Manarrak

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Par Manarak Blog créé le 12/03/11 Mis à jour le 30/03/14 à 17h04

Comme toute vérité, ma vérité est la bonne. Alors ouvrez grand vos gueules et mangez ma vérité.
Amour. Bisous.

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J'ai écris cet nouvelle en cours de français, il y a quelques années, et j'en suis assez fière ^^'. Le Teste en italique est le texte de départ qui était donné. Bonne lecture! N'hésitait pas à commenté.

 

Le Lundi 29 Janvier 2000, un jour pluvieux, sombre et grisâtre, un vent glacial soufflait une fois encore dans la vallée. Juliette, une fille aux cheveux bruns se préparait pour aller au collège. Le collège des Récollets est un collège ancien, dont les quelques cinq cents élèves viennent des quartiers et des villages environnants. La jeune fille qui éprouvait des difficultés dans son dur labeur d'élève de sixième, révisa ce matin-là ses leçons de français. Elle y passa un temps infini, si bien qu'elle en oublia l'heure .Elle prit son sac, attrapa son manteau, s'enroula à la va vite une écharpe autour du cou, et bondit précipitamment hors de chez elle.

 

 

Le soir même, Juliette écrivait dans son journal :

Lundi 29 janvier 2000

Cher Journal,

 

      Aujourd'hui, il m'est arrivé quelque chose d'effrayant.  Cette journée commençait déjà mal, le temps était pluvieux, gris, triste, venteux, je n'avais aucune envie de sortir, pour me retrouver toute mouillée. De plus, en ce moment, je n'arrive pas à travailler, mes notes baissent et tout le monde me fait des reproches.

J'étais seule à la maison, mes parents étaient partis à Paris pour la journée, ils étaient allés voir un musée ou quelque chose d'autre... je ne sais plus... enfin, ce n'est vraiment pas l'important. J'ai tout de même trouvé le courage de relire ma leçon de français et  absorbée par ma leçon, je suis sortie de chez moi, avec 19 minutes de retard.

Je courais à toute allure, tout en me remémorant ma leçon de français, qui après tout n'était pas si inintéressante. Au carrefour, je regardai ma montre : 9h21,  déjà 26 minutes de retard, j'accélérai le plus possible, j'esquivai une dame âgée trop lente pour moi, les différents poteaux et crottes de chiens ; et arrivai enfin au collège à 9h34.

Monsieur Durand m'enleva deux points pour retard injustifié, sans vouloir entendre mes excuses, ce qui m'énerva ; je le déteste! La salle Hugo, la salle où mon cours se déroulait, était de l'autre côté du collège, je courais, alors, dans les vieux couloirs sales aux mûrs décrépits d'un gris chiné. Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite, j'avais tellement appris cette leçon que je voulais à tout prix faire ce contrôle global. Si j'avais su ce qui m'attendait dans cette salle, je n'y aurais jamais pénétré.

 

        J'arrivai enfin devant la salle Hugo, à  9h41, je repris mon souffle puis je frappai à la porte, mais personne ne répondit. J'attendis un moment puis j'ouvris  et regardai discrètement par l'entrebâillement. Là, je fus saisie par une scène horrible. Madame Simon, ma professeure de français, était étendue par terre, inanimée juste devant la porte, la bouche en sang, le visage pâle. Cette image me figea : ma professeur de français, étendue sur le sol et inanimée c'était déjà un choc, mais de plus  son sang coulait à flot de son cou. A ce moment là, un énorme frisson me parcourut le dos et j'eus envie de vomir. Je pris mon courage à deux mains, je m'approchai et vis que sa carotide était ouverte. En tremblant, je regardai autour de moi : personne... aucun élève, même pas Jacques, mon meilleur ami, pourquoi ? Pourquoi n'y avait-il  personne ? Tout autour de moi devint flou, je perdis connaissance, en tombant lourdement par terre.

 

 

           

             

                Je me réveillai en sursaut à l'hôpital de Courteline, j'ouvris péniblement les yeux et les refermai aussitôt, ébloui par la lumière du grand spot qui se trouvait au-dessus de moi. Je jetai un coup d'oeil sur ma montre : 18h 37; me redressant péniblement, je  m'aperçus qu'en face de moi se trouvait Jacques, qui dormait en ronflant bruyamment, ce qui me fit sourire. C'était tout lui ça : dormir la bouche grande ouverte, en ronflant alors que sa meilleure amie était allongée dans un lit d'hôpital.

-       Jacques, lui dis-je péniblement.

Il se leva d'un bond et me sourit maladroitement.

-       Ah, tu t'es enfin réveillée, comment vas-tu ? me dit-il, en venant vers moi et en bâillant  bruyamment.

-       Pas vraiment, que ... que s'est-il passé ce matin ?

Son visage se ferma. J'eus l'impression qu'il avait du mal à maîtriser un sourire. Il ajouta

-       Tu détestais Madame Simon, non ?

-       Oui, mais je ne vois pas du tout où tu veux en venir.

-       Tu étais en retard, je m'en doutais, je te connais mieux que quiconque.

Un long frisson me monta dans le dos, aussi fort qu'au moment où j'avais découvert Mme Simon, mais pas la même peur, pas la peur d'une vue horrible, non cette peur était celle de l'incompréhension.

-       Oui, oui mais je ne vois toujours pas où tu veux en venir et tu commences à me faire peur.

-       Je l'ai assassinée ! Pour toi ! Elle ne méritait pas de vivre, elle était toujours dure envers nous, et  nous blessait. Elle devait mourir ! cria-t-il avec fermeté.

J'eus une nouvelle fois envie de vomir, mon sang affluait à mes tempes à toute vitesse à tel point que je sentais chaque pulsation de mon coeur, chaque veine de mon corps qui tremblait. Rien que penser une seule seconde que ce soit Jacques qui ait commis cet acte ne me faisait encore plus trembler. Je ne sus quoi dire. Et soudain, j'eus une idée, une inspiration, une illumination.

J'enlevai vigoureusement, les capteurs qui mesuraient mon pouls, ce qui alerta les médecins qui arrivèrent en quelques dizaines de secondes. Jacques ne bougea pas, il ne broncha pas, il ne fit qu'une seule chose après m'avoir vue arracher mes câbles, il pleura.

-C'est lui le meurtrier, criai-je dès leur arrivée dans ma chambre.

 

 

 

Jeudi 8 Février

Cher Journal,

 

Je fais des cauchemars chaque nuit depuis ce jour, je revois tout le temps Madame Simon. Je suis revenue au collège depuis lundi.

Je n'en peux plus, je ne veux plus de ces souvenirs horribles. Ces images me restent dans la tête, le corps inanimé de Madame Simon, avec ce sang, tout ce sang, qui sortait de son énorme blessure, dont Jacques était le responsable. Jacques, que j'ai découvert sous son vrai jour, je croyais que l'on était pareil tous les deux, mais non !

 Nous sommes opposés. Je suis le jour et lui la nuit.

Il est, jusqu'à aujourd'hui, enfermé au commissariat de (illisible à cause d'une larme, il y avait probablement écrit « Tours »)

 

 

Vendredi 1 Mars

Cher Journal,

 

J'ai appris hier, que Jacques avait été mis dans un établissement spécialisé. Lui qui était si doux, si gentil, si clément, avec tout le monde et était si pur, si beau, il était le premier de la classe et j'étais amoureuse de lui. J'avais cru le connaître, comme il avait cru me connaître, mais maintenant à cause de son meurtre ma vie est un vrai cauchemar et la sienne doit l'être aussi, tout ceci pour avoir voulu m'aider. Le visage de Jacques lorsqu'il m'a appris son meurtre, ce visage vide, comme s'il n'avait plus aucun sentiment, ce visage me terrorise et me glace le sang dès que j'y repense.

 

 

 

 

Mardi 5 Mars

Cher Journal,

 

Je n'en peux plus, maman m'a pris un rendez-vous chez le psy, je ne veux pas y aller, je ne suis pas folle !!!

Pourquoi croit-elle ça ? Je suis sa fille, croire que sa fille est folle, quelle mère horrible !

Je veux revoir Jacques même si je sais qu'il a fait un acte horrible, je veux le revoir car je l'aime. Ma vie n'a plus de sens. Alors peut-être qu'auprès de lui, elle en retrouvera un.

 

 

 

Mercredi 6 Mars

Cher Journal,

 

Jacques m'a envoyé une carte, une carte me disant qu'il souffrait énormément de ne plus me voir et qu'il m'aimait, lui aussi, et que sa vie n'avait plus d'intérêt dans cette maison de détention, sans contact avec les gens qu'il aime.  Maman a encore refusé que je revoie Jacques même après que je lui ai dit toutes mes raisons et notre amour. Je la hais.

 

Jeudi 7 Mars

 

Aujourd'hui c'est la dernière fois que j'écris, je n'en peux plus. Je dois mettre fin à tout ça. Je n'en peux plus. Je n'ai plus personne à qui parler et je me sens coupable. A vous mes parents qui lisez ces lignes, je voulais vous dire que je vous aime et je vous supplie d'apporter mon journal à Jacques.

Adieu Jacques, je t'aime mais je ne peux ni accepter ton acte, ni vivre avec ces images.

 

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Édito

 

« C’est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.  »

 Boris Vian

Je suis quelqu'un d'innovent, j'ai une chaine Youtube. Venez me voir...je fais de la merde :D

J'ai un twitter que j'utilise pas aussi. Voilà bonne journée.

Bisous. Bonheur.

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