Le blog de Kolia: Redheads Redemption
Gameblog Premium

INTRODUCTION:

Welcome stranger ! Je suis Nicolas, alias Kolia. Je suis un joueur de 23 ans, étudiant dans la ville de Brest (Finistère)  et je vous propose de découvrir mon blog, espace chaotique ou se côtoient en toute impunité mes différents centres d'intérêts: Jeux vidéo, cinéma, dessins...et ma passion éternelle et destructrice pour les femmes rousses . Le blog de Kolia, c'est ça, des jeux vidéos et des rousses du cinéma et   des rousses des dessins et des rousses, C'est un vrai concept, totalement absurde, mais totalement moi. Certains y rajoutent leur grain de sel, j'y rajoute des taches de rousseurs !

----------------------------------------------------------------------

RESEAUX SOCIAUX:

Suivez moi sur ma page officielle Facebook ! Vous êtes déja 201 fans, merci à vous !

----------------------------------------------------------------------

CONTACT:

Une question ? une suggestion ? Envie de discuter avec moi ? Contactez moi via la fonction Message privé de Gameblog.fr (l'inscription est rapide et gratuite) Sachez que mon adresse email est également disponible ici:

----------------------------------------------------------------------

PLAYSTATION ID / GAMERTAG

Si vous possedez une console HD (Xbox360 ou PlayStation 3) et que vous aimez le blog, vous pouvez m'ajouter dans vos amis sans soucis, même si je ne joue pas souvent en ligne ! 

----------------------------------------------------------------------

MA COLLECTION DE JEUX:

Pour savoir à quoi je joue ! De Shenmue à Duke Nukem Forever, ma (petite) collection est trés variée !

----------------------------------------------------------------------

LE BLOG EN STATS:

----------------------------------------------------------------------

POUR LE PLAISIR DES YEUX...


----------------------------------------------------------------------

Archives
Afficher :
Favoris

Le blog de Kolia: Redheads Redemption

Par Kolia07 | Blog créé le 28/12/09
Dernière modification le 12/05/12 @ 12h20

Redheads Redemption: Là où vivent mes passions: Cinéma, Jeux vidéo, Retro-gaming, Séries TV, dessins, rousses ! Une bien étrange formule pour un blog geek. Venez donc voir la vie en rousse ! N'hésitez pas à commenter les articles et à utiliser la touche "J'aime" !


Avant propos

Dans un souci de transparence, je tiens à vous informer que ce billet est réalisé dans le cadre d'un concours organisé par le site de commerce en ligne Priceminister.com. Ma façon d'écrire reste cependant sensiblement la même que dans un article ordinaire, rassurez vous. Le choix de 3 jeux seulement est imposé par le règlement, mais il est utopique de penser que cela suffise à résumer plus de 10 ans de jeux vidéo !

Pour effectuer cette sélection, en somme très limitée, j'ai décidé de parler des jeux qui ont marqué la décennie, plus qu'ils n'ont marqué ma sensibilité de joueur. Il fallait faire un choix, j'espère que cette mini rétrospective vous plaira !


Ma sélection:

Bonne lecture !

 

GRAND THEFT AUTO III (22 octobre 2001)

Because I'm bad ! I'm bad !


Le premier grand coup vidéoludique de cette décennie commence -selon moi- dés l'année 2001 avec la sortie en grande pompe de la simulation de gangsters Grand Theft Auto III (ou GTA3) sur PlayStation 2. Ce troisième épisode (d'une saga déjà controversé) marque un véritable tournant dans la série: d'un jeu en 2D, on passe à un univers entièrement en trois dimensions. Finie la vue de dessus, peu ergonomique et immersive: désormais le joueur est plongé au cœur du jeu en contrôlant son personnage façon TPS (caméra à la troisième personne) Et cela change tout ! Incroyablement ambitieux et novateur, le jeu va marquer toute une génération de joueurs.



 

Remémorons nous le contexte: Fin 2001, la PlayStation 2 est sortie depuis quelques mois et les joueurs attendent toujours des jeux dignes de cette nouvelle génération de machines. La puissance de l'Emotion Engine vantée par Sony Computer à bien du mal à montrer le bout de son nez, et c'est a travers la sortie d'une foule de gros jeux (un véritable ras de marée !) que la console va enfin démontrer toute sa puissance. Grand Theft Auto 3 fait parti de ces jeux qui vont créer l'évènement.

C'est tout d'abord un exploit technique. La force de ce GTA 3 était de proposer un monde ouvert en 3D vaste, beau et intéressant a explorer. C'est tout simplement une claque, à une époque ou l'immense majorité des jeux proposaient encore des aventures cloisonnés en couloirs et en niveaux segmentés. On avait la sensation que l'on pouvait aller n'importe ou, et quand on veux. Juste pour le plaisir de se balader, voler une voiture, trouver des endroits secrets, semer le chaos...Une vrai liberté de mouvement, enfin, dans un jeu vidéo.

 

 

Cette liberté d'action incroyable était rendue possible grâce à un moteur graphique solide, utilisant notamment une technologie de streaming (qui charge les environnements en 3d au fur et à mesure que le joueur progresse). Si les jeux à monde ouvert (appelé désormais les sandbox games) existaient déjà a l'époque (je pense à la série Driver, Shenmue ou encore The Nomad Soul) aucuns ne proposait un tel degré d'immersion, une telle réalisation et une telle promesse que GTA 3.

 

 

La ville de Liberty City était majestueuse, très bien modélisée et le level design particulièrement exemplaire, pensé pour le plaisir du joueur, pour le fun ! Un tremplin idéalement placé, un tunnel a emprunter, une ruelle intrigante. Plutôt que de copier bêtement les plans de New York, les développeurs ont l'intelligence de penser la ville entièrement pour le joueur et son amusement, en dépit du réalisme. Liberty est une caricature de NewYork, une condensation inspirée, n'offrant que le meilleur. Et cet environnement est vivant, il bouge en permanence. Les personnages vaquent à leurs occupations, la météo évolue (pluie, brume..) et le cycle jour-nuit est présent et superbement effectué. Le bruit de la ville, le son des klaxons au loin...Quelle immersion !

En plus de cette liberté ressentie, un scénario et des missions annexes étaient la pour cadrer l'aventure et varier les situations. L'histoire de GTA III est simple, mais rudement bien écrite: vous incarnez un ancien dealer en pleine guerre des mafias. Et oui. vous n'êtes pas un gentil flic moustachu au grand cœur, mais bel et bien une belle ordure mêlant dans toutes sortes de trafics illégaux. Drogue, prostitution, ventes d'armes...Un choix bien immoral (mais jouissif) qui donne un coup de fouet au conformisme ambiant. Le jeu vidéo évolue, le public aussi. GTA3 est la pour satisfaire un nouveau public d'adultes, qui en on assez d'être pris pour des adolescents.

Un jeu mature et décomplexé, basé sur un concept pourtant si enfantin: le jeu du policier et du voleur.



Bien sûr, aussi subversif soit t'il, GTA III n'en est pas moins qu'un jeu vidéo, et les dialogues, particulièrement savoureux, vous le rappelle sans cesse: l'humour est omniprésent dans GTA 3 Les scénaristes parodient la réalité, dénoncent des faits de société, et taille le portrait cinglant d'une Amérique pleine de paradoxes (il faut souligner que les développeurs sont écossais !) Les personnages haut en couleurs que l'on rencontre sont légions, et volent constamment la vedette à votre avatar, éternel muet.

Violence, immoralité, mais aussi humour corrosif, c'est tout GTA 3

 

D'abondance et de générosité; le titre en est rempli: un max d'armes à récupérer, des dizaines de voitures différentes, des véhicules cachés, des lieux secrets, des paquets à collectionner. Ce qui est bien banal aujourd'hui forçait le respect à l'époque. Sans compter les missions «métiers » de taxi, de pompier...Des sites internet se forment a la sortie du jeu par dizaines, pour discuter des dernières trouvailles, partager les cartes d'objets cachés, les codes, maitriser le fameux «Dodo» (le seul avion du jeu)...Derrière le jeu, une communautés de passionnés se forment et créent des mods pour la version PC, des nouvelles armes, des véhicules...qui allonge encore un peu plus l'intérêt du jeu.

 

 

GTA 3: une durée de vie colossale digne d'un RPG, pour une jeu d'action c'est presque indécent ! Il n'invente pas les jeux en open world, mais lui donne ses lettres de noblesses. La qualité rencontre le succès: GTA 3 est l'un des jeux vidéo le plus vendu de tous les temps . Souvent imité, mais jamais égalé, la série GTA reste, prêt de 9 ans après son arrivé en 3D, la reine de son domaine.

Voir la bande-annonce de GTA3

 

WORLD OF WARCRAFT (23 novembre 2004)


Plus qu'un jeu: c'est un phénomène !

 

World of Wacraft (Wow) est un MMORPG (comprenez jeu massivement multijoueurs) basé sur l'univers de la licence "Warcraft", crée par Blizzard Studios et édité par Vivendi Entertainement. Je me souvient, la première fois que j'ai entendu parler de cette série, c'était pas l'intermédiaire de Warcraft 2 (1996), quand j'étais plus jeune. Et je n'avais absolument rien compris au jeu ! Le premier Seigneur des Anneaux de Peter Jackson n'était pas encore sorti au cinéma, et la seule référence d'heroïc-fantasy que je pouvais avoir, c'était Willow de Ron Howard (avec la belle méchante rousse Sorcha !)



 

Un voisin m'avait parlé de ce fameux jeu qui occupait tous ces week end après l'école: Warcraft 2, un soft de stratégie temps réel mettant en scène un conflit entre "les hommes et les orcs". Seulement moi, je savais pas ce que c'était des "orcs": les gros gus tout vert avec des grosses dents que tout le monde connait maintenant. Pour pas passer pour un naze, j'ai préféré ne pas demander plus d'informations. J'avais bien vu Sauvez Willy ou y avait un orque dans le rôle principal. Je m'étais donc mis à imaginer une lutte sanglante entre pécheurs guerriers new-age et orques doués de raison alliés a des dauphins kamikazes... Je tombait alors de haut quelques semaines plus tard en découvrant le jeu en question de mes propres yeux !

 

 

Se révéla alors à moi un jeu plus "conventionnel": un mix entre Age of Empires et Heroes of might and magic (dont j'ai adoré le troisième opus sorti ensuite en 1999). Jeu sympathique, mais j'étais loin de me douter que cette série allait connaitre un spin-off qui allait marquer la décennie suivante. Après un Warcraft III: Reign of Chaos plutôt réussi, qui reprenait globalement les ficelles du deuxième opus (incluant tout de même un mode online solide) Blizzard décide de faire un choix particulièrement risqué: proposer un jeu massivement multijoueur qui permettrait à tous les fans de la licence d'explorer par eux même l'univers du jeu. Comme si ce monde fictif existait vraiment, quelque part, et qu'il ne demandais qu'a être exploré, approprié, investi par les joueurs en quête d'aventure.

 

 

Le background de Warcraft, basé sur des grands classiques de la fantasy est mis à contribution pour son universalité et son efficacité. Bien sur, le succès monumental de la trilogie du Seigneur des anneaux au cinéma contribue à populariser au début des années 2000 les univers médievalo-fantastiques au grand public. Que ce soit en Asie ou en Amérique, beaucoup de gens savent désormais qu'un magicien utilise des pouvoirs magiques, qu'un nain se trimbale dans les mines avec sa hache, qu'un elfe tire à l'arc, etc. Plutôt que de proposer des classes de personnages inédites, Warcraft (calqué en parti sur le travail de Tolkien) ne laisse ainsi personne en terrain inconnu et propose d'avance dans son univers, une certaine marge d'accessibilité aux non initiés. Également, difficile, en voyant la direction artistique de Warcraft, de ne pas penser au jeu de plateau Warhammer, également en plein second souffle auprès des rolistes.

 

 

Le fantasme de l'univers parallèle persistant prends forme. Si beaucoup de développeurs ont tentés l'aventure du MMORPG avec succès (je pense personnellement a Ultima Online, EverQuest, Eve Online...) beaucoup plus s'en sont cassés les dents: pour cause, ce sont des jeux extrêmement complexes a mettre en place, à gérer et a entretenir. Le joueur étant intensément impliqué au cœur du gameplay, la moindre erreur est parfois fatale, une réputation, un mécanisme qui ne fonctionne pas et tout s'effondre. Le joueur de MMO ne pardonne pas.

 

 

Blizzard a la chance à l'époque d'être particulièrement coté: enchainant succès sur succès (Diablo 2, Starcraft, Warcraft III) le studio séduit à la fois le public et les joueurs. Ils sont appréciés pour le degré de finition de leurs production et leur gout du perfectionnisme (un jeu sort quand il est prêt, point) qui inspire la confiance. C'est dans un contexte favorable pour eux (mais incertain dans le domaine du MMORPG) qu'ils lancent en 2004 un bombe dans l'industrie du jeu PC: World of Warcraft. Plutôt que de suivre une tendance, ils vont en définir une nouvelle. Blizzard n'invente pas la poudre, mais fourni toujours le meilleur combustible possible

.

 


Fidèle a sa réputation, le studio Blizzard livre alors un jeu particulièrement accessible (mais néanmoins trés riche et complet pour les hardcore gamers) au gameplay diablement efficace, encourageant le joueur à vouloir aller toujours plus loin dans l'aventure. Le graphisme un peu cartoon permet aux gens n'ayant pas des PC très puissants de pouvoir jouer au jeu. Si le joueur paye un abonnement, il faut dire que le jeu mobilise de nombreuses équipes qui s'assure que le jeu tourne sans accrocs en permanence. Ce système d'abonnement (entre 11 et 13 euros par mois) va faire de World of Wacraft l'un des jeux les plus lucratifs de tous les temps.

 

 

Le début de l'aventure n'est jamais très palpitant, mais se montre didactique. D'objectifs anecdotiques (Dégommer 30 lapins a la masse d'arme médiévale pour gagner 10 pauvres pieces de cuivre  !) on passe à des quêtes de plus en plus balaises jusqu'à l'autre bout de la map, et des assauts de donjons en équipe particulièrement corsés.

 

"Le temps c'est de l'xp !"

 

Plus le joueur s'investit, plus il devient puissant, et découvre de nouvelles possibilités. Que cache la prochaine montagne ? Quel sort pourrait je obtenir si j'améliore mon personnage  ? Le jeu étant "massivement multijoueur", le coté participatif et collaboratif est également sans arrêt mis en avant: partage, guildes, etc renforçant l'addiction et l'aspect chronophage du titre via la folie du level-up. Si les jeux traditionnels se termine à un moment donné, World of Warcraft, tel une partie de monopoly ne se termine jamais ! L'intérêt du jeu est d'ailleurs sans cesse relancé par le biai de mises à jours fréquentes et la sorties d'extensions qui tiennent les joueurs en haleine.L'investissement demandé par le jeu est tel qu'il est difficile de jouer à autre chose à coté, et les créateurs de MMORPG concurrents vont vite le comprendre: les autres licences se partagent des miettes.

 

 

Aujourd'hui, World of Warcraft compte en effet entre 10 et 12 millions de joueurs actifs, qui payent tous les mois un abonnement. C'est pourquoi, on peux parle de phénomène. Le jeu est régulièrement cité par les médias généralistes (surtout en mal, pointant du doigt la dépendance de certaines personnes vis à vis de ce jeu), fait l'objet de campagnes promotionnelles colossales (avec des offres découverte, spots tv décalées avec des célébrités) mais aussi dans les films et les séries TV grand public. Il soulève également des problèmes d'éthique et de droit avec l'instauration de couvre feu pour le jeu en ligne, ou la revente d'objets et de pièces d'or virtuelles contre de l'argent, bien réel via le gold farming en Asie. Et rappelez ce buzz franco-français du MEUPORG !


 

World of Wacraft à permis a la multinationale Activision-Blizzard (fusion effective depuis 2008) de se placer numéro 1 mondial du secteur et prouve a lui seul que le jeu sur PC est loin d'être une industrie morte. Son monopole écrasant depuis 6 ans fait de lui l'un des jeux plus important de la décennie. Jeu sans fin, WOW ne connait pas la crise.

Voir la bande-annonce de World of Warcraft.

 

CALL OF DUTY 4: MODERN WARFARE (6 novembre 2007)


Au bout du couloir, un succès explosif !


Soyons clair, il y a un «avant» et un «après» Call of Duty 4. On a tendance à l'oublier, mais la série Call of Duty n'a pas toujours brillé dans les classements comme aujourd'hui. Plutôt bien noté dans la presse, chaque nouvel épisode n'était qu'un bon shooter historique de plus: ni mauvais, ni clairement renversant, s'adressant à un public bien présent, mais pas non plus majoritaire. En toute logique, j'évaluerais le début de la série Call of Duty (2003) comme une réponse d'Activision au jeu vidéo Medal of Honor: Allied Assault (2002) de EA games, qui avait cartonné à l'époque.

 

 

Faisons d'ailleurs un nouveau parallèle avec le cinéma (qui influence a mon avis aujourd'hui encore un peu trop l'industrie du JV), le jeu d'EA faisait d'ailleurs déjà écho au film de Steven Spielberg Il faut sauver le soldat Ryan (1998) en tentant de récupérer cet engouement nouveau pour la seconde guerre mondiale. Les vieux actes d'héroïsme patriotiques remis en avant, quelques mois seulement après le 11 septembre 2001, ça peu rassurer. Et puis c'est quand même plus épique de mettre en scène l'armée américaine avec tout son mathos de pro en pleine éclat, que les miliaires du Zimbabwe en claquettes qui cherchent de l'eau dans la brousse.

La promesse est la: revivre le spectacle du film, les explosion, son réalisme, son immersion...Une aventure extraordinaire mais vécue à l'échelle humaine (toutes les scènes fortes sont appréciées à la troisième personne, pas de cinématiques) C'était l'essence de Medal of Honor Allied Assault. Et si je vous en parle ici, dans un article consacré à sa série concurrente, c'est qu'elle est la base de tout. La plupart des développeurs d'Infinity Ward, à l'origine du premier Call of Duty ont travaillé sur Allied Assault.


Avec cette nouvelle licence, ils veulent pousser le coté hollywoodien et pop corn à son paroxysme. Call of Duty c'est un peu  la scène du débarquement, mais, en permanence. Loin des missions en solitaire de la série d'EA; vous et votre escouade êtes sans cesse témoins d'attaques d'envergures, à la limite du harcèlement. Intense est le mot. Oh oui ! Sans compter les arrivées surprises de tanks, des explosions en pagailles, les fameux scripts utilisés par dizaines. Vous avancez péniblement en évitant les balles, tandis que votre supérieur vous hurle dans les oreilles pour vous forcer a effectuer une action ingrate de plus; comme poser des explosifs sur un canon anti aérienne, ou débusquer ce fichu sniper allemand qui met la misère a votre équipe. Eux, ils «t'attendent» derrière. Sympa...Hey c'est vous le héros !


"Call of Duty oublie la liberté d'action pour sublimer l'action en tant que spectacle"

 

La licence n'a de cesse que se calquer sur les blockbusters californiens. Un complexe vis à vis du cinéma, ou l'envie de toucher un public toujours plus large ? Sans doute les deux. S'en suit plusieurs suites, donc certaines développées par un autre studio (Treyarch) et jugés moins légitimes. Jusqu'à... l'an zéro. Call of Duty 4 Modern Warfare. L'an zéro ? Une telle expression est excessive, probablement, mais c'est le sentiment qui m'habite. Modern Warfare place la série à un échelon supérieur, sur un autre piédestal. En bien ou en mal, telle est la question !

La jeu qui s'inspire du cinéma fait désormais trembler l'industrie du film.



 

Exit le culte de la seconde guerre mondiale, la mode à tournée. Pour ce 4eme opus, Infinity Ward passe a d'autres références, Black Hawk Down de Ridley Scott en tête (avec une certaine passion pour les hélicoptères !) Les larmes du soleil d'Antoine Fuqua. Une guerre moins propre, plus brutale...réaliste...mais pas trop quand même ! La bonne conscience à la Michael Bay fini par prendre le dessus à chaque scènes, et si quelques passages chocs sont à noter, la valorisation des héros occidentaux face à l'obscurantisme du monde prime une fois encore.

La seconde guerre mondiale offrait de la chair à canon de choix: les forces nazis. Fourbe et malhonnête (j'ai vu ça dans Indiana Jones !), le nazi est en effet loin d'être a même susciter la compassion du joueur. Avec ses petites lunettes rondes et ses grenades en forme de cylindre, il ne faisait pas long feu dans les viseurs de carabines ! Pour Modern Warfare, le changement d'époque s'effectue, et les ennemis aussi .

 

 

Les nazis laissent la place à une alliance abracadabrantesque tenant plus du fantasme américain que d'une probable réalité: les russes ultra nationalistes (Ah, cette bonne vielle guerre froide !) s'allient avec les terroristes islamistes ! C'est le pompon. 'Manquerais plus que les coréens du nord soient impliqués en guest star et la fête serait totale ! Je sais bien qu'il y a toujours des Anna Chapman en puissance (pour notre plus grand plaisir !) mais pour un jeu qui se veut tourné vers l'avenir, son scénario sent bon les relents du patriotisme primaire. Le conflit narré dans Modern Warfare est alors un peu trop manichéen pour être honnête (même si il existe quelques nuances)

 

Pourtant...qu'importe.


Cette histoire de guerre fictive n'est donc qu'un prétexte pour mettre en scène une guerre moderne, dans des lieux qui nous parlent plus (rappelant la guerre en Irak ou le traumatisme de Tchernobyl) L'histoire ne brille par par son originalité mais le changement d'univers remet d'un seul coup la licence sur le devant de la scène. Le gameplay, déjà très bon, évolue un peu (les ennemis sont plus coriaces, la possibilité de sprinter est offerte) mais c'est surtout l'habillage, la plastique du jeu qui donne au soft une toute autre dimension: Call of Duty 4 est désormais perçue comme une nouveauté et non plus comme un jeu qui continue de remuer le couteau dans la plaie de la grande Histoire.

 

 

Contemporain, plus pop et encore plus intense, Call of Duty 4 séduit rapidement des joueurs qui passaient systématiquement à coté de la licence. C'est un véritable relooking extrême, qui ne révolutionne rien en somme: les situations sont relativement les mêmes que par le passé; mais tout y est plus frais, plus faussement nouveau. L'usage excellent de la motion capture (qui était plutôt impressionnante pour l'époque) renforce l'immersion, et la volonté constante d'épater le spectateur / joueur est d'autant plus notable.Concentrés en situations explosives, le solo de Modern Warfare est éprouvant, survitaminé, exaltant, les développeurs visiblement se lâchent et nous envoient dans des situations plus spectaculaires les unes que les autres. C'est une véritable montagne russe ! C'est peut être ça, « la beauté de la guerre » ?


 

Mais c'est surtout par son mode Online que la licence enfonce le clou. Arrivant au moment parfait ou le Xbox Live et le PSN se démocratise sur console de salon (Xbox360 et PS3) le jeu va rapidement s'imposer comme le roi des soirées multijoueurs. Déjà efficace dans les anciens opus, ce mode bien classique (Team Deathmatch, Défense d'un point, etc. a l'ouest rien de nouveau !) bénéficie d'une finition exemplaire, et d'un gameplay admirablement équilibré. Le système de grades rappelant vaguement les RPG, donne envie de continuer à jouer en ligne, et plus on marque de points, plus on débloque des armes performantes, ou des spécificités pour son personnage. 



 

En juin 2009, Call of Duty 4 rentre dans le livre des records (le célèbre Guinness book) pour le titre du jeu vidéo le plus joué en ligne. L'importante du online est tel qu'il eclipse presque le mode campagne, et depuis Call of Duty 4, la tendance est de proposer des jeux avec un online complet et solide, et un solo qui fait presque office de mode bonus ! C'est le monde à l'envers !

A l'instar du premier Halo en son temps, Call of Duty 4: Modern Warfare prouve un peu plus que proposer un FPS sur console, c'est possible et ça marche. Toutes plates formes confondues, Call of Duty 4 effectue en 2007 des ventes records et devient le premier produit culturel vendu en France, marquant l'hégémonie du jeu vidéo sur tous les autres médias. Depuis ce jour, il en est de même pour tous les autres opus de la saga Le succès colossal de Modern Warfare incite également les autres développeurs a produire des FPS consoles construits autour du monde online principal et une aventure solo plus secondaire.

Voir la bande-annonce de Call of Duty 4: Modern Warfare


Et à votre avis, quels sont les jeux vidéo les plus marquants de la décennie (2000 - 2010) ?

 

COMMENTAIRES
djela
Signaler
djela
06/02/2011, 01:03
Article très sympa, agréable à lire, style fluide. Merci tout simplement.

LeGeN_DaRy
Signaler
LeGeN_DaRy
06/02/2011, 01:11
On peut dire que ta fait les choses en grand, très sympa à lire et bonne chance pour le concours en tout cas !

RohLeLourd...
Signaler
RohLeLourd...
06/02/2011, 01:20
Bon article effectivement, mais j'ai un petit bémol: quand tu parles de Medal of Honor, tu dis, je cite : " le jeu d'EA faisait d'ailleurs déjà écho au film de Steven Spielberg Il faut sauver le soldat Ryan (1998) en tentant de récupérer cet engouement nouveau pour la seconde guerre mondiale." Si je ne me trompe pas, Medal of Honor était supervisé par Spielberg, ce qui explique les similitudes. Ceci expliquant cela ^^. Je suis sur que tu le savais, mais le mettre dans le texte aurait sans doute était un petit plus pour le lecteur qui ne le sait peut-être pas ^^.
Par ailleurs, petite coquille sur la fin: "L'importante du online est tel qu'il exclipse presque le Online," => tu voulais surement dire que le online éclipse le solo ^^. Voila, libre à toi de corriger tes "fautes", et aussi de garder ou non ce commentaire!

(PS: ce commentaire n'a pas pour but de te ridiculiser ou quoi que se soit, niveau fautes et oublis, je suis pire que tout ^^)

Neji46
Signaler
Neji46
06/02/2011, 01:23
Merci pour la lecture ;)

Kolia07
Signaler
Kolia07
06/02/2011, 01:32
RohLeLourd > Pas du tout, ton avis m'intéresse grandement. L'article est un peu long, alors je suis content que tu m'aide à corriger quelques fautes qui me sont passés sous le nez.

>Je sais que le premier opus (sur PlayStaiton) était scénarisé par Spielberg et développé par Dreamworks...Seulement, il me semble qu'Allied Assault est justement le premier opus SANS Dreamwork et Spielberg, depuis qu'il a vendu la licence à EA (ensuite développé par 2015 studios) Mais je peux me tromper, j'ai pas été vérifier ça ^^

canard-sucrey
Signaler
canard-sucrey
06/02/2011, 01:33
J'ai tout lu ! (sisi =D )

Kokoro
Signaler
Kokoro
06/02/2011, 01:33
Très agréable à lire comme article, et bravo à toi d'avoir réussi à choisir trois jeux sur dix ans, ce n'est pas facile ^^

RohLeLourd...
Signaler
RohLeLourd...
06/02/2011, 01:42
Kolia=> Oh, j'avais pas compris que le paragraphe parlait d'Allied Assault, les Simpsons qui passent à côté de Mozilla m'ont sans doute distrait ^^. Fait comme si j'avais rien dit! ^^

Chipster
Signaler
Chipster
06/02/2011, 01:42
Assez d'accord, chacun de ses trois jeux a sa part de responsabilité dans ce qu'est le jeu vidéo aujourd'hui, que ce soit en bien ou en mal ^^

anakinjo
Signaler
anakinjo
06/02/2011, 06:04
Kolia, comment as-tu pu oser oublier Mafia?^^ ou Morrowind? (bon admettons que wow substitue morrowind)
assassin's creed? en tout cas super article, et comme disait Kokoro, bravo d'avoir eu les corones de te prononcer sur 3 jeux, moi j'aurais pas pu ^^ bref continue comme ça et vive les rousses :)

anakinjo
Signaler
anakinjo
06/02/2011, 06:07
désolé du double post mais j'ai oubié une question/ COD 4 est plus joué que WoW? si ils sont dans le livre de records pour LE jeu le plus joué online, je trouve ça bien étonant contre les 2 mastodontes de blizzard à savoir woueurlde of warprout et stacraft 2 non?

tsufeng
Signaler
tsufeng
06/02/2011, 09:59
Tres bon,agréable a lire,et argumenter.

Kolia07
Signaler
Kolia07
06/02/2011, 11:52
>Morrowind, Mafia et Assassin's Creed sont pour moi des jeux excellent, mais mineurs sur le long terme. D'autant que Assassin's Creed et Mafia, des sandbox games, aussi bon soient t'ils, arriverons toujours APRES GTA 3. Je n'avais que 3 jeux à choisir, j'ai préféré prendre la plus grosse des claques, et surtout la première.

> Le record de l'époque fait état de 13 millions de joueurs sur Call of Duty 4. Aprés je suis pas le guinness book, donc c'est pas a moi de répondre à ses questions. Quand à Starcraft 2, il est sorti en 2010. Ici c'est un record de 2009.

Slaanesh
Signaler
Slaanesh
06/02/2011, 12:40
Un excellent article. Et si j'avais eu à choisir 3 jeux qui ont marqué la décennie, je pense que j'aurais pris exactement les mêmes jeux, à un bémol près, j'aurais pris le premier Call of Duty qui est un peu à la base du genre "grand spectacle", au lieu du 4.

Par contre ton article m'a donné une idée d'article. J'essaierai d'écrire ça dès que je peux.

callveen
Signaler
callveen
07/02/2011, 23:53
Excellent article!

pour ma part et si je devais en choisir 3:

Half Life 2 (PC), ce FPS me hante depuis sa sortie et c'est un véritable plaisir que de m'y replonger à l'occasion, ce jeu m'aura marqué au fer rouge, c'est pour lui que j'ai upgradé mon pc bas de gamme et rien que pour lui :)

Metal Gear Solid sur PSone, le premier jeu qui m'a fait perdre la notion du temps, j'ai passé une nuit entière dessus sans m'en rendre compte... sans compter l'attente fébrile que j'ai eu pour sa suite sur PS2!

Resident Evil 4 (GameCube), la claque que j'ai pris avec ce jeu! J'ai acheté le Gamecube rien que pour lui, de loin un des meilleurs jeux de l'ancienne génération de consoles :)

Et s'il fallait trouver un 4ième (je sais que non mais bon) je ne voudrais pas oublier Freedom Fighters (PS2), qui, selon moi, fut un pionnier dans de nombreuses techniques de gameplay, j'y consacrerais un article à l'occasion car il le mérite :)

voili voilou :)

anakinjo
Signaler
anakinjo
09/02/2011, 21:14
Pour morrowind, je dirais que c'est ambïgu, puisque ce jeu est encore joué aujourd'hui et moddé par une communauté très active :)

Pour Mafia, on va dire qu'il n'y a jamais eu de 2 (bien qu'il soit très bon) eut un énorme succès et a vraiment marqué l'univers du jeu de shoot a la 3eme personne, avec une histoire riche, une bande son, une profondeur dans les évènements et les personnages, du quasi jamais vu à l'époque!

A la limite je remplacerai AC par les Zeldas 64, Ocarina of time et Majora's mask qui comptent un bon paquet de fans-joueurs.

Puis bien plus tard est venu Crysis (On parle bien de jeux-evennements hein^) qui ont révolutionné le jeu typé FPS par ses graphismes de fou et un changement de config inévitable pour pouvoir le constater...

Puis encore KOTOR, Mario Kart Double Dash, Half-Life 2 (bien vu callveen), Fallout 3, DooM 3, Hitman, Rogue Leader, STALKER... Ouais, ouais, ouais... Kolia, une fois de plus je me demande comment tu as fait pour de décider sur 3 jeux!^^
Bref, mes potes et mon on kiffe ton blog, So long! :)

Kolia07
Signaler
Kolia07
10/02/2011, 20:41
@anakinjo
content que mon blog te plaise !

C'est super de faire une litre de 15 titres mais....moi je devais en choisir que 3 ! c'est la difficulté. Evidement certains des titres que tu cite, sont important, mais voila je les ais pas retenu ensuite.

Half Life 1 m'a pas exemple tellement marqué que le 2 n'est qu'une "bonne suite".

@Callveen

A moins qu'en belgique y ai un décalage horaire, MGS psone est sortie dans la décennie précédente.

Gorgoth
Signaler
Gorgoth
11/02/2011, 10:29
Superbe article, ami amateur de rousses !

Je pense qu'en terme d'impact aux yeux du grand public, tu as choisi les trois jeux les plus marquant et les plus représentatifs de la décennie, indubitablement. En revanche, aux yeux des joueurs passionnés, la question est plus compliquée, comme on le voit bien dans les commentaires précédents !

Cependant, j'aurai bien du mal à dégager des titres majeurs pour cette décennies. Des jeux comme Morrowind, Deus Ex ou Super Mario Galaxy prennent pour la plupart leurs sources dans des titres de la décennies de 90's (respectivement Arena et Daggerfall, System Shock et Super Mario 64), et n'apportent donc rien de neuf au jeu vidéo en tant que tels. Tout au plus l'aspect mod peut être évoqué pour Morrowind, même si de mémoire, Half-Life (que je n'ai pas non plus joué) en avait déjà.

En tant que joueur, si je devais finalement choisir trois titres marquant mais pas nécessairement favoris (pas de solution de facilité, après tout, tu nous as sélectionné un joli mais difficile top 3), je dirais déjà que ICO est fort logiquement un titre majeur, par toute son approche basée sur la narration jouée et sa cohérence artistique.

Je pense aussi que, même si je ne l'ai pas spécifiquement apprécié, Devil May Cry a sa place, en tant que quasi-reboot du beat'em up, agonisant durant toute la génération 32/64 bits, et finalement repris depuis par tous les cadors du genre depuis.

J'aurais bien du mal à dégager un troisième titre, mais je dirais peut-être Braid (que je n'ai pas fait, décidément) comme ambassadeur de la vague actuelle des jeux indé' !

Kusagae
Signaler
Kusagae
11/02/2011, 18:52
Bravo pour l'article ! (Et le résultat du concours ;-) )

mercobenz13
Signaler
mercobenz13
11/02/2011, 22:55
C'est difficile comme choix...

Allez je me lance
Metal Gear Solid 2 (oui oui, le 2...)
Silent Hill 2
... et Flower!

Et oui, flower... J'ai longuement hésité avec ICO, mais Flower va représenter cette tranche de jeux vidéo "artistique" auquel j'ai pu jouer (ICO, Shadow of the collossus...)

Au fait... Félicitation pour ton concours! ;)

Kolia07
Signaler
Kolia07
14/02/2011, 13:50
Pour ceux que ça interresse, le classement complet du concours via le commiqué en PDF de Priceminister:

http://www.loisirsad...jeux-vidéo.pdf

Sharn
Signaler
Sharn
16/02/2011, 17:58
Très très bon article. Le choix a du être difficile mais je le trouve très pertinent. Quelques fautes entachent ce petit bijou mais la perfection n'est pas humaine. ^^

Sinon pour en rajouter une couche sur la partie CoD, Spielberg a produit/créé Band of Brothers vers 2001. Je t'enjoins à lire l'article sur wikipedia il y a deux ou trois éléments soulignés qui sont troublants. ;)
http://fr.wikipedia....and_of_brothers

linkinpark137
Signaler
linkinpark137
10/03/2011, 12:28
Pour moi
Final Fantasy X
Final Fantasy XII
Resident Evil 4
Bioshock
Mass Effect
Bayonetta
Shadow Of The colossus
Metal gear Solid 2 et 3
Okami
Zelda wind waker .