La narration dans le jeu vidéo

La narration dans le jeu vidéo

Par Leon9000 Blog créé le 15/09/11 Mis à jour le 03/02/15 à 18h43

Bienvenue sur ce blog explorant le vaste monde de l'écriture interactive. Dans mes articles, je me focaliserais principalement sur la narration et l'émotion véhiculées par les œuvres présentées, qu'elles proviennent du cinéma, des jeux vidéos ou d'autres médias. Je vous souhaite une bonne visite!

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Catégorie : Séries animées / Mangas

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Séries animées / Mangas (BD-Manga-Comics)

  The Last Airbender avait concrétisé en son temps le rêve inespéré des fans d'animés Japonais : voir un Shonen toujours débordant de générosité épique et d'imaginaire foisonnant mais enfin dénué de ses lacunes récurrentes. Fini les archétypes insupportables de protagonistes et place à des personnages qui s'émancipent de leurs rôles pour dégager un attendrissement incroyable, fini l'humour de bas étage et place à une comédie dynamique humanisant les héros sans les ridiculiser : autant d'ingrédients qui ont permis à Avatar de rehausser le niveau télévisuel d'une animation américaine qu'on croyait moribonde. Et il était difficile d'imaginer une suite plus enthousiasmante sur le papier que celle proposée par Legend Of Korra : une nouvelle génération de héros menés par un personnage principal féminin (élément encore trop rare pour être négligé) au sein d'un univers visuel beaucoup plus inspiré.

 

  En effet là où la première série exploitait intelligemment un imaginaire classique et efficace, Legend Of Korra ose enfin ce que les Occidentaux évitent malheureusement tandis que nos amis Japonais sont passés maîtres en la matière : le mélange des genres. Si la mythologie asiatique constitue toujours la moelle épinière de l'imaginaire de la série, cette dernière y ajoute une touche inattendue de Steampunk et de Film Noir offrant un contraste visuel étonnant entre tradition et modernité, digne des meilleurs RPG Japonais. Une innovation visuelle de surcroit enrichie par une amélioration spectaculaire de l'animation, beaucoup plus fluide et inventive que dans la série originelle, parvenant ainsi à Legend Of Korra de concrétiser le rêve de nombreuses séries animées américaines : égaler la qualité visuelle des animés Japonais. Enfin pour compléter ce parfait tableau de départ, la série présente des héros plus âgés évoluant de fait dans un univers plus nuancé. Un postulat d'autant plus intéressant que le principal défaut d'Avatar était son explicite problème de censure amoindrissant les effets dramatiques de la série là où Legend Of Korra, sans faire preuve d'une violence trop prononcée, exploite beaucoup mieux son intensité tragique.

  Hélas en dépit de son potentiel indéniable de surpasser son prédécesseur, il apparaît rapidement que Legend Of Korra n'est pas à la hauteur de Last AirBender constituant une suite tout à fait honorable mais qui, comme tant d'autres ½uvres avant elle, a gagnée en qualité visuelle ce qu'elle y a perdue en humanité. Car si l'architecture visuelle de la série est irréprochable dans sa première saison, son écriture devient pour sa part vite problématique. Le problème narratif de Legend Of Korra pourrait être détaillé dans trois pages comme être résumé dans cette simple phrase : la série a ratée ses personnages principaux.

 

 

  Là où Aang et ses compagnons offraient un attachement croissant, Korra et ses amis oscillent en permanence entre exaspération et incompréhension. La faute en premier lieu à ces incessants triangles amoureux parfois à peine dignes de Twilight dénaturant en permanence la sincérité de l'amitié entre les personnages et donnant l'impression qu'une fan girl maladive a pris la place des scénaristes. La narration souffre également d'un problème plus épineux : le décalage entre l'âge des héros et leur comportement. De jeunes adultes peuvent difficilement paraître crédibles dans une attitude de jeunes adolescents et en faisant évoluer l'âge de ces personnages principaux, les scénaristes ont oubliés d'adapter leur écriture depuis The Last Airbender, en témoigne ce pauvre Bolin généralement bien ridicule là où Sokka parvenait à être immédiatement drôle. Enfin un dernier défaut du récit hélas bien regrettable : son héroïne. Certainement à cause d'une volonté louable de proposer un personnage féminin fort et indépendant au public, les scénaristes accentuent trop la spontanéité de Korra paraissant paradoxalement plus immature et énervante qu'Aang auparavant.

  Des défauts persistants durant la majorité de la série mais fort heureusement vite contrebalancés par le travail effectué sur la famille d'Aang réunissant une galerie importante de personnages beaucoup plus attendrissants et sincères. Peut être conscients de cette situation, les scénaristes donnent d'ailleurs une importance croissante aux descendants de Aang parvenant à susciter l'attachement des spectateurs et l'immersion émotionnelle à la place des personnages principaux. Enfin en dépit de ses inégalités narratives, la série parvient toujours efficacement à renouveler ses enjeux dramatiques et à enrichir la mythologie déjà exceptionnelle de son univers.

  A l’image du formidable double épisode consacré à la genèse mythologique des Avatar où en l’espace de deux épisodes, l’équipe créative de la série réalise un vrai prodige en offrant à l’animation américaine l’un de ses plus grands moments. Non seulement les scénaristes parviennent à proposer un personnage plus attachant et intéressant que l’héroïne de la série luttant face à des enjeux bien plus grands mais la direction artistique expérimente un rendu aquarelle du plus bel effet tout en offrant un imaginaire spirituel à en faire rêver les fans de Miyazaki. Certainement le plus beau moment qu’ait pu offrir la saga dans son intégralité, ce qui invite naturellement à un regard plus clément sur les maladresses narratives de Legend Of Korra.

 

  D’autant plus que ces dernières sont finalement amoindries dans la troisième saison, délaissant le spectaculaire décomplexé de ses affrontements pour une approche plus intimiste, davantage proche de la démarche de la première série où le récit se recentre sur l’humanisation des héros au détriment de leurs actions héroïques. Une évolution louable, signe d’une volonté sincère des scénaristes, et qui porte ses fruits, les personnages principaux parvenant enfin à susciter de l’attachement avec en premier lieu une héroïne devenue charismatique et empathique, en témoigne le plan final incroyablement poignant clôturant cette troisième saison.

  Au final, à l’image de son héroïne dont la volonté spirituelle se confronte à une moralité humaine de plus en plus ambiguë, la création de Legend Of Korra  aura vu ses rêves enthousiasmants être malmenés par son inégalité narrative. Et si cette inconstance ne permet pas à la série d’atteindre la qualité exceptionnelle de son prédécesseur, son amélioration progressive lui permet d’offrir, malgré toutes ses peines, l’une des meilleures séries animées de ces dernières années où au sein de son imaginaire florissant, le récit parvient toujours à nous inviter à la réconciliation entre les peuples et l’apaisement de nos querelles humaines. Un gage de qualité que bien peu de séries télévisées parviennent encore à offrir et pour lequel en dépit de ses lacunes Legend Of Korra mérite le respect.

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A chaque nouvelle série animée Batman, c'est la même chose. Les adorateurs de Bruce Timm et Paul Dini en profitent pour rappeler la grandeur de Batman TAS dont la beauté crépusculaire ne saurait être comparée aux nouvelles déclinaisons animées du justicier de Gotham. Et s'il est évident que ce Beware The Batman est loin de prétendre égaler le génie narratif et visuel de son illustre prédécesseur, il s'agit pourtant d'une nouvelle interprétation du sombre justicier bien plus honorable qu'elle n'y paraît derrière sa grossière apparence.

 

Car Beware The Batman a tout pour dégoûter dés le premier regard. Se conformant à la banalisation populaire, hélas bien installée, des images de synthèse au détriment de l'animation traditionnelle, la série affiche une direction artistique absolument catastrophique qui dénature le mythe dont elle est supposée lui donner une nouvelle vitalité. Gotham délaisse ainsi son atmosphère macabre et gothique pour devenir une ville désespérément ordinaire dont la banalité visuelle est d'autant plus frustrante qu'elle est d'une propreté chirurgicale. Des environnements bien trop lisses, sans saleté ou fissures, qui donnent l'impression d'être littéralement sortis d'un ordinateur.

Le chara design ne parvient pas à compenser ce triste état visuel, ses quelques réussites étant largement inférieures à ses échecs. L'animation des combats se révèle pour sa part bien trop rapide et confuse même si elle est compensée par une mise en scène parfois ingénieuse, particulièrement dans les épisodes réalisés par Sam Liu, un habitué des productions super héroïques.

De leur côté, les scénaristes ont fait le choix tout à fait honorable d'exploiter des méchants peu connus de l'univers Batman, délaissant les traditionnels Joker et Catwoman. Une perspective réjouissante mais bien mal exploitée par la série, tant les nouveaux antagonistes apparaissent au mieux comme des caricatures de méchants plus illustres ou des classiques ennemis de cartoon.

Face à toutes ces lacunes, que reste t-il donc pour sauver la série du naufrage? Et bien un trio extrêmement solide de personnages principaux qui permet d'apprécier une certaine qualité d'écriture les concernant. Moins attachant que dans Batman TAS, Bruce Wayne met l'accent sur sa rigueur psychologique mais fort heureusement sa volonté mentale est fréquemment malmenée par sa propre vulnérabilité physique. Élément central de la mythologie du justicier mais que les dernières séries avaient négligées certainement par paresse narrative, la mortalité de Batman est ici régulièrement ramenée au premier plan en rappelant le contraste entre l'immensité quasi divine de la tâche qu'il se donne et ses limites humaines. De manière globale, la tonalité des héros se veut assez sérieuse, ce qui fait réellement plaisir après l'enfantillage ridicule de The Batman et le kitch assumé de l'Alliance des Héros. L'humanisation des héros s'opère également par une bonne dose d'humour sarcastique qui vient alléger leur portrait sans les ridiculiser. Enfin ce trio central est solidement appuyé par l'interprétation des comédiens de doublage convaincants dans leurs rôles, autant en VF qu'en VO.

La série témoigne également de qualités intéressantes sur le long terme, comme une meilleure continuité narrative entre les épisodes et une noirceur assez inattendue dans ses rebondissements. Rien qui permette toutefois de crier au génie ou de faire de cette série une sincère réussite mais des qualités suffisamment conséquentes pour équilibrer avec ces défauts si désespérément visibles. Le potentiel de Beware The Batman était consistant et enrichie par une direction artistique vraiment inspirée et une meilleure exploitation des antagonistes, la série aurait pu incarner la véritable renaissance de Batman en animation. En l'état actuel des choses, Beware The Batman demeure une honorable retrouvaille avec l'univers du charismatique Justicier Démon, mais à réserver seulement aux fans qui auront la patience d'outrepasser les faiblesses initiales de la série.

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Dans le foisonnement incessant de récit portés sur l'imaginaire, il est parfois facile d'oublier que l'art de la sobriété peut être le moyen le plus efficace pour produire une émotion instantanée. Mushishi est ainsi l'une des rares oeuvres où les notions de poésie, de contemplation et d'onirisme ne sont pas des artifices pompeux mais servent une véritable ambition artistique. La plus grande qualité de ce récit remarquable tient dans la sincérité de ces sentiments où grâce à l'exploitation ingénieuse de son cadre fantastique, cette série de contes initiatiques interpelle avant tout sur l'existence humaine.

Il ne sera pas ici question de violence et d'arrogance puérile mais de guérison et d'humilité. Accepter que l'être humain vit dans un monde immensément vaste dans lequel il ne peut espérer avoir le contrôle total de son existence et continuer à vivre en dépit de cette injustice. Chaque épisode est une nouvelle exploration des facettes de l'âme humaine où le désespoir face au deuil, la mélancolie face à la séparation se succèdent à la combattivité humaine, à l'espoir acharné, à l'harmonie de l'homme avec son environnement. Le récit a également l'humilité de mettre son personnage principal, héros aussi décalé qu'attachant, au second plan pour faire de lui un intermédiaire entre le spectateur et le conte initiatique présenté. Si la teneur de l'intrigue varie et alterne de manière imprévisible la tristesse et l'attendrissement, cette série d'animation dégage en permanence un incroyable sentiment de plénitude qui témoigne de la justesse de son récit.

Que sont les Mushis? Ces choses qui se cachent dans l'ombre et que l'on sent dans l'air. Ce caractère indescriptible de la vie avec lequel l'homme a appris à coexister depuis des millénaires, cette immensité existentielle que tant d'artistes ont cherchés à dépeindre dans leur création. Et contre toute attente, cette série d'animation Japonaise aura rejoint les rares élus ayant réussi à matérialiser cet indescriptible, cette chose que nous nommons de manière si vague "la vie".

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   Contrairement au jeu vidéo, l'animation japonaise conserve toujours ses lettres de noblesse. Le Japon est en effet le seul pays d'où proviennent encore des séries d'animation adultes, sombres et complexes bénéficiant d'un traitement plus intimiste et posé dans la narration, qualités qui se retrouvent dans cet Ergo Proxy. Alors que les productions occidentales ne parviennent plus à abandonner un dynamisme outrancier, Ergo Proxy fait parti de ces séries animées délaissant le spectaculaire pour privilégier la qualité de son ambiance et la complexité de son intrigue.

   L'histoire nous place dans un univers cyberpunk dans lequel la Terre est devenue un lieu aride et misérable obligeant l'humanité à se protéger dans des dômes coupés du reste du monde. Dans ces villes futuristes, l'existence des individus est soumis à un contrôle implacable, chaque être humain est pour cela accompagné régulièrement d'un robot de compagnie baptisé autoreiv. Ces machines, supposées faciliter le quotidien des citoyens, permettent à la fois de surveiller en permanence l'activité des individus et de les influencer de manière à ce qu'ils n'aillent jamais à l'encontre du système. Ces autoreivs assistent tellement les hommes dans leurs tâches qu'ils en deviennent dépendants et ainsi n'éprouvent plus de volonté d'émancipation. Cette illusion de perfection se voit néanmoins confronté à son hypocrisie lorsqu'un virus dénommé Cogito fait son apparition, commençant à doter les autoreivs d'une véritable conscience.

 

 

  Ce point de départ narratif est déjà suffisant pour susciter l'intérêt envers Ergo Proxy d'autant plus que la série animée bénéficie dans son intégralité d'une réalisation graphique exceptionnelle. Portée par une superbe esthétique ténébreuse, avec une gestion des lumières remarquable, et un travail sonore de qualité, Ergo Proxy s'est donné les moyens de mettre en valeur les différentes problématiques soulevées par son monde cyberpunk où bien évidemment les métaphores bibliques, les références artistiques et philosophiques ainsi que les réflexions sur le sens de l'existence se retrouveront à nouveau dans son récit.

  Contrairement à l'ultra violence associée à Ghost In The Shell et Akira, cette série d'animation affiche de plus une sobriété bienvenue, véhiculant principalement la noirceur de son intrigue par ses personnages dépressifs et torturés. Il n'en fallait pas davantage pour faire d'Ergo Proxy une série que beaucoup attendaient comme une nouvelle oeuvre culte de l'animation japonaise. Plusieurs années après sa sortie, Ergo Proxy continue pourtant de faire débat auprès des passionnés et pas simplement à cause du fait que comme toute oeuvre cyberpunk, la série aborde des thèmes philosophiques qui trouveront plus ou moins écho selon la sensibilité du spectateur.

  La série se révèle hélas rapidement souffrir de ces lacunes de narration et plus précisément la stagnation de son intrigue. Si l'histoire est prometteuse et suscite la curiosité du spectateur, il est indéniable que les scénaristes de la série craignaient de livrer toutes leurs cartouches trop vite et ont préférés étirer inutilement leur propos. Que cela implique t-il concrètement ? L'intrigue principale n'avance qu'à un rythme effroyablement lent, les quelques épisodes étant réellement vitaux pour le scénario se comptant sur les doigts d'une main, et surtout la construction identitaire des personnages ne semble jamais évoluer de manière significative. Afin d'équilibrer cette stagnation évidente, les scénaristes ont fait le pari, plutôt audacieux il faut l'avouer, de désorienter en permanence le spectateur. Étrange et déconcertant sont les mots définissant le mieux Ergo Proxy tant cette série s'évertue sans relâche à déjouer les attentes du spectateur et à troubler ses repères. Cette alternance ininterrompue dans les atmosphères proposées est à double tranchant. Tantôt, la série fascine par son audace créatrice et la pertinence de la réflexion qu'elle suscite, tantôt elle agace par sa masturbation intellectuelle prétentieuse et tournant en rond.

 

 

  Il en résulte une oeuvre inévitablement inégale car finalement trop hasardeuse et expérimentale dans sa narration. Pour couronner le tout, contrairement à ce que l'excellent synopsis initial pouvait laisser croire, la série abandonne rapidement sa réflexion sur la dépendance de l'Homme envers la technologie pour privilégier complètement sa dimension religieuse où la fatalité des hommes en tant qu'instruments des dieux se révèle être le véritable propos de l'intrigue.

  Pourtant en dépit de toutes ses lacunes, Ergo Proxy continue à véhiculer un intérêt persistant. Parce que la série parvient dans ses meilleurs moments à offrir une vraie beauté métaphorique tout en suscitant la réflexion du spectateur et une véritable empathie envers ces personnages englués dans leur chaos identitaire. Ou peut être simplement parce qu'à l'heure où la passivité des oeuvres de divertissement est souvent reprochée, il est difficile de ne pas apprécier une série qui ne sacrifie jamais l'ambition de sa démarche sur l'autel du conformisme. Une oeuvre imparfaite mais suffisamment originale et audacieuse pour mériter qu'on lui laisse sa chance.

 

 

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   Alors que je viens tout juste d'achever le visionnage de l'extraordinaire série Avatar le Dernier Maître de l'Air vous ne pouvez pas savoir le sourire que j'ai eu en découvrant par hasard ce poster promotionnel pour la suite officielle Legend Of Korra dévoilé l'été dernier.

 

 

Lien pour l'image en grand format:

http://www.deviantart.com/download/330284407/avatar_old_friends_by_cathyrhapsodiana-d5gn52v.jpg

    Vraiment revoir aussi rapidemment ses jeunes héros avec plusieurs décennies en plus (et ils ont bien vieillis les bougres!) me procure une honteuse joie de gros fanboy que j'assume complètement. Non c'est vraiment une belle image.

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   Cette série d'animation américaine ne se contente pas de puiser son inspiration dans les mythologies asiatiques mais propose un mariage inespéré entre les qualités des animés Japonais (continuité entre les épisodes, évolution des protagonistes, un récit moins manichéen dans l'ensemble) et des dessins animés américains (beaucoup plus dynamique, une plus grande place accordée à l'humour, une meilleure réalisation dans l'ensemble). Portée par des personnages extraordinairement attachants, des combats à la chorégraphie travaillée et pour ne rien gâcher une version française des plus réussies,la série parvient de plus à s'améliorer au fil des saisons faisant évoluer avec brio ces jeunes héros au cours de leurs aventures.

   Muni de toutes ces qualités, le Dernier Maître de l'Air parvient à créer une proximité sentimentale avec le spectateur digne des meilleurs récits pour la jeunesse, celle qui provoque un pincement au coeur lorsque cette quête iniatique finit par s'achever et qu'il faut dire au revoir à ces héros attachants. Et c'est bien l'ultime preuve de la réussite de cette série qui décidément prouve que les dessins animés n'étaient pas mieux avant.

 

PS: Cette série animée est certainement l'une des celles qui traite le plus efficacement des relations amoureuses entre les jeunes personnages renforçant ainsi la proximité du spectateur.

 

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   Autrefois porte étendard flamboyant de l'animation américaine, les séries animées DC virent pourtant leur prestige s'atténuer durant ces dernières années. Bruce Timm et Paul Dini ayant quelque peu laissés la relève à la nouvelle génération après la fin de la Ligue des Justiciers, les nouvelles productions devant donner vie aux super héros en collant ne se montrèrent pas à la hauteur de leurs aînés. La série animée The Batman, supposée être le reboot animé du célèbre Justicier de Gotham, se perdit dans une direction artistique étrange et une tentative maladroite d'imiter l'animation Japonaise là où le sympathique Teen Titans offrait un hommage décomplexé aux animés Japonais mais manquait malheureusement d'ambition pour être transcendant. L'alliance des héros joua quant à lui la carte inattendue de la nostalgie en renouant avec l'esprit kitch et ridicule du Batman d'autrefois. Si ces séries possèdent néanmoins des qualités ainsi que de véritables défenseurs, elles ne pouvaient être considérées comme une succession solide aux formidables récits animés de l'époque de Bruce Timm. Néanmoins la succession est aujourd'hui bel et bien assurée et ironie de la chose, c'est avec une série traitant justement d'une nouvelle génération de super héros que les séries animées DC trouvent enfin une nouvelle jeunesse.

 

Voici les six héros principaux de la première saison. Robin (Dick Grayson) fait parti de l'équipe sans en être le leader comme à l'époque de Teen Titans. La série se révèle même davantage inspirée avec les autres protagonistes, jusque là délaissés par les adaptations animées.


  Comment s'émanciper de l'héritage des anciennes séries DC ? La solution était simple, s'intéresser à des personnages n'ayant jamais vus leur histoire transposer en animation. Young Justice se focalise ainsi sur une nouvelle génération de super héros qui souhaitant s'émanciper de leurs mentors forment leur propre ligue des justiciers. Délaissant leur rôle de simple partenaire, ces jeunes héros vont ainsi chercher à affirmer leur identité et leur indépendance en dépit de leur jeunesse. Si la Ligue des Justiciers et ses emblématiques héros demeurent toujours présents, c'est bien ces nouveaux protagonistes qui occuperont ainsi le devant de la scène.

  Soyons honnêtes, le synopsis peut laisser perplexe. Il n'est en effet pas rare que des séries animées se contentent de mettre des personnages plus jeunes au premier plan dans un seul but mercantile. Néanmoins la véritable réussite de Young Justice est de tirer pleinement parti de la jeunesse de ces personnages pour alimenter la richesse de son récit. Les héros de Young Justice sont des adolescents avec ce que cela implique de chaos identitaire et de désir d'émancipation. Ils sont ainsi inexpérimentés, maladroits, parfois en proie au doute ou subissant le poids du prestige de leurs aînés. Young Justice parvient par ce biais à crédibiliser et humaniser ces personnages comme jamais une série DC n'y était parvenue jusqu'à maintenant, le soin apporté aux héros constituant la qualité première de la série.

  Young Justice opère également une évolution plus que bienvenue dans les séries animées DC: une véritable continuité entre les épisodes de la série. Tout en mettant en place une intrigue plus consistante, cette continuité des épisodes accentue également l'évolution réelle des personnages gagnant progressivement en maturité. De surcroît, les scénaristes redoublent d'ingéniosité pour ne pas confier des aventures de seconde catégorie aux jeunes héros, trouvant en permanence des prétextes intelligents pour qu'ils constituent de véritables soutiens à la Ligue des Justiciers.

 

Cinq ans plus tard, Dick Grayson est devenu Nightwing et le superviseur de l'équipe, occupant ainsi le même rôle que Batman dans la saison 1. Jason Todd étant décidément trop hardcore pour les séries animées, c'est Tim Drake qui est désormais présent en tant que Robin.

 

 

  En parallèle de toutes ses qualités narratives, la réalisation n'est également pas en reste. Le design est globalement inspiré, même si les personnages principaux sont clairement privilégiés en charisme, néanmoins c'est du côté de l'animation que Young Justice opère un travail remarquable offrant des affrontements spectaculaires et fluides appuyés par des effets spéciaux de toute beauté. Si Young Justice flatte la rétine, l'oreille du spectateur n'est pas délaissée avec un doublage américain remarquable même s'il opère à nouveau un renouvellement complet de casting. Sans atteindre l'excellence des doublages de Batman TAS et Superman TAS, la version française de Young Justice a également de quoi se défendre opérant comme toujours une continuité appréciable dans les voix (Adrien Antoine et Emmanuel Jacomy en tête) même si à titre personnel j'ai éprouvé pas mal de difficultés avec le choix de Donald Reignoux pour Robin, lui préférant largement Alexis Tomassian (habitué du rôle) ou même Mathias Kozlowski (qui l'avait incarné dans Teen Titans). Toujours dans la bande sonore et parce que la perfection n'est pas de ce monde, il est malheureusement regrettable que les musiques soient si anecdotiques contrairement aux superbes compositions des anciennes séries DC, même le générique fait ici pale figure.

  Paré de toutes ses qualités, Young Justice fait également parti de ces séries exploitant habilement sa longévité et grâce à sa continuité narrative ne fait que gagner en intérêt sur le long terme. La série refuse de surcroit la stagnation et opère durant la saison 2 un saut de cinq ans dans le temps. Le récit exploite habillement cette ellipse temporelle avec une évolution notable des principaux protagonistes, néanmoins la série en profite également pour agrandir de manière conséquente son casting. Certains héros principaux de la première saison sont ainsi délaissés au profit de nouveaux personnages, malheureusement moins charismatiques, et qui de part leur nombre ont tendance à éparpiller inutilement l'intrigue. En ce sens, la série commet également, dans une moindre mesure, la même erreur que Bruce Timm et son équipe lors de la transition entre Justice League et Justice League Unlimited, cette dernière série ayant été plombée par la surenchère de personnages délaissant les sept héros fondateurs. Young Justice peut néanmoins toujours compter sur la continuité narrative entre les deux saisons pour maintenir son intérêt, d'autant que la conclusion de l'épisode 7 démontre que les scénaristes savent clairement dans quelle direction mener leur intrigue. C'est donc avec une sincère impatience que le retour de la série est attendu pour Septembre prochain.

 

Les nouveaux protagonistes ne sont malheureusement pas tous charismatiques.


  D'ici là vous l'aurez compris, de la même manière que les jeunes héros de Young Justice se hissent à la hauteur de leurs mentors, les jeunes enfants d'aujourd'hui n'auront plus à rougir face aux séries animées de notre jeunesse, ils ont désormais leurs propres héros à suivre sur petit écran et force est de reconnaître qu'ils ont désormais de quoi rêver. De votre côté, si vous êtes encore réceptifs aux séries animées intelligentes, bien écrites et audacieuses, il n'y a aucune raison que vous restiez bloqués devant la jeunesse des super héros de Young Justice, vous finirez par les apprécier et suivre leurs aventures avec l'enthousiasme d'un gosse.

 

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   « Les dessins animés c'était mieux avant », combien de fois avez vous entendu cette phrase durant les dernières années ? Il est vrai que le constat sur les productions destinées à la jeunesse n'est guère glorieux quand les super héros américains ont du mal à faire rêver et que l'animation japonaise baisse la tête avec ces stéréotypes lassants, ces personnages un peu fades et ses graphismes froids. Une médiocrité tellement banalisée que finalement on finit par se convaincre que ce n'est vraiment plus de notre âge ce genre de choses, c'est bien joli la nostalgie mais à force de carburer à Breaking Bad, Game Of Thrones et Dexter, on finit presque par être perplexe devant un spectacle innocent et enfantin. Alors forcément quand tu découvres un dessin animé qui dégage tellement de bonne humeur, d'humour et d'énergie que tu le regardes avec l'enthousiasme d'un gosse, cela ne passe pas inaperçu. Le dessin animé en question se nomme Wakfu et je n'ai aucune honte à dire du haut de mes 23 ans que j'en suis devenu fan tant cette série télévisée est réalisée de main de maître.

   Que vous soyez comme moi un ignorant total du jeu vidéo Dofus qui servit de base à cette série ne vous empêchera pas de l'apprécier à sa juste valeur. Partant sur un univers classique d'heroic fantasy et des codes narratifs maintes fois employés dans le genre, le monde de Wakfu dégage pourtant une crédibilité et une sincérité rarement vus dans ce type d'univers. La qualité de l'écriture est certainement l'élément le plus remarquable du dessin animé, les scénaristes se sont appliqués à rendre les dialogues sincères et naturels, les personnages principaux sont exploités avec brio et leur interaction renforce constamment leur aspect sympathique et attachant. L'atmosphère de la première saison est globalement très légère et se focalise principalement sur l'humour jubilatoire de la série. Avec ces références nombreuses mais parfois subtiles, le dynamisme de son action, ces personnages excentriques et la dérision assumée de son univers, Wakfu offre un divertissement immédiatement attendrissant et véritablement malin.

   Si les premiers épisodes offrent des intrigues indépendantes et comiques, la deuxième partie met néanmoins en place une plus grande continuité entre les aventures permettant d'enrichir davantage l'histoire et les personnages. Le récit se permet même parfois de basculer dans l'émotion et d'offrir aux évènements une gravité inattendue, poignante et efficace.

 

  Sir tristepin de percedal, un chevalier avec le QI d'une huître qui malgré sa bonne volonté n'arrive guère à être à la hauteur de sa tâche. Cela faisait longtemps qu'un personnage de dessin animé ne m'avait pas autant fait marrer tout en étant si attachant.

   L'imagination débordante de la narration n'a d'égale que la créativité de la réalisation visuelle qui embellit admirablement les péripéties des héros. La direction artistique est inspirée et se renouvelle constamment au fil des épisodes tandis que le design des personnages accentue à merveille leur expressivité. Si l'animation est particulièrement soignée, la mise en scène est également inventive en offrant une action dynamique sans jamais lui faire perdre sa lisibilité.

   Enfin ce serait un véritable sacrilège de parler de Wakfu sans évoquer le soin exceptionnel apporté à la bande sonore et particulièrement les doublages. Si vous affectionnez comme moi les versions françaises, que vous pouvez reconnaître d'un coup d'oreille les voix de Richard Darbois, Benoit Allemane ou Pierre Hatet, Wakfu va représenter pour vous un vrai régal auditif. La réussite du doublage français joue grandement dans l'impact de la série en renforçant la sincérité des personnages et il me faudrait bien deux pages entières pour vous détailler à quel point j'ai apprécié le travail des comédiens.

  L'épisode 17 dépeint un combat spectaculaire n'ayant rien à envier aux récentes productions Japonaises et américaines.

Alors oui Wakfu est une série avant tout légère et humoristique, oui tous les épisodes ne sont pas du même acabit et oui la dérision régulière de l'univers pourra en rebuter certains. Mais face à une série aussi attendrissante qui témoigne d'une telle qualité dans sa narration, sa réalisation et sa bande sonore, vous pouvez oser mettre votre cynisme de côté pour plonger pleinement dans ce merveilleux dessin animé dont la créativité et l'imagination débordante sont absolument remarquables. Et vous verrez alors que ça fait vraiment du bien de retrouver une âme d'enfant. En tout cas, moi je kiffe Wakfu.

 

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Séries animées / Mangas (BD-Manga-Comics)
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 Après l'annonce surprenante de Saint Seiya Omega, série ne se basant sur aucun manga déjà existant et visant clairement un nouveau public, la déferlante de news autour de ce projet a été assez extraordinaire. La vitesse d'informations était telle que le premier épisode est ainsi intervenu presque sans qu'on ait à l'attendre. Quelques privilégiés avaient déjà pu apprécier l'avant première exceptionnelle du premier épisode organisée dans certaines cinémas et l'ensemble des fans ont pu découvrir ce matin le premier épisode de cette série supposée moderniser cette incroyable saga.

 

 Voici le nouveau chevalier Pégase, à nouveau personnage principal de la série. Contrairement aux spin off, Omega devrait enfin délaisser les chevaliers d'or pour se focaliser sur une nouvelle génération de chevaliers.

Autant clarifier les choses dés le début, la Toei, en charge du projet, a visiblement eu à coeur de reconquérir les fans après le fiasco des OAV Meikai et Elysion avec leur animation inexistante et leur mise en scène d'une médiocrité sans nom. La série télévisée Omega a bénéficié d'un soin beaucoup plus prononcé et mise principalement son impact sur le dynamisme de l'action. Tout a été fait pour accentuer la rapidité des affrontements, l'importance est donnée aux combats au corps à corps, les effets de lumière et de cosmos explosent de partout et les plans s'enchainent à une vitesse folle. La bande sonore accentue à merveille l'intensité épique du récit, si Seiji Yokoyama n'est plus aux commandes, le nouveau compositeur se place complètement dans la continuité des musiques originelles non seulement avec quelques remix de thèmes connus mais également une influence palpable de son aîné dans les musiques de manière globale. De surcroit le retour de certains seiyus illustres, Toru Furuya immortelle voix de Pégase en tête, renforce indéniablement l'impact de l'épisode pour le fan nostalgique.

Bref abandonnant la rigidité souvent associée à la série originelle et que les OAV Lost Canvas avaient déjà rejetés avec leur animation plus fluide, Omega compte bien conquérir un nouveau public avec la nouvelle jeunesse de sa réalisation, mais l'intensité épique et émotionnelle, indissociable de la série, est en tout cas au rendez vous. De plus malgré l'aspect enfantin plus prononcé dans le character designer, la saga n'a pas été édulcorée pour autant et consacre toujours une importance première à l'émotion et se permet même de placer quelques gouttes de sang.

 

 

 Seiya n'apparaît que dans l'introduction de l'épisode et fait office de mentor pour le héros, à la manière des chevaliers d'or dans l'ancienne série. Toru Furuya marque clairement dans son jeu la maturité nouvelle du personnage. A ce sujet, espérons d'ailleurs qu'Eric Legrand, Virginie Ledieu et Laurence Crouzet reprendront leurs rôles respectifs dans la VF comme ce fut le cas pour les OAV Meikai.

 

Malheureusement ce dynamisme a un prix et a clairement été privilégié au soin apporté aux images. Quelque soit l'avis sur le nouveau character design qui adopte un style plus moderne et simpliste, les dessins de ce premier épisode sont parfois assez moyens voir bâclés pour privilégier la rapidité de l'action. Si quelques plans restent appréciables (comme les screenshots fournis pour accompagner cet article), d'autres sont plus grossiers et il est également regrettable que les armures soient trop simplifiées (notamment l'armure du Sagittaire). Bref sans même faire la comparaison avec l'ancienne série, les OAV Lost Canvas avaient témoignés d'une bien meilleure qualité dans le design général qu'il s'agisse des visages ou du rendu des armures, évidemment les OAV par définition bénéficient d'un meilleur budget qu'une série télévisée, mais même en tant que telle Omega a quelques progrès à faire, nous n'en sommes qu'au premier épisode espérons qu'il y a aura donc des évolutions.

Mais en conclusion, malgré mon scepticisme initial vis à vis de la modernisation clairement prononcée de cette série, le premier épisode demeure efficace. Il fait honneur à l'intensité épique de Saint Seiya, assume pleinement son choix de privilégier le dynamisme et l'intrigue, ne se basant sur aucun manga déjà existant, véhicule ainsi un sentiment de découverte tout en respectant l'âme chevaleresque de la saga. Contrairement à Lost Canvas qui proposait une modernisation totale en s'émancipant complètement de tout l'univers de Saint Seiya en animation, Omega joue pour sa part la proximité avec l'ancienne série et ne compte pas délaisser les fans de la première heure. Finalement cet équilibre entre la modernisation et l'hommage à une légende semble plutôt efficace et ne demande qu'à se confirmer. Les scénaristes ont eu de plus l'intelligence de retranscrire leur propre pression d'être fidèle à la série d'origine dans le récit avec un héros principal inquiet d'être à la hauteur du chevalier qui l'inspire.

 

 Saint Seiya a pris de la Vitamine C pour son retour, les dessinnateurs aussi visiblement. Tant pis pour les amateurs de screenshots!

Les fans seront en tout cas au rendez vous la semaine prochaine pour suivre la suite de ses nouvelles péripéties au pays du cosmos et des armures d'or et il y a fort à parier que de nouveaux chevaliers nous rejoindront en route.

 

 

Pour finir voici l'opening de la nouvelle série qui illustre à merveille son propos. Cette reprise du thème culte, Pegasus Fantasy, de la série originelle interpelle directement la nostalgie des fans tandis que le générique reprend quelques codes de son aîné (Mars évoque le Pope Arés, Koga/Seiya etc etc). Dans le même temps, le design plus moderne des protagonistes est mis en avant.

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Édito

Un cinéphile, un gamer qui partage depuis longtemps sa passion à travers le net et arrive maintenant sur Gameblog. Outre mes critiques traditionnelles, vous trouverez dans la rubrique "articles principaux" des écrits de réflexion, ceux m'ayant demandé le plus de temps. Dans le soucis d'accorder plus de lisibilité aux articles (étant l'essence même d'un Blog) j'ai décidé de ne poster que mes vidéotests les plus importants dans ces pages.

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