Manarrak

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Par Manarak Blog créé le 12/03/11 Mis à jour le 30/03/14 à 17h04

Comme toute vérité, ma vérité est la bonne. Alors ouvrez grand vos gueules et mangez ma vérité.
Amour. Bisous.

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Et non malgré ce que le titre pouvait faire penser ce n'est pas un édito sur le génocide des bisounours d'Afrique, je publie une petite scène de théâtre. Alors oui je sais publié une pièce de théâtre sur un site de jeu vidéo c'est un peu comme publier un test de GTA sur le forum de Famille de France mais il faut croire que je n'aime pas faire comme les autres. Je sais que ça n'a pas l'aire super engageant comme ça mais essayer de jeter un petit coup d'oeil ça m'aiderait beaucoup à m'améliorer et puis vous pourrait regarder votre site porno préféré ou vos vidéos de chats qui dansent le tchatchatcha plus tard :)

C'est la première fois que je publie un écris alors que je viens tout juste de le finir. Alors pour la petite histoire je suis en Première, ce qui peut expliquer en parti les fautes d'orthographes de mes articles x) et ce qui va suivre est une réécriture d'une scène de Ubu Roi, alors oui comme ça, ça peut paraître très chiant même pour les quelques d'entre vous qui aime le théâtre mais j'ai essayé de faire quelque chose d'originale et surtout complètement absurde (mais bon il faut attendre un petit peu avant que l'absurde prenne place). J'espère que ça vous plaira :3 comme d'habitude n'hésitez pas à commentez ou à lire mes autres textes et si vous n'êtes pas fan de lecture vous pouvez toujours passer sur ma chaine youtube :3

 

 

Scène 7 Acte 1

 

Père Ubu, Capitaine Bordure, Mère Ubu, Conjurés et Soldats.

 

Chez les Ubu.

 

Père Ubu : Mes amis, cela fait bien trop longtemps que nous conspirons dans l'ombre, que nos méfaits ont fait de nous la risée. Il est grand temps pour nous d'arrêter de conspirer, de maudire, d'attendre qu'il tombe.  Il est temps pour nous de tuer ce roi.

 

Tous : Tuons-le ! Tuons-le !

 

Capitaine Bordure : Comment ? Comment tuer celui que l'on nomme roi ?

 

Père Ubu : Le poison.

 

Tous : Lâche !

 

Père Ubu : Alors frappons-le !

 

Tous : Brute !

 

Père Ubu : Alors pourfendons-le !

 

Tous : Bourreau ! Lâche ! Vil !

 

Père Ubu : Alors... (Un temps) N'en avez-vous pas assez de cela ?

 

Capitaine Bordure : De quoi ?

 

Père Ubu : De ceci.

 

Capitaine Bordure : De cela ? De tuer ce roi ?

 

Père Ubu : Non. De ce jeu.

 

Capitaine Bordure : Je vois l'enjeu mais où est le jeu dans tout cela ?

 

Père Ubu : Je ne parle pas là d'un quelconque enjeu. Je parle ici de ce jeu, de tout cela.

 

Mère Ubu : (Un temps) Vous perdez l'esprit, mon ami, personne ici ne joue. Nous complotons, nous conspirons, nous maudissons, nous lamentons quand le temps si prêtre mais en rien nous jouons.

 

Père Ubu : Je ne parle pas de tout cela. Je parle de ça, de ceci, de cela, de ce jeu auquel nous jouons encore et encore, appelait le comme bon semble.

 

Capitaine Bordure : Vous nous perdez.

 

Père Ubu : Je parle de ce jeu ! Ce jeu auquel nous jouons depuis déjà bien trop longtemps. Ce jeu qui se répète encore et encore. Pour le simple plaisir de celui-ci, plus haut, qui n'en tire pas plus de plaisir que nous autre. Tout cela sans nul autre enjeu que de combler son avarice.

 

Capitaine Bordure : Cher Ubu, calmez vous un peu. Ne savez -vous pas que celui-ci n'aime jamais être nommé.

 

Père Ubu : Peu m'importe ! Celui-ci, celui-là, ceux qui jouent de nous n'en n'ont de cesse. Pourquoi ne pourrions nous pas être oublié et laisser la place aux oubliés. (Se tournant vers les soldats et les conjurés) Et vous autres qui n'avaient la parole qu'ensemble, n'en avez-vous pas assez ?

 

Conjurés et Soldats : Peu nous importe. Nous disons, celui-ci sourit de lui-même, nous faisons ça depuis toujours. Peu nous importe.

 

Père Ubu : (Soupire, se tournant vers Mère Ubu) Et vous... n'en avez pas assez d'être sans cesse réécrit, de voir toujours cette même journée se répéter, un jour comique, le suivant tragique,  le dernier pathétique et de recommencer ainsi. En racontant toujours cette même histoire, toujours du même point, pas une fois un revirement, pas une fois un changement, pas une fois une fin heureuse, pas une fois n'avons été de gentil gens bien galant qui aime ce roi dont nous crions sans cesse le nom. N'en avez-vous pas assez ?

 

Mère Ubu : Cela fait bien longtemps que je me suis habitué à tout cela. A quoi bon pester contre cela. Nous n'y pouvons rien. Celui-ci va encore jouer un moment avec nous, puis un autre, celui-là saura peut être mieux nous manier que celui-ci et après ceux-là peut-être rejoindrons nous les oublier. Nous n'y pouvons rien.

 

Père Ubu : Nous y pouvons ! Nous avons été joué un temps, il l'est maintenant de nous oublier, de laisser place aux nouveaux, aux oubliés, aux absurdes, aux romantiques, aux tragiques, aux comiques, aux réalistes, aux modernes, aux autres. Et vous Bordure (se tournant vers lui), vous qui nous avisez toujours de vos pensées, n'avez-vous rien à dire ?

 

Capitaine Bordure : Moi ? Je suis d'accord avec tous. Nous n'y pouvons rien. Cela continuera ainsi un moment, à être joué de temps à autre et un jour nous rejoindrons les oublier. Peu m'importe. Mais toi qui te plains, ne te penses-tu pas que c'est là que nous pouvons prétendre le plus effleurer la vrai vie véritable ? Ne penses-tu pas que dans cette réécriture, c'est là que le théâtre s'approche le plus fidèlement de la vie ? Ne penses-tu pas, Cher Ubu, que cette journée identique qu'on nous fait jouer inlassablement, tantôt comique, puis tragique, absurde, grotesque, moderne ou pathétique,  n'est-ce pas là que le théâtre et la vie se touchent ?

 

 
 
 
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Commentaires

Édito

 

« C’est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.  »

 Boris Vian

Je suis quelqu'un d'innovent, j'ai une chaine Youtube. Venez me voir...je fais de la merde :D

J'ai un twitter que j'utilise pas aussi. Voilà bonne journée.

Bisous. Bonheur.

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