Ça n'aura échappé à aucun d'entre vous : ces derniers temps, l'ambiance sur notre site chéri se dégrade à vitesse grand V. Et quand je dis grand V, je veux dire, avec les têtes de reptiles, les régimes alimentaires à base de souris, la coupe de cheveux de Donovan et tout.
L'artillerie lourde, quoi.
(Oh, et quand je dis "site chéri", je parle de Gameblog, hein. Sur celui de Hot Vidéo, je vous rassure, tout va toujours très bien : la fièvre ne retombe pas et c'est le seul endroit du net où c'est plutôt bon signe).
Vous le savez, ce n’est pas trop mon genre de ruer dans les brancards, je n'ai rien d'un Ghandi, d'un Martin Luther King ou d'un Bernard Henri Lévy mais trop, c'est trop : nous formons une communauté et il est de notre devoir de veiller à ce que les agissements d'un seul (j'ai bien écrit D'UN SEUL) ne nuisent pas à tous (j'ai bien écrit A TOUS, et je l'écris en gras pour bien insister sur le caractère dramatique de la situation ainsi que sur ma maîtrise vertigineuses de la touche Caps Lock). Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités d'autant que ce n'est pas l'armure qui fait le héros mais l'homme qui est à l'intérieur. Sans compter que l'essentiel est dans Lactel mais que le principal, c'est William Saurin. Ne passons pas à côté des choses simples quand la valeur n'attend pas le nombre des ânes-nés (7 milliards, aux dernières nouvelles).
Car même si nous feignons de ne pas savoir qui est ce trouble-fête, au fond, nous avons son nom (ou, à défaut, son pseudo) sur le bout de la langue (et c'est assez problématique, pour avaler les souris) : toujours le même trublion qui submerge le site de ses statuts provocateurs, pour ne pas dire malsains, ses plaisanteries qui ne font rire et que lui et ses avis d'expert auto-proclamé qui frisent le niveau zéro de l'esprit critique (au point qu'il pourrait lui réclamer 15 euros pour une telle coupe d'expert).
Alors voilà, pour que ça cesse (mais à regret), je tenais à dévoiler publiquement l'identité de cet empêcheur de gamer en rond, afin qu'il puisse se remettre en question et, peut-être, en revenir à de meilleurs sentiments envers la communauté :
Alors je sais, ce n'est pas évident de se faire une place dans la multitude, ça encourage à faire quelques excès, je comprends tout à fait et au fond de moi, un choeur entonne Beethoven, son immortel hymne à la joie par lequel tous les hommes peuvent devenir frères, parce que je te pardonne, oui, je te pardonne, mon coeur déborde d'amour pour toi, mais au sens platonique parce qu'il faut pas pousser la charité quand même...
Saisis la main que je te tends.
Repens-toi.
Et clique sur j'aime.
Je t'accorderais l'absolution.
:D
*
Et pour meubler un peu, histoire que vous n'ayez pas fait tout ce chemin jusqu'à mon blog pour rien, for your eyes only, florilège de vieux trucs post-électoraux pour vous rappeler qu'on re-vote bientôt et que ça veut dire qu'on va devoir re-se lever le dimanche matin.
La louze.
Mais pas autant que ce qui va suivre.
Une affiche de campagne comme on aimerait en voir plus souvent :
"La métamorphose, c'est maintenant"
L'avion de François Hollande foudroyé. L'explication des scientiques :
Les Dieux n'étaient pas avec lui. Tout simplement.
Le candidat idéal pour la Présidence de 2017 :
Quand on a été Maître de l'Univers, Président de la République Française, ça doit être de la galette. Non ?
[ATTENTION : Comme le précédent, ce post est riche en messages cachés ! A vous, donc, de les découvrir ! ]
[Je préfère vous le dire direct, hein, parce que sans ça, je me doute bien que vous ne trouveriez pas tout seuls !]
[Je vous connais]
[SI !] (à quoi ça sert des les cacher, alors ? Ha ben ça, je me le demande aussi, tout à coup).
Dans la lignée des travaux photographiques présentés dans mon précédent billet blog (qui, soulignons-le, a fait une belle unanimité en termes de « c’est moche mais on va pas lui dire parce qu’on l’aime bien et qu’on veut pas lui faire de peine non plus. Encore que… »), cette nouvelle série de clichés avant-gardistes mettent en scène l’artiste Germain Sacré-Rameaux, sur son lieu de travail (pour info, il est huissier de justice à Paris XIII), mais aussi le héros qui sommeille en lui (comme en chacun de nous). Une magnifique leçon de vie... et de professionnalisme !
« Dans la culture du jeu vidéo, les gens s’imaginent qu’il suffit d’être un génie playboy philanthrope milliardaire revêtu d’une armure high tech pour devenir un super héros. C’est presque devenu un tic de la pensée, pour tout dire. Alors qu'au contraire, de Kick Ass, on ne retient que le côté tragique, déviant, désespéré. On est presque mal à l'aise. Pourtant les personnages de Kick Ass ont du cœur, eux. Tony Stark peut-il en dire autant ? » (Germain Sacré-Rameaux)
« sans compter que ce qui fait vraiment le héros, ce n’est pas l’armure...
Mais les canons lasers qui sont montés dessus. ‘nuff said ! »
"Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités".
(Iron Ma... "Hein ? Comment ça, c'est pas le bon film ? Fuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!")
"Le sérieux, c'est un état d'esprit".
(Pour tout le reste, il y a Eurocard Mastercard)
(ou quelque chose comme ça)
Agrafe Ze Pom-Pom Girl, save the World.
/
"Un héros sans accessoires est une ruine en termes de merchandising"
(Stan Lee, qui ne l'a pas dit mais qui l'a sans doute souvent pensé très fort, ces dernières années)
"Le secret de la motivation, c'est d'être motivé"
(Le Dalaï Lama - traduction en pain d'épice par Jean Claude Van Damme himself)
"Manger des légumes, pour les jeunes d'aujourd'hui, c'est souvent du cannibalisme"
(Un vieux qui ne mange que de la viande, pour pas prendre de risque)
Voilà.
J'espère que ce post-ci vous aura mieux sensibilisé aux dérives de l'art contemporain, que vous appréciez désormais cet artiste anorma... hors-du-commun (c'est pareil, dans l'esprit) et que vous aussi, dès demain, vous ferez en sorte d'être le héros d'un autre.
Parce que c'est BÔ. (tellement bô que j'ai acheté le single, mais c'est une autre histoire, que nous vous conterons une autre fois. OU PAS).
Oh, et petit message personnel à Joniwan, qui a eu le tort d'avouer qu'il avait lui aussi ce masque collector en sa possession (parce que oui, que les plus influençables d'entre vous se rassurent, c'est bien d'un masque qu'il s'agit) :
A TON TOUR, MAINTENANT ! :D
Pour conclure, un message subliminal EXCLUSIF de Kaminos, annonçant un speed-testing à venir sur ce blog : Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS Achète 999 sur DS sinon je fais caca dans ta litière. Voilà. Tout est dit (et bien dit).
Je profite de l'absence de Serial Butcher (pourvoyeur officiel de Gameblog en images à rêver) pour piétiner honteusement ses plates bandes et le prendre de vitesse en partageant avec vous quelques clichés de Germain Sacré-Rameaux, jeune photographe et artiste contemporain qui, entre autres, aime jouer sur les anachronismes en déplaçant des objets iconiques de la culture Geek dans des cadres plus inattendus.
Son nom (haut en couleur !) ne vous est sans doute pas inconnu : depuis deux ou trois ans, en effet, il est devenu difficile d’échapper à la Germain-mania, que ce soit sur le net ou dans les galeries d’art. On ne compte d’ailleurs plus les interviews qu’il donne ou les magazines spécialisés qui lui dédient leurs colonnes, à juste titre. « Une ascension fulgurante », de l’avis général. Avis que je rejoins sans réticences, car il n’a pas seulement du talent, mais aussi de belles choses à transmettre - et c’est pour ces deux raisons qu’il est, sans conteste, mon coup de cœur photo de l’année. Aussi tenais-je à lui rendre hommage ici, en publiant mes deux clichés préférés de sa série « geek-art » :
« Une certaine idée du futur, dans la rouille et l’absence. Le vrai héros, dit-on, c’est l’homme à l’intérieur. Or le temps passe, pour l’armure comme pour le héros. Il en va des rides comme de la corrosion. Au final, il ne reste que les souvenirs d’une gloire passée, appelée à devenir légende à son tour » (Germain Sacré-Rameaux)
(confie-t-il, la larme à l’œil, en fixant une boite de conserve casse-grain qu’il a affectueusement rebaptisée « maman »)
« L’ère du temps, c’est de lui courir après sans jamais pouvoir l’attraper vraiment. Ça n’a jamais été aussi vrai qu’avec l’avènement de nouvelles technologies. Le next gen d’aujourd’hui est déjà obsolète, ou pas loin. Presque vintage. Au regard de l’artiste, alors, de se dégager de l’instant présent pour tenter d’englober tous les moments de l’univers. Sans cela, à quoi bon ? ». (Germain Sacré-Rameaux)
(déclare-il avec vigueur, en embrassant sa femme, une GX 4000 qu’il a visiblement affublée d’une perruque blond platine et qui, ainsi, ressemble étrangement à Lady Gaga)
(Note : toutes les citations reproduites dans cet article sont tirées du Télérama dédié au grand bonhomme, dont je vous recommande chaudement la lecture).
Car c’est bien connu, Télérama réalise ses unes sous Paint.
Pour une fois que la couverture donne culturellement envie…
*
...
Et voilà.
Il fallait bien que ça arrive.
Le post parfait, léger mais sérieux, sobre et précis.
Pour une fois.
Puis l’accident.
Car j’étais parti pour poser mon point final ici, mais je ne résiste pas à l’envie de vous présenter quelques-autres de ses travaux les plus récents, dans le genre.
Peut-être un peu trop « bruts » pour moi, comme rendu, mais j’aime beaucoup le « Waltz » <3
(Un peu trop bruts, ça veut dire moisis ratés, en fait, en langage artistique, mais ne chipotons pas)
Et perdu pour perdu, autant conclure ce tour d’horizon par quelques unes de ses œuvres « classiques » (qui représentent le gros de sa production), dans lesquelles transparaît clairement ce qu’il appelle son « attachement forcené à la lumière » (cliquez pour agrandir, si le cœur vous en dit).
(y’a pas que l’attachement, qui est forcené, sur ce blog…)
« Beaucoup de jeunes âmes s’imaginent que le secret, en photographie, tient tout entier au choix des sujets comme des perspectives adoptées. Ou pire : du matériel. En cela, ils se trompent. Le secret, c’est la lumière. Il n’est jamais question que de lumière. C’est la façon dont le sujet ou la perspective se trouvent sublimés par la lumière, par le contraste, qui fait la différence entre un cliché médiocre et une réussite, même modeste. Le talent seul ne suffit pas : il faut que l’artiste trouve son bon moment, comme j’aime à appeler la conjonction miraculeuse entre sujet, perspective et lumière. Sans ce bon moment, si doué soit-il, les muses se refuseront à lui ».
(Germain Sacré-Rameaux - Extrait de son interview dans Télérama, toujours).
(à quoi il ajoute très pertinement : « d'ailleurs, peu de gens le savent, mais sans la lumière, le jour, c'est la nuit. Et ça, c'est fondamental...»).
J’espère, donc, que vous aurez pris autant de plaisir que moi à parcourir ces fenêtres ouvertes sur son univers, et je vous invite à poursuivre la découverte de son travail en consultant sa galerie Flickr (hélas peu mise à jour) ou sa truculente biographie (le texte est un peu long, voire austère, certes, mais il vaut qu’on prenne une heure pour le parcourir).
Et non, non, non, Germain Sacré-Rameaux n’est absolument pas l’anagramme de "Gamer aux mains carrées". Pas du tout. Et non, non, non, non, non, je n’étais pas à la campagne ce week-end. Aucun lien. Allez, oust. Circulez, y’a rien à voir. Comme souvent sur ce blog...
*
Et pour apporter sa touche à ces lignes, la maison termine sur un petit clin d’œil personnel qui prouvera que contrairement aux idées reçues, en province, on est TRES EN AVANCE, d’un point de vue culturel :
Epic WIN, la Province. <3
Si ça, c'est pas de l'avant première, qu'est-ce que c'est ?!
[Oh, et pour l'internaute surdoué, le seul, qui a lu jusque là, et qui se demanderait encore où est la subtilité de ce post - voire même s'il y en a une -, qu'il parte à la recherche de bouts de textes ajoutés "à l'encre invisible". ça devrait l'éclairer](et du coup il pourra servir de lampe hallogène pour ses proches et/ou sa famille, ce qui leur permettra de faire des économies non négligeables en ces temps de crise).
Investissez dans un parapluie à dinosaures, on ne sait jamais.
Oh, et conseil d'ami, comme ça, si vous avez quelques compétences en menuiserie, en modélisme ou en papercraft, mettez-les dès à présent à profit en vous lançant dans la construction d'une réplique au 1/1ème du SSV Normandy, mais en version qui flotte, on ne sait jamais.
Tant que vous y êtes, si vous avez aimé We Bought a Zoo au cinéma, essayez aussi d'y embarquer tous les pokémons que vous pourrez capturer, sur votre fichu rafiot (un couple de chaque, ce serait l'idéal, pour faire des vidéos chelous et les mettre sur Youtube).
Oh, et récupérez Scarlett Johansson en passant, ça peut toujours servir pendant les longues soirées d'hiver (oui : impossible de jouer au Scrabble tout seul, c'est de notoriété commune).
Par contre, évitez d'embarquer Di Caprio.
Il porte la poisse, dans ce genre de circonstances.
Et comment je sais qu'il pleuvra, rétorquerez-vous ?
Ben parce que j'en serais en partie responsable, en fait.
Et je le prouve :
Non, ceci n'est PAS une vidéo de Mortal Kombat.
C'est PIRE.
(FATALITY !!!!)
Oui, je sais. Tomber aussi bas, c'est moche.
Un Monstre à Paris, peut-être pas. Mais un Monstre dans tes oreilles, c'est sûr !
Mais quoi ! ça arrive à tout le monde, non, les moments de faiblesse ? Hé ben les envies de parties à trois aussi.
Et quand on fait ça sous la douche, ben on est forcé de chanter. C'est la tradition.
CQFD.
Et puis zut, j'avais envie, point barre, je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier auprès de vous alors que Blizzard ne s'y est pas résigné. Mettez ça sur le compte de l'erreur 37 et passez à autre chose. A la rigueur, pour me faire pardonner, je peux consentir (exceptionnellement) à proposer un monument de la chanson française en guise de compensation. Mais c'est bien tout. Non parce que je sais ce que c'est, on vous donne le bras et après, hop, faut faire une croix sur le chocolat et tout. Non mais vous êtes pas bien, les gens...
Bon alors bien sûr, je connaitrais George Brassens et/ou Harry Potter, ça aurait peut-être une autre gueule que ça (car entendons-nous bien, si vos oreilles le peuvent encore : la guitare et les paroles ne sont pas de moi. Par contre, les effets spéciaux "tremblement de terre", si. Michaël Bay, c'est moi qui lui a tout appris). Mais ne sont-ce pas là que des considérations anecdotiques, en regard du fait que je ne sache pas chanter ?
Si, un peu, quand même.
Du coup, bon week-end pluvieux à tous.
Et ne me remerciez pas pour tous les trucs que vous pourrez faire sous la couette grâce à moi.
Les magnifiques Concepts Arts Wii U, réalisés par Global Test Market (avec le concours de l'illustrateur officiel des Cahiers de Vacances Hachette), vous les avez sans doute tous déjà vus et revus (si ce n'est pas le cas, pas de mystère : vous ne lisez pas les bons blogs) (la preuve : vous êtes sur celui du Joueur aux Mains Carrées. C'est moche).
Ce que vous ne savez pas, par contre, c'est qu'une version légendée de ces concepts arts a d'abord été diffusée, puis retirée du web car jugée "trop peu attractive" et "trop littéraire du fait qu'il faille lireet tout" (sic). De quoi craindre, en effet, le désistement des investisseurs, peu portés sur l'effort intellectuel et la lecture cursive.
En exclu Blog Exclusive, voici donc la fameuse version d'origine, beaucoup plus explicite quant aux incroyables possibilités de la future bombe de Nintendo.
Par contre, c'est sûr, il faut lire.
Courage.
Les investisseurs compatissent à votre douleur.
Tout de suite, ça donne envie.
Par contre, il paraît que le jeu sur l'autoroute, là, niveau durée de vie, c'est pas trop ça.
Et un grand merci (en forme de coucou spécial !) à l'ami Nintenboy pour m'avoir donné cette "brillante" idée sans le vouloir.:D
Le milieu de la chanson, il est un peu comme Clint Eastwood dans ses meilleurs westerns : impitoyable. On le reconnait vite à son poncho, à son Stetson et à la vitesse à laquelle il abat l’artiste pris en faute au moindre de ses faux pas. Car c’est un fait qui ne vous aura pas échappé : dès lors qu’on acquiert une renommée mondiale et/ou la reconnaissance du milieu (à plus forte raison lorsque ce sont des Terres du Milieu qu’il s’agit), on s’expose aux critiques, aux jalousies et autres traversées du désert en solitaire et sans gourde (à une ou deux fan près) – des ténors lyriques tels que Bézu ou Patrick Sébastien en ont fait l’artiste expérience. Les mauvais choix de carrière, c’est comme les mauvais anchois en garniture de pizza : ça arrive chaud en trente minutes sinon on vous rembourse la différence. Ou quelque chose comme ça.
Parce qu’il a encore ses échecs en travers de la gorge, et que ça l’empêche d’avaler correctement (un sérieux handicap, pour lui), Gollum vous présente ici l’intégralité de ses titres boudés par un public qui, peut-être, n’était psychologiquement pas prêt pour un tel niveau d’excellence.
Alors, Gollum ?
Trop ambitieux ?
Trop avant-gardiste ?
Trop dérangeant ?
A vous de juger, sachant que tout ceux qui aimeront seront des gens de goût et que par conséquent, Gollum se fera un devoir de les manger tout crus. Bah oui. On ne se refait pas.
Acte 1 ) L’émotion qui fait pleurer : « Lucie », de Pascal Obispo.
Dans la lignée de sa version (inoubliable, comme tout bon traumatisme qui se respecte) de ", Dernière Danse" , Gollum revient à un registre émotionnel fort (âmes sensibles, préparez vos mouchoirs !) (Oreilles sensibles aussi !) (pour le sang), afin d’évoquer « en profondeur » l'un de ses thèmes de prédilection, à peine mentionné dans ses singles précédents.
Entre les trémolos d’une voix toute en retenue et en intériorité, on sent poindre le désir et la mélancolie d'un être écartelé entre deux mondes, qui n'aura jamais vraiment connu le bonheur et qui, pour cette raison, aura été forcé de compenser par de la nourriture. Ce sont ces blessures secrètes qui affleurent entre ces lignes à l'apparence inoffensive, et il est difficile de ne pas finir la chanson avec de vraies larmes d'émotion au coin de l’œil (de l’œil au singulier, oui, car pendant que vous écoutiez la chanson, Gollum vous a mangé l’autre. Il fait toujours ça…). D'autant que l'enregistrement HD fait vraiment honneur à la qualité de la prestation.
Attention ! PUR TALENT !
Le Jury de The Voice AIME ça.
Explicit Lyrics :
Mon Maître, mon Maître C'est moi, je sais Il y a des soirs comme ça Où même Le repas ne passe pas Mais faut s'forcer parfois, c'est vrai Bouffer des Lembas Sans même un bout de gras, je sais C'est vraiment dégueulasse, C'est bon pour Legolas
Mon Maître, dépêche-toi ici, la nuit, Tous les Nazguls sont gris, Je sais, Gandalf aussi, Mais lui, ben... c'est pas pareil
C'est pas marqué dans les livres L'plus important, c'est les vivres D'en avoir pour tous les jours Avec du gras autour.
Même si j'ai sous la dent Du perdreau bien croquant J'ai en moi, oh de plus en plus fort, Des envies d'côtes de porc
On dit, oui, que j'ai pas de cœur Mais il doit m'en rester, séché, Et à peine entamé... Si c'est pas le bonheur !
Mon maître, mon maître ressers-toi, il reste De la rate et du foie Avec un peu de lard Et quelques gros cafards
C'est pas marqué dans les livres, Le merle ça vaut bien les grives C'est beau, c'est chaud, c'est doux Quand on leur tord le cou.
Mmmh, mon Maître pas besoin d'four C'est crues, que les viandes se savourent, Sans frites, ni bouillon ni potages, Qui leur font grand dommage, sache
Qu'ça peut les abîmer, Faut jamais les bouder en se disant : « Que c'est dommage Qu'cette bête ait eu la rage ».
Mon Maître, mon Maître t'encombre pas D'ce rat, je le finirai pour toi Je peux finir vos restes, j'crains rien J'ai déjà eu la peste (Deux fois)
C'est pas marqué dans les livres Une fois j'ai été ivre Car j'avais bouffé un nain Qu'était complètement plein
Faut pas manger n'importe quoi Ça vous reste sur l'estomac Et quand on l'a dans les talons On mangerait bien... Un étalon (ben oui).
Du lapin c'est très très bien Du poisson c'est très très bon Du poulet c'est très très laid Mais moins... que Legolas !
Acte 2 ) La rage qui fait rager tout rouge :« In the End », de Linkin Park
Malgré son statut officiel de chanteur romantique à voix (ayant su séduire toute une génération par sa présence et la beauté simple de ses textes), Gollum entend montrer qu'il n'est pas qu'un chanteur à minettes et qu'il peut changer de registre aussi souvent que de régime alimentaire. Dans ce véritable brûlot engagé, il entend crier sa révolte et démontrer ainsi qu'il n'est pas qu'un physique ou un gentil guide un peu névrosé dont on peut disposer à volonté ou sur un coup de tête (dans ses dents). Sans langue de bois mais avec quelques restes de langue de bœuf quand même, il revient sur la difficile cohabitation avec ses compagnons de route ainsi que sur la richesse ethnique des rencontres au cours de son périple.
Non sans "balancer" quand il en éprouve la nécessité...
C'est donc un Gollum nouveau que nous découvrons là, en HD, avec une qualité d'enregistrement à la hauteur de l'évènement. C'est-à-dire un mètre vingt debout sur un tabouret.
Au rock and roll, Gollum préfère le orc and troll ! Forcément.
Attention ! Plus que jamais : Explicit Lyrics.
Mère de famille, cache ton enfant !
Et c'est re- Parti Vingt heures de marche Pieds nu dans le Mordor avec deux taches L'un est joufflu Et l'autre est gonflant Quand j'peux j’les laisse en plan J'ai qu'une corde attachée aux pieds Pourtant, c'est comme si je traînais deux boulets Même mon précieux il était plus léger Les jours où il était lourd Je ne suis pas blessé Pourtant c'est comme si j'avais deux plaies J'paie pour mes péchés Car c'est bien à la pèche Que tout a commencé. Ça tu parles d'un cadeau Un tout petit anneau Ce vieux Déagol Me lègue que des ennuis Avec en prime une belle paire d'abrutis
J'aime pas les elfes, j'aime pas les nains, Et les orcs, c'est pas trop mes copains J'aime ni les hobbits, ni les Ents Et encore moins ceux qu'écoutent Amel Bent
Demain, oui, en pleine nuit Sans bruit j'l'leur tords le cou et je m'enfuis Finies les plaintes, finis les ennuis Et finies les frites Vilains Hobbits ! Le Maître est fourbe, menteur et cruel Et presque aussi viril que dame Galadriel Ou aussi agréable qu'une escarre aux aisselles Quant au joufflu Il est aussi subtil qu'un troll Et aussi drôle qu'un nain à une fête sans alcool Ah ça oui, pauvre Sméagol De s'farcir ces deux guignols
Sur toutes les Terres du Milieu Y fallait qu'je tombe sur ces deux pouilleux Un neurasthénique et un bouseux boulimique Y'a eu plus sympathique
J'aime pas les wargs, ni les Balrogs J'aime pas Sauron, et encore moins Gothmog J'aime pas les Nazguls, même ailés A la limite, j'les supporte en civet
(Non mais regardez-le avec ses yeux de hareng pris dans les phares : on dirait Robert Pattinson version nabot qu'essayerait de jouer les torturés. Mais s'il faut les torturer, moi, je veux bien leur rendre service, hein, c'est quand ils veulent ! Gollum !)
Je vais les lui amener Elle, elle saura les digérer Et le retour du roi Ils l'fêteront dans son estomac
J'suis pas raciste, je mange de tout Et c'que j'mange pas, eh ben j'y tords le cou-ou J'aime pas les vampires, j'y peux rien Mais les pire, eh ben c'est les humains...
I'm breaking the Hobbits (x 3)... TONIGHT !
Acte 3 ) La tristesse qui fait tout mouillé dans les yeux :« Pas toi », de Jean-Jacques Goldman.
Après le petit échec commercial (mais grand succès d'estime, la presse en parle encore) (dans leur rubrique psychologie) de sa tâtonnante tentative pour élargir ses horizons musicaux côté "métal US", Gollum entend se racheter auprès de son public des premières heures, celui qui l'a toujours soutenu et qui, au plus fort de la crise, a exigé une fin alternative pour le Retour du Roi dans laquelle il récupèrerait l'anneau et réduirait le monde en esclavage (que rêver de plus beau ?). C'est donc férocement qu'il s'attaque à un IMMENSE classique de la chanson française, qui devrait faire l'unanimité auprès de toutes celles et de ceux qui ne sont pas nés d’avant-hier (ni même du jour d'avant). Une chanson si tendre qu’on pourrait la manger saignante.
Le saviez vous ? Une fois, Gollum a mangé un ours, en hommage à son réalisateur préféré.
Jean-Jacques Annaud.
XPTDROFL !
Implicit Lyrics :
(intro) Pour survivre sur un champ d'bataille, J'ai un petit secret Et je vais te l'confier Afin de t'éviter Les coups et les entailles. Que tu puisses acheter mon prochain single, quoi...
...
Garder mes forces Pour pas saigner Broyer l'aorte Des orcs blessés Dire des mensonges A trop jurer Vivre dans les ombres Pour vivre longtemps
Z'ont beau médire M'appeler l'puant J'ai beau m'enfuir Face aux méchants
Quoi que je casse Ou que je broie Rien ne trépasse Je fais pas l'poids
Je frappe toujours Dans les rognons J'ai mes raisons De couper court Passe-moi une lance Ou un trident J'aurais une chance D'rester vivant
Je peux maudire Leurs faces de rats C'pas mon délire Pas mon combat
Quoi qu'il se passe Ou se passe pas Moi je me casse La prochaine fois Les rois, les reines, Je les aime pas Les lois, les règnes, C'est pas pour moi.
J'ai trop la haine Quand Lurtz guerroie Ou qu'y s'déchaîne Au Macumba.
Mais que fait-il ? C'est pas d'la danse ! Son arme brise Toute la cadence !
C'est du Tolkien C'est mal écrit Comme un poème De R&B
Quoi que je chasse Même si c'est bleu Jamais j'me lasse J'pense au Précieux. Quand j'prends des beignes J'sais toujours pas Pourquoi je saigne Et-pas-l'Ourouk-Hai-de-3-mètres-de-haut-qu'j'ai-mordu-au p'tit-doiiiiiiiiigt.
(solo)
T'as mal, au moins ?
Non ?
Pas même un peu ?
Tu... tu veux du lapin ?
J'peux t'en refiler si tu veux.
On est pas obligé d'se faire la tête. Pas au carré en tout cas.
On a qu'a être tous frères, regarde.
On a déjà comme un p'tit air... Allez, baisse ta garde Je vais rien t'faire...
Ha ha ha. Ton cou à l'air un peu tordu, non ? Je vais arranger ça, tiens...
SCRITCHHHHH...
Happy End.
C'est beau. Comme du perdreau.
Acte 4 ) L’enthousiasme sautillant qui fait qu’on le voit presque dans le champ de la caméra :« On s’attache », de Christophe Maé
Parce qu'il a toujours eu beaucoup de respect pour cet artiste qui fait la même taille que lui et qui saute tout pareil, Gollum a tenu à rendre hommage à son "grand" ami Christophe Maé, en interprétant le tube qui a fait sa gloire, mais en l'adaptant bien évidemment à son parcours personnel mouvementé. On obtient, cette fois encore, un témoignage sans concession quant à sa place au sein du mythique LCA (boy’s band qu’on connaît sous l’intitulé "La Communauté de l'Anneau"), et de ses rapports ambigus avec les autres membres du groupe (dont la presse spécialisée a depuis relevé les moindres travers : Legolas et sa fâcheuse tendance à pécho toutes les meufs, ainsi qu’une bonne partie des mecs avec. Ou encore le problème de Gimli avec l’alcool. La dépression de Frodo, le leader… le fait qu’Aragorn refuse de prendre des douches. Des ragots qui ont fait beaucoup de mal au groupe)... C'est la première fois que Gollum revient sur cet épisode trouble de sa vie, et c'est donc là la chanson d'un artiste qui entend aller de l'avant !
Christophe a pris son boss un peu trop au pied de la lettre quand il lui a dit :
“sors-nous un tube, et que ça saute !”.
Plébiscit Lyrics :
J'suis pas hostile J'me tiendrais tranquille Je vais pas m'enfuir quand les gens ils dorment J'suis pas un vassal Des forces du mal J'ai juste fréquenté les mauvaises personnes Et puis manqué d'amour Même dans les Deux Tours
Mais ça, c'est pas une raison pour Qu'on m'attache ou qu'on m'empoisonne Avec ces vilaines frites qui me ballonnent Faut pas qu'on m'lâche ou qu'on m'abandonne Car à la pèche, je suis un surhomme ! Oui !
D'un elfe nubile J'ai pas l'profil Ni l'air un peu niais d'Robert Pattinson Je suis pas Elrond Entouré de belles blondes -- non Moi j'aime les carcasses qui manquent à personne Et quand y'a des vautours Eh ben j'attends mon tour
Mais ça, c'est pas une raison pour Qu'on m'cravache, ou qu'on me sermonne Comme quoi j'serais pire que Al Capone Faudrait qu'on m'lâche, et qu'on me pardonne Aux dernières nouvelles, j'ai tué personne. Hum !
On me laisse rien A part ce fichu pain, et un vieux pagne tout sale Tu trouves ça normal Que quand je l'enfile Ym' gratte le nombril ? En plus faut que rien n'dépasse A chaque fois qu'j'frétille Ça gêne qui ? Je fais rien de mal !
Ils se fâchent et ils me soupçonnent Avec un air de Docteur Watson Ils s'imaginent p't'être que ça m'impressionne Juste parce que l'un d'eux est promis au trône ! Non ! Dès qu'j'trouve une hache, leurs jambes j'les sectionne ! Et leurs cuissots, je les assaisonne ! Un peu de persil, et de mascarpone Ce sera super, avec un CHIANTI ! Oui ! Oui !
Acte Bonus ) La chanson surprise qui donne un drôle d’(hamst’)air.
Pour conclure tout en beauté et en légèreté - et parce qu'il n'en a pas l'air, comme ça, mais que c'est un grand déc*nneur -, Gollum se lâche entre deux séances en studio et enregistre dans le plus grand secret ce qui sera la piste cachée de son prochain album, à savoir : le générique de son dessin animé favori ! (il bave à chaque fois qu'il le regarde, c'est dire !). Et pour une fois, il a quasiment gardé la totalité des paroles de cette ode à son vieux copain de la télé, qu'il a rebaptisé affectueusement "Miamtaro".
Avant, il ne pleuvait pas, en Mordor. Mais ça, c’était avant.
Et après tout ça, si vous avez encore des oreilles, alors c’est que vous êtes l’Elu.
Minimum.
Même les Avengers n’ont pas tenu jusqu’au bout. Et pourtant, eux, ils ont le Hulk. ; )
...c'est en tout cas la conclusion à laquelle on arrive en constatant avec quelle aisance Francissustérienne j'arrive à me glisser dans la peau d'hommes illustres, sans pour autant avoir à les dépecer en amont (avec mes mains carrées, ça tournerait vite à la boucherie. Pour moi, je veux dire).
Preuves à l'appui.
Rien que pour vos yeux, donc : deux pièces à conviction EXCLUSIVEMENT EXCLUSIVES où, avec une maestria à nulle autre pareille, j'arrive à éviter d'être drôle pour me concentrer tout entier sur ce qu'en jargon de la profession, on appelle l'émotion, la justesse et le mimétisme artistique. Actor's studio, quoi.
Serait-ce donc cela, qu'on appelle le talent ?
Ben si oui, dommage que ça ne fasse pas rire, parce que c'est pas très folichon quand même.
Mais hé. On ne peut pas être bon partout.
(et je précise pour les petits malins et feignasses en tous genres : sans avoir au préalablement pris connaissances des oeuvres originelles, eh ben... c'est encore pire. Forcément).
Un peu de réflexion, d'abord : l'E3, vu par les yeux de Stetsuna, le frère jumeau maléfique du plus populaire de nos webs-chroniqueurs (et s'il vous plaît, avant toutes choses, je vous demanderais d'éviter d'être méchant avec mon nouveau super-copain. Merci) (car oui, désormais, lui et moi, nous sommes culs et chemises - ou pas loin) (même si j'ai beaucoup insisté pour faire la chemise, j'avoue...). Car si cette troisième vidéo come-back du Maître, en plus d'avoir été tournée dans le living-room de Castlevania, fait preuve de plus de maîtrise et dérape moins dans les virages, il était nécessaire de relever quelques perles au passage. Rien de jubilatoire, mais hé ! C'est la faute du matériau d'origine ! A force de vous moquer, vous me l'avez tout abimé, dites-donc !
Après l'effort intellectuel, le réconfort décérébré : les innombrables fans de Nico Geek (Moïse de la cause vidéoludique, qui peut ouvrir la mer en deux d'une seule fausse note) l'attendaient avec impatience, l'illustre NakedVince en tête... la voici, la voilà, la version 2.0. de ce monument de la chanson à texte et du rap engagé. Slammée, plutôt que chantée, en une parfaite et émouvante imitation de notre Grand Corps Malade national (entre grands malades, on se comprend), parce qu'il était hors de question, pour vous comme pour moi, car le flow de Nico, lui, est inimitable - ne serait-ce que parce qu'il ne semble obéïr à aucune notion de rythmique ou de pulse terrestre. En contrepartie, donc, je me suis efforcé de montrer la même générosité au niveau de la rime comme de la gestuelle d'introduction.
Explicit Lyrics
Moi j’aime les jeux vidéos et alors ?
Y’a bien des gens qui kiffent les castors
Tu te moques de mon amour, j’enrage ! Compte pas que j’t’invite au mariage !
J’ai tellement de consoles, frangin, que c’est comme un harem
Avec une femme par soir de la semaine.
C’est pas ma faute si Mario c’est ma reine,
Tu me dis de retourner jouer sur l’autoroute A4, A5, ou A10, tu t’en branles
Tu as oublié la nationale 720
A chaque choix ses conséquences
On m’aurait pas appelé Nico, on m’aurait p’t’être appelé Clémence !
J’ai Popeye sur play faut que tu l’essayes
Je joue au PSG avec ma PSP
Je sors avec des canons en luttant contre Ganon
Faut racheter des apéricubes ? Pas le temps, je joue à la gamecube.
Garde ta bouteille de Despé, je suis devant ma SP
Un 69 t’sais pas c’ke c’est ? Moi je sais, c’est un Lyonnais !
Aussi futé que Jar Jar Binks
Missa Gungan joue à la Lynx
Y’a un monde dehors, info ou intox ?
Je m’en tape, je suis devant la X-Box.
Toi, tu sors avec des cougars ?
Moi, je rugis avec ma Jaguar !
Qu’est qui fait rire la vache qui rit ? Rien à foutre, j’m’éclate avec mon atari.
Hé j’suis pas bourriquet, au lieu de faire du tourniquet, c’est pareil, j’préfère jouer à la Saturn Saturn, Saturn,
J’ai la tête qui turne !
Tu trouves ma chanson poilante, pas l’temps d’l’épiler, je joue à la 360
Johnny c’est l’idole des jeunes, mais moi mon idole c’est la Playstation
Tu crois p’t’être que j’veux être ton ami ? !
Mon gars, mon seul ami, c’est mon Amiga.
Si je sais tout ce que je sais, c’est pas les cours qui me l’ont enseigné
Mais Dora et Diego, et aussi Mon petit poney
Chut, j’apprends à conduite un tracteur avec le nouveau farming simulateur
Pas de Hasta la Vista avec moi, Sarah Connard,
Moi je résiste avec ma Vita
Tu lis Oui-Oui ?
Casse-toi sale intello, laisse-moi torcher la Wii
Toi t’es au TGS ?
Moi j’vais au vide grenier d’Bourg en Bresse
Tu vas à la Japan Expo ?
Moi j’me casse au festival de la saucisse de Morteau
Tu fais le beau ? Hé, moi j’suis champion d’France de bingo !
Fais pas ta mijaurée !
Je vais te mijoter
Des tas de petits plats avec Léa
Passion cuisine
Mais t’inquiète pas, bébé, Léa, c’est juste mon ex-copine
Tu me dis de retourner jouer sur l’autoroute A4, A5, ou A10, tu t’en branles
Tu as oublié la nationale 720
A chaque choix ses conséquences
On m’aurait pas appelé Nico, on m’aurait p’t’être appelé Clémence !
Façon RPG, j’ai mis mes XP dans « apprendre à slammer »
Façon MMO, c’est zéro troco, zéro bloblo (MMO)
Toi, tu te shootes au teushi, moi, je shoote aux FPS et j’en chie.
Dans la vraie vie, tu vas en prison mais ici, tu gagnes des options
Je n’suis pas no-life, appelle-moi Cloud Strife
Quand je bois du coca, je rote,
Mais moi, quand je me bas c’est contre Séphiroth.
Ici, pas de métempsychose, pas d’hypnose, y’a que des potes… aitoses
Laisse tomber les nuggets, et attrape ta manette
Choisis ton serveur, clique et donne-leur ton fric
Rejoins ma secte. T’inquiète ! Je te connecte !
Je suis le grand gourou et toi…
Petit gourou
.
T’occupe pas du qu’en dira t’on, allez, on s’fait une session !
L'avis EXCLUSIVEMENT EXCLUSIF d'un guest qui l'est au moins autant.
(Sens de l'humour EXCLUSIF non fourni, c'est une critique sérieuse)
(Ou pas loin).
Parce qu'une vidéo vaudra toujours mieux, sur internet, qu'un long texte sans gifs de femmes qui font danser leurs poitrines ou de Lolscats qui font l'amour à des Petits Poneys, mais qu'à côté de ça, l'impro, ben c'est pas toujours rigolo, pour ces futures six-minutes-de-perdues, recevez nos plus plates excuses - et celles de Jane Birkin aussi, qui sont ENCORE plus plates, c'est dire si votre pardon nous tient à coeur.
Au moins, je suis paré pour la séance du week-end prochain.
*
Et parce que malgré la souffrance visuello-auditive insoutenable que je viens de vous infliger sans l'ombre d'une vergogne, vous aurez quand même droit au long texte sans trémoussements poitrinaires, sachez que de temps en temps, aussi étrange ou contre-nature que ça puisse paraître, j'écris sérieusement. Ou pas loin. Pour preuve, voici en EXCLUSIVITE quasi-presque-EXCLUSIVE ma critique personnelle au film sus-démoli, en réponse à celle publiée dans le magazine Studio-CinéLive (que je harcèle à mes moments perdus) (oui, ils ont déjà déménagé trois fois à cause de moi) :
De la lumière.
De la lumière avant toutes choses.
De la lumière, un point c’est tout.
Je ne lui demandais pas plus, à cet amour de petit film. Et il ne m’a pas donné moins.
Aussi suis-je sorti de la salle avec des étoiles dans les yeux : quatre au lieu d’une, au moins, et des traces de larmes pas tout à fait sèches pour mieux les souligner. Parce que voilà, permettez que je fasse mon coming-out : je l’aime d’amour, le cinéma de Cameron Crowe, je n’ai pas honte de l’afficher. Et il m’aime aussi, je le sais. Il me comprend, je le comprends… on est bien, tous les deux, ça fait des années que ça dure. Non que je trouve un quelconque intérêt à suivre les tribulations d’un gars qui achète un zoo - ceci, même si ce gars, c’est Matt Damon et qu’il y retrouve la plus starlette des Scarlett... je ne suis pas ce genre de spectateur. Le cinéma, je veux qu’il me vende du rêve, du vertige, et pas du mélo de roman-photo. De la part de n’importe quel autre réalisateur, un pitch pareil m’aurait refilé des sueurs froides. Des enfants. Des animaux. De l’amour. Des bons sentiments. Mon Dieu. Au secours.
Oui mais voilà. Avec Cameron, c’est différent. Cameron, il peut me vendre de la lessive ou des voitures d’occase pendant deux heures que j’en redemanderais - comme j’en redemande aujourd’hui tant il m’a semblé trop court, ce Nouveau Départ. Alors bien sûr, je l’accorde de bonne grâce, ce n’est pas son meilleur. Trop sage, trop tiède, trop échaudé par des échecs qui, paradoxalement, étaient de grands succès. Ainsi, c’est quand le film s’offre des fulgurances « à la Elizabethtown » qu’il est le plus « Cameron », et qu’il est le plus beau. Parce que j’ai adoré son Elizabethtown, aussi. Et Vanilla Sky avant lui. Si. Pour ne rien vous cacher, c’est même sur ce dernier que je suis tombé amoureux : pendant que les critiques s’arrêtaient sur un masque, je n’avais d’yeux que pour le visage au-delà, défiguré - a-t-on statué à tort - par une trahison de l’œuvre d’origine qui m’apparaissait comme la raison d’être du film : précisément, tout ce qui me plairait, me séduirait, m’amènerait même un jour à aller voir l’histoire d’un gars qui s’offre un zoo – sans y être obligé par une petite amie accro à la guimauve. Parce que comme vous l’avez écrit, Crowe, c’est Crowe. Et que ce n’est pas ce qu’il raconte, qui importe, mais la manière dont il le fait. Ou plutôt : c’est cette manière dont il le fait, qui raconte, chez lui. Ses histoires ne sont que des prétextes, des « occasions de ». Prétexte à quoi ? A la lumière, évidemment. Peindre la lumière. Sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances, toutes ses déclinaisons. Celle du dehors, d’abord, qu’il capte mieux que personne depuis que Mallick a franchi sa Thin Red Line. Celle du dedans, surtout, qu’il magnifie avec candeur. Crowe, Cameron, peu importe comment on l’appelle, il parle des gens, il parle de nous. De notre lumière. De ce petit truc qui brûle, tout au fond, et qui fait que parfois, on se rêve artiste, ou poète… ou humain, simplement. Ce petit truc qu’on étouffe souvent par lâcheté ou suffisance. Chez lui, l’homme, ce n’est pas un loup, ou bien celui d’un zoo trop beau pour être vrai. Chez lui, l’homme, c’est de la lumière. Le reste, l’histoire, les personnages, les péripéties dépourvues d’enjeu ou le drame dans l’absence de drame, c’est du décor. Un enclot. Qu’il illumine.
Crowe, c’est Burton à l’envers. Là où Tim ne retient que l’ombre, Cameron, lui, ne retient que la lumière. Avec le même talent. Comme deux faces d’une même pièce : celle de la comédie humaine. Sauf que la lumière, forcément, c’est plus ingrat : moins branché, moins tendance, moins transgressif. Trop sage, encore… On n’est plus des enfants - ou, en tout cas, on cherche à s’en persuader. Alors on préfère le cynisme et on appelle ça la lucidité, sans voir que le cynisme n’est qu’une naïveté à l’envers et que la naïveté choisie en connaissance de cause, celle-là même qui éclaire les œuvres de Cameron Crowe -, cesse d’être ce qu’elle paraît pour devenir une esthétique, un symbole, une profession de foi. Alors à la question qui clôt le film (ou pas loin), j’aurais répondu, moi aussi, « les humains ». Mais seulement tels qu’ils sont filmés par Cameron Crowe. Les vrais, ceux que nous montrent les films matures, sérieux ou respectables, ne m’intéressent en rien. Leurs ébats, leurs débats, leurs solitudes, leurs turpitudes, très peu pour moi. Ils n’ont ni l’ombre de Tim Burton, ni la lumière de Crowe. Ils n’ont rien qui m’attire. Je n’attends pas du cinéma qu’il me conforte dans ce que je suis, non. Je préfère quand il m’invite à ne pas m’en satisfaire. Car poser que nous pourrions être, tous, plus que des personnages de vaudeville nerveux de la vanne ou de la braguette, plus que des êtres superficiels, mesquins, égocentriques ou sans relief, voilà qui me semble moins naïf - surtout, plus courageux - que la moindre de nos fresques sociales prétendument sans concession - si complaisantes, hélas.
Mon cinéma à moi, je le veux à l’image de mes cieux étoilés : immense dans ses clartés, intense dans ses ténèbres et riche de mille perspectives, mille « et si ? », mille soupirs visionnaires…
De la lumière, avant toute chose. De la lumière, par-dessus tout.
C’est donc plus conquis que jamais que j’ai quitté la salle obscure.
Ou son présent, si on lui enlève ses vêtements et qu’on lui propose Scarlett Johansson nue (+ 1 like sur ce post), lascive (+ 2 like sur ce post), offerte (+ 3 like sur ce post. Je le sens bien, je le sens bien, à moi le buzz !), étendue sur un lit de sandwichs jambons-beurre, un décapsuleur de bière géant dans la main droite, un lance-marmelade à visée laser dans la gauche et en guise de décor, une haie de bouteilles jusqu’à l’horizon.
Essuyez-vous la bouche.
Vous bavez un peu, là.
Les animaux, alors, sont-ils d’où nous venons ? Où nous allons ? Ce que nous sommes ? Ou les trois à la fois ? (non. Pas « nus », « lascifs » et « offerts », bande de malades).
Après tout, passé, présent et avenir sont sans doute moins un déroulement qu’une simultanéité mise en ordre (théorie qu’on pourrait simplifier en « tout arrive en même temps, mais pas au même moment, et c’est pour ça que Dieu a inventé la DeLoreane »), alors… pourquoi pas ? Ne raconte-t-on pas que le seul être vivant à marcher à quatre pattes le matin, sur deux le midi et sur trois le soir, c'est l’actrice de porno ?
Tout se recoupe, il n’y a pas de hasard.
Mais trêve de bavardages, car il paraît qu’on n’est pas là pour faire de la phisolophie (comme dirait l’autre).
Non.
On est là pour parler fourrure.
C’est dire si je vais le rater de peu, le dix mille like combo.
Car dans les lignes qui vont suivre, quand je vous parlerais de trucs « à poils », ce sera au sens propre. Avec des poils sur TOUT le corps, et pas juste là où les japonaises, elles, elles ont de la mosaïque à la place (ne faites pas les innocents. Je sais que vous savez). Un peu comme Demis Roussos, donc, mais en plus bangable quand même (à toutes fins utiles, je rappelle cependant que ce genre de pratiques est puni par la loi. Vous êtes prévenus).
Par conséquent, les seules culottes qui seront mentionnées dans cet article seront des culottes de cheval et les seules images cochonnes que vous y trouverez seront celles d’enclos plein de boue, dans lesquels vingt gros aspirant-saucisses seront en train de se grimper dessus. Avouez qu’en la matière, on a déjà fait plus affriolant (si vous n’êtes pas de cet avis, sans doute est-il temps d’arrêter de jouer à Drakengard).
Et nous n’oublierons pas, bien sûr, toutes celles et ceux qui ont pu su chopper des ailes ou des nageoires en DLC, ou qui se sont multispécialisés à force de se retaper la même partie de Darwin Effect en New Game +.
Permettez-moi d’insister, donc : les animaux, c’est notre avenir.
Déjà, parce que si on n’en mange pas, l’avenir, on peut faire une croix dessus. Ou en tout cas, on s’en prépare un bien morose, parce que la salade à tous les repas, c’est un peu comme s’acheter Journey et y jouer en boucle du matin jusqu'au soir jusqu'au matin. Les premiers temps, on s’éclate comme un fou à platiner de la scarole, puis petit à petit, la lassitude aidant, on se prend à rêver qu’elle puisse se métamorphoser en un machin poilu qui coure, qui couine et dans lequel il faut planter des trucs pointus pour pouvoir crier « ACHIEVEMENT UNLOCK ! » (notez que grâce à Monsanto, la salade devrait bientôt être capable de couiner, elle aussi, c’est déjà ça de pris).
Et puis vous-mêmes, que seriez-vous sans votre souris, mmmhhh ?
Sans parler de votre araignée dans le plafond, du tigre dans votre moteur ou de votre string léopard…
Oui, rendons-nous à l’évidence : les animaux sont nos compagnons de toujours, ceux qui nous ont suivi (ou poursuivi) dans cette grande et belle aventure que l’on appelle la Vie, tantôt à nos côtés, tantôt à nos trousses, et avec qui on a tant partagé, jadis (un frère, une mère, un bras, que sais-je encore ?).
Ces fières et fougueuses créatures, nous avons appris à les honorer, à les aimer, à les chérir - et les plus sages d’entre nous communient encore avec elles, pour une poignée d’euros, au hasard d’un menu Best Of et entre deux tranches de pain de respect mutuel. L’homme et l’animal : un rapport unique, sacré, qui n’a jamais été aussi réjouissant que depuis l’invention de l'emmental fondu ou de la sauce curry.
Qui, mieux que les animaux, peuvent nous faire rire, nous faire pleurer, nous faire rêver, nous faire courir ? Qui, mieux que les animaux, peuvent ronger nos semelles ou nos câbles électriques, faire popo dans nos charentaises, nous réveiller à quatre heures du matin juste pour vérifier si on dort ou manger des terrines de luxes que même nous, on n’oserait pas s’en payer pour notre plaisir perso ? Toujours à tourner dans leur roue, sans fin, pour nous faire réfléchir sur la vacuité de nos existences (et/ou nous pousser au suicide, c’est un plan à long terme). Toujours à casser la graine à minuit passé, dans l’espoir secret de se changer en Gremlins et de pouvoir bouffer tout le monde dans un rayon de deux cent mètres (c’est un plan à moyen terme). Toujours à se la jouer Rémy Gaillard sur Youtube, histoire de se faire plus de « vues » que moi et de me foutre les nerfs (ça, c’est un plan à très court terme). Mais surtout, surtout, toujours en train de sauver des enfants d’un destin peu enviable ou d’essayer de communiquer avec eux avec l’éloquence d’un twit de Morsay.
-Waf !
-Comment Rintintin ? Qu’est-ce que tu dis ? ! Si je ne tape pas la suite 4 8 15 16 23 42 toutes les 108 minutes sur ce vieux moniteur, je risque de libérer une énergie électromagnétique d’une intensité sans précédent, qui risquerait d’anéantir le monde ?
-Waf !
-Haaaaa non, t’avais juste faim, en fait. Je me suis gourré dans ma traduc. J’ai cru que tu utilisais le datif, alors que c’était du génitif. Aux temps pour moi.
Pour toutes ces raisons, et tant d’autres encore (comme, par exemple, le manque d’inspiration), le lien musical de la semaine sera intégralement dédié aux Willy (pas celui d’Arnold et Willy, hein, entendons-nous bien), aux Lassie, aux Stuart et autres Dominique Strauss Kahn - ainsi que, plus généralement, à tous les chaînons manquants de France et de Navarre... Et ceci, en trois temps, trois mouvements et six thèmes toujours téléchargeables gratuitement et légalement ici.
Escale sur terre, d’abord, pour un peu de zumba en compagnie de la famille Kong (qui ont, il faut bien l’admettre, vraiment des têtes de Kong) (Oui ! Je le sens ! Je sens le Pouvoir du Grand Carambar qui monte en moiiiii….), avec un remix du thème principal version « jungle », qui ne peut que vous filer la banane (Gloiiiire auuu Grannnnd Caraaaambaaarrrr !).
En tout cas, un thème qui ne risque pas de vous casser les noix (de coco).
Bonus paritaire :
Détour par les airs ensuite, dans le cockpit du légendaire pilote d’élite Fox Mc Cloud (du clan des Mac Cloud, c’est connu), là où ça renarde sec et où il ne fait pas bon confondre "queue" et "manche" ; avec ces remix sous adrénaline de l’inoubliable thème du premier stage de la saga.
De quoi s’envoyer en l’air encore plus sûrement qu’avec un clip de sa sœur ainée Samantha.
(oui, Samantha Mac Cloud, c’est bien, je vois que tu as tout suivi...
et je suis honoré d’avoir un lecteur aussi sagace que toi).
Sous les mers, enfin, dans le sillage d’Ecco, le poisson le plus mammifère du monde qui, entre deux parties de marsouin-ball , deux orgies de plancton et deux caméos dans les spin-off de Flipper, repousse des invasions extraterrestres et voyage dans le temps. Excusez du peu.
A nouveau, deux remix complémentaires (tantôt zen, tantôt furieux) d'un thème emblématique de l'épisode 2 :
Parce qu'on n'est pas tousnés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !
Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !
Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !
Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !
Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !
La Légende du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac.
La Légende du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.
Tout est dit.
Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que.