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Par KyklosGaming Blog créé le 10/04/18 Mis à jour le 28/01/19 à 15h33

KYKLOS est une start-up française fondée par des gamers passionnés. Le but de celle-ci est d'offrir une expérience de jeu complète à ses utilisateurs en proposant une plateforme de mise en relation afin de constituer des équipes et de convertir le temps passé sur les jeux en récompense.

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Lors de notre séjour à Marseille pour le ggCircuit sur le jeu Fortnite, nous avons eu la chance de rencontrer Romain « Samchaka » Malaye. Présent pour coacher l’équipe Solary, il a accepter de répondre à nos questions ! Son parcours, comment est-il arrivé sur l’esport, son passage sur Fortnite … Il nous en dit plus ! 

  

KYKLOS  : Salut Coach Sam ! Avant toute chose, est-ce que tu pourrais te présenter rapidement et nous décrire ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

SAMCHAKA : Bonjour ! Alors je suis SamChaka, mon nom est Romain Melaye, Je suis coach de l’équipe Solary pour LOL et Fortnite. Après sur cette saison cela va changer puisque je vais laisser ma place de coach de l’équipe LOL à Caelan afin de me pencher plus intensément sur Fortnite.

A l’origine je coachais juste de petites équipes LOL pour le plaisir. Très vite, j’ai atteint la scène semi-pro avec Nuit Blanche, il y a un peu moins de 2 ans. De là, j’ai réussi à me faire connaître, j’ai été recruté par GrosBill. Ensuite je suis parti en Espagne, en Turquie. Et là j’ai été contacté par Solary pour les rejoindre. Ca a été un moment fort, une vraie rencontre, et c’est ce qui m’a donné envie de travailler avec eux.

 

K : Est-ce que tu peux revenir sur ton parcours avant l’esport ?

S : A 14 ans j’étais joueur, coach d’une équipe jeune et arbitre en handball. Je continuais mes études aussi. Après le bac j’ai fait une prépa école d’ingénieur, tout en faisant de l’animation à côté. J’ai fait des tests en entreprise qui m’ont déplu donc je suis retourné vers l’aspect éducateur, animateur etc.

 

K : Et comment, à partir de tout ça, tu as atterri dans l’esport ?

S : Je n’étais pas forcément un gros gamer de base. Mon premier contact avec l’esport s’est fait via les championnats du monde de Quake à Bercy. Mais je n’étais ni joueur ni membre du staff, je suivais juste mes potes. Je me suis éloigné de tout ça, pour finalement retrouver un attrait vers les jeux vidéos en 2006 à travers WoW.  J’ai fini par être Guildmaster, Raidleader etc. de la première guilde québécoise. C’était purement amateur bien évidemment. A un moment j’ai tout stoppé, et j’ai découvert Starcraft II. J’ai pas mal grind le jeu, au point de devenir assez fort pour battre les joueurs réguliers mais pas assez pour battre les pros. Ca m’a un peu écoeuré et j’ai découvert LOL. Pour le coup, je trouvais LOL assez facile, j’étais assez detendu quand je lançais une game. Avec des potes on constituait des teams de 5 et je leur apprenais le jeu. Puis un jour j’ai eu envie de jouer avec des personnes d’un meilleur niveau donc je suis allé sur des forums, et à force de jouer avec ces personnes, 6 mois après j’intégrais Nuit Blanche.

 

K : Tu as coaché des équipes étrangères : tu étais sur place ou à distance ?

S : Concernant ma dernière équipe ça se faisait à distance. C’était une équipe de Ligue 2, la seule fois où je les ai vu c’était en finale de LAN à Madrid. Pour la Turquie, il y avait des deux. J’ai commencé en challenger qualifier, qu’on a gagné. Ensuite on a pas mal performé en challenger series et on a fini par remporter les phases finales. Pour tout ça je suis resté un mois sur place. Ca nous a donné une place en TCL, qui est l’équivalent des LCS en Turquie, où on a encore eu de bons résultats, sans pour autant parvenir à nous qualifier pour les Worlds via les play-ins.

 

K : Comment se passe une journée type d’un coach qui prépare ses joueurs à la compétition ?

S : Il y a pas mal de variables. On ne gère pas une équipe de la même manière si on est présent ou à distance. A distance tu n’as aucun contrôle sur les joueurs à part pendant les scrims. En gaming house ou en bootcamp, tu passes ta vie avec les gens, tu apprends à les connaître … Donc ça peut vraiment varier. Je vais prendre une journée chez Solary pour l’exemple. Le matin, on fait en quelque sorte une revue de la méta dans chaque région (NA, Corée, Chine…). Je regarde beaucoup la LPL et la LCK car ce sont les ligues les plus copiées donc ça peut donner des indications sur ce que ton adversaire peut sortir. Ensuite, quand tu es dans un système de ligue, tu sais quel sera ton prochain adversaire donc tu peux adapter ton entraînement en fonction. Je vais également consulter les analystes, qui viennent compléter ton travail, au niveau des stats ou même pour proposer des idées pour les matchs à venir. Ensuite, l’après-midi, de 15H à 20h généralement, on va scrim contre d’autres équipes. Et après ça tu fais des débriefs, de la VOD review… Il ne faut pas oublier qu’à côté de l’aspect sportif, il faut également gérer l’aspect management d’êtres humains, ce qui implique de permettre à tout le monde de s’aérer la tête, faire des sorties en groupe, ce qui pour le coup ne me concerne pas dans mon rôle de pur coach chez Solary.

 

K : Qu’est-ce que tu penses de l’évolution de l’esport LOL en France (Open Tour, LFL) ?

S : En réalité, je pense que c’est l’habillage qui se professionnalise, mais les équipes pros existaient déjà avant : Millénium, GO, LDLC … L’évolution dont tu parles concerne la professionnalisation en termes d’organisation et d’évènements. Donc plutôt la forme que le fond.

 

K : Concernant Fortnite, comment t’es-tu adapté au jeu afin de pouvoir être un coach compétent ?

S : Fortnite reste un jeu d’équipe, comme LOL, donc certains aspects primordiaux sont les mêmes ! La communication, la répartition des rôles, la préparation mentale, la planification … Ensuite, j’ai dû me concentrer beaucoup plus sur le jeu, je travaille encore aujourd’hui énormément afin de me renseigner sur les métas, les nouveautés, pour être en mesure d’établir des plans de jeu, des stratégies notamment. En vérité, j’adore ce jeu. Je le trouve extrêmement spectaculaire, très technique, compliqué, même si il a l’air simple sur le plan des concepts. Je rangerai ce jeu dans la même catégorie que le poker, à cause de la RNG. Mais on peut dompter cette RNG, soit par le decision making soit par la préparation tactique et mentale.

 

K : Concernant la jeunesse de la communauté Fortnite et des jeunes joueurs qui ont explosé grâce au jeu, qu’est-ce que tu penses de l’influence de Fortnite sur cette jeunesse ?

S : C’est quelque chose qui risque forcément d’arriver. les chiffres sont hallucinants. Mais même pour nous c’est une découverte. L’âge de la communauté est plus bas alors que les montants sont plus élevés. De plus, on fait face à une génération née dans les réseaux sociaux, où les influenceurs touchent de grosses sommes également. Les organisateurs de LAN ne se rendent pas compte des phénomènes que représentent les pros sur ce jeu. je pense à Kinstaar, il est extrêmement sollicité ! Sa fanbase est gigantesque et pour le coup très passionnée. Moi j’essaie de réclamer un peu plus de vie privée, des endroits pour réduire un peu cette exposition. Avant dans LOL on pouvait se balader en LAN et fréquenter son public. Là, les fans sont jeunes et surtout extrêmement nombreux, et ne se rendent pas compte de la pression qu’ils mettent aux joueurs. Kin’ et Hunter viennent d’avoir 18 ans donc il faut les protéger. En plus Solary est une énorme chaîne Twitch sur Fortnite en France, donc l’exposition est gigantesque. On a l’avantage d’avoir des gens qui ont la tête sur les épaules.

 

K : C’est tout pour nous ! Merci beaucoup d’avoir répondu à nos questions Sam !

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La semaine dernière, l’organisme en charge de la sécurité intérieure, la DGSE, a publié une annonce afin de recruter un spécialiste en jeux vidéo, qui serait chargé, au cours d’un stage de 6 mois, de réaliser une cartographie du paysage vidéoludique français, et d’expliquer son fonctionnement. Le but, à terme, sera d’intégrer les jeux comptant le plus d’utilisateurs et d’infiltrer les systèmes de chat vocaux présents sur ces jeux. La DGSE soupçonne en effet certaines personnes malveillantes d’utiliser ses moyens de communication pour y échanger des informations essentielles.

 

La série française “Le Bureau des Légendes” avait donné un aperçu de cette pratique, en mettant à l’écran les services secrets en train de piéger de potentiels terroristes amateurs de FIFA et de Call of Duty. Pour cette annonce, les jeux visés seraient Fortnite, League of Legends, CS:GO, et PUBG.

 

Sur le plan des principes, on est en droit d’avoir une opinion partagée sur le sujet. Certains estimeront qu’il s’agit une fois de plus d’une invasion de la vie privée par les services gouvernementaux. Ce n’est pas totalement faux, surtout qu’il s’agit ici en ligne de mire d’une mise sur écoute et d’une infiltration de messagerie. Ce qui impliquerait que même au moment où un citoyen ne cherche qu’à se divertir, il serait aussi surveiller par les services secrets. D’aucuns répondront que si l’on n’a rien à se reprocher, ce n’est pas particulièrement gênant. C’est vrai aussi, puisque techniquement, une mise sur écoute est “indolore” pour la personne, en ce sens qu’elle n’est pas censé s’en rendre compte.

 

Chacun se fera son opinion, en tout cas, on se doit de souligner le modernisme de la stratégie de la DGSE. Nous savons désormais que les plus grands réseaux sociaux, que ce soit Facebook, Twitter, ainsi que les plus grands générateurs de data, à savoir Google, Apple et Amazon, coopèrent avec le Gouvernement en leur communiquant certaines infos et en leur donnant accès à certaines conversations. Or les chats “in-game” de ces jeux multijoueurs en ligne sont effectivement un refuge pour les personnes souhaitant échapper à cette surveillance. il est donc assez malin d’orienter la vigilance vers ces technologies. On opposera cependant que les communauté restent assez jeunes sur ces jeux, et qu’il y a de fortes chances que les communications visées soient noyées dans l’immense flux quotidien de messages et de discussions que ces jeux drainent.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Nous sommes curieux de connaître votre opinion, donc n’hésitez pas à la partager en commentant ce post :)

 

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Les role play très appréciés ! 

Après la sortie du très attendu Red Dead Redemption 2, on dénote que les jeux de role play ont grandement la côte auprès du grand public en ce moment. Ce style de jeu, impliquant un développement du personnage joué, a le mérite de garder le joueur devant son écran pendant longtemps et offre une durée de vie importante, ce qui donne la sensation au consommateur d’avoir “rentabilisé” son achat. Mais ce n’est pas tout.

La très grande majorité des RPG permettent une amélioration à la fois technique et esthétique du personnage. La customization vestimentaire devient un impératif dans la quasi totalité des jeux aujourd’hui mais ce sont les RPG qui historiquement ont offert le plus de possibilités à ce niveau. Par ailleurs, la personnalisation technique du personnage multiplie les possibilités de gameplay, le joueur ayant la possibilité de choisir son style de jeu. Cette possibilité rallonge d’autant plus la durée de vie du jeu qui peut être joué d’une certaine manière, puis être recommencé en adoptant un gameplay totalement différent.

C’est deux éléments justifient la tendance actuelle du retour des RPG sur le devant de la scène. Bien évidemment, Red Dead Redemption 2 marque une véritable avancée dans le genre, en apportant un monde ouvert immense, une précision jamais atteinte en matière d’environnement et de détail, et une immersion comme on en a rarement vue.

 

Qui d’autre que Rockstar ? 

Mais Rockstar, l’éditeur de RDR2, n’est pas le seul à pouvoir profiter de cette tendance aux RPG. Ubisoft a également fait ce pari avec la licence Assassin’s Creed. D’un jeu à l’origine porté sur l’assassinat et l’action, nous faisons désormais face à un véritable RPG, avec des améliorations d’équipement nécessitant une certaine période de “farming”, des combats de boss, de la gestion d’aggro, ou encore d’un nombre incommensurable de quêtes annexes, en plus de la quête principale.

Dans la même idée, Bandai Namco, l’éditeur japonais, connu entre autres pour être le publisher de Darks Souls et de The Witcher 3, se lance également dans le RPG en monde ouvert avec un jeu maison cette fois, à savoir One Piece World Seeker. Bien qu’on en sache assez peu sur les possibilités de spécialisation du personnage, nous savons d’ores et déjà qu’il sera possible d’incarner Luffy dans un monde ouvert et de suivre une histoire inédite. Il s’agit d’une première pour le studio nippon, donc attention à ne pas trop en attendre, mais cette nouvelle opportunité est porteuse d’espoir pour un studio qui avait fait de sa spécialité les jeux de fighting en deux dimensions.

 

Les classiques … 

Comment évoquer les RPG sans évoquer The Elder Scrolls. La licence fait désormais partie de l’Histoire du jeu vidéo, et a enfanté des classiques du genre en matière de RPG, comme Skyrim pour ne citer que lui. Et bien après des années d’attentes, Bethesda a finalement décidé de lancer le développement d’un nouvel opus. Bien que sa sortie soit difficilement envisageable avant 2021, beaucoup attendent déjà énormément ce jeu.

Malgré l’excitation autour de ces nouveaux jeux, il convient de rappeler qu’il a fallu huit ans et des millions de dollars à Rockstar pour développer un chef d’oeuvre comme RDR2. Il sera donc rare d’atteindre un tel niveau de qualité dans l’industrie. Mais c’est en fixant ce genre de barrière qualitative que l’industrie progresse et pousse encore plus loin les limites du divertissement qu’est le jeu vidéo, ce qui explique à n’en pas douter l’appétit des consommateurs pour les RPG.

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Beaucoup d’entre vous connaissent certainement Hearthstone, le jeu de cartes en ligne développé par Blizzard reprenant l’univers de World of Warcraft. pendant longtemps, il faisait figure de référence en la matière, et occupait un quasi-monopole sur le marché. Mais aujourd’hui, beaucoup de jeux classiques se tournent vers la digitalisation comme relais de croissance, du fait de la désuétude (pour le grand marché) des jeux de cartes papiers. Également, d’autres jeux de cartes sont développés directement en jeux vidéo afin de profiter des mécaniques offertes par le système de cartes. Voici notre sélection des jeux qui nous ont le plus diverti.

 

 

Artifact

Artifact signe le grand retour de Valve parmi les développeurs de jeux vidéos. Ils s’étaient jusque là concentrés sur la gestion de la plateforme Steam, délaissant la création de nouveaux jeux. Cette fois, ils reviennent avec un jeu reprenant l’univers du moba DOTA, mais également certaines mécaniques du genre. En effet, une partie se déroule sur trois boards différents (comme dans le système des lanes), avec la possibilité de faire revivre des personnages tombés au combat (respawn) et d’équiper ses cartes avec des objets (stuff). Les cartes pourront être achetées ou échangées sur le marché Steam. Le jeu n’est cependant pas free-to-play et uniquement disponible sur Steam.

 

Valve a de grandes ambitions compétitives pour son poulain. Fort de son expérience avec DOTA 2 et Counter Strike: Global Offensive, le développeur souhaite développer l’esport sur son jeu. Les cashprizes seront financés de manière participative par la communauté comme pour DOTA. Un premier tournoi est déjà en préparation avec pour objectif un cashprize de 1 million de dollars. Avec les moyens et l’expérience de Valve, cette adaptation du MOBA en jeu de carte est donc partie pour s’installer durablement dans le paysage esportif mondial.



Magic The Gathering Online

 

Nombreux sont certainement ceux d’entre vous qui ont commencé à jouer aux cartes avec leurs amis grâce à “Magic”. Cette institution du jeu de carte souhaite désormais toucher à la fois une nouveau public, plus jeune et plus numérique, tout en se renouvelant auprès de ses fidèles. Le système de jeu ne s’en trouve pas pour autant dénaturé. Les cartes sont toujours répertoriées selon une couleur, symbolisant différents types de mana. Le gameplay est toujours constitué de trois phases : l’échange de cartes, la constitution du deck et la partie en elle-même.

 

Bien qu’une version en ligne existe depuis longtemps, la hype autour de Magic Online s’est vue être renouvelée lors de la sortie de l’extension Dominaria et une campagne de publicité omniprésente. Elle profite également d’une tendance au retour du Old School, avec les jeux de plateau ou autre divertissement n’impliquant pas d’ordinateur.



Slay The Spire

 

Slay The Spire est un jeu développé par MegaCrit sorti en 2018, dont le but est d’avancer étape par étape, ennemis après ennemis, vers des boss finaux qui vous donnent accès au niveau suivant, sachant qu’à chaque ennemi battu, vous gagnez des gold, parfois une potion, et la possibilité d’ajouter une nouvelle carte à votre deck (c’est ce qu’on appelle du Deck Building). Chaque run comporte trois niveaux, vous aurez le choix entre trois champions différents pour effectuer vos run, et chacun aura un deck building qui lui est singulier. Vous prendrez soin d’accumuler le plus de reliques possibles, puisqu’elles vous attribuent en quelque sorte des passifs facilitant votre expérience de jeu, mais auxquelles c’est à vous d’adapter vos choix de chemins et vos actions en cours de combats.

 

L’intérêt ici est l’accès au mode “ascension”, qui fait que vos runs deviennent de plus en plus difficiles au fur et à mesure que vous en finissez. Le jeu devient donc de plus en plus punitif à mesure que l’on y joue, ce qui est un aspect plutôt intéressant en terme de rétention de joueur, puisqu’on combat la lassitude. Les victoires mériteraient cependant d’être un peu mieux récompensées.

 

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esport (Jeu vidéo)

Cette semaine, nous avons l’immense honneur de vous partager un interview réalisé avec YellowStar, actuellement coach de l’équipe LDLC engagée sur le LOL Open Tour. Nous avons échangés sur de nombreux sujets et ce fut l’occasion de revenir sur son immense parcours.

 
KYKLOS : Salut YellowStar ! Comment ça va ?

YellowStar : Bonjour ! Ca va très bien merci.

 
K : Au cas où certains ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux te présenter rapidement s’il te plaît ?

Y : Je suis YellowStar, coach de l’équipe LDLC sur League of Legends. J’ai commencé l’esport sur Warcraft III, j’ai ensuite bifurqué sur League of Legends pour jouer compétitivement. J’ai rejoint des équipes comme AAA, Fnatic, TSM. J’ai mis fin à ma carrière de joueur pour rejoindre le PSG Esport pendant un an en tant que directeur sportif, et maintenant je coach l’équipe LDLC.

 
 
K : En quoi cela consiste d’être coach de l’une des meilleures équipes compétitives françaises sur LoL ?

Y : En tant que coach, ce qui est vraiment important, c’est instaurer un esprit d’équipe. Il faut que chaque joueur se sente bien avec les autres. Bien évidemment il faut que cela fonctionne en jeu, les liens se soudent plus facilement en cas de victoire. Mais pour pouvoir atteindre la victoire, il faut instaurer beaucoup de discipline et de motivation. La motivation est intrinsèque au joueur donc l’idée va être de recruter des joueurs avec le même objectif pour qu’ils avancent ensemble dans la même direction. Mon rôle sera de les encadrer et leur permettre d’améliorer leurs performances pour atteindre cet objectif.

Ensuite je vais intervenir sur un aspect stratégique in game puisque je vais pouvoir prendre un recul que les joueurs n’auront pas forcément lorsqu’ils seront concentrés sur leur partie.

Le coach va également beaucoup apporter sur un aspect mental. C’est certainement 75-80% de mon travail.

Le coaching ça va être une adaptation permanente à la personne en face. On ne peut pas suivre de modèle pour ça. Il faut vraiment adapter sa méthode de coaching au joueur. Etre coach, c’est manager des êtres humains avant tout.

 
K : Tu as été directeur sportif du PSG Esport, que retires-tu de cette expérience ?

Y : C’était une super expérience. Forcément j’aurais espérer que cela aboutisse à quelque chose de mieux. Cependant, en tant que personne, j’ai appris énormément de choses. D’ailleurs je les remercie et je les remercierai toujours de m’avoir donné cette opportunité. J’en suis ressorti grandi. Si c’était à refaire je le referai. En changeant certaines choses bien évidemment.

 
K : Tu es actuellement engagé avec LDLC dans une compétition qui s’appelle le LOL Open Tour. Que penses-tu de ceci ?

Y : L’Open Tour est une superbe initiative. Cela permet de développer la scène française qui comporte énormément de talents. Certes il y a quelques joueurs étrangers mais c’est le cas dans n’importe quelle ligue. En tout cas on voit de très bons joueurs évoluer et qui sait peut-être que certains rejoindront la scène européenne voire internationale.

 
K : Tu as été joueur, directeur sportif, maintenant coach, quelle est la casquette que tu préfères ou a préféré ?

Y : Il y a une période pour tout. Honnêtement, j’ai appris énormément sur tous les plans. En tant que joueur j’ai pu travailler ma gestion du stress, la découverte de ce qu’est la compétition, la communication avec les interviews etc. Ensuite en tant que coach j’ai appris sur des aspects plus managériaux, stratégiques, gestion de l’humain. Enfin, comprendre le business, la portée de ses actes via mon poste de directeur sportif. Et ce que toutes les personnes que j’ai pu croiser m’ont apporté.

De ce fait je vais avoir du mal à exprimer une préférence pour un poste plutôt qu’un autre. Il y a un temps pour tout.

 
K : En réalité, à chaque instant tu étais à ta place, à la position que tu préférais …

Y : En fait, comme à chaque fois que je fais quelque chose, j’ai vraiment envie de réussir, j’ai toujours un esprit de compétiteur, je me donne tous les moyens pour faire le mieux que je peux, quoi que je fasse.

 
K : Est-ce que tu suis toujours l’esport sur LoL à une échelle internationale ?

Y : Je suis toujours l’esport, même sur d’autres jeux d’ailleurs. Mais évidemment je m’intéresse à l’esport sur LoL, que ce soit des ligues nationales comme la France, l’Espagne, ou la ligue européenne des LCS. Et je suis les Worlds cela va sans dire.

 
K : Que penses-tu justement de la direction qu’est en train de prendre toute cette scène esportive sur LoL ? Notamment de l’arrivée de la Chine, le remise en question de la Corée, et le développement de teams sur d’autres continents que EU, NA ou Corée.

Y : Le sport. C’est la compétition qui veut toutes ces évolutions. Les meilleurs ne peuvent pas toujours rester au top. Beaucoup de gens fournissent des efforts considérables pour rattraper et battre les meilleurs. C’est toujours bon d’avoir des surprises. Cela relance le spectacle qu’on aime voir. Ca reste plaisant à regarder, et cela nous pousse à encore plus travailler pour progresser.

 
K : Dernière question, parmi ton immense carrière, quel est ton meilleur souvenir ?

Y : On m’a souvent posé cette question, mais je ne saurais pas dire. Quand je regarde de là où je suis parti, c’est-à-dire des LANs, j’ai participé, à mon échelle, à la construction de l’esport. Quand je vois ce que c’est aujourd’hui, je suis plutôt content. Chaque moment est à chérir.

 
K : Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. Ce fut un véritable honneur de pouvoir discuter avec toi.

Y : Merci à vous !

 

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Bonjour à tous, 

 

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Notre mission ? Te pousser des coéquipiers aux mêmes compétences et au même état d'esprit que toi ! Alors si tu veux participer au dévelopement d'une jeune start-up Française, rejoins la meute ! 

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A bientôt j'espère ! 

Basile

 

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esport (Jeu vidéo)

C’est avec un plaisir non feint que nous vous partageons aujourd’hui un interview de Romain « Caelan » Albesa. Ancien joueur compétitif de League of Legends et désormais animateur et coactionnaires de la structure Solary. Cet interview a été réalisé lors de la VGA 2018 à Valenciennes, avec un Caelan souriant et bienveillant. Voici nos échanges.

 

K : Bonjour Caelan !

C : Bonjour !

 

K : Au cas où certains de nos lecteurs ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux rapidement te présenter s’il te plaît ?

C : Je suis Romain Albesa, mais on me connait surtout sous le pseudonyme de « Caelan », je suis l’un des fondateurs de Solary et streamer à côté, et c’est le plus important je pense.

 

K : C’est parfait même ! Nous sommes actuellement à la VGA 2018, qu’est-ce que tu penses de cette LAN ?

C : Je trouve la LAN plutôt bien organisée. Les joueurs de LOL n’ont pas de souci niveau réseau or c’est ce sur quoi nous sommes le plus vigilant en général. C’est la première fois que je fais cette LAN et je suis agréablement étonné du monde qu’il y a. Je ne m’attendais pas à autant de visiteurs ni même de joueurs.

 

K : Bien que tu ne sois plus joueur compétitif dans une team, est-ce que tu t’intéresses toujours à la scène esportive ?

C : Bien sûr !

 

K : La scène française de League of Legends est désormais régie par le LOL OpenTour, qui est une compétition régulière réunissant les meilleures équipes françaises. Lunary et Solary sont engagées dans cette compétition. Qu’est-ce que tu penses de cet Open Tour ?

C :  Je trouve que c’est un bon format. Selon moi, cette compétition organisée selon un circuit national est la forme qu’auraient dû adopter les LCS EU. En termes de génération de hype, le schéma de circuit est ce qu’il y a de mieux. Prenons par exemple le Tennis, le modèle de circuit via les tournois du Grand Chelem est parfaitement adapté. C’est la même chose avec les Majors que l’on retrouve dans CS:GO ou Rainbow VI par exemple, qui sont de véritables catalyseurs d’engouement.

 

K : Et c’est d’autant plus pratique que la hype est prolongée dans la durée au gré de chacune des étapes.

C : Exactement !

 

K : Est-ce que l’esport sur d’autres jeux, concurrents à League of Legends, te fait peur ?

C : Peur ? Non il ne faut pas avoir peur ça. Prenons un exemple traditionnel ! Pourquoi le football est le sport le plus connu, qui domine tout en termes d’audience, de hype autour des compétitions et de flux financiers ? Parce que ce sport intéresse des milliards de gens. N’importe qui peut pratiquer ce sport !  Même à un petit niveau ! En faire en compétition… Et surtout tout le monde peut le regarder. C’est ça qui crée le milieu du sport ce sont les gens qui s’y intéressent.

Nous dans l’esport, on a la particularité d’être dans un milieu qui évolue énormément parce qu’il est jeune. Et pourtant, le milieu a beau évoluer certains jeux restent leaders pendant des années parce que les gens s’y intéressent. Regarde LOL, le jeu est sorti il y a bientôt 10 ans, certains y jouaient même sur la Bêta, et pourtant le jeu est parti pour durer encore un moment. Donc non il ne faut pas en avoir peur. De plus, si un jeu s’éteint, c’est parce que d’autres fonctionnent mieux. Il faut savoir évoluer avec ton milieu, « prendre la vague » comme on dit, mais si tu refuses de prendre la vague, tu seras amené à faire autre chose, à changer de milieu justement.

 

K : Durant ta carrière, tu as été compétiteur et streamer. Du coup, compétiteur ou streamer ?

C : Je pencherais pour compétiteur. Tu ressens des choses beaucoup plus fortes, tu fais des rencontres et vis des expériences extrêmement enrichissantes en tant que personnes lorsque tu es compétiteur. Bien évidemment, cela va dépendre de ce que tu recherches en tant que personne, mais personnellement, dès mon plus jeune âge j’étais quelqu’un de très compétitif. J’ai commencé très tôt à faire de la natation en compétition par exemple.

Également, je trouve les sports d’équipes fantastiques, tu vis des choses uniques, ressens des sensations incomparables avec quoique ce soit, et je pense que c’est encore plus fort pour l’esport. Je dis ça parce que dans l’esport tu assistes à un phénomène que tu ne retrouves pas dans les sports traditionnels. Lorsque des gens vont monter une équipe à partir de rien, avec des gens qu’ils pensent connaître. Alors que parfois ils ne se connaissent que virtuellement. Ils ne se découvriront que pendant la compétition lorsqu’ils se déplacent. Or gagner avec quelqu’un que tu ne connais que spirituellement, réussir à créer un lien avec des gens dont tu ignores presque tout, c’est exceptionnel.

Je ne vois pas quel autre milieu, quelle autre pratique apporte quelque chose de semblable.

 

K : Sans t’en rendre compte, tu viens littéralement de pitcher l’objet de l’application KYKLOS qui est de permettre aux joueurs de « rencontrer » spirituellement des gens par le biais du jeu vidéo et de créer un lien entre les personnes. Nous t’en remercions grandement ! (rires)

C : Haha et bien écoute il n’y a pas de souci (rires).

 

K : Tu as évoqué précédemment le fait que tu avais fais du sport en compétition quand tu étais plus jeune. Est-ce que tu es d’accord pour dire que les bons sportifs font de bons esportifs ? Nous avons publié un article à ce propos sur notre site, et c’est étonnant de voir à quel point les sportifs peuvent être de très bons esportifs.

C : Totalement. Je suis tout à fait d’accord. Et j’ajouterai même à cela que les bons étudiants, les personnes ayant des facilités d’apprentissage font de bons esportifs. Je pense que ce qui recoupe le sport, les études et l’esport, ce sont des problématiques de méthodologie, de rigueur dans le travail. Dans un schéma compétitif, au sommet tu ne retrouveras que des gens rigoureux, qui ont une véritable dynamique de travail. Après évidemment tu as des gens talentueux, qui n’ont pas forcément besoin d’une même rigueur, même si tu auras toujours besoin d’un minimum de rigueur justement et de méthodologie.

Quand tu arrives à un certain niveau en tant que compétiteur, tu n’es pas le seul à chercher à atteindre le sommet. Dans un milieu compétitif, je me suis toujours dit que si tu veux battre quelqu’un qui travaille une heure, il faut que tu travailles une heure et demi et/ou mieux travailler.

 

K : Tu évoques l’aspect étudiant, cela me fait une transition toute trouvée pour la prochaine question. Riot Games France vient d’annoncer la Grosse Ligue, qui est un circuit de tournois réservés aux étudiants. Sachant qu’un étudiant n’est a priori pas destiné à devenir un athlète de sport électronique, quels sont les apports d’une telle ligue ?

C : Je pense que cela envoie un bon message. Comme je le disais, les étudiants avec une bonne rigueur et une bonne méthode de travail feront de bons compétiteurs. Et avoir ce genre de ligue rendrait la compétition beaucoup plus intéressante pour ces gens-là car le niveau attendu serait beaucoup plus élevé, beaucoup plus challengeant. Bien sûr ils n’ont pas le même temps d’entraînement que des joueurs compétitifs.

Cela apporte une équité dans la compétition puisque finalement. Tout le monde est logé à la même enseigne, et par implication cela va créer plus d’engouement chez le joueur étudiant. En fait, cela leur permet de se détacher un petit peu de leurs études, tout en leur apportant quelque chose de bénéfique. Ils vont pouvoir approfondir des compétences qu’ils n’auraient pas forcément sollicité dans un milieu éducatif ou universitaire.

 

K : On pourrait même imaginer une « perle », un étudiant qui s’avèrerait être un excellent esportif, ce genre de ligue lui apporte une visibilité immédiate.

C : Et qui sait, c’est peut-être le premier pas vers le Sport-Etude esportif. Je pense qu’en France on a encore un peu de mal à accepter le phénomène qu’est l’esport. Ça vient petit à petit, il ne faut pas être pressé, en France on met toujours quelques années de plus à accepter la nouveauté, mais on finit toujours par l’accepter in fine.

 

K : Et bien justement tu fais bien d’en parler. L’un de nos partenaires sur cet évènement, emlyon business school, a introduit la pratique de l’esport comme matière permettant de valider ton année (article ici)

C : Ah ouais ? Incroyable ! Et bien tu vois c’est justement ce que je disais quand on parlait de l’acceptation pas à pas de l’esport comme phénomène sociétal.

 

K : A la LAN où nous nous trouvons, le tournoi Fortnite n’est pas un tournoi officiel mais communautaire. Cela signifie que n’importe qui peut y participer tant qu’il paye les frais d’inscription et qu’il reste un slot de libre. Cet aspect-là est un petit peu en train de disparaître sur League of Legends, et ça pourrait également disparaître sur Fortnite. Qu’est-ce que tu penses toi personnellement de ces événements communautaires ?

C : Je suis totalement pour. Il faut savoir que Fortnite et LOL sont des jeux qui touchent des communautés totalement différentes. LOL demande énormément d’investissement, tu ne pourras jamais devenir bon si tu n’y consacres pas des centaines d’heures. Il y a trop de champions, trop de sorts, trop d’items, de runes à connaître pour pouvoir s’en sortir sans tryhard. Alors que Fortnite est beaucoup plus accessible, et je pense que, là-dessus, Epic Games font un très bon travail en accordant de l’importance à la fois aux tryharders et aux joueurs plus casuals.

A terme, rien n’interdit à un joueur casual d’approfondir l’expérience de jeu en s’intéressant par exemple à la compétition. C’est exactement la même chose avec le football. Tu n’as pas besoin d’un investissement préalable énorme en temps et en énergie pour comprendre le football, mais derrière si tu veux plus tu peux aller chercher plus.

 

K : Finalement cela reprend le concept de « Easy to play, Hard to master”.

C : Exactement. Et je trouve que là-dessus, Epic Games font un très bon travail.

 

K : Quelles sont aujourd’hui tes ambitions personnelles ?

C : On va commencer par les ambitions de « Caelan ». J’essaye en ce moment de m’appliquer, de me former, pour devenir un chef d’entreprise dont je peux être fier. Y a un second Caelan qui se considère déjà comme un chef d’entreprise et qui ne pense qu’à faire développer Solary sur plusieurs domaines. Moi, je suis plutôt concentré sur l’aspect merchandising. J’ai également envie de pousser l’esport au sein de la structure.

Quant à moi plus personnellement donc Romain, je veux développer mon entreprise en respectant un idéal d’humanisme. Je trouve que jusqu’à présent on a fait avancer les choses en respectant l’humain, proprement, et j’en suis incroyablement fier. On est dans un milieu avec beaucoup de mensonges, de non-dits, ou de mal-dits pour être plus trompeur. Et nous de notre côté on cherche à faire les choses bien et les gens qui travaillent avec nous sont super contents.

Tu vois, rien que d’en parler me fait réaliser à quel point ce que je fais est incroyable. J’ai 22 ans, et à Solary on a une assistante de direction, qui est en CDI, célibataire avec deux enfants, et la pratique de ma passion, qui est devenu mon métier, permet à cette femme de vivre correctement.

 

K : Enfin, pour terminer cette interview, est-ce que Romain est épanoui ?

C : Ouais, je suis vraiment super épanoui. J’ai la chance de travailler dans un milieu qui me passionne, ce qui fait que je ne compte plus mes heures mais je prends toujours autant de plaisir. En plus il y a des résultats derrière ! Les gens apprécient donc on n’a absolument pas l’intention de s’arrêter là. Faire de sa passion son métier, et qu’en plus ça marche, c’est une chance unique. Y a une part de chance aussi, j’en suis conscient. J’ai beau avoir travaillé, je sais que ce sont des opportunités saisies qui font là où j’en suis aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que j’ai un parcours particulier ! A la base j’étais joueur, je suis devenu streamer, et maintenant je suis entrepreneur.

Beaucoup de gens me demandent s’ils doivent se lancer dans ce métier, c’est très dur d’y répondre. Personne ne te recommandera de te lancer dans une carrière de rockstar, parce qu’il y a une part de chance en fait. Ton succès dépend des goûts d’une masse de gens, et tu ne peux pas savoir à l’avance si tu vas plaire à suffisamment de gens.

Et bien le gaming et l’esport c’est pareil. Tu ne pourras pas savoir à l’avance si tu seras au niveau compétitivement. Faut assurer sa survie dans un premier temps, et ensuite tu pourras te tourner vers ton confort personnel, aborder des notions de passions, plaisir etc. Mais c’est la survie qui compte dans un premier temps il ne faut pas se leurrer, et moi j’ai dépassé ce stade donc je ne retire que le plus et j’espère aller encore plus loin dans tous mes projets.

 

K : Merci beaucoup Romain de nous avoir accordé cette interview c’était passionnant !

C : Merci beaucoup pour cette interview ! Les questions étaient pertinentes, j‘ai pris beaucoup de plaisir à la faire. J’en profite pour remercier aussi toutes les personnes qui suivent Solary et qui me suivent plus personnellement. Sachez qu’on se donne à fond tous les jours pour faire en sorte de vous satisfaire. Et j’espère que les lecteurs de cette interview apprécieront nos échanges.

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Jeux : 
League of Legends, Fortnite
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esport (Jeu vidéo)

Les sportifs dans l’esport. La physicalité du sport traditionnel a souvent conduit à une opposition frontale sur le plan conceptuel du sport et de l’esport. Mais lorsque l’on voit de personnes ayant fréquenté le monde du sport se lancer dans l’esport, on se dit qu’il existe finalement quelques similitudes. Etudions ces exemples de conversion voire reconversion de sportifs traditionnels vers l’esport.

 

Felix “Féfé” Münch

“Coach Féfé” comme il se fait désormais appeler, est un exemple de réussite dans les milieux du sport traditionnel et désormais de l’esport. Cet ancien préparateur physique de l’équipe de France de Basket-ball vient tout juste de remporter les Contenders EU (équivalent de la coupe d’Europe) sur le jeu Overwatch avec l’équipe française Eagle Gaming. Unanimement salué par la communauté pour son impact positif sur l’équipe, ses changements stratégiques et un leadership qui a poussé ses joueurs à travailler plus que jamais pour se sortir d’un début de saison très difficile, Féfé a démontré que finalement, le coaching reste une histoire d’êtres humains. Que ce soit dans le sport ou dans l’esport, ce sont des humains que l’on manage. Les techniques s’appliquant à l’un peuvent être transposées à l’autre, et Féfé l’a encore prouvé.

 

Samuel Honrubia

Champion olympique, double champion du Monde, champion d’Europe, quadruple vainqueur du Trophée des Champions, Samuel Honrubia concentre un palmarès impressionnant en tant que joueur international de Handball. Il sévit aujourd’hui du côté du club de Tremblay-en-France, mais lorsqu’il a du temps, notamment pendant l’intersaison, il travaille en tant que coach nutrition pour l’équipe League of Legends de la structure française Vitality.

Occupation ou vraie solution de reconversion, cette nouvelle activité du joueur français prouve à quel point sport et gaming sont compatibles. Le savoir faire accumulé pendant des années passées à s’entraîner et à participer à des compétitions sportives est plus que légitime à être utilisé par une structure esportive. Effectivement, notre cher Samuel, que nous avons eu la chance de rencontrer, travaille sur la pertinence d’une vie saine pour améliorer la performance de ses joueurs. Il s’agit de maximiser les temps de récupération ainsi que la gestion des temps de digestion pour éviter de perdre en rapidité et en réflexes, comme dans n’importe quelle autre discipline finalement !

 

Encore une fois, l’aspect transpiration, endurance/force/vitesse physique mis de côté, les exigences de l’esport sont les mêmes que pour le sport traditionnel. La préparation mentale, l’entraînement régulier et long, la vidéo review, la préparation tactique et stratégique etc. tous ces éléments font qu’un sportif professionnel connaît les principaux rouages de l’esport. Il n’est donc guère surprenant de voir des sportifs s’orienter vers l’esport lorsqu’ils sont en fin de carrière. A quand un joueur de jeux vidéo coach d’une équipe sportive ?

 

Crédit : www.gokyklos.com

 

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Chez KYKLOS, quand nous ne travaillons pas ou ne jouons pas aux jeux multijoueurs, nous aimons nous évader sur quelques jeux, en solo, souvent réalisés par des studios indépendants, mais qui s’avèrent être extrêmement complets, poussés, et riches de contenus. Nous vous avons sélectionné ceux qui nous ont marqué et que nous vous recommandons. Enjoy !

 

Darkest Dungeon et son univers sombre

Darkest Dungeon est un jeu développé par Red Hook Studios, sorti en 2016, et dont la particularité réside en son extrême complexité. Il fait partie de ces jeux qui peuvent être joués pour se détendre, mais vous n’irez guère loin dans ce cas. La richesse des éléments entourant le gameplay est rare, la quantité de données à prendre en compte est colossale, au point parfois que l’on se dise que notre cerveau a peut être atteint ses limites.

L’idée derrière ce jeu est de parcourir des donjons et d’en rapporter le plus de ressources possibles afin d’améliorer notre village de base. Deux phases de gameplay sont donc primordiales dans ce jeu : la préparation de l’expédition, et l’expédition en elle-même.

Lors de la préparation, vous devrez prendre en compte les caractéristiques personnelles des membres composant votre escouade telles que leur rôle, leurs stats, leur niveau de stress accumulé etc. ainsi que le matériel que vous souhaitez emporter, que ce soit des clés, des torches, des bandages ou encore de la nourriture.

Une fois dans le donjon, il vous faudra progresser de salle en salle, en prenant compte le niveau de luminosité qui influe sur votre stress, et bien évidemment combattre de redoutables ennemis, ouvrir des coffres, en essayant de quitter le donjon entier.

Il s’agit donc d’un jeu à la durée de vie incommensurable, d’une richesse et d’une complexité rare, qui vous donnera certainement des maux de tête mais on ne peut plus divertissant.

 

Le génie de Edmund McMillen

Ce nom peut vous sembler anodin si vous ne vous êtes jamais intéressés aux Rogue-like, et pourtant, le genre lui doit sa popularité actuelle. Avec des jeux comme The Binding of Isaac ou Super Meat Boy, McMillen a engendré des générations de tryharders et de personnes enclines à s’énerver sur des jeux très complets mais exigeants. The Binding of Isaac est un jeu où l’on incarne un enfant qui va progresser à travers différentes salles en cherchant à se stuffer afin d’avoir de plus grands dégâts ou une plus grande mobilité. Seulement, le stuff cumulable, les ennemis sur lesquels on peut tomber, les loots exploitables ou non, sont d’une si grande variété que cela rend le jeu très difficile à compléter dans son intégralité. Les choix sont multiples, les quêtes aussi, avec la fameuse recherche du “Devil’s Deal” notamment, que l’on peut passer des heures à finir un “run”, aux multiples variations scénaristiques possibles. Le jeu est également très mécanique et une certaine capacité à esquiver les sorts des ennemis va s’avérer primordiale.

Super Meat Boy est quand à lui beaucoup plus porté sur le speedrun, avec un gameplay uniquement mécanique, sans véritable boost de stats ou stuff à constituer, le but est de finir des niveaux en mourant le moins de fois possible, en enchaînant des mouvements parfois complexes. Ne vous attendez pas à réussir du premier coup, il vous faudra de nombreuses tentatives avant d’espérer voir le bout de ce jeu.

 

Une nouvelle manière de jouer aux cartes avec Slay The Spire

Slay The Spire est un jeu développé par MegaCrit sorti en 2018, dont le but est d’avancer étape par étape, ennemis après ennemis, vers des boss finaux qui vous donnent accès au niveau suivant, sachant qu’à chaque ennemi battu, vous gagnez des gold, parfois une potion, et la possibilité d’ajouter une nouvelle carte à votre deck (c’est ce qu’on appelle du Deck Building). Chaque run comporte trois niveaux, vous aurez le choix entre trois champions différents pour effectuer vos run, et chacun aura un deck building qui lui est singulier. Vous prendrez soin d’accumuler le plus de reliques possibles, puisqu’elles vous attribuent en quelque sorte des passifs facilitant votre expérience de jeu, mais auxquelles c’est à vous de vous adapter afin d’optimiser vos choix de chemins et vos actions en cours de combats.

L’intérêt ici est l’accès au mode “ascension”, qui fait que vos runs deviennent de plus en plus difficiles au fur et à mesure que vous en finissez. Le jeu devient donc de plus en plus punitif à mesure que l’on y joue, ce qui est un aspect plutôt intéressant en terme de rétention de joueur, puisqu’on combat la lassitude. Les victoires mériteraient cependant d’être un peu mieux récompensées.

 

 Notre petite trouvaille française, Crying Suns

Développé par le studio français Alt shift, Crying Suns est un jeu encore en développement, dont la campagne Kickstarter vient à peine de se terminer. L’histoire se déroule dans l’espace, où vous devrez gérer votre vaisseau, votre équipage, ainsi que les autres “personnes” se trouvant dans l’univers. Il vous faudra vous battre souvent, tenter des explorations, recruter des spécialistes dont les compétences pourraient vous être grandement utiles dans diverses situations qui auraient été périlleuses sans eux. Beaucoup d’espoirs peuvent être portés dans ce jeu qui reprend parfaitement les codes du genre, en explorant un décor peu sollicité à savoir l’espace, mais avec également la complexité nécessaire pour satisfaire les adeptes de ce type de jeu.  

 

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KYKLOS Gaming - Rejoins la meute !

Édito

Gamers passionnés, nous vivons tout comme vous la montée en puissance de l’esport ces dernières années. Et qui ne rêve pas de faire partie de cette belle aventure ?

 

C’est pour cela que nous avons créé KYKLOS, une plateforme de mise en relation pour les joueurs solitaires ou désirants compléter leurs équipes. Notre but ? Vous proposer une application mobile simple d’utilisation utilisant un algorithme unique afin de vous trouver des partenaires de jeu ayant les mêmes caractéristiques que vous « in-game » mais aussi des similarités sur votre esprit de joueur (compétitif, fun, team-spirit, disponibilité…). Que vous soyez au travail ou dans les transports, KYKLOS vous poussera des profils similaires au vôtre.

 De plus, nous voulons aussi vous permettre de côtoyer la scène esport en vous offrant la possibilité de convertir votre temps de jeu en récompense, tout comme un professionnel de ce sport. Plus vous jouez avec vos partenaires via KYKLOS, plus vous générez des points de « fidélité » utilisables sur notre marketplace, vous offrant ainsi un pouvoir d’achat lié à votre temps passé sur les jeux que vous aimez. Sur cette place de marché, vous trouverez toutes sortes d’articles liés à l’univers du gaming, et autres…

 

Notre but est donc de dynamiser la scène esport amateur, en créant un outil de création et management d’équipe intuitif. Prêt à tenter l’aventure ? Alors rejoignez la meute !

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