Lerebours
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Insert Coin (Jeu vidéo)


Dans le milieu des années 80, Sega s'est illustré avec une série de rail-shooters dont des titres tels que Space Harrier ou After Burner résonnent encore aujourd'hui dans le coeur de nombreux joueurs. Cet affect est surtout lié à l'incroyable effet de profondeur que proposaient ces jeux grâce à une pseudo 3D créant un saisissant effet de perspective;  et dont les somptueuses bornes dédiées garantissaient une immersion poussée. Fort d'une grande expérience dans le domaine c'est en 1988 que sort l'un des titres les plus réussi de sa génération.

Au-delà de notre galaxie, de lointaines civilisations ont su se développer et prospérer  pour donner naissance à la première fédération unifiant de nombreux systèmes spatiaux. Mais l'Empire qui depuis plusieurs années cherche à étendre son pouvoir finit par s'emparer du système de Junos considérer comme l'un des joyaux de l'univers. C'est pour contrecarrer cette agression qu'est lancée l'opération Galaxy Force. Blablablabla, vous êtes notre seul espoir,  le dernier fleuron de notre flotte, que la force soit avec vous. Génial papy, abrège et file-moi le manche à balai que j'entame le massacre.  Le théâtre des opérations se déroule sur cinq planètes :

  • La lune de Junos qui abrite dorénavant l'une des bases de ravitaillement de l'Empire.
  • Le très animé soleil de Junos prénommé Velteor.
  • La luxuriante planète verte Malkland abritant une faune et une végétation particulièrement hostile.
  • Orthea qui est la principale source d'énergie de Junos et en proie à de fréquentes tempêtes.
  •  La glaciale Ashutar qui se trouve être la plus éloignée du système mais ou se cache le gros des forces ennemis.

Après avoir libéré Junos de l'emprise du mal vous sauterez en hyperespace pour détruire la planète artificielle en cours de construction, arme de mort, ayant pour but d'assoir la suprématie de l'Empire. A cette description on ne peut s'empêcher de penser que les petits de gars de Sega furent très inspirés  par la mythique saga Star Wars dont on pourra s'amuser à dégoter les nombreux clins d'oeil. L'attaque de la lune de Junos renvoie indubitablement à l'étoile noire, tout comme le survol d'Orthea à la poursuite d'un  « Star Destroyer » nous rappelle la frigorifiante planète Hoth, ou bien la verdoyante Malkland  qui nous ramène vers Endor. La direction  artistique générale de Galaxy Force est d'ailleurs dans son ensemble très inspiré par l'imagerie SF des 70's en exhibant de fantastiques paysages ou flottent au loin d'immenses planètes et l'infini de l'espace, un univers propice à l'imaginaire fertile des jeunes marmots.


Et c'est là l'une des forces du titre, sa magie devrais-je dire,  car il fait sauter les rails dans lesquels étaient figés le genre en proposant de vaste stages, dotés d'un level design bien plus complexes qu'à l'accoutumé puisque vous devrez traverser une multitude bases et cavernes particulièrement tortueuses au milieux de la foule d'ennemis et d'éléments naturels. Certes la liberté de mouvement n'est pas aussi étendue mais toutefois suffisante pour laisser croire que l'on pourrait sortir d'une route prédéfinie.  Ajoutons que le jeu bénéficie de l'une des bornes les plus impressionnante de l'époque, surtout en version super deluxe, et vous obtenez un titre particulièrement immersif et une véritable démonstration du savoir faire de Maître SEGA. Et rien n'est statique dans Galaxy Force, les décors débordent de vie et d'animation : la planète Velteor vit au rythme des pulsations de majestueuses éruptions solaires, le souffle des terrifiants cyclones d'Orthea fait trembler les cavernes ou se terre l'ennemi et les réacteurs des croiseurs de l'empire quittant l'atmosphère allument une brève étincelle dans les cieux la froide Ashutar.


Galaxy Force bénéficie somme toute d'un gameplay conventionnel se jouant avec un traditionnel manche et une manette de gaz mais introduit quelques subtilités. Vous commencez avec 1200 pts d'énergie qui font office aussi bien de barre de vie que de « timer ». Cette barre n'encaisse les coups qu'à compter du moment au votre bouclier saute, sachez cependant que quelques hits ou le moindre accrochage avec le décor  le feront voler en éclat. Dés lors chaque dégât sera comptabilisé soit une pénalité de 25 pts en moyenne. Il faut donc systématiquement foncez plein gaz, même s'il faudra parfois réduire l'allure dans les complexes ennemis afin d'atteindre le plus rapidement  possible le prochain check point ou bien la fin du niveau  pour obtenir une recharge. Tout ennemi abattu viendra accroître un tableau de chasse dont le décompte déterminera le bonus d'énergie. Pour accroître vos chances de faire le ménage dans les rangs ennemis, vous disposez d'un traditionnel Vulcan et d'homing missiles qui permettent de viser quatre cibles maximum, voir six lorsque obtenez le P-up lors du premier tiers du niveau, bien qu'il soit limité à 60 tirs. Si les réflexes sont de la partie il faudra toutefois peaufiner chaque placement et tir pour tenter de renverser les forces de l'empire.


Le jeu ne connut un portage digne de ce nom qu'à compter de 2007 avec  la compilation « Sega Ages V.30 - Galaxy Force II Extended Version » bénéficiant d'un mode arrangé dit neo classic à pleurer de joie pour les nostalgeeks. L'équipe qui a bossé sur cette conversion à délivrer un pure bijou car non il ne s'agit pas d'un fade remake en 3D  mais d'une conversion en 2D haute définition. Ajoutons à cela des effets de transparence et une absence totale de pixellisation et l'on obtient une refonte graphique d'une rare finesse. Seule ombre au tableau, le remixage de la bande-son ne ressemble à rien au point de perdre l'essence des thèmes originaux. Pourtant la musique d'introduction, un superbe remix jazzy de "Beyond the Galaxy", laissait augurer un meilleur travail. L'OST originale  reste toutefois activable via les options qui sont d'ailleurs très fournies pour tout ce qui touche l'affichage. Un achat indispensable pour tous les gamers qui connurent la grande époque de l'arcade.

Si Galaxy Force II renouvela modestement la formule du rail-shooter il reste aujourd'hui un vestige d'une époque révolue pour un genre tomber en désuétude au début des 90's; mais il connaîtra une suite spirituelle non pas du côté de Sega  mais plutôt chez Nintendo avec Starfox qui reprendra le flambeau.


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See you next time...

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Commentaires

lerebours
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lerebours
L'opus Master System est correct et très agréable compte tenu du support, par contre la version MD est clairement à oublier tant la conversion suinte la merde. Il y a bien eu le portage Saturn mais qui n'est malheureusement pas arcade perfect puisque le jeu tourne à 30 FPS.
ipiip
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ipiip
cette borne m'a fait fantasmé ! je l'avais vue a namco (la plus grosse salle de jeu de londres, en 92) cette borne de dingue ! pas loin il y avait un r360 avec gloc, des bornes de realité virtuelle avec casque, le jeu en hologrames de sega et la borne simpson version 4 joueurs. genre le paradis sur terre :D

par contre j'ai rejoué à galaxy force (version md et ms) et c'est clair que les conversions etaient vraiment sans interet...
Donald87
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Donald87
Je connais pas ce jeu ... Bien sur After Burner, Oui sur Coleco, je crois (ou Commodore ?).

Lerebours

Par lerebours Blog créé le 09/01/12 Mis à jour le 06/09/15 à 14h44

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