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Par Lugar Blog créé le 17/01/11 Mis à jour le 07/11/12 à 15h18

Je ne sais pas comment décrire ça, moi-même je ne sais pas trop ce que c'est.

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Les chevaliers du Zodiaque, c'est vraiment un truc qui marque. On ne compte même pas le nombre d'enfant nés entre le 19 février et le 20 mars ou entre le 22 juin et le 22 juillet qui cachaient leur date de naissance et par la même leur signe astrologique, par pure et simple honte (notez que pour ceux du 22 juin/22 juillet, pas besoin des chevaliers du Zodiaque pour être gêné).

Mais avant d'être une bagarre de signes astros et autres entités stellaires, Saint Seiya, c'est avant tout une chose: une histoire (et des dessins moches). Une histoire qui a bien marché, au point que des séries dérivées sortent encore de nos jours. Une en particulier va retenir mon attention ici, il s'agit de Saint Seiya: The Lost Canvas. Et parce qu'on est des vrais chevaliers et qu'on est robustes, et ben on va faire une bagarre chevaleresque entre les deux séries!

 

L'histoire (n'est qu'un éternel recommencement)

Commençons avec la série d'origine, qui a une bien belle histoire, digne d'un ruban de Moebius.

Cette histoire, c'est celle de cinq jeunes gars d'entre 13 et 14 ans qui n'ont pas froid aux yeux, et qui vont tenter plusieurs déicides (mais en soutenant leur déesse à aux qu'ils aiment, Athéna). Probablement très fans de jeux vidéos, nos compères ont vite compris que pour atteindre le boss de fin, il faut passer tout les niveaux. Par contre leur jeu est pas très bien fait, car il y a entre les différents arcs à peu près autant de différences qu'entre Super Mario Bros et Super Mario Bros: Lost Levels. Mais bon, ça n'empêche pas de s'amuser, hein!

Après avoir déjoué un complot visant à renverser la théocratie secrète d'Athéna et avoir fritté Poséidon le dieu des mers qui, probablement aigri par les succès insolents d'Ulysse par le passé, a un peu pété un cable, Les chevaliers doivent affronter Hadès, le Dieu des enfers.

Et là, on gagne un peu en relief! On en apprend plus sur la précédente guerre sainte, qui opposait déjà Athéna à Hadès, et les personnages gagnent un peu de profondeur. Mais juste un peu,  faut pas déconner. Et puis à la fin les gentils ils gagnent, mais il y a des morts quand même, alors c'est touchant.

 

Du côté de Saint Seiya: The Lost Canvas, pas d'arcs: la série raconte la fameuse précédente guerre sainte.

(Attention, un peu de Spoil sur la série, en particulier sur sa fin)

Malgré un début qui laisse présager une belle linéarité digne du Saint Seiya d'origine, la série parvient, tel Pégase, à prendre son envol. Et là miracle! Les personnages sont plus développés, le scénario moins prévisible, et le chevalier pégase n'est plus aussi chiant (c'est ÇA, le vrai miracle)!

Au final, tout s'enchaîne bien mieux que dans la série originale, tout en souplesse. Même si certains moments peuvent être un peu confus, la série s'en tire plutôt bien niveau scénario, même si le tout part dans une direction totalement inattendue avec l'apparition de certaines divinités primordiales. Mais au final le tout ne retombe pas trop mal sur ses pattes. Ce n'est clairement pas le scénario de l'année, mais ce n'est pas non plus la série originale, donc tout se passe bien. On note aussi que, contrairement à Saint Seiya, Saint Seiya: The Lost Canvas a des personnages vraiment cools ! Mais pas cools du genre je suis trop fort et je te tue en regardant au loin pour les générations futures. Non, cools comme des personnages singuliers, ou tout du moins avec une personnalité forte (et qui change pas d'avis juste avant de mourir, coucou  Shura) et marquée.

Aspect visuel et technique.

Kuramada n'est pas un très bon dessinateur, et Saint Seiya le confirme. Les personnages sont tous assez semblables, et pas super réussis. On ne peut cependant pas lui enlever son dynamisme et son découpage plutôt réussi, qui parvient à rendre la lecture malgré tout agréable.

Chez Teshirogi, dessinatrice de Saint Seiya: The Lost Canvas, on sent vraiment une patte  shôjo, mais les personnages bien moins androgynes (comme quoi hein !). C'est beaucoup plus joli et léger que la première série, mais on pourra reprocher des scènes d'action pas toujours très claires. Visuellement, les personnages on toutefois plus de personnalité que ceux de Kuramada.

Ressenti général

J'ai connu Saint Seiya tout gosse, alors ça a forcément une place assez particulière dans mon coeur. Tous ces chevaliers trop forts qui défendaient des valeurs nobles à coup de pied dans le visage, c'était trop cool ! Ça vendait du rêve !

Mais bon, Saint Seiya: The Lost Canvas défonce purement et simplement Saint Seiya quand même, sur tout les points. Pour moi, la seule arme qu'il reste à cette première série est la nostalgie.

 

BONUS DE LA FIN : Le personnage de Yôma, incarnation du diable

Ce n'est pas nécessaire de lire ce qui suit si vous n'avez pas lu la série Saint Seiya: The Lost Canvas (en entier de préférence pour les spoils notamment), vous risquez de ne pas en piger la moitié.

 

Un des personnages qui se démarquent le plus de Saint Seiya: The Lost Canvas est Yôma, père du héros et spectre de Mephistophélès. C'est un personnage intéressant, car totalement à l'image de sa source d'inspiration, à savoir Satan.

 

Capable de lire le coeur des hommes, il ne cherche que la déchéance de toutes les personnes qui croisent sa route. Son caractère singulier le rapproche un peu du Méphistophélès de Faust par Goethe, qui "teste" les limites des humains. Le personnage semble être un humain quand on l'entend et le voit, mais sa nature surhumaine se dévoile vite. En effet, Yôma est, tout comme Lucifer, plus proche des hommes que ne peut l'être Dieu de par les sentiments « impurs » qui l'animent (la vengeance puis la folie pour Yôma), mais reste cependant une force supérieure à eux, par sa nature divine et ses facultés surnaturelles et de ses racines divines (Lucifer est un ange Déchu, et Yôma l'incarnation de Kairos, dieu du temps).  A noter que là où Yôma est prisonnier de ses émotions et poursuit un but totalement égoïste, Hadès est plus proche de l'image qu'on se fait d'un dieu, cherchant à remodeler le monde à sa façon.

 Evidemment le parallèle entre Yôma et le diable n'est pas non plus très poussé, mais a le mérite d'exister, et permet aussi d'entrevoir la différence entre Satan et Hadès, ce dernier étant souvent assimilé au « méchant dieu » ou au « Satan de l'Antiquité »en raison de ses affectations.

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Commentaires

aegirsson
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aegirsson
connaitre saint seiya via l'anime et ensuite decouvrir les premier tome du manga avec notamment ses armures dessinnées à l'equerre et à la regle, ça traumatise, pourtant, l'anim donnait un avant gout avec le design de l'armure du sagittaireT_T
Lugar
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Lugar
Ce n'est pas rien certes, mais être bon dessinateur c'est pas savoir dessiner un personnage en boucle. Ensuite c'est pas non plus une grosse tanche, et niveau découpage de l'action il se débrouille assez bien.
Mais dans l'absolu non, c'est pas un bon dessinateur pour moi. Je me base notamment sur la perspective, de relief et le côté générique et le manque de diversité (on pourra toujours dire que c'est son style, mais Toriyama aussi a un style et ça l'empêche pas de varier ses personnages).
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Kurumada, pas très bon dessinateur ?
Il arrive quand même à refaire soixante dix fois le même Seiya de trois quarts sans une différence, que ce soit dans Fuma no Kojiro, Ring ni Kakero, Bt'X, Silent Knight... et j'en oublie sans doute.
Ce n'est pas rien. ;)
(ce fou rire, sur la double-planche avec Misty tout nu)...

Mon grand regret quand même : pas de suite au film Tenkai Hen, qui renouvellait bien le tout en le trahissant allègrement.

Édito

L'ère des géocoucous.

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