La narration dans le jeu vidéo

La narration dans le jeu vidéo

Par Leon9000 Blog créé le 15/09/11 Mis à jour le 03/02/15 à 18h43

Bienvenue sur ce blog explorant le vaste monde de l'écriture interactive. Dans mes articles, je me focaliserais principalement sur la narration et l'émotion véhiculées par les œuvres présentées, qu'elles proviennent du cinéma, des jeux vidéos ou d'autres médias. Je vous souhaite une bonne visite!

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Quelques réflexions (Jeu vidéo)

 *Attention cet article contient des spoilers importants sur le final de Mass Effect 3*

 

Je ne peux plus attendre. J'avais pensé en parler traditionnellement dans une vidéo après avoir fait le vidéotest de Mass Effect 3 mais toutes ses pensées qui se cogitent dans ma tête doivent sortir. Quand le générique de Mass Effect 3 a fait son apparition, c'est bien plus qu'un jeu vidéo qui s'est achevé, ma propre saga intergalactique dans lequel j'avais tellement mis de ma personnalité et de mes espoirs a pris fin. Mass Effect demeure mon jeu préféré de la nouvelle génération, cette saga m'a offert la meilleure immersion et les meilleurs souvenirs des consoles HD alors forcément après s'être autant approprier cet univers, la conclusion des aventures de MON Shepard ne pouvait me laisser indifférent. Tel un vieux soldat cynique, je dirais que je ne pensais pas que cela finirait ainsi, et face à ce dénouement si controversé tandis que des fans hurlent à la trahison et d'autres pleurent des larmes en pensant à cet univers qu'ils ont tant aimés, je livre mon ressenti au moment où mes propres aventures trouvent leur conclusion dans le chagrin et la frustration...

 

L'appropriation de l'univers : un cadeau empoisonné ?

 

Cela a déjà été dit en introduction, Mass Effect n'est pas simplement la conclusion d'un jeu mais d'une aventure dans lequel le joueur a été amené à s'immerger progressivement au fil des ans. Si les choix proposés ne sont finalement pas si importants comparer à ce que peuvent proposer d'autres RPG, la puissance de la mise en scène et l'ingéniosité de la narration n'auront cesser de gagner en efficacité pour placer le joueur dans la peau de Shepard. La plupart des jeux vidéos captivent en un seul volet, Mass Effect aura eu de surcroit le luxe et l'audace de dépeindre son univers au fil de trois opus connectés donnant le sentiment de vivre une véritable saga de science fiction. Mass Effect se souvient du joueur, des décisions qu'il a pris durant ses aventures, de sa réputation, des exploits qu'il a accompli. Les suites ont constamment rappelées les joueurs qu'ils avaient un impact sur l'univers du jeu, qu'ils n'étaient pas passifs. Pourtant là aussi, les actions du joueur influencent finalement davantage le background, la toile de fond de l'univers que les évènements du récit à proprement parler mais malgré tout, cette continuité admirable entre les différents volets ne fait qu'accroître l'appropriation du joueur avec son expérience de jeu.

Même si la dimension action n'a fait que s'accroître, que Bioware a dépensé son énergie laborieusement à imiter Gears Of Wars, en parallèle l'interaction du joueur avec les autres protagonistes a également fait l'objet d'un soin particulier. Les développeurs n'ont jamais versés dans la facilité malgré la réussite du système de dialogue instauré dans le premier Mass Effect. Ils ont toujours tentés d'enrichir davantage la mise en scène, de varier les situations, la manière dont Shepard allait interagir avec son équipe. Dans le premier Mass Effect, les dialogues s'effectuaient principalement dans le Normandy et s'intéressaient surtout à la culture des races respectives que Shepard côtoyait. Au fur et à mesure, les échanges se sont décomplexés, ont gagnés en naturel, Shepard (le joueur) n'était plus le commandant qui parlait de manière formelle avec ses équipiers mais un homme qui discutait avec de vieux amis. Conseiller Joker de se lancer dans une romance inattendue, inviter une ancienne camarade à danser dans un bar tandis que celle ci vanne Shepard sur sa danse ridicule, déconner avec Garus en tirant sur des bouteilles au sommet du Présidium, aller réconforter sa copine qui déprime, l'interaction avec les personnages est devenue tellement naturelle que c'est un plaisir immédiat de s'immerger dans cet univers malgré un Shepard devenu beaucoup trop bavard, qui ne laisse pas assez le joueur choisir les réponses. Si Mass Effect 2 avait déjà montré une solide amélioration en la matière, c'est réellement Mass Effect 3 qui aura sublimer la démarche de Bioware, l'interaction des personnages est d'autant plus importante que eux aussi se souviennent du joueur et des choix qu'il a fait auparavant.

 

 

 

 

Deux Shepard, un même fardeau ?

 

Commencer Mass Effect 3, c'est ainsi comme découvrir la troisième saison d'une série télévisée, retrouver un univers familier avec ces personnages qu'on a appris à apprécier avec le luxe d'être le héros de l'histoire et le plaisir de voir que nos actes héroïques sont restés dans les mémoires. Les scénaristes de Bioware sont intelligents, ils savent parfaitement la manière d'impliquer le joueur dans une histoire, de rendre l'univers du jeu plus crédible et naturel. Mais si cette appropriation offerte au joueur est un beau cadeau, elle est peut être aussi la raison de la déception qui entoure actuellement la conclusion de la série.

La comparaison avec une série télévisée n'était pas anodine tant la déception actuelle autour du final de Mass Effect 3 rappelle une déception tout aussi grande autour du final de la série Lost. La force de la série qui s'est finalement retournée contre elle à la fin a été de laisser la liberté d'interprétation au spectateur, de lui laisser imaginer la véritable raison des évènements vécus par les personnages. Par ce biais, la série permettait au spectateur de s'approprier en parti l'univers de l'île et c'est cette gestion des mystères et cette liberté offerte au public qui ont participé à l'engouement de la série, les fans se sont déchainés en défendant leur propre interprétation sur l'intrigue (souvent en se basant sur des éléments concrets du scénario) , sur le rôle des personnages, l'avenir de la série. La conclusion narrative a ainsi été une douche froide, tant par le sort réservé à certains protagonistes que par la véritable explication du mystère. Certes Mass Effect n'a pas développé la même aura de mystère de Lost mais c'est également avec des révélations sur l'univers (et les choix qui en découlent) que la déception va naître. Au delà de ça, c'est surtout cette appropriation de l'univers laissée au joueur qui laissait la porte grande ouverte à des déceptions personnelles, combien de personnes savaient déjà la manière dont ils voulaient que les aventures de leur Shepard s'achèvent bien avant d'insérer le disque dans la console. Même si cela ne peut en aucun cas servir d'excuse à Bioware, c'était néanmoins un risque qui existait dés le début. Étant donné le savoir faire avec lequel les développeurs ont amenés Shepard à son combat final, il était évident pour tous les joueurs que Bioware avait conscience de cette difficulté, de la tâche à accomplir. Mais le doute est finalement permis étant donné le parti pris très radical du final de la série.

 

 

 

Au nom du père, du fils et du Saint Shepard

 

Ce final à toute l'aventure personnelle du joueur, cette conclusion à tout le processus d'appropriation de cet univers qu'en est t-il finalement ? Vous avez déjà été prévenus, ça va spoiler sévère. Alors que Shepard arrive agonisant, le corps tâché de sang, au coeur de la Citadelle pour en finir avec les Moisonneurs, le « catalyseur » vient directement à sa rencontre. Un hologramme prenant la forme de l'enfant que Shepard a vu mourir au début du jeu (et qui revenait fréquemment dans ses cauchemars) lui révèle que l'objectif des Moissonneurs était d'empêcher les conflits entre les synthétiques et organiques en supprimant les races organiques lorsque celles ci atteignent un stade d'évolution trop élevé. Empêcher le chaos par l'extermination et répéter ce cycle inlassablement au fil du temps. L'hologramme propose alors à Shepard trois choix :

 

-détruire la race des Moissonneurs et l'intégralité des synthétiques de manière générale (y compris les Geth et IDA) provoquant ainsi un retour à l'âge de pierre en terme de technologie.

-prendre le contrôle des Moissonneurs afin qu'ils assurent le développement des races organiques. (tels des Dieux mécaniques)

-si le joueur a réussi à réunir une force de frappe suffisante (l'objectif de tout le jeu), un troisième choix s'offre à lui, la synthèse. Shepard peut alors se sacrifier pour permettre la création d'un nouvel ADN, la création d'une nouvelle espèce interrompant ainsi le cycle des Moisonneurs en harmonisant les synthétiques et les organiques. Shepard a en effet été ressuscité dans le second opus grâce à des implants cybernétiques et ayant réussi à maintenir sa conscience en refusant l'influence des Moissonneurs, il est donc devenu une sorte d'hybride, de passerelle symbolique entre les hommes et les machines.

 

Cela ne vous rappelle rien ? La proximité surprenante avec les choix proposés à la fin du premier Deus Ex de Warren Spector (et qui avaient été prolongés dans les derniers choix de Deus Ex Human Revolution) est en effet frappante et témoigne de la nature inattendue et assez décalée de cette conclusion. En effet, cette focalisation sur la frontière entre l'humanité et la technologie, l'importance donnée à l'existence des machines, s'agit t-il vraiment des thèmes associés généralement à Mass Effect, le spare opéra qui nous met dans la peau du sauveur de la galaxie ?

Certes le scénario de ce troisième opus met un peu en avant ces problématiques, notamment à travers le personnage d'IDA largement mis en avant qui sous l'impulsion de Shepard et son contact avec Joker s'émancipe progressivement de son statut de machine, s'humanise en découvrant peu à peu les émotions et développe une personnalité individuelle. Il y a également l'exemple des Geth qui après avoir servi de cible durant les précédents opus assument désormais leur conscience et peuvent même vivre en harmonie avec les Quariens selon les actions du joueur (clairement l'une des scènes les plus réussies de ce troisième opus). La nature de mort vivant de Shepard, n'étant maintenu en vie que grâce à ses implants cybernétiques, aurait également pu alimenter le propos mais elle n'est finalement exploitée que durant les dernières heures de jeu.

Ainsi malgré ces quelques développements narratifs , cette conclusion laisse un désagréable sentiment de décalage en posant sa problématique de manière trop brusque, Bioware a manqué de subtilité dans sa narration pour amener le joueur vers ce dénouement. Pour reprendre l'expression d'un internaute, c'est un peu comme si le spectateur découvrait la fin de 2001 l'Odysée de l'Espace en conclusion de Starwars, cette dimension métaphysique arrive comme un cheveu sur la soupe (ou comme une merde sur une planche pour citer Kaamelott). Plusieurs fans mettent en avant la cause du départ du scénariste principal de la série, Drew Karpyshn, d'abord positionné par Starwars The Old Republic puis ayant quitté l'industrie du jeu vidéo, qui aurait initialement prévu une conclusion différente . C'est une hypothèse à laquelle il est légitime d'apporter du crédit tant la nature de ce dénouement manque de cohésion.

 

 

 

 

Requiescat in pace

 

Mais c'est loin d'être le seul problème de cette conclusion en effet le final de la trilogie aboutit dans 80% des cas sur la mort du commandant Shepard, le héros dans lequel le joueur s'est investi depuis des années. Le seul moyen de le faire survivre est de prendre le premier choix (destruction des races synthétiques) à condition d'avoir obtenu une force militaire assez importante au préalable. Pire que cela, dans tous les cas, la saga s'achève sur la destruction des relais cosmodésiques, le symbole par excellence de la saga jusqu'à en inspirer le titre du jeu, sur lequel reposait l'intégralité de l'univers. Autrement dit, ce n'est pas simplement l'aventure de Shepard qui s'achève mais tout l'univers de Mass Effect tel que le joueur l'a connu depuis le début !

Alors comment dire...C'est là que je suis un peu emmerdé vous voyez parce que ce final m'a quand même interpellé en parti d'une manière positive. En réalité, je réalise que j'ai eu de la chance car la démarche de MON Shepard, sa manière d'interagir avec l'univers correspondait réellement avec l'une des fins du jeu, celle que j'ai finalement choisi après le plus long moment de réflexion que je me sois accordé dans un jeu vidéo. Permettez moi de laisser la parole à MON Shepard et à ses dernières pensées.

 

 

J'ai passé toute ma vie à maintenir la paix dans l'univers, à tenter de réunir les races entre elles, mettre fin à la réputation de petit tyran égoïste que trainait l'humanité. On m'a appelé un héros depuis Elysium, je pense à tous mes camarades morts qui le méritaient bien plus. J'ai sacrifié le conseil pour vaincre Sovereign car je craignais sincèrement que nos forces ne soient pas assez puissantes pour vaincre le Moissonneur. Une décision que je regrette et que j'assume comme mes autres erreurs car j'ai eu des fiertés pour compenser.

Lorsque j'ai vu toute mon équipe survivre à cette mission suicide, lorsque les Krogans se sont enfin unifiés pour rejoindre le combat, lorsque les Quariens et les Geth se sont unis pour bâtir un monde nouveau, la fierté de réaliser l'impossible m'a offert la plus grande émotion de mes voyages, bien plus que tous les cadavres de Moissonneurs que j'ai laissé derrière moi. Et maintenant je suis face à ce choix ultime.

Qu'est ce que je dois faire ? Je n'ai compris qu'à moitié le discours confus de cet hologramme, pourquoi diable est ce qu'il a l'apparence de ce gosse déjà? Je n'ai aucune envie de contrôler les Moissonneurs, l'Homme Trouble s'est fourvoyé, personne n'est assez sage pour être aux commandes d'une telle puissance, j'aurais aimé l'aider mais peut être était t-il perdu depuis le début ... Les Moissonneurs sont dangereux, personne ne regrettera leur destruction mais après ça ? La galaxie est déjà un champ de ruine et sans les relais cosmodésiques, comment les races pourront s'en relever sans l'aide des synthétiques?

IDA et les Geth ont prouvés que les machines pouvaient vivre en harmonie avec les humains, les aider à aller de l'avant. Mais je n'ai pas envie de mourir...Toutes ces personnes que je dois revoir, Liara, Garrus, Tali, Wrex, Ashley, Joker...Même ce con de Vega me manque.

Mais est ce que j'ai vraiment le droit de penser à ma gueule maintenant ? Après tous les sacrifices que j'ai fait pour unifier la galaxie, j'ai la chance d'apporter un nouvel espoir, un nouvel équilibre plutôt que la destruction. Peut être que ça ne servira à rien, que je ferais mieux de détruire cette menace une bonne fois pour toutes. Mais j'ai toujours avancé en pensant que l'union faisait la force, qu'il était possible de surpasser les différences pour s'unir dans un but commun. Si il y a vraiment une chance qu'une galaxie plus paisible voit le jour, je ne peux pas la manquer. Je tente ma chance, je laisse la galaxie faire le reste. Je ne serais plus là pour le voir de toute façon. Désolé Liara, pour une fois je ne tiendrais pas ma promesse...


 

Et tandis que Shepard sautait dans le vide, je me demandais si j'avais fait le bon choix. Très sincèrement il y en a eu des décisions compliquées à prendre dans les jeux vidéos mais celle ci est sans aucun doute la plus difficile que j'ai dû faire. Putain combien de temps je suis resté comme un con devant ces trois couloirs, à faire quelques timides pas dans une direction pour reculer aussitôt. Je n'avais pas envie que mon Shepard meure et à en juger par les réactions des internautes, je n'étais pas le seul. Mais voilà je suis resté fidèle à mon personnage, à ce que j'avais envie qu'il incarne jusqu'à la fin. J'irais jusqu'à avouer avoir verser quelques larmes tandis que Clint Mansell et son piano diabolique faisaient entendre leur mélodie amère. Vous savez combien de fois j'ai pleurer sur cette génération de consoles ? Une fois et c'était à ce moment. Quand toute une saga a réussi à t'immerger à un tel point que tu ressentes une connexion si naturelle avec son univers, tu ne peux pas rester indifférent à la mort de ton héros malgré la mise en scène hollywoodienne et une métaphore biblique pompeuse.

Bioware a tout donner jusqu'à alors au joueur et au dénouement il lui demande brusquement le plus grand sacrifice, pas de décider de la vie d'une civilisation, du sort des personnages, non de sacrifier ton héros, ton Avatar, de rompre définitivement tout lien avec cet univers que le joueur a appris à aimer. Ce n'est pas ce que j'irais reprocher à ce dénouement soyons clair, je sais que beaucoup de joueurs sont frustrés de ne pas avoir eu une fin heureuse avec leur Shepard, d'avoir pu continuer leur romance après le combat...Mais au fond est ce que je voulais un simple happy end où toutes les races de l'univers danseraient main dans la main autour des cadavres des Moissonneurs façon Retour du Jedi ? Non clairement pas, ce n'est pas dans la nature de Mass Effect d'être aussi simple, aussi manichéen. Peut être était ce la meilleure manière que j'aurais voulu que mon Shepard achève son aventure, se sacrifiant une ultime fois pour les autres ?

 

L'important c'est le choix...

 

Mais encore une fois j'ai eu de la chance. Car MON Shepard n'est pas TON Shepard, cher lecteur. Imaginons que j'aurais préférer privilégier ma survie personnelle? Ou que je veuille profiter de la situation pour renforcer la position de l'humanité sur l'échiquier personnel? Et bien dans ce cas, je n'aurais eu qu'à hurler ma rage car le nombre d'alternatives proposées dans ce dénouement est effroyablement réduit. Voilà ce qui frustre autant la communauté des fans, Bioware a misé toute l'expérience de Mass Effect sur le choix, la liberté du joueur et au dernier moment, il ne propose pas au joueur de faire un choix radical, il l'impose !

Mais pire que cela, les choix opérés dans les opus précédents ne font finalement qu'influencer notre force de frappe militaire (pouvant donc débloquer le troisième choix de la synthèse) mais ne modifient en rien les choix disponibles au dénouement de la trilogie. C'est donc avec une certaine amertume que le joueur comprend que Bioware a vendu du rêve, certes il y a une vraie connexion entre les opus mais le studio a loupé l'occasion de transposer les actions du joueur dans l'intrigue même au lieu de se contenter d'influencer la toile de fond générale. Devant le manque d'alternatives différentes à ce dénouement, l'absence de continuité plus concrète entre les actions du joueur et le caractère particulièrement radical du final imposé, c'est un sentiment de trahison qui gagne actuellement les fans.

 

 

 

Pourquoi tant de hâte ?

 

 

Et même en excusant ce procédé par une audace de Bioware d'imposer un dénouement tragique, le pire est réellement à venir car le véritable point noir de cette conclusion n'a pas encore été abordé. L'erreur de Bioware qui trouve écho à l'unanimité des joueurs et qui m'a poussé à écrire cet article : l'aspect complètement expéditif et aberrant du dénouement. Quelque soit le choix final, la dernière cinématique montre le Normandy s'écraser rapidement sur une planète paradisiaque et les survivants du crash sortir du vaisseau. Le générique de fin fait alors son intervention. Mais attendez c'est une blague ? En à peine deux minutes Bioware a conclu une saga de plus d'une centaine d'heures ? Il n'est fait absolument aucune mention de la suite des évènements, de la manière dont les espèces vont réagir après la destruction des relais cosmodésiques et des actions de Shepard. Mais pire que cela, aucun instant n'est accordé pour montrer l'impact du sacrifice de Shepard, que ce soit auprès des forces armées mais surtout de ses anciens compagnons. Alors que Bioware a focalisé la majeure partie de son attention sur l'interaction entre Shepard et ses alliés, la manière d'impliquer le joueur émotionnellement dans un univers, comment est t-il possible de conclure une telle immersion d'une manière aussi abrupte ? Bioware ne pouvait qu'avoir conscience de la frustration qui allait découler, non seulement du sacrifice de Shepard mais également de cette interruption brutale avec l'univers.

Des questions innombrables font alors immersion dans l'esprit du joueur quand il comprend avec stupeur que Mass Effect ne lui offrira plus rien : pourquoi les Moissonneurs avaient t-ils si peur de la fusion entre organiques et synthétiques ? Pourquoi l'hologramme prenait la forme de l'enfant de la démo ? Comment les différentes races de l'univers peuvent continuer à vivre sans pouvoir circuler dans l'univers alors que tous les échanges galactiques se faisaient grâce aux relais cosmodésiques ? Que va t-il advenir de toutes les races qui restent bloquées sur Terre ? Et les Quariens qui venaient juste de retrouver leur monde ? Pourquoi le Normandy a t-il quitté subitement la Terre pendant la bataille ? Pourquoi Liara et Garrus étaient aussi dans le vaisseau alors qu'ils combattaient avec moi sur Terre ? Quelle est la planète où le Normandy a atterri ?

Ce n'était pourtant pas si compliqué, la série a déjà fait preuve de tellement d'ingéniosité et d'efficacité dans sa narration, offrir une conclusion plus complète et digne de l'intrigue n'était vraiment pas si difficile vu les mérites narratifs de la série. Montrer au moins un discours de l'Amiral Hackett raconter les actions de Shepard et la manière dont l'univers va se mettre en marche puis basculer sur une scène plus intimiste avec les anciens camarades de Shepard qui font le deuil de leur leader. Voilà c'est tout. Ce n'est pas comme si Bioware avait mis en place durant toute la trilogie et encore davantage dans ce troisième volet une montée en puissance dans l'émotion véhiculée et la proximité avec les personnages ? Ah si...ben merde alors. Et je n'ai même pas envie de parler de la cinématique supplémentaire après le générique, le coup de grâce ! Ah non c'est vrai que le petit message « le commandant Shepard est devenu une légende mais nous pourrons la prolonger avec les DLC » est pas mal aussi dans le genre.Bon je m'énerve surtout que je n'ai pas envie de cracher hystériquement sur cette conclusion mais bon sang, qu'est ce qui est passé dans la tête des développeurs ? Il ne faut pas tendre le bâton pour se faire battre et jamais je n'aurais cru une narration aussi médiocre dans le dénouement de la série alors que Bioware avait tellement souvent gagné mon respect dans leur manière de raconter une histoire.

 

 

Maladroit, voilà le mot qui résume le mieux ce dénouement. Quelque soient les intentions initiales de Bioware, la manière laborieuse dont ce final a été dépeint est d'autant plus étonnante compte tenu de la rigueur de la narration jusqu'à alors. Et au risque de rappeler une évidence, s'il y a une chose qu'il ne faut pas rater dans une bonne histoire, c'est bien son dénouement. Je ne serais pas ingrat, je ne vais pas vous rechanter le refrain de la mort de Bioware vampirisé par le machiavélique EA. La trilogie Mass Effect m'a procurer les meilleures émotions sur cette génération de consoles et même ce troisième opus demeure une réussite tant il sublime globalement la capacité d'immersion que Bioware n'a cessé de développer dans ses jeux. Et c'est justement pour ça que ce final m'interpelle à ce point, que je n'arrête pas de le ressasser dans ma tête bien après avoir éteint ma console. J'ai eu la chance de ne pas être dérangé en m'étant fait imposer le sacrifice de MON Shepard mais l'enrobage de cette conclusion me peine profondément. Finir une telle saga dans un mélange de chagrin et de frustration, non je ne m'y attendais pas. Le voyage spatial a été beau mais l'arrivée est désagréable comme si le Normandy avait changé de trajectoire au dernier moment.

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Commentaires

Yilduz
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Yilduz
Merci pour cet excellent article.
Leon9000
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Leon9000
Leon9000 le moissonneur, l'idée me plait assez. Je devrais changer d'avatar!
Keskonspwale
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Keskonspwale
Je pense que Leon9000 est un moissonneur, je sent l'endoctrinement, car il retranscrit a merveille ce que je n'ai pu exprimer en parlant de la fin avec pote (ou bien est-ce l'inverse et ça serait donc moi le moissonneur...je ne sais pas je..je ne sais plus...)
Décidément cette merveilleuse trilogie ne m'aura pas laissé indemne ;)
klein45
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klein45
on est tous d'accord pour dire que la fin est trop brutal et précoce ;)
Leon9000
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Leon9000
klein: le pire c'est que Mass Effect 3 m'a globalement bien plus convaincu que le second opus. La mise en scène est plus inspirée, les interactions avec les personnages plus intéressantes, les phases de scan sont dynamisées par la pression des Moissonneurs et la surenchère d'action qui m'avait vraiment déplu dans le 2 est plus cohérente vis à vis du contexte du guerre galactique. C'est vraiment le final qui apporte l'ombre au tableau.
Stetson
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Stetson
Je plussoie totalement
Shone
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Shone
T'as tout compris. Chapeau.
klein45
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klein45
Dommage, car Bioware commençait à avoir le pouvoir pour amener une vrai impact émotionelle auprés des joueurs grâçe à ses jeux aux histoires émouvante. ils auraient pu amener à l'avenir une nouvelle perspective aux monde des jeux video narrations.
klein45
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klein45
Je suis heureux de voir que je ne suis pas le seul sur cette planète qui est trouvé (ces) cette fin décevante voir trés frustrante :(

La fin du jeu est je trouve beaucoup trop rapidement amené et conclu à la hâte voir même bien baclé.

Mais qu'est-t-il arrivé à Bioware depuis Dragon age: origins qui était parfait ? D'abord le fiasco de Dragon age 2 ensuite ça ?
Bon Mass Effect 3 dans l'ensemble n'est pas mauvais, juste la fin est assez chaotique quand on éssait d'y amener un raisonnement rationnel sur le dénouement.
DomiDaKid
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DomiDaKid
Merci pour ce commentaire, tu as fait le résumé de ce que je pensais de cette fin de trilogie ...

Maintenant je vais aller me saouler à en éradiquer les neurones qui maintiennent les souvenirs de ma shepard et de ME ... A moins qu'ils n'écoutent les pétitions et changent la fin ...

@plouch =)
demarreur
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demarreur
J'aurais bien vu un truc à la RISK, sur la Map de la Galaxie.
Aspiflette
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Aspiflette
Tout est dit!

Merci!!
Stetson
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Stetson
Martino : oui j'avoue que c'est un moyen de contourner cette fin que je trouve décevante ^^ mais elle permet également d'expliquer quelques incohérences.
Puis je précise que toutes les réponses qui devaient être apportées à la fin ne l'ont pas été donc j'essaye d'y répondre comme je peux ;).

Mais vu qu'on puisse prouver que la théorie du gosse ne marche pas on aurait au moins put avoir le droit à un autre choix.

Et l'argument que tu donne : les conflits peuvent ressurgir à tous moment entre les synthétiques et les organiques je trouve ça pas terrible.
On pourrait aussi sortir que toutes les espèces peuvent s’annihiler à coup de bombe supra atomique et paf faut toutes les tuer pour éviter ça. Quelles finiront par épuiser toutes les ressources de l'univers donc paf tout tuer! Quelles finiront par inventer des jeux débiles à la tv et ainsi lobotomiser toute la galaxie paf tue tout le monde !
Je trouve cet argument banal,simpliste et surtout décevant. Et dans ce cas pourquoi confier la tâche à des synthétiques alors qu'ils sont censés être le mal absolue ? Dans le même ordre d'idée les moissonneurs pourraient faire un calcul logique et tout détruire planètes incluses au bout d'un moment. Il y a des dizaines d'autres solutions.

C'est sûr que maintenant la fin est ce qu'elle est et là changer va être dur, je trouve juste qu'il y avait un potentiel incroyable pour conclure cette série et que ça a été raté dommage.

Zig : tu dois faire référence à la fin de mass effect 2 non ? Où si on ne ce pressait pas d’aller sauver notre équipage chez les moissonneurs (en faisant les missions annexes par exemple) ils finissaient par mourir et on ne pouvait pas les sauver. C'est vrai que ça aurait été intéressant dans mass effect 3 ce sentiment d'urgence mais ça aurait surtout était un gros bordel à mettre en place. Et la monté en puissance et quand même très bien retranscrite je trouve.

(Dsl pour mon post précédent je l'ai supprimé et remis pour l'éditer)
Stetson
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Stetson
Martino : Je ne critique pas le rôle de la citadelle ni le cycle mais la raison pour laquelle le cycle à été établie. Le gosse à la fin nous sort :

"Les synthétiques vont finir par tuer les organiques alors on va créer des synthétiques qui vont les tuer. C'est pareil mais au moins ça sera bien fait "

Je veux bien reconnaitre que le débat synthétique organique à toujours était présent dans mass effect mais en fond. Ça n'a jamais été le gros problème de la galaxie et la seule menace ce trouvait en périphérie : les geths.
Puis on s'aperçoit qu'il y a toujours eu une porte de sortie à ce conflit avec légion qui nous montre que tous les synthétiques ne sont pas mauvais dans mass effect 2, IDA également et mass effect 3 nous montre bien que les synthétiques peuvent devenir pacifique et aider les autres races tout en devenant similaires à elles. Si on sauve les geths on voit à la fin qu'ils sont devenus des entités uniques ("je" à la place du "nous") et aides les quariens ce qui invalide la thèse du gosse. Les geths n'ont fait que ce défendre ou ils étaient endoctrinés par les moissonneurs. On à même IDA qui finit par sortir avec joker what else? D'ailleurs c'est dommage qu'on ai aucun choix de dialogue avec le gosse j'aurais bien voulu savoir ce qu'il m'aurait répondu à ça ;)


Ce que je vais dire n'est qu'une hypothèse mais j'ai lu des articles qui vont dans ce sens par contre je sais plus où. L'énergie noir qui est justement introduit dans mass effect 2 , j'imagine aurait du être encore plus développée dans le 3, devait être le grand ennemie des moissonneurs (me demande pas comment ^^') et les choix de fin auraient été : laisser les moissonneurs en créer un nouveau à partir de l’espèce humaine ce qui leur aurait donné assez de force pour combattre l'énergie noire ou tenter ça chance avec la flotte final recrutée ( au moins on ce serait pas emmerdé à les recruter pour rien). On aurait après surement eu les explications du pourquoi ils tuent les organiques (peut être que c'est ce qui les rends fort et leur permet de créer de nouveaux moissonneurs, autant c'était les organiques qui engendrés la matières noires) ... Mais à ce qu'il parait cette fin à été jugé trop compliquée.

Autant je me bourre totalement, ce que je viens de dire n'est qu'à prendre avec d'énormes pincettes. Je suis un homme je peux me tromper merde! ^^

Puis Dwen qui fait partie des auteurs principaux à quitter la série après le 2 ce qui me pousse aussi à penser que c'est à partir de là que la série à changer de route.

Toutes les incohérences de la fin montre qu'il y a eu un problème dans la continuité du scénario de mass effect.

Leon9000 : je trouve la musique global de cette épisode inférieur aux autres de la série, bien que collant très bien à l'univers, mais la dernière... Les ptites notes de pianos... J'ai pas eu un tel sentiment de tristesse lors d'une fin depuis MGS 3 et Nier!
Martino
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Martino

Je veux bien reconnaitre que le débat synthétique organique à toujours était présent dans mass effect mais en fond. Ça n'a jamais été le gros problème de la galaxie et la seule menace ce trouvait en périphérie : les geths.
Puis on s'aperçoit qu'il y a toujours eu une porte de sortie à ce conflit avec légion qui nous montre que tous les synthétiques ne sont pas mauvais dans mass effect 2, IDA également et mass effect 3 nous montre bien que les synthétiques peuvent devenir pacifique et aider les autres races tout en devenant similaires à elles. Si on sauve les geths on voit à la fin qu'ils sont devenus des entités uniques ("je" à la place du "nous") et aides les quariens ce qui invalide la thèse du gosse. On à même IDA qui finit par sortir avec joker what else? D'ailleurs c'est dommage qu'on ai aucun choix de dialogue avec le gosse j'aurais bien voulu savoir ce qu'il m'aurait répondu à ça ;)



Car on a 2 contre exemples suivant les choix des shépards... Hélas ces exceptions ne font que confirmer la règle.
Ce n'est pas parce qu'un conflit est évité que l'ordre des synthétique face au chaos et la brutalité qui en ressort des organiques n'aurait pas repris son droit plus tard.

Quand a tout ce qui est externe et pris en compte c'est un biais de confirmation pour aller dans ceux qui sont décus de cette fin...Ceux qui avait des théorie ou adhéré à un théorie et qui sont blessé de s'être trompé.
Leon9000
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Leon9000
Stetson: la musique est vraiment une excellente surprise de ce troisième opus, j'étais un peu sceptique sur la participation de Clint Mansell dans un univers très typé blockbuster mais il a fait un excellent boulot, beaucoup de thèmes sont d'ailleurs assez mélancoliques et témoignent bien de la dimension tragique du jeu (même le thème de la romance prend une tonalité assez particulière vis à vis du dénouement)

Poulet: n'étant pas un fan absolu de Lost, j'avais moins d'attentes envers ce final et ce qui est surprenant c'est que finalement malgré mes déceptions sur l'intrigue et les maladresses dans la narration, l'émotion était aussi au rendez vous. Harry Potter je m'en rappelle comme si c'était hier et mine de rien Rowling aurait pu à un moment dériver sur une conclusion tragique assez semblable à celle de ce ME. Je vois bien ce que tu veux dire avec cette sensation de vide quand tu t'es tellement imprégné d'un univers et que celui ci s'achève finalement (encore plus d'une manière aussi radicale) ça fait forcément quelque chose et ce sont les sagas qui nous touchent vraiment qui procurent de telles sentiments. Mass Effect en fera toujours parti.
Martino
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Martino

( bien qu'incohérente avec le scénario de base de la série mais bon on serai passé sur ça)


moi je trouve la fin cohérente avec ça http://www.youtube.c...h?v=JvrIFIjTGt0
Il a toujours été question de cycle pour mettre fin au chaos de la vie organique....
Le rôle de la citadelle a toujours été flou comme celui à l'origine de moissonneurs.Au final elle joue un rôle bien plus grand encore qu'on ne le pensait.
C'est elle le régulateur et les moissonneurs son outils pour le faire.

l’égarement à plutôt lieu sur mass effect 2 pour moi.
poulet1197
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poulet1197
comme pour toute grande saga la fin est ce qui divise le plus les fans mais en tous cas c'est un très bon article.
Perso je ressens comme un vide depuis que je l'ai fini et c'est le premier jeu qui me donne cette sensation.
Dans d'autres registre la fin de LOST m'a fait pareil et le dernier livre Harry Potter aussi (pas les film, eux je souhaitais juste qu'il se termine.
Mass Effect: la meilleure trilogie de cette génération.

Keelah se'lai
Stetson
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Stetson
Vraiment je suis très impressionné par ton analyse qui retranscris bien ce que j'ai ressenti comme la majorité des joueurs vu l’engouement.

Bien que la fin soit excellente, du moment où le rayon frappe jusqu'à l'évanouissement de Shepard devant le poste de contrôle, ce sont les dernières minutes qui déstabilisent complétement avec sa tonne d'incohérence (qui appelle du pied un DLC ) et les dernières cinématiques bâclées bien que la musique est excellentissime. J'en suis à me dire que la mort de Shepard devant le panneau de contrôle aurai tété mille fois plus beau.

Je rejoins totalement Zig sur le fait que ce ne soit pas le fait que les fins soient imposées ( bien qu’incohérente avec le scénario de base de la série mais bon on serai passé sur ça) mais bâclé et remplie de cliché. J'attendais tellement de voir si j'avais bien fait de sauver les krogans du génophage et la reine rachni et mes ptits enfants bleus ils sont où ?:'(

Je rajouterai juste que le manque d'un boss finale et voir la flotte finale sans les geths quand on les as sauvés ni les krogans et rachni me rend triste mais là c'est plus un caprice de fan ^^.

Il est dommage qu'une telle série et que le meilleur de ses épisodes s’arrête sur une fausse note. Ca me restera à tout jamais sur le cœur.
Leon9000
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Leon9000
demarreur: oui j'ai déjà vu cette vidéo, ça tiendrait la route en plus mais j'ai vraiment du mal à croire que Bioware ait réalisé un coup aussi tordu ou alors c'est la plus grande entourloupe de l'histoire des jeux vidéos. J'ai le sentiment que les fans recherchent une compensation dans leurs déceptions et vont finir par se convaincre que tout ce dénouement est très calculé au lieu d'admettre les erreurs de ce final.

zigenfruke: personnellement j'ai quand même ressenti un sentiment d'urgence assez prononcé comparer aux autres opus, l'atmosphère de guerre désespérée est toujours omniprésente, nos camarades nous la rappellent sans cesse comme les citoyens que l'on croise à la citadelle. Et même le fait d'avoir inclus la menace des Moissonneurs dans les séquences de scan nous fait comprendre que rien n'est à l'abri désormais.
Martino
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Martino
Ou alors le code couleur du faisceau est avant tout en accord avec l'action de celui ci ....
Je crois que les scénaristes raté en herbes cherchent trop loin....
Ce qu'on voit ici c'est un défaut du média ....le problème que peut provoquer l'interactivité chez les personnes qui ne peuvent pas prendre suffisamment de recul et accepter qu'ils ne maitrisent au final pas tant que ca l'oeuvre qui leur est proposée....
Il faut aussi rapeller à ces personnes qu'on ne peut pas passer 3 ans rien que sur la fin pour faire plaisir aux fantasmes de tout le monde.
Et surtout il ne faut pas oublier que le schéma appliqué sur cet épisode est le même que celui des épisodes précèdent , EXACTEMENT....il faut vraiment ne pas avoir beaucoup analysé les jeux précèdents pour s'étonner de cela dans cet épisode.
demarreur
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demarreur
Attention big SPOILERS !

En effet, l'endoctrinement de Shepard par les moissonneurs sur la citadelle est fort possible. Il pourrait commencer dès le moment où tu cours pour entrée dans le faisceau et que le laser du moissonneur t'assomme.

Faire le choix du contrôle des moissonneurs apparait comme bon (bleu), alors que c'est pour ça que tu te bats depuis le début. C'est selon moi, le pire des trois choix. Les Moissonneurs auraient alors eu raison de la volonté de Shepard et donc du joueur. Le jeu triche avec toi et t'endoctrine. Tu t'es fait eu ^^

Alors que le choix pour lequel tu te bats depuis le premier Mass Effect, qui t'as poussé à vaincre Sovereign et la l'embryon moissonneur sur la base récolteurs, Ce qui te pousse pour ta survie apparait comme mauvais (rouge). Ce qui du coup, ne plait pas au Moissonneur. L'endoctrinement n'ayant pas eu l'effet escompté sur Shepard et donc le joueur. Non sans te faire réfléchir un quart d'heure sur les conséquences que ça peut avoir. La mort de IDA et de tes nouveaux amis Geths.

Il y a une vidéo sur Youtube qui montre bien ça. Si tu choisis de controler, tu vois le catalyseur, le gosse sourire rapidement avant de disparaitre, alors que si tu choisis la destruction de toute forme synthétique le catalyseur disparait aussitôt.

Le choix du milieu, c'est le sacrifice pour l'harmonie de toute forme de vie. Selon moi, le choix le moins risqué.

Le meilleur des choix reste toujours selon moi, celui de droite, celui pour lequel tu t'es battu pendant des dizaines d'heures. De plus si tu as une big armée tu vois une courte vidéo où tu vois ce qui pourrait être le buste de Shepard dans des gravas et tu le vois prendre une inspiration, montrant ainsi qu'il a survécu à l'endoctrinement.



Ne regarder pas cette vidéo si vous n'avez pas fini Mass Effect 3, au moins une fois.

Leon9000
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Leon9000
demarreur: c'est clair, j'ai rarement été aussi frappé par le dénouement d'un jeu, j'en arriverais même pas à me concentrer sur mes études c'était la première fois que ça m'arrivait.
Leon9000
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Leon9000
Merci pour vos messages, content que l'article vous ai plu!

Tapator: c'est assez incroyable la frénésie qu'il y a autour de ce final, actuellement de nombreux fans affirment explication à l'appui que le dénouement serait une hallucination provoquée par les Moissonneurs, bref une sorte d'explication narrative à la déception du dénouement. C'est étrange, ça me rappelle presque les gens qui ne voulaient pas croire à la mort de Mickael Jackson, là c'est la mort de leur Shepard qu'ils ne peuvent pas accepter vu que Bioware l'a quasiment imposé.

Zig: comme je le dis dans l'article, à titre personnel ce n'est pas la mort de Shepard qui me dérange même si je comprends tout à fait qu'elle choque beaucoup de personnes surtout dans le fait qu'elle est imposée par Bioware. Beaucoup d'indices laissent en effet déjà deviner la mort de Shepard (le dernier cauchemar qu'il a après la scène de sexe est assez explicite en la matière) mais c'est vraiment au niveau de la narration que Bioware a raté son pari sur tous les aspects que j'ai mentionné dans l'article et c'est vraiment surprenant de la part du studio et le gage de qualité qu'il a maintenu jusqu'à présent sur l'aspect narratif.
demarreur
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demarreur
Énorme mec.

Quand je l'ai fini, j'ai eu trop les boules. Mais genre des boules de pétanques dans la gorge quoi ! Et j'arrête pas de me refaire le truc depuis hier. Je me dis " Putain c'est vraiment fini ? Fuck, j'ai pas envie de perdre mon Shepard. Je veux continuer à vivre des aventures avec lui bordel ! Avec tout mes compagnons ! "

C'est le premier jeu qui me fait cet effet là.

J'ai exactement le même ressenti. Je suis triste et frustré. Et j'ai le putain de moral dans les chaussettes depuis hier.

Mais putain ! C'est ça aussi qui est génial ! C'est la première fois que je ressent un truc pareil dans un jeu vidéo. Tu t'es tellement investi. Tu t'attaches tellement à l'univers, aux personnages, à ton Shepard, qu'arriver à la fin, tu te sens dépossédé, impuissant, mais les boules, c'est énorme !

Et rien que pour ça, je remercie Bioware. Le premier jeu ever de toute ma vie qui me fout autant les boules !

Ce que je veux maintenant, c'est une suite !

Édito

Un cinéphile, un gamer qui partage depuis longtemps sa passion à travers le net et arrive maintenant sur Gameblog. Outre mes critiques traditionnelles, vous trouverez dans la rubrique "articles principaux" des écrits de réflexion, ceux m'ayant demandé le plus de temps. Dans le soucis d'accorder plus de lisibilité aux articles (étant l'essence même d'un Blog) j'ai décidé de ne poster que mes vidéotests les plus importants dans ces pages.

Les liens ci dessous vous permettront de retrouver mes autres activités sur Internet, mes vidéotests et mes anciens articles sur mon premier Blog. Je vous souhaite une bonne visite sur ce site!

 

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"Tous les films sont des rêves. Mais certains un peu plus que d'autres." David Lynch

 

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