Manarrak

Manarrak

Par Blog créé le 12/03/11 Mis à jour le 30/03/14 à 17h04

Comme toute vérité, ma vérité est la bonne. Alors ouvrez grand vos gueules et mangez ma vérité.
Amour. Bisous.

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Et oui exeptionnellement cet épisode sort un vendredi mais comme d'hantiude n'hésitez pas à m'insulter dans les commentaires \o/

Les prochaines ne devraient pas torp tarder à arriver

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Nouvelle chronique du samedi qui sort un dimanche x) Cette vidéo n'a en soit pas grand intérêt mais j'espère qu'elle plaira quand même. Comme d'habitude n'hésitez pas à commenter :)

 
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Et non malgré ce que le titre pouvait faire penser ce n'est pas un édito sur le génocide des bisounours d'Afrique, je publie une petite scène de théâtre. Alors oui je sais publié une pièce de théâtre sur un site de jeu vidéo c'est un peu comme publier un test de GTA sur le forum de Famille de France mais il faut croire que je n'aime pas faire comme les autres. Je sais que ça n'a pas l'aire super engageant comme ça mais essayer de jeter un petit coup d'oeil ça m'aiderait beaucoup à m'améliorer et puis vous pourrait regarder votre site porno préféré ou vos vidéos de chats qui dansent le tchatchatcha plus tard :)

C'est la première fois que je publie un écris alors que je viens tout juste de le finir. Alors pour la petite histoire je suis en Première, ce qui peut expliquer en parti les fautes d'orthographes de mes articles x) et ce qui va suivre est une réécriture d'une scène de Ubu Roi, alors oui comme ça, ça peut paraître très chiant même pour les quelques d'entre vous qui aime le théâtre mais j'ai essayé de faire quelque chose d'originale et surtout complètement absurde (mais bon il faut attendre un petit peu avant que l'absurde prenne place). J'espère que ça vous plaira :3 comme d'habitude n'hésitez pas à commentez ou à lire mes autres textes et si vous n'êtes pas fan de lecture vous pouvez toujours passer sur ma chaine youtube :3

 

 

Scène 7 Acte 1

 

Père Ubu, Capitaine Bordure, Mère Ubu, Conjurés et Soldats.

 

Chez les Ubu.

 

Père Ubu : Mes amis, cela fait bien trop longtemps que nous conspirons dans l'ombre, que nos méfaits ont fait de nous la risée. Il est grand temps pour nous d'arrêter de conspirer, de maudire, d'attendre qu'il tombe.  Il est temps pour nous de tuer ce roi.

 

Tous : Tuons-le ! Tuons-le !

 

Capitaine Bordure : Comment ? Comment tuer celui que l'on nomme roi ?

 

Père Ubu : Le poison.

 

Tous : Lâche !

 

Père Ubu : Alors frappons-le !

 

Tous : Brute !

 

Père Ubu : Alors pourfendons-le !

 

Tous : Bourreau ! Lâche ! Vil !

 

Père Ubu : Alors... (Un temps) N'en avez-vous pas assez de cela ?

 

Capitaine Bordure : De quoi ?

 

Père Ubu : De ceci.

 

Capitaine Bordure : De cela ? De tuer ce roi ?

 

Père Ubu : Non. De ce jeu.

 

Capitaine Bordure : Je vois l'enjeu mais où est le jeu dans tout cela ?

 

Père Ubu : Je ne parle pas là d'un quelconque enjeu. Je parle ici de ce jeu, de tout cela.

 

Mère Ubu : (Un temps) Vous perdez l'esprit, mon ami, personne ici ne joue. Nous complotons, nous conspirons, nous maudissons, nous lamentons quand le temps si prêtre mais en rien nous jouons.

 

Père Ubu : Je ne parle pas de tout cela. Je parle de ça, de ceci, de cela, de ce jeu auquel nous jouons encore et encore, appelait le comme bon semble.

 

Capitaine Bordure : Vous nous perdez.

 

Père Ubu : Je parle de ce jeu ! Ce jeu auquel nous jouons depuis déjà bien trop longtemps. Ce jeu qui se répète encore et encore. Pour le simple plaisir de celui-ci, plus haut, qui n'en tire pas plus de plaisir que nous autre. Tout cela sans nul autre enjeu que de combler son avarice.

 

Capitaine Bordure : Cher Ubu, calmez vous un peu. Ne savez -vous pas que celui-ci n'aime jamais être nommé.

 

Père Ubu : Peu m'importe ! Celui-ci, celui-là, ceux qui jouent de nous n'en n'ont de cesse. Pourquoi ne pourrions nous pas être oublié et laisser la place aux oubliés. (Se tournant vers les soldats et les conjurés) Et vous autres qui n'avaient la parole qu'ensemble, n'en avez-vous pas assez ?

 

Conjurés et Soldats : Peu nous importe. Nous disons, celui-ci sourit de lui-même, nous faisons ça depuis toujours. Peu nous importe.

 

Père Ubu : (Soupire, se tournant vers Mère Ubu) Et vous... n'en avez pas assez d'être sans cesse réécrit, de voir toujours cette même journée se répéter, un jour comique, le suivant tragique,  le dernier pathétique et de recommencer ainsi. En racontant toujours cette même histoire, toujours du même point, pas une fois un revirement, pas une fois un changement, pas une fois une fin heureuse, pas une fois n'avons été de gentil gens bien galant qui aime ce roi dont nous crions sans cesse le nom. N'en avez-vous pas assez ?

 

Mère Ubu : Cela fait bien longtemps que je me suis habitué à tout cela. A quoi bon pester contre cela. Nous n'y pouvons rien. Celui-ci va encore jouer un moment avec nous, puis un autre, celui-là saura peut être mieux nous manier que celui-ci et après ceux-là peut-être rejoindrons nous les oublier. Nous n'y pouvons rien.

 

Père Ubu : Nous y pouvons ! Nous avons été joué un temps, il l'est maintenant de nous oublier, de laisser place aux nouveaux, aux oubliés, aux absurdes, aux romantiques, aux tragiques, aux comiques, aux réalistes, aux modernes, aux autres. Et vous Bordure (se tournant vers lui), vous qui nous avisez toujours de vos pensées, n'avez-vous rien à dire ?

 

Capitaine Bordure : Moi ? Je suis d'accord avec tous. Nous n'y pouvons rien. Cela continuera ainsi un moment, à être joué de temps à autre et un jour nous rejoindrons les oublier. Peu m'importe. Mais toi qui te plains, ne te penses-tu pas que c'est là que nous pouvons prétendre le plus effleurer la vrai vie véritable ? Ne penses-tu pas que dans cette réécriture, c'est là que le théâtre s'approche le plus fidèlement de la vie ? Ne penses-tu pas, Cher Ubu, que cette journée identique qu'on nous fait jouer inlassablement, tantôt comique, puis tragique, absurde, grotesque, moderne ou pathétique,  n'est-ce pas là que le théâtre et la vie se touchent ?

 

 
 
 
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Cette nouvelle a déjà quelques temps, le sujet est une petite "vision" (même si le mot est mal choisi) du cinéma. Bonne lecture :) Donnez vos avis et n'héisitez pas à regarder mes autres nouvelles ou mes vidéos :)

27 Mars

Chacun d'entre vous a un film qui tient une place toute particulière pour vous, une place tellement importante que vous le regardez encore et encore sans jamais vous en lasser. Duquel vous êtes sorti la première fois troublée ou émerveillée avec une seule pensée en tête : « Il faut que je le revois...»

Les acteurs sont immédiatement passés dans la liste très restreinte de ceux que vous suivez, ainsi que le scénariste dont vous connaissez maintenant l'ensemble de la filmographie, tout comme, bien évidemment, le réalisateur dont vous n'avez jamais cessé de glorifié le nom. On se souvient assez précisément tous de la première où l'on a vue ce film, il arrive que cette première fois ait eu lieu à un moment important de votre vie, votre ressenti n'en a été donc que plus grand. Le second souvenir le plus important dans votre esprit est, en cas général, celui où vous avez essayé de faire naître chez l'un ou plusieurs de vos proches l'amour que vous portez pour ce film. Et enfin bien évidemment le souvenir suivant est votre dernier visionnage qui s'effacera bien vite pour laisser place au suivant.

Mais bien sûr il existe mainte et mainte autres façons de rencontrer ou de se souvenir de son film adoré. Votre première rencontre a pus se finir sur une bonne impression  mais pas au point de crier au génie sur la place publique. Mais après quelques semaines une envie se fait ressentir de le revoir et à nouveau et ainsi de suite sans vous en rendre vraiment compte ce film devient votre bien aimé. Votre film adoré a aussi pus bouleversé une époque de votre vie par son ambiance, son scénario ou je ne sais quoi et quand vous le revoyez il vous rappelle tant de souvenir et sensation qu'il vous est très chère. Ou bien vous n'en avez pas et alors à mon grand regret, ma phrase d'introduction s'avère fausse...

La première fois que je l'ai vu remonte à 3 ans, j'avais donc 18 ans et des poussières. Mais je suis sûr qu'une question brûle sur chacune de vos lèvres : « Mais quelle est donc cette période de votre vie si importante pour vous ? (cette question étant bien évident dite avec les points fermés sur hanches avec le ton légèrement condescendant que connaisse si bien toute les personnes qui ont ,au moins une fois, zieuté sur cette émission , maintenant culte qu'C'est pas sorcier) ». Et bien je m'excuse d'avance pour le manque d'originalité certain de ce qui va suivre mais c'est la vie qui veut ça, c'était pendant le début de ma relation avec la personne que, pour son plus malheur, je n'ai toujours pas lâché : ma chère et tendre qui est aujourd'hui ma femme, Julia. C'était dans le cinéma « Les Studios » de Tours où je possède de très nombreux souvenir. Je me souviens encore très bien de ma peur étant enfant de ces  quatre fantômes roses du plafond de l'entrée, ils n'ont pas une apparence terrifiante mais je me rappelle qu'ils me terrifiaient. Leurs visages sans vies, leur parfaite symétries et s'en suit l'immense halo qui les entoure accompagné de ses sortes de cercles et tout cela perdu au milieu d'un ciel bleu éclatant de pureté, cette atmosphère étrange entre pureté et monstruosité me terrifiait.

 C'est sûrement le cinéma où je suis le plus allé dans ma courte vie de cinéphile dans ma tendre jeunesse par contrainte parental, dans ma vie étudiante par contrainte encore une fois mais budgétaire et à présent par contrainte de vouloir savourer un film dans sa version originale plutôt qu'en français. Il faut quand même avouer que notre beau pays c'est quand même fais une spécialité de massacrer des films en les doublant avec un talent mitigé...

Mes souvenirs de cette première fois sont encore assez importants,  je n'avais pas une immense envie d'aller voir ce film dont je ne connaissais rien. C'était encore une de ces magnifiques soirées pluvieuse dans notre belle région de Touraine, un samedi soir si mes souvenirs d'une certaine attente sous la pluie sont les bons. Ce retournant vers moi et voyant mon air grognon Julia s'était empressé de me dire les mêmes banalités que l'on vous dit pour vous motivé de voir un film « Mais tu vas voir tout le monde dis que c'est un très bon film » « Tout le monde va le voir », comme si les films les plus vus étaient aussi les plus réussis il n'y a qu'à regarder les box offices et les audiences pour se rendre compte que c'est peu ou pas souvent le cas. Connaissant mon humeur par temps de pluie, j'ai du lui répondre mon fameux « Mouais... » une « expression » qu'il m'arrivait de dire à longueur de journée pour le bonheur des personnes qui était avec moi. Et comme chacune de mes venues aux Studios, j'ai regardé en l'aire quand je suis rentré dan le hall et tout en essayant comme à mon habitude de comprendre pourquoi il avait choisi ça comme plafond, je souriais. Cette première fois était dans l'ancienne salle 3 qui a été détruite depuis quelques années maintenant et j'étais d'ailleurs un peu triste quand ils l'ont détruit, c'était au fond de moi une partie de mon souvenir qu'ils détruisaient. Oui je sais je suis trop sensible mais bon c'est la vie comme on dit.

A la sortie du film, je suis resté muet tout le long du trajet, ne sachant que dire ni trop quoi penser hormis que j'avais passé 2h de pur délice. Je précise cela parce qu'à cette époque et encore aujourd'hui, je ne peux m'empêcher à la sortie du film de ne parler que de ça pendant tout le trajet et le reste de la soirée et c'est assez rare qu'un film arrive à me faire taire à sa sortie. Ça ne m'est arrivé que trois fois, en contant celle la, une fois avec un autre film qui m'est très cher et la dernière fois avec un film qui était tellement mauvais que je n'ai pas su quoi en dire tellement que j'étais dépité. Nous n'avons reparlé du film que le lendemain et je n'étais apparemment pas le sensé à avoir particulièrement apprécié ce film. Et là j'ai eu cet étrange reflexe de regarder les critiques, un reflexe assez commun si j'en crois mon entourage, je parle d'une minorité comme toujours je ne tiens pas à effleurer la sensibilité titilleuse de certain. Et il arrive que, et ne venez pas me dire que ça ne vous est jamais arrivé, votre bien aimé est été saccagé par certaines critiques après avoir hurlé contre cette insulte envers votre dulcinée, il arrive souvent que votre amour envers ce film n'en a été que plus grande.

Mon souvenir le plus important où j'ai essayé de faire ressentir les mêmes sentiments que j'éprouve pour ce film à d'autres c'est passé un an après ma première fois, c'était le jour de ma crémaillère avec Julia et je cherchais un film pas très compliqué pour finir la soirée à l'Instant Ciné qui avait ouvert il y a peu. J'aime beaucoup cette petite boutique de location de film du centre de Tours, j'aime toutes les petites boutiques en général d'ailleurs, on y trouve toujours des passionnés et dès que quelqu'un est passionné : il me passionne.  Bref, je cherchais un film comique et en toute logique quand on est dans un magasin de location je cherchais dans la partie vente et c'est la que j'ai retrouvé mon bien aimé. Je ne l'avais pas vu depuis cette première fois et j'avais une folle envie de le revoir, j'avais déjà parlé de ce film avec un petit paquet de monde et peu de mes connaissances l'avaient vu. Comme vous l'avez surement déjà compris au lieu de prendre un bon vieux film comique pour finir la crémaillère sobrement, j'ai pris mon bien aimé à la place. Je me souviens très bien du mélange d'inquiétude et d'incompréhension qui c'était affiché sur leurs visages quand je l'ai sorti, tout fier de ma trouvaille et le petit groupe est passée en une dizaine de minute du brouhaha habituelle des soirées d'étudiants à un silence presque religieux devant mon film adoré et même si quelques un en sont sorti dubitatif, comme je le dis souvent « Il faut toujours des gens pour être en désaccord avec nous sinon le monde serait plus ennuyant qu'il ne l'est déjà » et oui j'aime bien cité ma propre personne. Malgré quelques personnes disais-je, la plus grande majorité à plutôt apprécié le film à ma grande joie.

Mon dernier revisionnage remonte à un peu plus d'une heure et revoir ces images que je connais tant, qui m'ont transporté déjà à de nombreuses reprises, m'a fait comme toujours un bien fou. Et j'ai déjà une légère envie de retourné le voir.

En me relisant je me suis aperçus que je n'ai pas fais mention du titre de mon bien aimé mais en n'y réfléchissant ce qui importe ce n'est pas que pour moi se soit un tel ou un autre, ce qui importe c'est d'avoir lesien.

 
 
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Aujourd'hui nouvelle nouvelle, toute fraîche sorti du four, elle fait suite à une autre nouvelle (Terra Vérité)que j'ai déjà publié que je vous invite à lire si vous ne l'avez pas encore fais. La nouvelle venant juste d'être terminée les zones en italiques sont celles que j'hésite à supprimer ou à modifier. Voili voulou ^^

Comme d'habitude n'hésitez pas à donner vos avis :)

Edito du 5 Décembre

Aujourd'hui je n'ai rien à dire.

Presqu'un mois que j'écris chaque jour cet édito, j'ai ce petit plaisir de me demander chaque matin quel sujet je vais bien pouvoir vous étaler sur mon édito. Quoi de mieux que de pouvoir donner son petit avis sur ce qu'on veut. C'était mon rêve hypothétique quand j'étais plus bas et que j'ai commencé le journaliste, ma réalité a été un peu moins exaltante. Les articles à rallonge sur la fête de l'omelette ou la mort d'un politicien dont on retient surtout la destination de son portefeuille, sans autre intérêt qu'occuper le journal avant la page tant attendu de l'horoscope et du sodoku. Ces articles que vous pouvez écrire toute votre introduction de vie si vous ne faites pas partie de ce groupe ô combien minime dont la carrière décolle. Et même dans cette minorité l'hypothétique n'est toujours pas la, vos axe d'écriture sont aussi guidé qu'un débat politique, les sujets sont déjà plus palpitant mais à quoi bon écrire sans pouvoir donner son propre avis et vous connaissez bien mon amour pour les avis, si vous me suivez depuis quelques temps.

 

Je m'aperçois que c'est la première fois que je parle de mon introduction dans ces éditos.

Mon introduction était ni plus déprimante ni moins palpitante qu'une autre. Mes années d'études se sont résumé à essayer de ressembler au troupeau  majoritaire, à rentrer dans ce costume tout fait et le retoucher quand les autres le faisaient, le changer en même temps que je changeais de troupeau, tout cela pour passer inaperçu, donner l'illusion que je ne valais pas moins qu'un autre. Ce qui au final ne change pas vraiment du reste de mon introduction.

Mes années se d'études n'ont été ni trop longues ni trop courtes. Comme les autres.

C'est bien la phrase qui résume le mieux mon introduction.

Comme les autres.

J'ai eu un mariage avec des hauts et des bas, deux enfants pour que le premier ne s'ennui pas, un travail dont j'avais longtemps rêvé, un peu trop apparemment.

 

Je n'ai jamais vraiment osé parler de mes rêves, alors à la question fatidique :

« Alors mon petit, qu'est ce que tu veux faire plus tard ? »

Je répondais avec un grand sourire à ses vielles barbes emmitouflé dans leur écharpe et leur ton suffisant qui te rappelait sans cesse leurs réussites.

« Faire ce que j'aime, réaliser mes rêves, avoir une vie inhabituel mais qu'au final on puisse la résumé par, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. »

 

Au final mon introduction en était bien une, je n'ai fais qu'effleurer mes rêves d'enfants, je n'ai vue qu'une infime partie de ce qu'elle pouvait me réserver, un postier trop pressé, un matin de Mars, a crut bon de me la raccourcir.

Je ne pensais pas parler un jour de ma mort et encore moins avec aussi peu de tristesse. A quoi bon être triste pour cela, il faut bien y passer un jour et j'ai l'éternité pour rattraper mon absence dans l'introduction de mes enfants.

Ma petite personne a longtemps vogué entre l'imbécile heureux que j'aimais tant et le grand blasé pour finalement devenir un mélancolique dans toute sa splendeur, toujours à regarder en arrière avec Regret, une personne avec qui j'ai toujours vécue et ici plus que jamais.

C'est drôle mais surtout assez triste, au final très peu d'entre nous ont sut profiter du moment présent, plus bas nous rêvions d'immortalité, ici nous rêvons de retrouver le goût de la mortalité.

 

Le paradis n'en est pas un.

Les premières semaines font croire le contraire.  Ce nouveau monde, cette nouvelle aire de jeu infini où tout est gratuit, où le mot égaux prend un minimum de sens, chacun à sa petite maison identique à celle de son voisin, cette maison qui vous rappelle chaque jour de votre éternité, celui où votre introduction a pris fin. Plus bas on fête le jour de sa naissance, ici chaque quartier fête leur mort. L'argent n'existe pas, il n'y a qu'à se servir ou attendre qu'on nous servent. Tout est à porter de main.

Mais c'est fade, l'éternité n'a aucun goût.

Tout le monde reste au fond de sa maison à attendre que demain approche, à regarder encore et encore ses souvenirs avec Regret. Il y a bien tout ces conseils dont je vous ai déjà parler, mais choisir de la pluie et du beau temps, de la prochaine fausse pub et de la retransmission ou non du dernier navée sur notre unique chaine, n'est pas la chose la plus palpitante qui m'ait été donné de faire. Personne ne c'est demandé pourquoi il n'y avait qu'une seul chaine et pas 354 comme plus bas, c'est simple tout le monde remet ça à demain.

Et demain remet ça à jamais.

Demain a toujours été la plus grande perspective de motivation et de force, ici avec notre éternité de lendemain, c'est devenu un art de vivre de tout lui remettre.

 

D'habitude, mes matinées se résumaient à remuer cette question un moment, y ajouter mes pensées, mes souvenirs et le sujet qui en ressortait me convenait assez pour vous en tartiner sur quelques pages.

Mais aujourd'hui, la prestation du petit Jacky et mon départ commençant à sonner à la porte, ont sauté à pied joint dans mon mélange et rien de bien n'a décidé d'en ressortir.

Alors la feuille a attendue. C'est rare que je la fasse attendre aussi longtemps, je n'ai jamais aimé la faire attendre, la laisser blanche avec ces lignes vides qui me rappelle que je suis perdu, alors je continuais à écrire, même n'importe quoi, allant dans toutes les directions comme pour retrouver son chemin.

 

Mais ce matin j'ai eu beau touiller encore et encore rien n'a voulu sortir. Jacky et mes fantômes ont trop de chose à se raconter. C'est drôle en même temps assez triste comme une simple chose qu'on a entraperçut, rêvé ou fait raconté peut nous faire perdre pied, nous obliger à ne penser qu'à ça, faire tomber tout votre joli château de carte.

Jacques ou Jacky, je n'aime pas le prénom Jacques, sans vrai raison précise le manque d'originalité surement. Je vais l'appeler Jacky ça permettra à tout à chacun de se rappeler ses grands moments de solitudes dans ces bars de campagne et ne faites pas les gros yeux, il y a toujours un Jacky dans les bars de campagne.

Revenons à notre haricot, et oui je sais ce n'était pas bien rechercher comme jeu de mot, il me ressemble bien trop. Je sais que certaines personnes adorent quand un personnage leur ressemble, d'autres sont horrifié à cette idée, personnellement je m'attache toujours plus à un personnage qui me ressemble mais il me lance toujours dans une grande réflexion sur ma personne.

Jacky a réussi à faire revenir mes fantômes.

Je les voyais déjà roder à mes fenêtres, chaque jour un peu plus. Mes préparatifs les avaient déjà titillés.

Depuis cette dernière nuit que j'ai passé à regarder le plafond blanc crème qui orne ma chambre, à essayer de percevoir le moindre bruit dans ce monde sans vie, ils sont tous la.

Tous ces moments que j'ai enfouis avec Regret, accompagné de leurs renards.

Les renards ils résument bien mon introduction.

 

Toutes ces périodes de ma vie ou presque chaque jour ma meute s'agrandissait. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi j'étais comme ça, toujours à avoir une boule de poil prête à sortir, coincer au milieu de la gorge.

Pour moi c'était la fabrique du petit Jésus qui avait raté une étape le jour où ils m'avaient pondu.

 

« Hé ! Dan', tu crois pas qu'on a oublié un truc au niveau de sa tuyauterie au le petit là ? »

« Bof... Tu sais, on est samedi soir, notre service est fini, c'est plus notre problème. »

« Ouais mais si le boss l'apprend on va... »

« Mais non ! Comment veux tu qu'il le sache, tu t'inquiètes pour rien va'. »

« Ouais surement...Mais... »

« Quoi encore ? »

« Bah regarde-le, ce pauvre petit, déjà l'aléatoire a pas fait de lui un apollon si en plus il a une tuyauterie ratée... »

« C'est pas faux...après tout c'est pas le premier qu'on finit à moitié et puis bon il a une tuyauterie ratée, il va rendre plus facilement c'est chocapic, c'est pas la fin du monde. »

« Mouais... »

« T'inquiète pas. Aller bon week-end ! »

« Ouais ouais.. »

 

Et voilà c'est comme que je suis née.

Mais bon j'ai finit par m'habituer à avoir cette perpétuelle boulle de poil en travers de la gorge qui attend son instant de gloire, d'être dans ce cercle vicieux, la peur de la peur. C'est sûrement la pire mais aussi la plus ridicule des peurs et aussi la plus rependue.

Les gens ont souvent peur de perdre leurs moyens, de bégayer au mauvais moment ou de ne pas réussir ce qu'on attend d'eux, moi j'ai toujours eu peur de vomir. Peur de sentir cette boule monter, que d'un coup un changement s'opère, que je perde mes repères et que, malgré la pression de mes mains contre mes cuisses, mon bassin ou la torture de mes doigts, une sortie expresse de mon petit déjeuner soit demander en porte principal. Dans un sens c'est une peur du ridicule, la peur d'être pointé du doigt, d'être diffèrent. J'ai toujours eu une certaine indifférence des remarques que l'on a faites sur ma personne mais il faut croire que l'être humain a été pondu comme ça, le ridicule ne tue pas dit-on, mais il est une grande source de peur.

Parfois j'arrivai à sortir de mon cercle, à m'éloigner d'Inquiétude pour redevenir l'imbécile heureux que j'aimais tant paraître. Mais mes renards n'hibernaient pas bien longtemps.

Mes sentiments les rappelaient. Et oui ce n'est pas bien original mais mes sentiments ont une grande place dans ma meute. Les sentiments rendent la plupart des gens heureux ou triste pour les mauvais résultats de l'aléatoire, il y en a que ça rend diffèrent ou légèrement stresser moi mes sentiments me rendent malade. Ma meute c'est ainsi agrandit toute mon introduction, parfois chaque jour, parfois je ne les revoyais plus pendant des mois.

 

Comme pour notre petit haricot, mes renards s'invitaient toujours aux meilleurs moments et comme les calmants, hormis me donner un profonde envie de dormir et de raconter tout ce qui pouvait me passer par la tête à ce moment là à qui veut l'entendre, ils n'avaient qu'un effet minime sur mes largage aléatoire de chocapic, j'ai commencé à créer mes techniques pour empêcher ma meute de s'agrandir.

La plus importante étant celle de me torturer les mains de toutes les façons possibles pour détourner mon attention de la boule de poil qui criait son envie de faire sa sortie. Mais il faut bien avouer qu'hormis devoir répondre à la question du  pourquoi j'ai des morsures sur les mains, ces techniques ne m'ont jamais été d'une grande aide.

Alors j'ai passé mon temps au toilette, en faisant ma prière du samedi soir comme certains l'appelle. Ou à attendre que le temps passe, que l'heure tourne et de n'arriver qu'au dernier moment, là où la partition de la journée vient tout juste de commencer. Eviter tout imprévu, calculer chaque détails, malheureusement pour moi je suis loin d'être un génie et des imprévues il y en a toujours eu. Donc j'ai vécue avec.

 

Moi qui voulait faire quelque chose de diffèrent pour aujourd'hui, mon manque d'inspiration m'a bien aidé finalement, à quoi je ne sais pas vraiment, mais il m'a aidé.

Au départ, je comptais vous parler de tous ces sujets trop courts pour faire un édito digne de ce nom, qui trainait sur mes carnets depuis quelques temps et pouvoir prendre le temps d'aller regarder une dernière fois le plafond crème de ma chambre mais finalement j'ai déjà assez ruminé dessus pour une journée.

J'ai toujours aimé le silence.

Je comprends que ça soit assez difficile à entendre qu'on puisse aimer ça. Ô mais que vois-je on vient me remettre le prix du jeu de mot le plus mauvais de la semaine.

« C'est...c'est vraiment un accomplissement pour moi vous savez. Je..je vais essayé de pas pleurer... C'est un prix que je n'aurais jamais eu sans certaines personnes, je tiens tout d'abord à remercier ma famille qui est la ce soir et qui me soutient... »

 

Bon passons les aléas de mon esprit qui a toujours eu un problème avec l'abus de café de bon matin.

Quand je dis que j'aime le silence, je ne parle du silence de la solitude, même si la solitude n'a jamais été un vrai problème pour moi, le silence de la solitude en a souvent été un, d'où mon goût pour la musique. Je ne parle pas non plus du fameux silence gênant, qui n'est là que pour vous rappeler que le Dieu des aléas et du hasard c'est bien foutu vous, en vous refourguant la personne avec qui vous vous retrouvez.

Je parle plutôt du silence utile, celui qui suppose beaucoup de complicité, qui vous rappelle que vous êtes au bon endroit. Je sais que certains dises que quand le silence arrive dans une relation qu'elle soit amical ou plus, c'est le début de la fin.

Bullshit !

« Les silences qui mettent mal à l'aise. Je me demande pourquoi on raconte des conneries et qu'on parle pour ne rien dire. Histoire de se mettre en confiance ?C'est comme ça qu'on voit si on se plaît avec une personne. Quand on peut se taire tout à fait au moins une minute et profiter du silence. »

Mia, Pulp Fiction

En une citation de film tout est dit. 

J'ai toujours adoré ce silence, pendant les peu nombreuses histoires que j'ai eues pendant mon enfance, j'écoutais souvent un moment la mélodie du silence en sachant qu'à l'autre bout du fil, elle écoutait la même.

Quoi que peuvent en penser certains, la mélodie du silence, ces paroles qui se taisent mais qui se laissent tout de même entendre, j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour cette musique.

Je n'ai jamais été la personne la plus à l'aise au monde pour les au revoir et encore plus pour les fin. Les au revoir pour toutes ces conventions qu'ils étrennent, pourquoi la bise ?

« Mais Adam, n'es-tu qu'immonde enfoiré qui refuse tout contact avec un humanoïde ? »

Non, je suis juste un immonde enfoiré qui a une dent, ou même deux, contre la bise. Je sais bien que ce n'est qu'un code social et qu'il n'y a pas toujours une explication du pourquoi du comment pour ce genre de chose, mais avouez-le ce geste est tout sauf naturelle et surtout affreusement froid. On ne fait qu'effleurer de plus ou moins loin la joue de l'autre personne en émettant un bruit pour faire croire à un semblant de baiser.

Enfin bref, je vois difficilement comment un édito pourrait vous faire la bise et je ne pense pas que ça soit le débat le plus pertinent qu'on puisse lancer.

Et puis je l'ai lancé trop loin.

Et je n'ai aucune envie d'aller chercher.

Je n'ai aucune idée de combien de temps va durée mon « voyage » ni vraiment ce que je vais y faire, j'ai besoin de partir c'est tout et d'essayer de retrouver certaines personnes.

Il est probable, même certain que j'écrive un petite ovni pendant tout ce temps où je ne pourrai pas vous faire mes éditos, j'essayerai de lui faire un beau costume pour qu'il soit supportable.

 

J'aurai aimé terminer sur une phrase hautement philosophique « La vie c'est comme une boîte de chocolat quand on en mange trop après on a mal au ventre », «Le coeur n'a-t-il pas ses raisons qui se moquent de la raison ? »  ou « C'est par piston qu'on entre au paradis. Si c'était au mérite, mon chien y rentrerait et moi je resterais dehors. ».

Mais je n'ai aucune envie d'en chercher une des heures pour qu'elle colle avec mon édito.

Je ne me limiterai donc à simple au revoir et sans musique parce qu'aujourd'hui je n'avais aucune envie d'en écouter.

Adishatz et que le ciel vous tienne en joie, en espérant pour vous qu'il y en est un second.

 
 
 
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Nouvelle nouvelle (jeu de mot de fou ^^) comme d'habitude je sais bien que ça ne plaira pasà tout le monde mais bon je pense que ça change un peu des autres articles ^^. Bonne lecture et n'hésitez pasà donner votre avis.

25 Novembre

 

« Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas »

Chacun d'entre vous à du vivre ce jour où après avoir entendu cette phrase encore et encore sans vraiment y prêter attention et en ne sachant pas vraiment quel était son sens, ce jour où vous avez le sentiment que le sol s'écroule sous vos pieds emmenant avec lui tout votre monde que vous aviez soigneusement construit depuis des mois, voir des années et où vous comprenez alors, à votre insu, le vrai sens de cette phrase. Cette impression que votre vie ne mérite plus d'être vécue. Cette sensation que vous redoutiez tant, la sensation de perdre votre être chère.

Une sensation dont nombreux sont ceux qui ont essayé encore et encore de la décrire au mieux et cela presque en vain. Tout ceux qui ont déjà ressenti cet immense vide, qui avant abritait une douce lumière vous réchauffant et vous rappelant que votre vie a un sens, savent que trop bien qu'aucun mot ne pourra jamais le décrire et que seul le temps peut combler ce genre de vide. Alors vous essayer de comprendre pourquoi.

Pourquoi ?

Vous répétant encore et encore cette question sans trouver la moindre réponse. Ne trouvant ensuite comme seul explication que vous et vous seul, accompagné de vos merveilleux défauts que vous n'avez jamais autant aimé. Vous rappelant alors toutes vos erreurs, vos quelques mensonges que vous aviez regrettés pendant de long mois et qu'à présent vous maudissez. Mais tout cela ne vous suffit pas et ne vous suffira jamais et cette question se répète alors encore et encore. Pourquoi ?

Pourquoi il y a-t-il une fin ?

Pourquoi maintenant ?

Pourquoi pas après ?

Pourquoi le destin a-t-il choisi cette fin et pas une autre ?

Cette question qui continue inlassablement à tourner encore et encore dans votre tête, vous empêchant de dormir, de vous apercevoir que la vie continue. Les premiers rêves arrivent, vous faisant douter sur ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Vous vous réveillerez un matin, le sourire aux lèvres. Puis votre visage commencera à se décomposer au fur et à mesure que la différence entre rêve et réalité commence à se créer dans votre esprit et là, il commence souvent à pleuvoir.  Et cette question n'ayant toujours pas de réponse, ses regrets qui persistent à vous hanter, le monde qui persiste à vouloir tourner alors qu'il n'a plus de raison  d'être et vos pensées devenant alors aussi confuses et sans but que ce texte.

Alors arrive le moment où je me trouve, où l'on repense à ce bonheur passé que l'on espère pouvoir rattraper. L'espoir. Il y a deux écoles pour ce petit dernier, ceux qui pense que s'accrocher à de faux espoirs vous fera bien plus souffrir que ne vous aidera et les autres, avec qui je suis plus en accord, dont l'avis est qu'en amour il y a toujours une chance de retour en arrière et comme dirait une phrase bien cliché venant tout droit d'un bon gros film plein de testostérones : «  Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ». Oui je le concède ce n'est pas bien recherché, ce n'est pas bien philosophique non plus mais il faut bien avouer qu'il y a une part de vrai.  Je garde donc espoir même si on sait tous que ça n'arrivera pas et puis il faut bien s'accrocher à quelque chose quand on tombe. Même si je préférerai réparer mes erreurs que de rester planter là au milieu du vide à attendre de rebondir et tourner la page.

Que Dieu m'en soit témoin, je donnerai mon bras, mon coeur, mon âme, mon corps ou même ma vie pour retourner même quelques instants dans ses moments dont je rêve tant. Je ne suis pas croyant mais je veux bien le devenir si ça me permet d'y retourner et je n'avais que ma fidèle solitude comme témoin alors il a bien fallut que je trouve quelqu'un.

Rajout

L'heure était tardive, ajoutant à ça mon  problème avec les conclusions de ne pas réussir à en trouver une qui me convienne et l'importance surdimensionné que je leur donne en saupoudrant le tout de la fainéantise dont je fais preuve à ces heures tardives et en général d'ailleurs, tout cela fait que mon écrit d'hier s'est arrêté un peu brutalement. Mais je me permets de faire ce petit rajout enfin je me permets de douter qu'il le sera puisque ma nuit ne s'est pas arrêté là.

Après avoir écrit ce « je-ne-sais-quoi » que vous venez de lire, j'ai essayé de me replonger dans l'excellent Ecriture, Mémoire d'un métier de Stephen King dont rassurez vous, je ne vais pas encore une fois vous en glorifier le nom mais qui reste pour moi non pas le meilleur livre que j'ai lu mais le plus captivant et surtout le plus motivant. Enfin passons, étant donné qu'il persistait à vouloir me retomber sur le visage, j'ai compris qu'il était temps pour moi de clore cette journée. Après les quelques minutes à se retourner dans tout les sens possible pour trouver la position parfaite qui reste soyons honnête sur le coté à moitié enroulé dans sa couverture. Le sommeil n'a pas tardé à m'emporter.

Un bruit continu m'a tiré de mon sommeil. J'entrouvre alors les yeux et la première chose étrange que j'ai remarqué hormis cette impression d'être secoué, c'était cette trop grande importance de lumière et de personne autour de moi pour que ça soit mon lit, ma seconde remarque était que j'étais assis. Après quelques secondes pour émerger, je me suis rendu compte que ces personnes qui m'entouraient n'étaient autres que ma famille. Hormis le faites que je n'avais pas la moindre idée de ce que je pouvais bien faire dans cette voiture avec eux, ce qui me perturbait le plus était cette immense joie qui me submergeait. Je ne suis pas vraiment la personne la plus joyeuse en ce bas monde et être aussi joyeux est une sensation assez rare pour moi.

Je rêve. C'est bien-sûr ce que tout le monde se dirait dans un moment où quelques minutes auparavant, le sommeil vous emportait et que vous émergez alors au milieu d'une voiture sans savoir pourquoi ni comment. C'en est alors suivit une question qui correspond bien à mon caractère curieux qui veut toujours trouver une explication logique à chaque évènement. Pourquoi je rêve d'être au milieu d'une voiture avec ma famille à...minuit dix ? Je ne demande pas que chaque rêve ait une profondeur philosophique ou simplement un sens mais là c'est un peu gros et surtout pourquoi ai-je cette joie qui me sub...

Une claque bien  virile et masculine venant de ma gauche m'a sorti de mes pensées. Alors oui je sais vous vous dites « mais ce n'est pas logique que tu coupes ta phrase comme ça, puisque que tu as été coupé dans ta pensée avant mais pas maintenant » ceux à quoi je répondrai un long et je n'ai pas vraiment de réponse j'aime cette phrase comme elle est, c'est tout.

« Alors, c'est bon mec' t'es content ? C'est fini ! »

Ai-je vraiment besoin de préciser que ce vers de toute poésie accompagné de cette claque à l'épaule venait de mon frère? Ne sachant pas vraiment quoi répondre d'autre, je lui ai répondu un « Ouais ouais ». Après mettre demandé pourquoi la plupart des personnes du sexe masculin ont ce besoin de se faire mal pour se montrer une marque d'affection, je me suis rendu compte qu'outre le côté assez ridicule de cette claque, elle m'avait appris une chose : je ne rêvais pas. Je me suis quand même pincé pour vérifier mais forcé de constater que je ne me reveillais pas, j'ai commencé à croire que ce qui m'entourait été vrai. J'ai commencé alors à douter si mon voeu n'avait pas été exaucé. Je dois avouer que sûrement comme vous j'avais un peu du mal à m'imaginé que le petit Jésus avait écouté mon voeu et l'avait réalisé parce qu'il me trouvait attendrissant. Trouver dans quel jour il m'avait ramené n'a pas été une question de très longue durée, étant donné qu'il est assez rare que je rentre chez moi à minuit dix et d'autant plus avec le sourire aux lèvres. Je me souviendrai je pense encore longtemps de ce jour là. Je l'avais attendu pendant deux semaines et demie, 17 jours et 18 nuits à rêver de ce jour. Après ces 17 jours loin d'elle, où je n'avais cessé de penser à elle où je comptais chaque jour déjà fait et chaque jour qui me restait, ce jour où je pouvais enfin la revoir, revoir Julia. Après avoir passé pratiquement une journée entière dans les transports en commun à craindre un retard qui me bloquerait au milieu de nulle part et m'empêcherait de la revoir, le destin s'était déjà foutu de moi à de nombreuses reprises pourquoi n'aurait-il pas recommencé à ce moment-là ?

Mais il faut avouer que j'étais un peu perdu, et le mot est faible, Julia dormait déjà à cette heure là, je ne pouvais donc me prouver que tout cela était bien réel ni lui crier mon amour que j'essayais de faire ces dernières semaines et je me voyais assez mal demander à mes parents quel jour on était. Je suis donc resté muet jusqu'à notre arrivée chez nous.

J'arrivais chez moi émerveillé, tout était là chaque détail ça ne pouvait être que vrai. J'ai posé  mes sacs que je supportais depuis le matin et m'étalant ensuite sur mon lit comme à mon habitude quand je réfléchis. Mon lit qui à l'époque n'avait pas encore ce fameux creux qui fait tout son charme aujourd'hui. Et oui, je passe tellement de temps allongé sur mon lit à regarder mon plafond en réfléchissant sur le premier sujet qui me vient, que mon arrière-train a réussi à faire un creux dans mon lit, je le concède ça n'a pas grand intérêt de vous dire ça mais c'est assez perturbant de se dire qu'on a réussi à former un creux dans son matelas en y restant seulement allongé. Je crois bien que je connais chaque détail de mon plafond, j'ai déjà donné un sens à toutes les formes bizarres qui le compose. Enfin bref, après la joie d'être revenu au moment de ce bonheur, je restais la planté sur mon lit totalement perdu et en n'ayant pas la moindre idée de ce que je devais faire maintenant. Alors j'ai commencé à écrire une lettre pour Julia ça me paressait la seul chose à faire. Au début elle ressemblait à toutes mes anciennes lettres et surement à toutes les lettres d'amour en général, j'essayais de lui décrire au mieux la grandeur de l'amour que je lui porte mais rapidement j'ai perdu pied. Je ne savais plus quoi écrire, je voulais la voir, me replonger dans son regard, sentir son coeur battre. Et le souvenir de cette dernière lettre me hantait, cette lettre où je m'étais excusé encore et encore de toutes mes fautes, toutes mes erreurs et l'espoir que nous puissions rester en bon terme, tout cela à demi effacé par la pluie qui persistait à vouloir tomber.

Cette idée folle m'est alors venu, pendant toute notre relation nous nous disions sans cesse qu'un beau jour l'un de nous irait rejoindre l'autre au milieu de la nuit. Pourquoi pas cette nuit ? Mes parents dormaient assez pour que je les entende du palier, je suis donc sorti dans la nuit sans un bruit. J'ai pris le vélo qui correspondait encore à peu près à ce terme et je suis parti, sans savoir vraiment pourquoi mais je ressentais le besoin d'y aller.

Vous racontez un voyage en vélo dans une campagne qui n'est pas vraiment la plus animé et d'autant plus à 2h du matin, n'a pas vraiment grand intérêt surtout qu'il m'a paru finalement assez court outre les passages où je ressentais la fatigue, les autres où je m'insultais de ne pas avoir emmené mon  mp3 et la totalité du trajet où je n'ai pas senti mes mains. Je suis enfin arrivé devant cette rue, à peu près vers 4h30, dont j'essayais de me souvenir combien de fois je l'avais traversé. Une grande interrogation s'est posé à moi : que faire ? Rentrer par infraction, ce qui impliquerait le problème de réveiller ses parents qui comme tout beaux-parents qui se respecte, ont du mal à me sentir et se poserait aussi le problème d'escalader son mur pour arriver à sa fenêtre qui vu ma légendaire condition physique s'avère assez peine perdu. J'ai donc opté pour la solution de facilité. Je me dois de faire une petite parenthèse pour que vous compreniez complètement la suite. Je suis un grand timide comme vous commencez à le savoir, ma timidité m'amène parfois à faire des choses ridicules comme ne pas oser frapper à une porte. Pour rentrer je passai donc par notre ami à tous, le portable, pour envoyer un message lourd de sens et de poésie : « Toc toc toc ». Après avoir envoyé ce fameux message, j'ai senti mon coeur s'accélérer, ma gorge se serrer et au bout d'une longue minute j'ai vu le bout d'un visage familier apparaître par le velux que je fixais puis disparaitre. Un long frisson me parcourût le dos, quand soudain...oui je sais ce n'est pas vraiment terrible comme suspense mais il est tard et puis c'est jamais désagréable de casser un peu la monotonie du texte.

La porte s'ouvrit laissant apparaître ce visage que j'aime tant, ces petites boucles brunes qui retombent sur ses épaules, ses yeux marrons claire et ses quelques reflets bleus le tout formant deux petits « soleils », comme je les avais surnommés, qui m'avaient illuminé tant de fois, ses joues légèrement bombées et toujours teintées de rouge, la liste est encore longue mais je pense vous l'avoir déjà énuméré à de nombreuses reprises.

« Espèce de crétin... »

Ce sourire qui apparaissait pendant qu'elle disait ça, m'avait terriblement manqué. Je ne lui ai pas laissé le temps de dire plus, je l'ai serré contre moi, j'avais tant rêvé de ce moment, de pouvoir ressentir son souffle contre moi.

« T'es vraiment un crétin d'avoir fais ça... Mais je te pardonne ». Je sentais qu'elle souriait contre moi.

« Tu m'as manqué... »

« Toi aussi...Roh mais t'es gelé ! Rentre. » Elle me prit la main, un long frisson remonta tout mon dos, je croyais ne plus jamais pouvoir approcher sa main, que plus jamais elle s'entrelacerait avec la mienne. Sa main m'emmena dans sa chambre et j'essayais éperdument de savoir si tout cela était réel ou non. Quand nous sommes arrivé dans sa chambre, je savais que c'était réel chaque détails était là et d'après Inception un rêve ne peut pas donner autant de détail.

« J'arrive pas à croire que t'es fais ça...c'est adorable. »

« Je t'avoue que moi aussi j'ai un peu de mal à y croire.»

Elle me sourit en réponse. Je ne trouve aucun mot pour décrire ce sourire. Oui je sais c'est très niai comme phrase mais je ne vois que ça pour décrire l'effet qu'il me fait.

« T'es crevé...viens. »  Sa main prit la mienne à nouveau et m'emmena au fond de son lit, en se collant contre moi et m'offrant son sourire.

« Je t'aime »

« Moi aussi Julia...moi aussi ». Et nous sommes restés ainsi un moment à se perdre dans le regard de l'autre sans dire un mot. J'adorais ses moments, c'était ceux que je préférais. Et comme dirait Mia dans Pulp Fiction « C'est comme ça qu'on voit si on se plaît avec une personne. Quand on peut se taire tout à fait au moins une minute et profiter du silence. » Et au bout d'un long moment, mes yeux ont décidé de se fermer.

Lorsque je les ai rouverts, je croyais avoir vécu un rêve mais une présence contre moi était là pour me prouver le contraire. J'ai attendu un petit moment sans rien faire d'autre que l'admirer et me demander comment j'avais pu la laisser partir, comment j'avais pu faire ces erreurs. Quand ses yeux se sont rouverts je n'ai pas eu droit au « Bonjour mon amour » bien cliché qu'on entend bien trop souvent mais plutôt à une immense impression  de surprise.

« Mais t'es vraiment là enfaite ! »

« Mh...Apparemment. »

« Je croyais avoir rêvé...ça me parait irréel que tu sois venu jusqu'ici. »

« C'était un joli rêve ? »

« Oui, un très joli rêve. »

C'en est suivit alors un dialogue sans grand intérêt où nous nous sommes dis à quel point l'autre nous avait manqué. Après cette magnifique discussion, où j'avais peu à peu fini par accepter que tout cela était réel, j'ai sous soumis l'idée de faire un petit tour. Je ne sais vraiment pourquoi mais durant les semaines qui ont suivi ma chute dans le joli monde qu'est la dépression, ce qui me manquait le plus hormis me perdre dans ses yeux et cette impression que ma vie avait un sens, c'était de marcher près d'elle avec nos mains entrelacées comme si elles ne se lâcheraient jamais et ne l'avoir que trop peu fait pendant ces mois faisait parti de mes nombreux regrets.

Je me permets au passage de vous dire quelques mots, vous qui lisez ses lignes, vous qui ne devait pas être bien nombreux ou peut-être inexistant mais je me permets quand même de vous glisser ces quelques mots. Profitez de chaque instant, de chaque seconde faites qu'elles soient inoubliables, ne vous focalisez pas sur vos petits problèmes, nous en avons tous mais ne les laisser pas vous dicter quoi faire. Vivez de votre mieux pour n'avoir aucun regret, il n'y a pas pire sentiment que le regret. Focalisez-vous sur le présent, le futur arrivera bien assez vite et le passé est déjà loin.

Je m'aperçois que je diverge et que l'heure tourne. Elle a donc accepté de faire une petite ballade. Nous avons marché main dans la main pendant un petit moment qui m'a paru passer bien trop vite mais une inquiétude commença à se créer au fond de ma gorge, ce joli conte de fée allait bien finir par prendre fin à un moment. Nous sommes arrivés auprès d'un petit cerisier en fleur et il faut dire que rien ne pouvait me rendre plus heureux. Les cerisiers avaient une grande symbolique entre nous, une symbolique que je ne raconterai pas parce je n'en ai pas l'envie premièrement et ensuite je suis un grand flemmard et c'est assez long. Nous nous sommes allongés là sans dire un mot au milieu des quelques pétales tombés sur l'herbe, nous nous regardions en oubliant tout ce qui nous entourait. Un miaulement est venu briser ce moment, je n'y ai pas vraiment prêté attention au début puis il s'est accentué. J'ai regardé autour de moi, je n'ai riens vu. J'ai senti un poids sur mon ventre, un poids que je connaissais bien trop.

J'ouvris péniblement les yeux et j'aperçus mon chat qui me regardait, venant me dire qu'il avait faim et derrière lui ma chambre. Après quelques secondes où trônait un immense sourire sur mon visage, il se décomposa au fur et à mesure que je comprenais. Ce n'était qu'un rêve, un de plus. Il a commençait à pleuvoir. Après un petit moment, je me suis aperçu qu'après un rêve comme celui là je ne pourrai pas me rendormir, j'ai commencé à écrire. Il est 6h25, je dois me lever dans 15 minutes, j'ai dormi 2 heures, une journée qui commence très bien ajoutant à ça ces questions qui tournent à nouveau. Pourquoi ai-je fais une fin de rêve aussi niaise ? Sûrement mon naturel romantique qui la voulu mais bon là on a passé un cap en niaiserie. Mais surtout pourquoi lorsque tout va mal il faut que notre subconscient rajoute sa couche pendant la nuit ?

 
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Et oui ça ne plaira pas à tout le monde mais je me permets de publier mes petits écrits, ce n'est pas bien glorieux mais j'espère que ça vous plaira. J'ai écris cette nouvelle il ya déjà quelques mois et je tiens d'ailleurs à remercier le Mauve qui m'a aidé à trouver l'idée et à qui je fais plein de poutous si elle passe par là ,n'hésitez pas à donner votre avis :)

Edito du 4 Décembre : « TerraVérité »

  Aujourd'hui c'est mardi et comme chaque mardi soir un mélange de désespoir et de pitié me prend devant mon poste. Ce genre de sentiment où l'on regrette notre vie d'avant, où nous avions nos 300 chaînes. Oui sur ces 300 chaînes il y avait même pas cinq à garder mais avouer que c'était quand même mieux que cette seul et unique chaîne qui mélange tout ce qu'il avait plus de plus mauvais et d'autant plus le mardi soir. Et oui, vous le savez aussi bien que moi le mardi soir c'est « TerraVérité ». La seul émission de téléréalité mais aussi la seul qui est regardé par une très, trop grosse majorité. S'il y a bien une chose qui ne change pas chez les gens quand ils arrivent ici, c'est bien leur mauvais gout. C'est assez triste à dire mais même ici la téléréalité est ce qui marche le mieux et d'autant plus dans notre district2012 où la plupart des gens ont connu la folie des téléréalités de ces dernières années où chacune dépassait l'ancienne dans la nullité.

   Mais ne soyons pas mauvaise langue, notre téléréalité n'atteint pas leurs niveaux. Malgré tout ces défauts et son immoralité dont je me ferai un plaisir de parler ensuite, elle dispose de quelques jolis atouts  par rapport à celle d'autrefois et reste un pont avec notre vie d'avant. Ne faites mine de n'être pas toucher par cela chacun d'entre nous a déjà regardé cette émission pour essayer de se croire encore là-bas. D'autres bien sûr la regarde pour occuper leur éternité, malheureusement il y en a aussi quelques uns qui apprécie cette émission mais là je ne peux plus rien pour eux. Et nous avons tous l'espoir hypothétique d'apercevoir un descendant ou une connaissance pour les districts les plus jeunes.

   Je me rends compte que je n'ai pas présenté « TerraVérité » même si la presque totalité d'entre vous la connaisse, n'oublions pas que notre district n'aura fini sa construction que dans maintenant quelques semaines et qu'il y a encore de nouveaux arrivant chaque jour.

   Alors comment résumer « TerraVérité »...C'est tout simplement l'émission de téléréalité de la Terre. Alors oui, je le concède c'est assez difficile de l'imaginer mais c'est bien ça. Chaque mardi soir, elle se focalise sur la journée, la semaine d'un immeuble, d'une famille ou même parfois d'une seul personne n'importe où sur Terre et en fin d'émission le public décide si l'un d'eux doit partir. Je conçois que ça paraisse glauque ou inhumain de choisir de la vie d'un tel ou de son voisin de palier, on a tous eu cette impression au début, moi le premier, mais au final on s'est tous rendu à l'évidence, notre vie sur Terre n'est qu'une introduction à notre vie actuelle. J'ai eu énormément de mal et encore aujourd'hui et encore aujourd'hui à comprendre comment le conseil a put l'accepter, je sais bien qu'une éternité est dur à occuper, que la vie ici manque de rebondissement et clairement d'intérêt mais de la à jouer avec des vies. Enfin ici, on finit vite par s'habituer et à accepter tout. Et au final on ne fait pas que décider lequel d'eux ne mérite pas ça place dans ce monde où nous rêvons tous de retourner, « TerraVérité » permet aussi de réaliser le rêve d'un des candidats de la semaine. Mais après qu'est-ce que la vie sur Terre ? Une simple introduction à l'éternité, une introduction qui ne nous montre qu'une infime partie de l'étendue du monde et de ses possibilités.

   Même si au fond nous rêvons tous d'y retourner même un seul instant. La vie ici est d'un monotone affligeant, nous le savons mais personne n'a envie de changer les choses et puis à quoi bon profiter de chaque instant comme nous le faisions avant, alors que nous avons une éternité après celui-ci. Il y a quand même un minimum d'intérêt à être ici : la plupart des écrivains, comme ma petite personne même si j'en suis un bien piètre et ça malheureusement le temps n'y changera pas grand-chose, ont tous le loisir de finir leurs incomplètes ou d'en faire de nouvelles encore et encore. L'industrie du livre est la plus porteuse ici avec tous les écrivains qui s'y trouve et de très nombreuses perles de la littérature y ont été écrites comme Ici de Baudelaire qui reste encore aujourd'hui le plus reconnu des textes qui parle de notre vie actuelle.

   Mais je m'aperçois que je diverge de mon sujet du jour qu'est « TerraVérité » mais bon vous devez commencer à savoir que mes petits éditos, comme j'aime les appeler même si le terme approprié serait plutôt divagation ou pensée, ont une tendance à aller où mon esprit vogue. J'ai longuement étudié les archives pour faire cet édito et ce que j'y ai vue ma plutôt conforté dans l'idée que j'en ai et qu'elle pose un trop gros problème moral. « TerraVérité » est malheureusement responsable de beaucoup de mort inexpliqué. Sa création remonte à 1861 et en plus de 150 ans, elle a fait pas mal de dégâts  mais aussi de bonne chose. Le suicide d'Hitler a été voté unanimement, la mort de Staline a été aussi voté assez longtemps avant sa mort ils lui voulaient une mort lente, l'assassinat de Kennedy vient aussi de cette merveilleuse émission par un vote massif d'extrémistes et oui il y en n'a même ici. Toutes ces morts et encore beaucoup d'autres ont été voté.

  Il n'y a que moi qui a cette impression de s'être fait manipuler. Oui, je le concède certains de ses morts ont fait du bien à notre monde mais elles ont quand même causé de très nombreux troubles dans ce petit monde. Et ce n'est malheureusement pas tout. L'élection d'Hitler, les cheveux de Justin Biber ou le succès de Johnny Hallyday, ce sont tous des voeux que certaines personnes ont trouvé marrant et pour voir ce qui se passerait, les ont exaucés. Enfin regarder ce que ces voeux ont engendrés, ce n'est pas une preuve des dérives de cette émission ?

  Je sais bien que la vie sur Terre n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend ici, mais cette vie nous forge, crée notre caractère, notre façon de penser et si cette vie est manipulée, désorienté par nos choix se sont les nouvelles générations qui en pâtiront et avec leurs mentalités. Je ne demande pas à ce qu'on arrête « TerraVérité », c'est maintenant impossible nous y sommes devenu trop attaché, je demande juste que le conseil réglemente légèrement l'émission pour limiter notre manipulation sur leur vie.

  Il est 19h55, l'émission commence dans 5 minutes. S'il y a bien une chose de différent avec la télévision d'avant c'est bien la ponctualité ; enfin, j'ai appris il y a peu que ça allait changer. Et oui les gens sont tellement habitué au retard sur les télévisions qu'ils ont demandé à ce que ça change pour « faire plus vrai ». Ils nous avaient déjà fais le coup avec la publicité il y a quelques mois. Demander de la publicité... Moi aussi je m'ennui terriblement ici mais de là à demander de la publicité, surtout qu'elle n'a pas de raison d'être ici, on ne peut rien acheté enfin si mais tout est gratuit. La chaîne ne gagne pas d'argent puisqu'il n'y a pas d'argent ici.

Un monde sans argent.

  J'ai eu du mal à le concevoir au début, mais comme je dois le dire quatre fois par édito ici on finit par tout accepter. Le plus ridicule c'est que pour éviter une redondance des publicités de la Terre ils sont obligé de tourner de fausses publicités pour des faux produits. C'est assez ironique et assez triste de penser qu'avant on hurlait contre les pubs et maintenant on en réclame.

  Et ça commence. Dès le début on sent le mauvais goût de la chose avec un bon gros générique de show américain, je sais que c'est cliché de prendre le show américain comme exemple mais regardez un show et vous comprendrez, et puis que serait une mauvaise émission sans un mauvais animateur. Même ici, on n'échappe pas à ce genre de présentateur devant un décor violet qui n'a pas du être changé depuis les années 90, avec un sourire bien hypocrite mais qui n'arrive pas à la cheville de celui que nous servent chaque année les miss de chaque pays, les cheveux plaqués sur le crâne avec je ne sais combien de couches de laque et avec, bien sur, l'humour ravageur des animateurs d'émission qui sont à la culture ce que le rap est à la musique. Je ne vous ferai pas l'insulte de vous retranscrire le prompteur que lie le présentateur avec une condescendance toute naturelle à ce genre d'animateur, vous le résumer sera plus supportable si vous avez un minimum de bon sens.

  Comme chaque semaine, « TerraVérité » commence avec le résumé de l'intrusion dans la vie des pauvres innocent de la semaine passée et les choix du public. La semaine passée, nous avions eu droit à l'histoire sans aucune saveur de la séparation sois disant dramatique d'un couple de célébrité de la culture caniveau. Je m'aperçois que j'ai déjà oublié leurs noms : Mémoire sélective je pense. Leur séparation était au niveau d'un épisode d'Amour, Gloire et Beauté, soit la niaiserie à son paroxysme avec des personnes déphasées avec leur temps, qui pensent leurs problèmes au centre du monde mais malheureusement ce dernier est un défaut qui nous côtoie en grande majorité.

   Leur histoire, qui par certaines personnes de très mauvais goût a été qualifié de « drame », commençait joyeusement, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Mais un jour, ô surprise, ô malheur, ô retournement, voilà qu'un paparazzi révèle que le mari a une relation avec une autre femme. Avouez que ça ressemble à un épisode d'Amour, Gloire et Beauté ou à un téléfilm français dans toute sa splendeur mais en remplaçant les célébrités par un avocat alcoolique et une femme au foyer dépressive. C'en est alors suivit larme, tristesse, procès, tout cela rythmé par des fausses pubs pour du faux surimi et finit par une chanson triste de la femme qui c'était mis à la musique pour « faire ressentir son malheur » et mon Dieu que ses paroles m'ont touchées par la justesse de leur choix, ornée par cette mélodie au piano, tout cela m'a rappelé ce moment que nous avons tous ressenti lors d'une séparation. Tout cela est ironique bien entendue. Cette chanson c'était plutôt trois minutes de « Oulala la vie c'est nul » « pourquoi j'ai été avec ce... » tout cela accompagné par une boite à rythme pour que l'on puisse appeler ça musique, en outre : c'est une musique d'aujourd'hui.

Le public a du être touché par les paroles, ils ont décidé de faire mourir le mari d'overdose. Et oui c'est aussi simple que ça. Cette mort me rappelle d'ailleurs, le constat dont je me suis rendu compte en farfouillant dans les archives de l'émission. Pour leur très grande majorité, les morts par overdose de célébrités ont été votées par le public et généralement pour des histoires aussi passionnantes que celle-ci.

Cette phase étant passée, l'histoire du jour pouvait commencer. L'animateur nous a bien introduit la chose :

« Je vous préviens, l'histoire d'aujourd'hui est tout aussi touchante et émouvante »

Quoi de mieux pour me motiver à regarder.

Un jeune homme qui devait être sur ses dix-sept/dix-huit ans, était allongé sur le rebord de sa fenêtre, le dos plaqué contre le mur et le regard perdu droit devant lui dans les ombres et les étoiles de la nuit. C'était le genre d'adolescent comme les autres, un sweat à capuche noir qui recouvrait un t-shirt blanc, il avait cette coupe de cheveux affreuse qu'ont maintenant une grosse majorité des jeunes de son âge. Personnellement cette mèche me rappelle étrangement celle qu'ont certaines personnes âgés qui essayent de cacher leur début de calvitie en ramenant tout leurs cheveux sur le front. Cette espèce d'immense mèche noire plaquée sur son front allait de droite à gauche et rejoignait son casque qui était posé sur ses oreilles. La faible musique était, avec la petite brise qui venait se frotter aux arbres, les seuls sons que l'on pouvait entendre.

La caméra tournait autour de lui et nous laissait découvrir ses yeux bleu teinté de gris mais surtout de rouge, quelques larmes roulaient sur son visage qui paraissait parfaitement calme. La musique s'accéléra. J'avais beaucoup de mal à percevoir les paroles mais ça paraissait plutôt être une chanson assez lente et triste. Ne faites pas une mine d'incompréhension, tout le monde à fait ça un jour : écouter une chanson triste alors que votre monde s'écroule autour de nous. Son visage se changea lorsque la musique s'accéléra, lui qui était neutre auparavant paru se resserrer comme si une lueur d'espoir était apparu dans sa noirceur. On tapa à la porte.

« Jacques ? »

Il ne réagissait pas, il n'entendait rien. On frappa à nouveau. Quelques instants et une femme d'une cinquante d'années avec des cheveux blond qui lui tombait légèrement en dessous des épaules et une mine inquiète, rentrât. Elle écarquilla les yeux lorsqu'elle le vit. Jacques se retourna.

« Mais qu'est-ce que tu fais ? T'es fou ! Tu vas tomber ! Descends de là ! »

Il commença à descendre.

« Sors.. »

« Mais...Qu'est-ce qui... »

« Sors j'ai dis ! ». Son regard se glaça, celui de sa mère se ferma.

« Maman sors ! »

Sa mère lui fit dos, il referma la porte avec sa mère derrière, s'en suivi le lourd bruit de la clé qui ne devait pas être utilisé souvent. Il resta quelques instants devant la porte,  remit son casque en place, passa rapidement sa main sur son visage et alla s'allonger sur son lit. Il y resta un moment à regarder le plafond. Ce passage fut légèrement accéléré puis il se leva d'un coup, sauta sur sa chaise de bureau pris un stylo, une feuille, changea de musique sur son lecteur mp3. J'eu à peine le temps  voir ce qu'il allait écouter To the Moon SoundTrack. Mon anglais a trop souffert du temps pour savoir ce que ça signifiait mais à ce que j'ai pus entendre, c'était un morceau au piano. Il écrivit très vite, les mots filèrent mais je ne peux pas le certifier pour tout son texte étant donné que ce passage a été pour sa majorité  éclipsé, on ne vit que le résultat final.

C'était une lettre. Une lettre d'amour. Une déclaration. Je vous rassure tout de suite ce n'était pas trois pages de « ô je t'aime comme un fou, ô que mon amour est gros, gros comme une montagne, comme la plus grosse des montages ». Si vous êtes amoureux, n'écrivez pas ça par pitié.

« Je sais pas vraiment pourquoi j'écris ça,

La vie s'est toujours foutue de moi,

Je ne pense pas qu'elle s'arrêtera en si bon chemin.

Il y a quelques mois de cela,

Les aléas ont fait qu'un jour nous avons entamé la conversation,

Et de là une amitié s'est crée.

 

Un jour l'idée t'as pris de me parler de tes maux.

J'ai fais tout ce que j'ai pus pour les apaiser.

Ma compassion et  mon inquiétude grandissaient avec eux.

Mais il y a plus d'un mois de cela,

Forcé de constater que mes sentiments ne s'arrêtaient pas à une simple compassion,

J'ai été forcé de prendre une distance quelques temps.

 

Je ne voulais pas de cet amour.

L'amour m'a détruit déjà trop de fois.

Je ne veux plus sentir le sol s'effondrer sous mes pieds.

Je ne veux plus voir mon château de carte,

Que j'avais pris tant de temps à construire s'effondrer à nouveau.

Mais le coeur à ses raisons que la raison ne comprend pas dit-on.

 

Je sais bien que ma virilité à l'égale d'un hamster de poche,

Et ma légendaire timidité ne font pas de moi le plus attrayant des êtres.

Je sais bien que je fais pâle figure aux côtés du preux chevalier,

Qui trône en maitre en ton coeur.

Je ne sais que trop bien qu'il n'y a pas de place pour moi.

Que c'est peine perdu.

 

Mais à quoi bon avoir des rêves si on n'essaye même pas de les réaliser ? »

 

C'est à peu près tout ce don je me souviens hormis qu'il avait fini sa lettre par une musique : « A Little Bit Longer - Florent Dorin ». Ce qui m'a comblé de joie car comme vous le savez si vous me suivez depuis quelques temps, je suis un grand défenseur de l'apport de la musique dans la littérature. Enfin c'est vrai, maintenant on écoute de la musique tout le temps, en conduisant, en mangeant et beaucoup en lisant. Et la musique est partout de nos jours, dans les films ou les séries c'est devenu obligatoire, il y a même de la musique dans les publicités pour déodorants. Alors pourquoi la littérature ne pourrait pas être appuyée par la musique. Bien sur ça ne doit pas être une excuse pour écrire un étron mais l'appuyer d'une musique pour que ça passe mieux.

 

Et je m'aperçois que je diverge à nouveau. Jacques a rangé sa lettre dans une enveloppe, est resté planté devant un petit moment puis regarda son portable qui attendant depuis le début dans sa poche. Un portable noir tout ce qu'il y a plus de banal et au fond en blanc il affichait 2h04 et rien d'autre, aucun message. Il alla dans ses messages tout de même, il n'y avait que deux ou trois conversations et rouvrit celle qu'il entretenait avec Isaure. Il relut toute la conversation, passant certains passages qu'il connaissait trop et s'arrêtant à chaque fois sur ceux où elle le complimentait. Il sourit, s'apprêta à taper un message mais ne fit rien. Son portable fit un saut vers son lit, il rebondit et alla s'écraser sur le tas de livre qui ornait le bas de lit en un joli petit bruit de plat. Il fit le même bon que son portable, regarda le plafond quelques temps les mains derrière la tête et le noir pris place.

 

Arrivèrent alors les publicités.

On le retrouva après une bonne quinzaine de minutes de  publicités et dire que ça a été voté... Il était assis sur son lit, les yeux grands ouverts, ses cheveux encore mouillés lui coller encore plus qu'accoutumer au front, il regardait droit devant lui. On entendait des bruits qui venait du couloir.

 

« Jacques, tu es prêt ? »

 

« Ouais, ouais... »

Un silence

 

« J'aimerai qu'on reparle d'hier... »

 

Soupir. « Il n'y a rien à dire. »

 

« Je veux juste t'aider tu sais... »

 

« Oui mais j'ai pas besoin d'aide, merci ! »

Ah le ton condescendait des adolescents, j'ai beau commencer à me retrouver chez lui, si il y a un bien truc qui m'énerve c'est ce ton que certains prennent pour vous faire bien comprendre qu'ils se fichent éperdument de ce que vous pouvez leur dire : ils veulent être seul.

 

« Bon Jacky, t'arrête ton cinéma. Ta mère essaye juste de t'aider ! »

Il ouvrit grand ses yeux, son père ne devait pas souvent prendre part aux scènes de ménages familiales.

 

« Laissez-moi.. »

La porte commença à s'entrouvrir.  Son sac frappa la porte qui la fit revenir à sa position d'origine. Il serra son ventre d'une main et de l'autre se griffait cette dernière, il jeta un coup d'oeil à sa lettre qui attendait sagement sur son bureau, son étreinte se resserra. Il se pencha brutalement en avant fit les quelques mouvements habituels d'avant remise en liberté de renard puis éructa. Il se leva, prit les câbles qui étaient branchés à la multiprise en cascade qui trônait au pied de son lit, regarda un moment la lettre qui n'avait pas bougé et la mis dans son sac avec les câbles. Il attendit ensuite devant sa porte avec son sac  au bout du bras et toujours la main gauche crispée contre son ventre, pour être sur que le couloir était bien vide. Il sorti en trombe, traversant sa maison en courant, il croisa le regard de sa mère assise sur la chaise de la cuisine, la tête coincé entre ses mains. Il continua sa course dans le jeu d'ombre des lampadaires et des petits nuages de fumés qui rythmé le tout, au milieu des deux ou trois rues qui le séparait de son abribus.

 

Petite pause de fausses publicités pour de faux « détache-tout ».

 

  On le retrouva assis dans un bus comble, le casque et la main gauche en place et la main droite qui lui pinçait le dessous de la cuisse. Ce pincer ou se griffer quand on est stressé n'est pas forcément la meilleure technique, ça marche puisque il faut détourner son attention mais rien ne vaut la bonne vieille technique du : « un » j'expire, « deux » j'expire.

Rien de bien intéressant ensuite jusqu'à son arrivée dans les couloirs du lycée. Arrivé au bout d'un escalier, il se pencha sur le côté pour voir le couloir de gauche et son regard se fixa, avec la caméra, sur une jeune fille. Isaure. Elle avait de longs cheveux noirs légèrement bouclé aux pointes, des écouteurs coincés dans les oreilles, le regard perdu devant elle, la noirceur des durs matinées d'hiver empêchée d'en voir plus. Il la regarda quelques instants, tournât les talons, courut dans les escaliers, s'arrêta devant une poubelle y déposa un renard qui pouvait enfin vivre sa vie librement et il sortit.

  Jacques resta dehors adossé contre le mur de la porte d'entrée, puis se décida à rentrer un peu pressé par la sonnerie. Lorsqu'il revint au couloir, sa classe était déjà rentrée, il fit de même, croisa son regard l'espace de quelques instants, rallongés par un ralentit de très mauvais goût, ils se sourirent puis il prit place ni trop au fond ni trop à l'avant mais à côté de la fenêtre. Sa main serra son bras droit un moment, son souffle commença à se calmer, sa main lâcha prise.

 

  On le retrouvât vers 19-20h, la nuit avait déjà fait son entrée depuis longtemps, assis sur le banc d'un parc, le casque toujours en place, la tête pendouillant au dessus du banc, les bras accoudés au dossier du banc, le regard perdu dans les hauteurs des arbres, une cigarette au bec. Des nuages de fumées montaient au dessus de lui par moment. Il prit son portable. « 4 Appels en Absence : Maman ».Il le porta à son oreille :

«.... Oui maman ? .... Désolé de pas t'avoir prévenu plus tôt mais je rentre pas ce soir et puis les suivants non plus. » Il raccrocha, il paraissait fier de lui mais le tremblement de ses jambes lui fit passer ce sentiment. Il les serra contre lui et resta un moment ainsi à essayer de retrouver un peu de chaleur. Sa lettre attendait sur le dessus de son sac, son regard s'y déposa, ses mains firent de même.

Isaure Bottero

73, rue...

Je ne me souviens plus de la rue mais ça n'a pas grande importance. Il avait réussi à trouver l'adresse pendant l'ellipse.

 

  Nouvelle ellipse, son portable affichait à 21h37. Il était debout, le dos posé contre le mur d'une ruelle où il avait fait bien attention de ne pas être sous un lampadaire. Les petites allaient très vite, son étreinte était plus forte qu'au matin. Il fixait la maison qui était en face de lui et ai-je vraiment besoin de vous dire quelle maison était-ce ? D'un coup, je m'aperçois que je dis beaucoup de « d'un coup » ou de « un moment » depuis le début de ce résumé et pour cela je vous prie de m'excuser mais un résumé n'est pas la chose la plus facile à rythmer et il commence à se faire tard. D'un coup disais je, il partit retournant se perdre dans la ville.

 

   La suite de sa soirée a été pour sa plus grande majorité éclipsée, on ne vit que de courts extraits où il regardait son portable. À 22h20, il était retourné au parc avec ces fameux sandwichs en triangle qui n'ont comme seul goût le gras de leurs beurres. On le vit ensuite à différentes heures entrain de courir vers la maison 73 puis revenir à chaque fois sur ses pas.

La vitesse revint à la normal à minuit trente, il était revenu dans la rue, la lettre entre les mains. Il restait planté devant la boîte aux lettres.

Prit d'un coup de sang, la déposa

Puis regretta.

Essayant tant bien que mal de la rattraper.

Il perdit vite espoir de la récupérer.

Il partit encore une fois, fit quelques pas, s'arrêta.

Un renard fit un plat sur le trottoir comme beaucoup à ces heures tardives.

Il s'éloigna dans la rue sous une musique triste qui laissait à désirer. Le visage de l'animateur apparut, j'éteignis la télévision je n'avais aucune envie d'entendre ses commentaires.

 

   Je pense et j'espère aussi, que comme la plupart d'entre vous j'ai été plus qu'agréablement surpris par l'émission de cette semaine. Oui, l'histoire de Jacques n'a rien de bien marquant et ressemble à beaucoup d'autres mais sa façon d'être face à ses sentiments, l'impression qu'il donne de vouloir ressembler au troupeau pour passer inaperçu et son stressomètre toujours en positif, tout cela me plait bien et me rappelle mon ancienne vie. Certes l'émission de cette semaine ne va tuer personne, elle ne sert juste qu'à réaliser son rêve et oui pas d'histoire de libre arbitre ici, le public vote, ça se réalise.

 

   Comme vous le savez surement c'est mon avant dernier édito, je partirai ensuite pour une longue traversée de notre nouveau monde dans deux jours. Ma vie ici m'ennuie, trop monotone et puis ce monde infini autour de nous et toutes ces personnes que j'ai rêvé de rencontrer ou de revoir ne sont pas si loin. Mais comme d'habitude je vous invite à venir me voir si vous voulez discuter de mon point de vue mais il ne reste plus qu'une journée pour ça. Je suis au quartier Mars dans la rue 27 numéro 42 et bien sûr dans le district2012.

 

   Sur ceux je vous laisse comme d'habitude avec une musique : Le Café - Odelaf

Car c'est surement ce qui va plus me manquer là bas. Et puis comme c'est l'avant dernier je vous laisse une merveilleuse musique au piano : Dearly Beloved -Yoko Shimuro (Kingdom Hearts).

 
 
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Édito

 

« C’est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.  »

 Boris Vian

Je suis quelqu'un d'innovent, j'ai une chaine Youtube. Venez me voir...je fais de la merde :D

J'ai un twitter que j'utilise pas aussi. Voilà bonne journée.

Bisous. Bonheur.

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