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Un coeur de joueur

Par Kokoro | Blog créé le 13/12/09
Dernière modification le 07/03/13 @ 17h31
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Otaku? Geek? Gamer? Pervers? Non, juste passionné.

Édito

 

 

Identité

 

Nom: ???
Prénom: Jérémy
Pseudo: Kokoro
Age: 23
Sexe: Male

 

Fiche joueur 

 

Consoles possédées actuellement:
- Playstation 2 et 3
- Xbox 360
- Nintendo DS et 3DS
- Playstation Portable et Vita
- PC
- iOS


Styles de jeux préférés:
- Plateforme
- Survival Horror
- Infiltration
- Role Playing Game


Top 5 jeux:
- Persona 3
- Mass Effect
- Metal Gear Solid 2
- The Legend of Zelda: Ocarina of Time
- Super Mario Bros 3


Identifiants:
Kokoro_Games (PSN)
Kokoro Games (Xbox Live)
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Catégorie : Film (Cinéma/Série TV/Animation)

Film (Cinéma/Série TV/Animation) - 9 Septembre 2012 @ 12h30 -
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Hunger Games est un film adapté d'un livre écrit par Suzanne Collins et sorti en 2008, faisant parti d'une trilogie. J'ai entendu parler de ce film principalement pour son thème: des adolescents qui doivent s'étriper à l'aide d'armes dans une arène. Intrigué, j'ai décidé d'y jeter un oeil. Avant de vous donner mon avis, je tiens à préciser que je n'ai pas lu le livre, donc je ne pourrais pas vous dire si le film est fidèlement adapté ou s'il y a des différences importantes avec le matériel d'origine.


La première chose qui m'a sauté aux yeux dans Hunger Games, c'est la "direction artistique" (c'est comme ca que je l'aurais appellé dans un jeu, je ne sais pas si c'est le même terme pour un film) troublante. C'est comme si on avait trois tendances différentes dans le film. D'un coté on a "les pauvres", pour qui les costumes et les décors de La petite maison dans la prairie semblent avoir été recyclés, d'un autre coté on a "les riches", dont les costumes et le maquillage improbables semblent être issus d'un croisement contre nature entre les oeuvres de Tim Burton et Le 5eme élément, puis enfin on a l'aspect futuriste, mais proche de nous, avec un train qui vole, des interfaces entièrement tactiles mais aussi des choses plus avancées comme des hologrammes. Le mélange de ces trois styles assez différents m'a posé quelques problèmes lors des premières minutes du film, parce que j'avais l'impression que ca n'allait pas ensemble. Mais finalement ca m'est passé assez vite, je m'y suis fait. Je me suis même dit que c'était peut être pour montrer que les pauvres étaient tellement pauvres qu'on dirait qu'ils venaient d'une époque lointaine et que les riches étaient totalement déconnectés du monde et de la réalité qu'ils ne se rendaient même pas compte à quel point ils étaient ridicules et moches.

Bref, parlons du film. Hunger Games prend place dans un futur où l'Amérique (selon Wikipédia, parce que moi je me rappelle pas avoir entendu parler d'Amérique, ni d'un continent ou d'un endroit existant dans notre monde) est divisée en 12 districts contrôlés par le Capitol. Ces 12 districts vivent dans la pauvreté (ils n'arrivent même pas à se nourir) et doivent travailler pour le confort des habitants du Capitol. Ils ont bien essayé de se rebeller, mais non seulement ils n'ont pas réussi, mais en plus ils doivent désormais offrir chaque année deux adolescents qui ont entre 12 et 18 ans, une fille et un garçon, en tant que tribut. Les 24 adolescents sélectionnés sont ensuite entrainés puis lachés dans une arène où ils doivent se livrer à un combat à mort, pour divertir le Capitol, dont l'unique survivant deviendra riche. C'est une façon pour le Capitol de punir les districts pour leur tentative de rébellion tout en laissant un infime espoir, vu que le gagnant accède au statut de riche.
L'héroine du film, Katniss Everdeen, se porte volontaire pour les Hunger Games, pour sauver sa soeur qui avait été sélectionnée au tirage au sort. C'est donc elle qu'on va suivre durant tout le film.


L'arc, plus que jamais l'arme à la mode des années 2010.


Comme vous pouvez le constater, l'histoire ne prête pas vraiment à sourire. Et s'il y a bien une chose qui est réussie dans le film, c'est ce sentiment de malaise. De la sélection des tributs à leur entrée dans l'arène, je n'ai pas cessé de me sentir mal, de me dire "y'a quelque chose qui ne va pas dans cet univers". La façon dont c'est filmé et écrit, ca m'a mis mal à l'aise. Que ce soit lorsque l'on voit comment sont traités les tributs, presque comme des animaux (lavés sur des tables, "toiletté" comme des chiens, on leur met également une puce...), puis comme des star de télé réalité, comme si c'était quelque chose de léger, alors que 23 d'entre eux vont mourir, si jeunes... Et ce n'est qu'un spectacle pour les riches du Capitol. On ressent immanquablement un malaise, et surtout du dégout, envers le Capitol et ses habitants.
Le problème c'est qu'une fois la première partie du film passée, celle où les tributs se prépare à l'affrontement, le film n'a pas continué d'assumer ce coté dérangeant. Parce que quand on arrive au moment à la fois tant attendu et tant redouté, aussi bien pour les tributs que pour le spectateur, de l'affrontement, le film semble sur la retenue. Avec un univers aussi glauque et malsain, on aurait pu s'attendre à de la violence dans les combats, des scènes insoutenables, des exécutions choquantes qui nous donneraient presque envie de mettre nos mains devant nos yeux pour nous protéger comme lorsqu'on était enfant. Sauf que non, le film semble clairement se retenir pour pouvoir toucher un public plus large. Les morts s'enchainent, mais sans vraiment jamais choquer. On ne voit pas grand chose, pas beaucoup de sang, et pire parfois on le droit à ces scènes où on entend un personnage crier avec un bruitage qui nous donne seulement un indice sur la façon dont il est mort. Peut être que c'était aussi comme ca dans le livre, je n'en sais rien. Mais je trouve que le film aurait été tellement plus puissant s'il avait été plus violent, plus écoeurant encore... s'il avait été jusqu'au bout de son idée, s'il avait voulu nous dégouter encore plus. A la place de ca, pour susciter la colère et la tristesse du spectateur, un autre procédé est utilisé, une ficelle un peu facile je trouve. J'ai été un peu déçu par la partie "combat à mort en arène" du film, même si ca se laisse regarder et que ce n'est pas désagréable. C'est juste que le film perd son coté "choc" je trouve. Et puis cette partie est assez courte aussi. Vu que c'est quand même LE moment qu'on attend durant tout le film, je trouve dommage qu'ils n'aient pas pris plus leur temps, mis plus de détails.

En dehors de ca, j'ai trouvé le personnage de Katniss assez intéressant et sympathique. Le problème c'est que j'ai eu l'impression qu'il n'y avait qu'elle dans le film. Tout les personnages secondaires semblent mis en valeur uniquement via leur rapport avec elle (son entraineur, son styliste, l'autre tribut du district 12...). Quant aux autres tributs, on n'apprend jamais vraiment à les connaitre. J'espère qu'ils sont mieux développés dans le livre, parce que dans le film ce n'est pas du tout le cas. La moitié meurt d'ailleurs sans qu'on ait même jamais su qui ils étaient et en moins de dix minutes. Les rares tributs qui sont développés se contentent d'être stupides et méchants ou bien de n'avoir pour personnalité qu'un vague trait de caractère (la gentillesse, la ruse...). Bref, autant dire qu'ils sont quasi inexistants et que leur mort est du coup peu touchante. C'est marrant parce qu'ils me font penser à ces personnages de jeux vidéo sans histoire ni personnalité qui ne sont là que pour mourir.

 

 

Hunger Games est un film qui se laisse regarder dans son ensemble. Pas mauvais, mais pas inoubliable non plus. La première partie du film est très efficace et met vraiment mal à l'aise, mais la partie qui aurait du être la plus importante, celle des Hunger Games, n'est pas assez forte à mes yeux, on redescend même d'un cran par rapport à la première partie je trouve. C'est  ce qui fait de ce film un divertissement qui plaira à un large public alors qu'il aurait pu être un film choc, qui aurait marqué les esprits. Mais le film aura au moins eu le mérite de me donner envie de lire le livre, par curiosité, pour voir si les choses sont mieux développées.

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 Indie Game The Movie est un film sorti il y a environ deux semaines, le 12 juin, et qui, comme son nom l'indique, s'intéresse au développeurs indépendants de jeux vidéo. Mais avant de parler du film en lui même, je vais vous raconter dans quel état d'esprit j'étais avant de voir ce film...

 

 

Les jeux indépendants? C'est surfait!

Oui, je sais, c'est assez bizarre de regarder un film qui parle des jeux indés quand on tient ce genre de propos. Pourtant, c'est à peu près ce que je pense ces derniers temps. Non pas que je n'aime pas les jeux indépendants, au contraire j'en joue à pas mal et certains font partis de mes jeux préférés. Mais pour moi le mot/la catégorie/la classification indépendant perdait de son sens. Il n'était plus le reflet de passionnés qui se tuaient à la tache pour sortir un jeu modeste mais super bien foutu et amusant parce qu'ils y avaient mis tout leur coeur. Non, c'était devenu un mot d'opposition. D'opposition aux jeux AAA à gros budget. On aimait les jeux indés parce qu'on ne trouvait plus ce qu'on aimait dans les jeux vidéo en jouant aux jeux financés par de gros éditeurs. Le mot "indie" était aussi devenu un bouclier. Sous prétexte qu'un jeu était fait par un indépendant, on ne pouvait pas le critiquer. C'était un jeu à part, un jeu différent, et le critiquer, c'était être un blasé, un fan de Call of Duty, un supporter de foot ou les trois à la fois. Finalement, cette sacralisation que certains avaient pour les jeux indés, le fait qu'ils soient considérés comme extraordinaires et immenséments supérieurs aux jeux "normaux" a fini par créer une rupture entre moi et les jeux indépendants. Je n'aimais plus trop ce terme, ce qu'il représentait et sous entendait. Ca ne m'a pas empeché de jouer à des jeux indépendants, dont le fantastique Sword and Sworcery qui est pour le moment mon jeu de l'année, mais j'étais déçu, parce que pour moi, le mot "indie" avait perdu de sa valeur, de son véritable sens, de sa "noblesse" serais je tenté de dire.
Avant de regarder ce film donc, je ne savais pas si j'allais l'aimer ni même à quoi m'attendre. J'en savais très peu sur le film, tout juste qu'il suivrait principalement quatre développeurs indépendants: Jonathan Blow, Edmund McMillen et Tommy Refenes, sans oublier le (détestable) Phil Fish, connu pour ses déclarations fracassantes. Bref, j'étais bien loin de me douter que j'allais voir l'un des plus beaux films que j'ai vu de toute ma vie.

 

 

 Un trailer du film, pour vous donner une idée de ce qui vous attend.

 

 

 La passion

Revenons en donc au film en lui même. IGTM est un documentaire qui dure une bonne heure et demie et qui a été réalisé par deux canadiens: James Swirsky et Lisanne Pajot. Ils en ont eu l'idée lorsqu'ils ont couvert un évènement (Game Developper Conference) où ils ont fait un film avec un développeur indépendant, Infinite Ammo, en automne 2009. En 2010, nos deux réalisateurs se lancent dans le projet de faire un film sur les développeurs indépendants et le financent grâce à deux campagnes réussies sur Kickstarter (en 2010 pour financer le projet et en 2011 pour le finaliser). C'est assez marrant je trouve, des indépendants qui font un film sur des indépendants! Finalement c'est en 2012 que sort IGTM, d'abord au Festival Sundance en janvier, où il remportera un prix, puis enfin accessible à tout le monde en dématérialisé le 12 juin.
Bien que 300 heures aient été filmées, le film ne dure qu'un peu plus d'une heure et demie, et se concentre sur quatre indépendants:
- Jonathan Blow, le créateur de Braid, l'un des premiers jeux indépendants à avoir connu le succès sur console (XBLA) et qui travaille actuellement sur un nouveau jeu: The Witness.
- Edmund McMillen et Tommy Refenes, qui forment la Team Meat à l'origine de Super Meat Boy, qui est devenu une nouvelle référence des jeux de plateforme.
- Phil Fish, le créateur de FEZ, sorti récemment, et qui n'y va pas de main morte lorsqu'il s'exprime.

 Phil Fish, créateur de FEZ.

 C'est donc ces quatre développeurs indépendants et passionnés que l'on va suivre tout au long du documentaire. Si le choix de quatre personnes (on peut même dire trois vu que McMillen et Refenes forment un duo de développeurs) peut paraitre petit par rapport à toutes les personnes interviewées, je pense que c'est un très bon choix. C'est un très bon choix déjà au niveau des périodes. En effet, on suit trois jeux (Braid, Super Meat Boy et FEZ) à des moments très différents de leur existence. Jonathan Blow revient sur le succès de Braid avec du recul, puisque le jeu est sorti en 2008, Edmund McMillen et Tommy Refenes sont en train de finir leur jeu et on vit le moment de la sortie du jeu (et les jours qui la précèdent) à leur coté, quant à Phil Fish, on le suit en plein développement du jeu, à une période où la date de sortie de FEZ ne faisait qu'être repoussée (et lors d'une période assez difficile pour lui). Cela donne vraiment trois points de vue différents sur les jeux indépendants, non seulement parce que ces développeurs sont différents et n'ont pas les mêmes problèmes/préoccupations, mais aussi parce que l'on vit trois moments clés du développement d'un jeu: la phase de développement, la sortie du jeu et ce qui se passe après la sortie du jeu.
Alors là, vous allez me demander ce qu'il y a de spécial à suivre ca... C'est vrai, de nos jours, en suivant l'actualité sur internet, on peut très bien suivre ces trois étapes plus ou moins en direct pour la plupart des jeux. Oui, mais non. Cette fois ce ne sont pas des developers diary, des interviews calibrées et langue de bois avec des mots choisis de manière très précise et trois screen deux fois par mois. Ce n'est pas lisse, ni commercial. Il y a une vraie dimension humaine. Ce documentaire ne nous montrent pas des hommes dont le travail est de faire des jeux vidéo. Ce documentaire nous montre de véritables passionnés qui donnent tout ce qu'ils ont pour réaliser ce qui a toujours été leur rêve. Finalement, le fait qu'ils crééent des jeux vidéo est peut être même secondaire. C'est sur, ca nous touchera plus en tant que joueur, parce que c'est notre passion aussi, et que ca parle d'un milieu qui nous fascine, sur lequel on se pose plein de questions, qu'on a envie de découvrir de l'intérieur... mais la dimension humaine du film dépasse le simple cadre des jeux vidéo.
J'ai vraiment été touché par ce film. Contrairement à beaucoup de développeurs et de studio dont on entend parler sur les sites de jeux vidéo, là je me suis senti proche des développeurs présentés dans ce film. Les thèmes abordés me parlent plus que tout ce que j'ai pu lire dans des interview de personnalités de l'industrie. En fait, ils ne parlent presque pas de leurs jeux. Certes, ils expliquent quelques détails du processus de création, mais vraiment, les jeux ne sont pas au centre du film. Ce qui comptent, ce sont ceux qui les font. Ils nous disent comment ils en sont arrivés à faire des jeux vidéo, d'où vient cette envie. On les voit avec leur famille, leurs proches, ou parfois seuls, et on découvre l'influence qu'on leur passion sur leur vie sociale, comment les gens qui les entourent le vivent. On découvre leurs craintes, leurs envies, leurs rêves. Leur moments de joie, ce qui fait leur fierté, mais aussi leurs échecs et leurs moments difficiles... C'est vraiment un documentaire intime. Après avoir vu ce film, je ne dirais pas que j'avais l'impression de les connaitre, mais j'avais l'impression de connaitre des choses sur eux qu'ils n'auraient pas forcément dit à un inconnu, l'impression d'avoir passé un moment privilégié avec eux où ils m'auraient parlé honnêtement de leur vie, de leur oeuvres et de ce qu'ils ressentaient par rapport à tout ca. Et ca m'a permis de me sentir très très proche d'eux, plus proche que je ne suis jamais senti avec aucun autre développeur. Ils sont humains, ont des faiblesses, sont "normaux" dans le sens où ca pourrait être des gens avec qui je partagerais des délires, avec qui je m'entends... Ils ne semblent pas du tout distants. Ce film est vraiment génial: non seulement il est très intéressant car il permet de jeter un oeil dans les coulisses du développement de jeux indépendants, mais il est aussi très touchant grâce à son coté humain, il procure des émotions et on fini par vraiment s'attacher à ces développeurs qui au final prennent tout les risques et font de nombreux sacrifices pour arriver à réaliser leur rêve: sortir leur jeu.
Je n'entrerais pas plus dans les détails, il y a tellement à dire sur chacun des acteurs et au sujet des nombreuses scènes qui m'ont fait  tour à tour rire, réfléchir et même à quelques reprises ému. Mais je ne vais pas vous raconter le film, le mieux c'est encore que vous le regardiez. Sachez juste que du début à la fin, on ne s'ennuie pas une seconde.

 

 Super Meat Boy, un jeu développé par la Team Meat (Edmund McMillen et Tommy Refenes)

 
Que dire de plus?

Je vous avouerais que quand j'ai pensé à écrire un article sur IGTM, je m'imaginais un truc bien organisé, où je décortiquerais le film de façon à vous donner envie de le regarder. Mais ce n'est pas vraiment ce que j'ai fait... Je n'ai pas trop parlé de la réalisation, qui m'a semblé plutôt bonne (bon montage, bonne qualité d'image, et que dire de plus...? Je ne m'y connais pas trop en technique de cinéma, et encore moins pour les documentaires je dois l'avouer...), ni même de la musique, composée par le talentueux Jim Guthrie (qui a oeuvré sur Sword and Sworcery, qui est un excellent compositeur, mais dont la musique était un peu en retrait dans ce film). J'aurais peut être pu écrire une vraie critique si mon coeur ne m'incitait pas à vous hurler au visage: CE FILM M A TOUCHE TOUT AU FOND DE MON COEUR DE JOUEUR PASSIONNE, REGARDEZ LE IL EST GENIAL! Parce qu'au final c'est ca qu'il me reste de ce film. Le souvenir d'un immense plaisir lors de son visionnage, l'envie de le partager avec d'autres personnes, joueurs(euses) ou non, et la fierté d'être un passionné de jeux vidéo. Après avoir vu ce film, après avoir suivi ces passionnés dans leur quête, et m'être un peu identifié à eux, je suis vraiment fier de pouvoir dire que je partage la même passion qu'eux. Je suis fier d'être passionné par quelque chose qui pousse des gens à faire des jeux avec leur coeur dans le but de me faire plaisir tout en réalisant leur rêve.
Peut être que les gens ne retiendront que les gros jeux de cette génération, ceux qui auront couté des millions de dollars dont la moitié dépensés en marketing et qu'on ne se souviendra plus, ou vaguement, de Braid, Super Meat Boy ou FEZ... Mais moi je ne les oublierais pas. Je vais même y rejouer et y prendre encore plus de plaisir qu'avant, en sachant d'où viennent ces jeux, comment et par qui ils ont été faits. Je vais suivre avec attention la carrière des développeurs dont j'ai pu apercevoir le quotidien et la vie, sur une brève période, lors de ce film. Il est probable que j'achèterais leurs jeux les yeux fermés (mais ca, je le faisais déjà avant). Et j'en voudrais beaucoup moins à Phil Fish lorsqu'il dira des conneries, parce qu'avec tout ce qu'il s'est pris dans la gueule, je pense qu'il a bien besoin de se défouler un peu lui aussi. Je remercie sincèrement et du fond du coeur ceux qui ont fait ce film, ceux qui y ont participé, ceux qui ont financé ce film sur Kickstarter et tout ceux qui ont rendu cela possible. Ce film a redonné un sens au mot "indépendant" pour moi, mais surtout il m'a montré qu'il y avait encore des gens vraiment passionné par les jeux vidéo dans notre industrie. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas, ou qu'il n'y en a pas dans les grosses boites, mais on ne les voit juste pas assez, c'est comme s'ils n'existaient pas... là, on les a vu, et ca fait du bien! Si vous aimez les jeux vidéo, si c'est votre passion, alors vous devez voir ce film. Vous ne pouvez juste pas le rater. Il est beau et touchant. Regardez le.

 

 Braid, de Jonathan Blow.

 
Pour voir Indie Game The Movie, vous pouvez l'acheter (pour un prix d'environ 9 à 10 euros) directement sur le site officiel du film, sur Steam sous forme d'application ou sur Itunes. Vous pouvez trouver l'OST du film sur Bandcamp. Si vous voulez aller un peu plus loin que le film, le site officiel vous permettra de retracer tout son parcourt. Vous pouvez aussi précommander l'édition spéciale du film qui incluera du contenu issu des 300h de film tournées, traité de la même manière que le film niveau qualité et qui comportera de nombreuses interview de développeurs indépendants qui n'ont pas été retenues pour le film, ainsi que d'autres bonus pas encore fixés (mais ils parlent d'artwork, de l'OST, d'un packaging spécial et peut être même d'un livre...).

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 J'ai découvert l'OAV Black Rock Shooter un peu en retard, mais j'avais vraiment beaucoup aimé. J'avais même pleuré en le regardant (ne vous moquez pas! è__é). Et immédiatement après l'avoir vu, j'avais pris la décision de suivre tout ce qui sortirait autour de cet univers: figurines, jeux vidéo et le fameux anime... Vous vous doutez donc que j'avais de grandes attentes, difficiles à satisfaire, à propos de cette série en 8 épisodes. Hier, j'ai pu voir le premier épisode, et j'ai été déçu, profondément.

PS: Si vous n'avez pas vu l'OAV ou le premier épisode de l'anime, ce qui va suivre contient des spoiler



Les dessins de l'OAV étaient plus "simples", mais aussi plus touchants.


Dès le début, je me suis rendu compte que cet anime ne serait pas une suite de l'OAV. Même si j'avais espéré que ce soit la suite, je me suis dit "bon, ok, c'est normal, ils ne veulent pas que les gens commencent l'anime sans savoir ce qui s'est passé s'ils n'ont pas vu l'OAV". A ce moment, donc, je n'étais pas trop contrarié. Puis ca a commencé. Tout était différent, trop différent. Coté visuel, j'ai trouvé ca très beau, c'est bien dessiné, l'animation m'a semblé bonne et les personnages encore plus fin que dans l'OAV. Seulement, j'aimais bien le style de l'OAV. Les personnages avaient l'air plus mignons. Mais bon, ce n'est pas non plus grave.
Ce qui est grave, c'est les autres changements. Tout d'abord, le rythme. Là où on sentait une amitié (ou plus?) très forte se créer entre Mato et Yomi au fil de leurs discussions et de leurs rencontres, ici tout se fait trop rapidement et n'est pas tellement crédible. Alors certes, ils ont décidé de raccourcir un peu le tout pour explorer un peu plus l'univers de BRS au cours des 8 épisodes, mais à quel prix? Personnellement, c'est cette relation qui donnait de la valeur à l'histoire, de l'émotion dans l'OAV. Alors qu'ici, la relation entre Yomi (qui porte des lunettes? oO) et Mato me semble superficielle, et moins forte. Mais si encore il n'y avait que ca...
Yomi passe d'une fille assez solitaire et calme à une fille séquestrée par une blonde sadique handicapée. On n'en saura pas plus sur leur relation et pourquoi Yomi est apparemment obligée de rester avec elle (alors qu'elle la fait souffrir), mais le simple fait que ce personnage existe me dérange. D'où sort ce démon aux cheveux dorés qui semble aussi sadique dans la vie que dans le monde alternatif? Si vous avez la réponse, aidez moi à comprendre, car il ne me semble pas l'avoir vu dans l'OAV...

Parlons en d'ailleurs, du monde alternatif. Ici, peu de changement, on voit toujours BRS se battre contre d'autres personnages. Mais une chose a changé: la violence. Les combats de l'OAV n'était pas des parties de calins, mais ils étaient assez classes, avec de bonne chorégraphies. Ici, on dirait presque du Guro. BRS se fait littéralement défoncer, et il n'est pas rare qu'un coup la transperce ou pulverise ses intestins. Heureusement dans ce monde elle n'est pas déchiquetée et il n'y a apparemment pas de sang, mais c'est fortement sous entendu et les scènes paraissent ultra violentes. Là encore, je me demande pourquoi un tel changement... Qu'est ce que ca apporte à l'histoire? A l'anime? Rien à mes yeux.

Bref, au final j'ai l'impression d'avoir vu un anime qui reprend les personnages et l'univers de BRS mais qui n'est pas BRS. L'histoire est différente, le coté "mystérieux" est moins présent je trouve et y'a quelque chose qui fait que ca n'a plus la même "saveur" pour moi. C'est autre chose. Je ne dirais pas que c'est un mauvais anime, car j'attendrais déjà de l'avoir vu en entier pour le juger, mais par rapport à l'OAV de BRS que j'ai vu, c'est décevant. Au final je préfère garder en tête l'OAV comme l'oeuvre originale et ca comme une sorte d'adaptation en anime, ou une histoire similaire mais se passant dans un univers parallèle, un truc comme ca. C'est dommage car l'OAV était vraiment beau, que ce soit l'histoire, le style visuel, les musiques, tout... =(
N'hésitez pas à me donner votre avis et me dire si j'ai raté un détail ou quelque chose... Ca m'arrive parfois.

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Le site G4 a organisé un évènement mélangeant cinéma et jeux vidéo... le tout à la sauce horreur, Halloween oblige! Ainsi, trois jeux vidéo ont inspiré des courts métrages assez sanglants. Et les jeux choisis sont plutôt... surprenants. Duck Hunt, Mario Kart et Angry Birds. Oui, ces licences vont devenir des films d'horreur. Le résultat s'annonce original. Le premier des trois films a été publié aujourd'hui, et il s'agit de l'adaptation, enfin presque, de Duck Hunt. Je vous laisse découvrir ca en vidéo, et en anglais.

 

 

J'ai trouvé ca assez bon, bien que pas fantastique non plus. J'ai hate de voir ce que donneront les deux autres...

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Film (Cinéma/Série TV/Animation) - 24 Avril 2011 @ 23h35 -
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Je m'apprêtais à regarder un film lorsqu'une des bandes annonces pré-film m'a surpris. Alors bien sur, on n'est pas dans une ville à la Bright Falls et le personnage principal ne semble pas être un écrivain, donc c'est assez différent d'Alan Wake. Mais ce film a quelque chose qui m'a immédiatement fait penser à Alan Wake... je vous laisse découvrir le point commun qu'ils partagent en vidéo...

 


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Si vous m'aviez demandé il y a une semaine ce qu'était Game of Thrones, je vous aurais répondu "je n'en sais rien". J'ai découvert cette nouvelle série de la chaine HBO totalement par hasard. La première fois que j'en ai entendu parler, c'était sur Kotaku, où il y avait une pub pour la série avec un trailer. Après avoir regardé le trailer, j'étais déjà intéressé. Puis Parodius m'a parlé du premier épisode de la série, et cette fois, ca m'a vraiment donné envie de le regarder! Voila donc comment, pour la première fois, je me suis mis à suivre une série américaine "en direct".


Sean Bean, connu entres autres pour son rôle de Boromir dans Le Seigneur des Anneaux, incarne Eddard Stark, Seigneur de Winterfell.

 

Game of Throne est en fait l'adaptation en série télévisée d'une série de romans écrits par George R. R. Martin: A Song of Ice and Fire, ou Le Trone de Fer en francais. L'histoire se déroule dans un univers fictif, assez proche de l'Europe du Moyen Age, mais avec une ambiance Dark Fantasy et des créatures surnaturelles ou légendaires.

 


Bien que l'univers de la série soit assez réaliste, il y a un petit coté fantastique présent, bien que peu développé dans le premier épisode.

 

Ce premier épisode pose les bases de la série et nous fait entrer dans son univers, en nous présentant les personnages ainsi qu'une ébauche des intrigues qui seront développées dans le futur.
Ca commence fort avec trois gardes d'une patrouille de nuit qui enquêtent sur des sauvages qui auraient été vus dans la forêt. Alors que l'un d'eux voit de la fumée, il s'approche et découvre avec effroi des corps démembrés et des têtes empallées sur des pics, le tout disposé de manière étrange sur le sol, presque à la manière d'un rituel. Il s'empresse de prévenir ses camarades, qui viennent sur les lieux pour constater ses dires. Mais les corps semblent avoir disparus, et les trois hommes sont attaqués par... Bah, je vais quand même laisser un peu de suspens, vous le verrez par vous même. En tout cas, le ton est donné dès les premières minutes de la série, car ceci n'est que l'introduction!

 

 

Voici un trailer de 2 minutes, pour vous donner un apercu.

 

Je ne vais pas vous raconter tout l'épisode, mais sachez que de nombreuses histoires débutent dans ce premier épisode, et qu'elles s'annoncent toutes très intéressantes, et de genres différents. Entre les menaces surnaturelles, les complots politiques, les secrets inavouables et la guerre qui menace, on peut dire que ca commence bien!
De plus, le nombre de personnages que l'on découvre est impressionnant, et on n'a pas l'impression qu'il y a des premiers et des seconds rôles. Ils semblent tous avoir une importance dans l'histoire. J'ai trouvé les acteurs vraiment bons et convaincants dans l'ensemble. D'ailleurs, quand vous regarderez cette série, je recommande très fortement la version originale, pour profiter de leurs très bonnes prestations.

 


Les acteurs jouent très bien leur rôle, et les personnages sont intéressants.

 

Mais ce qui contribue grandement au plaisir que j'ai pris à regarder cet épisode, c'est son univers, son ambiance et sa qualité technique. Comme je vous l'ai dit plus haut, on est en présence d'un univers typé Dark Fantasy, mais pourtant, pour le moment en tout cas, la série garde un certain coté réaliste et ne cherche pas à impressionner en balancant des créatures légendaires toutes les deux minutes. Ce qui fait qu'on sait qu'il existe des choses, des mystères dans ce monde, sans pour autant que tout soit dévoilé immédiatement, ce qui est bien vu et qui ne fait qu'augmenter l'attente de voir ces choses. Le background semble lui aussi très riche et travaillé, même s'il n'est pas énormément développé. Mais c'est normal qu'il le soit moins que dans les livres, il a bien fallu les adapter au format d'une série. Cependant, on peut trouver une carte du monde de Game of Thrones sur le site officiel HBO de la série, ce qui permet déjà de situer les lieux les uns par rapport aux autres et d'en apprendre un peu plus.


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A Song of Ice and Fire: Les romans qui sont à l'origine de la série

Game of Thrones est l'adaptation d'une série de livre appellée A Song of Ice and Fire, écrite par George R.R. Martin. Cet auteur a écrit beaucoup de livres, dans les registres science fiction et fantasy, mais c'est cette série qu'il commencera à écrire en 1991 et dont le premier tome sera publié en 1996 qui sera considéré comme son plus grand succès, bien qu'elle ne soit pas encore achevée (4 tomes parus sur 7 prévus). Inspiré par La Guerre des Roses et Ivanhoe, entres autres, Martin, surnommé le "Tolkien Américain", donnera naissance à un univers complexe: les Sept Royaumes, des terres où les saisons durent un an et où s'entremêlent complots politiques pour la possession du Trone de Fer et combats contre des créatures surnaturelles.
Les livres de la série se sont écoulés à plus de 7 millions d'exemplaires dans le monde et à recu de nombreuses récompenses. L'une de ses principales qualités est que l'histoire est racontée à travers les yeux de différents personnages, pas forcément toujours des "gentils" d'ailleurs, ce qui donne plusieurs points de vue assez différents sur les évènements et permet de comprendre les motivations des "méchants".
Si la série TV marche bien, chaque saison sera l'adaptation d'un volume de la série de livres.

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Coté technique, la série est vraiment très belle. Tout a été bien travaillé, que ce soit au niveau des décors, des costumes des personnages ou des détails, on rentre vraiment bien dans l'univers, et la qualité de l'image, très bonne, sublime le tout. Il y a aussi un effort sur la représentation des personnages, avec certains qui ressemblent à des elfes et des peuples sauvages assez différent physiquement des habitants du Nord par exemple. Vu qu'il n'y a pas encore eu de bataille ou de combat, impossible de savoir si ce sera bien fait, mais vu la qualité de ce premier épisode, il me semble peu probable qu'ils se soient ratés sur ce point.
Quant à l'ambiance, elle est assez sombre. On sent que les personnages sortent d'une époque difficile qui a laissé des traces, voir des plaies pas encore bien refermées, et aussi que le ton est résolument brutal. Ce n'est pas une série tout public, et le sexe, aussi bien que la violence sont monnaie courrante. Attendez vous à ce que le premier épisode commence assez fort dans ces deux registres. Le langage est aussi parfois chatié, souvent violent, à la limite de l'écoeurant, parfois, pour certains personnages.

 

 

 

 

Ce premier épisode de Game of Thrones m'a vraiment plu, à tout les niveaux. L'histoire s'annonce excellente et complexe, les personnages ont l'air travaillés, l'univers très intéressant et l'ambiance est vraiment réussie. Je n'ai eu aucun mal à me plonger dans cette série fantastique. The Winter is Coming m'a fait une très forte impression, à tel point que pour la première fois, je vais suivre une série américaine "en direct". Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est LA série de 2011, car je n'en ai vu aucune à part celle la, mais pour moi, il s'agit ni plus ni moins que le meilleur et le plus excitant des premiers épisodes de série que j'ai vu de toute ma vie. C'est vraiment énorme, et je n'ai qu'une chose à vous conseiller: regardez le! J'ai vraiment hate que le deuxième épisode soit diffusé.

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Scott Pilgrim vs. the World

 

Il y a quelques temps, j'ai entendu parler d'une bande dessinée qui avait l'air bien cool. En général c'est comme ca que je découvre la plupart des choses que je lis / regarde: j'en entends parler, ca me donne envie, j'essaye. Cette BD, c'était Scott Pilgrim. L'histoire d'un mec un peu looser qui va rencontrer la fille de ses rêves, et tout faire pour être avec elle. J'ai donc commencé à lire cette BD, et je n'ai pas été convaincu... Cependant, quand j'ai appris qu'elle allait être adapté en film, je me suis laissé tenter, histoire de découvrir Scott Pilgrim avec un point de vue qui me plairait peut être plus.

 

Qui ne tomberait pas amoureux de Ramona Flowers?

 

Scott a 22 ans, il vit en collocation avec son ami gay Wallace, joue dans un groupe de rock appellé Sex Bob-omb, n'a pas vraiment de boulot et vient juste de commencer à sortir avec une lycéenne, ce que ses amis n'approuvent pas forcément. Voici ce qui résume la vie de Scott au début du film. Mais sa vie va changer le jour où il va rencontrer une fille, qu'il a déjà croisé dans ses rêves: Ramona Flowers. Il tombe immédiatement amoureux d'elle, et arrive, non pas sans difficulté, à l'inviter à sortir. Mais le problème pour Scott, c'est que pour sortir avec Ramona, il va devoir battre ses 7 ex maléfiques! Autant être franc: Scott Pilgrim n'est pas un film dont le scénario vous retournera le cerveau, mais en même temps, ce n'est pas le but. C'est un pur délire, avec un soupcon de grand n'importe quoi, et aucune ou très peu d'explication à propos de ce qui se passe. Au début, tout semble normal, puis d'un coup, les personnages ont des super pouvoirs, les ennemis vaincus rapportent des points et se transforment en pièces, etc... C'est l'univers de la BD, mélange entre réalité et jeux vidéo, sans prise de tête et très cool.



 

C'est vraiment un film qui me fait penser aux jeux vidéo. Je ne dis pas ca simplement pour les nombreuses références aux jeux vidéo que l'on trouve tout au long du film, mais parce qu'il en a l'essence, l'âme. Scott doit tout faire pour sortir avec une fille (sauver la Princesse) mais pour ca il doit affronter 7 ex maléfiques (les boss) en utilisant des super pouvoir (power up). En plus, il est vraiment très agréable à regarder, c'est amusant, ca peut se revoir sans problème, surement parce que le plaisir ne vient pas du scénario mais des effets spéciaux, des combats incroyables et de l'humour à deux balles. Ce qui m'a beaucoup plu aussi, c'est que ce film ne surfe pas sur la "vague geek". Qu'est ce que j'entends par là? Et bien, contrairement à The Big Bang Theory qui tombe  parfois dans le cliché geek suprême à tel point que parfois on a l'impression que c'est forcé, dans Scott Pilgrim on sent que les références ne sont pas mises là comme ca, on sent que le film ne se prétend pas être "super geek", mais qu'il est juste naturel. Je pense que je me reconnais bien dans ce Scott un peu looser, qui a une voix un peu faiblarde et qui fait des blagues très nulles, j'arrive à m'identifier à ce personnage, et j'apprécie d'autant plus de suivre son aventure.

 

 

On a parfois tendance à penser qu'une adaptation au cinéma d'un autre média sera toujours moins bonne que le média d'origine, et honnêtement, je pense la même chose. Cependant, avec Scott Pilgrim, je n'ai pas ressenti ca. Cela vient peut être du fait que je n'étais pas ultra fan de la BD à la base, mais je trouve que ca a été vraiment bien fait. Déjà, ayant lu les deux premiers tomes seulement avant d'avoir vu le film, j'ai immédiatement été frappé par la ressemblance entre certains personnages de la BD et les acteurs qui jouent leur rôle. Et c'est marrant, même Michael Cera qui ne ressemble pas trop à Scott Pilgrim (en même temps vu les dessins, j'imagine mal à quoi il pourrait ressembler en "réel"), le joue tellement bien que finalement ca marche super bien. Je pense que si j'ai plus aimé le film que la BD, c'est parce qu'il apporte plus. Parfois dans la BD, je trouvais les dialogues un peu mous, ca devenait ennuyant. Mais dans le film, ils ont gardé ce ton un peu mou, et ca marche mieux. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais ca me rappelle moi quand je parle avec des potes. Le problème graphique a également été résolu, puisque ce qui me rebute assez dans la BD, c'est les dessins dont je n'aime pas trop le style.
D'ailleurs, je trouve que visuellement, le film est vraiment super. Il y a tellement de petits effets, mais bien utilisés. Ca va des simples onomatopées qui apparaissent à l'écran à des combats impressionnants, en passant par des jauges de pipi et d'autres effets plus discrets mais qui rendent bien! Y'a tellement d'effets sympa que ca serait long de faire une liste, puis c'est toujours mieux quand on découvre soi même. Les scènes de combat m'ont agréablement surpris aussi, je m'attendais à quelque chose d'un peu cheap, et finalement non. Il y a bien des moments où Scott se jette en l'air le poing levé en criant qui sont un peu ringards (mais quand même plaisant), mais jamais de trop pour éviter que ce soit lourd, et les combats sont en général bien orchestrés, avec de "vrais" coups et blocages parmi les super pouvoirs. Enfin pour finir sur les avantages du film, la musique est plutôt présente dans la vie de Scott puisqu'il fait parti d'un groupe, et l'avantage du film c'est qu'on peut l'entendre, la musique! Et je l'ai trouvé vraiment bonne dans l'ensemble.
Je ne dirais pas que le film est supérieur à la BD, parce que je n'ai pas fini la BD d'une part, et parce qu'ils sont assez différents bien que le film soit une adaptation plutôt fidèle, mais là où la BD avait échoué à vraiment m'emporter dans le trip à cause de certains détails qui m'avaient déplu, le film lui m'a emporter dans l'univers de Bryan Lee O'Malley.

 

 

Je n'attendais pas énormément de ce film vu que la BD ne m'avait pas super emballé, et j'ai été très agréablement surpris. Scott Pilgrim est un film léger, amusant et très agréable, avec de nombreuses références à l'intérieur qui feront plaisir à ceux qui les comprendront. Visuellement très plaisant avec de nombreux effets marrants quand ils ne sont pas seulement beaux et avec sa bande son qui déchire, j'ai vraiment passé un très bon moment. Ca m'a même donné envie de donner une seconde chance à la BD! Scott Pilgrim, c'est un pur délire dont il ne faut pas se priver ;)

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Aussi incroyable que cela puisse sembler, Electronic Arts s'apprêterait à faire un film... sur la malédiction de Madden (Madden Curse). Au cas où vous ne sauriez pas ce qu'est cette Madden Curse, il s'agit d'un mauvais sort qui touche tout les joueurs qui apparaissent sur la couverture de la célèbre série de jeux de football américain d'EA Sport. Ces joueurs ont de graves blessures ou font de moins bonnes performances après leur apparition sur la boite du jeu.
Ce film nous racontera apparemment l'histoire d'un sportif forcé de prendre sa retraite à cause d'une blessure, qui a posé pour la couverture juste avant d'arrêter sa carrière, et qui devra faire face à la malédiction. Apparemment le film serait une comédie, donc marrant. Si je ne sais pas vraiment quoi penser pour le moment, je trouve que l'idée est vraiment sympathique. Plus qu'une adaptation de jeu, on a l'adaptation d'une légende autour d'un jeu. C'est une approche assez originale, et du coup je me dis que ce film pourrait bien être réussi...

 

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Groupes : 
Madden NFL
Sociétés : 
Electronic Arts
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Genre: Adaptation de jeu vidéo
Studio: Le film a été fait par OLM inc, un studio d'animation connu pour s'être occupé de la série et des films Pokemon, en collaboration avec P.A. Works, qui a travaillé sur quelques anime et qui est à l'origine des cinématiques des jeux Professeur Layton.
En France: C'est Kaze qui distribue le film, en trois versions: DVD, Bluray et Collector.

 

  Je préfère vous mettre un trailer japonais sous titré anglais, mais pour ceux allergiques à ces langues, vous trouverez un trailer francais ici

 

Professeur Layton est un jeu que j'aime assez sur Nintendo DS. Je dois dire que je n'ai pas été très loin dans la série (j'en suis, à mon avis, à la moitié du premier épisode...), mais j'aime beaucoup le style graphique et le concept du jeu. Du coup, lorsque je vois le Professeur débarquer en anime, je me dis que c'est une bonne occasion de pouvoir suivre l'une de ses aventures jusqu'au bout, en attendant de finir les jeux. Pourtant, je n'en reste pas moins méfiant. En général, quand un jeu est adapté en film ou en anime, il y a des chances pour que ce soit fait à la va vite dans un but purement commercial. C'est donc avec prudence, mais en espérant passer un bon moment, que j'ai mis l'énigmatique Bluray dans ma Playstation 3.


On retrouve Layton et son apprenti, Luke, ainsi que d'autres personnages que l'on ne connait pas... encore.

 

Le début du film m'a assez décu. En fait, ce n'est pas tant de la déception, mais de l'incompréhension... Le film commence avec Layton qui résoud une "grosse énigme", et nous parle de la première rencontre de Luke et Layton, et d'un jeu sorti sur DS, et paf, plein d'infos qu'on nous jette au visage et que je n'ai absolument pas compris sur le coup. Est ce que ce film est la première aventure de Layton et Luke ensemble? On ne dirait pas. Mais qu'en est il alors? J'ai été obligé de faire une recherche internet pour clarifier tout ca,  et je trouve que c'est un défaut de devoir en arriver là pour comprendre un passage du début du film... Mais au moins, si vous n'avez pas encore vu le film, vous le regarderez en comprenant un peu mieux le début que moi après avoir lu ce qui va suivre. Alors en fait, tout cela est lié au planning tordu de Level-5. Le quatrième jeu de la licence Professeur Layton, la flute du démon, est en fait une préquelle de la série, qui raconte comment Layton et Luke se sont rencontrés. Et figurez vous que ce film démarre... juste après la fin de ce jeu! Le seul problème, voyez vous, c'est que ce jeu n'est pas encore sorti en France. Donc on est en face d'un film qui est en quelque sorte la suite d'un jeu pas sorti chez nous, vous suivez? Heureusement, cela n'est pas nécessaire d'avoir fait le jeu pour comprendre le film (même si la plupart des personnages que l'on retrouve ici sont des personnages du jeu). Là où c'est un peu dérangeant, c'est qu'on nous spoil légèrement la fin du jeu... Mais ce n'est vraiment rien, et je pense que d'ici la sortie du jeu on aura oublié ces trois pauvres minutes.

 

Avec un titre comme "La Diva éternelle", l'OST avait intérêt à être bonne... et elle l'est!

 

Revenons en à notre film donc! Les premières minutes sont loin d'être convaincantes... pour tout vous dire, je les ai trouvé ennuyeuses. Je pensais déjà avoir mon avis sur ce film. C'est à dire qu'on retrouve le jeu, en film. Les thèmes musicaux du jeu, un rythme assez lent, qui dans le jeu est approprié, mais qui en film, en tant que simple spectateur, est assez ennuyant. Ca ne commencait pas si bien... Pourtant tout a rapidement évolué dans le bon sens. Et de manière assez incroyable, je ne m'attendais pas à voir ca dans un anime estampillé Layton. Layton recoit une lettre d'une de ses anciennes élèves, Janice, qui est maintenant chanteuse d'Opéra, et qui lui explique que l'une de ses amies, qui est morte, est revenue à la vie sous la forme d'une petite fille, qui prétend avoir obtenu la vie éternelle. Et Janice est persuadée qu'il s'agit bien d'elle, car elle connait des secrets que seule son amie connaissait. Notre bon Professeur n'hésite pas une seconde et décide de percer cet étrange mystère. Comme vous pouvez le constater, jusque là, c'est du Layton "classique", si j'ose dire, et on s'attend à quelque chose d'assez posé. Grave erreur mes amis, puisque lors d'une représentation d'Opéra de Janice, on apprend que toutes les personnes présentes dans la salle sont en fait venues pour gagner la vie éternelle en participant à un jeu (en dehors de Layton et Luke qui n'étaient pas au courant). Et le mystérieux organisateur de ce jeu annonce dans la foulée qu'une seule personne pourra obtenir l'immortalité, et que les autres mourront. Sur ces belles paroles, la moitié des gens présents dans la salle décident de partir, ne se sentant pas le courage de risquer leur vie pour qu'elle dure éternellement. Ces personnes se voient malheureusement tomber dans un trou, ce que l'on imagine synonyme de mort. Et là, j'ai envie de dire que ca m'a bluffé! Je commencais à m'ennuyer et d'un seul coup tout s'emballe, tout s'accélère et on parle même de mort! Pour le coup, ca a totalement relancé le film!


Des scènes "d'action" sont présentes entre les énigmes, ce qui permet au film d'avoir un bon rythme.

 

Alors je n'irais pas plus loin dans l'histoire, je vous laisse découvrir le reste. Comme vous devez surement vous en douter, le "jeu" qui permet d'accéder à l'immortalité est... une série d'énigmes! Bon alors ils ont été un peu loin avec le respect de la licence, en allant jusqu'à numéroter les premières énigmes, comme dans les jeux. Pour les énigmes, il faut savoir qu'à l'écran ca marche plutôt bien. Elles ne sont pas présentées comme dans les jeux avec des schémas, etc..., mais elles sont bien mises en scène, et ce sont les personnages qui les résolvent "en direct". Bien sur, le film n'est pas qu'une suite d'énigmes, ca serait lassant je pense. Le réalisateur a eu la bonne idée d'inclure des passages un peu plus "action", ce qui donne un rythme assez bon et évite que l'on s'ennuie. L'univers du jeu est donc respecté, tout en ayant des scènes un peu plys dynamiques en dehors des énigmes, qui permettent de ne pas s'ennuyer, pour un résultat assez réussi. L'histoire est quant à elle agréable à suivre, et intéressante. Elle comporte son lot de retournements de situation et de surprises (surtout vers la fin, peut être un peu trop même), et on passe un bon moment au final.

 

Un petit mot sur la version Collector

Pour finir je vais vous parler rapidement de la version Collector, vu que c'est celle que je possède et que ca en intéresse peut être certains d'entre vous. L'objet en lui même est assez bien fait, comme vous pouvez le voir sur l'image ci dessus. Cette version contient le DVD et le Bluray du film, mais aussi le storyboard. J'avoue que ce bonus m'intriguait, mais au final je suis plutôt décu. C'est intéressant, mais les illustrations dedans sont plus des "gribouillages" à coté d'indications (en japonais bien sur) concernant les scènes du films. Un gros bouquin assez lourd à parcourir, et pas forcément très intéressant si on ne comprend pas la langue. Il y a également un DVD bonus, qui lui a l'air intéressant. Je ne l'ai pas encore regardé, mais on nous propose une présentation de Level-5, une visite des studios d'animation OLM et PA Works, une explication de la conception des scènes en 3D, le décryptage de la dernière énigme ainsi qu'un bonus s'appellant "Enigme: percez le code", qui est peut être une énigme à faire soi même. Un beau collector donc, mais qui ne vaut pas forcément l'investissement si vous vous fichez du storyboard.

 

Réalisation: Bonne

On retrouve le style graphique de la licence Professeur Layton, toujours aussi agréable à l'oeil et bien animé ici. Les musiques sont aussi des reprises du jeu ou des thèmes qui en sont proches, en dehors de quelques musiques spécifiques au film, mais cela ne les empêche pas d'être bonnes. Globalement, c'est agréable à voir, et fidèle à l'univers du jeu, et c'est ce que j'en attendais. A noter quelques passages en 3D (pas la technologie avec lunettes ou je ne sais quoi, juste de la 3D comparée à la 2D utilisée dans l'ensemble du film), qui n'apportent pas vraiment grand chose mais qui sont néanmoins bien faits.

Intérêt: Moyen 

Le scénario de ce film est agréable à suivre, mais n'est pas non plus exceptionnel. Si on aime les jeux et leur ambiance, on se laissera facilement embarquer dans cette aventure, mais il y a beaucoup mieux en terme de scénario en animation japonaise. Le scénario ne manque cependant pas de complexité, ni de retournements de situation, mais il reste assez "simple". A noter que j'ai trouvé que le film en faisait un peu trop sur la fin, en terme de twists scénaristiques. Et c'est quand même assez regrettable que l'on nous propose une histoire faisant suite à un jeu pas encore sorti chez nous.

Plaisir: Bon

On passe un agréable moment en compagnie du Professeur Layton et de Luke. Je me suis ennuyé les 5 premières minutes, mais après que le film ait vraiment commencé, j'ai pris plaisir à suivre l'intrigue et à découvrir le fin mot de l'histoire. Le réalisateur a su reprendre le concept d'énigmes du jeu, tout en trouvant un bon rythme avec des passages un peu plus "action" assez réussis, ce qui au final est un bon compromis.

 

 

Alors, finalement...?

 

Avoir, si on aime la licence Professeur Layton. Professeur Layton et la Diva éternelle est un film d'animation qui se laisse suivre, agréable à voir, mais qui n'atteint pas des sommets. Le réalisateur a réussi à reprendre le concept des jeux, et à l'adapter efficacement à l'écran, tout en proposant une histoire qui a défaut d'être super intéressante, est assez agréable à suivre. Il vaut le coup d'être vu si vous aimez les jeux, leur ambiance et que vous avez envie de retrouver tout ca en film, mais ce n'est pas une oeuvre dont on se rappellera. Un bon divertissement, mais pas plus.

 

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Groupes : 
Professeur Layton
Sociétés : 
Level-5
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