En général, quand on parle d'émotions suscitées par le jeu vidéo, on pense avant tout à la tristesse, l'angoisse, la mélancolie, les larmes éventuellement. Des émotions provoquées plus facilement aujourd'hui, alors que notre média tend à se rapprocher du cinéma en terme de narration et de mise en scène.
A première vue, Ikaruga, le plus grand shoot'em up de tous les temps selon moi, a beaucoup de qualités mais n'est pas forcément le jeu le plus propice à susciter ce genre de réactions. Non. Ikaruga c'est autre chose. Ikaruga, c'est un énorme et jouissif sentiment de puissance !
J'ai découvert ce jeu sur le tard, lors de sa sortie en fin de vie de la Dreamcast. Mais depuis, je m'en fais une petite injection très régulièrement. Oui, c'est une drogue. Et dieu sait que celle-ci est bonne pour l'organisme et pour le moral !
A chaque partie, la magie opère au même moment. Après un premier chapitre de mise en jambes, qui fait plus office de tutoriel pour assimiler le principe de chaînes et d'alternance de couleurs, on débarque dans le monumental chapitre 2.
Le prologue se passe gentiment, des ennemis très simples à abattre se présentent, c'est une formalité (même s'il est par contre très difficile de les "chaîner"). Puis..., la tuerie commence. On ne contrôle plus le vaisseau, une "cinématique in-game" de quelques secondes, il s'élève dans les airs, le texte d'intro apparaît, la musique semble reprendre son souffle. Et on plonge !! Une plongée vertigineuse dans une sorte de complexe industriel, accompagnée par Trial, chanson titanesque, et les bruitages qui semblent s'engouffrer de toute part (bien aidés par une installation 5.1 qui va bien..). "Ok mec, tu t'es bien amusé jusque là ? Maintenant, on a fini de jouer, montre nous ce que tu sais faire" semblent nous dire les développeurs en lâchant leurs nuées d'ennemis...
Grisant. Tout simplement grisant. Je me sens envahi par ce sentiment de surpuissance à chaque fois. Je n'ai jamais traversé ce putain de chapitre 2 sans être "soutenu" par cette adrénaline qui transcende les performances. Et tout ça grâce à quelques secondes de mise en scène...
Ikaruga est un grand jeu, difficile et exigeant. Je ne l'ai jamais terminé. Je ne le finirai sans doute jamais. Mais j'ai l'impression d'être un demi-dieu à chaque fois que j'éteins la console en soufflant un "wooow.... énorme...".
Et parce que les images valent mieux que les mots, profitez... Au delà de la performance du mec (enfin c'est vite dit... à mon avis celui qui joue n'est même pas humain), observez bien les détails (aux alentours de la 35e seconde !!!), mettez vous à la place de la créature en train de jouer, mettez le son bien fort et dites moi sincèrement si ça ça mérite pas un "Woooooow !! Enorme !!"
Lapino, féru qu'il est, a maintes fois tenté d'ouvrir des débats, de lancer des sujets, de partager ses souvenirs de jeux avec ses copains lapins.
Mais il s'est vite aperçu que toutes ces tentatives étaient vaines. Pas de répondant, pas d'argumentaires enflammés, pas de partage nostalgique. Il a pris conscience du fossé qui sépare le gamer passionné du joueur occasionnel.
Alors, il a mis de côté ses réserves et sa timidité, et il s'est lancé dans la création d'un blog. Pour lui d'abord. Mais aussi pour ceux que cela pourrait intéresser. Et il semble avoir trouvé un vivier d'autres fanatiques...
Communauté de Gameblog.... je vous offre des costumes de lapin, une place au chaud dans mon terrier et des carottes en quantité. A vous de faire le reste et d'écrire lorsqu'un article vous inspire.