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La Tambouille de Koko

Par Kokoïne Blog créé le 18/04/11 Mis à jour le 14/08/11 à 20h04

Parce que je suis avant tout une grande gourmande, j'ai eu envie de partager avec vous ma passion pour la ripaille. A la carte: douceurs, cuisine japonaise et autres bons petits plats mitonnés avec amour, dans ma mini-cuisine, avec 3 bouts de ficelle (ou presque).

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Japon

Pas besoin d'être un grand cuistot pour réussir cette recette, vous aurez juste besoin d'une épicerie asiatique ou d'un bon supermarché. En seulement 30 mn de préparation vous aurez un plat bon, simple et qui change de l'ordinaire pour nous occidentaux (alors que c'est vraiment la base de la popote familiale au Japon). Et c'est quand même autre chose que la sauce teriyaki toute prête qu'on peut trouver dans le commerce !

A accompagner d'un bol de riz (si possible japonais/coréen) et pourquoi pas d'une soupe miso (on trouve de très bonnes soupes miso lyophilisées en magasin). 

 

Ingrédients (pour 2 personnes):


- Dans l'idéal 250g de cuisses de poulet désossées. Mais comme c'est très chiant à désosser, j'ai tendance à prendre des aiguillettes de poulet ou des blancs que je débite en cubes. C'est plus pratique, en revanche, on y perd en goût. 
- un peu d'huile neutre (tournesol, isio4, etc... mais évitez l'huile de noix, d'olive et autres trucs du genre).
- 50ml de sake (si vous en avez pas, de l'eau fera l'affaire)
- 50ml de sauce soja 
- 50ml de mirin 
- Un morceau de gingembre (on presse son jus dans la marinade et on ajoute quelques morceaux) ou à défaut du gingembre en poudre (à mettre au moment de la cuisson du poulet).

 

Bouts de ficelle: un grand bol, une poêle, une assiette, une feuille de sopalin, des baguettes de cuisine (optionnel).

C'est parti ! Prenez une fourchette et faites des ptits trous dans votre bout de poulet, côté peau. Si vous n'avez pas pris de cuisses, vous pouvez sauter cette étape.

On passe ensuite à la préparation de la marinade. C'est assez simple: prenez un grand bol (ou un petit saladier) et mettez y le sake (ou l'eau), la sauce soja, le mirin et le gingembre frais (une cuillère à soupe de jus + quelques morceaux). Plongez vos cuisses ou vos cubes de poulet dedans. Laissez mariner pendant environ 15 minutes en retournant de temps en temps.


Version de fainéant, avec du gingembre frais


Maintenant, c'est l'heure de la première cuisson (ouais, y en a 2). Mettez un peu d'huile dans la poêle, chauffez à feu moyen; égouttez le poulet et envoyez le dans la poêle, côté peau en dessous, sans vous cramer avec les projections d'huile Si jamais vous n'aviez pas de gingembre frais, saupoudrez la chair du poulet avec une bonne cuillère à café de gingembre en poudreEt surtout conservez précieusement la marinade.

Quand la peau est bien dorée et même plutôt grillée à certains endroits, on retourne le poulet histoire de faire cuire son autre côté. Mettez un couvercle sur la casserole et laissez cuire 8 mn à feu doux. Variation de fainéant si vous utilisez du blanc de poulet ou des aiguillettes, faites le cuire jusqu'à ce qu'il soit doré.

Version de fainéant, avec du gingembre en poudre



Réservez votre poulet. On a plus besoin de lui dans l'immédiat. Maintenant on s'occupe de la marinade ! Essuyez bien la poêle avec du sopalin et versez la marinade dedans. Le but c'est de faire réduire la marinade de moitié (une partie s'évapore jusqu'à ce que le volume initial soit divisé par deux), tout ça se passe à feu moyen.



Et c'est parti pour la 2ème cuisson ! On récupère notre poulet et on le met dans la poêle, avec la marinade qui a réduit. On le couvre bien de sauce de partout, faut que ça caramélise. Attention à bien évaluer la quantité de sauce qu'il reste, avec les bulles on peut avoir l'impression qu'il en reste beaucoup alors qu'il reste presque rien. Et quand il reste presque rien, ça crame !



On retire le poulet de la poêle (on laisse l'éventuel reste de sauce tranquille) et on le coupe en lamelles (si on a des cuisses). Pour les gourmands, vous pouvez ajouter un trait de sauce sur votre riz, mais n'en surchargez pas le poulet. Pour une petite touche esthétique vous pouvez aussi saupoudrer le poulet et/ou le riz avec quelques graines de sésame. 

C'est prêt ! 

 

Itadakimasu ! 

 

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Sucré

Vous me l'avez réclamée à cor et à cri, je vous la livre ce soir ! Voici la recette des muffins au citron super moelleux que j'avais faits pour la Summer de cette année. Enfin, c'est un peu réducteur de parler de "muffins au citron" vu que de la poire et des graines de pavot entrent également dans leur composition.

Cette recette n'est pas de moi, je l'ai chipée dans un bouquin de muffins qui m'a fortement séduit par sa philosophie que je résumerais ainsi: "mort aux muffins qui aussi beaux que secs, mort à la mode des cupcakes insipides, vive le moche et savoureux !" Mais j'en reparlerai quand j'aurai eu l'occasion de tester d'autres recettes de ce livre. Bientôt, c'est promis !

Bon, en attendant, comment qu'on fait !

Ingrédients

- 1 grosse poire

- 2 citrons non traités (vu qu'on utilise leur zeste)

- 3 cuillères à soupe de graines de pavot (rayon épices ou avec les noix, fruits secs et autres trucs du genre) 

- 150g de sucre

- 320g de farine

- 3 cuillères à café de levure chimique

- 125g de beurre doux

- 210ml de yaourt (à la grecque)

- 2 oeufs

- 1 cuillère à café de sel 

Pour le glaçage:

- 60g de sucre glace

 Bouts de ficelle: 3 saladiers (au moins 1 grand), une râpe (ou au pire une paire de ciseaux, c'est pour le zeste), une spatule, un batteur à oeufs, des moules à muffins en silicone, un four.

A l'attaque ! On commence par préchauffer le four à 190°C.

Puis, on prend un saladier, pas forcément le plus grand... faites pas comme moi. Ouais, parce que petit aparté, autant les recettes du bouquin ont l'air bonnes, autant il est écrit d'une façon super bordélique, c'est pas facile d'avoir un aperçu global de la tambouille avant d'être au coeur du sujet. Du coup, j'avais tout commencé à mélanger dans mon unique grand saladier et après j'ai été bien BAISÉE ! Car non, ce que vous êtes en train de préparer n'est pas l'appareil principal !

Donc, dans votre saladier qui n'est pas le plus grand, vous mettez la farine, la levure, le sel, le zeste d'un citron (attention un seul citron et uniquement le zeste, pas le jus) et les graines de pavot. Vous mélangez bien.  Coupez la poire en dés d'un peu moins d'1cm (pas trop gros pour pas que ça déborde dans tous les sens à la cuisson) et ajoutez-la à ce mélange.

Ne faites pas comme moi et sortez maintenant votre plus grand saladier. Dedans, mettez le beurre qui doit être très mou (15 à 30 secondes au micro-ondes si besoin) et le sucre. Actionnez vos petits bras et mélangez jusqu'à ce que la consistance de ce truc soit crémeuse et aérée. Ajoutez le yaourt (faites pas comme moi, évitez d'en prendre "sur lit de fraises", c'est la merde à trier) et environ 40ml de jus de citron.

Séparez les blancs des jaunes. Les jaunes d'oeufs vont dans le mélange beurre-sucre alors que les blancs vont dans le 3ème saladier pour se faire monter la gueule en neige (au batteur et avec une pincée de sel, c'est plus facile). Là je ferai un second aparté pour vous parler de l'intérêt de ne pas acheter des oeufs de merde (c'est à dire des oeufs de poules élevées en batterie - enfin en cage, comme on dit officiellement-). Parce que la coquille de l'oeuf de merde est généralement très friable, les poules n'ayant pas l'occasion de manger beaucoup de petits graviers qui leur auraient permis de fabriquer des coquilles d'oeuf solides. Donc l'oeuf de merde a toutes les chances de se casser de façon totalement anarchique et si vous avez la poisse, de vous foutre une goutte de jaune dans vos blancs... les rendant ainsi absolument impossibles à monter en neige (là, y a plus qu'à recommencer).

Fin de la parenthèse, incorporez les blancs en neige à la préparation beurre-sucre-yaourt-citron-jaune. C'est à dire qu'on les mélange en les soulevant délicatement avec une spatule en bois ou en silicone, pour ne pas les casser (sinon ils apportent pas d'air et donc de légereté à votre préparation mais juste de la flotte et ça sert absolument à rien).

Maintenant vous pouvez reprendre votre premier saladier avec la farine, etc... Sans chercher à trop bien faire les choses, vous allez le verser petit à petit à l'appareil beurre-sucre-tout le reste, en mélangeant délicatement et sans trop s'acharner (on s'en fout s'il reste des petites boulettes de farine, si vous mélangez trop vous allez casser vos blancs en neige, la pâte va devenir élastique et ça sera dégeu).

Voilà, le plus dur est fait. Vous pouvez dégainer vos moules à muffins en silicone ! Remplissez-les de pâte jusqu'à moitié environ et garnissez chaque petit moule du zeste d'un demi citron (râpé ou en gros morceaux, au choix).

Enfournez tout ça pendant 20 à 25 mn. Ca sera cuit quand vous pourrez planter sauvagement une lame au coeur du muffin et qu'elle ressortira sèche.

Pendant que ça cuit, préparez votre final move: le glaçage. Essayez de ne pas le boulotter entièrement pendant que ça cuit !  Rien de plus con que ce glaçage là. Vous prenez 60g de sucre glace, 2 bonnes cuillères à soupe de jus de citron, vous mélangez et à l'aide d'une cuillère vous en tartinerez un peu sur la gueule de vos muffins tièdes quand ils seront sortis du four.

MIAM ! 

 

 

 

 

 

 Un problème ?

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Sucré

Répare les coeurs brisés, provoque le retour de l'être aimé, redresse tous les sexes tordus, soigne l'érection molle, l'impuissance sexuelle, l'éjaculation précoce, augmente ou diminue le pénis (ou sexe, chez les hommes). Tout ça, c'est ce que le Dr. Yao Kouadio Albert prétend être capable de faire. Mes petits gâteaux ont probablement autant de pouvoirs que cet homme, mais je me contenterai de vous promettre que vous pourrez transformer n'importe quel goûter en thé crapuleux et que vous brillerez auprès des filles. C'est déjà pas mal !

Vous êtes séduit par ces petits gâteaux ? Vous aussi vous les voulez à la maison ? Rien de plus simple ! Voilà comment faire mes petits gâteaux au gingembre et aux pépites de chocolat.

Ingrédients:

- 110g de beurre (75g de doux, 35g à la fleur de sel)

- 70g de cassonade en poudre

- 5 cuillères à soupe de miel

- 15 cl de lait

-  2 oeufs

-250g de farine

- un sachet de levure chimique

- 2 cuillères à café (bombées) de gingembre en poudre

 - 1 cuillère à café (rase) de cannelle

 - 1 cuillère à café (rase) de vanille en poudre (ou une gousse, fendue en deux et grattée).

- 120g de chocolat  réduit en grosses pépites (en coupant au couteau ou à l'aide d'un robot)

-  le zeste d'un demi citron non traité (là j'en avais pas, mais je suis sûre que ça aurait été bien).

 

 Bouts de ficelle: un batteur à oeufs, des moules à muffin en silicone, 2 saladiers, une feuille d'alu.

 

Tout d'abord, faites chauffer le lait. Attention, il n'est pas question de le faire boullir. Repassez sur feu très doux et délayez le miel ainsi que les épices (et le zeste) pour qu'elles puissent infuser.

Pendant que tout ça infuse gentiment, mettez les jaunes d'oeufs dans un saladier avec le sucre et fouettez avec vigueur (graou) jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Si comme moi vous êtes une feignasse, vous pouvez utiliser un batteur électrique équipé de spatules (le truc en plastique blanc). Mettez précieusement les blancs d'oeufs de côté, on en reparlera à la fin.

Ajouter le beurre à ce mélange. L'idéal est qu'il soit crémeux mais pas liquide, pour ça sortez le à l'avance et passez le entre 15 et 30 secondes au micro-ondes.

 Depuis le temps, votre lait a du infuser suffisamment ! Arrêtez le feu, retirez les zestes de citron si vous en avez mis et versez le lait dans la préparation oeuf/beurre/sucre. Mélangez bien pour que cela ne fasse pas de grumeaux.

Maintenant, ajoutez la farine et la levure chimique (attention la levure doit être bien mélangée sinon vos gâteaux vont lever n'importe comment lors de la cuisson, j'ai déjà vu un gâteau être creux à cause d'une bulle d'air).

Ressortez votre batteur, avec les fouets en métal cette fois, ressortez vos blancs d'oeufs et après avoir ajouté une pincée de sel, montez-les en neige. Incorporez ensuite les blancs en neige à votre préparation (doucement, en les soulevant délicatement avec une spatule pour ne pas les casser).

Ajoutez les pépites de chocolat, en remuant toujours délicatement.

Dégainez le moule en silicone et remplissez chaque petite alvéole à moitié environ. Enfournez pour 20mn à 180°C, si votre four a tendance à tout cramer surveillez bien la cuisson et posez une feuille de papier alu sur le moule dès que vos gâteaux auront pris une couleur suffisante.

 

Bon appetit !

Cette recette se marie très bien avec du thé vert ou noir (type earl grey) mais vous pouvez aussi faire comme moi et l'accompagner d'une bonne Chimay bien fraiche !

 

NB: Cette recette est totalement de mon cru, je me suis juste inspirée des proportions utilisées dans des recettes de pain d'épices, de muffins et de gâteaux au gingembre pour la réaliser. C'était mon premier jet, il est possible que j'y apporte quelques modifications par la suite et si vous avez des propositions de variations, n'hésitez pas à les soumettre !

 

 

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Japon

En ce moment je suis au Japon, j'en profite donc pour me mitonner des petits plats que j'aime et que j'ai envie de faire découvrir. Aujourd'hui, je vais vous apprendre à faire un niku-jaga. Ce plat est aussi simple qu'important dans la culture japonaise car c'est le plat typique que préparent les mamans pour leur famille. Il paraît que quand on sait cuisiner ça, on est bonne à marier. Hum.

Il vous faudra une bonne demi heure pour le réaliser. Et bien que japonais, les ingrédients de ce plat sont assez communs, si vous ne les trouvez pas dans le commerce classique n'importe quelle épicerie asiatique en aura !

En effet, pour 3/4 personnes, vous aurez besoin de :

 250g de viande de boeuf, assez grasse (ça donne du goût) et coupée en fines tranches

4 grosses pommes de terres

1 oignon

1/2 sachet de ito konnyaku (sous forme de grosses nouilles), en option.

1 c.a.s. d'huile

1 grand verre d'eau

3 c.a.s. de sucre

2 c.a.s de saké

3 c.a.s de sauce soja

1 c.a.s. de mirin

7 épices (cf. la recette de gyôza qui précède)

Si vous êtes polio (comme moi) et que vous faites souvent cramer vos casseroles, prévoyez une bouteille de coca, juste au cas où.

Bouts de ficelle: une planche à découper, un couteau, une casserole, une feuille d'alu (ou un couvercle japonais en bois).

 

Bon, alors, c'est pas le tout de dire que c'est simple mais concrètement comment qu'on fait ?

Pour commencer, vous allez révisez un peu la voie du samouraï. Sortez votre sabre, pelez et coupez les patates en quatre. Plongez-les dans l'eau froide pendant 10 minutes.

Pendant que vos patates trempouillent, pelez et coupez l'oignon en 4 à 6 morceaux selon sa grosseur. L'idée c'est que tout fasse à peu près la même taille afin d'obtenir une cuisson uniforme. Si nécessaire, recoupez le boeuf en morceau de 4 ou 5 cm de long.

Rincez le konnyaku à l'eau froide si vous avez décidé d'en mettre, recoupez-le si nécessaire pour avoir des nouilles d'environ 10 cm, et envoyez-le se faire ébouillanter quelques minutes dans une casserole d'eau. Sa teinte doit changer un peu pour tirer davantage vers le gris.

Séchez bien votre casserole et mettez-y de l'huile. Une fois l'huile chaude, faites frire le boeuf. Quand il est entièrement cuit, ajoutez le konnyaku, l'oignon et les patates. Faites-les frire jusqu'à ce que leur surface ait bien absorbé l'huile.

Maintenant que l'huile a été absorbée, vous pouvez ajouter le grand verre d'eau. Laissez-le tout bouillir à feu vif, sans couvrir, et retirez l'écume qui se forme à la surface ainsi que l'éventuel excédent d'huile. Si vous avez une écumoire tant mieux, sinon démerdez-vous avec une cuillère, ça fonctionne aussi.

Une fois cette opération correctement effectuée, repassez à feu doux. Enfin, si vous tenez à votre casserole, parce que ce qu'on va ajouter maintenant ça crame vite et quand ça crame c'est la galère ! Je vous l'assure, j'ai testé. Si jamais ça arrivait malencontreusement, une fois que vous aurez terminé, sortez la bouteille de coca pour décaper la casserole, c'est très efficace (tellement efficace que depuis, je n'en bois plus).

Bref, fin de la parenthèse, on se reconcentre pour la dernière ligne droite. Pour que ça soit un peu plus classe que des patates et du boeuf bouilli dans de la flotte on ajoute le sucre ainsi que le saké. On laisse frémir pendant 5 mn puis on ajoute le mirin et enfin la sauce soja. Maintenant on couvre avec une feuille d'aluminium que vous posez juste sur le dessus de la casserole (ou un couvercle japonais en bois, si par hasard vous en avez un) et vous laissez frémir jusqu'à totale évaporation du liquide, en gardant un oeil dessus pour pas que ça crame quand y aura plus de flotte !

On saupoudre un peu de 7 épices sur les patates. Et on mange.

Ce plat doit vous apporter tout un jeu de goûts et de textures. La viande et les oignons caramélisés (l'un jouant sur le salé, l'autre sur le sucré), les patates légèrement épicées pour relever un peu et enfin le konnyaku au goût plutôt neutre mais qui apporte du croquant.

 

Itadakimasu ! 

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Japon

 

 

A l'origine, le gyôza est chinois, pourtant sa version "japonaise" passe pour un sacrilège aux yeux de la plupart d'entre eux. En effet, le gyôza du soleil levant n'est pas cuit à la vapeur comme son homologue de la terre du milieu, il a le cul grillé. Et c'est ça qui est bon !

Pour faire beaucoup trop de gyôza pour des êtes humains normalement constitués (avec MisterP on en a mangé 53 ce soir là), vous aurez besoin de:

- 1/4 de chou chinois

- 1/2 botte de nira (sorte de ciboule chinoise)

- 1 gousse d'ail

- 250g de viande de porc hachée (il faut qu'elle soit un peu grasse et hachée pas trop finement).

- 10ml de sake

- 15ml d'huile de sésame

- 10ml de shôyu (sauce soja)

- une cuillère à soupe bombée de fécule de pomme de terre (absent de cette recette)

- du 7 épices japonais (en option et avec modération, ça relève subtilement)

- du sel

- du poivre

- des petits disques de pâte à gyôza (ça se trouve en épicerie asiatique, souvent au rayon surgelé)

 

Pour la sauce:

- du shôyu

- du ra-yu (chili chinois)

- du 7 épices japonais (en option, mais moi j'aime bien)

 

Pour la friture:

- une huile neutre (ex: tournesol)

- une pointe d'huile de sésame

 

Bouts de ficelle: une planche à découper, un couteau, un saladier, 2 petites coupelles (une pour la sauce et une pour l'eau). Une feuille d'alu, une poêle. Un canapé où vous étaler après avoir tout mangé.

 

Bon, c'est bien beau d'avoir chiné la liste des ingrédients, mais maintenant au boulot !

Pour commencer, prenez votre bout de chou et blanchissez-le (plongez le dans de l'eau bouillante pendant 1 minute puis passez le sous de l'eau très froide pour stopper la cuisson). C'est très conseillé si vous tenez à digérer votre platrée de gyôza harmonieusement.

Une fois cet acte de barbarie ignoble effectué, prenez un long couteau et réduisez votre chou en petits morceaux. Mettez-le dans le saladier.

 

Après avoir accompli cette tâche de la plus grande cruauté, attaquez vous au nira et faites-lui subir le même sort. Mettez-le dans le saladier, avec son confrère le chou. Dégainez également votre gousse d'ail et coupez-la finement.

On va maintenant s'occuper du porc. A ce stade vous pouvez ranger votre couteau, on va passer au corps à corps: vous allez vous servir de vos mains.

Envoyez votre porc haché dans le saladier et malaxez-le avec vos mains pour avoir un mélange bien homogène.

Ajoutez les épices (7 épices, sel, poivre, on peut aussi mettre du gingembre pour relever) ainsi que le sake, le shôyu et l'huile de sésame (les quantités sont données à titre indicatif, le tout c'est de mettre à peu près la même proportion et que ça ne transforme pas la farce en flotte). Si vous en avez, ajoutez une cuillère bombée de katakuri-ko (ou fécule de pomme de terre). On en avait pas cette fois-ci, mais quand j'étais au Japon j'en mettais dans mes gyôza et c'est vraiment pratique. Ca permet d'avoir une face qui se tient mieux malgré l'ajout de liquide (et comme on peut en mettre davantage, la face est plus parfumée).

 7 épices

 

 Là c'est le plus drôle qui arrive, on va tester votre doigté. Sortez une cuillère à café, qui sera votre plus précieuse alliée pour cette délicate étape qu'est le "fourrage de gyôza". En effet, un gyôza trop plein aura tendance à s'ouvrir en plein milieu de la cuisson et à semer le chaos dans votre poêle (oui, rien que ça).

Prenez un petit disque de pâte à gyôza, posez le délicatement dans votre main ouverte à plat (la main avec laquelle vous n'écrivez pas).  Mettez une boule de farce au milieu puis mouillez la moitié supérieure du contour du disque avec votre doigt. Repliez la pâte en deux et à l'aide de vos deux pouces faites des plis pour sceller le gyôza. Le geste est un peu technique, vos premiers gyôza ne ressembleront à rien. C'est normal, vous y arriverez avec la pratique. Le tout c'est de vous assurer que ça ferme bien. Si c'est moche c'est pas grave. Il faut également bien tapoter le cul du gyôza, pour qu'il tienne debout, fièrement dressé.

 

Une fois que vous avez constitué une petite armée de clones, vous pouvez passer à la cuisson. Commencez par mettre un peu d'huile neutre dans le fond de votre poêle et un peu d'huile de sésame (une cuillère à soupe de l'une et une cuillère à café de l'autre, à peu près). Il faudra bien penser à remettre de l'huile à chaque fournée.

 Une fois l'huile bien chaude, mettez les gyôza dans la poêle (le cul contre l'huile). Laissez griller un peu, vérifiez que ça ne crame pas en attrapant régulièrement un gyôza pour lui mater les fesses (oui, vous avez le droit).

Quand les gyôza vous semblent grillés à souhait, lancez un verre d'eau dans la poêle et recouvrez la d'une feuille d'alu. Ce sera cuit lorsque vous n'entendrez plus l'eau s'évaporer au fond de la poêle. Pour ne pas risquer de manquer ce moment émouvant et surveiller la fin de la cuisson au plus près, vous pouvez retirer la feuille d'alu quand vous notez un changement dans le son que fait l'eau au fond de la poêle (signifiant qu'elle est presque évaporée).

 

Il ne vous reste plus qu'à préparer la sauce dans une coupelle en mélangeant le shôyu, le ra-yu et du 7 épices. Il n'y a pas de proportions exactes, c'est selon votre goût ! Et maintenant vous pouvez dévorer ces bons (enfin j'espère) gyôza qui ont passé plus d'une heure à vous narguer.

 Nom nom nom !

 

 

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Sucré

Voilà un gâteau tout simple à faire, savoureux et totalement régressif.

Les ingrédients sont sans doute déjà dans vos placards et votre frigo ! En effet, vous n'avez besoin que de...

200g de farine  - de préférence: 100g de Maïzena et 100g de farine

1/2 sachet de levure chimique 

160g de sucre en poudre - j'ai un petit faible pour la cassonade

100g de beurre salé, à température ambiante, découpé en dés

5cl de lait

2 oeufs

2 cuillères à soupe de cacao - du vrai, pas votre Super Poulain du matin !

1 sachet de sucre vanillé ou mieux de la poudre de vanille !

1 pincée de sel 

Bouts de ficelle: un batteur à oeufs, un moule à cake, 2 saladiers, un grand bol, une feuille d'alu. Un four.

 

Premier réflexe, on met le four à préchauffer à 200°C. Ou si votre four est pourri et crame tout, comme le mien, mettez le seulement à 180°C.

Prenez l'un des saladiers (s'ils ne font pas la même taille, dégainez le plus grand). Dedans, fouettez le beurre avec le sucre jusqu'à ce que ça blanchisse et devienne mousseux. Si comme moi vous êtes flemmard, vous pouvez le faire au fouet électrique, ça va plus vite.

Si votre beurre est pas assez mou et que vous galérez, n'hésitez pas à le passer 15 secondes au micro-ondes.

Ensuite, on fait un sort aux oeufs, c'est la minute discrimination, on va les séparer. Les jaunes vont dans votre appareil beurre-sucre, les blancs vont dans le grand bol (réservez les, on y reviendra plus tard).

Concentrons nous sur l'appareil beurre-sucre-jaunes d'oeuf. Ajoutez le lait petit à petit, tout en remuant (là je déconseille l'utilisation d'un fouet électrique, sauf si vous voulez refaire la déco de votre cuisine). Puis, mélangez farine, Maïzena et levure et ajoutez tout ça progressivement à votre appareil.

Maintenant, chopez votre second saladier et mettez-y la moitié de l'appareil. Dans le premier saladier, ajoutez le sucre vanillé ou la vanille selon ce que vous avez sous la main. Dans le deuxième saladier, ajoutez le cacao en poudre (du vrai, 100% cacao non sucré). Si vous tenez à renforcer le goût chocolaté (qui reste assez discret en utilisant du cacao), vous pouvez ajouter quelques carrés de chocolat fondu, mais gardez en tête que ça rendra l'appareil plus gras et plus liquide. A manier avec parcimonie.

Maintenant, reprenez votre bol contenant les blancs d'oeuf. Balancez-y une pincée de sel et montez les en neige, très fermes. Incorporez la moitié des blancs dans chaque saladier, délicatement, sans les casser.

Attention: ne cherchez surtout pas à gagner du temps en réalisant cette étape avant la séparation entre appareil au chocolat et appareil à la vanille, si vous incorporez les blancs trop tôt vous allez être obligés de les casser au moment de mélanger le cacao et la vanille à votre préparation de base (surtout le cacao, faut un peu bourriner pour le mélanger). 

 

Dernière ligne droite, lubrifiez le moule (avec du beurre). Commencez par verser une couche d'appareil à la vanille dedans. Répartissez la pâte en secouant un peu et en vous servant de ce truc génial qu'est la gravité. Puis, versez une couche d'appareil au cacao par dessus. Et alternez comme ça jusqu'à ce qu'il ne vous reste rien.

Enfournez le moule dans votre four chaud (qui est donc soit à 180°C, soit à 200°C). Pendant 10mn. Gardez un oeil dessus, ça peut cramer rapidement.

Au bout de 10mn, placez une feuille d'alu par dessus le marbré, baissez la température de 20°C (donc soit 160°C, soit 180°C en fonction de la température initiale) et laissez la cuisson se poursuivre encore 15 à 20 minutes. Quand vous plantez sauvagement une lame au milieu de votre marbré, elle doit ressortir sèche (comme votre coeur).

 Miam !

 

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Sucré

Ces petits gâteaux sont parfaits pour vous réconforter après une dure journée. Vous allez comprendre pourquoi en regardant la liste des ingrédients...

150g de farine 

80g de Maïzena (vous aurez l'esprit plus léger)

1/2 sachet de levure chimique 

175g de beurre demi-sel, découpé en dés et tempéré 

120g de cassonade en poudre 

2 oeufs

1 bonne cuillère à café de cannelle en poudre

1 bonne pomme (golden)

25cl de cidre brut (oui, seulement 25cl ! le reste de la bouteille ? c'est pour vous !) 

Bouts de ficelle: Des petits moules à muffins en silicone, un verre doseur, un grand bol et un saladier. Un verre. De l'alu. Un four.

 

Passons à l'action ! Débouchez la bouteille de cidre et servez-vous un verre. Veillez à laisser au moins 25cl dans la bouteille.

 Maintenant, commencez à chauffer votre four. S'il a tendance à s'exciter un peu rapidement et à tout cramer, faites le monter à 160°C seulement, sinon, vous pouvez aller jusqu'à 180°C.

Une photo HOT ! 

Dans le grand bol, mélangez soigneusement la farine, la maïzena et la levure chimique.

Ensuite, mélangez le beurre (qui doit être mou, pour une fois que c'est une bonne chose !) avec la cassonade. Le mélange doit devenir légèrement mousseux et jaune clair. Si jamais votre beurre n'est pas assez mou, vous pouvez le passer 15 secondes au micro-ondes (mais pas plus, si vous le chauffez trop il va fondre... et vous aurez l'air bien con).

Dans cette préparation, ajoutez les oeufs, la moitié de la farine et la cannelle. Une fois mélangé, sacrifiez ce qu'il vous reste de cidre, puis, ajoutez le reste de la farine, en pluie (histoire d'éviter les grumeaux).

Ajoutons la touche finale. Deshabillez votre pomme et découpez la en petits cubes d'environ 5mm (ne faites pas la même chose avec votre copine).

 

Votre four est chaud. Versez la pâte dans les petits moules en silicone et enfournez le tout. Dans un premier temps faites cuire environ 20mn, puis, quand les petits gâteaux sont bien colorés, placez une feuille d'alu dessus et laissez la cuisson se poursuivre de 10 à 20mn (quand vous piquez le coeur d'un petit gâteau avec la lame d'un couteau, elle doit ressortir sèche).

 

Crémation.

 

Voilà, maintenant vous pouvez siffler le fond de la bouteille de cidre, le temps que ça cuise. S'il vous en reste. 

 

Miam !

 


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