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Le Dojo de Kenji

Le Dojo de Kenji

Par Kenji Seang Blog créé le 20/06/12 Mis à jour le 15/05/20 à 12h23

Du pixels, du polygones... appréciés en dehors du prisme de la nostalgie, du temps et des modes.
Journal d'un joueur de jeux vidéo de toutes générations, sur supports d'origine.
Critiques écrites et vidéos, des guides hardware / software, des dossiers divers, etc. saupoudrés de tout comme de rien.

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Catégorie : Produits Dérivés

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Produits Dérivés (Geekerie)

Compte tenu de leur sortie toute fraîche, je n'aborderai pas le côté puce NFC qui permet à ces petites figurines d'interagir avec la WiiU et d'apporter des fonctionnalités supplémentaires à différents jeux (la plupart sont encore en développement, il est donc bien évidemment trop tôt pour se prononcer). Ici, tout sera question de forme, de "simple" plastique pour y voir plus clair sur l'aspect esthétique de ces Amiibo (on lit de tout sur internet entre le bashing stupide de trolls et l'avis fatalement orienté de Nintendofans hardcore).

Alors avant toute chose, il faut savoir que le produit distribué est différent des prototypes montrés pendant quelques mois depuis leur annonce. En effet, qu'il s'agisse du type de plastique, des couleurs, de l'application de la peinture, de la netteté du sculpt et même du degré de finition... on peut indéniablement constater une nette baisse générale de qualité entre les prototypes jadis exposés et les produits industriels. "Normal" me rétorqueront les prétendus avisés mais perso, je ne trouve pas cela normal. Travaillant personnellement dans le milieu du produit dérivé, pour quelques centimes de plus par pièce, on aurait eu un produit respectueux du degré d'exigence des prototypes. Nintendo a manifestement privilégié l'économie et l'augmentation de marge... je trouve cela fort regrettable (ça brise totalement le côté collection pour ceux qui recherchent la qualité).

Mais attention, je ne dis pas que les Amiibo sont pour autant indignes d'intérêt, loin de là en fait. Il faut réaliser que les personnages aux formes simplistes (comme Mario, Kirby, Pikachu, Yoshi etc.) s'avèrent plus que sympathiques et fort bien réalisés compte tenu de leur simplicité de modélisation. A contrario, les personnages plus complexes semblent n'avoir pas supporté les économies réalisées par Nintendo. C'est ainsi que l'on se retrouve par exemple avec un Marth au visage complètement déformé, une Samus avec une armure qui crie plastique, des épée tendues qui se tordent déjà sous l'effet de la gravité (pas du tout le bon plastique pour ce type de sculpt, c'est effarant !), des petits détails de peinture mal appliqués sur ces personnages "complexes" etc.  De plus, c'est généralement sur ces personnages que l'on retrouve des tiges d'appuis que je trouve absolument dégueulasses (intrusives, dénuées de toute cohérence, grossières).

CONSEIL : J'ai largement constaté d'ENORMES différences de finition d'un exemplaire à l'autre sur un MEME modèle. Je vous conseille donc plus que vivement de faire votre choix en MAGASIN, en vision réelle, pour choisir l'exemplaire le mieux fini parmi ceux proposés.

Je dirais que c'est à vous de faire votre choix en connaissance de cause. Est-ce l'aspect esthétique qui prévaut pour vous ou juste le côté fan de la série en question ? (Perso, je suis vraiment tristesse de ne pas pouvoir prendre Link TP car je le trouve vraiment pas top : je ne supporte pas exposer une réalisation qui ne me satisfait pas). Voici donc un petit tour d'horizon des modèles (de la première vague) ayant retenus mon attention :

Mario est à la limite du personnage "complexe" mais s'en sort étrangement à merveille. L'exception qui confirme la règle comme on dit. Non, vraiment Mario m'apparaît comme l'Amiibo le plus réussi techniquement. Je dénote AUCUNE bavure de peinture, les couleurs sont éclatantes (avec l'effet lumineux, dégradé de blanc sur la salopette, projeté par la boule de feu),  le sculpt est précis et détaillé (avec une petite texturation sur le vêtement) et pas de trace de moulure directement apparente. Une franche réussite. 

Peach est le second personnage dit "complexe" vraiment réussi et c'est tant mieux car elle va à merveille aux côtés de Mario. Déjà, la tige de maintien est dissimulée sous la robe et c'est juste parfait comme ça. Le visage est très jolie avec un regard très précis, le sculpt est suffisamment détaillé pour déceler clairement les différents replis de la dentelle et du drapé de la robe. Sa mise en peinture n'est pas en reste, sans bavure, avec des roses très bien étalonnés et un blanc aux reflets nacrés très subtils sur les gants qui casse totalement l'effet plastique. Pour finir, les motifs dorés royaux confèrent à ce modèle une touche de finition vraiment appréciable.

Pikachu est juste trop mignon. Il fait partie de ces personnages rondouillards au sculpt très simple et profondément KAWAI. Enfin une figurine de ce symbole des Pokemon 100% fidèle au design original. J'apprécie énormément son sourire au bout de son jolie petit museau, son regard enjoué ainsi que ses oreilles asymétriques. Le jaune est parfaitement choisi, et il n'y a pas de défaut d'application. Pas de trace de moulure visible non plus (seulement sous son corps, entre ses deux pattes, et une légère pointe sur sa queue, ça passe).

Kirby est très réussi également. Adorable avec ce regard rempli d'enthousiasme et d'innocence à la fois. On pourrait presque entendre sa délicieuse petite voix mielleuse résonnée tant il est fidèle au design original. Le rose est superbe, aucune bavure et je dénote juste une trace de moulure circulaire sur le bas de sa partie assise (c'est plutôt discret). Encore un excellent modèle.

Enfin Yoshi. Haaaaa, Yoshi. Rien qu'avec sa petite pose cocasse qui capture une démarche guillerette improbable propre au personnage et sa fidélité au design d'origine, cet Amiibo est bon. Alors bizarrement, malgré un sculpt pas bien compliqué, il y a pas mal de petites bavures sur l'application de la peinture (surtout entre le blanc-vert du ventre et des joues). Mais il est aussi dommage que l'on aperçoive les traces de jonction entre les bras-jambes et le corps.

Malgré cela, rien de rédhibitoire car ces petites bavures sont vraiment camouflées par l'absence de détail dans la modélisation (contrairement à un personnage complexe dont la peinture qui bave sur les détails du sculpt va sauter aux yeux).

Alors voilà pour mon avis concernant les Amiibo de Nintendo. Plutôt que de rentrer dans la généralisation outrancière (dans un sens comme dans l'autre), il est bon de considérer chaque Amiibo au cas par cas. Car si l'on observe des ratages complets (Marth surtout et dans une moindre mesure les autres personnages au sculpt complexe), on y trouve des figurines fort réussies avec une très belle pose, de très belles couleurs et sans défaut technique évident (pour ce dernier point, comme je le disais, il m'apparaît essentiel de choisir vos Amiibo en boutique physique, et non sur le net). Après, au delà de ces considérations purement esthétiques, rappelons que le principal est de se faire plaisir comme on l'entend (et j'attends avec impatience les apports ludiques des Amiibo sur les prochains Mario Party 10 / Captain Toad Treasure Tracker / Yoshi’s Wooly World / Kirby and the Rainbow Maker et autres certainement pas encore annoncés). Vivement !

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Produits Dérivés (Jeu vidéo)

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Comme je l'ai fait avec le coffret collector de Mario Kart 8, voici un petit billet sur la Limited Edition de Zelda Wind Waker HD. Un jeu merveilleux, enchanteur à souhait grâce à son visuel chatoyant (qui se voit ici doté d'une seconde jeunesse). Les douces déambulations en mer, la découverte de tous ces petits îlots et leurs secrets / trésors, les multiples donjons à braver / objets à maîtriser, ces personnages loufoques, ces innombrables quêtes à Mercantile etc. Rhaaa, quel jeu !

Avec l'annonce de ce remake HD, boosté par les fabuleuses fonctionnalités du gamepad, je fus plus que ravi. Et l'idée de me procurer le collector pour ce jeu que j'affectionne tant se concrétisa rapidement en évidence.

Au programme du collector : un packaging en carton contenant le jeu ainsi qu'une statue de Ganondorf et... c'est tout. Dommage, ça fait léger. Surtout lorsque la statue est de taille plutôt réduite ET en plastique. Hé oui, tout comme la carapace bleue du coffret de Mario Kart 8, on a affaire ici à du plastique bien chinois (grain un peu lourd, mollesse de la matière sur les parties plus fines), et la qualité de la finition laisse encore à désirer. Décidément, aurons-nous droit un jour à une statue (dont la nature première se veut esthétique, pour ne pas dire artistique) digne de ce nom dans un collector ?! A choisir, je préfèrerais payer un peu plus cher mais avoir devant les yeux quelque chose de suffisamment accompli.

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Et c'est plutôt dommage car la fidélité au design original est respectée, Ganondorf est bien modélisé et en plus, la pose est super chouette. Le sculpt est plutôt détaillé pour le style (les inscriptions hyliennes ancestrales sur l'épée de Ganondorf, les différents motifs / emblèmes) et la mise en peinture est correcte. Mais fichtre, ces finitions ! Quelques traces de coulures-jointures, un grain de plastique grossier et quelques couleurs baveuses. Alors certes, je travaille dans le milieu de la statue en résine de haute qualité et ne supporte pas la moindre imperfection (certains seront sûrement plus cléments que moi, peut-être moins regardants) mais bon sang, un petit effort sur la finition serait plus que bienvenue !

Sinon, le socle est affreux et la cloche en plastique anecdotique (chelou, quand je vois ce genre de cloche, je pense à la rose de la Belle et la Bête). Mais le pire, je pense que c'est de ne pas avoir inclus au moins Link pour faire un petit diorama autrement plus évocateur et donc sympathique.

Bref, j'ai rangé la "statue" dans sa boite car elle ne me satisfait pas en tant que telle (pour les raisons que j'ai évoquées plus haut). Me reste alors le packaging en carton plutôt très sympa.

Pas de jolie notice illustrée, même pas son substitut "dépliant fonctionnel"... la loose purée cette génération galvaudée par le tout démat qui ne profite qu'aux éditeurs.

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Produits Dérivés

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L'attente fut longue mais le messie qui sauvera (ou pas) la WiiU est enfin arrivé. Le dernier né de la série Mario Kart se dote pour l'occasion (et c'est une première) d'un aguichant coffret collector. Je vous propose donc un petit passage en revue de ce qu'il nous propose.

Alors tout d'abord, attardons-nous sur le "gros plus" proposé par le coffret collector : une réplique de la fameuse carapace bleue (qui en a fait rager plus d'un !). Alors premièrement, je dois avouer que je suis déçu, je m'attendais à une réplique type trophée (métallique) que l'on peut obtenir sur le site du Club Nintendo moyennant quelques 5000 étoiles. Que nenni, ici, nous avons droit à du plastique.

Seconde petite déception, la qualité de la finition : des petites taches ici et là, des traces de moulure et quelques bavures dans l'application de la peinture. Bref, ça m'ennuie de voir que la qualité de manufacture de produits dits "collector" n'est pas assuré par une firme japonaise aussi "prestigieuse" que Nintendo (qui a de plus un lourd passé dans l'industrie du jouet en plastique).

Mais toutefois, je dois reconnaître que la carapace est bien modélisée. Du haut de ses 12 cm, ses courbes sont fort jolies et le socle est vraiment beau. En effet, si la base n'est qu'un simple disque de plastique noir, le petit reposoir transparent avec la sérigraphie officielle "Mario Kart 8" fait son petit effet. Au final, je suis plutôt satisfait car la réplique est réussie, si l'on excepte les petites tares de finition (je suis exigeant dans le domaine, peut-être que d'autres n'y prêteront aucunement attention).

Pour être franc, ce qui m'a le plus motivé à me procurer le coffret collector, c'est le livret écrit par Florent Gorges (co-fondateur des fabuleuses éditions Pix'n Love, maintenant chez Omaké Books) en cas de réservation chez l'enseigne Micromania.

Mesurant 15,5 cm sur 15,5 cm et doté de 84 pages, ce livret retraçant "L'incroyable histoire de la saga Mario Kart" s'avère très bon (rétrospective de qualité, des anecdotes, des illustrations), un modèle de bonus que l'on apprécie avoir avec un "collector".

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En conclusion, je suis plus que satisfait par le coffret collector. Et je ne vous parle pas du jeu qui tabasse bien comme il faut (définitivement, je ne comprendrais jamais le "bashing" de la presse envers la WiiU, qui propose d'excellentes exclusivités). Si vous êtes intéressés, ne tardez pas, les stocks sont limités !

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Après mes articles sur la statue de Shishio Makoto et celle de Saito Hajime de la gamme Kenshin G.E.M Series (du fabricant MegaHouse), je termine par un petit aperçu de la pièce maitresse : Himura Kenshin.

Première statue de la série G.E.M à être sortie sur l'oeuvre de Nobuhiro Watsuki (Rurouni Kenshin), histoire de surfer sur la vague des OAV dernièrement produits au Japon, ce Kenshin était très attendu par les fans (rien de disponible à part des gashapons et une statue en résine hors de prix).

Alors je dois vous avouer que dés les premières images publiées du prototype, je n'étais pas très emballé, malgré mon grand attachement à l'oeuvre (papier ou animée). La faute à un visage au design qui s'éloigne de celui du trait de l'auteur. Autant vous le dire tout de suite, je trouve les traits de ce Kenshin trop fins, ou tout du moins, pas assez marqués.

Plus particulièrement, je trouve que le nez ne se détache pas assez et que la bouche est bien trop neutre, pour ne pas dire discrète. S'en suit une impression assez étrange pour le fan habitué au design original.

Cela dit, je ne trouve pas le visage fondamentalement raté : le regard est incroyablement posé et s'accommode parfaitement avec le reste des traits. Cette statue du révolutionnaire repenti dégage bel et bien l'aura dont il dispose dans le support original.

 J'apprécie particulièrement la délicatesse avec laquelle le mouvement de la rousse chevelure semble se mouvoir au gré du souffle éphémère provoqué par le "dégainage".

Pour le reste, la réalisation est (comme d'hab avec MegaHouse) sans faille. Pas la moindre  trace de moulure ni de bavure disgracieuse. Malgré tout, je regrette le manque de texturation de l'ensemble : le kimono/hakama manquent en effet d'un peps de relief (coutures ou autres). C'est lisse, presque trop propre, et c'est fort dommage. Car oui les multiples plis provoqués par le mouvement sont nickels mais mince, un peu de texture n'aurait pas été de refus.

Concernant la mise en peinture, je ferais le même reproche : cela manque de folie, d'audace. Le blanc du hakama est certes teinté d'un jolie reflet mauve, le bleu indigo du kimono propose quelques dégradés mais MINCE quoi, cette peau manque d'ombrage, de nuance ! La couleur est désespérément uniforme, sans relief encore une fois.

Le trio réuni en jette, mais attention à enlever ces foutues bases en plastiques colorés du plus mauvais goût (un simple présentoir est suffisant).

En bref, une statue sans faille technique apparente mais qui manque de détails au niveau des couleurs et de la texturation, dotée d'un design qui lorgne plus du côté de la réinterprétation que de la fidélité (quoique, il penche plus vers certains artworks officiels de la série animée). Mais un Kenshin classe, posé qui dégaine avec majestuosité. Je l'aime bien.

A noter que la statue est livrée avec un second visage : le mouvement de la chevelure ainsi que le regard sont différents. Les sourcils froncés confèrent plus d'intensité mais les traits sont les mêmes. Personnellement, je préfère le Kenshin posé avec la petite mèche qui passe devant le cou du 1er visage mais cela a le mérite de vous laisser le choix selon vos envies / humeurs du moment.

En fait, il s'agit du véritable visage en phase avec le kimono bleu de Kenshin (l'époque où il était révolutionnaire sanguinaire). En témoigne sa cicatrice ne présentant qu'un seul trait alors que sur le 1er visage, sa cicatrice est en croix (Tomoe... snif). La statue est également disponible avec le kimono rose de la série animée (période vagabond) mais j'ai préféré le bleu indigo de la période "assassin" de sa vie.

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Produits Dérivés

Bon, j'en ai rêvé depuis des années, First4Figure l'a fait : une statue de Ryô Hazuki issu du jeu vidéo auquel je suis le plus attaché : Shenmue (voir les Pixel Dreamers réalisés avec coeur et passion sur le sujet).

Après une réception fébrile,  je dois me rendre à l'évidence. Je suis déçu. Cela dit, je dois avouer que la statue présente des beaux atouts que je m'efforcerais de vous présenter durant cette brève review.

Bon tout d'abord, la pose somme toute classique, pour ne pas dire peu inspirée : Ryo, en position de garde, Karate Style. Pas trop de soucis là-dessus même si j'aurais apprécié plus de personnalité, plus de folie dans la restitution 3d du personnage. De plus, l'appui au sol et la garde des avant-bras sont un peu "légers" et manquent d'intensité. Dommage, mais ça fait le job.

Au niveau du scuplt, je suis circonspect à plusieurs égards. D'une part car la statue ne manque pas de détails à l'image de ces multiples coutures apparentes du plus bel effet, et les différents plissages des vêtements emblématiques de Ryô. Un très bon point. Cela dit, on ne peut s'empêcher de regretter le déficit en netteté. Pour illustrer ce point de mon propos, je vous invite à regarder attentivement la coiffure de Ryô : les "contours" de ses innombrables mèches manquent cruellement de relief. Quand on a les polygones acérés de la fougueuse chevelure du personnage gravés sur la rétine, ça fait une peu bizarre de voir une coupe sans grande proéminence (les piques bon sang, où sont les piques ?!!!).

Mon dernier et plus grand regret concerne la fidélité au design original. Les photos parlent d'elles-mêmes : c'est Ryô, mais avec ce je-ne-sais-quoi qui ne colle pas au design que nous avons vu pendant des dizaines/centaines d'heures. Après expertise pointue, je décèle d'où vient le problème : les proportions ne sont pas bonnes. L'élancé Ryô du chef-d'oeuvre vidéoludique que nous connaissons laisse place à un Ryo plus "rabougri", plus tassé sur lui-même et ses appuis. Pire, il semble avoir pris un peu de poids avec ses cuisses qui ont gagné en volume là où le bas du corps du Ryô orignal était plus fin et harmonieux. Le buste a gagné en épaisseur également. Quel dommage de flancher ici, alors que le visage (la partie la plus sensible traditionnellement dans les statues) s'avère à ma grande surprise fort réussi.

Et heureusement d'ailleurs. Certains éléments de la statue rattrapent pas mal ce problème de proportions. Le visage, et notamment le regard de Ryô, ne manque pas de vivacité. Son sourcillement, le plissage de ses yeux restituent une profondeur fort appropriée.

De plus, la mise en peinture est assez exemplaire ici. First4Figure m'a habitué à quelques irrégularités dans le traitement de l'application de la peinture et le choix des teintes mais ici, c'est un sans-faute manifeste. C'est sans bavure, plutôt fin et les couleurs semblent tout droit sorties de mon écran VGA sur lequel Shenmue a tourné et tourne encore. Mention spéciale à la texturation du jean de Ryô, rarement vu aussi bon pour ce genre de matériau. Les différents motifs cultes du blouson sont d'une finesse incroyable (on dirait que cela n'a pas été peint) et ajoutent un cachet positif au modèle. 

Alors, comme vous avez pu l'apercevoir, j'ai opté pour la version "regular" de la statue (tirée à 750 exemplaires), plutôt que la version "limited". En effet, je suis toujours très prudent avec les "limited" en mousse qui intègrent de fausses bonnes idées. Ici, l'exemple est assez flagrant. La "Limited Edition" propose un socle sur le papier génial : le Phoenix Mirror. Dans les faits, le miroir tire dans le vert fluo (faut dire que les teintes spécifiques du Phantom River Stone qui constitue les miroirs antiques du jeu doivent être très difficiles à rendre) et manque de finesse. Alors que le socle de la version normale de la statue propose un socle plus adéquat à mes yeux et surtout bien mieux fini : un bout de ruelle de Yokosuka. Les textures du sol et sa mise en peinture sont excellentes et je suis fan de l'inscription en japonais "ville de Yokosuka" gravée prés de la bouche d'égout. Bref, certains préféreront probablement la Limited Edition et son socle original mais ce n'est pas mon cas pour les raisons que je viens d'évoquer.

Voilà à peu prés mon ressenti sur cette statue que j'attendais depuis prés de 10 ans (une décennie que je suis dans la résine, cela ne me rajeunit pas !). C'est super bien fait, la réalisation technique de la statue est sans défaut, le visage est correct mais ce petit problème de proportions me met en émoi. Cela dit, je ne boude pas mon plaisir et voir un Ryô modélisé dans l'espace en 3d fait son effet bien comme il faut. J'ai appris que le modèle de Lan Di serait en préparation chez First4Figure. J'ai hâte de voir les premières images du prototype et je suis sûr qu'il saura fort bien accompagner ce Ryô. 

 

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Après l'article sur la superbe statue de la non moins splendide Revy, je vous propose de nous attarder sur la 2ème (et dernière) statue réalisée par New Line sur la série Black Lagoon

Halala, Roberta. La claque que je me suis prise à sa première apparition dans l'anime ! Derrière ces allures de soubrette docile (cliché) se cache une véritable machine à tuer sans coeur qui ne laisse transparaitre la moindre émotion lors de ses carnages. Assurément le personnage le plus marquant de Black Lagoon après Revy.

La première chose qui frappe au regard de cette statue, c'est bien évidemment la majestuosité de la "maid dress". Le sculpt du drapé de la robe s'inscrit dans un mouvement exceptionnellement bien restitué. On sent le mouvement de hanche rapide et puissant effectué par l'assaillante munie de ses 2 pistolets qu'elle vient manifestement de brandir en croix au dessus de sa tête. A ceci s'ajoute des tresses de cheveux qui accompagnent superbement le mouvement et le rendent encore plus effectif à l'oeil. L'impression de "dynamisme dans le geste" est simplement excellent : sans superflu ridicule (où l'on sentirait la recherche d'un style poussif) et pourtant tellement subjuguant.

Rien à redire sur le sculpt : les 3 couches de robes et leurs multiples plis, la finesse du croisillons des tresses, les boutons de manchettes, la précision des modèles de pistolets etc. Un bon boulot, dans la lignée de la statue de Revy.

Pour la mise en peinture, rien de bien exceptionnel aux premiers abords avec une prédominance nette du noir et blanc, mais l'on notera la finesse de l'application. Encore une fois, aucune bavure à déplorer : c'est net et précis. Je regrette l'absence de dégradés sur la peau du visage mais ce n'est pas drame, loin de là (le regard est superbe).

Réalisée à l'échelle 1/6, la statue fait plus de 30 cm et en impose. C'est qu'il y a une quantité de matière impressionnante avec cette robe virevoltante ! La statue ne laisse pas indifférent lorsque des yeux se posent sur elle et je ne saurais l'expliquer mais la statue interpelle particulièrement les regards féminins. Quasiment toutes ces mesdames qui sont passées chez moi se sont arrêtées devant pour la regarder plus en détails (alors que des chef-d'oeuvres comme Skullknight on Horse 1/10 passent complètement inaperçus lol ^ ^).

La base propose des jolis "bonus" avec l'effroyable parapluie qui renferme une terrible arme de guerre automatique. Posé sur la valise-bouclier en métal blindé, ceux qui ont vu l'anime ne devraient pas restés insensibles devant ce sinistre parapluie qui semble pouvoir rouvrir les hostilités à tout moment. Le dallage du sol est super sympa et le "Black Lagoon" gravé avec la typographie originale fait bien plaisir.

Le soucis du détail est allé jusqu'à la parfaite modélisation des porte-jarretelles de l'assaillante, laissant doucement entrevoir son sous-vêtement. Et l'on en revient à l'une des caractéristiques de la statue qui transcrit une action redoutable, vive et violente, teintée d'un enrobage voluptueux perturbant. Le poncif insupportable de la soubrette soumise est balayé, que dis-je "pulvérisé", par cette représentation définitivement clinquante.

Un modèle vraiment  exaltant à mes yeux, empli de sensualité (sans tomber dans le vulgaire) mais fulminant à la fois.

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Black Lagoon est très certainement l'anime qui m'a le plus marqué l'année dernière. Je devais d'ailleurs en faire un billet sur ce blog mais faute de temps, je n'ai pas encore eu l'occasion (et ce n'est plus assez frais pour m'y atteler aujourd'hui). Au delà de son action brutale brillamment mise en scène, de son ton fondamentalement noir et pessimiste, le personnage de Revy est une bombe devant laquelle il est impossible de rester de marbre. Antihéros par excellence, sans foi ni loi, son style en impose foutrement (c'est peu de le dire) et m'a tout simplement subjugué.

Après quelques semaines de recherches au Japon, je tombe sur les 2 statues réalisées par New Line (Revy et Rebecca). Coup de foudre immédiat pour ces modèles en résine, j'achète le duo sans tergiverser longuement. Je vous propose donc aujourd'hui une petite review de la statue Revy

Ce qui marque en premier lieu, c'est la pose. Peu commune, nous avons droit ici à une position assise, adossée contre un muret manifestement défoncé. Revy, cigarette au coin des lèvres, recharge ses Sword Cutlass 92. Nul ne sait si nous nous trouvons au milieu de l'action où dans une planque. Toujours est-il que Revy est sereine, on lui devine même un petit rictus.

La façon dont le personnage est assis dégage un je-ne-sais-quoi de sensualité : les jambes légèrement arquées, le dos bien droit mettant en valeur sa généreuse poitrine, les bras tendus saisissant l'un de ses cutlass à proximité de son entrejambe. Sans vulgarité aucune, la statue dépeint avec beaucoup de subtilité la lascivité qui caractérise la voluptueuse Revy tout au long de l'anime. Une petite merveille.

Au niveau du sculpt en lui-même, c'est du tout bon. Le design de l'auteur du manga est respecté et les petits détails ont fait l'objet d'un soin remarquable. Alors certes, il y a beaucoup de peau lisse étant donné le caractère quelque peu dévêtu de l'apparence de Revy, mais ces petites choses comme la cigarette au bout cendré, les bottines, les lacets, les chargeurs, les petites douilles dispersées sur le sol, le double holster, la ceinture en jean, le tatouage, les gants etc. ajoutent une véritable richesse au sculpt qui captive le regard.

La peinture est d'excellente qualité, sans bavure et proprement appliquée mais je regrette toutefois le manque de nuances et de dégradés, notamment sur la peau de Revy. L'ombrage est très subtil (à tel point que je n'ai pas réussi à le capturer sur les photos) et un teint plus prononcé ne m'aurait pas déplu.

Que dire de plus si ce n'est que c'est le meilleur modèle de Revy existant sur le marché. Une statue étonnamment calme et posée, débordante d'une sensualité légère et pourtant pleine de tension avec ce rechargement délicat mais néanmoins empli de menace. Un petit bijou qui cristallise à merveille la personnalité si particulière de ce personnage résolument atypique.

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Produits Dérivés

Voilà un petit moment que je souhaitais vous parler de ces statues qui commencent, il faut le dire, à dater sérieusement. En effet, l'excellent Tales of Phantasia (Super Famicom, Playstation, Gameboy Advance) a eu droit à 2 figurines/statues, réalisées par Kotobukiya. Alors soit, les autres personnages du casting ont été oubliés mais il faut bien avouer que ces 2 protagonistes sont particulièrement représentatifs de l'oeuvre (même si j'aurais bien aimé voir Cless).

Commençons par la pétillante Arche Klein, la plus tape-à-l'oeil du duo. Chevauchant son balai magique, la demi-elfe attise l'intérêt dés le premier regard. La faute à une pose vraiment délicate et raffinée, à l'image de ce doux effleurement du bout du pied sur lequel repose toute la statue.

La spatialité de l'ensemble est terriblement harmonieuse : le balai est disposé en légère diagonale, la double queue-de-pie fait sens inverse, l'équilibre reposant une jambe délicatement posée et un haut du corps sensiblement fléchi qui souligne la mouvance de la rose chevelure au vent. Une vraie merveille. 

Niveau réalisation, c'est du très bon et pourtant nous sommes sur du PVC/ABS. Les couleurs sont douces et particulièrement agréables à l'oeil. Aucun débordement n'est à déplorer, c'est fin et précis. Il n'y a pas de dégradés de couleurs mais c'est le style manga chatoyant qui veut cela. Disons juste (et c'est là mon seul reproche) que la peau aurait gagné à être dotée d'un grain et d'un ombrage.

Le sculpt n'est pas en reste avec un niveau de détails sympathique (les boutons de manchettes, les bracelets etc.) qui colle avec les représentations papier du design des personnages. Le style particulier de Kosuke Fujishima est très bien retranscrit.

De l'autre côté, nous avons la plus discrète Mint Adnade, la soigneuse indispensable de l'équipe. La pose est bien plus sobre, l'habillage sans fioriture, le mise en couleurs plus terne/unie mais c'est véritablement du côté design que le modèle puise sa force. Là aussi, c'est le coup de crayon de Kosuke Fujishima qui prend véritablement forme en 3 dimensions avec cette statue.

Rien de grandiloquent au niveau de la pose (comme je l'ai dit), mais j'aime bien tout de même les bras croisés derrière le dos, tenant le sceptre de soin, ainsi que ce léger appui sensiblement déhanché qui confère au tout un charme très subtil. Côté réalisation, c'est du même acabit que pour  l'espiègle Arche Klein, autrement dit TRES bon ! 

Voilà un peu ce que j'avais à dire sur ces modèles ma foi fort réussis. Les designs sont fantastiquement fidèles au support d'origine (en plus d'être fondamentalement beaux), la mise en peinture très agréable à l'oeil. A tel point que les jolis socles imitation bois font aisément illusion : on a l'impression d'avoir affaire à des résines ! Et ça, c'est vraiment chouette (je ne supporte pas l'aspect "plastique" de certaines figurines en PVC).

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Eh bien... cela fait un bail que je n'avais pas publié (longue période sans véritable accès au net). Je vous propose pour me faire pardonner un petit article de choix pour les fans de merchandising ET de jeux vidéo.

Chrono Trigger est un jeu culte, tout le monde (ou presque) s''y accordera et nul doute que la simple évocation du titre suffit à vous arracher un frisson dans l''échine. Je fais partie des grands marqués par cette oeoeuvre magistrale qui, malgré son support désuet technologiquement aujourd'hui, n''a rien perdu ni de sa superbe ni de sa propension à faire vibrer.

A vrai dire, voilà plus de 10 ans que je peste contre l''absence totale de vrai beau produit dérivé concernant ce monument du jeu vidéo. Rien,... aucune statue résine, aucune figurine ! Quelle agréable surprise quand j'ai appris qu''une série de diorama miniatures (format gashapon+) à l''effigie des personnages clés allait sortir. Que peut-on en dire ? Je vous propose un petit tour d''horizon en détails.

On commence fort avec ce modèle qui fige dans le temps et l''espace un combat magistral. Dans le feu de l''action, Chrono vient de porter une coupe visiblement manquée avec son sabre, esquivée par Magus prêt à riposter.

Les poses sont jolies, les drapés flottent au vent et Magus survole la scène de sa menaçante faux. Les expressions de visages sont convaincantes et en particulier le regard de Chrono.

On notera en décors la tour de l''antre de Magus, surplombé par ce dragon dont le sprite reviendra en mémoire des plus attentionnés. Vraiment un beau modèle, l''un de mes préférés.

On enchaine avec le non moins sublime diorama d''une attaque combinée entre Robo, Ayla et Chrono. Gros coup de coeoeur sur ce modèle qui met en scène la pétulante Ayla dont la course quadrupède si particulière est reconnaissable entre mille. La façon dont le poing tournant de Robo a été rendu est vraiment exceptionnelle et confère beaucoup d''intensité au diorama. Et puis j''apprécie beaucoup cette petite touche d''humour avec un Chrono manifestement stoppé dans son élan par le fulguro-poing-tournoyant lancé imprudemment par Robo (on verrait presque quelques cheveux de Chrono virevoltant sous l'effet de l'hélice).

La pose de Robo et la façon dont sont restitués ses appuis sont vraiment saisissants ! La manière dont le corps de Chrono est distordu par son esquive impromptue l''est tout autant. Mention spéciale encore une fois au regard de ce dernier qui renforce le côté comique de la scène avec, en contrepartie, une Ayla à fond dedans (regard déterminé) qui ne semble pas se préoccuper de ses compagnons.

Excellent modèle beau, dynamique avec une pointe d''humour plutôt subtil. J''adore.

Un modèle plus calme et moins aguicheur : Lucca durant la phase de création (révision ?) de sa création Robo. Tiré d'un artwork, ce diorama est assez attendrissant et montre bien la complicité qu''il existe entre la savante et l'oe'oeuvre de son génie. Délicatement assise sur l''épaule du robot sans vie, Lucca triture je-ne-sais-quoi dans sa carcasse cérébrale.

Je regretterais juste la façon dont les lunettes de Lucca ont été modélisées : le contour de la monture est trop grossier et il est difficile de capter son regard concentré.

A part ce léger bémol, il s'agit d''un émouvant petit diorama, sans superflu ni folie mais qui saura parler aux fans de Chrono Trigger. 

Le diorama qui suit est assez étrange. Il met en scène l''escapade de Frog et Chrono dans les égouts. Tout est jolie sur le papier, l''improbable Frog frétille comme à son habitude et Chrono progresse avec discrétion, épée brandie hors de son fourreau prêt à en découdre contre quelconques assaillants inopportuns.   

Mais ce qui me gène profondément avec ce modèle, c''est qu''aucun angle de vision est adéquat pour profiter pleinement de la scène. Soit on voit Frog mais Chrono est de dos (très dérangeant) soit on voit le visage de Chrono et on ne voit plus rien du reste... J''aime quand même ce rat qui contemple au premier plan la scène et cette baignade de pieds senteur pestilentielle mais encore une fois, mon plaisir est gâché par la vision de dos. Vraiment dommage cette disposition.

Haaaaa, quelle scène !!! Avant toute chose, il faut savoir que ce diorama est assez rare : indisponible de base dans les coffrets packagés destinés au marché occidental, et il s''agit du gashapon le plus difficile à obtenir au Japon (foutu système super mesquin !).

Je pense que je ne vais pas m''attarder longtemps dessus car les images parlent d''elles-mêmes. Un modèle centré sur la délicate idylle qui se crée entre Chrono et Marle durant le jeu et whou, pas n''importe quelle scène pour incarner cette douce romance (halala, ce petit médaillon rempli de sens et de souvenirs).

L''atmosphère baigne de tendresse et de sérénité. La pose décontractée de Chrono rompt la tension d''une Marle toute pétillante et confère au diorama un charme fou ! Impossible de faire l''impasse sur les regards et les sourires tant ils sont expressifs et rayonnants. Remarquez l''épée de Chrono rangée dans son fourreau et appuyée contre le tronc de l''arbre qui encadre la scène et qui rappelle l''intensité de l'aventure. Une pièce magnifique, tout simplement.

Pour résumer, je suis complètementravi par ces manifestations tangibles et spécialisées de mes héros cultes d''une oeoeuvre qui m'a marqué au fer rouge. Les choix de scènes sont très judicieux (frissons en barres), et en plus la sculpture est d''excellente qualité avec tous les détails directement issus des sprites (et la mise en peinture est sympa, on est dans le haut du panier de chez Square-Enix qui ne brille pas d''ordinaire par la précision de son application colorée). Cela me fait du coup amèrement regretté en même temps de ne pas avoir les mêmes modèles mais en échelle 1/10 et peints à la main sur résine.

En tous cas, je ne peux que recommander ces dioramas aux fans de Chrono Trigger, ça fait de l''effet.

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Produits Dérivés

Après mon petit billet (très enthousiaste) sur la statue de Makoto Shishio, attardons-nous sur un autre personnage emblématique de la série Rurouni Kenshin, j'ai nommé Saito Hajime.

Ancien membre du Shinsengumi (police d'élite de l'ancien gouvernement), Saito Hajime s'est reconverti dans la police de l'ère Meiji afin d'étancher son intarissable soif de justice.

Personnage froid, psychorigide, antipathique, mais profondément juste et régulier moralement, Saito Hajime est un personnage qui ne laisse pas indifférent. Surtout qu'il n'aura de cesse de croiser le chemin (et le fer) de Kenshin (bin oui : Shinsengumi et Ishin Shishi sont des ennemis historiques par nature).

Entre complicité et rivalité, Saito ponctue le récit centré sur Kenshin d'une très forte et appréciable manière !

Qu'en est-il de la statue ?

Je pense que ce qui marque le plus dés le premier regard, c'est cette pose étrange, majestueuse et menaçante à la fois. Les fans de la série auront très aisément reconnu le fameux GATOSTU de Hajime Saito. Une technique d'attaque en deux temps, reconnaissable entre mille. Le placement est en effet particulier : une jambe tendue, l'autre fléchie, sabre tenu d'une seule main du bout du kashira/tsuka (le pommeau de la poignée), la main de l'autre bras qui effleure le long du mune (dos de la lame), kissaki (pointe) du sabre minutieusement positionnée en direction de la cible à pourfendre. Une position offensive redoutable, prémices inéluctables d'un assaut effroyable.

Le fabriquant MegaHouse a parfaitement restitué le degré de tension qui émane de la technique fétiche de Saito Hajime. Le positionnement des membres est délicat, crédible et surtout morphologiquement réaliste. Une franche réussite. 

En terme de spatialité, la statue est assez intéressante : elle s'étend en profondeur du fait de la jambe fléchie et du bras tendu mais casse la monotonie de côtés vides par l'élancement d'un saya (fourreau) laqué du plus bel effet.

Niveau mise en peinture, deux teintes principales sont prédominantes : le violet/mauve et le noir. Violet pour tout ce qui est du vêtement, et noir pour les cheveux/chaussures/ceintures/fourreau/sabre. La couleur peau du visage et le blanc immaculé des gants passent presque inaperçus.

D'une apparente uniformité morose, la conformité aux couleurs originales (décidées par l'auteur du manga Nobuhiro Watsuki) est implacable. Cela dit, on ne peut que saluer l'effort du fabriquant à conférer un ensemble de teintes finalement très riche. En effet, les ombrages et autres variations des dégradés de mauve sur le tissu sont très satisfaisants. A l'instar des chaussures qui luisent d'une remarquable manière, le tout a fait l'objet d'un soin particulièrement volontaire. La très fine nuance d'un reflet violacé dans la chevelure est le plus représentatif.

Au niveau du design, le trait de l'auteur du manga est plutôt respecté. Je lui trouve cependant une plus grande ressemblance avec le design original de l'anime de 1996-98. En tout cas, le visage est extrêmement réussi, le regard est saisissant (le Loup du Mibu dans toute sa splendeur), et les petites mèches tombantes très bien foutues.

Niveau sculpt, on ne peut pas dire que ce soit la foire aux détails. Faute à un costume d'officier qui se veut désespérément lisse par nature, il n'y pas de place pour la protubérance sur cette statue. Pas de drapé clinquant au vent ni de texturations pimpantes, juste le strict minimum (mais comment peut-il en être autrement ?).

Pas de trace de moulure à déplorer, un excellent point !

Fidélité au design oblige, les membres du personnage sont extrêmement fins. Et en plus d'être plutôt mince, Saito Hajime est très élancé, ce qui peut paraitre "bizarre" aux premiers abords pour les fans de testostérone et de muscles sculptés. J'ai comme l'impression que MegaHouse a vraiment insisté sur l'élancement du personnage (un peu plus en chair, me semble-t-il, à certains moments du manga / de l'anime).

Dernière chose : je ne suis pas fan de la base sur laquelle repose le personnage. Une sorte de croissant de lune grisâtre métallique qui n'a aucune espèce de rapport, de prés ou de loin, avec le personnage. Fort heureusement, nul besoin de cette base pour faire tenir Saito Hajime debout. Sans elle, il demeure d'une stabilité étonnante. A vous de voir quoi.

Pour conclure, je trouve cette statue vraiment intéressante. La pose renvoie à une technique monstrueusement classe, le positionnement est superbement fin et réaliste, le design original est respecté et la réalisation est de très bonne facture malgré un manque de détails (imposé par nature). 

Une très bonne addition au déjà fort réussi Makoto Shishio, qui n'attend plus que le Kenshin réalisé dans la même gamme (G.E.M. Series). Mais ce sera pour un autre billet ;)

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