? Et si une âme féminine se trouvait par mégarde incarnée dans un corps masculin ? Ou le contraire ? Cela ne pourrait-il pas expliquer l’homosexualité en la dédramatisant ? Au-delà, est-ce que ça n’invalide pas la théorie qui voudrait que notre genre détermine qui nous sommes, tout en restant pourtant dans le domaine du religieux ?

- Quoi qu’il en soit, le gender ne sera pas enseigné ni dans les petites classes, ni dans les grandes. On y enseignera, par contre, que garçons et filles sont égaux, et c’est une très bonne chose, n’en déplaise aux mâles dominants qui aimaient avoir des esclaves personnels et qui refusaient d’approcher d’un torchon à vaisselle. Je n’ai pas besoin d’attendre la confirmation de Bibiche vu que je bosse moi-même dans ce milieu, et que mon job consiste en grande partie à m’infuser toutes les circulaires pondues par l’état ou par le rectorat (et j’ai bien du mérite). Cette fameuse théorie du genre chimérique, on l’a tous découverte avec la première JRE. C’est dire.

Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Désolé d’avoir été trop long… et paradoxalement trop synthétique aussi ! J’espère avoir été compréhensible malgré tout. ;)

 

En suivant ta structure :

 

- Sur le papier je n'ai rien contre, et je trouve ça nécessaire, tout acquis culturel qui entraine une inégalité (comme les femmes à la cuisine, les femmes s'occupent du foyer,...) doit être déconstruit. Mais dans les faits on parle de quels acquis? Pour moi ce genre de phrase ne veut rien dire de précis, ça donne l'intention sans préciser les actions. Pour moi on prend le problème à l'envers sans avoir étudié la question. De mon expérience dans une cour de récré j'ai toujours vu plus de garçons que de filles jouer aux billes, mais est-ce vraiment important? L'important n'est-il pas simplement de leur enseigner à accepter les filles quand celles-ci veulent jouer avec eux? Et à ne pas se moquer du garçon qui préfère jouer à la poupée? De toute façon ces stéréotypes disparaitront quand ils grandiront, mais pas la notion d'accepter autrui bien que celui-ci diffère de notre vision du monde, du moins je l'espère. J'ai pris cet exemple car il revient très souvent sur Gameblog et ailleurs lors des discussions pour l'égalité des sexes.

Si tu parles des acquis qui font que les femmes sont moins bien payées et qu'un congé maternité est mal pris (alors que c'est juste nécessaire, et que les hommes sont bien contents d'y échapper), là par contre on est d'accord. Et personnellement je pense qu'utiliser un acquis culturel comme celui précédemment cité n'a pas besoin d'être déconstruit, et à la rigueur soit être maintenu pour apprendre à accepter le différent et à le respecter, ce qui diminuera les risques d'inégalité (ou les rendra moins bien vu, et déjà ce serait pas mal).

Si je m'oppose à cette déconstruction des stéréotypes sans faire la tri, c'est aussi car je ne crois pas un seul instant que ça sera efficace. S'il suffisait de répéter un message à l'école pour que les enfants y croient le racisme serait beaucoup moins présent.

 

- je te renvoie au lien de mon précédent message, mais de ce que j'en ai compris il s'agit d'une coupure nette entre le sexe biologique et le genre culturel, introduite par la sociologue britannique Anne oakley en 1972, qui dérive de l'idée qu'il n'y a pas de correspondance entre le sexe et le genre. Seulement pour leur postulat de départ ils partent de leurs patients, des gens qui se sentent en déphasage par rapport à leur sexe, et qui ne représente qu'une minorité de la population. On ne peut pas en tirer une règle globale pour expliquer un problème que la majorité des gens n'ont pas et en faire une pensée sans faire de démonstration sérieuse, et l'article ne parle pas de démonstration du bien-fondé de cette fameuse coupure entre sexe et genre. Il y a plein d'études sur les rapports entre sexes, et apparemment pas mal de récupération idéologique. Sauf que je ne vois pas encore en quoi cette distinction a été prouvée : "En anthropologie, c'est à Margaret Mead que revient une première réflexion sur les rôles sexuels dans les années 1930. L'étude des rôles assignés aux individus selon les sexes et des caractères proprement féminins et masculins permet de dégager l'apprentissage de ce qui a été donné par la nature." On parle juste de réflexion ici, pas d'une démonstration (d'autant que je n'ai encore vu personne nous donner une explication sur cette séparation, ou la façon dont ça a été fait). La recherche de la Vérité ne consiste pas à prendre une opinion pour vrai, mais à débattre dessus. Or on enchaine direct avec : "Une fois le genre distingué du sexe, les chercheurs se concentrent sur les rapports homme/femme." Soit l'article est mal fait, or je n'en ai trouvé aucun de meilleur, soit les partisans du gender ont brûlé les étapes.

Au passage tu as encore parlé de théorie du genre. Comme je sais que tu fais la distinction (tu reparles de gender par la suite), et que tu as toi-même dit que ce n'est pas une théorie, je pense que tu peux corriger cette partie, ce n'est pas moi qui risque de te reprendre dessus. Avec tout le matraquage médiatique qu'on subit avec cette fausse dénomination...

 

Et je ne parle pas de différences entre hommes et femmes mais de différences de comportement. Les différences biologiques sont reconnues par tout le monde, sur ce point je pense que nous sommes d'accord.

 

La répartition des rôles chez les mammifères se fait dans l'absolu, ils ont un instinct qui les pousse à se comporter comme ils le font. Cet instinct a été façonné par l'environnement, mais en cas de changement brutal ils ne s'adapteront pas si facilement. C'est pour cela que les paléontologues ont remarqué qu'à chaque changement climatique brutal il y a un grand nombre d'espèces qui disparaissent. Je crois me souvenir que lors du plus gros choc on estime que 95% des espèces vivantes ont disparu (pendant le primaire, si ça t'intéresse je peux vérifier).

 

Et comme tu l'as remarqué j'accorde plus d'importance que toi à l'importance de notre état de nature, même si je suis assez d'accord sur ce qui différencie l'homme de l'animal. Encore aujourd'hui on s'excite sexuellement sur des femmes (et inversement), on se montre glouton, bref on subit des pulsions qui tiennent plus de notre part animale que de notre part raisonnée. je pense que la volonté de beaucoup de personnes d'être meilleure que les autres pourrait être liée à un état de nature, à une volonté inconsciente de compétition, mais ça reste à démontrer, c'est juste une opinion personnelle. Les calmants ou les anti dépresseurs agissent sur le corps pour influer l'esprit (et en définitive le comportement). Si de simples molécules peuvent utiliser le corps pour manipuler l'esprit, est-ce réellement impensable d'envisager que les différences d'hormones entre sexes puissent influencer notre comportement au quotidien? Le principe d'une hormone après tout n'est pas de cibler un organe, mais d'être présent dans le sang selon une certaine concentration. Et l'adolescence correspond au début de la vie sexuelle, mais aussi à la mise en place des hormones sexuelles. Leur rôle connu tient surtout au fonctionnement des organes sexuels, mais que l'envie sexuelle dépende de ces hormones est assez parlant. Ce n'est pas encore prouvé, mais ce n'est pas encore rejeté. Résultat aujourd'hui si ça se trouve c'est toi qui a raison... ou moi... On n'en sait rien.

 

- Mon opinion en tant qu'agronome : c'est la génétique qui détermine si tu es un homme ou une femme, et si les embryons sont au début de sexe femelle c'est car il n'y a pas encore de différenciation des cellules pour les organes reproducteurs. C'est pour cela qu'il faut attendre un peu avant de connaitre le sexe de l'enfant. mais dans les faits tout se joue lors de la fusion entre la membrane de l'ovule et celle du spermatozoïde. Si le gêne apporté par ce dernier est Y alors ça donne un mâle, si c'est un gêne X ce sera une femelle, c'est un point commun chez tous les mammifères. Et s'il y a une erreur quelque part ça donne XXY avec tous les organes et il faut choisir le sexe de l'enfant à ce moment. Les gênes X et Y ont chacun une partie commune et une partie spécifique, et c'est à leur niveau que la sexualité se joue (en tout cas au niveau biologique). Et honnêtement je ne pense pas que l'âme soit sexuée. En même temps dans les évangiles Jésus précise bien qu'au jugement dernier les concepts de sexes n'auront plus aucun sens. Pour moi la sexualisation est un concept de la vie terrestre, et est abandonné au moment où l'âme se détache du corps (et au passage c'est un argument supplémentaire pour moi sur l'égalité fondamentale qui existe entre les humains). Et je ne pense pas que l'homosexualité doive être dédramatisée, dans la mesure où ce n'est pas une tare. En tout si c'en est une j'attends qu'on me le prouve, et en attendant j'applique la présomption d'innocence (à défaut d'avoir trouvé un meilleur terme, vu qu'ils ne sont pas suspects) qui correspond à ce que j'en ai vu.

 

- J'ai lu le document "Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire" du 17 Mai 2012, rédigé par la LGBT (et contre signé par plusieurs syndicats comme la FCPE ou la CGT), et dans le chapitre sur l'école primaire (chapitre 4-3 : application au niveau primaire), je suis tombé sur

 

"L'école primaire, un des principaux vecteurs d'intégration sociale, a un rôle déterminant à
jouer pour éduquer contre les LGBTphobies, sensibiliser et prévenir, en utilisant différentes
entrées dans les apprentissages :
- Le questionnement des stéréotypes et des rôles sexués, la déconstruction des
représentations
- L'éducation à la sexualité et la notion de genre"

 

"Le service public doit aborder (…) l’apprentissage du vivre ensemble et de la découverte de la diversité des formes d’attirances affectives ou amoureuses, des revendications d’être et de genre par les élèves, et ce de l’école primaire à l’université."

 


"L’éducation à la sexualité doit être ouverte sur (…) les sentiments, le genre, les orientations sexuelles ou l’identité de genre, et étendue à l’éducation à l’identité, sortant des schémas binaires stricts de genre."

 

"[Il y a] la nécessité d’actions éducatives régulières dans le cadre scolaire dès l’école maternelle."

 

"L’école primaire a un rôle déterminant à jouer pour éduquer contre les LGBTphobies : [par le] questionnement des stéréotypes et des rôles sexués, la déconstruction des représentations, [et]l’éducation à la sexualité et à la notion de genre"

 

Alors ce n'est qu'un extrait (le copier coller de pdf est à chier, mais tu devrais pouvoir le trouver si tu ne l'as pas) mais il ne me plait pas du tout, je lis clairement une volonté d'éduquer à la sexualité et à la notion de genre, et je t'ai dis ce que je pense de cette dernière. Ils peuvent se défendre de demander des séquences sur l'homosexualité, je sais ce que je viens de lire ici. Et vu l'importance de la LGBT aujourd'hui tu ne m'en voudras pas de rester méfiant (même si retirer son enfant de l'école n'est pas une bonne idée). Après comme je l'ai dit on verra une fois ces cours en place.

 

Pourtant je peux t'assurer que l'éducation que tu présentes me plairait beaucoup, je n'ai aucune attirance pour les femmes qui ne s'affirment pas. Quand je fais une connerie ou que je dis un truc désagréable j'ai envie qu'elle me le dise, pas qu'elle reste blessée alors que ça peut être un simple malentendu. La vie en couple c'est vivre avec quelqu'un, mais pas uniquement pour quelqu'un.

Syphodias
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Syphodias
Ah... Je suis content que ça t'ai fait plaisir ! C'était un peu le but pour ne rien te cacher, j'ai lu dans les précédents coms que tu avais l'impression d'avoir perdu ton temps, je tenais à te rassurer dans la mesure de mes moyens avec ce petit message.
Je vais m'arrêter là, parce que mis à part le post, je trouve les commentaires très intéressants et j'ai comme l'impression de faire tache au milieu. Et de toute façons, le message est passé, c'est l'essentiel. :)
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

@Syphodias :

O_______O
Parce que j’ai des fanboys ? :lol:
Pour les haters, bon, ça, j’étais à peu près sûr. A priori, je me donne beaucoup de mal pour…
Mais des fanboys… si cette idée devait arriver un jour jusqu’à mon cerveau, je risquerais de ne plus oser écrire ceci ou cela pour être sûr de ne pas en froisser ni en perdre en route. Ça deviendrait problématique. Heureusement que pour arriver jusqu’à mon cerveau, c’est un peu la bataille du Sanctuaire…

Un immense merci pour ce message inattendu. Tu dois le savoir, je suis nul pour tout ce qui est « réactions aux compliments », mais waow, tu sais trouver les mots pour regonfler une motivation à bloc, toi ! Je devrais garder une copie en fichier texte pour les (nombreux) moments de creux de vague… J’espère ne jamais (trop) te décevoir à l’avenir et me montrer toujours digne de l’intérêt que tu portes à mes écrits (même si - je préfère le rappeler parce que ce n’est pas évident – le blog est officiellement « fermé » depuis septembre, faute de temps à y consacrer, ce qui implique que les quelques vrais articles qui y sont publiés de temps en temps sont plus des exceptions que des règles, hélas… j’en ai encore trois en attente d’écriture, et après… je ne sais pas trop. En même temps, en septembre, j’avais annoncé que je n’en avais plus que quatre à finir et on connait le résultat… Mais trêve de racontage de vie !).

Je suis vraiment heureux, en tout cas, que tu mettes le doigt sur le fait qu’au-delà du troll, j’essaie de faire en sorte qu’il y ait toujours (ou disons, dans 95% des cas) un vrai fond derrière, une vraie réflexion (ou disons : une réflexion tout court, ce sera déjà pas mal), et je ne suis pas certain que tous les lecteurs s'en rendent compte, en fait. 

Au risque de me répéter, un immense merci d’avoir pris la plume le temps d’un com’. Ça n’a peut-être l’air de rien de ton côté mais vu d’ici, c’est un super cadeau.

Syphodias
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Syphodias
Bon, je crois que c'est le moment de sortir de ma cachette et de dire à quel point je t'aime.
Ça fait un petit moment que je consulte régulièrement la C&B, presque un an il me semble. Le premier article que j'ai lu m'avait ouvert les yeux sur le génie de Kurumada-sensei et de ses légendaires visages de face vu de trois quart, et j'ai encore le souvenir de m'être marré comme rarement devant mon ordinateur. Forcément je t'ai ajouté à mes favoris et je savourais l'intégralité de tes post, avec un "like" en prime (quel bon fanboy je suis) ! ;)

Et là, tu nous sors un petit chef-d'oeuvre... Malgré la longueur, il est très agréable à lire, d'autant plus qu'il porte à réflexion. C'est un peu ce qui fait le charme de ton blog, tes petites envolées humoristiques cachent toujours un sujet intéressant, on n'a jamais l’impression d'avoir perdu son temps après lecture. Et en plus tu varies le contenu, en partageant tes coups de cœur (un peu de culture n'a jamais fait de mal), mais aussi avec des posts plus sérieux, notamment "Evangelion/Final Fantasy 7" qui a dû te prendre un temps colossal, mais quel bonheur à lire ! :). Je pense pas qu'il soit nécessaire que j'en rajoute sur ce post, tu as tout dit, et bien mieux que je n'aurais pu le faire. :)

D'ordinaire je ne commente pas, je me contente d'un petit "like", c'est plus facile, mais vu le temps et l'énergie que tu dépenses pour ce blog, je me sens obligé de le faire, ne serait-ce que pour te remercier et t'encourager à continuer, car c'est toujours un plaisir de voir que tu as publié un nouveau post.
En espérant que tout cela dure encore ! :)

Un Fanboy (un de plus parmi tous ceux que tu as).
Luciole
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Luciole

Réponse rapide à Papi Culo : Je te rassure j'ai bien vu que c'était du second degré, ne serait-ce que parce qu'il n'y a presque que ça sur ce blog. Je ne lui ai pas reproché d'avoir attaqué ma religion (sur internet à ce niveau il serait plutôt un petit joueur en plus), mais juste d'en avoir trop fait. Mais j'ai bien dit (en tout cas j'espère l'avoir dit de façon compréhensible) que c'était une réaction sur le coup, et donc à chaud, mais que je ne comptais pas me fâcher réellement. C'était pas une question d'attaque contre ma religion, quand tu as entendu : "Mon père n'entre jamais dans une cathédrale car c'est scandaleux tous ces gens morts pour les construire" ou encore "Si je veux garder ma casquette dans une église je la garde,et le curée il a pas intérêt à venir m'em... avec", ce n'est pas la prose de Liehd qui passera pour une vrai attaque (en plus sur internet il y a pas mal de perles à ce niveau). C'est un problème des discussions sur internet selon moi, en ne voyant pas l'interlocuteur en face de soi on voit difficilement son état d'esprit. En tout cas ce n'est pas encore cette fois que j'ai eu la bave aux lèvres.

Liehd : la vrai réponse viendra demain soir (j'espère). Vu que je signe pour mon nouveau poste demain j'ai pas mal de trucs à préparer, et je me vois mal te répondre de mon nouveau bureau, d'autant que j'aimerais le faire bien, aussi bien pour réagir sur le lien entre Foi et Religion, que sur ta deuxième partie.
Sur la question du fondement du gender, j'ai trouvé ce lien (http://www.sciencesh...s_fr_27748.html). Ça manque parfois de précision mais les autres textes sont trop vagues ou trop partisans (même si parler de la pornographie ou du SM comme une sexualité me gêne un peu).

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
L'avis d'un illustre banni : Papi Culo. Qui réussit l'exploit de faire plus long que moi... O_______O


Pavé lu d'une traite hier soir malgré la difficulté de l'exercice (en mode ninja, assis entre la prise du salon et l'angle du canapé!) et complètement approuvé! Du grand Liehd ! L'autre jour je te sentais un peu sceptique quand j'évoquais le complot neptunien, mais je vois que l'idée a fait son chemin et que quelques recherches éclairées sur le net t'ont enfin apporté la lumière!

Enfin plus sérieusement, un grand merci pour cette tartine qui vient à point nommé pour me regonfler en cette périodicité de grand doutage sur l'intelligibilité et la moralitude du jôre humanidé. Parce que moi aussi, comme EUX, je rêverais d'être homophobe, macho, haineux, raciste, extrémiste, fanatique religieux (je met le gundamnisme et le boobisme de côté étant donné qu'aucune de ces religions n'est reconnue en tant que telle par les autorités compétentes en la matière), influençable, ou même paranoïaque, en proie aux théories du conspiracy de tous bords, et particulièrement celle du complot reptilien, qui en plus d'étayer parfaitement les thèses sionistes et du theory of jôre lors des dîners mondains ou des discussions sous le manteau à la sortie des écoles, dégage, il faut l'avouer, une classe certaine! B) Plus en tout cas que les complots réchauffés de banquiers, figures politiques et autres gens du PAF, tous plus juifs les uns que les autres, désireux de réduire de 90% la population mondiale en stérilisant les uns sous couvert d'endiguer des pandémies aviaires, en vantant les mérites de l'homosexualité chez les autres, et en filant des cancers ou des avions de chasse aux plus récalcitrants, dans le but avoué de coloniser mars pour y cultiver des tomates, et ce avant que l'homme n'ait épuisé toutes les ressources pétrolières de ce monde, auquel cas ce beau rêve ne pourra bien évidemment pas prendre forme (si si, il y a une vraie logique derrière cette séquence improbable, je te filerai le lien ).

Franchement ce serait bien pratique parfois que de se comporter comme tant d'autres connards... J'aurais enfin l'impression d'appartenir à une communauté, faire partie du groupe fermé de "ceux qui savent", je pourrais dès lors vomir ma bile sur tous les mécréants n'ayant pas le bon goût de partager mes convictions radicales sans pour autant me sentir en conflit avec ma conscience, puisque de toute façon les bougnoules sont tous des connards, à fortiori si ils sont juifs, PD, prêtres, chinetoques, otakus, ou intermittents du spectacle, le cumul des mandats n'effrayant plus grand monde de nos jours tant que c'est pour la bonne cause et que l'on a l'aval d'un Tout-Puissant finalement assez peu contrariant pour justifier nos actes les plus vils en pointant du doigt la différence de l'autre qui a elle-seule justifie tous les comportements extrémistes du monde. Je m'auto-satisferais des "mais comment t'as trop raison papi!! Nique sa mère ce sale *feuj/arabe/blanc/PD/intello!!!" de la part de mes congénères antidreyfusards ayant comme moi besoin de boucs émissaires, de gourous, de martyres, de contextes socio-économiques difficiles et de théories anxiogènes pour exprimer toute leur grandeur d'âme, que ce soit à travers la violence, le racisme, le machisme, l'obscurantisme, l'extrémisme religieux ou politique, ou plus généralement la peur de cet autre qui ne nous ressemble pas, autant de vieilles valeurs qui se sont perdues en route mais qui reviennent plus que jamais à la mode et en force! Ça me ferait des vacances parfois que de laisser à d'autres le soin de penser pour moi et me dicter ma ligne de conduite ainsi que celle de mes rejetons à base de slogans fédérateurs du type "vaincre ou s'instruire, il faut choisir!" Quand comme tu le dépeins on risque une luxation du cerveau bien pénible à vouloir trop réfléchir sur des sujets de société qui nous dépassent entre deux épisodes des Anges, tout comme ces bobos qui se croient supérieurs parcequ'ils peuvent débattre dans un Français à peu près correct sans en venir aux insultes qui font pourtant tout le sel de ces joutes verbales... Mais "nik ta mer" j'ai envie de dire!! osef de l'orthographe et des belles phrases sale youpin! Et on nous a déjà informés sur le site de la JRE que des gens intelligents et sans doute à la solde de Sion allaient venir nous expliquer que la théorie du djendeur c'est du bouleshite et que tout celà ne serait qu'une machination orchestrée par des groupuscules d'extrême-droite, dans l'unique but de décrédibiliser notre mouvement citoyen avant-gardiste. Mouais... Tout ce que je sais c'est que l'oncle d'un ami, pourtant pas une lumière, s'en est fait une de luxation du cerveau, et il m'a dit que ça faisait super mal aux couilles! Alors par pitié laissons tout ça aux gauchos et aux bien pensants, qu'ils aillent tous se faire enculer sur les ruines de Babylone si vous me passez l'expression!

Vraiment, moi aussi j'aimerais pouvoir me rallier aux extrêmes, la vie n'en serait que plus piquante! Seulement voilà, je suis né Français d'un père Franco-sicilien et d'une mère Franco-réunionnaise. Je suis catholique et baptisé mais non pratiquant, ce qui ne m'empêche pas de prier régulièrement quand j'en ressens le besoin. Ma mère, ayant grandi avec un père témoin de Géhova et quelque peu tortionnaire, m'a inculqué très jeune que la foi est quelque chose qu'on a en soi, que l'on n'est pas obligés de mettre un nom dessus, qu'il y a du bon et du mauvais dans toutes les religions, et qu'il vaut mieux parfois faire confiance à son cœur que de suivre à la lettre des concepts parfois idiots ou de détourner des textes saints pour se donner bonne conscience après avoir accompli les pires horreurs lors de croisades ou de guerres guerres saintes, et souvent se dédouaner d'avoir un fond profondément mauvais et rancunier. Elle m'a appris également que tous les hommes naissent égaux et qu'on ne juge pas une personne sur sa couleur de peau ou sa confession, mais selon ses valeurs humaines. Un Dalaï-lama, un Gandhi, un Mandela ou un Abbé Pierre valent infiniment mieux qu'un petit connard qui se fend de rire à balancer un chat contre un mur pour faire le buzz sur youtube, et ce quelque soit son origine ou sa religion. Mais certaines personnes ne doutant vraiment de rien sont capables de remettre en cause même de telles évidences tant que ça peut appuyer leur point de vue sur une autre affaire n'ayant strictement rien à voir, comme par exemple l'élévation au rang de martyre d'un Dieudonné et sa mise en perspective permanente avec des Mandela et autres Malcom X qui doivent se retourner dans leurs tombes...

Enfin bref, pour continuer dans le déballage de vie privée, on est une très grande famille, ce qui fait que j'ai beaucoup de cousins et cousines catholiques, mais aussi des cousins musulmans, juifs ou athées, et pareillement j'ai des amis catholiques, musulmans, juifs, bouddhistes et athées. Je ne connais même pas la confession de certains d'entre eux et je m'en moque, car si ils sont mes amis c'est que je les estime, leur religion ou leurs opinions politiques sont le cadet de mes soucis car je n'ai pas besoin de ça pour savoir si une personne a bon ou mauvais fond et si je l'apprécie ou pas. Et si il y a une chose que je sais c'est qu'il n'y a aucunement besoin de faire partie d'une ethnie ou d'un courant de pensée particulier pour être un connard. J'aime le mélange des cultures et partager des points de vue et éclairages différents avec les personnes que j'apprécie, et je m'écarte rapidement des personnes aux tendances extrémistes et à la vision étriquée. Ils sont heureusement rares et j'essaye toujours dans un premier temps de creuser, de comprendre d'où viennent ces comportements et pourquoi ils en sont venus à ces extrêmes, mais certains sont incurables et plus ils sont loins de moi, mieux je m'en porte!...

Sinon j'aime les animaux et je le dis sans honte, beaucoup d'animaux méritent plus d'égards que beaucoup d'êtres humains... Et pour finir ma mère est en couple avec une femme, je me permet d'en parler ici parce qu'elle ne s'en est jamais cachée et qu'elle n'a sûrement pas à le faire malgré ce qu'en pensent tous les moyennâgeux de la manif pour tous. Je pense que ces derniers auraient tout intérêt à apprendre la tolérance plutôt que de chercher à se persuader que l'école va faire de leurs enfants des homosexuels et qu'ils seront alors obligés de les renier pour rester raccord avec leurs convictions profondes... Et je m'excuse si mes propos en choquent certains, mais je me réserve le droit de ne pas être tolérant envers des idéologies qui prônent elles-mêmes l'intolérance et des valeurs d'un autre temps!

Enfin bref, si j'enlève les homosexuels, les catholiques, les musulmans, les bouddhistes, les athées et les animaux, que me reste-t'il pour nourrir mes pulsions extrémistes?... Les Esquimaux?? Si je suis persuadé que ce sont des gens détestables et dignes de toute ma rancœur je n'en connais malheureusement pas... Les arbres?? Je pense que leur génocide dure depuis bien longtemps et qu'ils ont aujourd'hui suffisamment payé leur tribut pour avoir abrité la pomme originelle. Je n'ai pas envie de rentrer dans cette idéologie trop commune voire un peu has been... Les femmes?? Je les ai toujours trouvé plus respectables en proportion que les hommes, je dois sans doute ça au fait d'avoir eu une mère géniale et qui m'a toujours appris à les respecter. Comme quoi on peut être boobiste et profondément respectueux de la femme, qui pour moi est globalement supérieure à l'homme, principalement d'un point de vue moral, mais les paroles de la chanson Miss Maggie de Renaud résument parfaitement mon point de vue à ce sujet. Du coup je suis un peu dans une impasse et si quelqu'un peut m'aider à trouver un crédo c'est volontiers...

Et puis l'on s'interroge sur les méthodes des militants du JRE, mais quoi de moins étonnant quand toute une génération a été conditionnée à "aimer si tu pleures quand tu es triste", à croire que si tu renvoies ce sms à 30 de tes contacts quelqu'un que tu ne connais pas viendras sonner à ta porte pour t'amener le colis que tu as commandé sur La Redoute 3 jours auparavant, ou qu'en envoyant "cocu" au 61212 tu sauras si Killian est en train de tremper la saucisse chez cette salope de Samantha ou chez cette grosse pute de Yasmine. Il y avait des signes pré-coureurs quand même... C'était évident que d'autres personnes moins bien intentionnées et motivés par autre chose qu'une simple soif d'argent allaient se positionner sur le créneau... Wake up quoi!!!... ><

Quant au fait que l'homme n'a pas marché sur la lune, que les dinosaures n'ont jamais existé, et que la Terre est plate, j'ai envie de dire "of couuuuurse!!! obvious, capt'n obvious!" Les textes saints l'auraient dit si il en était autrement, et quand bien même, même le meilleur des Dieux a ses moments de faiblesse quand il contemple son œuvre et se rend compte qu'outre la beauté de sa création il a aussi créé un monstre avide de richesses, de pouvoir, de guerre, et de sang. Et puis rappelons que du sang à 12,5° coule dans ses veines, un taux extrêmement élevé même pour le plus robuste des vikings, il a lui aussi le droit de se tromper à l'occasion, ne lui jetons pas la pierre! (je précise, si Luciole me lit, que ce passage blasphématoire est à prendre au 36ème degré!)

Et enfin, en tant que parent je voulais te redire un grand merci Boubouche, parce que loin des clichés de ceux qui parlent de la paternité et du difficile métier de parent sans rien en savoir, tu énonces beaucoup de vérités simples que bien des parents ont perdues de vue ou qu'ils n'ont simplement jamais intégrées. J'ai été un peu chagriné par la réaction de Luciole, car en tant que catholique je n'ai pas senti ma religion attaquée et stigmatisée une seule seconde, et le connaissant un peu je suis surpris qu'il n'ait pas saisi le second degré et la carricature de tes propos. Mais ce n'est pas le sujet et je tiens à te remercier encore une fois (!) de te dresser contre la psychose ambiante avec ce texte qui mériterait d'avoir la même visibilité qu'un "J'accuse!" et qui j'espère fera réfléchir les gens un minimum sensés perdus dans le flot d'immondices ambiant.

Et un énorme merci à Bibiche pour la barre de rire et sa réponse décapante au parent d'élève! Magnifique répartie, j'étais plié en deux! Il faudrait plus de professeurs vraiment impliqués comme toi, peut-être qu'il y aurait moins d'échecs scolaires, même si malheureusement c'est souvent plus au niveau du foyer que l'éducation et les repères font défaut...

En tout cas vous êtes un couple génial et si vous vous présentez en tant que couple présidentiel je vote pour vous direct!!

Un fan.

PS: pour finir sur une note un peu plus optimiste, je pense que l'on passe trop de temps sur internet et que du coup l'on se rend trop compte de la détresse morale de certains chez qui l'activisme va souvent de paire. Mais je pense que tous ces réseaux sociaux amplifient leur voix et que ça reste somme toute une minorité de personne, loin des clivages qui ont divisé la France lors de l'affaire Dreyfus ou des grandes guerres. Je pense qu'on est encore une large majorité de gens biens et que la plupart ne prennent pas la peine, sans doute à raison, de s'immiscer dans ces guerres de quéquettes, d'idéologie, et de religion. Du moins j'ose l'espérer!...
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Yaden :

Ha ben tu ne peux pas l’avoir trouvé aussi long que moi… ;) J’ai cru que je n’en viendrai jamais à bout. Ne serait-ce que parce que bon, troller Miyazaki, c’est rigolo à faire. Alors que ça, pas du tout.
Et comme d’habitude, au moment de me lancer, je me suis dit « aller, je bidouille un truc à l’arrache, ça n’en mérite pas plus ». Et comme d’habitude, les choses m’ont vite échappé. Au départ il n’était pas question que ce soit drôle, j’ai ajouté les vannes conspirationnistes en cours de route pour « habiller un peu ». Du coup, il n’y avait pas les paragraphes de « prologue » à répétition, on entrait vite dans la charge anti-parents laxistes. Mais le sujet étant ce qu’il est, je n’ai pas pu me résoudre à sabrer.

Mouvement peu suivi, certes, mais suffisamment quand même pour poser problème. Surtout, c’est un mouvement naissant, et qui sait s’il ne va pas faire tache d’huile dans les mois à venir. Qui plus est, la virulence des militants est inversement proportionnelle à leur nombre, et ça fait froid dans le dos…
Quant aux succubes à l’Ecole, c’est encore en pourparlers. Les grands pontes de l’Education Nationale ne savent pas sur quelle base les rémunérer, ni en quelle qualité…


@Luciole :


Sur la forme, effectivement, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère, j’assume, mais ça reste gentillet : je me moque sans (trop de) vulgarité, ce n’est pas bien méchant quand même, j’aurais pu faire bien pire, voire choisir le registre de la condamnation frontale, au lieu de me contenter de faire mon sale gosse, ça aurait été d’autant plus violent. Alors bien sûr, j’aurais pu être plus constructif aussi mais comme l’écrivait l’auteure d’une très bonne web-chronique sur ce sujet : « il y a un moment où on n’a plus envie d’essayer de discuter, parce qu’on sait que ce sera inutile et parce que trop, c’est trop » (ou quelque chose dans ce ton-là). Même le site La Croix, pourtant Chrétien et Catholique (ou quelque chose dans ce ton-là aussi) y est allé de ses articles désapprobateurs, qui n’ont pas été sans entraîner des commentaires désobligeants :

http://aide-a-l-ecol...nts/2014/02/05/

Qui plus est, note qu’à toutes fins utiles, même si je fais mention du Christ ou de Dieu, aucune de mes moqueries ne visent directement l’un ou l’autre. Comme je le suggérais précédemment, elles visent « un certain type de croyants » et « une certaine façon de vivre sa religion », et j’espère que pour le lecteur, c’est assez clair. La nuance est de taille, mais si le jour du Jugement, je suis invité à répondre de mes propos, je le ferais avec plaisir et sans me défiler, trop heureux que je serais de découvrir « qu’il existe quelque chose finalement ! ».

Il y a de tout, dans mon papier : des Chrétiens, des Athées, des Musulmans, des Juifs, etc... Comme je te l’ai dit également, j’ai emballé tout le monde dans le même papier cadeau. La référence à l’Inquisition, cependant, s’imposait, sur un plan tout ce qu’il y a de sérieux ; or de cela non plus, je ne suis pas responsable. Ça a existé, avec les dérives que l’on sait, et ce qui se passe aujourd’hui n’est pas bien différent. Ne pas établir de lien aurait été de mauvais aloi. Il y a des choses qu’on se doit de rappeler, et je regrette que la longueur de l’article m’ait contraint à traiter la question de manière trop synthétique.

Je ne crois pas que nous vivions dans un pays anticlérical, pour reprendre tes mots. Nous vivons dans un pays laïque, où il existe effectivement des groupes anticléricaux, comme il existe des groupes religieux. Mais globalement, tout le monde est libre de pratiquer ou de ne pas pratiquer du moment qu’il n’embête pas les autres… perso, je n’ai pas eu d’éducation religieuse, ni d’éducation antireligieuse non plus (une éducation OSEF, en somme :D ).

Pour ce qui est du distinguo a établir entre foi et religion, si je me lance, je suis reparti pour un nouveau pavé (et j’aimerais bien avancer un peu sur mon article pour réhabiliter Albator aux yeux de son public), donc je vais essayer de résumer, à contrecœur : si le principe de la Foi tient, justement, de la croyance en un élément conceptuel non-prouvé, la Foi en Dieu ne peut exister qu’en l’absence de preuves, et exclut par extension toute potentielle « remise en cause ». La Foi ne saurait tolérer celle-ci, sans quoi elle ne serait plus Foi. Ça, je l’intègre et le respecte. Mais la Foi doit-elle être étendue à la Religion ? Ou plus explicitement : la Foi tournée non vers Dieu ou ses « extensions », mais vers les doctrines qui en font des objets de vénération est-elle légitime - et n’est-elle pas blasphématoire, dans la mesure où elle met sur un pied d’égalité Etres Supérieurs et préceptes humains pour honorer ceux-ci (car il me semble que les principes mécaniques qui structurent les religions ne sont pas détaillés de manière opératoire dans les textes Saints) ? Quoi qu’il en soit, si l’on ne peut, par définition, remettre en cause la Foi visant Dieu, en est-il de même pour la Foi en une Religion, alors que Dieu et Religions ne sont pas synonymes, et que chacune de ces dernières a connu son lot de dérives humano-humaines à travers les siècles, comme autant de discrédits potentiels ? Par extension encore : a-t-on besoin de la Religion pour avoir Foi en Dieu ? Ne peut-il pas exister une Foi en l’Etre Divin qui surpasse la Foi en la Religion (ou, en tout cas, qui s’en passe) ? Et n’existe-t-il pas des individus qui ont foi en leur Religion plus qu’en l’Objet de celle-ci ? ça fait beaucoup de questions mais la plupart contiennent leur réponse en elle-même. Quant aux implications de ces réponses, elles sont nombreuses, fondamentales, propres à appeler un repositionnement des croyants de tous bords par rapport à la façon dont ils croient.
Car si Dieu et la Religion ne sont pas synonymes, qui nous dit qu’honorer la seconde revient à honorer lePpremier ? Qui nous dit, même, que la seconde n’entre pas en contradiction (partielle ou totale) avec ledit Premier ?
Mais oups, je suis lancé, j’arrête là avant qu’on ne puisse plus me stopper.

Et pour la deuxième partie :

- « Déconstruire les acquis culturels qui sont à la base des inégalités entre hommes et femmes », pour te citer, ça ne te semble pas souhaitable ? J’attire au passage ton attention sur le terme « culturel », qui exprime bien ce qu’il veut exprimer, et s’oppose (ou pas loin) au concept de « naturel ».

- La question est : ce qui est assimilé à la théorie du genre prétend-il qu’hommes et femmes ne sont QUE des constructions culturelles, ou bien affirme-t-il qu’ils le sont en grande partie ? ça vaudrait le coup de se renseigner, parce que la validité de ces thèses se joue là. Or je n’arrive pas à imaginer que des individus pourraient être assez stupides pour prôner sérieusement que les différences entre hommes et femmes ne sont QUE culturelles. Je suis sûr que ça existe, mais j’ose espérer qu’il ne s’agit là que de minorités, comme ce qu’on observe du côté des militants des JRE. Après, bien sûr qu’il existe des différences biologiques, même si leur influence sur nos comportements est sans doute beaucoup moins marquée qu’on ne l’a jadis prétendu (on est en train de revenir scientifiquement du : « les femmes peuvent faire plusieurs choses à la fois, mais sont nulles en sens de l’orientation »)… Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les autres mammifères du règne animalier : même s’il existe toujours des exceptions, on voit bien que les rôles mâles-femelles sont clairement définis par leur genre et répartis en fonction des aptitudes spécifiques à chacun de ceux-ci. Ce qui relève de l’état naturel, chez nous, c’est ça. Et encore ce « ça » est-il conditionné par l’environnement immédiat des espèces : la définition des rôles et leur répartition ne se fait pas dans l’absolu, mais en fonction de ce dernier. Or, et c’est là qu’il y a un schisme, l’être humain ne vit plus « à l’état de nature ». Au fil des siècles, il s’est construit un environnement aux règles et impératifs différents, voire qui entrent en contradiction avec l’état initial de ce dernier. Il est donc « naturel » que la façon qu’à l’être humain de définir et répartir les rôles évolue en fonction de ce nouvel environnement, et donc que cet environnement conditionne homme et femmes, jusque dans leur façon de se concevoir. On retombe sur l’influence de l’acquis comme plus importante que l’influence de l’inné. Mais ça ne s’arrête pas là, car l’être humain n’est pas un animal comme les autres : il est ce qu’on appelle un « animal social ». Ce qui veut dire que s’il possède encore des caractéristiques communes avec l’animal (physiquement, évidemment, ça n’a pas cessé d’en être un), il possède aussi une part de lui qui est purement « conceptuelle » et qui n’existe que parce qu’elle se transmet à travers les âges non pas génétiquement, mais par l’éducation : la culture, le langage, l’histoire… Or cette part de nous-mêmes, qui échappe au champ du « naturel » (voire, au risque de me répéter, s’y oppose parfois), fait que nous y échappons également, par ricochet… ou, en tout cas, fait qu’elle nous donne la possibilité d’y échapper : en effet, en prenant conscience des conditionnements dont nous sommes les produits, nous pouvons décider, dans une certaine mesure, soit d’y adhérer volontairement, soit de les laisser de côté, de les dépasser parce qu’on considère individuellement « qu’ils ne nous correspondent pas ». Et c’est, plus que toute autre chose, cette possibilité qui définit l’être humain, tout comme c’est le fait qu’il l’exploite ou non qui définira son degré « d’humanité » (en ce sens que c’est ce qui l’éloigne de son animalité initiale). Pour toutes ces raisons, la déconstruction raisonnée (et au bon moment) des stéréotypes me paraît non seulement souhaitable, mais indispensable si nous voulons que notre espèce survive à long terme.

- D’un autre côté, on peut renverser le problème. Dieu aussi n’est scientifiquement « qu’une théorie ». Ça n’empêche pas le catéchisme. Et quand bien même, si tu veux que je parle le langage de la Foi, est-ce bien la génétique ou le genre qui détermine ce que sont les hommes et les femmes ? Ou bien l’âme immortelle qui préexiste et qui est insufflée dans cette mécanique de chair pour l’animer ? Or dans la mesure où durant ses premiers jours, le fœtus est forcément de sexe féminin, et que ce n’est qu’après un certain temps que celui-ci évolue ou non en sexe masculin, qu’est-ce qui empêche les « erreurs d’aiguillages » ? Et si une âme féminine se trouvait par mégarde incarnée dans un corps masculin ? Ou le contraire ? Cela ne pourrait-il pas expliquer l’homosexualité en la dédramatisant ? Au-delà, est-ce que ça n’invalide pas la théorie qui voudrait que notre genre détermine qui nous sommes, tout en restant pourtant dans le domaine du religieux ?

- Quoi qu’il en soit, le gender ne sera pas enseigné ni dans les petites classes, ni dans les grandes. On y enseignera, par contre, que garçons et filles sont égaux, et c’est une très bonne chose, n’en déplaise aux mâles dominants qui aimaient avoir des esclaves personnels et qui refusaient d’approcher d’un torchon à vaisselle. Je n’ai pas besoin d’attendre la confirmation de Bibiche vu que je bosse moi-même dans ce milieu, et que mon job consiste en grande partie à m’infuser toutes les circulaires pondues par l’état ou par le rectorat (et j’ai bien du mérite). Cette fameuse théorie du genre chimérique, on l’a tous découverte avec la première JRE. C’est dire.

Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Désolé d’avoir été trop long… et paradoxalement trop synthétique aussi ! J’espère avoir été compréhensible malgré tout. ;)
Yaden
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Yaden
Post utile mais que j'ai pour une fois trouvé trop long. Après quelques lignes on comprend bien où tu veux en venir, et la suite est une accumulation d'arguments qui vont tous dans le même sens (n'hésite pas à me corriger si ce n'est pas le cas: je n'ai pas lu jusqu'au bout, du moins pas rigoureusement).

Concernant le sujet lui-même, j'ai vu un reportage dessus, sur TF1 je crois. On apprend avec soulagement que le mouvement est extrêmement peu suivi, et le journaliste rappelle en voix off que rien n'appuie les conneries de cette femme dont le nom est dans le communiqué que tu cites (flemme de remonter :P ). Dans le même temps ils interviewent cette dame et lui donnent une tribune...

Sur ce, je vais faire mon cartable, car j'ai appris d'un article très sérieux que des succubes m'attendaient à l'école pour dévorer mon âme (et autres, d'après leur réputation ;) ), je ne voudrais pas les faire attendre. L'auteur avait des mains carrées, donc ce qu'il raconte doit être vrai :ninja:
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Noiraude :

Le respect hilare, c’est le plus beau de tous les respects du monde. :D



@Chris :

- Ces adresses-là ne marchent pas, mais il en existe des tas d’autres dans le genre, qui fonctionne parfaitement. Et crois-le ou non : c’est bien dommage !

- On peut, effectivement, colorier des traités de psychologie. Mais le faire sans dépasser, c’est tout de suite plus compliqué.

- Anthony Head, best teacher extra-terrestre ex-documentaliste chasseur de vampire EVER. Un beau CV, mais il faut dire qu’il est anglais. Et il paraît que les anglais sont tous comme ça. ;)

- Call of Duty Manif’ pour Tous. Je crois que tu tiens là un concept en or massif. En tout cas, si ça sortait, j’achèterais une console exprès pour y jouer !



@Olive :

Non seulement j’ai écrit tout ça mais je l’ai fait en cachette sur mon lieu de travail, sans sacrifier ni la quantité, ni la qualité des services auxquels ma fonction me destine. Raison pour laquelle ça m’a pris la semaine… Merci pour l’inquiétude… et pour les compliments !
J’ai vraiment posté cet article au désespoir en me disant : ce coup-ci, c’est le dernier des derniers, de toute façon je ne serais pas lu. Ces nombreux retours positifs arrivent donc à point nommé !



@Ladanette :

C’est le paradoxe : j’aurais sans doute fait un curé du tonnerre, avec des prêches comme ça… pas forcément populaire, par contre, mais bon. L’absence de foi a étouffé dans l’œuf une belle carrière. B)
Blague à part, merci à toi aussi pour ces beaux compliments. Le seul fait d’avoir lu tout ça jusqu’au bout aurait suffit, en la matière… alors avec un tel choix de mots, je ne peux que… bon sang mais c’est pas faut d’avoir répété que je ne savais pas les gérer, les compliments ! :lol:


@Geoffrey :

Que dire que je n’aie pas dit à tes précédents camarades ? Hé ben déjà, que ça fait plaisir de te lire, vu que tu es un de ceux qui suivent le plus sérieusement ce blog, ces derniers temps, mais toujours en silence… je suis ravi d’avoir réussi à te pousser à sortir de ta « réserve » et j’apprécie la valeur de la chose, sois-en certain !

Pour ce qui est de Spielberg (ça sonne un peu lobby juif, comme non, ça, vous ne trouvez pas ? COINCIDENCE ? !), effectivement, j’aurais dû évoquer ses films qui sont autant de propagande scientiste destinée à préparer le terrain à l’Education Nationale (ce qu’heureusement, les Mormons ont bien compris). Quant au Grand Ancien à la chevelure blonde, si nombreux sont ceux qui attendent son retour (il aurait déjà ressuscité une fois, effectivement), certaines sectes extrémistes sont fermement convaincues que ce sera pour cette année. Mais chut. ON NOUS LIT PEUT-ETRE !



@izis7r :

J’ai l’esprit assez vicieux pour aller leur poster ça direct sur leur page Facebook un de ces jours, en fait, mais je doute que cela produirait le moindre effet positif (à part quelques nouveaux commentaires marrants)… A posteriori, je me suis demandé « mais qui je vise, au fait ? »… parce que bon, rendons-nous à l’évidence, les individus que ce texte évoquent se braqueraient d’office (quand bien même aurais-je été plus nuancé que ça n’y aurait rien changé). Alors disons que ce texte vise les indécis, en essayant de montrer en quoi « ce camp-là » peut-être tragiquement grotesque, et potentiellement dangereux.
Mais bon. Tout ça, c’est un peu du blabla.
Tu as ris et c’est l’essentiel ! : )


@P.Y.T. :

Il existe, effectivement, des minorités culturellement fragilisées qui représentent une proie facile pour ces agitateurs, parce qu’ils ne conçoivent pas que ces gens (qui ont sans doute développé des trésors d’imagination pour gagner leur confiance) puissent leur mentir ou les utiliser. Mais en passant du temps sur la page FB des JRE, ou en lisant les commentaires des articles que j’ai parcourus ça et là, j’ai pu constater qu’ils ne constituaient pas le gros du mouvement (ou alors la part immergée de l’iceberg). Une grande partie des gens que j’ai lus ont une certaine instruction, un certain bagage, relatif mais réel, ce qui laisse supposer qu’ils se laissent manipuler à dessein, parce que ça les arrange aussi, au bout du compte. Pour eux, il est commode de ne plus faire d’efforts, surtout si ça les conforte dans leur conception du monde (et dans leur certitude de faire partie des Justes, peu importe comment ils appellent ça…).


@Dranzer :

Domo arigato, Dranzer Sama !
Intelligents ou clairvoyants, je ne sais pas… mais une chose est sûre : on ne peut pas nous reprocher de ne pas essayer de faire de notre mieux ! ;)
Un grand grand merci à toi également !


@Corwin :

Pour ajouter de l’eau à ce moulin : la leader du mouvement a conclu l’une de ses dernières interventions sur Facebook par « vaincre ou mourir ».

Ben ça fait un peu peur quand même.


@Furieux :

<3 <3 <3
Alors ça aussi, ça me va droit au cœur. Et moi qui croyais que tu me budais… :lol:
N’empêche, Mecha-Hitler, d’une certaine manière, ça vend du rêve. Y’aurait un nanar à kickstarter, là…


@Joniwan :

Excellente synthèse ! ;)


@Migaru :

Nan mais t’es pas bien, toi ? Eduquer c’est fatigant et ça prend du temps !
Malgré tout, j’ai été optimiste, jadis, j’ai vraiment cru en mon prochain (et pour tout dire, je n’arrive pas à arrêter complètement non plus, ce qui explique pourquoi je remets le couvert à chaque fois), mais j’en suis revenu, au moins un peu. Plus le temps passe, plus j’ai l’impression que pour une poignée de gens qui avancent, on a une majorité qui régresse… sur le principe du « on sait ce qu’on perd, pas ce qu’on va trouver ». Gâchis, c’est bien le mot. L’un des mots, en tout cas.
Une nouvelle salve de remerciements exclusifs pour toi.
Comme je le disais plus haut, j’ai vraiment eu un gros coup de déprime après avoir cliqué sur « envoyer », en prenant du recul et en envisageant l’énergie dépensée… mais vous m’avez tous détrompé et je vous en suis très reconnaissant à tous. :wub:


@Conker :

Moi, faire de la politique ? Il ne manquerait plus que ça, tient ! Dieu, Bouddha ou Bigournon-le-grand-lapin-du-chaoos m’en préserve ! Non, je n’ai aucun goût pour la politique : l’être humain étant ce qu’il est (et ne cessant de le démontrer avec empressement, comme ici), je n’y crois plus depuis un bail (si tant est que j’y aie jamais cru, d’ailleurs). Mais la question excède de beaucoup le seul champ du politique. La réduire à celui-ci, c’est grandement sous-estimer la gravité du problème, qui social, philosophique (bouh, un gros mot) voire tout bonnement Humain.

Tu trouves ce texte très facile et c’est ton droit : je t’accorde qu’il l’est quand je m’amuse à employer le registre de langue propre à l’Eglise, ou quand je brocarde les thèses conspirationnistes. Il l’est beaucoup moins, voire pas du tout (du moins est-ce mon point de vue à moi) quand il dresse la liste des manquements parentaux constatés (et encore l’ai-je écourtée). Là, il se contente de constater des réalités. Chaque point nécessiterait un développement, afin de montrer de manière plus explicite en quoi il est problématique, et en quoi « le mal » et « les dégâts » occasionnés sur les enfants sont réels (et profonds), mais l’article était déjà bien assez long comme ça – et qui plus est, je l’ai pensé comme un réquisitoire, pas comme une tentative de dialogue.

Pour te répondre :

- Hommes et femmes sont égaux. De la même façon qu’un droitier et qu’un gaucher sont égaux. De la même façon qu’un grand et un petit son égaux. On peut être « égal » sans être « identique », les deux ne sont pas synonymes. On ne peut même être égal que si l’on n’est pas identique (sans quoi le terme n’aurait aucun sens). Bien sûr, dans les faits, la vie est plus facile pour le droitier, pour celui qui est de taille moyenne, pour celui qui est de sexe masculin, mais ce n’est pas le produit d’un Ordre Naturel, c’est simplement une question de norme, qui elle-même n’est qu’une question de majorité (ou de qui décide). Alors oui, de ce point de vue là, hommes et femmes ne sont pas égaux, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir - en éduquant, principalement – afin qu’on sorte de notre monolithique schéma patriarcal et qu’on considère enfin de la même façon des êtres différents mais de valeur empirique égale. Hommes et femmes ne sont donc pas égaux dans les faits, mais uniquement parce que nous en décidons ainsi, en tant qu’espèce. Mais sur le principe (et l’égalité ne peut être qu’un principe, en ce sens qu’elle n’existe pas à proprement parler à l’état de nature), deux êtres différents mais de même nature ne peuvent qu’être égaux, en terme de valeur. Ce qui, ensuite, établit un distinguo, ce sont les paroles, les actes, et ce qui motive les uns comme les autres… et en la matière, hommes, femmes, grands, petits, droitiers, gauchers, tout le monde est logé à la même enseigne.

Et pour rebondir sur ce que tu écris, bien sûr qu’il faut arriver à faire en sorte que les femmes gagnent autant que les hommes. Mais c’est justement en enseignant l’égalité hommes-femmes à l’Ecole qu’on peut faire bouger les choses dans ce sens. Parce que les enfants d’aujourd’hui seront les PDGs, juristes, etc… de demain. Et voilà pourquoi il est important de le rappeler à ceux qui l’oublient, ou de l’apprendre à ceux qui ne le savent pas.

Tu demandes pourquoi déconstruire des stéréotypes ? La réponse est dans la question : précisément parce que ce sont des stéréotypes, et que nous n’en sommes pas. Ou en tout cas, j’espère que nous avons, tous, l’ambition d’être plus que cela. Parce qu’un stéréotype, ce n’est jamais qu’une caricature, une case, un carcan. Si les stéréotypes sont mauvais dans le domaine du J-RPG en général et de Final Fantasy en particulier, pourquoi devraient-ils être souhaitables dans le cadre du « monde réel » ? Pour autant, les enfants ont besoin de stéréotypes auxquels s’identifier, c’est un fait, et les leur enlever ne serait effectivement pas une si bonne idée qu’elle n’en aurait l’air. Malgré tout, comme tous stéréotypes, pour que l’enfant puisse devenir un adulte sain et équilibrés, il faut qu’il puisse les dépasser un jour… et il faut préparer ce « dépassement » en amont pour le faciliter. Pour ne pas qu’il soit un obstacle ou une souffrance. Et dire aux enfants : « filles ou garçons, vous êtes égaux, vous valez autant les uns que les autres », c’est déjà un beau pas en avant, en la matière. Pas besoin de plus (et, du reste, il n’est pas question de plus dans les programmes).


@Luciole :


Je ne t’oublie pas, mais il est tard alors ce sera pour demain. Je pense, comme Conker, qu’au contraire, ces commentaires et échanges sont une chance pour cet article. Ou, en tout cas, qu’ils le complètent bien en permettant d’aborder ces questions délicates sur un ton plus adulte et plus rationnel…
Migaru
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Migaru
Si les gens mettaient au moins autant d'énergie à éduquer leur progéniture de manière réfléchie et responsable qu'ils n'en mettent pour s'insurger et manifester à la moindre rumeur, alors il y aurait matière à être optimiste.

Pour l'instant, tout ça me semble n'être qu'un immense gâchis...

Cela dit, si tu estimes, toi, avoir gâché ton temps à écrire cet (excellent) article, laisse-moi te dire que, de mon côté, je n'estime pas avoir perdu le mien à le lire. C'était à la fois intéressant et tristement drôle. ;)
Joniwan
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Joniwan
putain de misère humaine.
MrFurieux
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MrFurieux
C'était vraiment drôle et drôlement vrai. Un de tes meilleurs posts, croix de bois croix de fer, si je mens je vais voir Mecha-Hilter.
corwin
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corwin
le général de gaulle se rend dans un salon quelconque, quand il croise un homme qui lui crie "MORT AUX CONS". Le général lui répond "vaste programme"
P.Y.T.
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P.Y.T.
Bibiche approuve ce post alors qu'elle est musulmane (au grand dam de Liehd)
Travaillant dans un bahut où 10 % des enfants (majoritairement musulmans) ont été absents un certain vendredi, j'ai dû répondre ceci à un mail de parent qui me demandait si j'allais enseigner la théorie du genre à son petit : "Monsieur, je suis surprise de votre question. Oui nous allons étudier la théorie du genre en Français : votre enfant reverra la différence entre le genre masculin (le/un) et féminin (la/une) pour les accords des adjectifs de couleur. Par ailleurs nous travaillerons sur la différence entre le genre théâtral et le genre romanesque dans le traitement du dialogue."
Non, les gens ne sont pas cons... ils ne veulent plus faire d'effort !
izis7r
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izis7r
je ne suis pas sur que ceux que tu vises ne te lisent un jour... si ils le faisaient, un jour, auraient ils assez de second degré? j'en doute...
ce n'est pas si grave car j'ai bien ri !
geoffrey
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geoffrey
Je n'ai pas pour habitude de commenter, que ce soit des statuts ou des post de blogs, je me contente d'aimer, c'est beaucoup plus simple pour montrer que j’apprécie un contenue, mais là, il faut dire que tu fais fort. Je me suis marrer de bout en bout, j’espère pouvoir lire d'autre papier de ce genre (hum, c'est amusant). Toujours un plaisir de te lire.
Juste deux petits choses, tu oublies de souligné l'importance et l’instance de Spielberg, dans la théorie des dino, en sortant les Jurassic Park (et pas Ji-Sung, son petit frère) et surtout de l’être derrière tous ça, le grand ancien à la chevelure blonde et au rire des plus particulier (dérangeant peut convenir), qu’on essaye de ressusciter à chaque assemblé impies.
Voilà, je termine sur drolatique.
Conker
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Conker

Tu fais de la politique maintenant Le Gamer aux Mains Carrees :) J'ai trouvé ce texte très....facile et donc moins drôle que d'habitude. Mais c'est ce qu'on fait, on se moque des gens bêtes qui croit à des messages débiles et ensuite, tout les points de vues différents sont décrédibilisés parce qu'on est associé à ces gens.

Sinon, je suis entièrement d'accord avec Luciole. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux (ne me sauter pas dessus, je n'ai jamais dit que l'un ou l'autre était supèrieur, juste on est pas scientifiquement égaux, le terme égal à une signification précise). On se complète. Je sais pas si ils veulent vraiment déconstruire les stéréotypes de différence entre femmes et hommes comme on l'entend ici et là vu qu'avec toutes les conneries qui circulent et qu'on entend, on ne sait plus si il y a quelque chose de vrai la dedans ou si tout est inventé par des extrémistes. Si vraiment il y a une volonté de déconstruction des stéréotypes pour une soi disant égalité, je comprendrai un peu mieux que ça gueule. On pourrait déjà commencer par obligé les entreprises à rémunérer les femmes autant que les hommes au lieu de vouloir déconstruire des stéréotypes. Demander l'équité entre les genre et permettre à chacun de vivre sur un même pied d'égalité, OK. Mais déconstruire les stéréotypes... pourquoi ?

Sinon, il n y a rien d'étonnant à ce que des gens ait cru ces sms, les gens ne réfléchissent pas et sont des moutons. T'as pourtant l'air étonné par la connerie humaine. Tu sais, les gens ont bien avalé que la quenelle était "un salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la shoah", les gens sont cons, il ne réfléchissent plus par eux même.

 

Tes messages sont intéréssants lucioles donc ne continuez pas par MP.

ladanettedu94
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ladanettedu94
Il y a bien des passages virtuoses dans ce texte, mais celui-ci :

"Nous qui n'hésitons pas à les priver d'Ecole (et, par-là même, au droit à l'instruction) sur la foi d'un simple SMS, sans nous soucier des possibles répercutions sur leur scolarité ou sur leur développement.

Nous qui n'avons pas la présence d'esprit d'aller vérifier l'exactitude de l'information relayée.

Nous qui n'avons pas l'intelligence de nous renseigner sur le contenu exact de la théorie contre laquelle on nous a mis en garde - et, à plus forte raison, de nous demander si celle-ci existe ou non.

Nous qui laissons de petits (si petits !) intellectuels autoproclamés et dépourvus tant de conscience morale que de talent faire de nous leurs jouets, exciter nos peurs et nos préjugés, s'improviser gourous de religions sociales dont ils sont les messies - et, ainsi, avec notre bénédiction, voire notre complicité, gagner le pouvoir et la reconnaissance bouffie dont ils rêvent."

est assez phénoménal.
oliveroidubocal
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oliveroidubocal
Euh ... A: T'as vraiment écrit tout ça ou B: le générateur de phrases aléatoires a vraiment progressé (dans la mauvaise direction)? Parce que si c'est la réponse A...Jean Pierre... J'ai pas de mot pour exprimer l'inquiétude que j'ai face à ton talent de malade mental.
Luciole
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Luciole
Pour le premier paragraphe (et la conclusion), il y a le fond et la forme. Là je me doutais que tu ne sortais pas tout de ton chapeau magique, mais ce n'est pas parce que des idiots instrumentalisent la religion que ça donne le droit à autrui de s'en moquer. Qu'on veuille se moquer des imbéciles en question ça ne me dérange pas, mais à force de vivre dans un pays anti clérical, je commence à réagir de façon épidermique à ce genre de moqueries, même quand je sais que l'auteur n'avait pas cette intention à la base. Ça va passer (la rancune n'est ni dans ma nature, ni dans ma religion), mais n'oublie pas que citer la bible, Jésus, ou faire référence à l'inquisition, c'est inclure dans ton argumentaire des gens qui n'ont peut-être pas envie d'y être. Enfin tu l'as déjà fait auparavant sans que ça me gêne assez pour me faire réagir, je pense que c'est surtout une question de quantité ici. Je serais curieux que tu développes ta partie sur la "perversion de la foi dans ce qu'elle peut avoir de noble ou de désintéressé" (ceci n'est pas ironique), mais je ne pense pas que ça ait sa place ici. J'ai assez pourri tes coms.

Et pour la deuxième partie :
1) on est d'accord, c'est un abus de langage, le gender n'est pas une théorie, c'est une pensée qui milite pour déconstruire les acquis culturels qui sont à la base des inégalités entre hommes et femmes.
2) Or elle est basée sur le principe que les différences de comportement entre hommes et femmes (et par extension leur rôle dans la société) sont entièrement dues aux normes et codes sociaux, et ça par contre c'est une théorie. Si l'influence de ces derniers ne peut pas être nié, mon côté biologiste n'est pas d'accord quand certains tentent de nier l'influence que notre corps a sur notre psychée. Les différences biologiques entre l'homme et la femme ne se résument pas à une masse musculaire plus importante pour l'homme et une capacité de reproduction pour la femme, mais aussi à des sécrétions d'hormones différentes selon les sexes, et à une structure de cerveau différente. La question est : en quelle mesure ces différences physiques vont influer sur notre comportement et sur la construction des enfants? Le gender nie cette influence des différences physiques (ce qui rend ses objectifs très cohérents soit dit en passant). Que la société et l'éducation ait une influence non négligeable sur nos comportements et la construction de notre personnalité, je considère cela comme une évidence, qu'ils soient seuls responsables des différences à ce niveau entre hommes ou femmes, il va falloir me le prouver. Tu as ton opinion, j'ai la mienne, et il n'y actuellement pas assez de connaissances pour nous départager.

Tu me dis que le gender n'est pas enseigné aux petites classes, de toute façon ma mère est instit' (et madame Sa Seigneurie ta femme aussi), donc on sera vite fixé (rien ne vaut les faits), et éventuellement on aura matière à débattre (ou pas, avoir tord sur ce point ne me dérangerais pas vraiment). Mais dans la suite logique de mon opinion, comment peut-on leur apprendre à déconstruire les stéréotypes de différence entre hommes et femmes, quand on n'est même pas sûr que ces fameux stéréotypes ne reposent pas sur un aspect biologique? Si certains sont liés à notre corps, ça devient un phénomène naturel, auquel on ne peut pas échapper par définition. De toute façon si on pouvait leur enseigner le respect des lois et d'autrui, je pense que ça résoudrait tous nos problèmes.

Si tu veux continuer on pourra le faire par mp? Écrire dans le cadre des commentaires est assez pénible quand j'essaie d'être structuré et clair.
Chrisleroux
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Chrisleroux
OH CA MARCHE PAS TES ADRESSES LÀ DANS L'INTERWEB TRONCHE DE TÊTE !
http://www.moncervea...esoreilles.com/
http://www.complotsu...ourlesnuls.com/
jesuisenconnexiondirecteaveclatrinité.com
DieudonnéestleChristressuscité.com

"(...) ou tout autre spécialiste ayant étudié pendant six à dix ans des livres que nous-mêmes ne ferons jamais l'effort d'ouvrir, et auxquels nous ne comprendrions rien si d'aventure il nous venait l'idée saugrenue d'essayer ?"
- Ca dépend Liehd si ce sont des livres d'images ou de coloriage... Quoi que même comme ça y'a moyen de se faire une luxation du cerveau.

"En effet, qu'est-ce qu'un doctorat, si on le compare à une brouette thaïlandaise"
- Là tu me poses une colle.

"Refusons le conditionnement de l'Education Nationale et des cyber-Lémuriens de Judée"
- Combien tu paries qu'ils vont embaucher Anthony Head ... ?

'Qu'il faille les jeter du haut d'une falaise pour les soustraire à la théorie de la pesanteur"
- Ok on est d'accord c'est bien une théorie ce truc.

"... et ne les avons-nous pas brandies comme autant de boucliers humains pour nous soustraire aux coups des CRS ?"
- Ca pourrait donner des idées pour un nouveau CoD ou BF ça.

"plus jamais ça !"
- Je crois que là vraiment c'est le jour pour aller voir le docteur sinon ça va être la guerre.
Noiraude
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Noiraude
Ceci est une marque de respect. Hilare :lol:

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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