Le Lagomorphe

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Bon, allez, un petit post de propagande de plus pour Legend of Iya !

Juste pour dire que cette fois, une démo est sortie ! J'aurais bien testé ça et fait une vidéo autour, mais malheureusement je dois filer pour le Week-End =SDonc, mes lapins, je vous fais confiance pour que d'ici Lundi, le kickstarter atteigne au moins 30.000 $. Si la démo est prometteuse.

 

Voilà.

 

Bon Week-End.

Tout est dispo en cliquant ici.

 

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Salut les lapins,

Ca va ? Moi ça va. On avance doucement dans l'été, et j'avais envie de réécrire un peu, alors que mes nouvelles vidéos devraient bientôt débarquer (une vidéo assez différente des PixDream habituels devrais voir le jour dans pas longtemps.)

Mais chers amis gameblogueurs, si je poste aujourd'hui, c'est parce que je dois vous avouer un truc: je suis une grosse radasse. Voilà, je ne sais pas si l'excuse du "Je suis étudiant, jépadsou :-'(" fonctionne, mais je donne assez peu. Donc autant dire que j'ai jamais fait aucun don sur Kickstarter.

Mais si je vous parle de ça, c'est bien qu'il y a une raison. Et en effet, il y en a une: je suis tombé sous le charme d'un jeu qui vient tout juste de faire son apparition, et j'ai lâché quelques deniers.

Bordel de merde, c'est possible qu'un être humain soit capable de faire ça seul ? O_o

 

Legend of Iya donc, est un jeu sur lequel on sait assez peu de choses pour l'instant. Mais les quelques détails qui ont été révélés suffisent à m'émoustiller:

-Un Metroidvania-like ? CHECK

-Des graphismes en pixel art ultra-détaillés ? CHECK

-Des animations ultra-fluides à la Metal Slug ? CHECK

-Un univers fantastique original, onirique, et vu nul part ailleurs ? CHECK

Franchement, s'il vous en faut plus pour inonder votre culotte/ressentir un fort afflux sanguin dans le bas-ventre, votre vie doit être bien morne !

Mais ce qui m'a attiré peut-être encore plus que le jeu en lui-même, c'est l'histoire derriére le développement de cette merveille:

Le mec travaille tout seul dessus, et c'est son rêve de gosse, il a l'idée en tête depuis qu'il est gamin. Entre-temps il grandit, fait quelques versions de son jeu, mais rien n'aboutit vraiment. Il se trouve un job dans différents studios et n'a toujours pas le temps de faire grandement avancer le bouzin, et il se marie et fonde une famille. Maintenant le mec est un dieu en pixel art (Regardez moi ces artworks de malade !), et demande un peu de notre argent pour réaliser son rêve.

I jizzed... In my pants !

Putain, le mec rêve de faire un Metroidvania, un rêve que je partage depuis quelques années, et j'espére tellement travailler sur un projet de ce genre un jour. Donc ouais, ce type mérite bien qu'on lui donne au moins 10$.

Et toi, le mec derriére l'écran, kesstattend, hein ?

Va donner ton argent, avant que ton compte en banque ne soit vidé par Gabe Newell è_é

Cliquez, bande de sa---cripants !

 

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Nnnnope, TOUJOURS pas de post sur la Xbox One. Le seul truc fun, c'est que la guerre des consoles est à nouveau là... Dommage, elle s'annonce moins marrante que celle d'il y a 5-7 ans...

L'article ci-dessous fait partie d'une série de 3 écrits dans le cadre de mes cours. Pour en savoir plus, lisez l'introduction du 1er dans la série.

3. L'accessibilité dans les jeux vidéo.

Okay, alors rapidement, j'aimerais juste exposer un truc qui me dérange : c'est que j'ai de plus en plus l'impression que les développeurs actuels confondent accessibilité et facilité.

Je vous préviens, ce texte sera sans doute plus un coup de gueule qu'autre chose.

Toujours est-il que l'on nous a prouvé, et ce depuis l'émergence du Casual Gaming, qu'on pouvait faire des choses très accessibles tout en gardant une bonne part de défi.

Un exemple plus ou moins parlant que j'ai en tête, c'est Super Meat Boy. Très franchement, n'importe quel imbécile est capable de comprendre le jeu. Déjà parce que le gameplay est très épuré, grâce à l'inspiration tirée des ténors de la plate-forme, mais en plus il est vraiment très aisé de diriger Meat Boy. Je mettrais ma main à couper que n'importe quel Casu peut tirer du fun de Super Meat Boy, bien que le jeu soit réputé très difficile. Tout simplement parce qu'il est facilement jouable par n'importe qui, et qu'en plus il réussit l'exploit d'éviter de générer trop de frustration chez le joueur, grâce au respawn immédiat nottament.

Pas besoin de chercher bien loin, un stick, deux boutons, et c'est parti pour une montagne-russe de fun.

Hey, même des jeux encore plus réputés pour être Casu-Friendly, comme ce bon vieux Tetris, arrivent à proposer un gameplay qui plaît au plus grand nombre, tout en proposant un défi plutôt corsé.

Bon, dans ce cas, qui peut m'expliquer comment Crystal Dynamics à pu foirer A CE POINT cet aspect dans le dernier Tomb Raider ?

Ceux qui y ont joué, avez vous ressenti le moindre moment où le jeu vous mettait vraiment au défi, mis à part peut-être pendant les gunfights ?

J'éviterais de trop m'enfoncer dans le débat houleux qu'est celui des QTE, même s'il faut bien avouer que 80% des actions du jeu sont réalisées par ce biais. Quiconque ressent du défi lorsque le jeu vous hurle d'appuyer sur un bouton... Bennn, les gars, dites moi comment vous arrivez à extraire ce sentiment. Personnellement, je trouve ça aussi excitant que de faire une dictée.

Mais mis à part ceci, tout le long du jeu semble être conçu pour que le joueur n'aie aucun mal à avancer. Les énigmes dans les décors, qui, autrefois, demandaient un tant soit peu de jugeote pour être résolues sont ici pliées en deux minutes. Et comme si cela ne suffisait pas, l'interface vous rappellera constamment que vous pouvez appuyer sur le bouton magique !

Vous savez, ce bouton merveilleux qui permet de mettre en surbrillance TOUT ce qui est interactif dans le jeu !

Certains ont alors comparé les phases d'explorations de Tomb Raider à celles d'un Metroidvania... Pardon ? Vous ne voudriez pas non plus comparer Metroid avec Halo, tant que vous y êtes ?

Tout ça parce que le jeu est découpé en quelques zones qui sont plus ou moins ouvertes... Même si très franchement, je pense que quitte à maquiller des couloirs, ils auraient pu les faire un tantinet plus larges. J'ai voulu finir le jeu à 100%, trouvant que les gunfights et les mouvements de Lara étaient suffisamment fun pour que j'aie la motivation de tout explorer. J'ai abandonné.

J'ai abandonné non pas parce que c'était trop dur, mais parce que c'était ridiculement facile. Au point d'en devenir ennuyeux. Finalement, les objets à trouver ne sont jamais bien loins du chemin principal, et on peut les trouver encore plus facilement en appuyant sur le bouton magique...

Je n'ai rien contre les mises en scènes spectaculaires, mais encore faut-il que le gameplay soit à la hauteur du nombe d'explosions à la seconde. Là, il faut avouer que certains jeux cèdent à de trop nombreuses sirènes en même temps, ce qui gâche des expériences qui auraient pu être encore bien plus intéressantes... Dommage !

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Nnnnope, pas de post sur la Xbox One. Franchement, y a rien à en dire...

L'article ci-dessous fait partie d'une série de 3 écrits dans le cadre de mes cours. Pour en savoir plus, lisez l'introduction du 1er dans la série.

  1. Le jeu Indie

Ahhh, quitte à parler des méfaits de la dématérialisation, nous pourrions contrebalancer tout ça en nous disant que sans ce phénomène, on n'aurait sans doute jamais eu une résurgence des bons vieux jeux fabriqués en indépendant.

Parce que oui, quelque part, le jeu indépendant ne date pas d'hier. Ou plutôt, disons simplement que dans les années 80-90, la scène avait une forme différente, tout en étant assez similaire à ce qu'on voit aujourd'hui.

Il faut bien avouer que comparer Eric Chahi, génie à qui l'on doit le fabuleux Another World, a quelques points en commun avec Daisuke Amaya, dit Pixel, le créateur de Cave Story.

Les deux ont fait un jeu en étant complètement seul. Et ouais, sans l'aide de personne. La principale différence est que là où Eric avait tout de même besoin d'éditeurs pour faire connaître son jeu, Pixel n'avait qu'à le mettre gratuitement sur internet.

Bien souvent, les indies vendent leur jeux eux-même, en proposant un système PayPal sur leurs sites officiels. Alors bien sûr, il est toujours plus recommandé de débarquer également sur Steam pour être sûr d'être vu. Et vendu, forcément.

Toutefois, malgré ces quelques différences, il faut bien avouer que le tronc commun est là : proposer des expériences, qui, en général sont inexistantes dans les productions AAA. Récemment, s'est ajouté à ceci, le fait de proposer des expériences dites Neo-Retro, qui font le bonheur de plusieurs générations.

Au fur et à mesure que la scène indie s'avançait, de plus en plus de grands noms de la presse spécialisée réalisaient des tests des jeux les plus connus. La réputation de ces jeux, comme quoi ils péteraient plus haut que leur culs, semblent être venue en même temps.

Je pourrais dire que cette réputation est fausse, mais je me contenterais plutôt d'un simple « et alors ? ». Certains jeux proposent des expériences ne ressemblant que de loin au jeu vidéo, parfois s'approchant plus du tableau interactif. Encore une fois, « Et alors » ? Tant qu'au final on s'amuse, où est le problème ? Le public n'a pas l'air de vouloir changer : tantôt il crie à qui veut l'entendre que les jeux récents manquent d'originalité, tantôt il boude tout ce qui s'éloigne des resucées habituelles.

J'ai vu des gens critiquer Fez, le qualifiant de jeu transpirant la prétention. Honnêtement, le jeu m'a plutôt fait l'effet inverse. Aussi ai-je pensé, que peut-être les auteurs de cette critique ciblaient plutôt le créateur, Phil Fish, qui semble prendre un malin plaisir, tel un Mark Zuckerberg en moins riche, passer pour un connard fini. Et si Phil était vraiment un connard ? Là encore je répondrais « Et alors » ? Fez n'est-il pas un jeu sympathique, proposant quelques idées novatrices ? N'est-ce pas là l'essentiel ?

Plus le jeu indépendant prendra de l'ampleur, et plus les gros studios/éditeurs commenceront à se rendre compte qu'il est possible d'allier originalité et public large. En tant qu'amoureux de la scène Indie, je ne peux qu'encourager tout les gamers à se trouver les jeux indies qui leur plaise, et à les acheter immédiatement. Comme ça vous pourrez peut-être arrêter de vous plaindre qu'on en soit déjà au 9éme Call Of Duty (Eh ouais, déjà, putaing...).

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 L'avantage d'étudier dans une école de Game Design, c'est que parfois, les exercices demandés peuvent également constituer un post de blog plutôt intéressant ! Je pense que c'est le cas aujourd'hui, puisque l'un de nos intervenants nous a demandé de prendre trois sujets parmis 6 au choix et de s'exprimer dessus pour son prochain cours. La fin de l'année scolaire s'approchant, c'est l'occasion de susciter quelques débats parmis les Game Designers en devenir que nous sommes.

Parce que ça m'intéresse tout autant de débattre avec la communauté GameBlog, je vous partage mes 3 humbles textes ici-même.

J'ai réparti les 3 sujets dans trois posts distincts pour éviter qu'on se mélange les pinceaux dans les commentaires. N'étant pas écrits à la base pour mon blog, je m'excuse pour la mise en page pas adaptée, et l'absence d'images (vous êtes pas obligés de lire, après tout, hein =p )

Bien sûr, les avis énoncés plus bas n'engagent que moi et ne sont que le fruit d'une réflexion d'un joueur comme les autres. Je ne revendique pas d'avoir l'avis ultime que tout le monde devrait suivre.

 

  1. Le dématérialisé, cloud gaming, etc...

Je ne sais pas pour les consoleux pur et dur, mais personnellement, en tant que joueur qui a longtemps joué principalement sur PC, je dois bien avouer que j'ai succombé au charme de Steam, il y a de cela quelques années maintenant.

Au départ, Steam n'était qu'un moyen pour moi de pouvoir profiter d'Half-Life 2, suite à la propagande que mes amis d'internet m'en avait fait. C'était la belle époque ou HL2 Deathmatch était gratuit sur Steam pour les possesseurs de cartes ATI...

Et petit à petit, je commençait à dépenser dans le Steam Store. Hey, après tout, il suffisait que je demande la carte bancaire à mon père, pour que magiquement, mon argent de poche du mois se transforme en jeu jouable quasi immédiatement.

Puis j'ai grandi, et suit devenu titulaire de ma propre carte bancaire, ohhhhh sweet Jesus !

A partir de là, j'ai commencé à dépenser un peu plus. Mais ça allait. Je finissais mes jeux, et ma Wii était encore alimentée de quelques jeux qui me décollaient de devant mon clavier.

Encore quelques années plus tard commencèrent les premières soldes Steam. Ma Wii prenait la poussière depuis un moment, faute à un manque d'intérêt face aux derniers titres... Eeeet, je tombais dans ce qu'à peu prés tout les utilisateurs Steam tombérent : acheter pleins de jeux, et ne pas en finir un bon nombre. En plus de ça, il y eut les Humble Indie Bundles qui achevèrent de me faire une liste conséquente. Le genre de liste que quand un de tes potes la voit, il te fait « Vache, le nombre de jeux que t'as ! », avant que tu ne lui répondes « Oh, ça ? Ouais... J'les ais eu dans un Bundle. J'y ai jamais vraiment joué. »

Ça, c'est un problème, mais qui en général, ne nous touche qu'individuellement. Ce qui me fait plus peur, en revanche, c'est ce qu'il adviendra du jeu dans le futur maintenant qu'il marche à fond dans le démat', le cloud, et toutes ces jolies choses über-modernes. Déjà que garder le patrimoine vidéo-ludique des générations d'avant n'est pas chose aisée (Coucou, MO5!), mais alors j'imagine pas le calvaire pour ce qui est de la génération actuelle.

Parce que même si vous achetez votre jeu en boîte, à l'heure actuelle, en général, pour en profiter à fond, vous avez plutôt intérêt à avoir une connexion internet. Sinon, vous pouvez dire adieu à pas mal de DLC, et autres contenus qui atteignent très rarement les boites.

Bon, et s'il n'y avait que ça, mais il faut bien avouer que malgré l'échec de la PSP GO, la tendance est de plus en plus au démat'. Et franchement, qui aurait tord de s'en priver, vu toutes les offres qu'on nous propose, sans compter le fait qu'on a même pas à se déplacer (Le pouvoir de la flemme, comme dirait un certain JulienC). Ce qu'il fait qu'il est possible que dans le futur, à cause de cette tendance, et de tout ce qu'on peut y associer (Genre, le DRM, le Pass Online, les DLCs, ...) il soit tout bonnement impossible à des associations comme MO5 de sauver une grosse partie du patrimoine. Puisque de toute façon, ils ne semblent plus pouvoir appartenir à qui que ce soit. Ou plutôt si, ils appartiendrait à des comptes, loggés à des services comme Steam Et encore. Bien sûr , pas la moindre chance que vous puissiez accéder à ces jeux si vous n'êtes pas loggés. Ou même, sur console, impossible de lancer le jeu sur une console qui n'a pas été associée à votre compte. Donc impossible de faire des copies de sauvegarde.

Du coup, lorsqu'en plus les éditeurs nous parlent de leur combat contre le marché de l'occasion, moi je flippe. Je flippe encore en me disant que nos bons vieux classiques risquent de disparaître, parce que les grandes pontes ont encore l'air de considérer le jeu vidéo comme un simple produit de consommation.

Nul doute que les gardiens du patrimoine qui peinent en ce moment même à tout conserver auront un mal encore plus fou pour tout garder de cette génération... De là à penser que ce sera encore les méchants pirates émulateurs qui réussiront à tout rassembler, il n'y a qu'un pas !

Si seulement on avait un équivalent des archives du film pour le jeu vidéo, ce serait quand même super. Je pense que c'est une question sur laquelle pourrait se pencher notre gouvernement, si seulement notre loisir préféré pouvait être pris un peu plus au sérieux... Mais les temps changent, et l'espoir fait vivre.

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Lorsqu'on est curieux et que l'on a envie de découvrir un maximum de jeu, il arrive que l'on tombe sur une perle possédant un scénario prenant, et qu'on aie une énorme envie de savoir ce qui se passe ensuite par la force de nombreux cliffhanger. Dans 80% des cas environs, ces jeux sont des RPG. Le principal intérêt du genre étant pour moi de conter une histoire un minimum intéressante, plus particuliérement dans les JRPG.

Ainsi, j'ai pris un réel plaisir à parcourir les univers de Witcher et Fallout, par exemple. Ainsi que celui de Final Fantasy VII en son temps. Sauf que là où certains ont l'air de tirer un réel plaisir du gameplay, leur permettant d'apprécier le jeu dans son ensemble, pour moi, c'est chose quasi-impossible. And that makes me a sad panda.

Alors Witcher et Fallout, ok, j'arrive à apprécier. Witcher posséde des combats dynamiques (bien que pauvres dans le 1er) qui sont assez vite emballés, ce qui évite de m'endormir. J'ai fini les deux épisodes. Fallout, c'est une autre histoire. Je n'ai jamais fini les deux premiers, mais honnêtement, je n'ai aucune idée de pourquoi, les jeux ont pourtant tout pour me plaire. New Vegas, en revanche je l'ai fini.Pour continuer sur la liste des RPG occidentaux, je n'ai jamais réussi à tenir plus de quelques heures sur les Elder Scrolls. Mais là je sais pourquoi, les histoires racontées sont souvent peu intéressantes et engageantes, et les tenant et les aboutissants des quêtes n'arrangent rien. J'aime avoir beaucoup de liberté, mais sans scénario prenant pour me pousser à continuer, c'est simple, je n'y arrive pas.

Viennent alors les JRPG. Et c'est là que je souffre le plus. Je ne suis pas fermé aux univers japonisants, bien au contraire, et comme beaucoup j'ai fini Final Fantasy VI et VII. A la différence que je ne les ais JAMAIS fini sans tricher un peu. Parce que voilà, si lors d'un combat tour par tour qui s'allonge, je finit par mourir, je me retrouve extrêmement frustré. Parce que, entre nous, le tour par tour, c'est déjà assez spécial, mais si en plus à la moindre erreur je crève, ça devient vite chiant.

Si on crève contre un boss, c'est parfois qu'on a pas la bonne stratégie. Alors on adapte un peu nos actions, mais bien souvent, il se trouve que je créve parce que j'ai pas assez levelé. Donc je dois me taper encore plus de combats. Et à force, ma patience s'use, et je finis par ranger le jeu et ne plus y toucher. Ou pire encore, je triche. Ou j'abandonne au dernier moment pour regarder la fin sur YouTube.

Ne me jetez pas de petit cailloux pointus dans les yeux, cette impossibilité de jouer correctement à un JRPG m'insupporte déjà pas mal. C'est simple, je n'arrive tout simplement pas à m'amuser avec le gameplay que me propose un JRPG. La preuve: le seul que j'ai réussi à finir correctement de toute ma vie, c'est Tales of Symhonia. Pourquoi ? Tout simplement parce que les combats se déroulent en temps réel. Et en général, ils sont vite plié.

Il y a des fois, je finis par croire que je suis une sorte d'être bizarre. Qu'est ce que les autres trouvent de si amusant dans les JRPG ? Y a-t-il une sorte d'élément étrange que je n'arrive pas à percevoir qui donne toute sa saveur aux combats en tour par tour à rallonge ?

Il faut que quelqu'un m'aide, je viens de commencer une partie de Persona, et je déprime déjà un peu en sachant que je n'arriverais probablement jamais à la fin. Et c'est plutôt pénible, pour rester poli.

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Pauvre étudiant au budget serré que je suis, je m'en viens souvent à me poser des questions. Non, non, point d'apologie du piratage je ne ferais ici. Mais j'aimerais seulement réfléchir à un phénomène tout particulier que beaucoup viennent à décrier: l'émulation.

 

 

 bsnes, logiciel du malin qui a pour vil dessein d'émuler la SNES de façon la plus précise possible.

bsnes, logiciel du malin qui a pour vil dessein d'émuler la SNES de façon la plus précise possible.

 

Beaucoup pointent du doigt le côté illégal de l'émulation: en effet télécharger un jeu sous forme de dump de cartouche (ROM) ou sous forme d'image disque (ISO), c'est du vol, quelque soit l'âge du jeu. Ça n'aura échappé à personne.
 Ajoutez à cela les gens qui vous sortent des arguments du style "Jouer sur la vraie console, c'est plus meilleur; Quand tu joue sur émulateur, tu prends pas le temps de profiter;" etc etc, et vous aurez un bon aperçu du détracteur type de la scène de l'émulation.

 

Je ne dis pas que ces gens auront tord, je dis juste que certaines chosent me font tiquer. Et font me prononcer en faveur de l'émulation. Des choses que j'ai personnellement vécues.

 

D'ailleurs, toi qui lit mon blog, tu as intérêt à avoir joué à Super Metroid. Sinon, fait le sur le champ. Ou va crever la gueule ouverte.

Déjà, premier point, et il faut bien l'avouer, nous faisons tous parti d'une communauté aux accents parfois élitistes. Inutile de le nier, on a déjà tous, moi le premier, moqué un camarade qui "n'a pas joué à [Insérer le nom d'un jeu culte ici], et que donc il est un inculte". Même pour rire, on l'a déjà tous fait.

 

Et s'il n'y avait que ça. Mais regardez du côté d'une autre communauté qui peu, au moins de loin, nous ressembler. Celle des cinéphiles. Il y en a pleins, des cinéphiles qui vous diront "Quoi ?! Mais t'as jamais vu [Insérer ici le nom d'un film de la nouvelle vague], mais tu es un inculte, et etc etc, mon vieux !". Dans ce cas, que peut faire ledit inculte ? Bien souvent, quelques minutes passées sur Internet lui permettra de trouver un DVD du film pour une poignée d'euros. Parce que le cinéma à un statut tel, que la conservation de films est une chose bien plus courante que la conservation de jeux vidéos.

 

 

Imaginez un instant que pour voir Alien, vous deviez camper eBay pour débourser 200 euros pour le voir. Ha ! Hhhhhha ! Vous voyez ?

Bon, honnêtement, je ne sais pas du tout comment cela se passe chez les éditeurs et les développeurs. Seulement que certains surfent sur la vague du rétro-gaming et proposent dans des bundles leurs gloires passées. On peut également saluer l'initiative de Nintendo depuis la Wii, qui propose leur service de consoles virtuelles. Mais malgré ça, on est encore loin d'être exhaustif. Le curieux qui passe par là et qui souhaite explorer l'histoire de son loisir préféré aura toujours du mal à dénicher quelques perles. Et le principe de concurrence fait que l'on aura jamais tout les jeux réunis sur une même plate-forme. (D'autant plus que le jeu sur console virtuelle amène un problème identique à l'un des arguments des détracteurs des émulateurs. A savoir le fait qu'il est impossible de retrouver des sensations identiques sans avoir le bon pad en main.)

 

 Merci Crosoft d'avoir fait un pad pas trop dégueu qui se connecte sur PC, d'ailleurs. Ca fonctionne plutôt bien sur pas mal de rééditions de jeu !

Ensuite, il arrive que certains jeux ne soient jamais réédités tout court. Ceux-là peuvent être de vrais cauchemars pour les passionnés aux poches vides. Par exemple, expliquez-moi comment que cela se fesse que tout les Sonic ont déjà été réédités quelques part au moins une fois, alors que Knuckles' Chaotix reste injouable ailleurs que sur 32x ? Putain, les gars, la 32x, quoi, merde ! L'add-on Megadrive que tu ne peux PAS trouver facilement, pour la simple raison que presque PERSONNE ne l'a achetée en son temps. Ou si peu.

 

"Oh god, it sucks!"

En tant qu'explorateur de l'histoire vidéo-ludique, je dois bien avouer que j'ai l'impression que mon amour pour le rétro-gaming ne s'avère pas toujours réciproque. Pourquoi les éditeurs, les développeurs et les constructeurs ne tenteraient pas de se bouger le derche pour nous proposer des solutions pour explorer l'histoire à coûts raisonnables ? Il y a plus que certainement un marché à exploiter, de meilleure façon. Des petites sociétés sorties de nul part l'ont bien compris, et nous sortent des clones de nos bonnes vieilles consoles. D'ailleurs, en parlant de ces curiosités, comment-cela se fait il que ces trucs soient en vente libres alors que l'on arrête pas de pointer du doigt le côté illégal de l'émulation ? Distribuer une machine comme celle-ci ne viole donc aucun brevet ?

 

Sérieusement, ça sort d'où ce truc ?

Et malgré la présence de ces machines, le problème des jeux reste toujours présent. Ce qui m'amène à mon exemple d'expérience vécue.

 

Soit un jeu: Conker's Bad Fur Day. Excellent jeu qui, une fois que j'en ai entendu parler, à immédiatement attiré ma curiosité. Je l'avoue, à ce moment, mon premier réflexe fut de télécharger la ROM du jeu et de faire tourner le tout sous un émulateur N64. Les habitués de l'émulation doivent très certainement savoir que l'émulation N64 commence à se faire vieille, et pourtant, personne n'a encore réussi à émuler cette console de légende correctement. Ainsi surviennent des bugs graphiques qui peuvent être gênant, ainsi que l'inconfort inhérent au fait que je dusse utiliser de mon clavier, seul périphérique d'entrée que je possédait, pour pouvoir profiter de l'expérience. Eh ben, les gens, j'ai kiffé ma race. Et ce jeu m'a marqué comme peu d'autres.

 

L'image putassiére en rapport avec le texte pour générer du clic, ça c'est fait.

Avançons maintenant dans le temps. Quelques années plus tard, alors que je me retrouvais au lycée, pris de remord, et fort de quelques sous fraîchement obtenus (merci , la famille !), je me met un point d'honneur à me lancer "pour de vrai" dans le rétro-gaming. Plus d'émulation, que dalle. A partir de ce moment, je met un frein à ma curiosité et attend de pouvoir acquérir de jolies perles de la façon la plus honorable possible. Très vite, je me met à la recherche d'un exemplaire de Conker's Bad Fur Day. Et là, ce fut le draaaaame. De 150 à 200 boules pour une simple cartouche en loose ? Les vendeurs ont peut être raison de poser ce prix, tant le jeu est assez rare, puisque tiré à peu d'exemplaires. Et tout ceci fera sans doute le bonheur des collectionneurs. Mais le simple curieux, lui, comment fait-il pour découvrir ce jeu ? Après tout, simplement vouloir jouer au jeu, sans vouloir être atteint de collectionnite, est-ce un mal ? Pour être un rétro-gamer, doit on forcément être en plus de ça collectionneur ?

 Deux cartouches PAL. Les deux aux-dessus de 150 €.

De ce que disent les détracteurs de l'émulation, j'ai l'impression que la réponse est oui. Car le curieux qui voudra jouer à son CBFD devra être obligé de passer à la caisse et de payer le prix d'une console pour son jeu. Pourquoi ? Mais parce que le jeu n'a jamais été réédité nul part, pardi ! Aucune chance que ce jeu soit réédité sur Xbox, puisque le jeu tourne sur une console propriétaire à Nintendo, et impossible que le jeu soit réédité sur Wii U, puisque Nintendo n'a plus aucun droit sur Rare ! Hors donc, comment se forger une grande culture vidéo-ludique, si au final on ne peut jouer qu'au jeu les plus abordables? Parce qu'acheter des jeux qui tournent autour de ces prix, il faut tout de même le vouloir. Ou avoir un certain budget.

 

L'émulation peut alors devenir un véritable messie pour ce genre de joueur. Ainsi, le curieux pourra se forger sa culture. Tant que l'industrie n'évoluera pas en reconnaissant son passé, la meilleure alternative au rétro-gaming pur et dur, passion onéreuse, reste l'émulation. Pourquoi la culture vidéo-ludique ne pourrait-elle être plus accessible ? Au nom de quoi doit on jeter la pierre aux gens qui émulent ? Au nom des gros éditeurs, qui ont peur de se faire pirater des jeux sur lesquels ils ne semblent même plus daigner en faire profit ? Pourquoi freiner la curiosité des gamers ? D'un côté l'on se lamente que les gens ne s'intéressent pas à l'histoire du jeu vidéo, et d'un autre côté on empêche les mêmes gens d'accéder facilement à cette histoire.

Parfois, il me vient même l'impression que les ROMs Dumpers sont plus soucieux que les éditeurs de préserver l'histoire du jeu vidéo. Vous vous rendez compte, tout ces jeux que l'ont aurait pu totalement oublier, mais qui ont été honteusement dumpés par de vils pirates ?

 

 

Play what you want 'cause a pirate is free ! You are a pirate !

Bien sûr, loin de moi l'idée de faire l'apologie du piratage. Je ne soutiens absolument pas l'émulation de consoles récentes comme la Wii, si l'on ne possède pas les jeu en copies originales. En ce qui me concerne, je reste persuadé que l'émulation se doit de rester concentrée sur les machines "désuètes".

 

Finalement, je pense que le problème n'est pas l'émulation. Pas pour moi. Ce qui me fait peur, c'est qu'un jour, des pans entiers de l'histoire de notre passion disparaisse, et que personne ne s'en souvienne pour le regretter.

 

 PS: Je suis trés curieux de connaître vos avis sur la question, et aussi ai-je rédigé cet artcicle dans l'espoir de lancer un débat. Alors, posez vos petites mimines potelées sur vos claviers, et faites chauffer la bande passante du site (Pas trop quand même).

 

 

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...Je n'ai auncune idée de ce que je viens de faire. J'ai cliqué sur un genre de bouton qui parlait de blog, et pouf, voilà un blog ! A mon nom ! 

Bon, je suppose que je viens de faire un genre de pacte avec Gameblog. Et je suppose que je viens de faire l'un des posts de blog les plus inutiles au monde.

Si jamais ceci tombe dans les fils d'actualités du site, et que vous avez cliqué dessus à cause du titre extrêment aguicheur, je vous prie d'accepter mes plus plates excuses. Ce blog ressemble plus aux limbes qu'à une vraie page internet. Pardon. Pardon. Je vous prie d'agréer des bisous !

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Le Lagomorphe

Par lerenwe Blog créé le 08/05/13 Mis à jour le 08/06/14 à 08h59

Apprenti Game Designer, Video-maker amateur, râleur, grande-gueule, rêveur, et mi-homme mi-lapin.

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Édito

Ça se prononce « lèrènewai ». Ça se prend pour un lapin. Ça se pose des questions philosophiques. Par exemple, des fois, ça se demande ce que ça fait d'être une femme. Et des fois ce que ça fait d'être une femme-lapin. Ça mange pas souvent des carottes. Ça passe le plus clair de son temps sur son PC. Quand c'est pas sur son PC, c'est sur une de ses consoles. Et quand ça joue pas, ça étudie le Game Design dans une école.

Et tout le reste du temps, ça vient dans son terrier et ça vous y invite pour partager pensées, conneries, et vidéo-reviews faites avec des petits oignons. Parce que les oignons, franchement... C'est quand même meilleur que les carottes.

 

J'ai une chaîne YouTube avec des vidéo-reviews faites avec amour !

J'ai une page SensCritique, starring Motoko Kusanagi !

J'ai un twitter qui sert à qu'dalle !

 

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