ERROR 404 BLOG NOT FOUND

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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 23/08/17 à 19h02

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Kingdom Hearts III.

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On a coutume de présenter internet comme une vaste cour des miracles, une sorte de no mind''s land où règnerait la loi du plus bruyant ou du plus populaire, mais de récentes études anglo-saxonnes démontrent que la réalité est à l''opposé de ces caricatures, et que les cyber-citoyens s''acheminent lentement, mais sûrement, vers une révolution intellectuelle qui pourrait remettre en cause jusqu''aux fondements de nos cultures modernes... et devrait rendre caduques - à moyen terme, si surprenante que la perspective puisse paraître -, des siècles de réflexion philosophique.

Exit Platon, Diogène ou Aristote. L''ère des Nietzsche, des Kant et des Bergson sera bientôt révolue. Les grands noms de la pensée de demain seront, à n''en pas douter, SasukeloveXXX, UltiMAte_AniHIlator-RelOADEd, Bogossdu93 ou encore Tony Micelli (en référence au protagoniste de Scarface - car l''internaute lambda connaît ses classiques sur le bout des doigts).

 

Comme des milliers d''autres usagers de la grande toile, tous ont en commun une logique naturelle d''un genre nouveau, laquelle pourrait bouleverser bien des certitudes en la matière.

 

« Des certitudes mal placées, sans doute, observe le professeur Marie-Thérèse Poincomme, de l''académie des fiches Bristol.En étudiant le contenu des forums de manière analytique, nous avons remarqué que les intervenants ne s''y conformaient plus aux exigences de la dialectique telle que prônée par les philosophes grecs ».

 

Alors que plusieurs millénaires durant, le schéma argumentatif classique « thèse-antithèse-synthèse » a prédominé, la nouvelle génération a su mettre en avant ses failles, et développer des stratégies de substitution adaptées.

 

« La dialectique était un outil cognitif extrêmement contraignant, inadapté au rythme et aux attentes des sociétés modernes. Aussi était-il nécessaire de la repenser au plus vite, et les usagers d''internet ne s''y sont pas trompé ».

 

Plus facile à dire qu''à faire ?

 

 Pas forcément, comme l''explique le professeur Guérot, de l'académie de cybernétique appliquée des agendas Oxford :

 

 « La solution a toujours été là, sous nos yeux, il ne nous manquait qu''un peu de recul - d''humilité, ai-je envie de dire  - pour l''accepter comme telle. Nos récentes expériences n''ont eu aucun mal à le confirmer - et à plusieurs reprises, d'ailleurs : en sautant conjointement les stades de l''antithèse et de la synthèse, il est possible de passer sans transition de la thèse à la conclusion, en s''épargnant bien des tergiversations inutiles ».

 

Contre toutes attentes, ça marche !

 

 

Dans la quasi-totalité des cas envisagés, le procédé s''accompagne d''un gain de temps non négligeable, doublé d''une réelle économie d''énergie. Une solution facile à mettre en oeoeuvre et qui n''a que des avantages, mais à laquelle « il fallait songer ».

 

« Ce n''est cependant pas un hasard s''il a fallu attendre l''avènement d''internet pour que cette solution émerge, précise le professeur Poincomme. Car en étudiant avec attention un panel de quatre mille interventions-témoin, nous avons relevé qu''à la différence de ses prédécesseurs, l''internaute, lui, avait toujours raison ».

 

Une nuance qui pourrait paraître anecdotique, mais qui fait toute la différence.

 

En effet, à quoi bon s''embarrasser d'une antithèse et d''une synthèse lorsqu''on détient la vérité ? Et pourquoi chercher des arguments qui contrediraient les nôtres, alors qu''on sait pertinemment que l''on ne se trompe pas ?

Non seulement la démarche serait vaine, mais elle ne pourrait générer que chaos, confusion et, dans certains cas limites, savon. Ce n''est pas anodin si, pour les experts en théologie, l''enfer est pavé de bonnes intentions.

 

 « Parfois, bien sûr, il arrive que deux thèses d''internautes entrent en contradiction et fassent mutuellement office d''antithèse, mais contre toute attente, il est rare que cela aboutisse à une synthèse - le plus souvent accidentelle. Dans la plupart des cas, le débat se déroule comme suit : exposition de la thèse de l''interlocuteur A > antithèse de l''interlocuteur B > reformulation de la thèse de l''interlocuteur A > reformulation de l''antithèse de l''interlocuteur B > rereformulation de la thèse de l''interlocuteur A, et ainsi de suite jusqu'à ce que lassitude ou clash s''ensuive... Ce qui démontre une réelle cohérence de position chez les individus concernés ».

 

 « L''erreur commise par nos anciens était de vouloir réfléchir, au lieu de se contenter de penser ; complète le Dr Hocq-Topuce, du collège royal des cahiers Super Conquérant, comme si les efforts intellectuels étaient la condition sine qua non d''un raisonnement cohérent alors qu''on le sait tous, on en fait tous l''expérience au quotidien, ces choses-là « viennent toutes seules » - pour reprendre une formulation en vogue dans les milieux autorisés. Pourquoi se contenter d''une prise de position fragilisée par le doute, alors qu''il suffit d'une opinion personnelle bien tranchée pour asseoir les plus inébranlables des convictions ? Ce serait oublier un peu de vite le génie infaillible dont font preuve la plupart des intervenants de forums, et courir le risque d''entraîner des crises existentielles, elles-mêmes pouvant conduire à un déficit de l''estime de soi ».

 

L''autre clé du succès ?

 

La concision.

 

« Ceux qui, jadis, se faisaient appeler « philosophes » avaient une fâcheuse propension à vouloir noyer le poisson, et à dissimuler leur incompétence manifeste derrière de roboratives et jargonantes logorrhées, oubliant en cela que« se ki se pansse bi1 sénonsse clèremant é l'émo pourre le d'ire Harry veut, Thésée ment »... ceci, au point de se perdre dans les circonvolutions de leurs jugements biaisés et de faire du sur-place. Preuve en est qu''en plus de deux mille années de pratique intensive, ils n''ont jamais été capables d''apporter la moindre réponse objective aux questions pourtant fondamentales du Bien, du Mal, du Beau, du Laid, de l'Art, de l''Amour ; et tellement d''autres problèmes encore qui sont chaque jour traités - et résolus ! - en deux lignes sur le web, y compris sur des sites dédiés aux jeux vidéo ».

 

 

Comme beaucoup de ses condisciples, OE-Charlie (pseudonyme), créateur, modérateur et principal contributeur du site d''échanges  « C'est du tout QI », est parfaitement conscient de cet état de fait, qu''il a eu la chance de vivre « de l'intérieur » à de nombreuses reprises - et souvent à sa grande surprise, du reste.

 

« Un jour, je regardais les informations à la télé et là, je me suis dit « la guerre c''est mal ». Pour être sûr de ne pas oublier cette formule-choc, je l''ai postée sur Facebook, comme ça, direct ».

 

Il était loin de se douter que ce statut parmi tant d''autres serait liké par plus de deux mille personnes, et partagé par près de trois cent d''entre elles.

 

 « ça a été la folie. Il y a même eu des retweets. Quelqu''un est allé jusqu'à créer un groupe de discussion « la guerre c'est mal » et ça a fini en apéro géant. Comme je l''ai ensuite dit au poste, je ne contrôlais plus rien et je regrette que cela ait occasionné autant de dégâts matériels, mais d''un autre côté, qu''est-ce qu''une vingtaine de pneus crevés ou de carreaux brisés, quand on a la satisfaction d''avoir ouvert les yeux d''un si grand nombre de gens ? »

 

Imparable.

 

Depuis, l''ami Charlie a maintes fois réitéré ce qu'il n''est pas abusif de considérer comme un exploit, à une époque où l''apathie et l''attentisme règnent en maîtres... démontrant par là-même que quand on est un cerveau, on l'est à plein temps. « L''Art c'est beau mais pas toujours », « le Mal c''est pas bien mais le pire c'est pire », « le sexisme c''est sexiste mais seulement quand ça touche les femmes », « le racisme c''est raciste mais seulement quand ça touche les gens de couleur », « l''homosexualité, c'est pas une tare ; et les hétéros qui disent ça c'est rien que des PD », « les licornes existent pour de vrai, elles occupent des postes importants dans le gouvernement », « les lobby contrôlent le monde, surtout les Illuminatis, les Reptiliens et les agents de Barack Obama qui veulent nous faire croire qu'on a marché sur la lune et que le monde a plus de deux mille ans », « les riches c''est des méchants, alors que les pauvres, s''ils étaient riches, ils seraient gentils parce que c''est des pauvres et donc c''est pas des riches CQFD DTC », « Hollande démission » ou encore « je kiffe les chatons parce qu''ils sont trop mignons » : autant de vérités qui pourraient déranger, mais qu''il n'a pas hésité à partager avec les masses ignorantes, en dépit du danger.

 

Avec succès.

 

Sa page « je mange que des légumes parce qu''ils sont pas vivants alors ils souffrent pas quand je les croque » vient de passer le cap des trente mille adhérents, et sa pétition « grand repas gratuit pour mettre fin à la faim dans le monde » vient d''atteindre la barre des mille signatures nécessaire au lancement du kickstarter.

 

Et le Dr Hocq-Topuce d''expliquer cet engouement :

 

« En défendant des postulats qui sont à la fois accessibles, synthétiques, attractifs et valorisants, déjà bien implantés dans l''inconscient collectif, on se garantit l''adhésion de l''interlocuteur, c''est une simple question de bon sens. D''instinct, celui qui prend la parole sur le net a intégré le théorème dit « de Skouairénikse », qui veut que ce n''est pas au destinataire de s''adapter au discours du locuteur, mais le contraire. De nos jours, en effet, un destinataire qui serait contraint de fournir un effort de compréhension est un destinataire de perdu. Alors qu''un destinataire qui croit comprendre sans peine, parce qu''il partage intuitivement un point de vue similaire, voire identique, s''en sentira valorisé et n''en sera donc que plus enthousiaste ».

 

Mais ce n''est pas tout, comme le souligne le professeur Sleumpe, spécialiste chinois des sciences de l''éducation et maître de conférence au Collège Fu-Fu-Fu  :

 

« Compte tenu du niveau universitaire de l''instruction dispensée en lycées, ainsi que de l''attention soutenue dont sont capables les élèves d''aujourd'hui, les nourrissons d''hier sont paradoxalement devenus l'élite de demain - ou, au plus tard, d''après-demain. Désormais, tous sortent du système scolaire en maîtrisant des rudiments de rhétorique élémentaire, ainsi qu''une poignée de sophismes génériques dont ils ont déjà pu mesurer l''efficacité « en situation ». Car alors que les générations précédentes subissaient l''injustice sans broncher, celles qui leur ont succédées ont appris très tôt à mettre des heures de retenue ou une moyenne désastreuse sur le compte de la discrimination ou du harcèlement sans motif. Quant aux stratagèmes argumentatifs qu''on ne leur a pas inculqués en classe, ces Socrates modernes les acquièrent par mimétisme sur internet, en s''inspirant des pratiques récurrentes chez leurs semblables - dont la formation a été tout aussi solide que la leur ».

 

 

 

C''est que pour faire l''unanimité, une position ne peut pas se contenter d''avoir l''air vraie, il faut aussi qu'elle ait l''air justifiée.

 

« La difficulté, en la matière, tient à la nuance subtile qui sépare l''« être » du « avoir l''air », reprend le Dr Hocq-Topuce. De par sa longueur et sa complexité - synonymes d''ennui et de maux de têtes -, le premier s''avère souvent bien moins convaincant que le second, ce qui nuit à la qualité de l''exposé. Alors qu''à l'inverse, si on soigne l''apparence, il y a peu de probabilités que le lecteur aille au-delà. Symboliquement, ce serait comme chercher à développer une antithèse, ce qui entrerait en contradiction avec son statut d''internaute. Alors qu''en acquiesçant, il se garantit la bienveillance du locuteur - y compris quand, plus tard, les rôles seront inversés. En somme, chacun devient à la fois le garant et le témoin vivant de l''intelligence de l''autre, c'est le fondement implicite de toute communauté ».

 

 

Ce mode de fonctionnement, PiKa-PiKa (pseudonyme), cyber-intellectuel à plein temps en recherche d'emploi, en connaît toutes les arcanes :

 

« La plupart du temps, je me contente d''affirmer sur un ton péremptoire. Il faut être convaincu pour être convaincant, c''est un des principes fondateurs de la psychologie, je l''ai lu dans un livre sur le management. Je pourrais décréter, par exemple, que la qualité artistique d''une oeoeuvre ne peut être appréciée que d'un point de vue subjectif, et le tour sera joué. On a tous déjà survolé un jour ou l''autre des articles de vulgarisation qui vont dans ce sens, cela ne manquera pas de faire écho. Personne n''ira remarquer qu''il existe une part d''objectif relevant de la technicité de l'oe'oeuvre ou de la démarche formelle, qui biaisent voire invalident cette assertion. Ni vérifier le contenu du livre, du reste. Vérifier si celui-ci existe, encore moins. Nous sommes sur internet. Ce serait risquer de se mettre le groupe à dos et de générer une situation de conflit. Voire pire : de réflexion. Or personne ici ne veut ça ».

 

Est-ce que de telles méthodes ne sont pas susceptibles d''entraîner des dérives, voire de représenter un danger à brève échéance ?

 

A ce sujet, Charlie n''éprouve pas d''inquiétudes particulières, il a confiance en ses semblables, il sait qu''ils n'interviennent que dans l''intérêt de l''humanité.

 

« Appartenir à une élite n''a rien de gratifiant, contrairement à ce que peuvent croire les esprits trop impressionnables qui n''ont pas la chance d''en faire pas partie. Pour citer les travaux du célèbre Ulrich von Spid-Hermann, « l''intelligence est un grand pouvoir, qui implique de grandes responsabilités ». Nous sommes les dépositaires de vérités que nous nous devons de communiquer au plus grand nombre, un peu comme les prophètes ou les messies de l''ancien temps. Il n''y a rien de narcissique là-dedans, nous ne faisons que notre devoir de citoyens du monde. Mais attention ! Etre conscient qu''on possède une intelligence supérieure, ce n''est pas nécessairement souffrir d''un complexe de supériorité, comme certains contradicteurs le suggèrent quand ils arrivent à cours d''arguments. A partir du moment où on détient la vérité, il ne s''agit jamais que d''un constat dans l''absolu, qui ne saurait être contesté. C''est un fait : nous ne sommes pas tous égaux sur le plan cérébral et ça, on n''y peut rien, il faut l''accepter, ne pas se focaliser là-dessus. Même si je sais que j'ai toujours raison, je suis resté modeste et j'ai beaucoup d''admiration pour les menuisiers, les plombiers ou même les éboueurs qui savent faire des choses qui ne sont pas à ma portée. Je ne suis pas sectaire, j''ai moi-même des amis médiocres. Une différence de QI ne m''a jamais empêché de dialoguer ou de rire avec un interlocuteur, au contraire. C'est très gratifiant pour l''un comme pour l''autre, même si ce n''est pas au même niveau. Chacun y trouve son compte à sa manière ».

 

Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors ?

 

Pas tout à fait, hélas.

 

Car dans tout groupe social, il y aura toujours des brebis galeuses et des empêcheurs de penser en rond, qui se refuseront à jouer le jeu et qui s''entêteront à couper les cheveux en quatre. Cependant il ne s''agit  souvent là que d''une minorité de personnes aigries, jalouse ou passéistes, qui ont les retours qu'elles méritent :

 

« Il y a deux semaines de ça, rapporte Charlie, un peu embarrassé, j''ai été interpellé par un gars qui osait affirmer que non, les chatons ne sont pas mignons, que la mignonitude n''est qu'un concept, une construction symbolique relevant de l'abstraction pure et de l''appréciation personnelle, elle-même construite sur la base de critères culturels préétablis. Ça n''a pas fait un pli : on lui est tous tombé dessus en bloc, avant qu''il n''ait l'indécence de s''en prendre aux licornes ou aux bébés phoques. Parce qu''un chaton, c''est mignon, point barre. Je n''arrive pas à concevoir qu'on puisse oser affirmer le contraire alors qu''on a la vérité vraie sous les yeux. C'est du révisionisme animalier. Ceux qui la pratiquent sont des nazes, voire des nazis. Ils ne méritent pas le respect, leur en témoigner serait criminel ».

 

Un point de vue partagé par son ami Painprenelh (pseudonyme), dont le blog de reposts humoristiques attire chaque mois plus d''un millier de curieux :

 

« C''est de la masturbation intellectuelle, c''est tout. Ça se voit tout de suite, il suffit de compter les mots et le nombre de syllabes. Ce genre de mecs, ça fait des grandes phrases, ça se croit plus malin, tout ça parce que ça a eu son BAC du premier coup et tout, mais au final, c''est que du vent. C''est comme les philosophes. C''était des boloss, les philosophes, tous les gens intelligents ils savent ça. C''est même pas une science, pas comme la sociologie, la psychologie ou l''histoire, c'est rien que de la subjectivité. De toute façon, les études, ça a rien à voir avec l''intelligence. Moi, tu vois, j''en ai pas fait, ça m''empêche pas d'avoir un gros salaire quand même. Parce qu''on peut très bien ne pas être bon en orthographe et être un génie en dedans, ça arrive fréquemment. La preuve : tous mes amis sont comme ça. Et ils disent bien que je suis comme ça aussi, et comme c''est des génies, ils peuvent pas se tromper. C''est bien la preuve que c''est la preuve ».

 

 

« L''attitude de tels moutons noirs suffit à les discréditer, ajoute Charlie, avec une tristesse dans la voix qui en dit objectivement long sur sa valeur humaine. Quelle que soit la patience dont on fait preuve à leur égard, ça n'y coupe pas, ils finissent toujours par devenir grossiers ou méprisants, pour se donner une contenance. Rien que mardi dernier, alors que j''avais pris la peine de réécrire ma position quatre fois de suite en des termes différents, tout en ignorant poliment celle de mon interlocuteur - dont la bêtise était évidente, puisque ce n''était pas la mienne -, ce dernier n''a non seulement pas été capable d''entendre mes vérités, mais il s''en est également pris à moi avec violence sous prétexte que je ne l''avais pas lu , ou que je n''avais pas pris en compte son discours dans l''élaboration du mien. Non mais allo, quoi, j''ai envie de dire - si on me permet cette boutade. C''est le monde à l''envers. Depuis quand celui qui détient la vérité devrait-il faire cas de l''opinion de celui qui ne la détient pas ? Au contraire, c''est rendre service à son prochain que de passer outre ses erreurs et les lui corriger ».

  

A ses côtés, la sémillante DB.Jameson (pseudonyme), première dauphine au concours de Miss Fibre Optique 2014, papillonne des cils avec candeur, rougit un peu puis acquiesce, sur un ton adorable qui met bien en avant tant sa douceur que l''innocence de sa fragile féminité :

 

« Une fois, je me souviens, j''ai eu la politesse d''avertir un internaute que je commentais son article sans l''avoir lu. Mal m''en a pris ! Celui-ci a vu rouge et m''a psychologiquement violenté devant tout le monde, alors que j''aurais pu faire comme tant d''autres et commenter à côté de la plaque sans lui donner d''explication. C''est à vous dégoûter de l''honnêteté ».

 

Et d''ajouter, amère :

 

« J'ai eu beaucoup de déconvenues, c''est sûr. Des gens qui refusaient de se ranger à mon avis une fois celui-ci exprimé, et qui allaient jusqu''à me contredire. Dans ce cas de figure, j''ai appris à couper court, car il est évident qu''aucune discussion n''est possible. Heureusement que je peux compter sur mes amis garçons pour prendre ma défense. Je suis tellement fragile et tellement innocente que je suis une proie facile pour les pervers narcissiques qui sillonnent la toile afin de s''en prendre aux faibles femmes comme moi ».

 

« Il y a un vrai problème de comportement chez ces individus, renchérit PiKa-PiKa, tout en lui donnant discrètement son numéro de téléphone. Il suffit qu''on ignore ce qu''ils nomment naïvement leurs « arguments » (il rit à gorge déployée), qu''on qualifie leurs propos d''idiots ou qu''on les tourne gentiment en ridicule et tout de suite, ils prennent la chose comme une attaque personnelle, au point d''en oublier la politesse qui devrait régir tout échange - sur le net autant qu''en bonne société. Tout ça parce que, soi-disant « on ne démontrerait rien, on se contenterait d''affirmer », comme si c''était une tare ou un problème. Après quoi ils se plaignent parce qu''on les traite comme ils nous traitent, alors qu''on en a légitimement le droit dans la mesure où nous, on a raison. Si j''en crois mon expérience personnelle, ces individus se caractérisent par des personnalités immatures aux egos boursouflés. Il n''y a rien à tirer de ces types-là ».

 

« Ouais, carrément. Ces mecs c''est des cassos, complète Painprenelh.

 

Un jugement sans appel qui ne saurait souffrir ni antithèse, ni synthèse.

 

 

 

« Sinon c''est que t''es un cassos, toi aussi ».

 

A l''heure actuelle, on dénombre plus de deux milliards d''internautes en activité qui détiendraient partie ou totalité de la vérité. Moins d''un centième sont capables de rédiger une phrase sans fautes d''orthographe.

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Commentaires

Noiraude
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Noiraude
Belle plume, comme d'hab. Mais je sens pas mal d'amertume derrière les vannes, sans doute parce que nous partageons une certaine vision des évolutions sociétales qu'induit le diktat des réseaux sociaux. L'écrire et se faire aimer pour ça, c'est un talent rare, Liedh ^^
Waldotarie
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Waldotarie

Ouioui, j'avais bien compris.

Je pourrais exprimer encore beaucoup d'autres choses mais bon, cela n'a pas forcément grand intérêt.

Le côté "palais des miroirs" à se renvoyer des trucs dans la tronche ne me semble pas palpitant. Je me contentais juste que de faire remarquer que m'associer à des comportements qui sont pour certains à l'opposé de ce que j'ai exprimé, je trouvais cela d'une malhonnêteté confondante, et d'un manque de respect certain (mais bon ça, vu toute la patience dont tu as fait preuve pour discuter avec nous, je ne peux pas t'en vouloir...). 

Surtout de la part de quelqu'un qui dissèque ainsi les us et coutumes de l'internet. Sans vouloir se relire quand il dérape. Sans jamais développer thèse/antithèse/synthèse. (mais je te reconnais thèse/synthèse, ce qui est effectivement bien plus que la majorité - moi inclus). 

Logique...

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Ha mais tu fais comme tu veux, t'as vu, je ne supprime pas tes coms ni rien, tu as le droit de t'exprimer. Ne compte juste pas sur moi pour une réponse, c'est tout.
Waldotarie
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Waldotarie

Ah oui, juste au passage, le problème de cette caricature est justement qu'elle ne fait pas que "grossir des traits existants" mais qu'elle en invente en partie. 

Ce qui du coup devient totalement déplacé quand tu le rattaches à une personne en particulier (ce qui ne veut pas dire que ce trait n'existe pas ailleurs, juste qu'il n'a rien à faire au sein de la caricature). Du coup, l'ensemble perd en cohérence. Et ça devient une manière un peu bête de rabaisser ton/tes interlocuteur(s), ce que je disais auparavant.

 

Désolé hein, je ne peux m'empêcher de réagir, après tout, je suis concerné !

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Yaden :

J’ai tellement flashé sur cette photo de chien quand j’ai bidouillé le honest trailer de FFX que je ne pouvais pas ne pas lui donner un rôle de plus grande ampleur. Ce chien connaît la vérité. Ça se lit dans ses yeux.




@Maniax :

Non, non, cent fois non, je ne t’ai pas oublié et j’ai bien l’intention de te répondre ailleurs. Sauf que comme il y a « matière à », il faut « temps pour ». Et ça, c’est décidément denrée rare…

Merci pour ce com’ développé qui complète bien, prolonge et nuance mon propre texte. Je n’ai pas grand-chose à ajouter derrière, si ce n’est qu’à mon sens, le vrai danger symbolique, il réside dans le fait que si, sur internet (mais pas seulement) les échanges se résument à « je suis d’accord » ou « je ne suis pas d’accord », l’internaute y substitue instinctivement les propositions suivantes : « c’est vrai » ou « c’est faux ». Et là, il y a un problème, tout ce qu’il y a de plus sérieux. Si l’individu ne sait pas faire la différence entre ce avec quoi il est d’accord et ce qui est potentiellement vrai, sa manière de penser représente un danger, en ce sens qu’elle peut cautionner bien des dérives. Il y a des précédents.

On pourra m’opposer, en face, la « liberté d’expression » et le « droit de » qui va avec, parce que c’est un de ces fameux sophismes faciles qui sont usés jusqu’à la corde dans le cyber-espace. Or d’une part, cela revient à reconnaître ouvertement qu’on ne maîtrise rien des problématiques qui entourent le concept de « liberté » (qui, paradoxalement, « s’arrête où commence celle des autres », et qui est beaucoup plus ambigu qu’il n’y paraît), et d’autre part, c’est oublier un peu vite que tout « droit » vient avec des « devoirs ». Sur lesquels l’internaute lambda s’assoit allègrement, dans la plupart des cas.

De surcroît, je ne vois pas comment on peut échanger sur des sujets complexes en faisant l’impasse sur, au moins, une culture philosophique minimale. Bien sûr que pour ce qui est de déterminer si tel jeu ou tel jeu « est trop pourri », on s’en passera sans trop de peine. Parce qu’il n’y a pas d’enjeu (ou trop peu) et que le sujet, même s’il pourrait être traité avec plus de sérieux, peut aussi n’être que survolé. Sauf que quand on aborde des thèmes millénaires qui excèdent ce cadre et qui ont fait l’objet d’autant de millénaires d’études ou de réflexion intensive, on ne peut plus se contenter de les aborder « en touriste ». Sans forcément faire l’apologie d’une culture universitaire poussée que, moi-même, je ne possède pas, je ne vois pas comment on peut aborder ces questions, je le répète, sans un minimum de culture, de rigueur et de méthode. Oui, les débats de café du commerce, ça existe depuis bien longtemps. Mais jusqu’ici, ils restaient ancrés dans l’oralité. Les mots s’envolaient à peine prononcés, sans plus d’incidence et d’influence que ça. On décuvait et tout avait disparu. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, et ne vient pas sans son lot de responsabilités (ou devoirs).

Pour prolonger un peu, j’ajouterai qu’à mon sens, il existe trois indicateurs (relativement) objectifs qui permettent de déterminer si oui ou non on peut s’autoriser à penser « publiquement » :

1) Le fait qu’on soit convaincu sans l’ombre d’un doute que l’on pense « vrai », là où toute position humaine a nécessairement ses limites, puisque si génial que l’on soit, on ne pourra jamais avoir accès ni prendre en considération la totalité des éléments à considérer pour traiter une question de façon exhaustive.
2) Le fait qu’on ne soit pas capable de trouver des arguments « contre » la position qu’on défend.
3) Le fait que la position que l’on défend correspond au monde tel qu’on aime à le concevoir, comme si la réalité ne pouvait pas entrer en contradiction avec nos convictions.

A partir du moment où nos pensées correspondent à l’un, l’autre ou la totalité de ces trois points, un signal d’alarme intérieur devrait retentir illico.



@Luciole :

Ça me fait du bien aussi (et entièrement écrit au boulot en plus ! Comme au bon vieux temps, mais dans des conditions beaucoup moins favorables), même si comme je le disais, je suis agréablement surpris que celui-ci fasse rire… je n’en attendais pas tant de sa part, il m’a rendu fier de lui. ;)
Haaaaa, si j’avais plus de temps…


@BlackLabel :

tl ;dr !
:lol:


@Ladanette :

Je savais que la référence à ce chef d’œuvre de Coppola qu’est le Parrain 3 ne pourrait que plaire à un fan comme toi qui collectionne tous ses albums depuis que le groupe s’est séparé. ;)

Il va sans dire que de tels compliments, venant de toi, ont une valeur particulière. Même si je les apprécie tous presque sans distinction, quand ils viennent de quelqu’un dont on envie moults bons mots, il y a une plus-value. B)


@Winston :

Je m’étonne aussi, je dois dire.
Sans doute que c’est trop long.
Ou bien la mise à jour de GB a sauvé mes miches… :D


@CyberFUTUR3 :

Merci à toi d’avoir pris le temps malgré la longueur, et ravi de savoir que je n’ai pas à te rembourser de temps perdu.

Et oui, absolument, je le confirme : TOU CEU KI SON PA DAKOR ON TORD ! CQFD !



@Ariakkan :

C’était le but, mais je suis encore stupéfait de constater que ce texte trouve écho. Moi qui pensais m’empêtrer dans mes propres circonvolutions, ou finir par tout mélanger à force de chercher à être à la fois drôle et pertinent… merci à toi pour ce retour qui fait du bien !


@Chris :

C toi ki a tou fau la preuv tu é rou ! C la Bibl ki la di ! Si sa C pa objektiffe ! :ninja:

Un grand merci à toi également, même si vous me faites culpabiliser, tous, avec vos « c’était mieux avant ». Mais bon, je suis d’accord avec ça, donc vous avez raison. CQFD pareil. Par contre, je ne te remercie pas pour les images mentales que ton commentaire m’a mis dans la tête. ;)


@Retrobob :

Qui êtes-vous, monsieur ?
Que me voulez-vous ?

Il y’a quelque chose de private dans ce com’-là, mais je n’en sans pas plus.
Ma curiosité naturelle va avoir du mal à s’en remettre.

@Take :

Pour compléter un peu ma réponse-express d’hier : cet article, je voulais l’écrire de longue date, mais j’ai constamment repoussé, faute de temps et de motivation. Mes récentes et pathétiques cyber-échauffourées n’ont fait que remettre ce projet au goût du jour, et me donner de la matière pour l’alimenter un peu. J’admets y faire usage, comme à l’accoutumée, de caricature, mais l’erreur serait de croire que la caricature, la vraie, consiste à aller imaginer des problèmes là où il n’y en a pas, alors qu’elle consiste à grossir des traits existants, jusqu’à ce que les problèmes apparaissent au grand jour. La quasi-totalité de mes trolls sont fondés sur ce principe, il n’était donc pas question que j’y déroge, même pour « régler des comptes » (ce qui aurait de toutes manières été aussi vain que puéril). Je voulais un discours générique, pas me rouler par terre en hurlant « à la vengeance ! ».
Et a priori, j’ai au moins en partie réussi, ce qui est un soulagement.

@Vithia :

Celim a commenté par e-mail. Je le cite :

"Uhuh

Celim".
Vithia
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Vithia
A la place de Celim je me serais barré... oh wait >__<
Waldotarie
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Waldotarie
Mmmmh... Enfin tout de même je ne me reconnais vraiment pas ! :D
Quoique je retrouve assez bien l'image que tu as de moi-sur la fin plutôt-, ça m'a aidé à me reconnaître - parce qu'il faut avouer qu'à la première lecture ça m'avais totalement échappé.
Pourtant, le faux pseudo était là pour ça ! >-<

Mais tout de même, il y a deux choses que je reprocherais à ce texte (outre le fait que dans un certain contexte il ne m'amuse pas particulièrement, même si je te préfère très nettement quand tu utilises ce verbiage - non sans humour - que quand tu contentes d'une rapide critique ou d'un troll facile) :

- j'y trouve une manière constante de déformer les propos de tout interlocuteur pour le rabaisser (de façon humoristique car poussant le truc à l'extrême ? Pas sûr, c'est un phénomène que j'ai déjà pu observer de ta part de nombreuses fois dans le feu de l'action...). Tu trouves peut être que j'en rajoute, mais tout de même... à la lecture c'est prégnant.
- et surtout, est-il nécessaire de tout ramener à la philosophie (avec une définition des mots qui diffère de la vie courante, ce me semble...), sans même avertir son interlocuteur que l'on se place de ce point de vue-là ? Pour discuter d'un simple phénomène de société, de la définition d'une oeuvre, ou même simplement du design artistique d'un quelconque jeu japonais ?
Etat d'esprit, forme de réflexion dans laquelle un interlocuteur lambda ne se placera quasiment jamais de lui-même sur un site de jeu vidéo... (Parce qu'elle est éloignée de celle utilisée dans la vie courante, tout simplement.)

Après, il est assez amusant de constater que (presque) aucun lecteur ne semble avoir compris le(s) point(s) de départ de ce texte... :genre:
BlackLabel
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BlackLabel
tu écrit tro donc ta tord lol
Take Shelter
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Take Shelter
:worship:
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
O_________O Je suis (très) agréablement surpris qu'un texte si long et, de mon point de vue, si peu porté sur la funitude ait entraîné autant de compliments, voire autant de sourires... mais c'est une surprise que j'apprécie dans les grandes largeurs, ça va de soi. Je vais essayer de répondre à tout le monde dans les jours qui viennent, c'est la moindre des choses... Pour l'heure, je pare juste au plus pressé.


@Take : tu te méprends en pensant que ce texte est la conséquence de quelque bisbille que ce soit, en statut ou sur les forums. C'est tout le contraire. Il est la cause, si l'on peut dire, des bisbilles en question, de même qu'il est leur explication.

La seule chose qui a changé, en ce qui me concerne, ces derniers mois, tient au fait qu'à force de prendre sur moi et de vouloir dialoguer (trop souvent en vain), j'ai perdu ma patience et ma volonté de faire preuve de bienveillance (si). Jusqu'ici, je me suis efforcé de supporter ici tous ces manquements, ces approximations, ces raccourcis et de faire comme si cela n'avait aucune importance ou comme s'ils n'étaient que le fait d'une incompréhension. J'ai voulu me voiler la face et je n'aurais pas dû. Je suis donc en colère contre moi-même, et uniquement contre moi-même, pour ce faux pas que je ne me pardonne pas. Par conséquent, j'ai éprouvé le besoin de poser noir sur blanc tout ce qui m'a amené à claquer certaines portes avec virulence, mais pas pour prendre une revanche ou régler puérilement des comptes. J'ai voulu donner au texte un caractère plus universel et, autant que faire se peut, plus rigolol, pour pointer du doigt un problème majeur (et je le pense) tant de l'internet en particulier que de nos sociétés modernes en général. Problème qui finira par nous exploser au visage, si tant est que ce ne soit pas déjà le cas.

Je ne dis pas que je suis irréprochable, sur aucun des points énoncés, mais j'essaie. Et c'est déjà pas mal. C'est assez, en tout cas, pour faire la différence.
Take Shelter
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Take Shelter
Sinon, je trouve le texte assez bon, vraiment marrant parfois, mais mon plaisir de lecture est (surement) gâché parce que je sais ce qui a motivé (il me semble vu les références) ces lignes. Et c'est un truc un peu minable quoi. Enfin, si j'avais pas été au courant j'aurais mieux aimé je pense.
RetroBob
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RetroBob
Hara-Kiri? C'est toi?
Take Shelter
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Take Shelter
Conclusion : la papeterie veut du mal à l'humanité?
Chrisleroux
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Chrisleroux
Sinon pour en revenir à un commentaire construit emprunt d'amour de petits oiseaux et de licornes :

retrouver cette plume fait franchement un bien fou et c'est une des choses qui manquait ici bas. Bon après je ne dis que certains sont à même de nous faire partager quelques refléxions mais voilà comment dire... Quand tu penses "Liehd" tu t'attends à retrouver une monstruosité dont tu ne peux détacher les yeux qui aurait été enfantée par une licorne violée (ou ptet dit-on violette...) par Testuo après avoir ingurgité non pas une marmite de potion magique mais une autre remplie d'acide.



BON OK LUCIOLE M'A PIQUÉ MA RÉPLIQUE !!! :wallbash:
Chrisleroux
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Chrisleroux
Jeux reugrait ke ceu blog coi fermée !
Si non tatoo fo. Say mon frèr ki la dis !
Ariakkan
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Ariakkan
Un beau pamphlet qui résume à merveille la situation des comportements sur internet.
cyberFUTUR3
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cyberFUTUR3
Thèse: article bien écrit, drôle, (im)pertinent
Antithèse: putain c'est long, d'habitude je zappe quand il y a autant de lignes
Synthèse: j'ai lu jusqu'au bout, preuve que j'ai adoré (sur le plan affectif et subjectif du terme)

PS: tout ceux qui ne son pas daccord avec moi son dé bollosses.
winston
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winston
Acide, même avec deux couches de vernis ;) (D'ailleurs, je m'étonne de l'absence de commentaires acerbes :D)
ladanettedu94
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ladanettedu94
Je viens de lire l'article deux fois, c'est complètement ouf comme il y a 4 vannes par lignes, j'ai pas le temps de rigoler à la première que, BAM, y'en a une deuxième pour ajouter un rire par dessus mon rire.
ladanettedu94
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ladanettedu94
"Exit Platon, Diogène ou Aristote. L’ère des Nietzsche, des Kant et des Bergson sera bientôt révolue. Les grands noms de la pensée de demain seront, à n’en pas douter, SasukeloveXXX, UltiMAte_AniHIlator-RelOADEd, Bogossdu93 ou encore Tony Micelli (en référence au protagoniste de Scarface – car l’internaute lambda connaît ses classiques sur le bout des doigts)."

Tu sais comment me parler :wub:
BlackLabel
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BlackLabel
cé tro lon doncq cé fô !!!!!!
Luciole
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Luciole
Magnifique article! Ça fait du bien de retrouver le Liehd des jours anciens. Celui qui fait des articles interminables qui me font rire pendant plus de 15 minutes.
Maniax
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Maniax
Haha, superbe article que tu as fait là encore une fois. Alors comment répondre à un tel article qui attaque toute forme d'expression sur le web ?

C'est vrai que le problème de la communication sur Internet est qu'elle est très binaire, ça se résume souvent à "je suis d'accord" ou "je ne suis pas d'accord". Les internautes viennent souvent plus pour évangéliser que pour essayer de partager et d'évoluer eux-mêmes. Mais il faut aussi dire que l'enjeu est particulier car il n'y a pas de normes sociales, je veux dire que l'on peut parler sans se soucier de qui est la personne en face de nous (dans la mesure où l'on ne devient pas vulgaire et où on ne se fait pas "modérer"). Ca manque bien souvent d'une dimension humaine qui impose le respect de l'autre ou tout simplement l'intérêt pour l'autre. De plus on n'est jamais seul, il y aura toujours quelqu'un pour défendre ton opinion (pas toi, ton opinion) et de ce fait ça tourne souvent à l'affrontement de plusieurs groupes. Le fait qu'il n'y a pas cette dimension humaine implique aussi que l'on peut ne pas aller au bout de ce que l'on veut dire. On peut abandonner impunément et revenir plus tard pour voir que personne ne te tient vraiment compte de ce que tu as dit. De ce fait l'implication personnelle dépend vraiment de chacun, selon la motivation des personnes à débattre, le débat peut tourner court assez facilement sur un coup "de toutes façons tu veux pas m'écouter, alors je m'en vais et t'es un gros con", alors qu'en fait la personne qui s'en va n'a elle-même souvent pas vraiment porté attention à ce que disait l'autre.

Je ne dis pas que tout cela est mal, cela simplifie beaucoup les choses et permet à beaucoup de monde de prendre place dans des débats sur des sujets qui les intéressent voir même qui les passionnent. C'est beau de voir qu'il ne faut pas un doctorat pour pouvoir exprimer son opinion et avoir quelque chose d'intéressant à dire et développer avec d'autres. C'est aussi intéressant d'observer un débat "impersonnel" où les gens ne viennent pas pour prendre partie pour l'un ou pour l'autre mais vraiment pour les sujets qui sont évoqués. Mais comme tu le soulignes la plupart des échanges se termine avec la situation où le plus gros groupe écrase le plus petit groupe, sans que "les gagnants" aient cherché à comprendre et évoluer eux-mêmes et à l'inversement les "perdants" se sentent dans une minorité non écoutée et du coup se réfugient dans le silence ou même l'abandon.

Bref, je pense que tu as exprimé cela bien mieux que moi et surtout dans une forme plus plaisante. Bravo pour cet article.
Yaden
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Yaden
Ouais c'est vrai d'abord !

(j'ai lu quand même ;) mais je n'ai rien à apporter de plus constructif, à part que cette photo de chien est violemment pas belle du tout)
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
C'est une version 2.0 de : http://www.dicocitat...ation-58059.php , adapté à un lectorat moderne ;)

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour de vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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