Manarrak

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Par Manarak Blog créé le 12/03/11 Mis à jour le 30/03/14 à 17h04

Comme toute vérité, ma vérité est la bonne. Alors ouvrez grand vos gueules et mangez ma vérité.
Amour. Bisous.

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Aujourd'hui nouvelle nouvelle, toute fraîche sorti du four, elle fait suite à une autre nouvelle (Terra Vérité)que j'ai déjà publié que je vous invite à lire si vous ne l'avez pas encore fais. La nouvelle venant juste d'être terminée les zones en italiques sont celles que j'hésite à supprimer ou à modifier. Voili voulou ^^

Comme d'habitude n'hésitez pas à donner vos avis :)

Edito du 5 Décembre

Aujourd'hui je n'ai rien à dire.

Presqu'un mois que j'écris chaque jour cet édito, j'ai ce petit plaisir de me demander chaque matin quel sujet je vais bien pouvoir vous étaler sur mon édito. Quoi de mieux que de pouvoir donner son petit avis sur ce qu'on veut. C'était mon rêve hypothétique quand j'étais plus bas et que j'ai commencé le journaliste, ma réalité a été un peu moins exaltante. Les articles à rallonge sur la fête de l'omelette ou la mort d'un politicien dont on retient surtout la destination de son portefeuille, sans autre intérêt qu'occuper le journal avant la page tant attendu de l'horoscope et du sodoku. Ces articles que vous pouvez écrire toute votre introduction de vie si vous ne faites pas partie de ce groupe ô combien minime dont la carrière décolle. Et même dans cette minorité l'hypothétique n'est toujours pas la, vos axe d'écriture sont aussi guidé qu'un débat politique, les sujets sont déjà plus palpitant mais à quoi bon écrire sans pouvoir donner son propre avis et vous connaissez bien mon amour pour les avis, si vous me suivez depuis quelques temps.

 

Je m'aperçois que c'est la première fois que je parle de mon introduction dans ces éditos.

Mon introduction était ni plus déprimante ni moins palpitante qu'une autre. Mes années d'études se sont résumé à essayer de ressembler au troupeau  majoritaire, à rentrer dans ce costume tout fait et le retoucher quand les autres le faisaient, le changer en même temps que je changeais de troupeau, tout cela pour passer inaperçu, donner l'illusion que je ne valais pas moins qu'un autre. Ce qui au final ne change pas vraiment du reste de mon introduction.

Mes années se d'études n'ont été ni trop longues ni trop courtes. Comme les autres.

C'est bien la phrase qui résume le mieux mon introduction.

Comme les autres.

J'ai eu un mariage avec des hauts et des bas, deux enfants pour que le premier ne s'ennui pas, un travail dont j'avais longtemps rêvé, un peu trop apparemment.

 

Je n'ai jamais vraiment osé parler de mes rêves, alors à la question fatidique :

« Alors mon petit, qu'est ce que tu veux faire plus tard ? »

Je répondais avec un grand sourire à ses vielles barbes emmitouflé dans leur écharpe et leur ton suffisant qui te rappelait sans cesse leurs réussites.

« Faire ce que j'aime, réaliser mes rêves, avoir une vie inhabituel mais qu'au final on puisse la résumé par, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. »

 

Au final mon introduction en était bien une, je n'ai fais qu'effleurer mes rêves d'enfants, je n'ai vue qu'une infime partie de ce qu'elle pouvait me réserver, un postier trop pressé, un matin de Mars, a crut bon de me la raccourcir.

Je ne pensais pas parler un jour de ma mort et encore moins avec aussi peu de tristesse. A quoi bon être triste pour cela, il faut bien y passer un jour et j'ai l'éternité pour rattraper mon absence dans l'introduction de mes enfants.

Ma petite personne a longtemps vogué entre l'imbécile heureux que j'aimais tant et le grand blasé pour finalement devenir un mélancolique dans toute sa splendeur, toujours à regarder en arrière avec Regret, une personne avec qui j'ai toujours vécue et ici plus que jamais.

C'est drôle mais surtout assez triste, au final très peu d'entre nous ont sut profiter du moment présent, plus bas nous rêvions d'immortalité, ici nous rêvons de retrouver le goût de la mortalité.

 

Le paradis n'en est pas un.

Les premières semaines font croire le contraire.  Ce nouveau monde, cette nouvelle aire de jeu infini où tout est gratuit, où le mot égaux prend un minimum de sens, chacun à sa petite maison identique à celle de son voisin, cette maison qui vous rappelle chaque jour de votre éternité, celui où votre introduction a pris fin. Plus bas on fête le jour de sa naissance, ici chaque quartier fête leur mort. L'argent n'existe pas, il n'y a qu'à se servir ou attendre qu'on nous servent. Tout est à porter de main.

Mais c'est fade, l'éternité n'a aucun goût.

Tout le monde reste au fond de sa maison à attendre que demain approche, à regarder encore et encore ses souvenirs avec Regret. Il y a bien tout ces conseils dont je vous ai déjà parler, mais choisir de la pluie et du beau temps, de la prochaine fausse pub et de la retransmission ou non du dernier navée sur notre unique chaine, n'est pas la chose la plus palpitante qui m'ait été donné de faire. Personne ne c'est demandé pourquoi il n'y avait qu'une seul chaine et pas 354 comme plus bas, c'est simple tout le monde remet ça à demain.

Et demain remet ça à jamais.

Demain a toujours été la plus grande perspective de motivation et de force, ici avec notre éternité de lendemain, c'est devenu un art de vivre de tout lui remettre.

 

D'habitude, mes matinées se résumaient à remuer cette question un moment, y ajouter mes pensées, mes souvenirs et le sujet qui en ressortait me convenait assez pour vous en tartiner sur quelques pages.

Mais aujourd'hui, la prestation du petit Jacky et mon départ commençant à sonner à la porte, ont sauté à pied joint dans mon mélange et rien de bien n'a décidé d'en ressortir.

Alors la feuille a attendue. C'est rare que je la fasse attendre aussi longtemps, je n'ai jamais aimé la faire attendre, la laisser blanche avec ces lignes vides qui me rappelle que je suis perdu, alors je continuais à écrire, même n'importe quoi, allant dans toutes les directions comme pour retrouver son chemin.

 

Mais ce matin j'ai eu beau touiller encore et encore rien n'a voulu sortir. Jacky et mes fantômes ont trop de chose à se raconter. C'est drôle en même temps assez triste comme une simple chose qu'on a entraperçut, rêvé ou fait raconté peut nous faire perdre pied, nous obliger à ne penser qu'à ça, faire tomber tout votre joli château de carte.

Jacques ou Jacky, je n'aime pas le prénom Jacques, sans vrai raison précise le manque d'originalité surement. Je vais l'appeler Jacky ça permettra à tout à chacun de se rappeler ses grands moments de solitudes dans ces bars de campagne et ne faites pas les gros yeux, il y a toujours un Jacky dans les bars de campagne.

Revenons à notre haricot, et oui je sais ce n'était pas bien rechercher comme jeu de mot, il me ressemble bien trop. Je sais que certaines personnes adorent quand un personnage leur ressemble, d'autres sont horrifié à cette idée, personnellement je m'attache toujours plus à un personnage qui me ressemble mais il me lance toujours dans une grande réflexion sur ma personne.

Jacky a réussi à faire revenir mes fantômes.

Je les voyais déjà roder à mes fenêtres, chaque jour un peu plus. Mes préparatifs les avaient déjà titillés.

Depuis cette dernière nuit que j'ai passé à regarder le plafond blanc crème qui orne ma chambre, à essayer de percevoir le moindre bruit dans ce monde sans vie, ils sont tous la.

Tous ces moments que j'ai enfouis avec Regret, accompagné de leurs renards.

Les renards ils résument bien mon introduction.

 

Toutes ces périodes de ma vie ou presque chaque jour ma meute s'agrandissait. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi j'étais comme ça, toujours à avoir une boule de poil prête à sortir, coincer au milieu de la gorge.

Pour moi c'était la fabrique du petit Jésus qui avait raté une étape le jour où ils m'avaient pondu.

 

« Hé ! Dan', tu crois pas qu'on a oublié un truc au niveau de sa tuyauterie au le petit là ? »

« Bof... Tu sais, on est samedi soir, notre service est fini, c'est plus notre problème. »

« Ouais mais si le boss l'apprend on va... »

« Mais non ! Comment veux tu qu'il le sache, tu t'inquiètes pour rien va'. »

« Ouais surement...Mais... »

« Quoi encore ? »

« Bah regarde-le, ce pauvre petit, déjà l'aléatoire a pas fait de lui un apollon si en plus il a une tuyauterie ratée... »

« C'est pas faux...après tout c'est pas le premier qu'on finit à moitié et puis bon il a une tuyauterie ratée, il va rendre plus facilement c'est chocapic, c'est pas la fin du monde. »

« Mouais... »

« T'inquiète pas. Aller bon week-end ! »

« Ouais ouais.. »

 

Et voilà c'est comme que je suis née.

Mais bon j'ai finit par m'habituer à avoir cette perpétuelle boulle de poil en travers de la gorge qui attend son instant de gloire, d'être dans ce cercle vicieux, la peur de la peur. C'est sûrement la pire mais aussi la plus ridicule des peurs et aussi la plus rependue.

Les gens ont souvent peur de perdre leurs moyens, de bégayer au mauvais moment ou de ne pas réussir ce qu'on attend d'eux, moi j'ai toujours eu peur de vomir. Peur de sentir cette boule monter, que d'un coup un changement s'opère, que je perde mes repères et que, malgré la pression de mes mains contre mes cuisses, mon bassin ou la torture de mes doigts, une sortie expresse de mon petit déjeuner soit demander en porte principal. Dans un sens c'est une peur du ridicule, la peur d'être pointé du doigt, d'être diffèrent. J'ai toujours eu une certaine indifférence des remarques que l'on a faites sur ma personne mais il faut croire que l'être humain a été pondu comme ça, le ridicule ne tue pas dit-on, mais il est une grande source de peur.

Parfois j'arrivai à sortir de mon cercle, à m'éloigner d'Inquiétude pour redevenir l'imbécile heureux que j'aimais tant paraître. Mais mes renards n'hibernaient pas bien longtemps.

Mes sentiments les rappelaient. Et oui ce n'est pas bien original mais mes sentiments ont une grande place dans ma meute. Les sentiments rendent la plupart des gens heureux ou triste pour les mauvais résultats de l'aléatoire, il y en a que ça rend diffèrent ou légèrement stresser moi mes sentiments me rendent malade. Ma meute c'est ainsi agrandit toute mon introduction, parfois chaque jour, parfois je ne les revoyais plus pendant des mois.

 

Comme pour notre petit haricot, mes renards s'invitaient toujours aux meilleurs moments et comme les calmants, hormis me donner un profonde envie de dormir et de raconter tout ce qui pouvait me passer par la tête à ce moment là à qui veut l'entendre, ils n'avaient qu'un effet minime sur mes largage aléatoire de chocapic, j'ai commencé à créer mes techniques pour empêcher ma meute de s'agrandir.

La plus importante étant celle de me torturer les mains de toutes les façons possibles pour détourner mon attention de la boule de poil qui criait son envie de faire sa sortie. Mais il faut bien avouer qu'hormis devoir répondre à la question du  pourquoi j'ai des morsures sur les mains, ces techniques ne m'ont jamais été d'une grande aide.

Alors j'ai passé mon temps au toilette, en faisant ma prière du samedi soir comme certains l'appelle. Ou à attendre que le temps passe, que l'heure tourne et de n'arriver qu'au dernier moment, là où la partition de la journée vient tout juste de commencer. Eviter tout imprévu, calculer chaque détails, malheureusement pour moi je suis loin d'être un génie et des imprévues il y en a toujours eu. Donc j'ai vécue avec.

 

Moi qui voulait faire quelque chose de diffèrent pour aujourd'hui, mon manque d'inspiration m'a bien aidé finalement, à quoi je ne sais pas vraiment, mais il m'a aidé.

Au départ, je comptais vous parler de tous ces sujets trop courts pour faire un édito digne de ce nom, qui trainait sur mes carnets depuis quelques temps et pouvoir prendre le temps d'aller regarder une dernière fois le plafond crème de ma chambre mais finalement j'ai déjà assez ruminé dessus pour une journée.

J'ai toujours aimé le silence.

Je comprends que ça soit assez difficile à entendre qu'on puisse aimer ça. Ô mais que vois-je on vient me remettre le prix du jeu de mot le plus mauvais de la semaine.

« C'est...c'est vraiment un accomplissement pour moi vous savez. Je..je vais essayé de pas pleurer... C'est un prix que je n'aurais jamais eu sans certaines personnes, je tiens tout d'abord à remercier ma famille qui est la ce soir et qui me soutient... »

 

Bon passons les aléas de mon esprit qui a toujours eu un problème avec l'abus de café de bon matin.

Quand je dis que j'aime le silence, je ne parle du silence de la solitude, même si la solitude n'a jamais été un vrai problème pour moi, le silence de la solitude en a souvent été un, d'où mon goût pour la musique. Je ne parle pas non plus du fameux silence gênant, qui n'est là que pour vous rappeler que le Dieu des aléas et du hasard c'est bien foutu vous, en vous refourguant la personne avec qui vous vous retrouvez.

Je parle plutôt du silence utile, celui qui suppose beaucoup de complicité, qui vous rappelle que vous êtes au bon endroit. Je sais que certains dises que quand le silence arrive dans une relation qu'elle soit amical ou plus, c'est le début de la fin.

Bullshit !

« Les silences qui mettent mal à l'aise. Je me demande pourquoi on raconte des conneries et qu'on parle pour ne rien dire. Histoire de se mettre en confiance ?C'est comme ça qu'on voit si on se plaît avec une personne. Quand on peut se taire tout à fait au moins une minute et profiter du silence. »

Mia, Pulp Fiction

En une citation de film tout est dit. 

J'ai toujours adoré ce silence, pendant les peu nombreuses histoires que j'ai eues pendant mon enfance, j'écoutais souvent un moment la mélodie du silence en sachant qu'à l'autre bout du fil, elle écoutait la même.

Quoi que peuvent en penser certains, la mélodie du silence, ces paroles qui se taisent mais qui se laissent tout de même entendre, j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour cette musique.

Je n'ai jamais été la personne la plus à l'aise au monde pour les au revoir et encore plus pour les fin. Les au revoir pour toutes ces conventions qu'ils étrennent, pourquoi la bise ?

« Mais Adam, n'es-tu qu'immonde enfoiré qui refuse tout contact avec un humanoïde ? »

Non, je suis juste un immonde enfoiré qui a une dent, ou même deux, contre la bise. Je sais bien que ce n'est qu'un code social et qu'il n'y a pas toujours une explication du pourquoi du comment pour ce genre de chose, mais avouez-le ce geste est tout sauf naturelle et surtout affreusement froid. On ne fait qu'effleurer de plus ou moins loin la joue de l'autre personne en émettant un bruit pour faire croire à un semblant de baiser.

Enfin bref, je vois difficilement comment un édito pourrait vous faire la bise et je ne pense pas que ça soit le débat le plus pertinent qu'on puisse lancer.

Et puis je l'ai lancé trop loin.

Et je n'ai aucune envie d'aller chercher.

Je n'ai aucune idée de combien de temps va durée mon « voyage » ni vraiment ce que je vais y faire, j'ai besoin de partir c'est tout et d'essayer de retrouver certaines personnes.

Il est probable, même certain que j'écrive un petite ovni pendant tout ce temps où je ne pourrai pas vous faire mes éditos, j'essayerai de lui faire un beau costume pour qu'il soit supportable.

 

J'aurai aimé terminer sur une phrase hautement philosophique « La vie c'est comme une boîte de chocolat quand on en mange trop après on a mal au ventre », «Le coeur n'a-t-il pas ses raisons qui se moquent de la raison ? »  ou « C'est par piston qu'on entre au paradis. Si c'était au mérite, mon chien y rentrerait et moi je resterais dehors. ».

Mais je n'ai aucune envie d'en chercher une des heures pour qu'elle colle avec mon édito.

Je ne me limiterai donc à simple au revoir et sans musique parce qu'aujourd'hui je n'avais aucune envie d'en écouter.

Adishatz et que le ciel vous tienne en joie, en espérant pour vous qu'il y en est un second.

 
 
 
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Édito

 

« C’est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.  »

 Boris Vian

Je suis quelqu'un d'innovent, j'ai une chaine Youtube. Venez me voir...je fais de la merde :D

J'ai un twitter que j'utilise pas aussi. Voilà bonne journée.

Bisous. Bonheur.

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