Lerebours

Catégorie : Maquettisme

Signaler
Maquettisme (Geekerie)

 

 

Chez les joueuses et joueurs, qui ne connaît pas le R-9, la Force et Krell ?

 

Comment vous ne connaissez point, hors de ma vue vermisseau de la larve du ver de terre !!! Pour les autres, mes chéris, ces trois éléments sont les plus iconiques de l’un des trois piliers du shmup à scrolling horizontal : R-Type. Sortie en 1986, soit une année après Gradius, ce jeu se construira en cherchant à se démarquer au maximum du hit de Konami pour créer sa propre individualité en termes de gameplay reposant essentiellement sur la gestion de la Force.

 

ImageImage

 

Fort de cette petite introduction, je vais plutôt m’attarder sur le kit PLUM du R-9 basé ici sur le modèle de R-Type Final (PS2 – 2003) qui globalement est très similaire au modèle de 1986. En termes de coloris je suis resté sur la même gamme de peintures Tamiya (bombes) utilisées sur une précédente maquette :

 

- AS 15 TAN (Usaf)

- AS 31 (Ocean Grey 2)

- AS 16 (Light Grey 2)

 

Le but étant de garder un aspect sobre rappelant les teintes militaires de nos avions de guerre. J’ai volontairement remplacé les coloris bleus métallisés, un trop funky, qui couvrent certains blocs par un vert kaki afin de préserver une certaine cohérence dans le rendu. J’ai simulé des rayures et des impacts avec divers jeux de limes. J’ai certes un peu forcé le trait mais en gardant à l’esprit l’environnement glauque, inquiétant et crasseux de l’univers de R-Type. En somme le modèle devait transpirer et dégouliner de saleté. Le lavis « Nul Oil » (Shade - Games Work Shop), appliqué puis étalé avec un pinceau à brosse plate, a ici parfaitement rempli son office tout en surlignant les divers effets de dégradation.

 

ImageImage

 

La Force a été travaillée de la même manière, si ce n’est que j’ai poussé encore plus loin les divers effets de dégradations en cherchant à simuler l’effet de rotation. Pour ceux qui ont mis les mains sur le titre éponyme d’Irem, la Force est l’élément du jeu qui est le plus en contact avec les décors et les ennemis. On se rappelle notamment la manière très particulière dont il fallait abattre Krell, le premier boss, en lançant la Force qui venait broyer l’estomac du éxnomorphe. L’idée ici a été d’appliquer d’abord des petites plaques de peintures « Typhus Corrosion » (Technical - Games Work Shop) travaillées au pinceau, puis après séchage d’appliquer sur les mêmes zones du « Blood for the Blood God » (Technical - Games Work Shop). La couleur très vive de cette peinture est en partie cassée par les plaques de « Typhus Corrosion » et les lavis, même s’il est nécessaire de bien l’étaler afin d’obtenir le rendu désiré. Ici je cherchais à me rapprocher d’une teinte ocre rappelant le sang séché puisqu’après tout la Force sert à lacérer nombres horreurs organiques sorties des entrailles maléfiques de l’Empire Bydo. Résumons : Beurk, Bouarf, Urkkkkkkkkkkkkk…

 

 

ImageImage

 

Une maquette fort sympathique à monter, et PLUM oblige, ne nécessitant pas un gros travail hormis si vous souhaitez pousser le délire un peu plus loin.      

 

 

Image

 


Image
Image

Image


See you next time...





 


Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Maquettisme (Geekerie)

 

Aujourd'hui je vais revenir brièvement sur la maquette l’ASS-117A Valken, tirée du jeu Super Famicom Assault Suits Valken et surtout connu dans nos contrées sous le nom de Cybernator. Il me tenait à coeur de m’y atteler car j’ai somme toute passé pas mal de temps sur ce titre au début des années 90, aussi bien sur la version pal que par la suite la version jap’, qui fut une agréable surprise en son temps, ne serait-ce que pour les quelques éléments bêtement zappés de par chez nous. Pour ceux qui comme moi se sont frottés au jeu, le mécha que nous contrôlons prend très cher dans la gueule tout le long de ses nombreuses missions. D’ailleurs lors de la bonne fin, le Valken s’écroule sur lui-même laissant échapper in extremis le pilote. C’est bien cette scène finale qui a impacté ce projet, bien que ce fut une première pour ma part d’aller aussi loin dans la dégradation d’une maquette. Je ne cache pas mon hésitation sur le moment mais le produit final n’en a été que plus conforme à ma vision.

 

Image

 
D’abord le montage a été dans l’ensemble agréable et n’a pas posé de problème particulier. Chaque pièce s’emboite parfaitement, et pour certaines d’entre elles la colle pourrait presque s’avérer dispensable. Certains blocs principaux, comme le torse ou les tibias par exemple, peuvent s’emboiter sans passer par un gros travail de ponçage, vu qu’ils accueillent par la suite des morceaux d’armature qui viennent masquer les zones de collage. Dans l’ensemble les pièces, et par la suite les blocs montés, sont massifs et ont suffisamment d’épaisseur pour permettre de tailler directement dans le plastique. La maquette une fois montée n’en est que plus imposante, bien que peut-être un poil plus pataude que l’artwork dont elle s’inspire, mais aussi extrêmement fidèle au modèle d’origine.

 

Image

 
Cependant il y a une contrepartie, le mécha une fois monté, n’est pas spécialement flexible. Ne vous attendez à lui faire prendre une pose dynamique. Pour ma part j’ai du me contenter de reproduire vaguement l’une des positions figurant sur la boîte. Idem pour le flingue qui en impose, mais qui tient difficilement le long du bras. J’ai du le faire tenir en équilibre entre l’avant bras, la cuisse et le torse. Et de plus vu l’épaisseur de la poignée impossible de poser le minuscule pouce. Ô Joie ! A moi le pouvoir de la super glue !! Assez rageant lorsqu’il s’agit de la dernière ligne droite. Moins gênant, mais je tiens tout de même à le signaler, les points d’articulations situés sur le haut des tibias et des avants bras auraient pu faire l’objet de pièces à part afin de gagner en confort lors de la peinture.

Hormis ces quelques défauts, il y a de quoi se faire plaisir sans trop de travail fastidieux : quasi pas de masquage et aucunes décalcomanies à poser. En soit si vous souhaitez faire du « no paint », juste en surlignant les rainures avec un feutre fin, et en passant une petite couche de vernis mat en bombe, il y a moyen d’obtenir un rendu sympa sans chercher à pousser trop loin. Mais comme indiqué plus haut, le modèle est fidèle à l’artwork et en conserve ainsi le design sobre, mais trop lisse à mon goût.

 

Image

 

Il faut d’abord noter que le coloris des pièces ne respectent pas le schéma couleur d’origine vert-kaki-caca-fiente de pigeon, et qui s’il fonctionnait bien dans le jeu pète un peu trop « in real life ». Les teintes de bases sont ici marron noisette, gris clair, gris foncé que l’on retrouve généralement sur les véhicules militaires et font bien plus sens, car après tout ce mécha peut être vu comme une évolution possible du tank (nb : Enfin espérons que ça n’arrive jamais). Comme il s’agissait ici de faire cette maquette dans les règles de l’art (Sous-couche / Peinture / Vernis Brillant / Effets & Panel Lines / Vernis Mat), j’ai opté pour des peintures se rapprochant au maximum des dites couleurs. Tamiya dispose d’une gamme de bombes siglées AS qui reprend justement les teintes militaires employées sur de vrais véhicules. J’ai ici opté pour l’AS 15 Tan (Usaf), l’AS 31 Ocean Grey 2 et l’AS 16 Light Grey que l’on emploie idéalement, enfin j’imagine, sur des chars, avions ou navires de guerre.

 

Image

 

Une fois passé la couche de vernis billant, j’ai d’abord attaqué les rainures en conservant des coloris légèrement similaires, mais pas trop, afin de renforcer les divers reliefs comme les rivets par exemple. Pour les blocs marrons j’ai passé un jus d’essence à zippo & d’enamel satin mat, et pour le reste de l’accent panel line Gray. Le premier jus a aussi servi à donner une première teinte aux impacts de balles, taillés avec un petit opinel ou des limes. C’est certes long mais ça se fait très simplement, bien que pour simuler les éclats d’obus, l’opinel soit plus pratique pour tracer de façon aléatoire les dits éclats. Et ce, en laissant légèrement glisser sa main, l’essentiel étant de donner une impression de mouvement.

 

Image


Par la suite j’ai usé d’une éponge à poncer pour dégrader les divers éléments. En ponçant légèrement, on crée de microsillons dans lesquels viennent se glisser les particules issues du ponçage donnant ainsi déjà très simplement un aspect vieilli aux diverses plaques. En insistant sur les arêtes, j’ai légèrement fait sauté une partie de la peinture afin de renforcer l’aspect usé tout en les éclaircissant. J’ai ainsi accru leurs reliefs.

 

Image

 

Si les différents éléments de l’armature ont alors un aspect vieilli, ils leurs manquent toutefois un aspect sale et délavé que j’ai rendu avec des lavis Citadel de Games Work Shop appliqués par gros pâtés au pinceau et frottés avec les doigts dans le « sens du vent ». De plus, ils permettent de faire ressortir les divers sillons et impacts de balles. J’ai choisi les teintes suivantes : (Shade) Agrax Earhsade, (Shade) Nul Oil et (Technical) Thyphus Corrosion, ce dernier ayant uniquement été utilisé sur les pieds afin de simuler des plaques de boues et de terres. A noter que le mélange des deux premières références citées plus haut fonctionne vraiment bien lorsqu’il s’agit de faire des jointures bien dégueulasses sur les méchas ou pour des pneus usés. J’ai ensuite utilisé le lavis oxyde clair (marque Vallejo) pour faire des coulées de rouilles sur les petits impacts en l’appliquant avec un pinceau très fin. Et pour parfaire l’ensemble j’ai opté pour les Tamiya Weathering Master C (Orange Rust, Gun Metal, Silver) et B (Snow, Soot, Rust). Je m’en suis servi pour ajouter un peu de texture, genre les salissures qui entourent les réacteurs ou impacts de balles, ou pour appliquer un léger dybrush (Silver – Métallique) sur les arêtes.

Rien d'impossible à réaliser avec un peu de patience. Si vous souhaitez vous mettre au modélisme, je vous conseille de faire un tour sur le site Hobby Forever qui offre pas mal de bon conseils et beaucoup de tutoriels pour des maquettes tournant entre autres autour de l'univers du jeu vidéo.

 

Quelques photos supplémentaires

Image

 

Image

 

Image

 

 

See you next time...

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Lerebours

Par lerebours Blog créé le 09/01/12 Mis à jour le 06/09/15 à 14h44

Shoot'em'up, What Else !

Ajouter aux favoris

Édito

 

Archives