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Par KyklosGaming Blog créé le 10/04/18 Mis à jour le 28/01/19 à 15h33

KYKLOS est une start-up française fondée par des gamers passionnés. Le but de celle-ci est d'offrir une expérience de jeu complète à ses utilisateurs en proposant une plateforme de mise en relation afin de constituer des équipes et de convertir le temps passé sur les jeux en récompense.

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Catégorie : esport

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Cette semaine, nous avons l’immense honneur de vous partager un interview réalisé avec YellowStar, actuellement coach de l’équipe LDLC engagée sur le LOL Open Tour. Nous avons échangés sur de nombreux sujets et ce fut l’occasion de revenir sur son immense parcours.

 
KYKLOS : Salut YellowStar ! Comment ça va ?

YellowStar : Bonjour ! Ca va très bien merci.

 
K : Au cas où certains ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux te présenter rapidement s’il te plaît ?

Y : Je suis YellowStar, coach de l’équipe LDLC sur League of Legends. J’ai commencé l’esport sur Warcraft III, j’ai ensuite bifurqué sur League of Legends pour jouer compétitivement. J’ai rejoint des équipes comme AAA, Fnatic, TSM. J’ai mis fin à ma carrière de joueur pour rejoindre le PSG Esport pendant un an en tant que directeur sportif, et maintenant je coach l’équipe LDLC.

 
 
K : En quoi cela consiste d’être coach de l’une des meilleures équipes compétitives françaises sur LoL ?

Y : En tant que coach, ce qui est vraiment important, c’est instaurer un esprit d’équipe. Il faut que chaque joueur se sente bien avec les autres. Bien évidemment il faut que cela fonctionne en jeu, les liens se soudent plus facilement en cas de victoire. Mais pour pouvoir atteindre la victoire, il faut instaurer beaucoup de discipline et de motivation. La motivation est intrinsèque au joueur donc l’idée va être de recruter des joueurs avec le même objectif pour qu’ils avancent ensemble dans la même direction. Mon rôle sera de les encadrer et leur permettre d’améliorer leurs performances pour atteindre cet objectif.

Ensuite je vais intervenir sur un aspect stratégique in game puisque je vais pouvoir prendre un recul que les joueurs n’auront pas forcément lorsqu’ils seront concentrés sur leur partie.

Le coach va également beaucoup apporter sur un aspect mental. C’est certainement 75-80% de mon travail.

Le coaching ça va être une adaptation permanente à la personne en face. On ne peut pas suivre de modèle pour ça. Il faut vraiment adapter sa méthode de coaching au joueur. Etre coach, c’est manager des êtres humains avant tout.

 
K : Tu as été directeur sportif du PSG Esport, que retires-tu de cette expérience ?

Y : C’était une super expérience. Forcément j’aurais espérer que cela aboutisse à quelque chose de mieux. Cependant, en tant que personne, j’ai appris énormément de choses. D’ailleurs je les remercie et je les remercierai toujours de m’avoir donné cette opportunité. J’en suis ressorti grandi. Si c’était à refaire je le referai. En changeant certaines choses bien évidemment.

 
K : Tu es actuellement engagé avec LDLC dans une compétition qui s’appelle le LOL Open Tour. Que penses-tu de ceci ?

Y : L’Open Tour est une superbe initiative. Cela permet de développer la scène française qui comporte énormément de talents. Certes il y a quelques joueurs étrangers mais c’est le cas dans n’importe quelle ligue. En tout cas on voit de très bons joueurs évoluer et qui sait peut-être que certains rejoindront la scène européenne voire internationale.

 
K : Tu as été joueur, directeur sportif, maintenant coach, quelle est la casquette que tu préfères ou a préféré ?

Y : Il y a une période pour tout. Honnêtement, j’ai appris énormément sur tous les plans. En tant que joueur j’ai pu travailler ma gestion du stress, la découverte de ce qu’est la compétition, la communication avec les interviews etc. Ensuite en tant que coach j’ai appris sur des aspects plus managériaux, stratégiques, gestion de l’humain. Enfin, comprendre le business, la portée de ses actes via mon poste de directeur sportif. Et ce que toutes les personnes que j’ai pu croiser m’ont apporté.

De ce fait je vais avoir du mal à exprimer une préférence pour un poste plutôt qu’un autre. Il y a un temps pour tout.

 
K : En réalité, à chaque instant tu étais à ta place, à la position que tu préférais …

Y : En fait, comme à chaque fois que je fais quelque chose, j’ai vraiment envie de réussir, j’ai toujours un esprit de compétiteur, je me donne tous les moyens pour faire le mieux que je peux, quoi que je fasse.

 
K : Est-ce que tu suis toujours l’esport sur LoL à une échelle internationale ?

Y : Je suis toujours l’esport, même sur d’autres jeux d’ailleurs. Mais évidemment je m’intéresse à l’esport sur LoL, que ce soit des ligues nationales comme la France, l’Espagne, ou la ligue européenne des LCS. Et je suis les Worlds cela va sans dire.

 
K : Que penses-tu justement de la direction qu’est en train de prendre toute cette scène esportive sur LoL ? Notamment de l’arrivée de la Chine, le remise en question de la Corée, et le développement de teams sur d’autres continents que EU, NA ou Corée.

Y : Le sport. C’est la compétition qui veut toutes ces évolutions. Les meilleurs ne peuvent pas toujours rester au top. Beaucoup de gens fournissent des efforts considérables pour rattraper et battre les meilleurs. C’est toujours bon d’avoir des surprises. Cela relance le spectacle qu’on aime voir. Ca reste plaisant à regarder, et cela nous pousse à encore plus travailler pour progresser.

 
K : Dernière question, parmi ton immense carrière, quel est ton meilleur souvenir ?

Y : On m’a souvent posé cette question, mais je ne saurais pas dire. Quand je regarde de là où je suis parti, c’est-à-dire des LANs, j’ai participé, à mon échelle, à la construction de l’esport. Quand je vois ce que c’est aujourd’hui, je suis plutôt content. Chaque moment est à chérir.

 
K : Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. Ce fut un véritable honneur de pouvoir discuter avec toi.

Y : Merci à vous !

 

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C’est avec un plaisir non feint que nous vous partageons aujourd’hui un interview de Romain « Caelan » Albesa. Ancien joueur compétitif de League of Legends et désormais animateur et coactionnaires de la structure Solary. Cet interview a été réalisé lors de la VGA 2018 à Valenciennes, avec un Caelan souriant et bienveillant. Voici nos échanges.

 

K : Bonjour Caelan !

C : Bonjour !

 

K : Au cas où certains de nos lecteurs ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux rapidement te présenter s’il te plaît ?

C : Je suis Romain Albesa, mais on me connait surtout sous le pseudonyme de « Caelan », je suis l’un des fondateurs de Solary et streamer à côté, et c’est le plus important je pense.

 

K : C’est parfait même ! Nous sommes actuellement à la VGA 2018, qu’est-ce que tu penses de cette LAN ?

C : Je trouve la LAN plutôt bien organisée. Les joueurs de LOL n’ont pas de souci niveau réseau or c’est ce sur quoi nous sommes le plus vigilant en général. C’est la première fois que je fais cette LAN et je suis agréablement étonné du monde qu’il y a. Je ne m’attendais pas à autant de visiteurs ni même de joueurs.

 

K : Bien que tu ne sois plus joueur compétitif dans une team, est-ce que tu t’intéresses toujours à la scène esportive ?

C : Bien sûr !

 

K : La scène française de League of Legends est désormais régie par le LOL OpenTour, qui est une compétition régulière réunissant les meilleures équipes françaises. Lunary et Solary sont engagées dans cette compétition. Qu’est-ce que tu penses de cet Open Tour ?

C :  Je trouve que c’est un bon format. Selon moi, cette compétition organisée selon un circuit national est la forme qu’auraient dû adopter les LCS EU. En termes de génération de hype, le schéma de circuit est ce qu’il y a de mieux. Prenons par exemple le Tennis, le modèle de circuit via les tournois du Grand Chelem est parfaitement adapté. C’est la même chose avec les Majors que l’on retrouve dans CS:GO ou Rainbow VI par exemple, qui sont de véritables catalyseurs d’engouement.

 

K : Et c’est d’autant plus pratique que la hype est prolongée dans la durée au gré de chacune des étapes.

C : Exactement !

 

K : Est-ce que l’esport sur d’autres jeux, concurrents à League of Legends, te fait peur ?

C : Peur ? Non il ne faut pas avoir peur ça. Prenons un exemple traditionnel ! Pourquoi le football est le sport le plus connu, qui domine tout en termes d’audience, de hype autour des compétitions et de flux financiers ? Parce que ce sport intéresse des milliards de gens. N’importe qui peut pratiquer ce sport !  Même à un petit niveau ! En faire en compétition… Et surtout tout le monde peut le regarder. C’est ça qui crée le milieu du sport ce sont les gens qui s’y intéressent.

Nous dans l’esport, on a la particularité d’être dans un milieu qui évolue énormément parce qu’il est jeune. Et pourtant, le milieu a beau évoluer certains jeux restent leaders pendant des années parce que les gens s’y intéressent. Regarde LOL, le jeu est sorti il y a bientôt 10 ans, certains y jouaient même sur la Bêta, et pourtant le jeu est parti pour durer encore un moment. Donc non il ne faut pas en avoir peur. De plus, si un jeu s’éteint, c’est parce que d’autres fonctionnent mieux. Il faut savoir évoluer avec ton milieu, « prendre la vague » comme on dit, mais si tu refuses de prendre la vague, tu seras amené à faire autre chose, à changer de milieu justement.

 

K : Durant ta carrière, tu as été compétiteur et streamer. Du coup, compétiteur ou streamer ?

C : Je pencherais pour compétiteur. Tu ressens des choses beaucoup plus fortes, tu fais des rencontres et vis des expériences extrêmement enrichissantes en tant que personnes lorsque tu es compétiteur. Bien évidemment, cela va dépendre de ce que tu recherches en tant que personne, mais personnellement, dès mon plus jeune âge j’étais quelqu’un de très compétitif. J’ai commencé très tôt à faire de la natation en compétition par exemple.

Également, je trouve les sports d’équipes fantastiques, tu vis des choses uniques, ressens des sensations incomparables avec quoique ce soit, et je pense que c’est encore plus fort pour l’esport. Je dis ça parce que dans l’esport tu assistes à un phénomène que tu ne retrouves pas dans les sports traditionnels. Lorsque des gens vont monter une équipe à partir de rien, avec des gens qu’ils pensent connaître. Alors que parfois ils ne se connaissent que virtuellement. Ils ne se découvriront que pendant la compétition lorsqu’ils se déplacent. Or gagner avec quelqu’un que tu ne connais que spirituellement, réussir à créer un lien avec des gens dont tu ignores presque tout, c’est exceptionnel.

Je ne vois pas quel autre milieu, quelle autre pratique apporte quelque chose de semblable.

 

K : Sans t’en rendre compte, tu viens littéralement de pitcher l’objet de l’application KYKLOS qui est de permettre aux joueurs de « rencontrer » spirituellement des gens par le biais du jeu vidéo et de créer un lien entre les personnes. Nous t’en remercions grandement ! (rires)

C : Haha et bien écoute il n’y a pas de souci (rires).

 

K : Tu as évoqué précédemment le fait que tu avais fais du sport en compétition quand tu étais plus jeune. Est-ce que tu es d’accord pour dire que les bons sportifs font de bons esportifs ? Nous avons publié un article à ce propos sur notre site, et c’est étonnant de voir à quel point les sportifs peuvent être de très bons esportifs.

C : Totalement. Je suis tout à fait d’accord. Et j’ajouterai même à cela que les bons étudiants, les personnes ayant des facilités d’apprentissage font de bons esportifs. Je pense que ce qui recoupe le sport, les études et l’esport, ce sont des problématiques de méthodologie, de rigueur dans le travail. Dans un schéma compétitif, au sommet tu ne retrouveras que des gens rigoureux, qui ont une véritable dynamique de travail. Après évidemment tu as des gens talentueux, qui n’ont pas forcément besoin d’une même rigueur, même si tu auras toujours besoin d’un minimum de rigueur justement et de méthodologie.

Quand tu arrives à un certain niveau en tant que compétiteur, tu n’es pas le seul à chercher à atteindre le sommet. Dans un milieu compétitif, je me suis toujours dit que si tu veux battre quelqu’un qui travaille une heure, il faut que tu travailles une heure et demi et/ou mieux travailler.

 

K : Tu évoques l’aspect étudiant, cela me fait une transition toute trouvée pour la prochaine question. Riot Games France vient d’annoncer la Grosse Ligue, qui est un circuit de tournois réservés aux étudiants. Sachant qu’un étudiant n’est a priori pas destiné à devenir un athlète de sport électronique, quels sont les apports d’une telle ligue ?

C : Je pense que cela envoie un bon message. Comme je le disais, les étudiants avec une bonne rigueur et une bonne méthode de travail feront de bons compétiteurs. Et avoir ce genre de ligue rendrait la compétition beaucoup plus intéressante pour ces gens-là car le niveau attendu serait beaucoup plus élevé, beaucoup plus challengeant. Bien sûr ils n’ont pas le même temps d’entraînement que des joueurs compétitifs.

Cela apporte une équité dans la compétition puisque finalement. Tout le monde est logé à la même enseigne, et par implication cela va créer plus d’engouement chez le joueur étudiant. En fait, cela leur permet de se détacher un petit peu de leurs études, tout en leur apportant quelque chose de bénéfique. Ils vont pouvoir approfondir des compétences qu’ils n’auraient pas forcément sollicité dans un milieu éducatif ou universitaire.

 

K : On pourrait même imaginer une « perle », un étudiant qui s’avèrerait être un excellent esportif, ce genre de ligue lui apporte une visibilité immédiate.

C : Et qui sait, c’est peut-être le premier pas vers le Sport-Etude esportif. Je pense qu’en France on a encore un peu de mal à accepter le phénomène qu’est l’esport. Ça vient petit à petit, il ne faut pas être pressé, en France on met toujours quelques années de plus à accepter la nouveauté, mais on finit toujours par l’accepter in fine.

 

K : Et bien justement tu fais bien d’en parler. L’un de nos partenaires sur cet évènement, emlyon business school, a introduit la pratique de l’esport comme matière permettant de valider ton année (article ici)

C : Ah ouais ? Incroyable ! Et bien tu vois c’est justement ce que je disais quand on parlait de l’acceptation pas à pas de l’esport comme phénomène sociétal.

 

K : A la LAN où nous nous trouvons, le tournoi Fortnite n’est pas un tournoi officiel mais communautaire. Cela signifie que n’importe qui peut y participer tant qu’il paye les frais d’inscription et qu’il reste un slot de libre. Cet aspect-là est un petit peu en train de disparaître sur League of Legends, et ça pourrait également disparaître sur Fortnite. Qu’est-ce que tu penses toi personnellement de ces événements communautaires ?

C : Je suis totalement pour. Il faut savoir que Fortnite et LOL sont des jeux qui touchent des communautés totalement différentes. LOL demande énormément d’investissement, tu ne pourras jamais devenir bon si tu n’y consacres pas des centaines d’heures. Il y a trop de champions, trop de sorts, trop d’items, de runes à connaître pour pouvoir s’en sortir sans tryhard. Alors que Fortnite est beaucoup plus accessible, et je pense que, là-dessus, Epic Games font un très bon travail en accordant de l’importance à la fois aux tryharders et aux joueurs plus casuals.

A terme, rien n’interdit à un joueur casual d’approfondir l’expérience de jeu en s’intéressant par exemple à la compétition. C’est exactement la même chose avec le football. Tu n’as pas besoin d’un investissement préalable énorme en temps et en énergie pour comprendre le football, mais derrière si tu veux plus tu peux aller chercher plus.

 

K : Finalement cela reprend le concept de « Easy to play, Hard to master”.

C : Exactement. Et je trouve que là-dessus, Epic Games font un très bon travail.

 

K : Quelles sont aujourd’hui tes ambitions personnelles ?

C : On va commencer par les ambitions de « Caelan ». J’essaye en ce moment de m’appliquer, de me former, pour devenir un chef d’entreprise dont je peux être fier. Y a un second Caelan qui se considère déjà comme un chef d’entreprise et qui ne pense qu’à faire développer Solary sur plusieurs domaines. Moi, je suis plutôt concentré sur l’aspect merchandising. J’ai également envie de pousser l’esport au sein de la structure.

Quant à moi plus personnellement donc Romain, je veux développer mon entreprise en respectant un idéal d’humanisme. Je trouve que jusqu’à présent on a fait avancer les choses en respectant l’humain, proprement, et j’en suis incroyablement fier. On est dans un milieu avec beaucoup de mensonges, de non-dits, ou de mal-dits pour être plus trompeur. Et nous de notre côté on cherche à faire les choses bien et les gens qui travaillent avec nous sont super contents.

Tu vois, rien que d’en parler me fait réaliser à quel point ce que je fais est incroyable. J’ai 22 ans, et à Solary on a une assistante de direction, qui est en CDI, célibataire avec deux enfants, et la pratique de ma passion, qui est devenu mon métier, permet à cette femme de vivre correctement.

 

K : Enfin, pour terminer cette interview, est-ce que Romain est épanoui ?

C : Ouais, je suis vraiment super épanoui. J’ai la chance de travailler dans un milieu qui me passionne, ce qui fait que je ne compte plus mes heures mais je prends toujours autant de plaisir. En plus il y a des résultats derrière ! Les gens apprécient donc on n’a absolument pas l’intention de s’arrêter là. Faire de sa passion son métier, et qu’en plus ça marche, c’est une chance unique. Y a une part de chance aussi, j’en suis conscient. J’ai beau avoir travaillé, je sais que ce sont des opportunités saisies qui font là où j’en suis aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que j’ai un parcours particulier ! A la base j’étais joueur, je suis devenu streamer, et maintenant je suis entrepreneur.

Beaucoup de gens me demandent s’ils doivent se lancer dans ce métier, c’est très dur d’y répondre. Personne ne te recommandera de te lancer dans une carrière de rockstar, parce qu’il y a une part de chance en fait. Ton succès dépend des goûts d’une masse de gens, et tu ne peux pas savoir à l’avance si tu vas plaire à suffisamment de gens.

Et bien le gaming et l’esport c’est pareil. Tu ne pourras pas savoir à l’avance si tu seras au niveau compétitivement. Faut assurer sa survie dans un premier temps, et ensuite tu pourras te tourner vers ton confort personnel, aborder des notions de passions, plaisir etc. Mais c’est la survie qui compte dans un premier temps il ne faut pas se leurrer, et moi j’ai dépassé ce stade donc je ne retire que le plus et j’espère aller encore plus loin dans tous mes projets.

 

K : Merci beaucoup Romain de nous avoir accordé cette interview c’était passionnant !

C : Merci beaucoup pour cette interview ! Les questions étaient pertinentes, j‘ai pris beaucoup de plaisir à la faire. J’en profite pour remercier aussi toutes les personnes qui suivent Solary et qui me suivent plus personnellement. Sachez qu’on se donne à fond tous les jours pour faire en sorte de vous satisfaire. Et j’espère que les lecteurs de cette interview apprécieront nos échanges.

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League of Legends, Fortnite
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Les sportifs dans l’esport. La physicalité du sport traditionnel a souvent conduit à une opposition frontale sur le plan conceptuel du sport et de l’esport. Mais lorsque l’on voit de personnes ayant fréquenté le monde du sport se lancer dans l’esport, on se dit qu’il existe finalement quelques similitudes. Etudions ces exemples de conversion voire reconversion de sportifs traditionnels vers l’esport.

 

Felix “Féfé” Münch

“Coach Féfé” comme il se fait désormais appeler, est un exemple de réussite dans les milieux du sport traditionnel et désormais de l’esport. Cet ancien préparateur physique de l’équipe de France de Basket-ball vient tout juste de remporter les Contenders EU (équivalent de la coupe d’Europe) sur le jeu Overwatch avec l’équipe française Eagle Gaming. Unanimement salué par la communauté pour son impact positif sur l’équipe, ses changements stratégiques et un leadership qui a poussé ses joueurs à travailler plus que jamais pour se sortir d’un début de saison très difficile, Féfé a démontré que finalement, le coaching reste une histoire d’êtres humains. Que ce soit dans le sport ou dans l’esport, ce sont des humains que l’on manage. Les techniques s’appliquant à l’un peuvent être transposées à l’autre, et Féfé l’a encore prouvé.

 

Samuel Honrubia

Champion olympique, double champion du Monde, champion d’Europe, quadruple vainqueur du Trophée des Champions, Samuel Honrubia concentre un palmarès impressionnant en tant que joueur international de Handball. Il sévit aujourd’hui du côté du club de Tremblay-en-France, mais lorsqu’il a du temps, notamment pendant l’intersaison, il travaille en tant que coach nutrition pour l’équipe League of Legends de la structure française Vitality.

Occupation ou vraie solution de reconversion, cette nouvelle activité du joueur français prouve à quel point sport et gaming sont compatibles. Le savoir faire accumulé pendant des années passées à s’entraîner et à participer à des compétitions sportives est plus que légitime à être utilisé par une structure esportive. Effectivement, notre cher Samuel, que nous avons eu la chance de rencontrer, travaille sur la pertinence d’une vie saine pour améliorer la performance de ses joueurs. Il s’agit de maximiser les temps de récupération ainsi que la gestion des temps de digestion pour éviter de perdre en rapidité et en réflexes, comme dans n’importe quelle autre discipline finalement !

 

Encore une fois, l’aspect transpiration, endurance/force/vitesse physique mis de côté, les exigences de l’esport sont les mêmes que pour le sport traditionnel. La préparation mentale, l’entraînement régulier et long, la vidéo review, la préparation tactique et stratégique etc. tous ces éléments font qu’un sportif professionnel connaît les principaux rouages de l’esport. Il n’est donc guère surprenant de voir des sportifs s’orienter vers l’esport lorsqu’ils sont en fin de carrière. A quand un joueur de jeux vidéo coach d’une équipe sportive ?

 

Crédit : www.gokyklos.com

 

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François Géraud, plus connu sous le nom de The Coach est le coach mental de l’équipe esport Oserv. Il a accepté de nous parler de son parcours, de son rôle et de ses ambitions.

 

K : Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

F : Je m’appelle The Coach et je suis Coach Mental eSport chez Oserv Esport !

Je les salue au passage car c’est eux qui m’ont mis le pied à l’étrier, et c’est important de le préciser.

Mon parcours est assez atypique. Si on remonte quelques années en arrière, j’étais Gendarme Adjoint de Réserve. C’est quelque chose qui a été très important dans ma vie. Cela m’a donné des valeurs extrêmement importantes : l’esprit de corps, toujours bien faire les choses, le sens de la hiérarchie… Cela m’a bien formé.

Ensuite, je suis partie de la Gendarmerie pour diverses raisons avec une forte envie d’aider profondément les gens. Quand tu es gendarme, tu interviens pour régler des situations. Tu ne vas pas aider la personne en amont ni en aval. Et c’est de ça que j’avais envie. Je me suis donc tourné vers les thérapies brèves, dont l’hypnose (j’étais sceptique sur ces méthodes et voulais me faire une idée par moi-même).

Après beaucoup de lectures et pas mal de formations : j’aidais donc les gens dans leurs gestions de leur stress, de leurs phobies et de leurs addictions… Mais c’était un peu compliqué d’en vivre réellement. Je me suis donc dis : Ok François, tu as des capacités dans différents domaines, comment les mettre réellement à profit ?

C’est ainsi que je me suis tourné vers la formation professionnelle. En quelques mois, je formais à la communication les commerciaux de très grosses sociétés internationales. Mais c’est un métier très cadré, et ça ne fait pas forcément rêver de se lever le matin pour ça… Du coup, j’ai cherché un moyen de faire un métier similaire mais dans un domaine qui me plaisait plus.

Je me suis mis un temps dans le coaching mental pour accompagner des sportifs classiques…

Et sur GamingJob, un peu par hasard, je suis tombé sur une offre de Coach pour une équipe Rainbow 6. Certes, il est vrai que je n’y connaissais rien à l’esport à la base. Mais je me suis dit que ça pouvait être super intéressant et même si tu ne connais pas les jeux, un humain reste un humain. Je suis donc arrivé chez Oserv Esport comme ça, et c’est à la GA que je me suis intéressé aux différentes line-up. Et c’est suite à la victoire de l’équipe Fortnite de Maylie que je suis devenu le Coach Mental Officiel pour toutes les lines-ups de la Oserv Esport.

 

K : Mais donc à la base tu n’es pas du tout un gamer ?

F : Alors c’est très étrange mais non. J’ai toujours été intéressé par les jeux, mais je préfère regarder les autres jouer. Et puis, maintenant je coach des esportifs pour bien faire mon job, il me faut du temps pour continuer à lire, apprendre et me former…et jouer ça prend du temps.

 

K : Y-a-t-il pour toi une différence entre un esportif et un sportif traditionnel ?

F : OUI ! Surtout dans la mentalité. Un sportif, c’est un “combat” contre son corps et son esprit. Il va devoir pousser ses limites le plus loin possible. Mais il va avoir des réponses de son corps : courbatures, blessures … Il va très vite sentir que c’est dur. Alors qu’un esportif ne s’en rend pas forcément compte ! Il n’y a pas de douleurs physiques au départ ! Donc il peut y avoir un manque d’implication parfois. Mais c’est légitime c’est un milieu qui est différent.

Et la plus grosse différence pour moi c’est le turnover dans les équipes. Dans l’esport c’est incroyable. Les joueurs changent de team tellement souvent !

 

 

 

 K : Et toi, quand tu coach un sportif et un esportif, tu as une approche différente ?

F : L’objectif est le même : toujours donner le meilleur que ça soit en match ou à l’entraînement pour tirer le meilleur des joueurs. Et surtout à l’entraînement ! Les gens sous-évaluent beaucoup cet aspect-là. Et quand tu vois en bootcamp parfois l’attitude de certains joueurs … Ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont et de l’investissement qu’on met sur eux !

Mais donc, un sportif classique, comme son évolution est très facilement évaluables : il est généralement lui-même conscient de ses barrières mentales. Pour un Gamer, c’est beaucoup plus flou. La grosse partie de RNG fait vite sortir les joueurs de leur match et ça n’est qu’après un grand nombre d’heures de jeu qu’ils arrivent à concevoir qu’il ont (ou pas) de mauvaises façons de penser.

 

K : Et du coup, quelle est ton approche vis à vis des joueurs ?

F : Le Coach Mental s’occupe de A à Z des joueurs. En amont, tu donnes les bonnes mentalités, tu l’aide en termes de gestion d’image, de communication, de gestion des conflits, … Il faut que le joueur soit bien dans sa peau. Ensuite, tu as l’aspect préparation mentale avant la compétition et pendant la compétition ! Il faut les aider à gérer les défaites, mais aussi les victoires ! Certains joueurs ne savent pas gérer des victoires… Donc tu vois ce sont tous ces petits détails là.

 

 K : Et du coup en tournois, peux-tu nous en dire plus ? Vous êtes préparés, remontés à bloc … Quel est ton rôle sur place ?

F : Prenons la DreamHack Tours, on finit top 4 (sur Fortnite). Avec tous les bugs qu’il y a eu sur place, c’est une belle performance. En plus on a eu des joueurs qui se sont fait déconnecter directement en début de game. Et ça il faut savoir le gérer. A la moindre contrariété, il faut analyser pour voir si les joueurs sont capables de gérer seuls. Si ce n’est pas le cas, LÀ tu rentres dans la danse. Et là, en fonction de tes joueurs, tu utilises telle ou telle technique d’approche.

Là dans ce cas, j’ai pris le plus timide, tu vois comment il gère la situation, ce qui va, ce qui ne va pas. Tu fais pareil avec un autre membre de l’équipe. Et en fait au fur et à mesure tu vas voir que tu trouves la source du problème. Et mon but est, tout en gardant une cohésion d’équipe, de leurs expliquer comment passer au-dessus de cette situation. C’est vraiment de la gestion humaine.

 

 K : Et ce style de coaching mental, tu dirais qu’il est applicable à n’importe quel jeu ?

F : Oui tout à fait. Mais en France des coach mentaux nous ne sommes pas nombreux…

Les joueurs ne se rendent pas encore compte de l’importance que l’on a. On est capable de pousser les gens à aller de plus en plus haut. Exemple : il n’y a jamais eu autant de personne qui ont fait moins de 10 secondes au 100 mètres que depuis qu’Usain Bolt l’a fait. C’est la même chose ! On est là pour montrer que les limites c’est nous même qui nous les fixons.

 

 

 K : Et tu as aussi un site internet pour réserver des cours avec toi ! Tu peux nous en dire plus ?

F : Tout à fait ! Chaque type d’entraînement peut être donné à des particuliers ou à des structures. Il n’y a que la partie bootcamp qui est réservée aux équipes.

J’ai essayé de mettre les catégories qui me permettaient de toucher le plus de monde et remplir le plus d’objectifs possibles.

Et je précise encore : IL Y A EN POUR TOUT LE MONDE ET A TOUS LES PRIX !

 

 K : Et quels sont tes projets futurs ?

F : Je développe une application de coaching mental qui va sortir d’ici la fin de l’année.

Je vais aussi m’associer à Galibelum pour aider les structures et les streamers à trouver des financements et des sponsors : l’autre grand problème de l’esport. Ensuite je compte aider Reflex Esport Club dans leur projet de formation. Je suis également en discussion sérieuse avec WomenInGames pour aider à développer la mixité dans l’esport. Et beaucoup d’autres projets ! 🙂

 

K : Merci pour ton temps ! Et à bientôt j’espère !

 

Crédit : www.gokyklos.com

 

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esport (Jeu vidéo)

Jérémy Girardot est le manager de l’équipe esport de l’AS Monaco. De passage à Paris pour la Orange e-ligue 1, il a accepté de nous rencontrer et répondre à nos questions. Une rencontre incroyablement enrichissante de part sa large expérience dans l’esport.

 

 

K : Quel est ton parcours et comment es-tu arrivé à l’AS Monaco ?

 

Jérémy : j’ai commencé l’esport à 18 ans. Je suis un peu un dinosaure de la discipline ! J’ai travaillé en tant que vendeur de jeux vidéo, et c’est comme cela que j’ai découvert l’esport. A l’époque, c’était sur la première Xbox avec le « Xbox Live », j’ai commencé sur Forza Motor sport 1 ! Des clients m’ont proposé de rejoindre leur équipe. Et j’avoue que la première fois que j’ai joué en réseau, j’ai pris un pied d’enfer ! En plus, j’ai un esprit de compétiteur comme j’ai beaucoup pratiqué l’athlétisme à bon niveau, et me confronter à d’autres personnes a toujours été important pour moi. Et déjà à cette époque, j’étais persuadé que l’esport allait grandir et devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Par la suite, je me suis reconverti en tant que community manager (pour Bang Bang Management, Xbox, EA Sport, FFF…) en freelance, activité que je continue de faire aujourd’hui en plus du rôle de manager. J’ai été aussi responsable d’une association multigaming et rédacteur pour le site aAa.

Grâce à ses activités, j’ai été approché par la team Epsilon que j’ai intégré et j’ai eu pour mission d’encadrer Vincent sur Fifa, et on a fait une super saison ! Du coup, l’équipe m’a proposé de coacher l’ensemble de l’équipe FIFA et la mission de faire connaître l’équipe sur le territoire français.

Après une saison, avec Vincent nous avons décidé de quitter la structure et nous avons rejoint l’équipe Melty Esport ! Mais 3 mois plus tard, l’équipe s’est arrêtée… Mais c’était une super expérience car nous nous entendions avec toutes les différentes équipes, et les conditions de travail étaient super ! Suite à cela, nous avons rebondit au FC Nantes. Mais au bout de 6 mois, j’ai décidé de partir car j’étais bénévole et je voulais plus de reconnaissance pour le temps investi. J’ai ensuite été contacté par l’AS Monaco. Le club avait déjà eu une première expérience esport en partenariat avec Epsilon, mais il voulait se lancer en solitaire afin de mieux représenter les valeurs du club. Nous sommes vite tombés d’accord, et Vincent nous a rejoint par la suite car son profil correspondait très bien à celui du club ! Aujourd’hui je suis manager de l’équipe esport de l’AS Monaco.

 

K : Quels sont les objectifs du club ?

 

Jérémy : Pour l’AS Monaco, c’est vraiment de considérer l’esport comme un sport. Ce n’est pas du tout un coup de communication, le club y croit très fortement. C’est donc de créer des équipes sur le plus de jeux esport, et faire progresser celles-ci sur le plan national et international car gagner des titres fait partie des valeurs du club ! Sur cette première saison nous avons donc une section FIFA (légitime pour un club de foot) mais nous avons aussi ouvert une section sur NBA 2K. C’est un pari car nous sommes dans les premiers en France à l’avoir fait. Nous espérons que l’esport sur ce jeu va se rapprocher de celui du modèle américain qui est juste incroyable. En plus, le club a une super équipe de basket donc ce n’est pas complètement illogique de miser sur ce jeu !

 

K : L’AS Monaco est réputé pour sa formation pour les jeunes (notamment dans le football), est-ce dans les ambitions du club d’appliquer ce modèle à l’esport et de devenir un centre de formation pour les esportifs ?

 

Jérémy : Pourquoi pas ! Il faut procéder étape par étape. Il faut avancer lentement mais sûrement. La priorité actuelle est de déjà bien encadrer nos joueurs. L’ensemble du club s’investit dans cette mission en mettant ses compétences au service de la team esport.

 

K : A l’heure actuelle, vous avez une équipe FIFA et NBA 2K. Avez-vous pour ambition d’aller sur des jeux connus de la scène esport ?

 

Jérémy : Nous n’avons jamais caché cette ambition. Nous avons même déjà parlé de certains tels que Rocket League, Hearthstone … Un League of Legends aussi bien évidemment. Mais ce n’est pas la priorité. Nous avons déjà d’autres étapes à passer avant. La volonté du club est bien sûr d’y aller, mais toujours en respectant les valeurs du club et ne pas brûler les étapes.

 

K : On voit beaucoup de club de football professionnel ouvrir des sections esport. Pense-tu que tous les clubs devraient y aller ? Ou c’est encore un milieu réservé à l’élite et aux clubs puissants ?

 

J : Pour moi rien n’est réservé à personne. Pourquoi pas demain voir des clubs de basket arriver ? Aux US, des clubs de basket ou même des sportifs sont déjà actifs sur la scène esport. Tout dépend des objectifs que chacun se fixe ! Tout le monde peut faire de l’esport, mais c’est une autre histoire de perdurer dans ce milieu. Encore un fois, l’esport est un monde particulier, qui bouge encore énormément, qui a ses codes, ses acteurs, et à l’heure actuelle il faut des gens qui connaissent ce milieu pour accompagner les projets. Monaco l’a fait, en prenant des personnes issues de l’esport pour faire avancer leur section et faire en sorte que cela fonctionne.

 

Crédit : www.gokyklos.com

 

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Présent lors d'un reportage éclairant d'Envoyé Spécial sur France 2 en avril, "Tonerre", membre de l'équipe Gamers Origin, nous a accordé un interview afin de discuter de sa carrière en tant que joueur professionnel ! 

 

 

K : Peux-tu nous raconter ton parcours et comment tu es arrivé chez GO ?

 

T : Alors, j'ai commencé League of Legends (LoL) pendant la saison 2 et j'ai directement accroché ! C’est super fluide et complet. Un gros plus également c'est qu'il a toujours été free to play et donc pas besoin de payer pour devenir meilleur ! Je me suis ensuite classé dans le top 1000 en saison 5 et c'est à partir de là que ma “carrière” a commencé :  je me suis fait recruter chez PCS (“Project Conquerors”) avec qui j’ai participé à ma première DreamHack et donc mon premier tournoi national, puis le LAMASTICREW et enfin Gamers Origin (GO) début janvier 2017 avec qui je suis encore aujourd’hui !

 

K : Que penses-tu du LoL Open Tour ?

 

T : Je pense que c'est un format qui est intéressant puisque cela récompense l'équipe qui va être vraiment constante sur toute l'année et non les performances sur une lan. Cela nous pousse donc à nous entraîner et à toujours maintenir un bon niveau sur une longue durée, et plus juste try hard (s'entraîner) avant une lan !

 

K : Que penses-tu de l’avenir de LoL ? Et que penses-tu de la concurrence (Dota2, HOTS…) ?

 

T : League of Legends a encore de très belles années devant lui, chaque partie est unique et le jeu avance c'est ce qui en fait sa beauté. De plus, la méta change régulièrement, ce qui pimente un peu la chose et nous permet de jouer des champions différents constamment.

La concurrence ? A mes yeux, elle n’existe pas vraiment, LoL est vraiment le jeu complet et incontesté aujourd’hui !

 

K : Quels conseils donnerais-tu aux joueurs afin de progresser sur un jeu aussi complexe et complet que LoL ?

 

T : Il faut se focaliser sur soi-même, essayer de se faire ses replays de game pour les analyser et voir les erreurs commises... Et surtout, y jouer par plaisir ! Cela reste un jeu et même si il y a maintenant une vraie scène et de l’argent en jeu, le plaisir est plus important que l’appât du gain !  C'est par l’épanouissement que l'on tombe amoureux du jeu.

 

K : Être professionnel doit te demander beaucoup de sacrifice. Est-ce que parfois tu regrettes ton choix ?

 

T : C'est sur que j'ai du faire beaucoup de sacrifices, personnels et professionnels,  mais je suis tellement heureux aujourd’hui, l’équipe tourne bien… L’ambiance est au top… Rien ne me fera regretter ce choix !

 

K : Quelles sont tes ambitions et quels sont tes projets pour les années à venir ?

 

T : Mes ambitions sont de rester 1er sur toute la durée de l'année sur le LoL Open Tour. Et surtout,  gagner la prochaine éditions des European Master avec GO, ça serait super ! Et comme tout joueur, jouer en LCS un jour afin de goûter au plus au niveau ! Et le tout en gardant cette passion pour le jeu, et en prenant du plaisir à jouer.

 

K : Merci à toi Tonerre, & keep going 😀

 

 

Crédit : www.gokyklos.com

 

 


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Qu’il est bon de recevoir une compétition de cette ampleur. Cette année, la finale du Mid Season Invitational de League of Legends se déroulait à Paris au Zénith de la Villette, et une chose est sûre, le public français a encore une fois été à la hauteur de sa réputation.

 

 

Malgré la défaite cuisante de Fnatic le vendredi après-midi (seule équipe européenne en lice), l’enthousiasme n’est pas retombé, et ce en grande partie grâce à des casteurs et à des animateurs en très grande forme.

 

Durant ces trois jours, la chaleur avait beau être assommante dans l’enceinte de la salle parisienne, les joueurs nous ont proposé du beau spectacle, avec des picks quelques peu exotiques dans le milieu compétitif (Yasuo, Singed entre autres), et quelques plays fort agréables à regarder, notamment avec la nouvelle Irelia.

 

En termes de résultats, MSI consacre cette année les Royal Never Give Up, équipe chinoise portée par l’un des meilleurs AD Carry au monde, « Uzi ». Cela faisait plusieurs années que l’équipe chinoise atteignait des sommets sur le plan international, mais souvent, l’équipe coréenne des SKT T1 et leur joueur phare, « Faker », annihilait tous les espoirs des RNG. Sauf que cette année, pas de SKT en compétition, et c’est contre les coréens de King Zone DragonX que les RNG ont enfin pu décrocher ce titre. La finale comme la demi-finale des RNG ont eu quelques similarités, les compositions étant majoritairement tournées vers la protection d’Uzi, qui devait être dans les meilleures conditions pour infliger un maximum de dégâts.

 

 

On peut regretter cependant les quelques soucis techniques apparus pendant la finale, qui cassaient souvent le rythme, mais heureusement, rien de grave n’a vraiment trop perturbé le cours de la compétition.

 

Heureusement, l’animation était au rendez-vous. Ce diable de Romain Bigeard (actuel Manager du roster LOL d’Optic Gaming) a encore une fois donné de sa personne en se maquillant et en donnant de la voix lors de chaque inter-match. Les casteurs aussi y sont pour beaucoup au succès de cette édition française du MSI. Chips, Noi, Zaboutine Ailey, Gardoum, Tweekz ou encore Shaunz ont su donner de la voix et pousser le public à faire de même.

 

En somme, on peut dire que ce MSI était une réussite, tant sur le plan de l’organisation, de l’animation et de la performance sportive, et il est certain que la France deviendra un peu plus un lieu d’accueil phare des futures compétitions sur League of Legends.

 

 

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Cette semaine, l’équipe KYKLOS est allée à la rencontre de Maylie, victorieuse de la Gamers Assembly il y a quelques semaines avec l’équipe Oserv. Aujourd’hui en charge d’un nouveau roster, Maylie est plus que déterminée pour faire ses preuves avec ses nouveaux coéquipiers. Première échéance : la DreamHack de Tours mi-mai ! En attendant, elle revient sur sa performance lors de la Gamers Assembly et nous parle de ses ambitions.

Pour la suivre dans ses péripéties, vous la trouverez sur Twitter (@Maylie_2298) et bien sûr, sur Twitch (maylie_tv) !

(Crédit photo : twitter de Maylie)

KYKLOS : Salut Maylie ! J’espère que tu vas bien, comme nous te l’avons expliqué, nous interviewons des personnalités originales du marché du gaming, qui ont souvent quelque chose d’intéressant à raconter, des anecdotes sympas, parler de leur préparation etc... C’est donc pour cela que nous sommes ensemble aujourd’hui. Si tu veux, tu peux commencer par te présenter et nous expliquer comment tu en es arrivée à devenir joueuse professionnelle.

Maylie : Ouais bien sûr, allez ! Je suis Maylie, j’ai 26 ans, je fais partie de l’équipe Oserv depuis la fin de la Lyon Esport (ndlr. Retrouvez notre résumé de la LES) mais je travaille aujourd’hui sur l’élaboration d’un nouveau roster. Tout d’abord, j’ai démarré sur Counter-Strike 1.6 il y a déjà 10 ans, où je faisais déjà de la compétition. J’ai fait pas mal de LAN, ce qui m’a permis d’acquérir de l’expérience. J’ai arrêté à la toute fin de CS 1.6, quand Counter-Strike: Global Offensive (CS:GO) est sorti. J’avais mes études, j’ai pris un autre chemin, de manière à faire autre chose. J’ai arrêté pendant deux-trois ans puis quand je suis revenue sur CS:GO, les équipes étaient déjà formées, la médiatisation était passée et c’était vraiment compliqué de revenir comme ça sur le jeu, un peu en plein milieu. J’ai donc survolé tout ça en jouant pour performer mais sans vraiment avoir une vraie logique esport. J’ai ensuite joué pendant 6 mois à Overwatch quand le jeu est sorti avec un peu de compétition online, dans une équipe mixte. Malheureusement, malgré le fait d’être Master (ndlr. Classement élevé au sein du jeu), la communauté était vraiment trop mauvaise, toxique puis j’ai directement décidé de basculer sur du Battle Royale (BR) avec H1Z1 qui était tout frais à l’époque. A partir de là, je me suis dit que le BR était en quelque sorte le futur, que les gens en avaient un peu marre de jouer sur des styles similaires et qu’un peu de nouveauté ferait beaucoup de bien au marché. L’avantage avec le BR est que les coéquipiers n’ont pas à dépendre énormément des membres de l’équipe pour performer correctement. Même si ça se joue en équipe, c’est vraiment très différent, ça dépend beaucoup de décisions individuelles et je trouve le concept excellent. Le problème étant que sur H1Z1, le milieu était très fermé, les tournois sont organisés uniquement par H1Z1. Il faut donc absolument connaitre quelqu’un pour pouvoir participer… Soit il faut être un très gros influenceur. Je n’aime pas cet esprit et j’ai donc quitté le jeu pour cette raison.

 

 K : Ah oui d’accord et penses-tu que ce n’est pas cette “privatisation” des serveurs et cette vision réductrice des tournois qui à consumer le jeu petit à petit ?

M : Effectivement, quand ton jeu n’offre plus vraiment de possibilité de compétition… Par exemple, pour parler concrètement, Fortnite vient de donner accès aux parties privées, peut-être même un peu trop facilement mais bon c’est quand même bien. Alors que H1Z1 ne l’a jamais fait ! On devait donc s'entraîner un peu contre n’importe qui et c’était compliqué de progresser, il n’y avait pas d’avenir.

 

K : Surtout que ça plombe un peu le principe même de la progression dans le gaming non ?

M: Oui, exactement, ça ferme trop de portes ! Quel est l’intérêt pour un joueur qui a envie de performer ? Attention, je ne parle pas du joueur qui est simplement là pour s’amuser ! Celui qui veut vraiment montrer ses compétences, je trouve ça nul, je ne voulais pas perdre mon temps en fait. Sachant que j’ai toujours été très très compétitive, je devais choisir entre PUBG ou Fortnite. Alors le premier n’a pas du tout un style que j’aime, c’est trop de la simulation, c’est assez lent etc… Après c’est mon point de vue, je peux comprendre que de très nombreuses personnes aiment beaucoup ce jeu et que le jeu fonctionne. Je suis bien plus axé jeu d’arcade. Regarde, comparé à un Battlefield, je préfère largement CS:GO. PUBG, j’ai l’impression qu’il faut arriver à se cacher le mieux possible en fait, alors que j’ai un jeu très agressif ! Alors oui effectivement à haut niveau, ça joue plus vite, mais je trouve quand même cela très lent.  

 

 K : Après, si je peux me permettre, nous étions à la LES et je trouvais que l’enjeu de la compétition sur Fortnite empêchait un peu les joueurs de se lâcher et de tenter des moves un peu spectaculaires. La rapidité du jeu se dégrade un peu avec l’enjeu, après je comprends très bien que c’est aussi une compétition, il faut donc performer et moins amuser les viewers !

M : Oui un peu c’est vrai, après c’est le BR qui veut ça, tu as une phase de loot (ndlr. Temps passé à collecter des ressources, des armes pour être équipé correctement)qui est assez longue. C’est bête mais l’objectif est de faire Top 1. Après attention, lors de la Gamers Assembly (GA), nous avions une mentalité imposée par la structure, qui a d’ailleurs porté ses fruits et pour ça je remercie le staff de Oserv !

 

K : On va revenir justement sur l’aspect de préparation de la compétition, mais si on doit finir sur ton parcours, tu as joué à H1Z1, PUBG ce n’était pas pour toi.

M : En soit, à ce moment-là, j’arrête H1Z1, j’ai un peu mal au c½ur, je pense qu’ils avaient vraiment une poule aux ½ufs d’or mais ils l’ont mal géré. Le jeu est mort aujourd’hui… Le problème, c’est que Fortnite ne m’intéressait pas plus que ça non plus au début. Je ne retrouvais pas les mêmes sensations que j’avais sur H1Z1 et puis bon, je suis une petite streameuse, je jouais au jeu du moment, c’est donc comme ça que j’ai mis le pied à l’étrier. Je me rends ensuite à la LES en tant que spectatrice avec une amie, et le fait de revenir assister à une LAN après des années, m’a donné envie de recommencer ! Je suis rentrée chez moi et je me suis mise à try-hard le jeu pendant un mois pour me laisser une chance. Je suis aussi à un âge compliqué, j’ai 26 ans, c’est limite pour se lancer. Je joue donc ma dernière carte. Par hasard total, je joue avec l’ancien manager de l’équipe Oserv en duo. La directrice marketing de l’équipe cherchait des joueurs car l’équipe en place à l’époque partait. J’ai donc proposé des équipes que je connaissais mais elle ne voulait pas d’équipe déjà en place, elle voulait recruter des personnalités uniques qui n’avaient jamais encore joué ensemble, et qui ne sont pas connues. L’ambition d’Oserv était vraiment de prendre des petits joueurs et de les transformer en “petits prodiges”.

 

 K : Le principe de notre application est en réalité exactement le même ! Trouver des personnes au niveau et à l’état d’esprit similaire qui ne se connaissent pas et créer une équipe efficace. Bien sûr pas forcément à un niveau pro, mais déjà sur une scène amateur ! Si je comprends bien, c’est ce qui s’est passé ?

M : Oui, c’est complètement ça, c’est bien cool ! Je jouais donc toujours à Fortnite, la directrice ne voulait pas d’équipe complète, et en plaisantant je lui ai proposé de passer les tests. J’ai donc passé les tests, j’ai été retenue. J’ai donc très peu d’heures de jeu, tout juste 200h je crois. Voilà donc comment je suis arrivée chez Oserv, j’ai été la 1ère à être recrutée.

 

 K : Et personnellement, as-tu des sponsors exclusifs en tant que streameuse ?

M : Je suis une petite streameuse donc non, même si avec la victoire lors de la GA, ça a pas mal bougé. Mais je n’ai pas de sponsors qui me paient, alors que j’ai des petits partenariats qui m’apportent certains avantages.

 

 K : Cette activité est donc ton activité principale, ou tu ne peux pas encore en vivre ?

M : En fait oui, je vis de mon stream, je ne vis pas seule, ce qui aide aussi !

 

 K : C’est bien encourageant en tout cas ! Pour vous, la victoire à la GA, ça a changé quoi fondamentalement ?

M : Déjà, personne ne croyait en nous, même nous !!! Nous avons vécu énormément de galère. JuleZ est arrivé dans l’équipe 48h avant le tournoi ! Deadra et m11z ont été sélectionnés 3 semaines avant la GA. Après eux se connaissaient déjà, ils avaient donc des choses en place mais pas en tant que joueurs professionnels. On a eu très peu de temps de jeu ensemble en fait. Un autre gars nous a laché 48h avant la LAN… On avait joué un seul match avec JuleZ avant la GA ! C’est juste énorme.

 

 K : (rire) C’est clairement incroyable ! Et donc quels sont les types d’infos importantes sur Fortnite pour s’améliorer ? Qu’est-ce qu’un coach peut vraiment apporter sur ce jeu ?

M : Alors, Lulu nous a demandé de travailler l’atterrissage à Tilted Towers (ndlr. Point précis sur la carte, connu pour être très prisé des joueurs agressifs). Il fallait absolument que les compétences individuelles des joueurs soient bonnes à cet endroit de la carte. A l'entraînement online, à 100 joueurs sur la carte, presque à chaque fois 3-4 équipes complètes descendent à Tilted Towers, il est donc très complexe de sortir indemne. On n’en sortait quasiment jamais ! Une fois qu’on a commencé à mettre en place des stratégies ça fonctionnait mieux, mais les duels nous obligent à dépenser beaucoup de ressources et de munitions pour en sortir vivant. On était prêt à contester les directives de Lulu, mais elle ne cessait de répéter que lors de la GA personne ne descendrait à Tilted Towers car les gens auraient peur ! On a donc continué pour chercher à s’améliorer tous ensemble et lors du tournoi, le format change et passe à 50 personnes. Avec ce format-là, chacun a plus ou moins son coin de carte. On a rasé rapidement Tilted Towers en lootant un maximum d’équipement et personne n’est jamais descendu avec nous. Sur les 16 parties jouées, on a rencontré que 3 équipes sur place (dont celle de Gotaga).

 

 K : Et vous avez drop à chaque fois à Tilted ?

M : A chaque fois, sauf sur les dernières games. Ça faisait aussi partie de notre stratégie. A la dernière game, les gens y vont sans réfléchir pour tout tenter. Nous avons donc tenté de faire une stratégie différente. Gotaga a déclaré qu’on les avait entendus grâce aux haut-parleurs de la salle. Non, c’était vraiment une stratégie mise en place bien avant. On a drop à Lucky Landing en spawn safe, assez éloigné du reste. Sur l’ensemble du tournoi, nous avons eu le record de kills en une partie (Top 1 : 17 kills), sur 48 personnes, c’est énorme ! Et on a aussi eu le record de kills sur la totalité des parties (plus de 120 kills). Au pool, on met 600 points au 2ème avec des kills qui valent beaucoup de points, ce qui convient bien à notre jeu. Je suis très agressive, je ne sais pas me cacher sous des constructions.

 

 K : Comment en tant que femme es-tu considérée dans le milieu ?

M : Très clairement, je me suis fait cracher dessus. Avant la GA, on se faisait lyncher. Tu récupères un tag qui a gagné une LAN, Oserv avait gagné la LES mais avec une équipe différente, il faut à nouveau endosser le maillot. Nous sommes inconnus, nous avons peu d’heures de jeu, je suis une femme… autant te dire qu’on n’a pas été tendre avec moi et même l’équipe en général. Ça a été très compliqué et après la GA, bien sûr que c’est différent, mais ce n’est pas agréable. Les gens sont attirés par la “fame”. Maintenant ce n’est pas parce qu’on a gagné la GA qu’on va se reposer sur nos lauriers. On est déjà fixé sur la DreamHack.

 

 K : Quels sont tes projets à venir ?

M : J’aimerai bien pouvoir en vivre simplement, je ne peux pas penser m’impliquer autant et ne pas en vivre.

 

 K : Tout à l’heure tu as parlé du fait que les BR ont un mode de jeu particulier, centré sur l’individu. Pourquoi est-ce différent d’un FPS classique au niveau de la cohésion d’équipe ?

M : Tu as une dimension d’équipe mais individuellement tu peux aussi faire la différence. En fait, je trouve que tu ne dépends pas de ton équipe pour finir top 1. Sur des FPS, si tu n’as pas de coordination, c’est mort alors qu’en BR, ça va plus être du binôme, du positionnement relatif à tes coéquipiers, avec un peu moins de stratégie fixe. En BR, tu peux avoir un rôle actif ou plutôt passif mais chaque situation est unique.

 

 K : Tu viens donc de prendre la direction d’une nouvelle équipe au sein d’Oserv. On est d’accord, il s’agit toujours bien de Fortnite ? Pourquoi faire un nouveau set de joueurs sur le même jeu ?

M : Oui il s'agit toujours bien de Fortnite, je reste sur le jeu. Pourquoi ? Simplement parce que Oserv m'a proposé de monter une deuxième équipe car je fais partie de la famille Oserv et qu'ils ne me voyaient pas me laisser partir sans essayer de me proposer quelque chose d’intéressant. J'ai donc accepté de remonter un projet, je l'ai fait une fois alors pourquoi pas deux ! Oserv aura donc deux équipes Fortnite : l’une appelée Oserv Esport Black et l’autre Oserv Esport Blue.

 

 K : Quelles sont les ambitions de cette équipe par rapport à la précédente ?

M : Les ambitions restent les mêmes qu'avec mes anciens mates avec une condition : jouer avec des joueurs avec qui je me sens en parfaite confiance morale. Je sélectionne mes joueurs sur le feeling plus que sur le skill in-game.

 

 K : L’équipe est-elle déjà prête ? Comment vas-tu sélectionner tes coéquipiers ?

M : L'équipe se forment petit à petit je prends mon temps même si je reste limitée avec l'arrivée de la DreamHack (ndla. 19 au 21 mai à Tours).

 

 K : Finalement, la situation est un peu similaire à celle que tu as vécu pour la GA ! Comment te sens tu dans ce rôle de leader d’équipe ? Qu’est-ce que signifie ce nouveau rôle pour toi ?

M : Effectivement, j’avais déjà eu l’occasion de porter ce rôle lors de la précédente équipe ! Je pense être quelqu'un d'assez stable dans le milieu du gaming pour permettre aux jeunes générations de progresser dans le bon état d'esprit, avec de bonnes valeurs. L’idée est bien de créer une équipe avec de bonnes synergies et un état d’esprit associé qui nous porte tous ensemble vers la performance !

 

 K : Génial, je comprends bien ! Ça va être un beau challenge ! Pour conclure rapidement, as-tu un message supplémentaire à faire passer à la communauté gaming ?

M : Pour ceux qui font de l’esport ou qui ont cette ambition, ne lâchez rien ! Ça ne sert à rien d’être un gros streamer pour percer : entraînez-vous !

 

K : Merci beaucoup Maylie ! Ça fait plaisir d’avoir pu discuter avec toi ! Nous te souhaitons bonne chance pour la suite !

Crédit : www.gokyklos.com

 
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Encore une belle semaine pour l'équipe KYKLOS, qui est allée à la rencontre de Marco "Jinkgo" Garnier, responsable esport chez Riot Games et tout particulièrement responsable de l'Open Tour. Il nous fait part des ambitions de l'éditeur ainsi que de sa manière d'organiser l'évènement qui anime la scène compétitive française en ce moment. 

(Au centre : Jinkgo lors de la Gamers Assembly à Poitiers, fin avril)

KYKLOS : Salut Jinkgo ! Merci de nous accorder cette petite interview ! Alors pour ceux qui ne te connaissent pas est-ce que tu peux te présenter rapidement ?

Riot Jinkgo : Salut ! Et bien je suis Marco “Jinkgo” Garnier, je travaille pour Riot Games, éditeur du jeu League of Legends, en tant que Esports Lead France, et je m’occupe en ce moment d’un grand projet qui s’appelle l’Open Tour.

K: Et est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ?

J : Alors j’ai fait Sciences Po Paris campus Europe de l’Est à Dijon, j’étais très intéressé par la construction européenne et la mixité des cultures au sein de ce continent. Pendant mes études je me suis pas mal penché sur les communautés qui se lient via le virtuel, notamment par le jeu vidéo qui est une grande source de lien social, plus particulièrement avec l’e-Sport. Il faut se souvenir qu’à l’époque l’e-Sport était loin d’attirer autant l’attention (je me souviens notamment, concernant League of Legends, la finale de la saison 1 se déroulait dans une petite salle, certains joueurs étaient par terre, les commentateurs étaient sur un bureau mais il n’y avait aucun branding…). Donc j’ai fait mes recherches, publié deux-trois papiers, et introduit Sciences Po et ses étudiants au monde l’e-Sport.

Ensuite, j’ai fait un tour de l’Europe de l’Est pour accompagner quelqu’un qui avait juste mis un post sur Reddit en expliquant son projet de voyage. Le plus incroyable, c’est que les gens, juste parce qu’il était joueur de League of Legends, l’accueillaient, alors qu’ils ne le connaissaient pas, et qu’ils ne parlaient pas la même langue. Cette ouverture d’esprit m’a fasciné. Je l’ai donc suivi tout en interviewant les gens qui l’hébergeaient, et tout ceci a débouché sur une prise de contact avec le Community Manager de Riot en poste à Dublin. J’ai postulé car Riot recherchait deux Community specialists et en 2014 je suis engagé chez Riot en tant que Community Coordinator à Dublin. J’y suis resté deux ans et Riot a ouvert des bureaux en France, que j’ai rejoint.

K : D’ailleurs, en parlant d’e-Sport français, on va évoquer le LOL Open Tour. On le rappelle c’est un championnat qui se déroule toute l’année au gré des divers tournois, opposant diverses structures françaises, et qui couronnera à la fin l’équivalent d’un champion de France de League of Legends. Comment ça se passe jusqu’à présent ?

J : Ca se passe bien. On a de bons retours des participants et des fans. C’est rassurant puisque c’est quand même pour eux que le produit est conçu. Il n’y a que deux étapes pour l’instant, la Lyon e-Sport (ndla. voir notre résumé de la Lyon Esport) et la Gamers Assembly, mais on a vu beaucoup d’équipes se monter, avec des joueurs d’un niveau Diamant-Master, et cela crée une émulation assez agréable. Par ailleurs, on a aussi tout l’aspect broadcasting, la diffusion des matchs qui sont joués dans le cadre de l’Open Tour, qui attire tout un viewership assez conséquent et très intéressé par la scène française.

K : Et quels sont les objectifs de l’Open Tour, à la fois à court terme et à long terme ?

J : L’objectif est finalement assez similaire à la fois sur le court terme et le long terme. C’est de permettre l’émergence de talents sur la scène française. L’idée est que si tu as un bon niveau, tu sais que tu vas devoir passer par l’Open Tour pour te faire repérer et pourquoi pas intégrer une plus grosse structure. L’objectif est aussi de permettre à des structures de s’investir dans une compétition récurrente et régulière, et leurs faire gagner en visibilité. Enfin, pour les fans, c’est leur permettre d’avoir accès à du contenu compétitif régulier et de suivre l’évolution des structures et de leurs joueurs préférés.

K : On dynamise vraiment toute la scène pro pour émuler la scène amateur finalement ?

J : Exactement !

K : Et est-ce que ce format d’Open Tour est amené à être développé dans d’autres pays ou vous voulez vous concentrez sur la France ?

J : Chaque pays a son indépendance sur le format. Moi je bosse sur la France et lors de l’établissement de la stratégie, le modèle de l’Open Tour nous a semblé être le plus approprié, mais cela a été fait en fonction de la France, d’un contexte et des attentes du public.

K : Et concernant League of Legends, est-ce que tu penses que le jeu a atteint sa forme finale ou est-ce qu’il va être amené à encore évoluer ?

J : Personnellement, j’estime que le jeu est assez mature et qu’il faut être plus dans une optique de pérenniser le jeu dans un aspect plus culturel. Pour prendre un exemple, dans le football, sans forcément être un grand joueur, on va toujours avoir des informations dessus, lier des contacts au sein du milieu et évoquer la compétition... donc cette volonté de faire en sorte que LOL fasse partie de ta vie, que tu sois membre de cette communauté et surtout que tu en sois fier, je pense que c’est à cela que le jeu devrait aspirer.

K : En parlant de pérennité, évoquons la concurrence. Des jeux ont récemment connu un succès impressionnant, on pense notamment à Fortnite, PUBG, globalement des Battle Royale. Qu’est-ce que tu penses de ce type de jeu ? Et surtout, en tant que spécialiste de l’e-Sport, penses-tu que ces jeux ont un avenir sur une scène compétitive ?

J : Je ne pense pas que ce type de jeu ait un avenir je dirais e-Sport « hardcore ». Le modèle de compétition classique qu’on connaît sur Starcraft ou sur League of Legends même si on a pas mal innové dans ce domaine, est difficilement transposable au Battle Royale. Il y a beaucoup plus de joueurs, beaucoup plus d’équipes à suivre, des morts qui ont lieu en même temps etc. Je crois que les éditeurs réfléchissent à cette problématique mais pour l’instant personne n’a vraiment la réponse. Après, dans un aspect plus « casual », avec du contenu quand même diffusé, avec la présence d’influenceurs, comme on a vu au “Show Barrière” cela peut donner des événements divertissants, mais ce type de jeu connaît des problèmes plus systémiques rendant impossible la création d’un système de ligue par exemple.

K : Et te concernant, quels sont tes plans pour l’avenir ?

J : Je me vois bien rester chez Riot, l’Open Tour est un projet hyper intéressant, il y a tout un monde à construire, y a une communauté qui a envie de s’investir dans ce projet, et ça me fait vibrer. Donc je ne me vois pas m’arrêter avant d’avoir atteint un certain pallier. Depuis le temps que je suis dans le milieu j’ai pu voir des gens évoluer, je pense notamment à TraYton, qui vers 15-16 ans se battait déjà dans des Challenges France en jouant depuis chez lui ! Maintenant il a son salaire chez Gentside, il participe à de grandes compétitions, il a son « path to pro » qui est déjà établi… C’est ce type d’évolutions que j’ai envie de continuer à voir, et plus encore !

K : Très bien ! Et bien, toute l’équipe te remercie d’avoir répondu à nos questions, c’est très agréable de voir que les gens dans le milieu et de faire partager cela aux personnes qui nous suivent !

J : C’est normal. Merci à vous !

 

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Chaque semaine, nous vous proposons un article ou une interview avec une personnalité en lien avec le gaming et l'esport. 
C'est avec Nicolas Sperduto, manager général du Servette Esport Club, avec qui nous avons discuté la semaine dernière !


KYKLOS : Bonjour Nicolas, pour commencer, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours professionnel ? 
 
NICOLAS : Mon parcours professionnel est un peu particulier. Je suis à la base un vendeur de jeux vidéo dans des magasins spécialisés. Mais je suis dans l’esport depuis maintenant 18 ans ! (Donc les débuts de l’esport en France). J’ai fait ma première compétition à 16 ans, sur Counter Strike. Et vers 22 ans j’ai bifurqué sur un autre jeu Valve pour faire de la compétition semi-professionnelle. 
Ensuite, je suis parti du côté de la Haute-Savoie (France) et avec trois amis nous avons créé une association qui s’appelait “Inovacio”, et qui avait pour but de lancer des joueurs sur LoL. C’est à dire que nous voulions permettre à de jeunes joueurs de faire de la compétition sans que cela leur coûte trop d’argent. 
Nous avons laissé l’association à d’autres personnes et c’est par la suite que je me suis retrouvé à Genève au Servette Geneva eSports. 
 
K : Trouves-tu qu’il y a une différence de perception entre l’esport en France et en Suisse ? 
 
N : Oui, clairement. Je pense qu'aujourd'hui en Suisse l’esport est comme il y a deux ans en France. Néanmoins, les choses devraient avancer plus vite, car aujourd’hui les joueurs peuvent dire qu’ils sont professionnels. Deux ans en arrière, c’était quelque chose de mal perçu par la majorité des gens. Mais les structures jouent le jeu et de plus en plus de club esport se créent via des clubs de sports traditionnels. 
 
K : Tu es donc manager général de la partie Esport, pourrais-tu nous en dire un peu plus ? 
 
N : Oui tout à fait. Je suis donc manager général et pas coach. Mon rôle est donc de gérer nos différentes équipes et mettre les joueurs dans les meilleures dispositions possibles. J’organise les déplacements ... J’ai pour mission de réduire et gérer les coûts le plus possible. J’ai aussi un petit rôle de commercial pour faire connaître la structure.
Je m’occupe aussi beaucoup de la section Overwatch. C’est moi qui ai recruté nos deux “line-up” sur le jeu : une Franco-Suisse, et une internationale constituée de joueurs Allemands.
 
K : Le Servette est à la base un club de foot et de rugby. Comment en sont-ils venus à l’esport ? 
 
N : Je n’étais pas là à la naissance du projet, malheureusement. Le projet a été proposé au Servette Football Club, les dirigeants l'ont trouvé intéressant et ont décidé de l'intégrer au club. 
 
K : En France, beaucoup d’équipes ou de clubs esport se financent via le streaming, ou des activités annexes. Vos joueurs sont-ils sous contrat et à plein temps ? 
 
N :Nos joueurs sont bien évidemment sous contrat mais ils ont tous des activités annexes en plus car il n’est pas encore possible de vivre de l’esport en Suisse ! 
 
K : Et penses-tu qu’un coach est impératif dans une équipe ? Ou les joueurs peuvent être capable de s’autogérer ? 
 
N : Cela varie en fonction du jeu. Un jeu en équipe tel que Overwatch, il est impératif d’avoir un coach pour analyser les parties afin de trouver des axes d’améliorations. C’est un vrai rôle d’analyste qui est nécessaire afin de permettre aux joueurs de progresser. 
Par contre sur un jeu comme Hearthstone, nous n’avons pas de coach pour nos joueurs. Le jeu étant très lent, ils ont la possibilité d’analyser la situation en direct et il est beaucoup plus simple pour eux de s’autogérer. 
 
K : Enfin, quelles sont vos ambitions pour les mois / années à venir ?
 
N : Sur le court terme faire plus de podiums en Suisse et sur la scène européenne. Sur Rocket League c’est plutôt bien parti car l’une de nos équipes évolue à l’échelle Européenne et est première sur la phase de groupe des Rocket League Rival Series (compétition qui se situe juste en dessous des RLCS qui est la compétition mondiale) sur 8 équipes. 
Sur Overwatch, notre équipe internationale attaque en avril l’Open Division Saison 2, en espérant qu’elle réalise le même parcours que la saison passée. 
Et enfin sur le long terme, nous souhaitons montrer que malgré le fait que la Suisse soit un petit pays, il y a de l’ambition et du niveau. Nous avons énormément de talents et nous voulons le faire savoir ! 
 
K : Merci à toi pour ton temps ! On vous souhaite le meilleur pour la suite​ :)

 

Crédit : www.gokyklos.com
 
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