Avant propos
Dans un souci de transparence,
je tiens à vous informer que ce billet est réalisé dans le cadre
d'un concours organisé par le site de commerce en ligne
Priceminister.com. Ma façon d'écrire reste cependant sensiblement
la même que dans un article ordinaire, rassurez vous. Le choix
de 3 jeux seulement est imposé par le règlement,
mais il est utopique de penser que cela suffise à résumer
plus de 10 ans de jeux vidéo !
Pour effectuer cette sélection, en
somme très limitée, j'ai décidé de parler des jeux qui ont
marqué la décennie, plus qu'ils n'ont marqué ma sensibilité
de joueur. Il fallait faire un choix, j'espère que cette mini
rétrospective vous plaira !
Ma sélection:

Bonne lecture !
GRAND THEFT AUTO III (22 octobre 2001)
Because I'm bad ! I'm bad !
Le premier grand coup vidéoludique de cette décennie commence
-selon moi- dés l'année 2001 avec la sortie en grande pompe de
la simulation de gangsters Grand Theft Auto III (ou
GTA3) sur PlayStation 2. Ce troisième épisode (d'une
saga déjà controversé) marque un véritable tournant dans la
série: d'un jeu en 2D, on passe à un univers entièrement en
trois dimensions. Finie la vue de dessus, peu ergonomique et
immersive: désormais le joueur est plongé au cœur du jeu en
contrôlant son personnage façon TPS (caméra à la troisième
personne) Et cela change tout ! Incroyablement ambitieux et
novateur, le jeu va marquer toute une génération de joueurs.

Remémorons nous le contexte: Fin 2001, la PlayStation 2 est sortie
depuis quelques mois et les joueurs attendent toujours des jeux
dignes de cette nouvelle génération de machines. La puissance
de l'Emotion Engine vantée par Sony Computer à bien du mal à
montrer le bout de son nez, et c'est a travers la sortie d'une foule
de gros jeux (un véritable ras de marée !) que la console va
enfin démontrer toute sa puissance. Grand Theft Auto 3 fait parti
de ces jeux qui vont créer l'évènement.
C'est tout d'abord un exploit technique. La force de ce GTA 3 était
de proposer un monde ouvert en 3D vaste, beau et intéressant a
explorer. C'est tout simplement une claque, à une époque ou
l'immense majorité des jeux proposaient encore des aventures
cloisonnés en couloirs et en niveaux segmentés. On avait la
sensation que l'on pouvait aller n'importe ou, et quand on veux.
Juste pour le plaisir de se balader, voler une voiture, trouver des
endroits secrets, semer le chaos...Une vrai liberté de mouvement,
enfin, dans un jeu vidéo.

Cette liberté d'action incroyable était rendue possible grâce à
un moteur graphique solide, utilisant notamment une technologie
de streaming (qui charge les environnements en 3d au fur et
à mesure que le joueur progresse). Si les jeux à monde
ouvert (appelé désormais les sandbox games) existaient
déjà a l'époque (je pense à la série Driver, Shenmue ou
encore The Nomad Soul) aucuns ne proposait un tel degré
d'immersion, une telle réalisation et une telle promesse que GTA
3.

La ville de Liberty City était majestueuse, très bien
modélisée et le level design particulièrement exemplaire,
pensé pour le plaisir du joueur, pour le fun ! Un tremplin
idéalement placé, un tunnel a emprunter, une ruelle intrigante.
Plutôt que de copier bêtement les plans de New York, les
développeurs ont l'intelligence de penser la ville entièrement pour
le joueur et son amusement, en dépit du réalisme. Liberty est
une caricature de NewYork, une condensation inspirée, n'offrant que
le meilleur. Et cet environnement est vivant, il bouge en
permanence. Les personnages vaquent à leurs occupations, la météo
évolue (pluie, brume..) et le cycle jour-nuit est présent et
superbement effectué. Le bruit de la ville, le son des klaxons au
loin...Quelle immersion !
En plus de cette liberté ressentie, un scénario et des missions
annexes étaient la pour cadrer l'aventure et varier les situations.
L'histoire de GTA III est simple, mais rudement bien écrite:
vous incarnez un ancien dealer en pleine guerre des mafias. Et oui.
vous n'êtes pas un gentil flic moustachu au grand cœur, mais bel et
bien une belle ordure mêlant dans toutes sortes de trafics illégaux.
Drogue, prostitution, ventes d'armes...Un choix bien immoral
(mais jouissif) qui donne un coup de fouet au conformisme
ambiant. Le jeu vidéo évolue, le public aussi. GTA3 est la pour
satisfaire un nouveau public d'adultes, qui en on assez d'être
pris pour des adolescents.
Un jeu mature et décomplexé, basé sur un concept pourtant si
enfantin: le jeu du policier et du voleur.

Bien sûr, aussi subversif soit t'il, GTA III n'en est pas moins
qu'un jeu vidéo, et les dialogues, particulièrement savoureux, vous
le rappelle sans cesse: l'humour est omniprésent dans GTA 3
Les scénaristes parodient la réalité, dénoncent des faits de
société, et taille le portrait cinglant d'une Amérique pleine
de paradoxes (il faut souligner que les développeurs sont
écossais !) Les personnages haut en couleurs que l'on rencontre
sont légions, et volent constamment la vedette à votre avatar,
éternel muet.
Violence,
immoralité, mais aussi humour corrosif, c'est tout GTA 3
D'abondance et de générosité; le titre en est rempli: un
max d'armes à récupérer, des dizaines de voitures différentes,
des véhicules cachés, des lieux secrets, des paquets à
collectionner. Ce qui est bien banal aujourd'hui forçait le respect
à l'époque. Sans compter les missions «métiers » de taxi,
de pompier...Des sites internet se forment a la sortie du jeu par
dizaines, pour discuter des dernières trouvailles, partager les
cartes d'objets cachés, les codes, maitriser le fameux «Dodo»
(le seul avion du jeu)...Derrière le jeu, une communautés de
passionnés se forment et créent des mods pour la version PC,
des nouvelles armes, des véhicules...qui allonge encore un peu plus
l'intérêt du jeu.

GTA 3: une durée de vie colossale digne d'un RPG, pour une
jeu d'action c'est presque indécent ! Il n'invente pas les jeux
en open world, mais lui donne ses lettres de noblesses. La
qualité rencontre le succès: GTA 3 est l'un des jeux vidéo le plus
vendu de tous les temps . Souvent imité, mais jamais égalé,
la série GTA reste, prêt de 9 ans après son arrivé en 3D, la
reine de son domaine.
Voir la bande-annonce de GTA3
WORLD OF WARCRAFT
(23 novembre 2004)

Plus qu'un jeu: c'est un phénomène !
World of Wacraft (Wow) est un MMORPG
(comprenez jeu massivement multijoueurs) basé sur l'univers de la
licence "Warcraft", crée par Blizzard Studios et édité
par Vivendi Entertainement. Je me souvient, la première fois que
j'ai entendu parler de cette série, c'était pas l'intermédiaire de
Warcraft 2 (1996), quand j'étais plus jeune. Et je n'avais
absolument rien compris au jeu ! Le premier Seigneur des
Anneaux de Peter Jackson n'était pas encore sorti au cinéma,
et la seule référence d'heroïc-fantasy que je pouvais avoir,
c'était Willow de Ron Howard (avec la belle méchante rousse Sorcha
!)

Un voisin m'avait parlé de ce
fameux jeu qui occupait tous ces week end après l'école:
Warcraft 2, un soft de stratégie temps réel mettant en scène un conflit entre
"les hommes et les orcs". Seulement moi, je savais pas
ce que c'était des "orcs": les gros gus tout vert avec
des grosses dents que tout le monde connait maintenant. Pour pas passer pour
un naze, j'ai préféré ne pas demander plus d'informations. J'avais
bien vu Sauvez Willy ou y avait un orque dans le rôle
principal. Je m'étais donc mis à imaginer une lutte sanglante
entre pécheurs guerriers new-age et orques doués de raison
alliés a des dauphins kamikazes... Je tombait alors de haut quelques
semaines plus tard en découvrant le jeu en question de mes propres
yeux !

Se révéla alors à moi un jeu plus
"conventionnel": un mix entre Age of Empires et
Heroes of might and magic (dont j'ai adoré le troisième opus
sorti ensuite en 1999). Jeu sympathique, mais j'étais loin de
me douter que cette série allait connaitre un spin-off qui allait
marquer la décennie suivante. Après un Warcraft III: Reign of Chaos
plutôt réussi, qui reprenait globalement les ficelles du deuxième
opus (incluant tout de même un mode online solide) Blizzard
décide de faire un choix particulièrement risqué: proposer un jeu
massivement multijoueur qui permettrait à tous les fans de la
licence d'explorer par eux même l'univers du jeu. Comme si ce monde
fictif existait vraiment, quelque part, et qu'il ne demandais qu'a
être exploré, approprié, investi par les joueurs en quête
d'aventure.

Le background de Warcraft, basé
sur des grands classiques de la fantasy est mis à contribution pour
son universalité et son efficacité. Bien sur, le succès monumental
de la trilogie du Seigneur des anneaux au cinéma contribue à
populariser au début des années 2000 les univers
médievalo-fantastiques au grand public. Que ce soit en Asie ou en
Amérique, beaucoup de gens savent désormais qu'un magicien utilise
des pouvoirs magiques, qu'un nain se trimbale dans les mines avec sa
hache, qu'un elfe tire à l'arc, etc. Plutôt que de proposer des
classes de personnages inédites, Warcraft (calqué en parti sur
le travail de Tolkien) ne laisse ainsi personne en terrain
inconnu et propose d'avance dans son univers, une certaine marge
d'accessibilité aux non initiés. Également, difficile, en voyant
la direction artistique de Warcraft, de ne pas penser au jeu de
plateau Warhammer, également en plein second souffle auprès des
rolistes.

Le fantasme de l'univers parallèle
persistant prends forme. Si beaucoup de développeurs ont tentés
l'aventure du MMORPG avec succès (je pense personnellement a
Ultima Online, EverQuest, Eve Online...) beaucoup plus s'en sont
cassés les dents: pour cause, ce sont des jeux extrêmement
complexes a mettre en place, à gérer et a entretenir. Le joueur
étant intensément impliqué au cœur du gameplay, la moindre erreur
est parfois fatale, une réputation, un mécanisme qui ne fonctionne
pas et tout s'effondre. Le joueur de MMO ne pardonne pas.

Blizzard a la chance à l'époque
d'être particulièrement coté: enchainant succès sur succès
(Diablo 2, Starcraft, Warcraft III) le studio séduit à
la fois le public et les joueurs. Ils sont appréciés pour le
degré de finition de leurs production et leur gout du
perfectionnisme (un jeu sort quand il est prêt, point) qui
inspire la confiance. C'est dans un contexte favorable pour
eux (mais incertain dans le domaine du MMORPG) qu'ils lancent
en 2004 un bombe dans l'industrie du jeu PC: World of
Warcraft. Plutôt que de suivre une tendance, ils vont en définir
une nouvelle. Blizzard n'invente
pas la poudre, mais fourni toujours le meilleur combustible possible
.

Fidèle a sa réputation, le studio
Blizzard livre alors un jeu particulièrement accessible (mais
néanmoins trés riche et complet pour les hardcore gamers) au
gameplay diablement efficace, encourageant le joueur à vouloir aller
toujours plus loin dans l'aventure. Le graphisme un peu cartoon
permet aux gens n'ayant pas des PC très puissants de pouvoir jouer
au jeu. Si le joueur paye un abonnement, il faut dire que le jeu
mobilise de nombreuses équipes qui s'assure que le jeu tourne sans
accrocs en permanence. Ce système d'abonnement (entre 11 et 13
euros par mois) va faire de World of Wacraft l'un des jeux les plus
lucratifs de tous les temps.

Le début de l'aventure n'est jamais
très palpitant, mais se montre didactique. D'objectifs anecdotiques
(Dégommer 30 lapins a la masse d'arme médiévale pour gagner 10 pauvres pieces de cuivre !) on passe à des
quêtes de plus en plus balaises jusqu'à l'autre bout de la map, et
des assauts de donjons en équipe particulièrement corsés.
"Le temps c'est de l'xp !"
Plus le joueur s'investit, plus il
devient puissant, et découvre de nouvelles possibilités. Que cache la prochaine montagne ? Quel sort pourrait je
obtenir si j'améliore mon personnage ? Le jeu étant "massivement
multijoueur", le coté participatif et collaboratif est également sans arrêt mis en avant: partage, guildes, etc renforçant
l'addiction et l'aspect chronophage du titre via la folie du
level-up. Si les jeux traditionnels se termine à un moment donné,
World of Warcraft, tel une partie de monopoly ne se termine jamais !
L'intérêt du jeu est d'ailleurs sans cesse relancé par le biai
de mises à jours fréquentes et la sorties d'extensions qui tiennent
les joueurs en haleine.L'investissement demandé par le jeu
est tel qu'il est difficile de jouer à autre chose à coté, et
les créateurs de MMORPG concurrents vont vite le comprendre: les
autres licences se partagent des miettes.

Aujourd'hui, World of
Warcraft compte en effet entre 10 et 12 millions de joueurs
actifs, qui payent tous les mois un abonnement. C'est
pourquoi, on peux parle de phénomène. Le jeu est régulièrement
cité par les médias généralistes (surtout en mal, pointant du
doigt la dépendance de certaines personnes vis à vis de ce jeu),
fait l'objet de campagnes promotionnelles colossales (avec des
offres découverte, spots tv décalées avec des célébrités) mais
aussi dans les films et les séries TV grand public. Il soulève
également des problèmes d'éthique et de droit avec l'instauration
de couvre feu pour le jeu en ligne, ou la revente d'objets et de
pièces d'or virtuelles contre de l'argent, bien réel via le gold
farming en Asie. Et rappelez ce buzz franco-français du MEUPORG !

World of Wacraft à permis a la
multinationale Activision-Blizzard (fusion effective depuis 2008)
de se placer numéro 1 mondial du secteur et prouve a lui seul
que le jeu sur PC est loin d'être une industrie morte. Son
monopole écrasant depuis 6 ans fait de lui l'un des jeux plus
important de la décennie. Jeu sans fin, WOW ne connait pas la
crise.
Voir la bande-annonce de World of Warcraft.
CALL OF DUTY 4: MODERN
WARFARE (6 novembre 2007)

Au bout du couloir, un succès explosif
!
Soyons clair, il y a un
«avant» et un «après» Call of Duty 4. On a tendance à
l'oublier, mais la série Call of Duty n'a pas toujours brillé dans
les classements comme aujourd'hui. Plutôt bien noté dans la presse,
chaque nouvel épisode n'était qu'un bon shooter historique de
plus: ni mauvais, ni clairement renversant, s'adressant à un
public bien présent, mais pas non plus majoritaire. En toute
logique, j'évaluerais le début de la série Call of Duty (2003)
comme une réponse d'Activision au jeu vidéo
Medal of Honor: Allied Assault (2002) de EA games, qui
avait cartonné à l'époque.

Faisons d'ailleurs un
nouveau parallèle avec le cinéma (qui influence a mon avis
aujourd'hui encore un peu trop l'industrie du JV), le jeu d'EA
faisait d'ailleurs déjà écho au film de Steven Spielberg Il faut
sauver le soldat Ryan (1998) en tentant de récupérer cet engouement
nouveau pour la seconde guerre mondiale. Les vieux actes d'héroïsme
patriotiques remis en avant, quelques mois seulement après le 11
septembre 2001, ça peu rassurer. Et puis c'est quand même plus
épique de mettre en scène l'armée américaine avec tout son mathos
de pro en pleine éclat, que les miliaires du Zimbabwe en claquettes
qui cherchent de l'eau dans la brousse.
La promesse est la:
revivre le spectacle du film, les explosion, son réalisme, son
immersion...Une aventure extraordinaire mais vécue à l'échelle
humaine (toutes les scènes fortes sont appréciées à la
troisième personne, pas de cinématiques) C'était l'essence de
Medal of Honor Allied Assault. Et si je vous en parle ici, dans un
article consacré à sa série concurrente, c'est qu'elle est la
base de tout. La plupart des développeurs d'Infinity Ward, à
l'origine du premier Call of Duty ont travaillé sur Allied Assault.

Avec cette nouvelle licence,
ils veulent pousser le coté hollywoodien et pop corn à son
paroxysme. Call of Duty c'est un peu la scène du débarquement, mais, en permanence.
Loin des missions en solitaire de la série d'EA; vous et votre
escouade êtes sans cesse témoins d'attaques d'envergures, à la
limite du harcèlement. Intense est le mot. Oh oui ! Sans compter les
arrivées surprises de tanks, des explosions en pagailles, les
fameux scripts utilisés par dizaines. Vous avancez péniblement
en évitant les balles, tandis que votre supérieur vous hurle dans
les oreilles pour vous forcer a effectuer une action ingrate de plus;
comme poser des explosifs sur un canon anti aérienne, ou débusquer
ce fichu sniper allemand qui met la misère a votre équipe. Eux,
ils «t'attendent» derrière. Sympa...Hey c'est vous le héros !
"Call of Duty oublie la
liberté d'action pour sublimer l'action en tant que spectacle"
La licence n'a de cesse
que se calquer sur les blockbusters californiens. Un
complexe vis à vis du cinéma, ou l'envie de toucher un public
toujours plus large ? Sans doute les deux. S'en suit plusieurs
suites, donc certaines développées par un autre studio (Treyarch)
et jugés moins légitimes. Jusqu'à... l'an zéro. Call of Duty 4 Modern
Warfare. L'an zéro ? Une telle expression est excessive, probablement, mais c'est le sentiment qui m'habite. Modern Warfare place la
série à un échelon supérieur, sur un autre piédestal. En bien ou
en mal, telle est la question !
La jeu qui s'inspire du cinéma fait désormais trembler
l'industrie du film.

Exit le culte de la seconde
guerre mondiale, la mode à tournée. Pour ce 4eme opus, Infinity
Ward passe a d'autres références, Black Hawk Down de Ridley
Scott en tête (avec une certaine passion pour les hélicoptères
!) Les larmes du soleil d'Antoine Fuqua. Une guerre moins propre,
plus brutale...réaliste...mais pas trop quand même ! La bonne
conscience à la Michael Bay fini par prendre le dessus à chaque
scènes, et si quelques passages chocs sont à noter, la
valorisation des héros occidentaux face à l'obscurantisme du monde
prime une fois encore.
La seconde guerre mondiale
offrait de la chair à canon de choix: les forces nazis. Fourbe et
malhonnête (j'ai vu ça dans Indiana Jones !), le nazi est en effet
loin d'être a même susciter la compassion du joueur. Avec ses
petites lunettes rondes et ses grenades en forme de cylindre, il ne
faisait pas long feu dans les viseurs de carabines ! Pour Modern
Warfare, le changement d'époque s'effectue, et les ennemis aussi
.

Les nazis laissent la place
à une alliance abracadabrantesque tenant plus du fantasme
américain que d'une probable réalité: les russes ultra
nationalistes (Ah, cette bonne vielle guerre froide !) s'allient avec
les terroristes islamistes ! C'est le pompon. 'Manquerais plus
que les coréens du nord soient impliqués en guest star et la fête
serait totale ! Je sais bien qu'il y a toujours des Anna Chapman
en puissance (pour notre plus grand plaisir !) mais pour un
jeu qui se veut tourné vers l'avenir, son scénario sent bon les
relents du patriotisme primaire. Le conflit narré dans Modern
Warfare est alors un peu trop manichéen pour être honnête (même
si il existe quelques nuances)
Pourtant...qu'importe.
Cette histoire de guerre
fictive n'est donc qu'un prétexte pour mettre en scène une
guerre moderne, dans des lieux qui nous parlent plus (rappelant la
guerre en Irak ou le traumatisme de Tchernobyl) L'histoire ne
brille par par son originalité mais le changement d'univers remet
d'un seul coup la licence sur le devant de la scène. Le
gameplay, déjà très bon, évolue un peu (les ennemis sont plus
coriaces, la possibilité de sprinter est offerte) mais c'est
surtout l'habillage, la plastique du jeu qui donne au soft une
toute autre dimension: Call of Duty 4 est désormais perçue
comme une nouveauté et non plus comme un jeu qui continue de remuer
le couteau dans la plaie de la grande Histoire.

Contemporain, plus pop
et encore plus intense, Call of Duty 4 séduit rapidement des
joueurs qui passaient systématiquement à coté de la licence. C'est
un véritable relooking extrême, qui ne révolutionne
rien en somme: les situations sont relativement les mêmes que
par le passé; mais tout y est plus frais, plus faussement nouveau. L'usage
excellent de la motion capture (qui était plutôt impressionnante
pour l'époque) renforce l'immersion, et la volonté constante
d'épater le spectateur / joueur est d'autant plus notable.Concentrés
en situations explosives, le solo de Modern Warfare est éprouvant,
survitaminé, exaltant, les développeurs visiblement se lâchent et
nous envoient dans des situations plus spectaculaires les unes que
les autres. C'est une véritable montagne russe !
C'est
peut être ça, « la beauté de la guerre » ?

Mais
c'est surtout par son mode Online que la licence enfonce le
clou. Arrivant au moment
parfait ou le Xbox Live et le PSN se démocratise sur console de salon (Xbox360
et PS3) le jeu va
rapidement s'imposer comme le roi des soirées
multijoueurs. Déjà efficace
dans les anciens opus, ce mode bien classique (Team
Deathmatch, Défense d'un point, etc. a l'ouest rien de nouveau !)
bénéficie d'une finition exemplaire,
et d'un gameplay admirablement équilibré. Le système de grades
rappelant vaguement les RPG, donne envie de continuer à jouer en
ligne, et plus on marque de points, plus on débloque des armes
performantes, ou des spécificités pour son personnage.

En juin 2009, Call of Duty 4 rentre dans le livre des
records (le célèbre Guinness book) pour le titre du jeu vidéo le
plus joué en ligne. L'importante du online est tel qu'il eclipse
presque le mode campagne, et depuis Call of Duty 4, la tendance est de
proposer des jeux avec un online complet et solide, et un
solo qui fait presque office de mode bonus !
C'est le monde à l'envers !
A
l'instar du premier Halo en son temps, Call of Duty 4: Modern Warfare
prouve un peu plus que proposer un FPS sur console, c'est
possible et ça marche. Toutes
plates formes confondues, Call of Duty 4 effectue en 2007 des ventes
records et devient le premier produit culturel vendu en France,
marquant l'hégémonie du jeu vidéo sur tous les autres
médias. Depuis ce jour, il en
est de même pour tous les autres opus de la saga Le succès
colossal de Modern Warfare incite également les autres développeurs
a produire des FPS consoles construits autour du monde
online principal et une aventure solo plus secondaire.
Voir la bande-annonce de Call of Duty 4: Modern Warfare
Et à votre avis, quels sont les jeux vidéo les plus marquants de la décennie (2000 - 2010) ?
06/02/2011, 01:03
06/02/2011, 01:11
06/02/2011, 01:20
Par ailleurs, petite coquille sur la fin: "L'importante du online est tel qu'il exclipse presque le Online," => tu voulais surement dire que le online éclipse le solo ^^. Voila, libre à toi de corriger tes "fautes", et aussi de garder ou non ce commentaire!
(PS: ce commentaire n'a pas pour but de te ridiculiser ou quoi que se soit, niveau fautes et oublis, je suis pire que tout ^^)
06/02/2011, 01:23
06/02/2011, 01:32
>Je sais que le premier opus (sur PlayStaiton) était scénarisé par Spielberg et développé par Dreamworks...Seulement, il me semble qu'Allied Assault est justement le premier opus SANS Dreamwork et Spielberg, depuis qu'il a vendu la licence à EA (ensuite développé par 2015 studios) Mais je peux me tromper, j'ai pas été vérifier ça ^^
06/02/2011, 01:33
06/02/2011, 01:33
06/02/2011, 01:42
06/02/2011, 01:42
06/02/2011, 06:04
assassin's creed? en tout cas super article, et comme disait Kokoro, bravo d'avoir eu les corones de te prononcer sur 3 jeux, moi j'aurais pas pu ^^ bref continue comme ça et vive les rousses
06/02/2011, 06:07
06/02/2011, 09:59
06/02/2011, 11:52
> Le record de l'époque fait état de 13 millions de joueurs sur Call of Duty 4. Aprés je suis pas le guinness book, donc c'est pas a moi de répondre à ses questions. Quand à Starcraft 2, il est sorti en 2010. Ici c'est un record de 2009.
06/02/2011, 12:40
Par contre ton article m'a donné une idée d'article. J'essaierai d'écrire ça dès que je peux.
07/02/2011, 23:53
pour ma part et si je devais en choisir 3:
Half Life 2 (PC), ce FPS me hante depuis sa sortie et c'est un véritable plaisir que de m'y replonger à l'occasion, ce jeu m'aura marqué au fer rouge, c'est pour lui que j'ai upgradé mon pc bas de gamme et rien que pour lui
Metal Gear Solid sur PSone, le premier jeu qui m'a fait perdre la notion du temps, j'ai passé une nuit entière dessus sans m'en rendre compte... sans compter l'attente fébrile que j'ai eu pour sa suite sur PS2!
Resident Evil 4 (GameCube), la claque que j'ai pris avec ce jeu! J'ai acheté le Gamecube rien que pour lui, de loin un des meilleurs jeux de l'ancienne génération de consoles
Et s'il fallait trouver un 4ième (je sais que non mais bon) je ne voudrais pas oublier Freedom Fighters (PS2), qui, selon moi, fut un pionnier dans de nombreuses techniques de gameplay, j'y consacrerais un article à l'occasion car il le mérite
voili voilou
09/02/2011, 21:14
Pour Mafia, on va dire qu'il n'y a jamais eu de 2 (bien qu'il soit très bon) eut un énorme succès et a vraiment marqué l'univers du jeu de shoot a la 3eme personne, avec une histoire riche, une bande son, une profondeur dans les évènements et les personnages, du quasi jamais vu à l'époque!
A la limite je remplacerai AC par les Zeldas 64, Ocarina of time et Majora's mask qui comptent un bon paquet de fans-joueurs.
Puis bien plus tard est venu Crysis (On parle bien de jeux-evennements hein^) qui ont révolutionné le jeu typé FPS par ses graphismes de fou et un changement de config inévitable pour pouvoir le constater...
Puis encore KOTOR, Mario Kart Double Dash, Half-Life 2 (bien vu callveen), Fallout 3, DooM 3, Hitman, Rogue Leader, STALKER... Ouais, ouais, ouais... Kolia, une fois de plus je me demande comment tu as fait pour de décider sur 3 jeux!^^
Bref, mes potes et mon on kiffe ton blog, So long!
10/02/2011, 20:41
content que mon blog te plaise !
C'est super de faire une litre de 15 titres mais....moi je devais en choisir que 3 ! c'est la difficulté. Evidement certains des titres que tu cite, sont important, mais voila je les ais pas retenu ensuite.
Half Life 1 m'a pas exemple tellement marqué que le 2 n'est qu'une "bonne suite".
@Callveen
A moins qu'en belgique y ai un décalage horaire, MGS psone est sortie dans la décennie précédente.
11/02/2011, 10:29
Je pense qu'en terme d'impact aux yeux du grand public, tu as choisi les trois jeux les plus marquant et les plus représentatifs de la décennie, indubitablement. En revanche, aux yeux des joueurs passionnés, la question est plus compliquée, comme on le voit bien dans les commentaires précédents !
Cependant, j'aurai bien du mal à dégager des titres majeurs pour cette décennies. Des jeux comme Morrowind, Deus Ex ou Super Mario Galaxy prennent pour la plupart leurs sources dans des titres de la décennies de 90's (respectivement Arena et Daggerfall, System Shock et Super Mario 64), et n'apportent donc rien de neuf au jeu vidéo en tant que tels. Tout au plus l'aspect mod peut être évoqué pour Morrowind, même si de mémoire, Half-Life (que je n'ai pas non plus joué) en avait déjà.
En tant que joueur, si je devais finalement choisir trois titres marquant mais pas nécessairement favoris (pas de solution de facilité, après tout, tu nous as sélectionné un joli mais difficile top 3), je dirais déjà que ICO est fort logiquement un titre majeur, par toute son approche basée sur la narration jouée et sa cohérence artistique.
Je pense aussi que, même si je ne l'ai pas spécifiquement apprécié, Devil May Cry a sa place, en tant que quasi-reboot du beat'em up, agonisant durant toute la génération 32/64 bits, et finalement repris depuis par tous les cadors du genre depuis.
J'aurais bien du mal à dégager un troisième titre, mais je dirais peut-être Braid (que je n'ai pas fait, décidément) comme ambassadeur de la vague actuelle des jeux indé' !
11/02/2011, 18:52
11/02/2011, 22:55
Allez je me lance
Metal Gear Solid 2 (oui oui, le 2...)
Silent Hill 2
... et Flower!
Et oui, flower... J'ai longuement hésité avec ICO, mais Flower va représenter cette tranche de jeux vidéo "artistique" auquel j'ai pu jouer (ICO, Shadow of the collossus...)
Au fait... Félicitation pour ton concours!
14/02/2011, 13:50
http://www.loisirsad...jeux-vidéo.pdf
16/02/2011, 17:58
Sinon pour en rajouter une couche sur la partie CoD, Spielberg a produit/créé Band of Brothers vers 2001. Je t'enjoins à lire l'article sur wikipedia il y a deux ou trois éléments soulignés qui sont troublants.
http://fr.wikipedia....and_of_brothers
10/03/2011, 12:28
Final Fantasy X
Final Fantasy XII
Resident Evil 4
Bioshock
Mass Effect
Bayonetta
Shadow Of The colossus
Metal gear Solid 2 et 3
Okami
Zelda wind waker .