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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 13/02/17 à 19h34

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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Fans de jeux de rôles à la japonaise, vous les attendiez avec beaucoup d'impatience : les résultats des Final Fantasy XV Awards, organisés le mois dernier par le célèbre magazine Famitsu, viennent de tomber dans le numéro de décembre.

 

Alors que le dernier grand RPG de la firme Square Enix connaît un démarrage catastrophique dans son pays d'origine, essuyant de nombreuses (et virulentes) critiques jusqu'en Amérique ou en Europe (ainsi qu'on a notamment pu le constater dans les colonnes des forums de Gameblog ou Gamekult), le magazine sus-mentionné a voulu calmer les esprits en lançant ce petit concours de fin d'année (efu-efu fifutinu awaludusu, en version originale), pour démontrer avec beaucoup d'humour (mais pas exempt de finesse !) que contrairement à ce que prétendent les soi-disant « spécialistes » (autoproclamés), ce nouvel épisode s'inscrit bel et bien dans la droite ligne des précédents, jusque dans ses défauts les plus handicapants.

 

Trop dissolu, trop décousu, trop superficiel, trop bling-bling, trop européanisé ? « Peut-être », choisit de répondre Famitsu. « Mais c'est justement pour ça que c'est un bon Final Fantasy ».

 

Grâce au site américain Final-Fantasies.org, qui vient d'en publier la traduction anglaise, je vous propose de découvrir les grands gagnants de cette célébration non-officielle, qui comptent presque plus d'ex aequo qu'il n'y avait de nominés au départ. Alors bien sûr, au final (fantaisie, lol), c'est un peu « tout le monde il est beau, tout il monde il a gagné » (ou « tout le monde il est moche, tout le monde il a perdu », selon comment on voit les choses), mais en ces temps de fêtes de fin d'année, pouvait-on rêver palmarès plus en phase avec notre fameux « esprit de Noël » ?

 

 *

 

Le FF XV Award du Final Fantasy qui s'excuse, hein, il sort un peu à la bourre, il a pas entendu le réveil sonner, mais bon, le voilà, il est là, il... oh merde, il a oublié d'enfiler un pantalon  :

 

  • Final Fantasy VII, pour : « alors pardon, vraiment, on sait que vous avez déjà acheté le jeu plein pot mais on s'est rendu compte après coup qu'il manquait l'attaque ultime du dernier boss, les Armes optionnelles, la cinématique qui les met en scène, des couleurs sur les curseurs, des stats mieux équilibrés, des combats mieux gérés et tout un paquet d'autres petites choses qu'on vous a rajoutées dans la version Internationale, EN VENTE PARTOUT. PLEIN POT (encore) ».

  • Final Fantasy X, pour : « bon, la bonne nouvelle, c'est qu'on vous a rajouté l'expert mode pour le sphérier, six nouvelles compétences, dix dark aeons, un prologue pour FF X-2 et des améliorations du système de combat. La mauvaise, c'est qu'il va encore falloir que vous rachetiez le jeu plein pot. Mais bon, d'un autre côté, vous avez l'habitude, ça fait partie de la tradition ».

  • Final Fantasy XII, pour : « et la marmotte, elle met le zodiac job system dans le papier alu, et elle y ajoute seize gambits de plus. Pour faire un compte rond. Et plein pot ».

  • Final Fantasy XIV, pour : « comment ça, on a déjà sorti ce jeu l'année dernière et c'était une grosse merde ? Mais enfin, pas du tout, monsieur, vous devez confondre avec un autre, ce n'est pas dans les habitudes de la maison. Allez, monsieur, faut pas rester là, y'a des gens qui travaillent ».

 

Ils avaient de la gueule, les DLC, en 1997, quand même.

 

 

 

 Gollum est formel : c'est bien mieux qu'un pauvre écran noir avec quatre étoiles qui se battent en duel.

 

 

 *

 

 

Le FF XV Award du Final Fantasy tellement décousu qu'on croirait du David Lynch :

 

  • Final Fantasy X, pour : « t'as aimé te promener sous la surface d'un lac gelé sans eau (ce qui était déjà un sacré concept en soi), pour te retrouver survolé par Sin dans de l'eau pas gelée du tout ? Ben t'adoreras te réveiller en plein désert à trois cent bornes de là cinq minutes plus tard à cause de toxines magiques vraisemblablement sorties de son trou du cul ».

 

 "J'étais sous l'eau et paf, je me retrouve dans le désert. Best trip ever !

Même le LSD il me fait plus voyager comme ça putain !"

 

 *

 

 

Le FF XV Award du Final Fantasy où la voiture, elle peut pas sortir de la route :

 

  • Final Fantasy VII, pour sa course de moto en flash à jouer directement via ton navigateur internet.

  • Final Fantasy VIII, pour les quelques secondes de folles espérances pendant lesquelles le joueur croit qu'il va pouvoir prendre le contrôle de la voiture à la fin de la cinématique (mais en fait non, t'as qu'à passer le permis si t'es pas content, connard).

  • Final Fantasy XIII, pour l'ensemble de son oeuvre. Sauf que dans Final Fantasy XIII, la voiture, c'est TOI, couillon de fanboy.

 

 

 Attention, il y a un piège.

 

*

 

Le FF XV Awards du scénar' tellement pas fini que t'achète le guide du jeu exprès pour voir si tu n'as pas loupé un truc mais en fait non, tu l'as juste dans l'os de 20 balles supplémentaires (mais t'es plus à ça près) :

 

  • Final Fantasy VIII, pour : « et alors y'a un gros monolithe géant qui vole tout seul dans le ciel et qui sert à faire tomber des monstres de la lune sous forme de larmes sanglantes, mais osef de tout ça, ça intéresse qui ? Passons vite à la suite, Linoa est en danger ! » (explications et développements scénaristiques vendus séparément).

 

 All ur Base are belong to us, Hooman !

 

*

 

 

Le FF XV Awards du oups-la-boulette (ce twist que t'avais pas vu arriver tellement le scénariste il a malencontreusement oublié de préparer le terrain pendant les 30 heures précédentes)  :

 

  • Final Fantasy IX, pour son boss final, qui se demande encore ce qu'il venait foutre là et pourquoi il a pris tous ces coups de latte dans les chicots. Ce qui lui fait un gros point commun avec le joueur.

 

 Non, c'est pour Halloween. Allez, le bourgeois, fait péter les fraises tagada !

Des bonbons ou des bobos !

 

*

 

 

Le FF XV Awards du système d'évolution de perso qui te donne la fausse impression d'être un polytechnicien alors qu'en fait, tu fais n'importe quoi avec des machins de couleur comme quand tu jouais avec tes Duplo :

 

  • Final Fantasy X, pour son sphérier. Parce que c'est bien connu, plus tu tapes sur les monstres, plus tu as une chance de débloquer le sort « Scan », ce qui te permettra d'apprendre ambidextrie au niveau suivant, logique. Comme dans la vraie vie : si tu t'entraînes au tir à l'arc, tu débloqueras l'aptitude « cuire les oeufs à la coque ». C'est scientifique.

  • Final Fantasy VIII, pour le vol de magies. Parce qu'il n'y a rien de plus amusant au monde que de passer des heures à voler aux monstres des magies DONT TU NE POURRAS PAS TE SERVIR ENSUITE. A part le vélo sans roues et jouer au foot avec un parpaing.

 

 

 

 

 

Le FF XV Award du perso qui est tellement transparent qu'il y a des meufs, t'as couché avec elles UNE FOIS dans les toilettes du Macumba, ben t'as l'impression de les avoir mieux connues que lui après cent heures de jeux  :

 

  • Final Fantasy X, pour Lulu. Oui, Lulu. Lulu, qui est-elle ? D'où vient-elle ? Que veut-elle ? Quels sont ses réseaux ? Oh, et quelqu'un chez Square pourrait-il avoir l'extrême obligeance de sortir un Ultimania hors-série, histoire d'expliquer comment elle peut finir avec Wakka à la fin du jeu alors qu'ils n'ont absolument rien en commun (à part son frère – mais enfin, est-ce que ça suffit pour construire une relation durable, permettez-moi d'émettre quelques doutes, même dans un univers de Fantasy).

  • Final Fantasy VIII, pour : euuuhh, pour machin, là. Mais si, l'autre, le... comment... mais si, enfin ! Il avait une veste... ou un blouson... ou... ha zut, ça ne me revient pas. A moins que... ça n'ait été une nana ? Ouais, peut-être bien... Avec des lunettes, non ? Ou une salopette ? Tout est si confus, tout se mélange, je suis en tête-à-tête avec un ange, haaaahaahaaaa, en apesanteuuuuur... Non mais soyons sérieux deux secondes. Il y avait vraiment quelqu'un d'autre, à part Squall et Linoa, dans Final Fantasy VIII ?

 

 

*

 

 

Le FF XV Award du design qui te donne envie de construire une machine à voyager dans le temps, de trouver l'adresse de Jean Paul Gaultier et de retourner dans le passé pour lui faire la peau.

 

  • Final Fantasy X, pour avoir lancé la tendance « fashion à poil avec des bretelles et des couleurs qui jurent ». Pour le short asymétrique de Tidus, également, qui lui donne l'air de revenir du premier concours de cosplay du Salon de l'Agriculture. Enfin, pour que les générations futures n'oublient jamais que le vert et le jaune, CA NE VA PAS BIEN ENSEMBLE !

 

 

C'est pas faute d'avoir été prévenu, pourtant.

 

  • Final Fantasy XIII, pour la tendance « chic et cosy dans ma Smart édition spéciale Le Temps des Cerises », et ses invocations transformables façon Power Rangers. Parce que je suis peut-être vieux jeu mais quand j'invoque Shiva, c'est pas pour récupérer Bumblebee.

 

 

- Mais tou es magnifayeque, ma chérie ! J'adore ce que tu as fait avec tes bretelles !

- C'est... c'est très gentil Madame. Mais je suis un homme.

- Hahaha, tou as de l'houmour en plous, j'adoooore les femmes avec de l'houmour, je trouve ça encore plus magnifayeque !

- Mais... mais je vous assure, je suis un homme !

- Hé ho, Micheline, tou te calme sour la mytho, d'accord ? ! Des hommes, j'en ai déjà vou, je sais à quoi ça ressemble, OK ? ! Toi, on dirait que tu reviens des répèt' du dernier spectacle de Kamel Ouali !

 

 

 *

 

 

Le FF XV Award de la contrefaçon chinoise vendue sur les Champs Elysées avec un gros sticker « Finale Fantazy » collé par-dessus le titre original (ou, selon les traductions : FF XV Awards du jeu maquillé comme un camion volé, qui te fait tellement du pied sous la table pour essayer de te pécho que tu vas avoir des bleus pendant deux semaines) :

 

 

  • Final Fantasy Tactics, parce que d'accord, les mécaniques ne sont pas les mêmes, l'univers non plus, le scénario n'a rien à voir mais Y A DES CHOCOBOS DEDANS ALORS TU VAS ARRÊTER TOUT DE SUITE AVEC TON MAUVAIS ESPRIT A DEUX BALLES, D'ACCORD ? En plus, y a marqué Final Fantasy sur la boîte. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? Cloud Strife ? Et puis quoi encore ? Bon, attends, t'emballe pas, je vais voir ce que je peux faire.

  • Final Fantasy XIII-3, pour son cactuar lumineux de Noël. Parce qu'il n'y a rien de plus festif pour décorer une ville qu'une statue géante à l'effigie d'une créature capable de one-shoter ta mère à coups d'aiguilles empoisonnées. Le Père Noël, c'est surfait. L'année prochaine, je propose qu'on le remplace par un grand requin blanc en train de mâcher un enfant.

  • Final Fantasy XIV, pour le Gold Saucer. Parce dans « Gold Saucer », il y a « Gold », comme la couleur de la Mastercard qui te sert à régler tes 700 euros mensuels de microtransactions. Coïncidence ? Je ne crois pas.

  • Final Fantasy X-2, pour avoir confondu le terme « fan service » avec le terme... euuuhhh... « fan service » aussi. Mais différemment.

 

But you're doing it right doing it wrong doing it right doing it wrong.

 

 ET JOYEUX NOWËL HOOMAN ! HOW HOW HOW !

 

 

*

 

Le FF XV Award du jeu qui veut raconter une histoire mais qui a tourné à 2/20 en rédac' au collège-lycée :

 

  • Final Fantasy X, pour : sa bibliothèque. Parce qu'il n'y a rien de plus passionnant que de passer quatre heures à lire tous les bouquins du coin, au lieu de découvrir ces éléments ingame, surtout quand t'es censé interpréter un putain de footballer narcissique analphabète et que t'as un monde à sauver. Aussi, parce qu'il est très louable de la part dudit footballeur de vouloir faire l'effort d'ingurgiter plusieurs millénaires de culture étrangère afin de mieux comprendre le monde dans lequel il se trouve, alors qu'il passe les trois quarts de son temps à piétiner volontairement les coutumes locales.

  • Final Fantasy XIII, pour : « la vraie bibliothèque, elle est dans ton c½ur, ou sur un plan supérieur d'existence, ou dans l'air tout autour de nous, mais une chose est certaine : tu y as accès tout le temps et pour la trouver, c'est facile, ferme les yeux et pars en ligne droite au-dedans de toi-même. Tu apprendras plein de choses inutiles qui n'apporteront rien à l'intrigue mais tu découvriras aussi plein de détails importants dont tu n'auras absolument rien à carrer. Elle est pas belle la vie ? ».

 

 

*

 

Le FF XV Award du jeu qui confond « background » avec « scénario », et « complexe » avec « con d'un côté et plexe de l'autre » :

 

  • Final Fantasy XIII, pour : « non, non, il n'y a pas d'incohérence, écoute-ma voix, regarde mon doigt, tes paupières sont lourdes, laisse-moi trois mois et beaucoup de saké, je vais t'écrire un Ultimania pour justifier ça, tu verras que tout a été prévu à l'avance. Mais plus tard ».

 

A paraître dans la même collection : les deux tomes réunissant toutes les scènes de Final Fantasy XV qu'ils ont pas eu le temps de coller dans le jeu parce qu'ils devaient bosser sur la physique de la canne à pêche.

 

*

 

 

Le FF XV Award du scénario tellement linéaire qu'on croirait la soluce du XIII :

 

  • Final Fantasy X, parce qu'il n'y a rien de plus trépidant que d'avancer d'un temple à l'autre en mode « Pokemon », pour devenir le meilleur dresseur de Spira et t’apercevoir à la fin de jeu que ça servait à rien, qu'il te faut zigouiller tes Bulbizarre dégueus à grands coups de schlass dans la gueule.

 

 

*

 

 

Le FF XV Award du scénariste qui aurait plutôt dû reprendre la supérette familiale, ou faire carrière dans un autre domaine d'activité comme la plongée en haute mer ou la conquête spatiale sans scaphandre :

 

 

  • Kazushige Nojima, pour Final Fantasy X. Parce qu'il n'y a rien de plus cohérent qu'une armure en forme de baleine qui vole mais qui préfère aller sous l'eau parce que c'est plus rigolol pour faire des blagues aux gens (genre détruire leurs villages, qu'est-ce qu'on se marre), et qui se révèle également être une invocation, mais capable de se reproduire quand ça lui chante ou d'émettre des toxines magiques qui transportent les gens dans le désert. Baleine pilotée de l'intérieur par un lion humanoïde enflammé de trois mètres de haut, ancien champion de Blitzball et accessoirement totalement imaginaire, à la solde d'un dernier boss gaulé comme le gluon du trou de l'émission Téléchat. Sans conteste l'invention scénaristique la plus enthousiasmante depuis le Soulier Magique de Chantal Goya.

  • Kazushige Nojima, pour Final Fantasy VIII. Parce que « tout ça pour ça  ». Même si , quand on y pense, on n'est pas vraiment fixé ni sur le « ça », ni sur le « ça ». What the fuck did just happened ?

  • Daisuke Watanabe, pour Final Fantasy XIII. Parce qu'il est toujours un peu frustrant de réaliser à la toute fin d'une grande aventure que si on n'avait pas bougé notre gros cul du canap', le plan des méchants serait grave tombé à l'eau et ils auraient été bien embêtés.

 

 Si c'est vraiment l'idée que les Japonais se font d'une baleine, je comprends mieux pourquoi ils mettent un point d'honneur à les exterminer.

 

 

*

 

 

Le FF XV Award du Final Fantasy qui était plus compréhensible en japonais :

 

  • Final Fantasy VII, pour le magnifique travail de traduction Franglais- Angçais réalisé par la version prototype de Google Trad, en étroit partenariat avec Akinator et Cleverbot. Parce que « la griffe a été rayée par l'ongle » et que le sens caché du jeu, eh ben il est là.

 

 

*

 

Le FF XV Award du Final Fantasy où t'es bien gentil, on t'aime beaucoup, c'est très bien ce que tu fais mais faut pas rester là, allez, tu prends tes affaires et tu dégages – et passe à la compta prendre ton chèque en sortant :

 

  • Final Fantasy XII, pour faute professionnelle. Parce que ça n'intéresse personne, les jeux un peu matures où les persos ont plus de quinze ans d'âge mental. Mettez donc un peu plus de Vaan et de Penelo. Les joueurs aiment Vaan et Penelo. Ils ont une grande qualité vidéoludique : ils ne donnent pas mal à la tête.

  • Les Créatures de l'Esprit, pour sabotage. Parce qu'Hironobu Sakaguchi a interverti les bobines la veille de la projection cinéma et qu'il est donc le seul et unique responsable du fiasco commercial qui a suivi, il est donc naturel qu'il en assume l'entière responsabilité sur une planche de surf à Hawaii.

 

 

*

 

 

Le FF XV Award d'Honneur du gars que les fanboys forcenés accusent de tous les maux parce qu'il faut bien un coupable à toute cette merde et qu'il doit être encore dans la pièce :

 

  • Yoshinari Kitase, coupable de « ne rien comprendre à Final Fantasy et n'être là que pour faire de la thune » (Liehd, au sujet de FF X).

  • Hajime Tabata, coupable de « ne rien comprendre à Final Fantasy et n'être là que pour faire de la thune » (Jay, au sujet de FF XV).

  • Tetsuya Nomura, coupable de « Ha ha, Nomura, prout, prout, short asymétrique, Tidus, Meg Ryan, Vivelle Dop, Gackt c'est ta biatch, mange tes boucles de ceintures ! » (Liehd, partout, tout le temps, même quand il dort).

 

 Von Ragnarok

(Mais où vas-tu donc chercher toutes ces idées de designs, Nomura-sempai ?)

(Je ne sais pas, ça vient tout seul le matin devant la glace).

*

 

Le FF XV Award du jeu que tu aurais préféré qu'il reste en japonais pour pouvoir continuer à croire qu'il y avait un vrai fond dedans (à part celui qu'il touche à chaque rebondissement) :

 

  • Final Fantasy X, pour : « elle est passé où, encore, l'autre gourgandine ? Enlevée par les Al Bhed pour la quatorzième fois consécutive, ou bien elle a eu l'idée d'un autre super plan génial qui consiste à se livrer elle-même à l'ennemi pour lui faire gagner du temps et nous faire perdre le nôtre ? ».

  • La trilogie Final Fantasy XIII, pour toutes les répliques de Snow, toutes les répliques de Hope et toutes les répliques de Vanille. Et, plus généralement : toutes les répliques tout court.

  • La trilogie Final Fantasy XIII, pour l'histoire d'amour entre Snow et Serah, qui aurait été très touchante si elle n'avait pas débuté à la sortie du collège (auquel seul l'un des deux protagonistes était encore inscrit). "Hum, la petite avec le sac Babar, sacré potentiel !" (Thomas Ngijol).

  • Final Fantasy VIII, pour : « putain, mais qu'est-ce que je fous dans l'espace, moi, déjà ? Tchhhh... Whatever ».

 

 

 

 *

 

 

Le FF XV Award du jeu tellement formaté pour plaire à un public occidental qu'on dirait la mère d'Edward Elric après qu'il a essayé de la ressusciter avec l'Alchimie  :

 

 

  • Final Fantasy X, pour : « ils aiment bien le football, non, les occidentaux ? Collez-leur du Fifa sous l'eau, ils vont adorer ça ! ».

  • Final Fantasy X, pour : « ils aiment bien les séries américaines pour ado, non, les occidentaux ? Collez-leur Dawson en perso principal, et coiffez-le comme Meg Ryan. Ils aiment aussi Meg Ryan, les occidentaux, ça peut pas faire de mal ».

  • Final Fantasy X, pour : «  ils aiment bien rire comme des baleines, non, les occidentaux ? Collez-leur une scène de rire, alors ! Et une baleine, aussi ! Mettons toutes les chances de notre côté ! ».

 

 Si on me permet un aparté, FF XV ne serait peut-être pas un tel désastre si, quand Nomura a annoncé qu'il "ne serait pas en monde ouvert" mais découpé en zones, le net entier ne s'était pas exprimé d'une même voix pour protester, comme quoi c'était inadmissible en 2015 de lire des trucs pareils. Là, j'ai bien envie de dire :"HA HA". Et d'ajouter très finement : "dans vos fesses, bande de losers !".

 

 *

 

 

Le FF XV Award de la quête annexe que même Fedex il en voudrait pas après plusieurs verres et une bonne dose de GHB :

 

  • Final Fantasy X, pour sa plaine foudroyée. Parce qu'il est bon de revenir à l'essence minimale du jeu vidéo en appuyant pendant vingt minutes sur le même bouton sans rien faire d'autre qu'esquiver des putains d'éclair pour une raison fallacieuse qui insulte ouvertement l'intelligence du joueur.

  • Final Fantasy X-2, pour la totalité de son ½uvre. Parce qu'il n'y a pas de quête principale, dans FF X-2. Juste des missions secondaires. Et des Shoopuf.

 

 

 

 *

 

 

Le FF XV Award du Final Fantasy, pour connaître tous les détails de l'histoire, il faut cracher au bassinet, même si dans les faits, c'est plutôt le bassinet qui te crache dessus :

 

  • Final Fantasy X, pour : Final Fantasy X, le roman, et Tidus qui explose après avoir shooté dans une mine en pensant qu'il s'agit d'une balle de Blitzball (totally worth it).

  • Final Fantasy XIII, pour : Final Fantasy XIII, le roman, dont la lecture respecte le gameplay du jeu puisque ses lignes sont droites et qu'il faut les suivre d'un bout à l'autre sans dévier (ni s'endormir).

  • Final Fantasy Type 0, pour : Final Fantasy Type 0, le roman, que personne ne lira jamais vu que tout le monde a acheté le jeu pour la démo de Final Fantasy XV.

 

 

 

 *

 

Le FF Versus XIII Award de la démo technique qui te fait acheter la console pour rien, et tant pis si tu dois ensuite bouffer des pâtes pendant trois mois, prends donc des crozets c'est plus nourrissant :

 

  • Final Fantasy VI : The Interactive CG Game, annoncé par les magazines sur Nintendo 64. Parce que grâce à elle, Nintendo a pu vendre trois exemplaires de sa console, ce qui lui a permis de financer une partie de ses recherches sur la future Gamecube.

  • Final Fantasy VII : Demo PS3. Parce qu'il fallait bien s'occuper en attendant la sortie de Versus XIII, et qu'un remake de Final Fantasy VII ferait parfaitement l'affaire dans l'intervalle. LOL.

 

 

 Je ne revendrai pas ma N64 tant que le projet ne sera pas officiellement annulé.

 

*

 

 

Le FF XV Award du casting de kéké en Louboutins - parce que les Louboutins, c'est pas vraiment des chaussures, t'vois, c'est un état d'esprit. Les vraies Louboutins, elles sont dans ton coeur, en fait  :

 

  • Final Fantasy VIII, pour : Squall, dans le rôle de Noctis. Zell, dans le rôle d'Ignis. Quistis, dans le rôle d'Ignis aussi pour la parité. Irvine, dans le rôle de Prompto. Zell, dans le rôle de Prompto aussi parce que tout le monde aime Prompto. Personne dans le rôle de Gladiolus parce qu'il ressemble à un homme et en cela, il n'aurait pas cadré avec la direction artistique de l'épisode VIII.

  • Final Fantasy IX, pour : Garnet dans le rôle de Noctis, Steiner dans le rôle de Gladiolus, Freyja dans le rôle d'Ignis et Zidane dans le rôle de Prompto. Avec également Kweena dans le rôle d'Ignis parce que le gras c'est la vie.

  • Final Fantasy X, pour : Yuna, dans le rôle de Noctis. Tidus, dans le rôle de Prompto. Wakka, dans le rôle de Prompto aussi, parce qu'on n'a jamais trop de Prompto. Rikku, dans le rôle de Prompto toujours, parce que jamais deux sans trois. Lulu, dans le rôle d'Ignis. Kihamari, dans le rôle de Gadiolus. Et Auron, dans le rôle du Cor Leonis qui a pas envie d'être là mais il faut bien quand même mais il préfèrerait revenir quand tout le monde aura fini sa crise d'adolescence et crevé ses boutons d'acné.

 

 

 *

 

Evidemment, les votes n'étaient ouverts qu'aux lecteurs japonais, qui pouvaient remporter un set de mini-shishikis (petits posters promotionnels en carton) aux couleurs de Kingsglaive, ou des codes numériques pour des packs d'armes exclusives.

 

Alors... d'accord, pas d'accord ?

 

Ces résultats sont-ils conformes à vos pronostics ?

 

Êtes-vous déçus, ou plutôt satisfaits ?

 

Et si vous aviez pu voter, les faiblesses de quels épisodes auriez-vous souhaité mettre en avant ?

 

A vos stylos !

 

Ces commentaires sont les vôtres !

 

 

*

 

 

 

Et pour prolonger, n'oublie surtout pas : comment rater son Final Fantasy en huit leçons.

 

 

 

 

De rien. ça me fait plaisir.

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Rien à carrer - Débile and realist (Politique)

 

Y a-t-il plus beau cadeau à faire à ceux que vous aimez ?


Ils ont bien mangé, fait tinter leurs flutes de champagne, peut-être regardé un bon film en amoureux...


Vient l'heure de déballer les cadeaux, tous ces petits paquets multicolores avec leurs beaux n½uds argentés.


Qu'aurais-je donc cette année ?


La fébrilité, la curiosité sont à leur comble.
Blottis au coin du feu, ils échangent un regard complice, comme il ne peut en naître qu'entre deux coeurs battant à l'unisson.


Doucement, délicatement, elle arrache un premier coin de papier, puis poursuit de manière plus franche.


Sous son masque de femme accomplie, l'enfant qu'elle fût refait surface.


Sera-ce le parfum qu'elle espère ?


Le petit bijou qu'elle a repéré le mois précédent et qui lui irait tellement bien ?


Une liseuse, peut-être ?


Elle en avait parlé lors du dîner chez les Lambert... Il avait fait mine de ne pas entendre, évidemment, mais elle le connaît bien, elle sait qu'il l'a noté mentalement dans un coin de sa tête.


Avec un dernier soubresaut de vaillance, elle extirpe le précieux présent de sa gangue de papier, triomphante, exaltée.


Nous sommes le jour de Noël.


Partout, les cloches tintinnabulent.


Les enfants rient sous les flocons des premières neiges.


Le monde n'est que quiétude, cocon, sérénité.


Et là, PAF !
FRANÇOIS FILLON !
VAINCRE LE TOTALITARISME ISLAMIQUE !
DANS TA FACE !


Là elle se lève, l'air digne, esquisse un petit sourire plein de tristesse et sous prétexte d'aller vérifier la cuisson de la dinde, elle court se coller la tête dans le four.

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Tidus Forever

Dans l'édition 2017 du Petit Larousse Illustré, la définition de l'expression "manque de race" sera accompagnée de ce petit cliché (qui vaut un long discours) :

ça, c'est fait.

 

 ça aussi.

 

Il sera également suivi de l'exemple contextuel suivant :

"Le Gamer aux Mains Carrées  a acheté une PS4 exprès pour jouer à FF XV. Quel Manque de race !".

 

Comme quoi... les rumeurs m'annonçant comme le plus grand hater de tous les temps  "sont très exagérées" (et croyez bien que je le regrette...).

 

L'occasion pour moi de faire taire ces vilains quolibets en mode full-narcissisme (mais nous sommes sur le net, personne ne pourra m'en vouloir pour ça, n'est-ce pas), en dévoilant quelques clichés de ma (petite) collection personnelle, particulièrement représentative de la haine irrationnelle que je voue à l'éditeur Square Enix (et qu'on m'a souvent reproché en ces termes).

Alors bien sûr, j'en suis conscient, elle fait bien pâle figure comparée à d'autres,  mais n'étant pas Crésus (hélas), je manque de Gils et de monde ouvert pour entreposer tout ça. Aussi ai-je choisi de privilégier la qualité-rareté à la quantité, en me focalisant sur mes épisodes préférés (le VI en tête). 

Une collection à laquelle la Communauté Gameblog a d'ailleurs grandement contribué (le FF X HD, sur le premier cliché, est un cadeau de l'ami Vithia, de même que le steelbook Type 0).

 

On commence par une petite vue d'ensemble de cet autel sacré, haut lieu de culte de la région.

 

Bon alors vous l'aurez compris, je ne suis pas très "figurines" (ça prend de la place et c'est souvent hors de prix) ;et encore moins play arts (et encore moins-moins Snow Villiers), mais on ne se refait pas. Quand j'en trouve à pas cher en Cash Converters, je prends (sauf si c'est Vanille, parce qu'il y a des limites au fait de ne pas se refaire).

Le coffret collector européen FFVIII m'a été offert par le fier Locutus, les petits stickers Snow et Tidus (que je n'ai jamais réussi à "sticker" :( ) par le sémillant Vicporc et la petite figurine Tidus par  les inénarrables SNKForever et Minmay.

 

 

 

Deux des trois sets de porte-clé Final Fantasy VI. Je cherche désespéréémment le troisième à un prix abordable, mais je ne saurais même pas où l'accrocher, en fait. LOL.

 

L'intégrale des Ultimania (sans le coffret collector, hélas), bibles absolues (et volumineuses !) des épisodes I à XIII (avec un chouia de XIV en prime), à laquelle il ne manque qu'une édition en anglais (ou en français). Parce que niveau texte, c'est dense aussi - et donc un beau gâchis.

 

 L'autel-dans-l'autel, dédié à mon Final Fantasy VI d'amour-pur-et-sincère, avec notamment la version française sur GBA, la version japonaise sur SFC, et la version européenne sur PS1 dédicacée par Hironobu Sakaguchi (offerte par l'immenssisime Kaminos).

 

 Quelques guidebooks du VI, toujours (j'avais l'intention de tous les réunir, mais il en existe beaucoup - trop !, d'autant qu'à l'intérieur, on retombe un peu toujours sur la même chose quand même - avec quelques bonnes surprises également !).

 

Le character collection de FF VI et les cartes "Amano" qui vont avec (elles étaient initialement fixées aux pages du bouquin, en version "à détacher", révélant des scènes-clés des histoires de chaque personnage), ainsi qu'un full set des tradings card regular (de l'épisode VI, toujours. En plus de la première moitié du set en double, j'ai également quelques "spéciales", mais elles sont plus difficile à réunir - et elles coûtent plus cher, également).

 

 Quelques doujins non-hentai dédiés à FFVI (+ 1 dédié à Dissidia, mais centré sur Tina, l'honneur est sauf). Et le moins qu'on puisse dire, c'est que cet opus inspire des auteurs de grand talent, et il les inspire bien (notamment au niveau du background de Tina, Celes et Cefka).

 

 Un doujin d'illustrations alternant classieux, moe et ecchi dédié aux titres majeurs de chez Square Enix.

 

 

Autre doujin d'illustrations, entièrement dédié à Final Fantasy XII. Carrément sublime.

 

Pour en terminer avec les doujin, une autre anthologie de qualité +++ pour fêter les 20  ans de l'épisode VI.

 

Avec ses goodies exclusifs : un mini-manga choupi, des stickers, du papier à lettres, un magnifique diorama de la scène de l'opera à monter soi-même et un jeu de l'oie reprenant l'intégralité du jeu en mode SD.

 C'est pas le bonheur, ça, dites ? Franchement ?

 

 Le artbook du IX (d'époque, s'il-vous-plaît) et un visual book de l'animé Unlimited.

 

 Le double vinyl de FF VII (je vous rassure, je ne le range pas sur mon radiateur, c'est le plastique de protection à l'intérieur du plastique de protection qui n'est pas super-coopératif, et qui ne s'entend pas très bien avec mes mains carrées).

 

 Les sympathique petites trade-arts (sur cette étagère et celle du dessous) m'ont été offertes par le machiavélique ChrisleRoux et la séduisante PYT-Bibiche.

 

Une sélection de mangas en V.O. : trois des cinq tomes de l'adaptation (parcellaire, mais stylée) de l'épisode XII, les trois tomes de l'adaptation (très libre, que j'ai vraiment galéré à récupérer) de l'épisode 3 (par le dessinateur du mythique Leviathan, bien connu des spéculateurs sur Priceminister), un recueil d'histoires courtes dédiées aux épisodes VII à IX signé Shirow Miwa (l'auteur génial derrière Dogs Bullet and Carnage, publié partiellementchez Panini avant d'être passé en pertes et profits dans le catalogue des libraires - m'obligeant à acheter les tomes US sur Amazon) et un recueil d'histoires courtes (sublimes, à l'image de la couverture) sur l'épisode VI (on ne se refait pas).

 

 

 

L'intégrale des publications françaises dédiées à Type 0. Si le one shot initialement réservé à l'édition collector du jeu est très moyen, car très anecdotique, le prequel "le Guerrier de Glace" est plutôt bon (sans être génial non plus, il fait bien le travail). Quant au roman, j'attends d'avoir fini le jeu pour m'y mettre.  

 

 

Quelques publications françaises dont je me garderais de commenter la qualité pour ne froisser personne. On va dire que l'intention y est, et que c'est elle qui compte. A souligner tout de même : la qualité remarquable du magazine Play (avec notamment un test en profondeur d'un autre bijou cher à mes yeux : Vagrant Story).

 

 Ici, vous l'aurez compris (j'espère), il s'agit des B.O.. Avec notamment celle des OAVs "la Légende des Cristaux" (le seul bon truc lié à cet animé calamiteux), un doujin CD du groupe Hellion (qui faisait du Black Mages avant les Black Mages), un CD de reprises en mode "Noël" (c'est à dire avec pas mal de grelots - non mais ils vont toutes nous les faire, chez Square Enix ?), et enfin une très chouette compile d'accouphènes dans le dernier coffret à droite. Et n'oublions pas non plus le CD de Final Fantasy X 2 en double, offert par le redoutable tandem Minmaysnk Forever, mais également par le swagissime Mr Furieux.

 

 

 Un anime-comic reprenant en image l'intégralité du scénario de Final Fantasy VII (avis aux amateurs : il existe la même chose pour les épisodes VIII à X), et l'adaptation en roman de l'épisode II illustrée par Amano.

 La K7 vidéo promo offerte par le magazine V Jump pour annoncer la sortie de l'épisode VI (une vingtaine de minutes d'extraits du jeu, présentant l'un après l'autre tous les personnages et leurs particularités).

 

 L'intégrale collector de Final Fantasy Unlimited (série à la qualité fluctuante, mais à laquelle je trouve de vraies qualités - et je me sens bien seul), le double DVD du concert Voices (l'ancêtre de Distant Worlds), le double DVD de The Spirits Within et le Bluray de la version longue d'Advent Children (film que je surkiffe, et j'assume, même si je suis le plus grand hater de Tetsuya Nomura de l'histoire de la création - si j''en crois les rumeurs). J'ai également eu les K7 vidéo des OAV "la légende des cristaux", mais l'animé était tellement mauvais que je m'en suis honteusement débarrassé (et l'édition française n'arrangeait carrément pas les choses).

 

 Bon, je dois vous l'avouer, je n'ai pas encore joué à tout. D'ailleurs le 4 Heroes of Light est encore sous blister ! Mais bon. Je précise quand même que bien que n'entravant pas un traître mot de japonais (même si je lis les katakana, et un peu les hiragana aussi), j'ai quand même terminé les épisodes V, VI et VII en version japonaise - sans soluce !

 Oui, je sais. J'ai Final Fantasy Explorers. Un moment de faiblesse...

Hélas, le Chocobo Racing est protégé contre la copie, il ne passe donc pas sur console "pucée". Mes chouchous : l'édition japonaise de FFVI, le coffret Final Fantasy Collection (regroupant également les versions japonaises des épisodes IV, V et VI) et surtout la démo presse japonaise de FFVII, proposant de jouer l'intro du jeu (jusqu'à l'explosion du réacteur) mais avec Aerith au sein de l'équipe - ainsi, en bonus, que la fameuse vidéo de la démo technique du VI en 3D façon Nintendo 64, qui a fait couler tant d'encre en son temps.

 

 La version "promo" de l'épisode XII m'a été offerte par l'énigmatique Kicehlui.

 Des steelbooks offerts par le vaillant Joniwan, et l'édition collector du XIII-2 offerte par les toujours inénarrables Minmay et SNKForever (je ne pourrais hélas pas y jouer, n'ayant pas la console, mais je me "console avec le artbook")... A noter que ce grand taquin de Karas m'a également offert l'épisode XIII en démat' sur Steam (qui a rejoint dans ma bibliothèque les épisodes IV-The years After, VI et Type 0).

 

 Le jeu de cartes promo du 25ème anniversaire. Il va sans dire que j'ai brûlé toutes les cartes dessinées par Nomura (ou pas).

 Deux des trois starters deck du trading card game en version française (que j'ai eu un mal de chien à trouver, soit dit en passant). Il va de soi que je joue avec celui de l'épisode X, et que j'e me suis également pris le deck de l'épisode XIII. Ainsi que le tapis de jeu Advent Children. On ne se refait pas, vous vous souvenez ?

 Les derniers arrivés : la version "Chocobo" du pouilleux (amélioré), et un CD des Black Mages signé par Nobuo Uematsu.

L'autel-dansl'autel-dans l'autel dédié à Yoshitaka Amano (bon, il manque 4 bouquins, que j'avais sortis au moment de la photo, ainsi que quatre DVDs et quatre CD vidéo... mais vous aurez saisi l'idée).

 L'édition anglaise collector de The Sky (précommandée quatre ans avant sa sortie, s'il vous plaît !) (on ne se refait pas. Vous le saviez, ça ?).

Quelques illustr' collector encadrées pour habiller les murs: les deux qui accompagnaient l'édition luxe de la bio d'Amano éditée par Pix'n Love (au centre), les trois accompagnant l'édition collector de The Sky (à droite, et en bas à gauche) et l'illustration promo' accompagnant le triple coffret de VHS Chaos-Cosmos (en haut à gauche)...

 

 Ma fierté, mon coup de coeur, mon fils, ma bataille : une litho numérotée offerte l'année dernière par ma joyeuse bande de bro : Vithia, Snake_in_a_box, Chocolat, Karas, PYT et consors (j'espère ne pas en oublier :(  Mon cerveau a buggué, ce jour-là)...  On ne dirait pas, comme ça, mais elle est immense ! <3

 

 Enfin, deux cadeaux de ma PYT d'amour à moi que j'aime fort : un Mog en perles hama acheté chez Geek Krafts, qui fait décidément de bien belles choses, et une carte d'anniversaire faite main à l'effigie de mon alter-ego de pixels,  dessinée par la Miss en personne. Si c'est pas le collector ultime, ça, ça y ressemble bien <3

 

Et...

 

C'est tout !

 

J'avais bien prévenu, qu'elle était petite, ma collection. Mais j'en suis très content.

 

Bon, c'est pas tout ça mais j'ai Final Fantasy XV à faire, maintenant.

A dans 20 heures ! (lol).

 

 

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Tidus Forever (Jeu vidéo)

 

Loin de moi l'idée d'en faire des tartines, après une quête Fedex qui m'aurait envoyé chercher du pain dans le désert de la Désolation, puis de la confiture de Béhémot dans la ville de Lumenlunaecogitonecmergituquoquefili (capitale du royaume de G'affiot édition 2016), mais trop, c'est trop, pour un être aussi sensible et délicat que moi (qui suis à la force morale ce que le casting de Final fantasy XV est au genre masculin, à savoir : un hors-sujet).

 

Tiraillé de toutes parts par les émotions contradictoires qui coulaient le long de mon doux visage, je me suis senti obligé de sortir de mon mutisme typique des Final Fantasy d'avant l'épisode X pour exprimer ici toute la colère et le chagrin que j'ai pu ressentir en lisant vos commentaires sur les forums dédiés au nouveau Need for Speed (même si je conçois bien qu'en 2016, il est regrettable qu'on ne puisse pas couper à travers champ pour semer la poli... comment ça, ce n'est pas un Need for Speed ?) (en même temps, je me disais, aussi : "tiens, c'est bizarre... le nouveau Need for Speed, on dirait un biopic interactif du groupe Indochine !". Quand on regarde la photo sur la jaquette, on voit tout de suite que c'est un jeu musical , bon sang !).

 

Bref. Oui, je suis en colère contre vous tous. Car vous avez été méchants.  Aussi méchants que des Bombo ou des Gnomes niveau 1. Oh oui, peut-être que vous trouverez les termes un peu durs et que vous créerez une pétition Avaaz pour m'obliger "à retirer qu'est-ce que j'ai dit" mais ils sont mérités.

 

OK, d'accord, que vous soyez méchants les uns avec les autres, passe encore, internet a été inventé pour ça (ou, disons : pour que vous puissiez être méchants les uns avec les autres sans prendre de nions en retour. Et après, ça trouve Noctis efféminé ?).

Par contre, que vous soyez méchants avec Square Enix, non, désolé, comme vos profs vous le diront au dernier trimestre, au moment d'évoquer votre orientation : "je ne peux pas laisser passer ça".

Parce que bon, vous êtes tous là à vous lâcher en mode Popopopo, et patati que les designs on dirait Matt Pokora en chinois, et patata que le scénario il est bancal, vous sortez vos petites piques assassines sans même les avoir levelées jusqu'au niveau 90, mais avec tout ça, vous oubliez un point important :

IL Y A DES PROGRAMMEURS JAPONAIS QUI ONT MIS TOUT LEUR COEUR DANS CE JEU ET VOUS LEUR DEVEZ LE RESP...

Ha non, pardon. J'ai lu la mauvaise fiche.

Vous oubliez, donc, écrivé-je, un point important :

LE PLUS GRAND HATER DE SQUARE ENIX, C'EST MOI (sources : Gamekyo Magazine) !

Non mais ho, vous vous croyez où ?

Et c'est quoi, cette histoire de Puyo, là ?

Il débarque d'où, lui ? Du tablier de Kyoko Otonashi ?

Hop, voilà, monsieur balance un test et tout à coup, il devient l'ennemi public numéro 1, plus personne ne se souvient de moi, je me retrouve relégué au rang de boss caché !

Finis, les "Gamer au Mains Carrées, ta place est dans un camp" de la belle époque, ou les montages porno-gay de ma personne en train de chevaucher Tidus (au départ, j'ai cru que c'était Meg Ryan. Ma main glissait déjà vers mon petit slip en plumes de Chocobo quand j'ai réalisé que je me fourvoyais ! Ouf, in extremiste ! J'ai échappé de peu à la compromission ultime)...  

Voilà qu'après Final Fantasy VII, c'est le Square Bashing qui devient mainstream, tout le monde prétend "s'être moqué du studio depuis l'année de sa création" - même si, pour beaucoup d'entre vous, cela aurait impliqué une activité critique importante à l'état foetal (état foetal que vous êtes nombreux à n'avoir jamais quitté, j'aime autant vous le dire !). Comprenez qu'après tout le mal que je me suis donné pendant toutes ces années pour gagner ces galons, ce mouvement de foule kikoolol puisse être agaçant (puissance Squall Leonhart).

Bon et puis sans vouloir offenser personne, quand je lis des gens qui écrivent que cet épisode est une honte, alors qu'ils ont découvert la saga avec les épisodes X et XIII, moi, ça me donne envie de rigoler (et de revoir les vidéos de Spoony en boucle. Or on sait bien ce qui arrive après ça : je re-reviens sur Gameblog sous les applaudissements du public et les pluies de cailloux, et je passe les trois années suivantes à essayer d'en re-re-repartir).

Par conséquent, pour détendre l'atmopshère et rappeler à tout le monde qui c'est le patron, j'ai décidé de poster ça :

 

 

"Le thème de la semaine : moderne avec des bretelles"

 

ça y est ?

ça vous revient ?

Vous me remettez ?

ALORS ARRETEZ DE VOUS BATTER !

SINON LA ROUTOURNE DANS LE DOS DEBAHAMUT ELLE VA ROUTOURNER !

(Ou je me remets à poster des trucs comme ça tous les jours et vous serez bien embêtés !).

 

 

Bon et puis tant que je suis là, mes pronostics pour les tests de The Last Guardian :

9 sur Gameblog "parce que le gros chien il est trop mignon".

5 sur Gamekult "parce que le jeu aurait été mieux à la première personne, avec des flingues et dans un vaisseau spatial".

Jeuvidéo.com, lui, jouera le coup au pique-nique-douille.

 

Mark my words.

 

*

 

Bonus exclusif : pendant ce temps, du côté de chez Gamekult...

 

Voir aussi

Jeux : 
Final Fantasy XV
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In my restless dreams, I see that town : Silent Hill.

Ça fait près de 20 ans que ça dure.

 

 

Je suis tombé amoureux de la musique d'Akira Yamaoka bien avant de tomber amoureux de la ville elle-même, et autant dire que ça ne nous rajeunit pas.

 

Flashback : nous sommes en février 1999, à quelques mois de la fin du monde – ou, plus probablement, de la fin du millénaire et son grand bug de l'an 2000. Trois ans plus tôt, la sortie de la Playstation révolutionnait le champ très confidentiel et très décrié des jeux vidéo : les bits doublent, la 3D fait une apparition d'autant plus remarquée qu'elle est attendue de longue date (et si hideuse soit-elle, elle paraît à l'époque d'une beauté à couper le souffle), les soundtracks ressemblent enfin à de vrais morceaux joués par de vrais instruments, on apprend à sympathiser avec nos nouveaux (et envahissants) amis les temps de chargement. C'est une nouvelle ère qu'annonce, avec près d'une décennie d'avance, la console de Sony.

 

Le premier contact du public européen avec ce qui deviendra l'un des fers de lance du survival horror (et l'une des sagas les plus cultes du microcosme vidéoludique) a lieu presque à la dérobée, en cachette, comme au fond d'une de ces impasses mal famées qu'on y trouve à chaque coin de rue. Car c'est dans la boîte d'un autre titre appelé à la consécration, Metal Gear Solid, que les heureux acheteurs découvrent un mystérieux CD Demo bonus, proposant un trailer cinématique et un segment jouable (l'école), dans sa version non-censurée.

 

 (crédits : Wallpaper by Jezzy54)

 

N'ayant à l'époque ni la console en question (je la gagnerai à un tirage au sort près d'un an plus tard), ni de goût particulier pour les univers militaires, ni la patience nécessaire pour prendre plaisir à jouer à un jeu d'infiltration, je n'ai jamais laissé mes amis s’appesantir sur le sujet, préférant leur demander de me repasser la cinématique de ce fameux CD démo, encore, et encore, et encore (j'ai perdu beaucoup d'amis, à l'époque, je ne me l'explique pas). Une séquence cryptique de 3 minutes, à la fois sombre, étrange, captivante et montée avec soin, qui n'a cessé de me hanter ensuite, de jour comme de nuit, et de nourrir mon imaginaire. La faute à ses images, aussi belles que dérangeantes, comme on n'en avait jamais vu jusqu'alors dans ce champs d'expression (de par leur parenté avec le cinéma, ou par la densité scénaristique qu'elles semblaient promettre - à juste titre) - et tout particulièrement cette séquence sur la route, pourtant anecdotique, lorsque la moto dépasse le véhicule du protagoniste, l'effet de vitesse donnant à l'obscurité une profondeur irréelle. Le visuel n'aurait sans doute pas semblé si fascinant, cependant, sans le thème musical unique qui l'accompagnait - dont la mélancolie, les envolées inattendues et les sonorités peu communes s'accordaient à merveille à sa clarté autant que ses ténèbres. A l'image (ou, dirons-nous, au son) de la série elle-même.

 

C'était hier encore.

 

De quoi exciter les neurones et faire tourner l'imagination en roue libre, se laisser happer tout entier, plaquer ses propres représentations sur l'un comme sur l'autre, y aller de ses propres spéculations quant à la nature véritable de l’½uvre, dans son fond comme dans sa forme, à la façon d'un test de Rorschach interactif.

 

Par la suite, chaque nouveau trailer aura apporté sa pierre à cet édifice fantasmatique personnel, sa touche de renoncement, de fureur et d'espoirs mêlés, m'attirant de plus en plus inexorablement vers cette ville mystérieuse aux rues encombrées de brouillard, ce Purgatoire numérique qu'on appelle Silent Hill.

 

 

 

Il faudra cependant des années de maturation avant que j'ose franchir le pas et mettre enfin un jeu derrière ces pitchs intrigants, ces screenshots malsains, ces thèmes musicaux hypnotiques que j'écoutais en boucle.

 

Des années à questionner, supposer, réinventer la saga jusqu'aux fondations, au rythme des percussions oppressantes d'Akira Yamaoka, ou de la voix ensorcelante (au sens mystique du terme) d'Elizabeth McGlynn. Des années à saisir les jeux dans les bacs de la Fnac, hésiter, les tourner et les retourner, les reposer, passer mon chemin.

 

 

L'un des nombreux guidebooks japonais dédiés à l'épisode 2.

 

Et puis un jour, n'y tenant plus, tant pis pour le macaron d'avertissement au dos de la boîte, j'ose, et c'est une révélation : après le J-RPG, le survival horror devient mon nouveau genre de prédilection, le type de produits vidéoludique le plus proche d'une expérience narrative de qualité (avant de péricliter à son tour - à cause de mécaniques trop exigeantes et peu adaptées au public moderne -, pour céder finalement la place aux walking simulators, qui sont tous peu ou prou les rejetons illégitimes de l'épisode 2).

 

 

 

Oui, je sais, il me manque l'épisode sur Gameboy Advance.

Ne remuez pas le couteau dans la plaie s'il vous plaît !

 

Moi qui, pourtant, ne supporte pas l'ombre d'un début de tripaille au cinéma, et qui fuit les films d'horreur comme la peste (Evil Dead 3, House 2 ou la Cabane dans les Bois représentant la limite de ce que je suis capable de supporter en la matière...), j'ai découvert qu'à quelques Project Zero près, ce genre ne m'effraie pas : il me stresse, me subjugue, me vide mais ne me terrorise pas, au contraire. Je ne rallume pas la lumière en fin de partie, je regarde les ténèbres en face et le sourire aux lèvres. De chaque session de jeu, je sors serein et apaisé. Pour tout dire, il fut même une époque où ils eurent temporairement raison de mes insomnies.

 

 

Il faut dire également que la saga Silent Hill représente un cas à part au sein des survival horror, préférant la suggestion, les silhouettes incompréhensibles et les ombres chinoises aux facilités de la sauce ketchup et de la bidoche Residentevilienne (qui a cependant le mérite d'avoir inventé le genre). Car si les jeux reposent sur les mêmes mécaniques, le public visé n'est pas le même. On le constate dès leurs séquences d'introduction. Alors que Resident Evil assume ouvertement son hommage aux films de série B (sans se douter qu'il deviendrait plus tard une triste référence en matière de série Z), Silent Hill se retrouve estampillée « série d'horreur » presque par accident - alors qu'il s'inscrit plutôt dans la lignée de films comme In the Mouth of Madness ou Cabal (dont il s'inspire énormément ; et ce n'est sans doute pas un hasard si le premier film de Silent Hill constitue l'une des meilleures adaptations de jeu vidéo à ce jour - malgré quelques fulgurances gore de mauvais goût, qui trahissent quelque peu l'esprit de l'oeuvre originelle ).

 

 

 

 

 

Un petit film plutôt sympathique, très inspiré de la saga :

sans grande originalité, ni vrais moment d'effrois, mais sincère juste ce qu'il faut.

 

 

 

Car si cette mystérieuse ville dans la brume est bel et bien peuplée d'amas de chair grouillants, informes et repoussants qu'il faut fuir, abattre ou aplatir à la barre à mine, à mon sens, son véritable propos est ailleurs. L'horreur, on le sait, y est psychologique plutôt que physique, intérieure plutôt qu'extérieure, et les images à l'écran n'en sont que la manifestation. Et si les quelques êtres humains (?) qu'on peut croiser en route, et qui nous égarent autant qu'ils nous guident, injectent un peu de vie dans cet univers figé entre la vie et la mort, l'enfer et le paradis, tôt ou tard, ils se révèlent aussi effrayants que les créatures tapies dans les ombres car plus instables, plus fêlés (au sens propre), plus imprévisibles, toujours à deux doigts de basculer dans la folie, à la fois victimes et bourreaux, anges et démons, meurtris et meurtriers.

 

 

La dimension horrifique de la saga ne serait finalement qu'un exutoire, un cadre quasi-psychothérapeutique (comme le suggère d'ailleurs l'épisode Shattered Memories), une sorte de régression hypnotique au sein de laquelle vont se matérialiser les ténèbres intimes de l'individu : toutes ces obsessions, névroses, cassures et dissociations qui jalonnent notre parcours tout au long de nos vies, les colères qui ne se sont jamais apaisées, les abus qui nous marquent d'une lettre écarlate, les mots qui nous blessent, les deuils que nous n'avons pas surmontés, tout ce qui nous empoisonne lentement et qui, sans que nous en ayons conscience, nous entraîne toujours un peu plus au bord de ce gouffre Nietzchéen qu'on nomme ici Silent Hill.

 

 

L'intégrale des comics parus à ce jour, lesquels prennent parfois trop de libertés sur le plan scénaristique, mais sont toujours remarquables sur le plan visuel (ce qui n'est pas rien).

 

 

Sous couvert de divertissement, la saga nous parle de notre condition d'être humain, à la fois fragile, futile, méprisable, dérangée, mais qui peut également confiner au grandiose, au sublime, au divin. Elle nous donne à voir comment les épreuves peuvent nous détruire, nous mettre en pièces, ou au contraire comment nous pouvons surmonter celles-ci jusqu'à renaître (en terme d'un douloureux voyage initiatique), comment la pureté peut survivre à la souillure, comment l'âme peut refleurir en plein désert.

 

 

Et c'est précisément ce que j'aime, dans Silent Hill : pas son bestiaire grotesque et repoussant, ses mannequins difformes, ses têtes-de-pyramides, ses infirmières sans visages, mais la façon dont il allume une torche dans les ténèbres, dont il renverse les perspectives et parvient à transfigurer l'horreur pour, au contraire, en extirper quelque chose de si pur et si lumineux qu'il en vient à faire mal, lorsque la rédemption transforme le cauchemar en victoire, et la rouille sur les murs en une illumination personnelle. A l'heure où les jeux vidéos sont encore, trop souvent, prétexte à « faire la guerre », Silent Hill, lui, nous parle de « faire la paix ». Avec les autres, présents ou disparus. Avec nous-mêmes. Pas de façon naïve ou propre-sur-elle. Pas en arrondissant les angles. Sans concession. Non sans violence, efforts, soubresauts de dégoût.

 

 

Or le génie d'Akira Yamaoka, justement, tient à la finesse avec laquelle il a compris ce sous-texte dès le premier épisode ; autant qu'à la justesse avec laquelle il a su le retranscrire à la note près, alternant les thèmes d'ambiance chaotiques, plus proche du bruitage que de la musique à proprement parler, et les morceaux « écorchés vifs » qui prennent aux tripes dès les premiers accords - comme autant de sursauts cathartiques et libérateurs (même si, avouons-le, à quelques pistes près, le premier CD peine à exister sans le support du jeu ; à l'opposé du troisième, qui offre au mélomane un concept-album aussi magnifique qu'inattendu – dont de nombreux thèmes et motifs rappellent le Outside de David Bowie, ce qui n'est pas peu dire).

 

 

 Ajoutons à cela l’ambiguïté des paroles, souvent à double sens, nihilistes juste-ce-qu'il-faut, ou la voix tantôt claire, tantôt voilée (de brume) d'Elizabeth McGlynn, actrice-doubleuse-chanteuse américaine qui a marqué de son timbre toute l'industrie du jeu vidéo, et on comprendra que ce soit moins en fan de Silent Hill qu'en fan de ce duo hors-normes que j'ai pris la route hier soir, à la nuit tombée, avec le premier CD dans l'auto-radio, pour me rendre dans une mystérieuse petite ville de la banlieue Lyonnaise, où il se produisait dans le cadre de sa tournée mondiale.

 

Silence et rues désertes dès 19 heures, c'est dire si j'y étais déjà.

 

 

 

Merci pour ce moment, Wayo (et pour cet excellent boulot) <3

 

J'ignorais cependant que l'expérience se révèlerait aussi intense qu'une heure du jeu éponyme. Car calée sans chichis entre une date Parisienne et une date Toulousaine plus ambitieuses, et accueillie dans une toute petite salle à taille humaine, la session n'aura drainé que 250 à 300 personnes, tout au plus, au point de ressembler davantage à un concert privé VIP en carré d'or qu'à un show formaté de deux superstars internationales (j'écris deux, mais le reste du groupe - Matt Murdock, Israel Ullo et Laurent Duval – n'ont pas manqué de crever la scène, à défaut de crever l'écran).

 

 

D'accord, le Downpour n'a pas grand chose à faire là, mais Licht a été respectueux du travail de Yamaoka et a su tracer sa propre voie musicale, sans pour autant renier l'héritage de la série.

 

Rendez-vous compte : même sans jouer des coudes ou se presser comme des M&M's bleus au fond d'un sachet familial, il était possible de vivre le concert à trois mètres des artistes. Cinq, grand maximum. Avec les vibrations des baffles qui dansent sur le parquet jusqu'à sous vos semelles. Pouvait-on rêver meilleures conditions pour célébrer (avec un peu d'avance) ce vingtième anniversaire de mon histoire d'amour à sens unique ?

 

 

 A sens unique, j'ai dit.

 

Difficile, bien sûr, de s'en réjouir tout à fait, et de ne pas avoir un pincement au c½ur en pensant que ces grands artistes ont sans doute joué à perte, mais en dépit de cette audience restreinte, ils n'ont rien montré de leur déception et n'ont ni ménagé leur peine, ni coupé court, généreux jusqu'au bout du bout (pas moins de cinq rappels, dont une chanson « bonus » à la demande du public - « I want Love », excusez du peu), jouant comme ils l'auraient fait pour trois mille personnes, en « donnant tout, sans retenue » (comme on dit), sans économie d'arabesques vocales inédites ou de riff guitares orgasmiques, au point que les versions studio en paraissent presque trop sages, en comparaison (et pourtant, dieu sait qu'elles ne le sont pas).

 

Ainsi, dès les premières cordes grattées : les frissons. Des pieds à la tête. Qui ne cesseront d'aller et venir au fil d'une playslist parfaite, convoquant tous les titres les plus emblématiques de la saga (mention spéciale personnelle pour Hell Frozen Rain – mes cheveux longs ne m'ont jamais tant manqués que sur ce morceau, n'ayant hélas plus rien à secouer dans tous les sens depuis longtemps), ainsi que quelques surprises jubilatoires : un solo batterie halluciné (autant qu'hallucinant), une version « McGlynn » de Cradle Forest, quelques thèmes tirés d'autres pointures du jeux vidéo...

 

Alors que Yamaoka se fait d'une discrétion et d'une impassibilité toutes japonaises, mais semble ne faire qu'un avec sa guitare, comme possédé par sa propre musique (et nous rappelle brillamment « qui est le patron » sur trois instrumentaux incendiaires - dont les fameux theme of Laura et Promise, très attendus), McGlynn rayonne littéralement de charisme et capte tous les regards, interprétant les chansons au sens théâtral du terme, allant jusqu'à vivre physiquement ce Room of an Angel dont elle confesse qu'elle est « de loin sa préférée ».

 

 

 

Entre ses tentatives timides pour parler un français tâtonnant mais irrésistible, son humour bon enfant et son énergie communicative, impossible de ne pas tomber raide amoureux, quelle que soit la différence d'âge. Et alors que par nature, les titres auxquels elle prête sa voix sont noirs et plein de détresse, elle s'applique à en faire ressortir toute l'éclat pour véhiculer un message simple et fort, salutaire par les temps qui courent : « Feel Joy ! ».

 

Quelques menus souci de son n'auront rien gâché au tableau (malgré les récriminations bruyantes et regrettables de la part de quelques irréductibles buveurs de bière ne tenant manifestement pas l'alcool), renforçant l'impression d'un « petit concert » intimiste et improvisé, comme on aurait pu en écouter au Heaven's Night, loin des scènes des festivals geeks traditionnels.

 

 

 

Concert à l'image de Silent Hill elle-même, en somme : pas parfait, un peu « métallique », un peu organique dans ses sonorités, mais hors de l'espace et du temps, et magnifique jusque dans ses ratés et ses imperfections.

 

 Horreur ! Le dernier CD du "maître" était déjà en rupture de stock ! Merci les Parisiens ! ;)

 

Au retour, CD du 3ème épisode à fond dans la voiture (oui, il me manque celui du 2, avis aux généreux donateurs), autoroute quasi-déserte avec d'entrée de jeu, cet affichage en lettres lumineuses  : « Attention, danger : brouillard ». Comme si la météo elle-même était de la partie, pour estomper encore les frontières entre la fiction et la réalité.

 

Inévitablement, mes pensées se mettent à vagabonder.

 

Soudain, une silhouette.

 

Crissement de pneus.

 

Je sors de la route.

 

Mon aventure commence.

 

In my restless dreams, I see that town : Silent Hill.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi je n'irais pas voir Ghostbusters 2016.

 

 

 

- Trois raisons à cela :

 

 

  • Parce que 10 euros la place de ciné, déjà.

 

C'est-à-dire plus cher que le jeu PS3 sur Steam lorsqu'il est vendu plein pot (qui, lui, a le mérite de réunir le casting des deux premiers épisodes, d'être écrit par Dan Aykroyd et Harold Ramis, de reprendre la B.O. d'Elmer Bernstein, de s'inscrire scénaristiquement dans la continuité des autres et de proposer une expérience de jeu tout à fait sympathique, ce qui ne gâche rien).

 

 

Rien du tout.

 

 

 

Oui, 10 euros la place, absolument (oui, 10 euros le jeu aussi, mais ce n'est pas là mon propos).

 

Aurais-je payé deux fois moins cher que je me serais laissé tenter, ne serait-ce que pour pouvoir écrire du mal en connaissance de cause (pour changer), seulement voilà. Au risque de surprendre nos amis Parisiens (c'est une expression : en fait, ce sont nos ennemis jurés), certains bleds de province jouent au « bled qui voulait se faire plus gros que la Capitale », et j'ai déjà dû prendre un emprunt pour voir le dernier Independance Day (je n'ai, ça va sans dire, rien regretté). En plus, ma chère et tendre a voulu du pop-corn, il a fallu que je vende deux jeux sous blister sur Ebay pour ne pas être dans le rouge. Il faut bien payer le salaire des gens qui font fondre les blocs de glace dans la machine à air conditionné.

 

 

  • Parce que je n'aime pas les femmes.

 

Voilà, c'est dit. Elles sont pas comme nous, elles pleurent tout le temps (j'ai vu un documentaire sur M6) et elles se collent des sortes de boules bizarres au niveau de la poitrine (quel genre de malade mental ferait ça ? Sérieusement ?). Oh, et des fois, y'a des trucs tout rougeauds qui sortent de leur ventre en pleurant aussi, genre des fantômes grognons, tout ça à cause d'une abeille, ou d'une graine, ou je ne sais trop quoi, j'ai pas trop bien écouté à l'école pendant les cours d'exorcisme.

 

 

(Cher Docteur. Elles me regardent. J'ai peur)

 

Du coup, c'est un peu handicapant : comme ça peut leur arriver n'importe quand, elles feraient mieux de ne pas trop se surmener et de rester à la maison pour mitonner de bons petits plats à leur maris, en attendant qu'ils reviennent victorieux de la chasse aux fantômes. Si elles veulent vraiment aspirer un truc, y'a le living room et la chambre d'ami (j'hésitais entre cette raison et « parce que je crois davantage aux fantômes qu'aux femmes titulaires d'un diplôme scientifique », mais j'ai eu peur que le troll soit un peu trop obvious et que je n'obtienne pas mon lot de réactions outrées en commentaires) (par contre, les commentaires sexistes seront supprimés sans remords, je préfère prévenir, ce n'est jamais agréable de se faire censurer).

 

 

  • Parce que c'était mieux avant.

 

Tout. Toujours. Tout le temps.

 

A part la GX4000, peut-être, cependant ce n'est pas le sujet ici.

 

 

L'équivalent vidéoludique du Bibendum Chamallow.

 

 

- Trois raisons, mais pas que :

 

 

  • Parce que je suis vieux, et parce qu'un vieux, c'est forcément nostalgique.

 

 Pour ne rien arranger, je le confesse (ce n'est pas sale), je fais partie des fans du tandem Aykroyd-Ramis, et j'attends donc d'un Ghostbusters qu'il soit un peu plus qu'un « très bon divertissement estival avec des vannes un peu meh ».

 

 

(Je sais que vous êtes nombreux à ne pas trouver les précédents films drôles non plus.

Je ne me l'explique pas, mais je le sais. Peut-être parce qu'aujourd'hui, on n'est plus drôle si on ne fait pas dans la grosse farce qui tâche à la Scary Movie ?).

 

Si le spectateur moderne estime son argent bien employé dès qu'on lui en colle plein les mirettes avec du stroboscope 3D et qu'on le fait vaguement sourire, tant mieux pour lui, je suis sincère, mais ce n'est hélas plus mon cas (si tant est que ça l'ait jamais été). Sans doute est-ce cela qu'on appelle « le désenchantement du monde » ?

 

 

 

  • Parce que je n'ai toujours pas compris cette histoire de casting féminin (rappelez-vous, avant de vous énerver : je suis autiste).

 

Non, vraiment.

 

Hier, il n'y avait que des hommes, c'était les années 80, pour le meilleur et pour le pire. Et pourtant, Sigourney Weaver et Annie Potts étaient loin d'y faire de la figuration, même si elles jouaient des potiches.

 

Aujourd'hui, bon, à la place, on n'a plus que des femmes (et Chris Hemsworth, mais il a les cheveux longs dans Thor alors il compte comme une femme aussi) (totally Hemsworth it, lol). J'ai envie de dire, pourquoi pas, mais c'est quoi, au juste, l'idée ? Je suis peut-être vieux jeu mais quand moi, je fais quelque chose, j'ai une raison pour ça, bonne ou mauvaise, ce n'est pas la question. Or là, j'ai beau y réfléchir, la raison m'échappe.

 

 

Du coup, cynique comme je suis, je ne peux pas m'empêcher d'y voir un produit d'appel, une façon de faire le buzz à peu de frais (ce qui, pour le coup, serait carrément sexiste). Bon, ok, pas super bien pensé, le produit d'appel, vu le tollé d'indignation qu'il a suscité - mais pas super mal pensé non plus, vu le tollé d'indignation qu'a suscité ce tollé d'indignation. D'autant qu'il est vite devenu difficile de critiquer la vision créative de Feig (oui, j'ai envie d'appeler ça comme ça. Moi aussi, j'ai beaucoup d'humour) sans passer pour Aldo Maccione, ce qui n'est pas intellectuellement super flatteur non plus pour le contradicteur. Et arrange bien les affaires du réalisateur (sans parler de celles du studio).

 

Donc des femmes, moi je dis oui. Mais pour en faire quoi ?

 

Là est, vraiment, la question, et la réponse donnée par Paul Feig ne me satisfait pas (mais j'y reviendrai).

 

 

  • Parce qu'après l'avalanche suspecte de critiques négatives, avant même la sortie du film, voici venu le raz-de-marée tout aussi suspect de critiques positives (si tant est que « super divertissement un peu meh » soit vraiment positif, du reste).

 

Au point qu'on est en droit de se demander en quoi les premières ont influencé les secondes, et quel rôle a joué la « psychologie inversée » dans tout ce bazar (« tout le monde dit du mal donc, m'attendant au pire, je vais être plus indulgent par défaut, et chercher tous les petits points positifs que je n'aurais pas relevés sans ça - et puis parce que je n'ai pas envie qu'on me traite de sale cochon sexiste, aussi, ça fait de la peine à maman ». Pour vous donner un exemple « gamer », c'est un peu ce que vit Final Fantasy VII, au quotidien, mais à l'envers).

 

L'enthousiasme des chroniqueurs cinés semble en effet souvent en décalage avec le contenu tiédasse et bourré de « mais » de leurs papiers, ce qui invite à la prudence.

 

Je crois que je vais attendre la critique de l'Odieux Connard...

 

 

  • Parce que bon, je ne suis pas féministe ni rien, hein, je me fiche pas mal du sexe de Yoshi, de Mario ou de ses princesses, pour moi la femme est un homme comme les autres (et vu que je suis un sociopathe, je ne peux pas blairer les hommes dans leur ensemble, il n'y a rien sur terre de plus égalitariste que mon mépris pour la race humaine)... mais enfin, à quoi bon se vanter de réunir un casting entièrement féminin, au risque de fâcher le lobby phallocrate, si au final, c'est pour traiter ces personnages comme des caricatures de Desperates Housewives toutes droits sorties des pages glacées d'un Femme Actuelle spécial Eté.

 

 

 Vas-y femme, surjoue donc des trucs rigolols avec ton visage.

 

D'accord, un trailer n'est qu'un trailer mais à titre personnel, j'ai trouvé que l'image donnée de la femme y était, au contraire, relativement sexiste, de par la façon infantile et superficielle dont sont dépeintes ces héroïnes - la bande annonce posant paradoxalement sur elles un regard typiquement masculin (et typiquement Feigien) (ou du moins, je l'espère).

 

De la même façon, je ne suis pas convaincu que placer une blague sur les pets vaginaux dès les dix premières minutes du film (oups, spoilers) soit ce qu'on peut rêver de moins sexiste, dans le genre - ceci, sans même considérer le fait qu'aucun des deux premiers épisodes, qui mettaient pourtant en scène des célibataires endurcis « en vase clos », n'a jamais convoqué un gag à base de prout ou de caca. Aussi ne puis-je m'empêcher de voir là, également, une différence de traitement qui, si elle surfe sur une certaine « modernité humoristique » (comprendre que c'est de la m*rde, et spéciale dédicace à Kev Adams), penche clairement en défaveur du beau sexe. Mais ça n'engage que moi, qui n'y entend pas grand chose en combats sociaux (paraît-il).

 

 

Admettons.

 

 

Au passage, quand même : si j'en crois les critiques, même les bonnes, le seul personnage a être vraiment drôle, c'est celui joué par Hemsworth. L'homme. Un comble (ou, disons, un comble de plus à ajouter à la liste), qui à de quoi laisser songeur.

 

 

- Trois raisons, mais surtout (SURTOUT !) :

 

 

  • Les COULEURS, P*TAIN !

 

Mes yeuuuuuux !

 

Oui, je sais, écrit là, comme ça, ça n'aura l'air de rien, et pourtant. Les deux premiers brillaient (si l'on peut dire) par leur esthétique grisâtre - de fin du monde qui s'ignore -, authentique juste-ce-qu'il-fallait et parfaite pour mettre les apparitions spectrales en valeur (sans doute due à des limitations techniques, mais pas que - ces limitations techniques n'empêchant pas un chef décorateur fou d'en coller partout).

 

 En voilà qui n'ont pas utilisé le Chat Machine Couleurs Délicates.

 Dans les années 60, le monde était en noir et blanc. Dans les années 80, il était en gris.

Or, si l'on en croit la bande annonce (toujours), ce film-là a décidé de la jouer Blingee, avec du fluo dans tous les coins sans aucun souci d'unité : du bleu, du rouge, du vert, pétants, vulgaires, partout, comme si le film avait été tourné dans la réserve d'une usine Haribo, ou si le mec chargé de Windows Movie Maker s'était endormi sur le bouton des contrastes avec le curseur bloqué au maximum.

 Filtre Instagram anyone ?

 

 

C'est fluo bizarre, c'est forcément scientifique !

 

 Je... Non, rien.

 

Même le teint de nos "héroïnes" semble être le produit contre-nature d'une cure intensive de carottes sur les plages de la Côte d'Azur. Une abomination (l'esthétique du trailer, hein, pas les héroïnes) qui, visuellement, ressemble à s'y méprendre aux maisons hantées de fête foraine.

 

Une maison hantée de fête foraine à dix boules l'entrée, quand même.

 

Promis. Revoyez le trailer (je sais, je vous en demande beaucoup) en vous focalisant sur les couleurs, les teintes et les contrastes. Le constat est édifiant (encore plus qu'avant, je veux dire).

 

S'il y a des diabétiques parmi vous, par contre, abstenez-vous, vous risquez trop gros.

 

 

Je ne pensais pas voir un jour plus flashy que les fringues de Tidus.

 

 Mais au moins ça a le mérite d'être original.

Euuuuhhh...

Ou pas.

 

Quel est le génie chez Sony qui a cru que refaire Pixels avec des fantômes était une bonne idée ?

 

 

- Ha oui, et aussi parce que j'ai vu un extrait « promotionnel » dans lequel nos quatre héroïnes canardaient du fantôme façon Call of Duty, ce qui m'a donné une furieuse et objective envie de me pendre.

 

 Attention, SPOILERS (enfin, je crois).

 

 

 

Pour toutes ces raisons, impossible de ne pas prendre dix minutes (maxi) pour jouer à mon jeu préféré (mais si, j'avais déjà tenté Xenoblade X et Final Fantasy X) et me demander ce que moi, j'aurais écrit, si on avait évincé Paul Feig et si on m'avait refilé la patate chaude.

 

Quels personnages aurais-je mis en avant ?

Quel antagoniste aurais-je choisi ?

 

Sachant que dans un Ghostbusters, à mon sens, tout se joue à ces niveaux-là (ainsi, dans une moindre mesure, que dans l'équilibre qu'il est nécessaire de maintenir entre fantastique - la trame narrative- et comédie - les personnages -.

 

Dix minutes, donc, on a dit. J'insiste. J'ai ma fierté.

 

Mes chasseurs, d'abord, qui se doivent d'être stéréotypés juste ce qu'il faut pour l'immédiateté du comique, mais doivent également pouvoir apporter davantage en termes de drama ou de synergie :

 

 

- Un étudiant sociopathe tendance exalté, obsédé par le paranormal, qui connaît sur le bout des doigts tous les bouquins, toutes les histoires, toutes les théories en vigueur dans le milieu (mais qui, bien sûr, ne sait pas "fonctionner dans le monde des gens normaux").

 

- Un professeur de physique quantique guindé, râleur, cynique, qui a développé "pour le plaisir" toute une technologie sur la base de simples hypothèses "paranormales" en lesquelles il ne croit pas une seconde (Jimmy Fallon).

 

- Un vétéran de l'armée au chômage, bourru, instable, mais finalement plus humaniste qu'il n'y paraît, aux yeux de qui tout champ de bataille est un Viet-Nam modèle réduit.

 

- Une jeune femme qui a jadis connu la célébrité, mais pas dans le bon sens. En effet, dans son enfance, elle a fait la une des journaux people en tant que "cas de possession avéré (façon téléréalité) le plus médiatisé de l'histoire". Ce qui implique qu'elle a passé sept ans de sa vie sous l'emprise d'un esprit malin, filmée en quasi-permanence sans qu'aucun exorciste ne puisse lui venir en aide, et elle ne s'est libérée (?) de cette emprise néfaste qu'à sa majorité. Par conséquent, elle possède des connaissances lacunaires sur le monde qui l'entoure, et conserve quelques aptitudes surnaturelles - notamment un sixième sens utile en matière d'occulte (ainsi que la capacité de faire tourner sa tête à 360°, ce qui l'amuse beaucoup). Il va sans dire que l'étudiant sociopathe ne manquait aucune des émissions qui lui étaient consacrées, et qu'en dépit de leur différence d'âge (elle a trois ou quatre ans de plus que lui), il a développé un sérieux béguin pour elle (enfin... "elle, sous l'emprise d'une force démoniaque").

 

 

Ces quatre profils sont "recrutés" par un homme mystérieux (Aziz Ansari) qui prétend descendre d'un des Ghostbusters originaux et annonce "une fin du monde imminente". Il aurait poursuivi leurs études sur les travaux d'Ivo Shandor, et découvert que Gozer n'était qu'un émissaire, un dieu mineur d'un Panthéon oublié qui se disputaient l'univers bien avant l'avènement de l'Humanité (réécrire ici les Grands Anciens à la sauce Ghostbusters).

Alors que les interventions spectrales se multiplient et sèment le chaos dans New York, prenant de plus en plus d'ampleur et causant de plus en plus de dégâts, les pièces du puzzle se rassemblent, mais ne s'emboîtent pas.

Entre interventions mouvementées et enquêtes sur le terrain, ils comprennent tardivement qu'on s'est joué d'eux.

 

Mon antagoniste, à présent (et là je ne pouvais pas en rêver de meilleur - rires) :

 

- L'Humanité. Au nombre des anciennes divinités du Panthéon Majeur, le plus mauvais et le plus incontrôlable d'entre eux (c'est dire) a été affronté par ses pairs plusieurs milliards d'années auparavant, puis emprisonné au prix de lourdes pertes. Afin de s'assurer qu'il ne pourrait plus nuire, ils l'ont plongé dans un sommeil éternel et l'ont fractionné en milliards de parties disjointes, qu'ils ont exilé sur un autre plan d'existence où elles sont devenues "l'Humanité". Mais quelque chose a troublé le sommeil de l'entité, qui s'éveille peu à peu et, ce faisant, brise ses chaînes les unes après les autres.

 

- Le "recruteur" n'est qu'un individu lambda, possédé par une entité rivale qui souhaite empêcher ce réveil à tout prix, et qui utilise les protagonistes comme des pions, destinés à être sacrifiés pour empêcher cette Apocalypse inter-dimensionnelle.

 

 

- Si l'entité "Humanité" peut se réveiller, c'est grâce à un "canal" ouvert entre la dimension dont est prisonnier son corps (le plan astral) et celle dont est prisonnière son âme (notre réalité), une anomalie des lois de la physique qui persiste et grandit, au lieu de disparaître, et qui sert de pont entre ces deux univers.

 

- Bien sûr, au bout du compte, il s'avère que ce "canal" et notre héroïne ne font qu'un. Celle-ci ne s'est pas miraculeusement libérée de l'esprit qui la possédait. Au contraire. Car celui-ci n'était pas un fantôme comme les autres, mais un infime fragment de conscience de l'entité "Humanité", un éclair de lucidité au coeur de son rêve éternel, qui a décidé de se servir d'elle comme vecteur pour ouvrir une brèche dans la réalité et retrouver son unité perdue. En conséquence, à son insu, l'héroïne fait office de portail dimensionnel : aussi est-ce à cause d'elle que les spectres peuvent avoir prise sur notre réalité. Si bien que la seule façon d'empêcher l'entité de s'éveiller pleinement serait... de mettre fin à ses jours. Avant que ne soit franchi le point de non-retour. Or le temps presse...

 

Et oui, absolument, il s'agirait d'une comédie (mais pas que).

Je tiens d'ailleurs absolument à ce qu'à un moment, on ait une scène avec Haley Joel Osment qui déclare "je vois des gens qui sont morts". Ou bien à ce qu'il revienne régulièrement en cours de film en guise de running gag.

 

Ce serait un peu mon Stan Lee à moi.

 

Le mot de la fin, je le laisse toutefois à mon petit frère qui, au-delà de la blague et de la provoc' facile, a écrit mieux que moi (mais en anglais) pourquoi je n'irai pas voir ce Ghostbusters 2016. Accompagnant cette belle déclaration d'amour d'une reprise lo-fi d'un des titres phares de la B.O. du premier épisode.

Laquelle se pose également là, en matière de déclaration d'amour.

 

Les vrais savent, comme dirait l'autre.

 

 

 

 

Ou si vous préférez Soundcloud...

 

 

« I recorded a quickie Lo-Fi track last night.


As usual, I recorded it all in one take...this one features voice, accoustic guitar, and some electric lead noodling guitar that I improvised over it. As usual, none of this was miked nor went through any computer program. Just straight up living room on tape recording in all its imperfect glory.


I never cared about covers, & never really was interested in learning other people's songs, but this time I made a small exception.


Here's my improvised take on a track from the original Ghostbusters movie from 1984.
It seemed appropriate to revisit it, since one of the most hated-before-release movie is about to come out tomorrow.

Magic was originally written and performed by Mick Smiley, who disappeared right after it. Either genius or madman, Mick recorded one of the most bizarre "love" song...starting out like a beautiful pop ballad and quickly escalading in a musical UFO complete with the most strange/haunting, seemingly out-of-place yet perfectly included, break since Blue Oyster's Don't Fear the Reaper (1976).

It's this break which is featured in the Ivan Reitman directed film, during the scene when the ghosts escape and all hell breaks loose.


A possessed Sigourney Weaver getting up from her bed, dressed in a strange red night gown, like a priestess from ancient times, filmed through her foggy windows as she slowly approaches them to the beat of Smiley's tune.

The genius of Ghostbusters (1984) was that it never was a comedy, it was a tale of the uncanny, and its palpable eerie feeling never left the screen.


The humour included in the film worked perfectly through this constent and growing tension, permitting the audience to experience a release.

Written by Dan Aykroyd & Harold Ramis, the movie was a product of love, entirely based on Aykroyd's genuine interest for the occult, an interest that showed in every aspect of the film.
Not only that, but Aykroyd and Ramis understood that the story should not be there to serve the actors, and that the characters had to serve the story. The decision was made that Bill Murray would have the funny/sarcastic comments and that none of this would be based on who would have the most laughs.


Watch the film again, and see how well the cast works together, there is not one dull moment, not one line that falls flat, not one word that is not perfectly placed and said.


And that's why the Ghostbusters could fight a giant marshmallow man, and yet make it scary, make it work. Look at Stay Puft's burning face as the ghostbusters cross the stream, you'll understand.

Everything contributed to the eeriness surrounding the film, from Laszlo Kovaks absolutely gorgeous cinematography, to the set decoration, not forgetting Elmer Bernstein's score, and the perfect and subtle use of special FX (as opposed to making a film based on it).


Ghostbusters was a one of a kind movie, it captured -in its visual, textual, and audio aspects, a special place & time, a feel that could never be reproduced.


It told us Generation X kids that life didn't have to be dull & boring.

We didn't have internet...in fact, we didn't even have a VHS player.
We would rent the tape, and rent the player at the same time.
Back then, I only knew one kid who's dad owned a VHS player. His name was Benoit and he lived in the projects.
We'd go over his apartment, and put the tape in the player. At least for 1 hour and 45 minutes we could dream of something else.
So that's what we did.

I think that's why so many people got angry about this "reboot" as they now call remakes.
Because Ghostbusters, to a lot of people, was that escape we got when we needed one.
Because it was like that Teddy Bear that you cherished as a child, when you held it you felt better.

I'm not interested in seeing what they are calling Ghostbusters 2016, and it is not because the cast is female. Would it have been males, I would have felt the same way about it.
Why? Well, for all the reasons stated above...because Ghostbusters was not a comedy, it was a great story, brilliantly crafted by people who cared...also because back then you didnt make millions of dollars just by giving people a pair of 3D glasses and a brand name.

These guys got together, and somehow made magic.

To celebrate that, here's my version of Mick Smiley's Magic.
I kept it's essence, but took the liberty of re-writing the music for his famous break, as I could never have competed with anything he did.
I didn't want to go for the easy "lets just dirty-it-up" approach.
I'll never forget how I felt hearing this song as a child.
This one goes out to Mick, wherever he is, and to whatever made me dream when I needed it the most »

 

 

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On voulait y croire, c'était écrit en larges caractères blancs sur le poster.

On voulait y croire, on a essayé, de toutes nos forces, seulement on ne le pouvait plus.

On n'avait plus la foi.

14 ans.

C'est le temps qu'il a fallu pour qu'on nous l'arrache, qu'on nous en prive à notre insu, un peu plus à chaque mois qui passe.

Ce n'est pas tant la saison 10 de X-Files, qui est un échec.

C'est l'univers qui nous a filé entre les doigts.

Carter a fait ce qu'il pouvait mais c'était peine perdue : X-Files ne pouvait pas revenir.

X-Files n'est plus de ce monde.

X-Files ne pouvait exister qu'au sein d'un espace-temps aux frontières du réel. Un espace-temps écartelé entre science et superstition, fantasme et clairvoyance.

Un espace-temps qui n'est plus le nôtre.

 

Un aboutissement, dirons-nous - avec enthousiasme pour certains, amertume pour d'autres.

Car pour commencer, nous avons tué nos fées, nos faunes, les dieux païens qui se cachaient dans la mousse, sous les pierres, dans les ronds des rochers sur l'eau. En grandissant, nous leur avons tourné le dos et nous avons cessé de croire en eux au nom d'un Dieu unique qui n'a rien amené de mieux, sinon plus de conflits, de tension et d'obscurantisme. Puis nous l'avons tué à son tour, au nom d'un autre Dieu, plus accessible, que nous avons appelé la Science, et qui nous a moins apporté qu'il ne nous a enlevé. Froidement, méthodiquement, atome après atome, nous avons désenchanté le monde, nous l'avons disséqué, nous lui avons enlevé ses vertiges et angoisses existentielles.

 

X-Files, à l'opposé, est née d'un besoin collectif de maintenir un équilibre entre c½ur et raison, de garder l'inconnu à portée de chimère. Elle s'est emparée des derniers farfadets, des derniers succubes, des derniers anges et nous a commandé d'y croire encore, sous d'autres noms, d'autres formes, d'autres traits – plus modernes, plus tangible, plus actuels.

C'était sa force et mieux que sa force, sa magie : souffler sur ses braises faiblissantes avant qu'elles ne s'éteignent.

 

On ne pouvait plus croire aux lutins, on était trop savants pour ça, mais il nous restait les petits hommes verts, ou bleus, ou gris, ou cachés dans l'ombre d'un escalator. Que les loups garous soient malades, ou mutants, ou hybrides, ils couraient tous de la même foulée sous le vent, si bien que nous ne perdions rien au change. Nous vivions nos croyances différemment.

Et nous nous étonnons du fiasco de ce revival ?

 

Pendant 14 ans, nous avons oublié de regarder le ciel - non pas pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il devrait représenter.

 

Comment une série de six épisodes aurait-elle capable de lutter ?

 

Que lui reste-t-il, au-delà, maintenant que nous ne savons plus - ni ne voulons plus - croire, à une époque où tout est confronté, contesté, tourné en dérision ? Une époque d'ignorance éclairée où l'homme n'en sait pas plus, ou si peu, mais se repose sur la conviction que quelqu'un d'autre, quelque part, sait à sa place. Une ère de scepticisme qui a levé le voile sur nos plus belles énigmes. Plus de Triangle des Bermudes, plus de monstre du Loch Ness, plus de Marie-Céleste, plus d'OVNI dans le contre-jour. Les Krakens ne sont plus des calamars plus gros que la moyenne. Rien de bien romanesque.

 

En 1993, un lac qui se vidait en quelques heures aurait enflammé les esprits.

Des roches qui se déplacent dans le désert auraient inspiré mille intrigues d'une belle invraisemblance.

Aujourd'hui, c'est à peine s'ils suscitent un haussement d'épaule indifférent.

Car ça s'explique, on le sait bien. Si ce n'est ce soir, ce sera demain. Or le moment venu, on n'aura pas envie d'être de ceux qu'on raillera pour leur imagination trop fertile.

 

Que leur reste-t-il, à Mulder et Scully, dans notre quotidien 2.0 ?

Quelques os à ronger, quelques hoax à dépoussiérer, quelques allumés du bocal avec des pots de yaourt sur la tête...

 

Au-delà, et c'est la vraie question que pose cette saison X, sans le vouloir : que nous reste-t-il à nous ? Pour rêver, nous projeter, nous remettre en question ? A quels nouveaux dieux avons-nous sacrifiés les anciens, et pour quels bénéfices ?

 

 

Si cette saison X est si creuse, au fond, n'est-ce pas à cause de la réalité dans laquelle, par principe, elle est obligée de s'ancrer ?

En 2016, quels secrets peuvent encore faire vibrer les foules, sans que celles-ci vous rient au nez ?

En quels monstres peuvent croire ceux qui ne croient plus en rien ?

Ceux qui ne jurent que par le scepticisme ?

Dans quelles constructions fantasmatiques puiser, désormais, pour brouiller les frontières ?

De plates histoires de conspirations pharmaceutiques, des fables prométhéennes sur les manipulations génétiques, quelques questions timides sur les états de conscience altérés, quelques réflexions symboliques sur les légendes urbaines, et puis quoi ?

La série n'est pas dupe. L'épisode 3 (remarquable) dresse un constat entre amertume et renoncement : à part ces conspirations déjà vues, banales à en pleurer, il ne nous reste rien - et c'est beaucoup trop peu pour asseoir un mythe, si télévisuel qu'il fût.

 

L'échec de la saison X d'X Files, c'est celui du monde dans son entier.

Une veillée funèbre au rabais pour ce besoin de merveilleux, cette curiosité enfantine qui nous a jadis poussé à donner le meilleur de nous-mêmes, pour aller voir au-delà des colline, de la mer et du ciel. Cette course après nos ombres qui nous aura conduit en pleine lumière. Tout ça pour qu'au final, nous ne fassions que nous regarder le nombril.

 

Chaque épisode se débat comme il peut, avec une embarrassante maladresse, partagé entre ses hautes ambitions et ses moyens réduits, sans conviction, conscient de n'être pas à sa place, d'avoir perdu la guerre, de se battre pour l'honneur. Mulder n'y croit plus, parce qu'il n'y a plus rien à croire. Plus de voiles à soulever. Il se raccroche désespérément à ses fantômes d'hier, mais tout ce qu'il attrape, ce sont des coups de froid et des courants d'air.

 

Aujourd'hui, Dieu, c'est nous.

La Vérité n'est plus Ailleurs.

Elle est partout.

Sur Twitter, sur Facebook, sur Hoaxbuster.com.

Ou du moins le croit-on, si bien que c'est tout comme.

 

A trop se faire sceptique, trop se prendre pour un grand, l'homme a oublié que chaque jour, à compter du moment où il ouvre les paupières jusqu'à l'heure où il ferme les yeux - jusque dans les moindres intervalles -, il se trouve confronté mille énigmes, mille phénomènes inexpliqués, mille affaires non classées... et plus il croit savoir, plus il oublie qu'il ne sait rien. Ni sur la nature véritable de sa réalité, ni sur la vie qui l'anime, ni sur la matière, ni sur le temps, ni sur cet ADN dont il est tributaire. Qu'importe. Tout ce qui compte, pour lui, c'est gagner plus de sous et passer l'été sur la Côte d'Azur.

 

Oui, nous sommes devenus nos propres dieux, mais nous ne sommes pas moins factices que les anciens.

 

Chacune de nos journées, nous la vivons aux frontières du réel, et pourtant nous nous enfermons dans une illusion de rationalisme qui n'est que déni et prétention mal placée.

Et l'on s'étonne que Scully n'y croie plus ? Que Mulder peine à s'emballer ?

Désormais, ils n'ont pas plus leur place ici que Merlin l'Enchanteur.

On ne les acceptera que Disney-isés, bit-littérarisés.

 

L'échec de la saison X n'est pas seulement un rendez-vous manqué, une erreur de casting, un caprice de producteur, un soubresaut de nostalgie. C'est cela et bien plus encore. C'est petit, si petit, et grandiose à la fois. La démonstration implacable de notre déchéance, notre appauvrissement intellectuel.

Ce n'est pas digne de la série originelle. Et en ce sens, c'en est la parfaite continuation.

Plus que jamais, entre ses lignes, cette saison X nous rappelle l'essentiel.

 

Que la Vérité est ailleurs.

 

 

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Rares sont les amateurs d'animation nippone qui ne connaissent pas Tenkû no Escaflowne, au moins de réputation, tant la série estampillée Sunrise s'est imposée comme un grand classique d'avant l'an 2000, au coude-à-coude avec le géant Neon Genesis Evangelion. Une incroyable épopée fantasy, complexe et torturée, qui adapte librement le non moins incontournable Final Fantasy VI, sous la houlette d'une équipe artistique surdouée.

 

Pourtant, plus rares sont ceux qui savent quelles coupes sombres (inexplicables) ont amputé cette série d'exception au moment de sa diffusion chez nous, lors de son premier passage sur Canal + et jusque sur nos DVDs.

 

Comme si ça ne suffisait pas, plus rares encore sont ceux qui ont eu le (dé)plaisir de pouvoir s'essayer au jeu vidéo (lequel n'a de jeu que le nom, comme beaucoup de produits BanDai d'alors). Or entre deux affrontements minimalistes façon a-rpg et deux interminables séquences de dialogues entièrement doublés, la galette PS 1 proposait de revoir certaines cutscenes emblématiques de l'animé... mais également, et c'est son seul atout (avec le jeu de Tarot offert dans la  version collector), de découvrir des séquences entièrement inédites, réalisées par le staff de la série sans réduction de budget.

 

Une curiosité qui fera le bonheur des fans, à savourer sans plus tarder en vidéo :

 

Voilà. C'est tout pour mon vrai-faux come-back de la semaine (avouez que vous avez eu peur, pas vrai ?). Vous pouvez continuer de vous ignorer tous les uns les autres. ;)

 

Des bisous.

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Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour des vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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